Autour de la musique classique

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 Igor Stravinsky

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Cello
Chtchello
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Sam 1 Jan - 18:01

DavidLeMarrec a écrit:
Cello a écrit:
Bon, je ne connais pas tout et sans doute que je loupe certains trucs mais bon, soit.
Tout est dit. Smile

Voilà ce que j'aime plus ou moins dans l'ordre:

Le Sacre du Printemps
L'Oiseau de Feu
Les Noces
La Symphonie des Psaumes
Le Chant du Rossignol
Les Symphonies pour Vents
Petrouchka
La Symphonie en Trois Mouvements
La Suite Italienne
L'Octuor pour Vents
La Symphonie en Ut
Le Roi des Etoiles


... ce que je trouve moyen:

Concertino
Oedipus Rex
In Memoriam Dylan Thomas


... et ce que je trouve pénible:

Mavra
Le Concerto pour Violon
Ebony Concerto
Dumbarton Oaks
Appolon Musagète
Jeu de Cartes


Il me manque quoi de vraiment indispensable? Honnêtement dans tout le reste, il n'y rien qui me tente à priori comme je l'ai dit en discographie. Les ballets grecs? Bof. La dernière période sérialiste? Bof. Les autres trucs néo-pompiersclassiques? Boooooooof.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Sam 1 Jan - 18:17

Il te manque donc au moins :
=> Le Rossignol intégral. Le Chant, c'est superbe, mais il manque tellement de musique magnifique dedans (un peu comme la Lulu-Suite, quoi).
=> Renard éventuellement (j'aime pas trop, mais c'est quand même intéressant !).
=> La Symphonie en mi bémol (mais tu trouveras peut-être ça trop gentil, même si ce n'est pas néo à proprement parler).
=> Le Scherzo fantastique.
=> Feu d'artifice.
=> Certaines mélodies. Je suis pas certain que tu serais complètement insensible à ses Shakespeare étranges.


Mais c'est sûr que tu en as déjà beaucoup et que le coffret, à moins de te débarrasser de ce que tu as déjà, est un gain limité. Néanmoins, pour trouver tout ça, à part Scherzo & feu que tu peux trouver ensemble, c'est un nouveau disque à chaque fois qu'il faudra...
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Cello
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 3 Jan - 12:02

DavidLeMarrec a écrit:
=> Certaines mélodies. Je suis pas certain que tu serais complètement insensible à ses Shakespeare étranges.

Oui, je viens d'écouter ça et j'aime bien Wink. Par contre les Quatre Impressions Norvégiennes Neutral ...
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ovni231
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Ven 7 Jan - 9:15

Personnellement, j'aime beaucoup la musique d'Igor. Bien sûr, je suis tout aussi sceptique aux périodes qui suivent le Sacre du printemps que Cello.
Pourtant, certaines oeuvres de sa période néoclassique méritent le détour.
Par exemple :

- Danses Concertantes (1941-42)
- Concerto en mib majeur pour orchestre de Camera " Dumberton Oaks " (1937-38)(contrairement à Cello)
- Oedipus Rex (1927)(contrairement à vous tous)
- Le baiser des fées (1928)
- Pulcinella (1920, quoique trop débiteur aux mélodies de Pergolèse et consort)
- etc...

En tout cas, Stravinsky vaut son pesant d'or rien qu'avec son Solovei (Le rossignol pour ceux qui ne comprennent pas le russe).
Mais, surtout, n'achetez surtout pas la version avec Nathalie Dessay ! Gard aux malédictions qui s'abattront sur vos âmes de mélomanes avertis ! Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil

Edit : Bordel ma grosse faute !!! Shocked


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Pelléas
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Ven 7 Jan - 11:59

Vinogradovsky a écrit:
Personnellement, j'aime beaucoup la musique d'Igor. Bien sûr, je suis tout aussi septique aux périodes qui suivent le Sacre du printemps que Cello.
Pourtant, certaines oeuvres de sa période néoclassique méritent le détour.
Par exemple :

- Danses Concertantes (1941-42)
- Concerto en mib majeur pour orchestre de Camera " Dumberton Oaks " (1937-38)(contrairement à Cello)
- Oedipus Rex (1927)(contrairement à vous tous)
- Le baiser des fées (1928)
- Pulcinella (1920, quoique trop débiteur aux mélodies de Pergolèse et consort)
- etc...

En tout cas, Stravinsky vaut son pesant d'or rien qu'avec son Solovei (Le rossignol pour ceux qui ne comprennent pas le russe).
Mais, surtout, n'achetez surtout pas la version avec Nathalie Dessay ! Gard aux malédictions qui s'abattront sur vos âmes de mélomanes avertis ! Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil ___________________________________________________

Allons bon encore un anti Natalie Dessay qui la met à la fosse ! Mr. Green

(on va encore dire que je suis méchant mais j'ai pas pu m'empêcher!) Embarassed
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Ven 7 Jan - 15:15

Vinogradovsky a écrit:
Personnellement, j'aime beaucoup la musique d'Igor. Bien sûr, je suis tout aussi septique aux périodes qui suivent le Sacre du printemps que Cello.
Pourtant, certaines oeuvres de sa période néoclassique méritent le détour.
Par exemple :

- Danses Concertantes (1941-42)
- Concerto en mib majeur pour orchestre de Camera " Dumberton Oaks " (1937-38)(contrairement à Cello)
- Oedipus Rex (1927)(contrairement à vous tous)
- Le baiser des fées (1928)
- Pulcinella (1920, quoique trop débiteur aux mélodies de Pergolèse et consort)

Les Danses Concertantes, je ne connais pas et vu la date, je suis un peu sceptique. Oedipus Rex, il y a des passages fantastiques et puis de longues plages fadasses mais j'apprécie quand même à petites doses. Sinon, dans la liste des oeuvres que j'aime, il y en a quelques-unes de néo-classiques.
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Ven 7 Jan - 17:11

Par rapport à Oedipus Rex, les danses concertantes sont nettement plus proches du Sacre du printemps, quoique plus austères et moins brutales...


