Autour de la musique classique

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 Francesco Cavalli

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Froberger
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MessageSujet: Francesco Cavalli   Jeu 7 Oct 2010 - 4:12

Un fil existe déjà sur ce forum, dédié aux Florentins, dont Cavalli ferait partie---je suspecte fortement que l'instigateur de ce fil pensait au créateur de mode contemporain. Malheureusement c'est un contresens de le mettre dans cette catégorie. Cela et son importance capitale pour l'opéra justifient, pour moi, la création d'un nouveau fil qui lui est entièrement dédié. Sans m'apesantir trop longtemps sur le compositeur ni son style, pour ne pas plomber dès sa création ce fil, je donnerais les quelques éléments suivants.

Francesco Cavalli est un compositeur singulier pour l'histoire de l'opéra.

Si le genre opératique avait déjà commencé à naître ailleurs (justement à Florence, et puis aussi à Rome), c'est réellement à Venise qu'il a atteint sa maturité de genre, et qu'il a pu être exporté en dehors de l'Italie. Pensez qu'entre 1637 et 1678, le public vénitien a pu assister à plus de 150 opéras différents, composés par une vingtaine de compositeurs et une quarantaine de librettistes !! La nouveauté principale, pour faire court : alors que l'Euridice de Peri, l'Orfeo de Monteverdi, par exemple, s'adressaient d'abord à des publics nobles, et étaient même généralement issus de commandes pour des occasions particulières, les compositeurs vénitiens produisait de façon commerciale et s'adressait fait à un beaucoup plus large public (payant). Les oeuvres devaient plaire aussi bien aux nobles qu'aux roturiers (et c'est en partie pour cela qu'on voit un étonnant mélange de registres dans les livrets, entre drame et comédie).

Les représentants les plus connus de cette époque sont Monteverdi et Cavalli, pour ce qui est des compositeurs, et Faustini, pour ce qui est des librettistes. Mais les opéras de Monteverdi sont l'aboutissement de la carrière de ce dernier, le testament d'un très grand maître incontestable du madrigal, et rien de composer après n'y ressemble.

Venise était la ville où s'est instauré l'opéra : les troupes issues de Rome, venait à Venise pour faire le plein d'opéras pendant le carnaval, et aller es jouer ailleurs le reste de l'année. Le public vénitien était très demandeur d'opéras, et il voulait toujours de la nouveauté. Les compositeurs ont dû s'épuiser pour soutenir l'incroyable demande.

La force de Cavalli est d'avoir su mieux que tout autre établir une sorte de « formule » --- je sais que de nos jours, cela est assez dépréciatif comme terme. Il a su trouver comment sortir un, deux, parfois trois opéras par an, sans (trop) compromettre sur la qualité. Et ses succès étaient retentissants : voir par exemple comment Il Giasone est devenu l'opéra le plus joué de ce siècle, partout dans l'Europe. Voir aussi que c'est lui que Mazarin a convoqué pour venir tenter de faire aimer aux français l'opéra (et les débacles qu'a connu Cavalli en France tiennent plus de l'intrigue politique que d'autre chose---et cela n'a pas empêché Lully d'être profondément marqué par son contemporain).

Dans les opéras de Cavalli, on retrouve un tissu musical non-interrompu. Les récitatifs sont beaucoup moins secs qu'ailleurs, ils se fondent dans les airs. Les airs sont beaucoup moins longs et virtuoses ailleurs, ils ne souffrent pas des aphtes de solistes orgueilleux qui veulent pouvoir faire montre de leur talent. Ainsi un air s'interrompt pour faire place à un récitatif, et reprend un peu plus tard. On en ressort avec quelque chose de beaucoup plus homogène que les opéras qui ont suivi (et qu'on retrouve par exemple chez Wagner).

Malheureusement, en raison de leur origine, les opéras de Cavalli n'ont jamais était édités. On en conserve souvent la partition d'origine (beaucoup d'opéras sont conservés dans le manuscrit Contini), qui ne contient qu'une ligne de continuo, et les lignes de voix. Quelques courtes sinfonies écrites parfois en toutes parties viennent étoffer la partition, mais c'est très aride. L'absence quasi-totale de basse chiffrée (je pense qu'il n'y a qu'une vingtaine de figures dans tout le continuo de La Calisto) rend l'accompagnement très difficile pour un non-spécialiste. Tout cela explique à la fois pourquoi les opéras de Cavalli ont été si peu joués, et aussi pourquoi on a parfois droit à des interprétations aussi fantaisistes que celles de Leppard.

Mais la tendance s'inverse : après en être resté pour longtemps à quelques opéras clefs, les dernières années ont été particulièrement « fastes ». Eliogabalo (2004), Ipermestra (2006), La Rosinda (2008), Artemisia, Erismena (2010), comptent parmi les opéras rejoués pour la première fois. En 2010, Rousset joue La Calisto au TCE. En 2011, Dumestre jouera L'Egisto à l'Opéra-Comique. Peut-être qu'en 2012, on verra Cavalli à Bastille (je plaisante Smile).