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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Dim 16 Jan - 18:33

M'enfin bref quoi, je viens de me faire aussi une liste de ses œuvres que j'apprécie le plus :

1° Apollon musagète, Pulcinella et Le Baiser de la fée (1927-28) (1920) (1928)
2° L'Oiseau de feu et Le Rossignol (et Le chant du rossignol, bien sûr) (1910) (1908-09;1913-14/1917)
3° Petrushka et Le Sacre du printemps (1911) (1911-13)
4° Les Noces et Danses concertantes (1914-17;1923) (1941-42)
5° Symphonies pour instruments à vent, Les deux suites pour orchestre, Concerto "Dumbarton Oaks" et le Concerto en ré (1920) (1915-17) (1937-38) (1946)
6° Symphonie en Do et en trois mouvements, Octuor pour ensemble à vent (1940) (1942-45) (1922-23)

Je n'oublie pas de dire que j'apprécie énormément d'ailleurs ses oeuvres de jeunesse : Symphonie en mi bémol majeur (1907), Scherzo fantastique (1907-08), Feux d'artifice (1908-09), etc...

Et maintenant, celles que j'aime le moins, voir que je n'aime pas du tout :

1° The Rake's progress (1948-51)
2° La symphonie des psaumes (1930, rév. 1948)
3° L'histoire du soldat (1918)

etc...


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Cello
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 17 Jan - 8:15

Et ben, Vinogradovsky, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on n'a pas les mêmes goûts pour ce qui est de sa musique Confused .

A part ça, j'ai besoin de vos lumières pour confirmer une impression que j'ai à l'écoute de plusieurs oeuvres de Stravinsky. On sait qu'il aimait bien jouer avec les décalages d'accents et les rythmes irréguliers et justement, il me semble entendre un truc que je trouve toujours super: il présente un motif puis le répète mais en ajoutant (souvent) ou retirant (parfois) une ou deux notes à la fin. Il y a ça dans Le Chant du Rossignol à environ 0:20 et encore 0:50 dans la version Reiner et dans Les Noces, au tout début, quand le choeur scande: tchessou potchessou Nastasin'kou kossou, tchessou potchessou Timofeevny roussou. Entends-je bien? C'est quoi? La mesure qui change? Une note qui apparaît là où il y avait un silence la première fois? Je n'arrive pas à décider. En tout cas, c'est un truc qui marche à chaque fois avec moi . I love you
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 17 Jan - 11:45

Chacun est différent Wink
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Xavier
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 17 Jan - 12:20

Pour te répondre Cello, ce "truc" peut être écrit de différentes façons, il s'agit de prendre des valeurs régulières, des croches par exemple, mais de les mettre par 3 puis par 5 puis par 7 puis par 4 par exemple, ou bien d'en mettre un certain nombre et de placer des accents de façon irrégulière et très étudiée. (comme dans de nombreux passages fameux du Sacre, les Augures printanières par exemple)
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 17 Jan - 14:02

Vinogradovsky a écrit:
Chacun est différent Wink

Oui, bien sûr. Ce n'était pas une critique; j'étais juste surpris de tes choix Wink .

Xavier a écrit:
Pour te répondre Cello, ce "truc" peut être écrit de différentes façons, il s'agit de prendre des valeurs régulières, des croches par exemple, mais de les mettre par 3 puis par 5 puis par 7 puis par 4 par exemple, ou bien d'en mettre un certain nombre et de placer des accents de façon irrégulière et très étudiée. (comme dans de nombreux passages fameux du Sacre, les Augures printanières par exemple)

Merci Xavier.

Par exemple, pour préciser un peu ce que j'entends:

Motif de base = 11 notes
Répétition = 12 notes

Là où j'hésite, c'est sur la métrique. Est-ce qu'on a affaire la première fois 1 mesure de 11 temps + 1 mesure de 12 temps ou est-ce que dans les deux cas on a 12 temps mais la première mesure se termine par un silence, remplacé par une note dans la deuxième mesure? Ca passe souvent si vite que je n'arrive pas à compter.


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Xavier
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 17 Jan - 14:13

Faut voir, tu parles de quel exemple précisément?
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Cello
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 17 Jan - 14:24

Les exemples que je donnais dans mon premier message:

Citation :
Le Chant du Rossignol à environ 0:20 et encore 0:50 dans la version Reiner et dans Les Noces, au tout début, quand le choeur scande: tchessou potchessou Nastasin'kou kossou, tchessou potchessou Timofeevny roussou.
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Mar 18 Jan - 4:23

J'ai vérifié pour le début du chant du rossignol avec la partition, ce sont simplement des groupes de 3 mesures tout à fait réguliers, le seul élément perturbateur étant l'entrée des harpes et d'une flûte au milieu d'une mesure...
A 0'50 c'est tout à fait autre chose, le motif est simplement augmenté, il passe de 2/4 à 3/4, puis la fin du motif devient un ostinato.
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Mar 18 Jan - 6:15

Intéressant en tout cas. J'ai hâte de brûler la partition pour en faire un feu de joie !


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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Mar 18 Jan - 8:12

Xavier a écrit:
A 0'50 c'est tout à fait autre chose, le motif est simplement augmenté, il passe de 2/4 à 3/4, puis la fin du motif devient un ostinato.