Le bémol est que pour l'instant la production discographique suit très peu. En dehors d'un magnifique Ercole Amante par Bolton, et de l'Ormindo à tomber par terre de Corréas---et en dehors de La Didone par Hengelbrock et des enregistrements de Jacobs... il y a très peu d'enregistrements permettant de découvrir ses opéras. Et pire, Fabio Biondi a passé un contrat avec Venise pour produire un opéra de Cavalli par an (or il fait n'importe quoi).
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Jeu 7 Oct 2010 - 19:18

Je passe sur les déloyales perfidies en tête de fil qui t'eussent valu, si le concerné n'avait toujours quelque magnanimité dans l'usage de ses superpouvoirs lorsqu'il est lui-même mis en cause, la peine la plus rigoureuse.
Pendard !

Je me permets toutefois de te faire remarquer le bizarre anachronisme d'assumer la singularité de Cavalli avec l'idée qu'il crée une sorte de théâtre continu où il repousse l'air gratuit. Cette tendance du récitatif sec et de l'air hypertrophié advient plus tard, à la fin du siècle (on sent la transition avec Legrenzi), et surtout à partir du début du XVIIIe siècle.

Par ailleurs, si Peri et Monteverdi ne sont pas du récit continuo entrecoupé d'airs, j'ai tout raté à l'histoire. Smile

C'est bizarrement le seul compositeur italien de ce siècle que je n'aime pas. Je raffole de Peri, Cavalieri, Monteverdi, Francesca Caccini, Giramo, Legrenzi et je suis fort émoustillé par ce que j'ai entendu de Falvetti. Même d'autres plus mineurs comme Landi ont suscité mon intérêt. Mais Cavalli, je trouve ça effectivement très aride, sans trouver quoi que ce soit dans le drame (pardon) ou la musique qui retiennent mon attention. Un des cas rarissimes où je m'ennuie profondément à l'opéra (je crois que je supporte mieux Anna Bolena ou Elisabetta Regina d'Inghilterra, même si objectivement ce sont des partitions beaucoup plus faibles).

Mais on m'a dit qu'Artemisia était une révélation interstellaire, alors je me prépare à réviser mon ressenti. D'autant que tellement de monde pas forcément baroqueux semble vouer un culte à Cavalli, je me dis bien que j'ai tort.


Je suis un peu étonné de ce que tu dis pour le continuo... une basse avec une ligne mélodique dans une esthétique aussi stable que le baroque, ça laisse beaucoup de possibilités, certes, mais ce n'est pas indevinable comme le serait une basse de Claude D. ou Béla B.
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Alain92
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Sam 9 Oct 2010 - 21:40

Je me souviens d'avoir entendu le cd d'harmonia mundi consacré à la Callisto de Cavalli par René Jacobs.
Cet opéra de 1651 est incroyable de richesse vocale et orchestrale, à la fois sérieux et comique, avec un livret très plaisant qui raconte comment Jupiter aidé de Mercure cherche à séduire une nymphe (encore une) de la suite de Diane et donc vouée à la chasteté. Elle refuse les avances du Dieu.
Jupiter déguisé en Diane l'entraine alors dans une grotte. Mais Junon a vent de l'embrouille, d'autant que Diane, la vraie, ne comprend pas pourquoi sa suivante lui exprime autant de reconnaissance; elle n'y comprend rien et de son côté pense au berger Endymion, qu'elle n'a pas le droit d'aimer .. sauf en rêve!.
Un vrai roman, tout en sous-entendus!
Xerse de Cavalli est également très plaisant.
Le compositeur vénitien est venu à Paris, invité par Mazarin grand amateur de musique, qui voulait faire connaitre en France l'opéra italien et donner Ercole Amante et son style mais il y a eu cabale et Cavalli est vite reparti à Venise.
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Rameau
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Dim 10 Oct 2010 - 1:00

J'approuve ô combien la création de ce fil, dédié à un des plus importants compositeurs d'opéra italiens, qui n'a en effet rien de l'aridité que tient à lui prêter David, mais est au contraire un vaste festival de couleurs, d'émotions, d'humour, de plaisir des intrigues échevelées (et volontairement échevelées, parce que c'est excitant, pas parce que les librettistes étaient mauvais).
Pour ce qui concerne la basse continue, j'imagine que Froberger a voulu dire que c'était compliqué tout simplement parce qu'il faut tout écrire : il n'y a rien à "deviner", mais tout à inventer dans un cadre certes normé, mais qui laisse beaucoup de marge... Ce n'est pas que c'est "indevinable", je dirais même que c'est un anachronisme de penser en termes de reconstitution de ce qui aurait dû/doit être (type 3e acte de Lulu) : il faut inventer, c'est ça qui est du boulot et peut facilement décourager les coeurs faibles.
Aux disques indiqués par Froberger, je rajouterai le très vivant Orione publié il y a une dizaine d'années par Mondo Musica dans la série de ses live de Venise, sous la direction de Marcon, sans doute difficile à trouver mais vraiment bien.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Dim 10 Oct 2010 - 10:20

Rameau a écrit:
J'approuve ô combien la création de ce fil, dédié à un des plus importants compositeurs d'opéra italiens, qui n'a en effet rien de l'aridité que tient à lui prêter David, mais est au contraire un vaste festival de couleurs,
C'est-à-dire que ça, c'est le résultat des interprètes, parce que la partition elle-même, les couleurs, il faut les rêver pour les trouver. C'est valable pour énormément de partitions de l'époque (j'aime beaucoup Peri...).