Oui, c'est un truc dans le genre que j'entendais sans pouvoir l'identifier précisément. Je vais essayer de me trouver la partition.
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Cello
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Mar 12 Juil - 8:42

Allez, on reprend l'exploration des parties moins connues du répertoire avec deux oeuvres très tardives et une de jeunesse.

Cantate pour soprano, tenor, chœur de femmes, 2 flûtes, hautbois, cor anglais et violoncelle (1952)

Cette oeuvre m'a beaucoup plu. En sept mouvements, elle comporte quatre lyke-wake dirges (I, III, V et VII) qui mettent en avant le choeur. Très douces, souvent modales me semble-t-il, elle se basent sur un matériel musical similaire et font donc un peu office de refrain même si les textes changent à chaque fois. Entre celles-ci viennent s'intercaler deux ricercar (II et IV) et une chanson Westron Wind (VI) où ce sont les solistes qui se détachent. Cette pièce est basée sur des textes médiévaux anglais que Auden, le librettiste du Rake's Progress, avait édités. C'est très réussi je trouve.

Three Songs from William Shakespeare pour mezzo-soprano, flûte, clarinette et alto (1953)

J'avais déjà écouté cela il y a quelques mois. Composé juste avant son passage sériel, on sent qu'il expérimente déjà un peu avec ces idées. C'est étrange, plutôt intéressant et... fort court (à peine 7 minutes pour le tout).

Pastorale pour violon, hautbois, cor anglais, clarinette et basson (1907-1933)

Gros retour en arrière avec une de ses premières oeuvres. Ce qui marqué le plus, c'est le contraste entre la mélodie très jolie mais encore marquée par Rimsky-Korsakov et l'accompagnement déjà purement stravinskien. En fait, ce dernier a été transcrit d'un original au piano et profondément réarrangé plus de 25 ans après ce qui explique le décalage. En tout cas, c'est charmant.

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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Dim 25 Nov - 14:24

Mâvra (1922).

C'est tout d'abord de façon détourné que la conversion esthétique (néoclassicisme) du maître va se manifester par le reniement du groupe des "Cinq" russes, Rimsky-Korsakov en premier ; et en contrepartie, par un enthousiasme insolite pour Tchaïkovsky, qui, il est vrai, étant le plus germanisant des musiciens russes (mis à part Anton Rubinstein), est aussi celui qui a le plus d'attaches avec l'Occident.
Nous ne comprenons pas forcément (à l'écoute de cette œuvre scénique en un acte) comment l'hyper-sensibilité, l'indécision de l'auteur du "Lac des Cygnes", de la "Pathétique", ont pu éveiller une sympathie chez l'anti-romantique par excellence, le créateur volontaire qu'est Stravinsky, sinon par boutade, paradoxe...
À moins qu'il ne s'agisse d'une secrète attraction entre natures antinomiques. Il est également possible que Tchaïkovsky, par son opposition au folklorisme des "Cinq", fut pour Stravinsky le trait d'union qui lui permettait, tout en rompant avec la Russie d'aujourd'hui, de conserver un lien avec la Russie d'autrefois.
On peut noter aussi que Diaghilev devait se trouver dans des dispositions semblables lorsqu'il demanda à son ami Igor de revoir l'orchestration de "La Belle au Bois Dormant" de Tchaïkovsky. Ce fut un acheminement vers la conception de Mâvra, qui, de l'aveu de son auteur, par le choix du sujet inspiré de la nouvelle de Pouchkine : "La Petite Maison de Kolumna", constitua une prise de position contre les "Cinq", en faveur de Tchaïkovsky, démarche qui n'est que le prolongement de celle inaugurée par Pulcinella : L'abandon du "russisme" au profit d'un art se dépouillant du national pour atteindre à l'universel.

Synopsis :


Milieu du XIXème siècle. Dans une petite ville russe, modeste intérieur bourgeois, de style suranné ; pendule trônant, sous son globe de verre, au milieu de la cheminée, portraits des aïeux aux murs, figés dans leurs cadres, chaises capitonnées, tout, dans ce décor, évoquerait la période rococo.
Quatre Personnages : La sémillante Paracha, fille de la maison ; Sa mère, bavarde et avare à souhait ; le Hussard, Don Juan de ville de province, galant de Paracha ; et une voisine, digne partenaire de la mère pour les papotages. Action très ramassée, dans le genre familier.
La maison est tout en pagaïe depuis que la vieille bonne, si dévouée, si courageuse, a eu le mauvais esprit de trépasser alors que tout devient plus cher de jour en jour. Paracha, partie en quête d'une remplaçante qui ne soit pas trop exigeante, ramène une forte fille, répondant au nom de Mâvra, et qui n'est autre que le Hussard, travesti pour la circonstance. De cette façon, Paracha espère retenir près d'elle son volage soupirant.
Mais voilà que, demeuré seul, le Hussard, fâcheusement inspiré, entreprend de se faire la barbe. Naturellement, rentrée inopinée de la mère et de la fille, scandale et désarroi général...

Dans cette donnée d'un bon gros comique, Stravinsky semble avoir cherché le prétexte à la caricature d'une forme musicale, ce qui est tout différent de la farce réalisée avec Renard par exemple, laquelle est inhérente au caractère des personnages s'intégrant dans une matière anecdotique extérieure à la musique. L'auteur prélève dans l'opéra-comique du siècle passé des formules d'accompagnement de vocalises, de cadences et autres lieux communs qu'il réunit de burlesque façon, réalisant, par le moyen de divers procédés contrapuntiques, la dislocation de la trame harmonique traditionnelle. On songe à ces chanteurs de rues qui, peut soucieux des convenances d'usage entre le chant et l'accompagnement, obtiennent involontairement par la confusion des harmonies, un effet aussi cocasse que serait celui d'un smoking accouplé avec un pantalon de ski. Confusion intentionnelle, naturellement, chez Stravinsky, qui ajoute à l'effet caricatural déjà obtenu par ces continuelles allusions aux formes les plus désuètes d'un bel canto de pacotille. Une verve indéniable, surtout, qui nous dit que le compositeur a dû se divertir en écrivant cette musique, assez parente, par certains côtés, de celles d'un Chabrier ou d'un Satie.
Toutefois, si Mâvra, par son côté burlesque, peut être mis sur la même ligne que Pétrouchka et les deux séries de Pièces faciles pour piano à quatre mains, ou encore, les Pribaoutki, il s'en faut que cette bouffonnerie ait en toutes ces œuvres le même caractère et la même essence. À la truculence, à le verve spontanée - quoique diciplinée - qui, de partout, fusent dans Pétrouchka, s'est peu à peu substitué un intellectualisme d'où finalement sont nés tous les coqs-à-l'âne stylistiques, toutes les roublardises d'écriture qui, dans Mâvra, sont peut-être amusants pour des techniciens, des professionnels, mais qui, pour l'auditeur non spécialisé - fût-il cultivé - risquent fort de demeurer lettre morte. Quoi qu'il en soit, cette bouffonnerie à froid semble avoir été assez peu goûté ; "Ce Mâvra, c'est vraiment mavrant" ! Peut-être était-ce traiter un peu légèrement une œuvre considérée par Stravinsky lui-même comme un tournant de sa pensée musicale.
Disons bien que, de ce tournant, le public, abusé par une erreur de perspective chronologique, aura quelque peine à prendre conscience. L'affiche même des Ballets Russes, annonçant pour le 3 juin 1922 la double première de Renard et de Mâvra, ne contribuera pas peu à instaurer cette confusion, laquelle ne fera que s'aggraver l'année suivante avec la présentation de Noces. La grande majorité des spectateurs, ne lisant le programme que d'un œil distrait, ne s'avisera pas de ce que l'ouvrage qu'on lui offre en première audition est né (Renard), en réalité, depuis cinq ans, dans une atmosphère tout autre que celle du Paris de 1922-23. Les plus avisés verront en lui une nouvelle réussite de l'auteur de Pétrouchka ; Or celui-ci n'affecte plus qu'indifférence pour cette partie de sa production.
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Dim 25 Nov - 19:29

Vinocuakosecomeakikinsky a écrit:

Mâvra (1922)
[...]
Merci Vino pour cette éclairante présentation, copieusement développée. Surprised

Lire ton texte prend plus de temps qu'écouter cet opéra de poche... hehe
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ovni231
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Dim 25 Nov - 20:57

Mélomaniac a écrit:
Vinocuakosecomeakikinsky a écrit:

Mâvra (1922)
[...]
Merci Vino pour cette éclairante présentation, copieusement développée. Surprised

Lire ton texte prend plus de temps qu'écouter cet opéra de poche...

C'est toujours un plaisir ! Very Happy

Demain, j'essaierai de parler du Hiératisme Stravinskyen.
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WoO
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Dim 25 Nov - 21:18

Vinocuakosecomeakikinsky a écrit:
un enthousiasme insolite pour Tchaïkovsky, qui, il est vrai, étant le plus germanisant des musiciens russes (mis à part Anton Rubinstein), est aussi celui qui a le plus d'attaches avec l'Occident.

"Insolite" ? Stravinsky adorait Tchaïkovsky, ce n'est pas pour rien qu'il composa Le baiser de la fée, une oeuvre qui lui rend explicitement hommage.
"Le plus d'attache avec l'Occident" : avec la France et l'Italie surtout. Tchaïkovsky était francophile et il aimait la musique française plus que la musique allemande.
Un homme de goût quoi.

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ovni231
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 26 Nov - 10:25

WoO a écrit:
Vinocuakosecomeakikinsky a écrit:
un enthousiasme insolite pour Tchaïkovsky, qui, il est vrai, étant le plus germanisant des musiciens russes (mis à part Anton Rubinstein), est aussi celui qui a le plus d'attaches avec l'Occident.

"Insolite" ? Stravinsky adorait Tchaïkovsky, ce n'est pas pour rien qu'il composa Le baiser de la fée, une œuvre qui lui rend explicitement hommage.
"Le plus d'attache avec l'Occident" : avec la France et l'Italie surtout. Tchaïkovsky était francophile et il aimait la musique française plus que la musique allemande.
Un homme de goût quoi.

Insolite, je veux dire par là que Stravinsky (en particulier dans cet opéra) prend pour modèle Tchaïkovsky de manière stupéfiante et à une vitesse incroyable. Car, jusqu'à présent (nous sommes en 1920, rappelons-le pour la petite histoire), le compositeur du Sacre cherche avant tout à innover le langage harmonique et (surtout) rythmique en employant à forte dose un folklorisme sauvage et décadent (dérivant de ses études passées avec Rimsky-Korsakov), donc à "briser" le pont avec le passé (Le Post-Romantisme Tchaïkovskien de son enfance). Pulcinella est l'un des carrefours de l'artiste le plus intéressant à étudier. Mais restons pour le moment plongés dans cette "dualité antinomique". Évidemment, Stravinsky gardera tout au long de sa longue existence une passion musicale non négligeable à l'égard de l'auteur de Casse-Noisette (rapprochements stylistiques avec Pétrouchka). Pourtant, après le succès de l'Oiseau de Feu (nettement plus inspiré du groupe des "Cinq" que de Tchaïkovsky lui-même), il a préféré s'en distancer quelque peu. Certes, le sujet de Pétrouchka pourrait, sans aucun mal, se rapprocher du thème grotesque-féérique de Casse-Noisette. Mais, l'emploie visionnaire de polyrythmies complexes et de marches harmoniques suspendues dans le vide fait que la partition est loin de faire l'unanimité, en parallèle avec la musique de scène du grand maître de l'Oural. Par la suite, après Pulcinella cependant, le jeune talentueux musicien décide de renouer le lien avec l'Univers "occidentalisant" de son idole. Car, l'année 1920 marque un tournant majeur dans son propre Univers de composition. Il constate que les sujets russo-païens ne l'intéresse guère et la grande déchirure de la guerre et de la révolution bolchévique lui ont poussé à universaliser son style. Donc, à répugner sans contestation ce russisme qui lui a ouvert les portes de la célébrité parisienne. Ainsi, voilà comment il a pu "résoudre un problème" en écrivant une musique savante sur un sujet de la plus haute littérature russe (Pouchkine). Cela lui a facilité la tâche à accomplir. Tchaïkovsky, comme étant moins attaché au folklore que les autres musiciens contemporains de son pays, lui a servi de béquille en quelque sorte.

Edit : je n'ai jamais dit que Piotr était un fanatique de la musique germanique, loin de là. J'ai parlé de musique occidentale d'un point de vu général, englobant plus ou moins les principaux pays de l'Europe (France, Angleterre, Les teutons (bof), l'Italie, etc...)
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ovni231
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 26 Nov - 11:28

Le Hiératisme Stravinskyen. Partie I

(1910).

"Travailler, ça repose"... C'est ainsi que Stravinsky entreprit de se délasser des fatigues de sa première saison - en compagnie des Ballets Russes de Sergueï Diaghilev - en écrivant, durant un court séjour qu'il fit à La Baule vers 1910-11, deux mélodies sur des poèmes de Verlaine : La Lune Blanche, tiré de "La Bonne Chanson", et Un Grand Sommeil Noir, extrait de "Sagesse".
Bien que peu connues, ces deux pièces sont pourtant à plusieurs égards, riches d'enseignements. Pour l'instant, nous retiendrons uniquement ce qui touche l'importante question du "sujet", poétique et musical. Ces deux mélodies "se posent devant nous comme un point interrogation : Elle sont énigmatiques." (P. Collaer) Et du point de vue de notre pensée de latins, "elles nous dérangent". Pourquoi donc ce malaise, alors que ces pièces sont d'une valeur musicale incontestable ? Simplement parce que leur essence secrète se trouve en désaccord avec une autre essence, tout aussi mystérieuse, celle de la pensée poétique de Verlaine. De celle-ci, nous savons bien que, loin d'être entièrement circonscrite par le sens littéral, par l'idée directement palpable, elle est dans ce frémissement indéfinissable, dans cette onde, propre à l'esprit du poète, déterminée par tout ce qui le baigne et l'habite. Or, il est certain qu'à l'époque qui nous occupe en ce moment, cette face du poème était à peu près inaccessible à l'esprit foncièrement slave de Stravinsky, fort éloigné de ce fait de la pensée verlainienne, quoique le musicien possédât parfaitement le même langage que celui du poète.
Quant aux idées générales exprimées par les deux poèmes - Charmes du Clair de Lune, désespoir de l'âme placée devant son destin - on conçoit que, dans les deux pensées, elles ne pouvaient que difficilement résonner à l'unisson. Car de tels thèmes ne sont universels que dans la mesure où l'on les considère en tant qu'idées abstraites. Il n'en est plus de même à partir du moment où ils se colorent au travers de ce prisme qu'est la personnalité du poète et du musicien, acquérant ainsi leur qualité singulière. Ces réserves faites, ces deux mélodies prennent un accent qui, pour n'être par verlainien, n'en est pas moins musicalement valable ; il suffit de les écouter en faisant abstraction du texte.
Pour éloignées qu'elles soient d'autres interprétations du "poète maudit" qui nous sont chères, ces mélodies n'en offrent pas moins un grand intérêt, considérées sous le seul angle de leur contenu musical. Et particulièrement la seconde, en laquelle nous devinons un de ces grands motifs conducteurs que nous verrons par la suite se développer dans l'esprit Stravinskyen aux multiples facettes. Dans Un Grand Sommeil Noir, plus rien du scintillement diapré de l'oiseau merveilleux qui vient de nous enchanter, mais la gravité quasi hiératique d'une icône byzantine qui - par un anachronisme assez savoureux - semble vouloir illustrer la sagesse d'un Verlaine repenti. C'est ici le Stravinsky mystique, nourri d'une fois profonde, farouche par certains côtés ; Un Stravinsky tout prêt, semble-t-il, à porter le cilice, et qui s'exprime avec quelque chose de l'austérité monacale.


Dernière édition par Vinocuakosecomeakikinsky le Mar 27 Nov - 15:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Mar 27 Nov - 15:37

Le Hiératisme Stravinskyen. Partie II

(1930).

Tournant le dos au baroquisme (Apollon Musagète, Concerto pour violon, etc...), une autre voie, greffée pourtant sur un passé relativement lointain, n'a été alors jusqu'à présent qu'assez peu exploré, et va nous conduire à deux grandes œuvres maîtresses : La Symphonie des Psaumes succédant en 1930 au piquant et décadent Capriccio pour piano et orchestre (originellement un tableau - figurant dans un ballet collectif d'auteurs ayant collaborés avec les Ballets Russes, du défunt imprésario Sergueï Diaghilev - écrit sous le nom de RUBIS ) et Perséphone. Il semble qu'en ces deux ouvrages le maître russe reparaisse derrière les traits du Stravinsky occidental, portant en son cœur, comme un trésor enfoui, mais non pas oublié, ces formes modales qu'il abandonna au lendemain de sa stèle pour Claude Debussy. Ainsi, en cette Symphonie des Psaumes, à la faveur d'un souffle surgi du plus profond des temps, d'un souffle âpre, véhément, gonflé de toute l'espérance comme de toute l'angoisse du monde, où par instants fulgurent les terribles éclairs de Jéhovah, voyons-nous reparaître ce fond de hiératisme dont un certain poème verlainien, à l'époque de l'Oiseau de Feu, révèle l'existence. Et c'est par un hiératisme tout semblable qu'à ce chef-d’œuvre d'inspiration biblique répond un autre chef-d’œuvre :
La païenne Perséphone, commandée à l'auteur des Symphonies pour instruments à vent par Ida Rubinstein pour sa saison de 1934, à l'Opéra de Paris. On connait la grande idée qui illumina cette illustre artiste cependant qu'elle s'initiait à l'art dramatique ; Faire revivre cette harmonieuse triade : Poésie, Musique et Danse, qui fut une des merveilles du théâtre grec. C'était en somme compléter, par la réintroduction de la poésie aux côtés des deux muses sœurs, ce qui grâce à Diaghilev, avait permis la magnifique floraison des Ballets Russes. Celle de Perséphone nous sera particulièrement chère. Car la fille de Déméter, telle que l'évoque André Gide, n'est pas, comme dans certaines versions de la Légende, ravie contre son gré par le maître des Enfers. C'est volontairement qu'elle descend au royaume des ombres.

"Je vois sur les près semés d'asphodèles... Je vois errer tout un peuple sans espérance."
Quel plus beau symbole que celui de cette douce Perséphone, possédée par une pitié que l'on dirait déjà chrétienne, pouvant illustrer celle qui, toute sa vie, sans que personne le sût, n'a jamais hésité à se pencher sur les souffrances des humbles, des héros, des désespérés ? Que ce fussent les malheureux frappés dans leur chair par la guerre aveugle, les pauvres qui se cachent, honteux de leur misère, ou tel grand musicien, déjà saisi par l'angoisse d'un mal implacable, toujours Ida Rubinstein s'est trouvée là pour soulager la douleur humaine.
"Nymphes, mes sœurs, mes compagnes charmantes. - Comment pourrais-je vivre désormais - Rire et chanter insouciante - À présent que j'ai vu - À présent que je sais que tout un peuple insatisfait souffre et vie dans l'attente ?"
Igor Stravinsky a traité ce sujet avec toute la ferveur d'un hymne à la pitié, avec toute la religiosité aussi, demandée par cette évocation rituelle des mystères orphiques. La partie vocale de la partition - Les grandes invocations d'Eumolpe, les choeurs des nymphes et des ombres et les pantomimes - comptent sans aucun doute parmi les pages les plus hautes de Stravinsky.
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Xavier
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 19 Aoû - 12:44

DavidLeMarrec a écrit:
Xavier a écrit:
Stravinsky: Le Rossignol/Ono-Lepage

Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

... et autres fables (Renard, Berceuses du chat...)

Very Happy Very Happy Very Happy Smile

http://www.arte.tv/guide/fr/044189-000/le-rossignol-et-autres-fables (disponible 7 jours)
Il me semble que c'est le seul opéra que je trouve meilleur dans sa version pour suite orchestrale (l'œuvre de Stravinski que j'aime le plus après l'Oiseau, je crois Very Happy). Il est fort bon, mais le drame n'est pas le plus important ici, il y a jubilation de la musique très particulière.
Je ne suis vraiment pas de cet avis, car ça ne fait qu'un tiers de l'oeuvre!
Il manque toute l'introduction, magnifique, tous les passages du pêcheur qui sont merveilleux...
Sinon, oui il ne se passe à peu près rien, mais on rate une grande partie de l'oeuvre dans la version suite symphonique... et puis avec une mise en scène aussi jolie... Smile 
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 19 Aoû - 21:04

Je clarifie : je ne dis surtout pas que la version opéra est dispensable ! Mais précisément parce qu'elles sont très différentes, je me tourne bien plus vers la version orchestrale. Le chant ne me touche pas ici, il "gâche" presque le reste, alors qu'à l'orchestre seul, je suis confronté directement à la beauté musicale. C'est très à rebours de mon ressenti habituel, mais c'est comme cela.

Raison pour laquelle il faut écouter les deux (un peu comme la Lulu-Suite, on entend vraiment les choses différemment).
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starluc
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Mar 20 Aoû - 8:36


Ce que je retiens de Stravinsky :

-les pièces de jeunesse : Scherzo fantastique, Feux d'aritifice.

-L'Oiseau de Feu.

-Petrouchka (version orchestre et version piano)

-La symphonie en trois mouvements (notamment le second mvt qui est issue d'une musique de film pour "le Chant de Bernadette" de Frantz Werfel.

-Le "Roi des Etoiles"

-Ses pièces pour piano où il montre un sens aigue de l'humour et du pittoresque.

Le repoussoir : "Oedipus Rex". Szymanovski l'ayant entendu aura cette unique commentaire : "quelle barbe"!
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Mar 20 Aoû - 9:12

starluc a écrit:
Le repoussoir : "Oedipus Rex". Szymanovski l'ayant entendu aura cette unique commentaire : "quelle barbe"!
Ben je suis déçu par Szymanovski... pour moi ça marche très bien Oedipus Rex... dans le genre oratorio de fin du monde...
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Xavier
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Mar 20 Aoû - 12:07

starluc a écrit:

Ce que je retiens de Stravinsky :

-les pièces de jeunesse : Scherzo fantastique, Feux d'aritifice.

-L'Oiseau de Feu.

-Petrouchka (version orchestre et version piano)

-La symphonie en trois mouvements (notamment le second mvt qui est issue d'une musique de film pour "le Chant de Bernadette" de Frantz Werfel.

-Le "Roi des Etoiles"

-Ses pièces pour piano où il montre un sens aigue de l'humour et du pittoresque.
Et le Sacre du printemps?? (et le Rossignol?)

Si tu ne connais pas, je te conseille les mélodies, les poèmes de la lyrique japonaise, les poèmes de Balmont, de Verlaine, les Berceuses du chat...
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starluc
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Mar 20 Aoû - 12:15


Oh, j'oubliais le "Rossignol". Honte à moi! Un de mes opéras favoris! Very Happy 

le "Sacre", sans doute fallait- il le faire. Mais ce n'est pas mon esthétique : trop de rythmes, trop de percussions lourdes...C'est pour cela que je ne l'ai pas cité...
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Xavier
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 17 Fév - 17:40

Le Rossignol est une partition au carrefour de plein d'influences, et qui me fascine un peu plus à chaque écoute.

Il y a des lignes mélodiques et des harmonies que je trouve très szymanowskiennes, mais du Szymanowski orientalo-méditerranéen qui n'existe pas encore à l'époque de la composition du Rossignol, surtout quand on songe que le début (le 1er acte) a été écrit avant l'Oiseau de feu; j'y entends des tournures des Chants d'une princesse de contes de fée, du 1er concerto pour violon... étonnant.

Le début évoque immanquablement Debussy, mais alors que je pensais toujours à Nuages, je me rends compte seulement aujourd'hui que ça sort tout droit de la scène de la grotte de Pelléas, 2 minutes environ avant la fin de l'acte 2, il y a ce balancement d'accords de 2 sons aux violons, alternant quintes et tierces, une octave plus haut certes, mais vraiment identique, et dans le même ton!

http://www.musicme.com/#/Pierre-Boulez/albums/Stravinsky-:-Le-Rossignol-----Elatus-0825646033966.html
http://www.musicme.com/#/Herbert-Von-Karajan/albums/Debussy:-Pelleas-Et-Melisande-0724356716858.html (dernière piste du CD 1, à 2'50)

Je précise que rien de tout cela n'est présent dans le poème symphonique le Chant du rossignol, tiré de l'opéra, car il y manque tout l'acte 1. (et paradoxalement, on n'entend pas le chant du rossignol dans ce poème symphonique pourtant intitulé "le Chant du rossignol"! Seulement celui de l'oiseau mécanique...)
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starluc
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Mar 18 Fév - 9:02


Tout à fait d'accord avec toi! C'est justement ces influences ou presciences de Rimsky, Debussy et Szymanovski qui me fascinent et me plaisent autant dans le "Rossignol"...Et cette scène ou la cuisinière part chercher le rossignol avec des courtisans un peu glandus qui confondent le chant exquis avec d'autres bruits (et le bonze qui ne dit que "tsing pé")

En plus un opéra "compact" comme je les aime, avec une jolie morale sur le fait que l'art, pour être salvateur, doit être authentique...

in cauda venenum : Igor y a-t-il repensé, plus tard?  coucou 

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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 24 Nov - 21:45

Rav-phaël, in playlist, a écrit:

Mélomaniac a écrit:

Igor Stravinsky :  Messe, pour choeur mixte et double quintette à vent


Shocked Shocked  !!?


Oh là t'es choqué hehe

A part le joli extrait que tu avais choisi dans ton blind test de musique sacrée, je ne raffole pas de cette messe.
Peut-être car les vents seuls à la vinaigrette stravinskyenne induisent une couleur un peu âcre ?


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Rav-phaël
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Mar 25 Nov - 9:57

Raah ... je préfère ne pas répondre  ! bouuuhhouh Mélo, bouhou  Thumb down  ! vilain, pas beau Mélo ... ce qui n’est tellement pas le cas de cette merveilleuse merveille, dont une grande partie du charme vient justement, à mon goût, de ces couleurs boisées, si poétiques (avec un côté mythique, irréel) du double quintette à vents.
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Mar 25 Nov - 20:32

lucien, in playlist, a écrit:

Igor Stravinsky, Le Sacre du Printemps (1913).  Svetlanov


Smile Tu parlais d'analogie avec Varèse, avant d'éditer ton message.
Toi qu'on sait plutôt réticent au grand orchestre et qui en affiche rarement en playlist, je n'aurais pas l'indiscrétion de demander ce qui te pousse spécialement vers le Sacre.
Du moins, avec le recul, tu l'apprécies différemment que lors de ta découverte de l'oeuvre ? Ca t'ouvre des portes ?




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lulu
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Mar 25 Nov - 21:05

Mélomaniac a écrit:
Du moins, avec le recul, tu l'apprécies différemment que lors de ta découverte de l'oeuvre ? Ca t'ouvre des portes ?

boarf, pas vraiment...
toujours quelques passages qui me plaisent, plus ou moins les mêmes, et puis le reste, bah...

Mélomaniac a écrit:
je n'aurais pas l'indiscrétion de demander ce qui te pousse spécialement vers le Sacre.

ce serait indiscret, en effet.
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Xavier
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Ven 20 Mar - 23:57

Un mot sur Requiem canticles, que je viens de réécouter: le postlude me fait fortement penser à certaines pages de Messiaen, dans Eclairs sur l'au-delà ou Et exspecto, avec son orchestre bizarre sans cordes et ses cloches.
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Dim 6 Sep - 11:38

Je viens d'apprendre que l'on a récemment découvert la partition du Chant Funèbre (perdue lors des révolutions successives de 1917) dans une pile de vieux manuscrits entreposés au Conservatoire de Saint-Pétersbourg, que Stravinsky a écrit à la mémoire de son maître décédé en 1908. Very Happy


Dernière édition par ovni231 le Lun 7 Sep - 14:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 7 Sep - 14:52

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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Dim 3 Déc - 14:48

ovni231 a écrit:
Je viens d'apprendre que l'on a récemment découvert la partition du Chant Funèbre (perdue lors des révolutions successives de 1917) dans une pile de vieux manuscrits entreposés au Conservatoire de Saint-Pétersbourg, que Stravinsky a écrit à la mémoire de son maître décédé en 1908. Very Happy

La pièce dure 10-14 minutes, on peut écouter sur youtube dirigé par Gergiev. J'y entends beaucoup de Tchaikovsky là dedans (la fin fait penser à Roméo Juilette) avec aussi un air de Gurrelieder.

L'enregistrement de Chailly (en complément du Sacre avec Lucerne) sera dispo en janvier 2018.

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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 4 Déc - 12:09

Il y a une vidéo de la première (?) par Gergiev sur YouTube. Curiosité mis à part, je n'ai pas trouvé l’œuvre très captivante alors que vu sa date de composition, ça aurait dû encore être du Stravinsky intéressant.

Cela dit, c'est programmé avec Le Sacre du Printemps, que Chailly réussit très bien, comme l'a montré notre écoute comparée récente.


Dernière édition par Cello le Mar 5 Déc - 7:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 4 Déc - 17:00

J'ai trouvé ça très chouette, moi, mais c'est sûr que ce n'est pas du Stravinski aussi marquant que ses grandes œuvres des mêmes années…
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Bruno Luong
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 4 Déc - 20:00

Cello a écrit:

Cela dit, c'est programmé avec Le Sacre du Printemps, que Chailly réussit très bien, comme l'a montré notre écoute comparée récente.

Je trouve que son second Sacre est moins bien réussit, trop léché (déjà le 1er est un peu timide comparé à Ozawa), mais bon j'ai écouté la diffusion du concert, pas le disque officiel.
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Rav-phaël
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Jeu 21 Déc - 17:44

Raphaël en Playlist a écrit:

Igor Stravinsky
Symphonie en DO majeur
LSO, Michael Tilson–Thomas



une oeuvre à laquelle je pense rarement (combien de fois l'ai–je entendu ? très peu).
une oeuvre qui réunit les joies de la féroce rythmique pulsée du Sacre du Printemps, qui n'hésite pas à se laisser emporter, aux couleurs (ces cordes) doucereusement néo–classiques d'Apollon musagète. Il y a un très beau passage, au milieu du Larghetto (II) qui tire chez Poulenc ce je–ne–sais–quoi harmonique complètement addictif ! Le reste oscille entre Pulcinella et Bambi. Quel métier musical !

Bref ! un bon Stravinsky comme on l'aime, représentatif de ce qu'il sait faire d'assez creux et fade, mais jamais désagréable et toujours plus que ça ! Dommage pour l'Allegretto (III) très décevant, et le Final (IV), qui néanmoins rattrape les dégâts par son dynamisme et j'y apprécie (énormément !) l'élément choral, beau (pléonasme*) plagiat de la fin de la Symphonies d'instruments à vent (*).

À savoir ! C'est une oeuvre où transparaît un pathos romantique sombre qu'on a pas l'habitude d'entendre chez Stravinsky. Wikipédia nous dit : « Elle naît à une période particulièrement tourmentée pour le musicien puisque meurent successivement sa fille, sa femme et enfin sa mère. » À la lumière de cette explication, le moment Poulenc prend un sens assez magnifique, je trouve ! ...


J'ai feuilleté les pages de ce fil : une seule mention de cette Symphonie en Do majeur seulement, par Ovni !

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Rav-phaël
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Dim 31 Déc - 16:47

Bruno Luong a écrit:

L'enregistrement de Chailly (en complément du Sacre avec Lucerne) sera dispo en janvier 2018.



Mélomaniac a écrit:

bounce Parution d'un nouvel enregistrement de Chailly avec l'Orchestre du Festival de Lucerne !




Grande nouvelle que ce soit l'immense Riccardo Chailly qui ait enregistré ce Chant funèbre.

Maintenant, il se trouve que je l'ai écouté pas plus tard que cette semaine (sur Mezzo), ... c'est mauvais ! Sans vouloir trop exagérer, j'y ai pris beaucoup de déplaisir ! Et, mis à part le thème principal qui sait être savoureux — que Stravinsky se plaît à rabâcher grossièrement dans un développement lourdingue — je n'y ai pris presque aucun plaisir.

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Lun 1 Jan - 12:23

Personne n'en attendait une œuvre révolutionnaire comme ses grandes ballets, et ce n'en est pas, en effet. Mais pour ma part, j'ai trouvé ça très beau, très touchant même : ça reste formel tout en ayant un petit côté décalé, plus personnel. Un de ses œuvres que j'aime le plus, en fin de compte, si on considère la vitesse à laquelle la qualité se dégrade. Mr. Green
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Xavier
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   Dim 14 Jan - 2:26

Je viens d'écouter l'enregistrement Chailly (très réussi) de ce Chant funèbre.

C'est sûr que Stravinsky, à cette époque, est plus convaincant, plus personnel peut-être et même déjà assez génial dans les pages brillantes et virevoltantes que sont Feu d'artifice et le Scherzo fantastique (également présents dans ce disque), qui annoncent clairement l'Oiseau de feu, et où sa technique de l'orchestration fait vraiment merveille.
Mais c'est quand même une bien belle page je trouve. Smile
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MessageSujet: Re: Igor Stravinsky   

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Igor Stravinsky
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