Citation :
Pour ce qui concerne la basse continue, j'imagine que Froberger a voulu dire que c'était compliqué tout simplement parce qu'il faut tout écrire : il n'y a rien à "deviner", mais tout à inventer dans un cadre certes normé, mais qui laisse beaucoup de marge...
Si, si, il faut deviner, parce que lorsque la basse n'est pas chiffrée, tu es obligé de supposer une harmonie, et dans certains cas, tu as pas mal de possibilités (degré, accord de trois ou quatre sons...). Lorsque c'est chiffré, c'est effectivement une restitution très libre, mais plus encadrée. Là, si on ne chiffre pas, c'est aux interprètes de se mettre d'accord y compris sur les harmonies. Et des fois, on ne peut pas deviner ce que Cavalli voulait, d'où l' "indevinabilité".
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Alain92
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Dim 10 Oct 2010 - 15:16

Il y a deux versions de la Calisto, celle de Jacobs et celle de Leppard. Kaminski adore cet opéra et il parle de pages magiques dans cet opéra "chef d'oeuvre du 17è", saluant chez le compositeur son "exceptionnelle invention mélodique, sa puissance expressive et son imagination theâtrale".
Cavalli est le successeur à Venise de Monteverdi, son Giasone est l'opéra le plus célèbre du siècle.
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Stolzing
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Dim 10 Oct 2010 - 23:15

Je ne peux que participer à la défense et illustration de Cavalli, musique d'une invention de tous les instants, variée, drôle, sensuelle. J'avais fait un premier essai il y a assez longtemps avec l'Ercole Amante dirigé par Corboz et je m'étais ennuyé. Je crois que je n'étais pas prêt, je trouvais ça uniforme et rasoir, et puis la Calisto de Jacobs, entendue après avoir évolué, m'a vraiment plu. Je ne peux pas expliquer ce qui s'est passé, ni désigner telle ou telle muisque qui m'aurait servi de passage ; disons que ça s'est fait et j'en suis fort content.

Froberger, en quoi Biondi fait-il n'importe quoi ? Parce qu'un Cavalli par an, c'est plutôt une bonne nouvelle.
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Froberger
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Lun 11 Oct 2010 - 0:33

Au sujet de l'aridité des partitions de Cavalli

La plupart des partitions d'opéras de Cavalli à notre disposition sont les manuscrits de la collection Contarini. Pour un certain nombre ils sont autographes, et même certains sont la partition utilisée par Cavalli : on y voit l'évolution de la partition, les morceaux/airs supprimés, les retouches, les modifications, et les notes personnelles d'interprétation (Cavalli dirigeait du clavecin). Ainsi, ce sont des documents de travail, et pas des partitions éditées. Elles apportent des détails précieux, mais sont aussi très lacunaires.

À part pour quelques ritornelli, écrites à plusieurs parties (trois ou cinq), il n'y a qu'une ligne par voix, parfois avec texte, et puis la ligne de basse continue. Cette ligne n'est quasiment pas chiffrée (à titre indicatif, sur les 246 mesures qui constituent le prologue de La Calisto, il n'y a que 19 chiffres). Ce qui est chiffré est incomplet en regard de nos attentes. Il y a beaucoup d'implicite, et le plus problématique c'est que cet implicite est propre à la tradition vénitienne (ce n'est pas le même implicite que celui de la basse continue française, qui est longuement détaillée dans pas mal de traitées, par exemple). Ainsi, pour réaliser (ou compléter) la basse continue, il faut non seulement savoir réaliser une basse continue (pas un évident pendant longtemps) mais aussi être un spécialiste de la musique opératique vénitienne.

Enfin, la basse continue n'est pas tout : dans un opéra, il faut une instrumentation un peu plus conséquente. Ainsi à partir de cette basse continue, il faut déjà instrumenter puis créer les différentes parties. C'est en ce sens que la création d'une oeuvre à l'époque ne s'arrêtait pas simplement à la partition : toutefois, dans le cadre des opéras, c'est à moduler, puisque les instrumentistes était généralement sous la direction du compositeur, et c'est ainsi que les opéras se disséminaient (au sein de l'Italie du moins) au travers des troupes transportant avec eux les diverses réalisation, ou au travers du compositeur qui se rendait dans telle ville pour y créer son oeuvre (et adapter son livret pour lui injecter des références locales).

La Calisto : Leppard, Jacobs, etc.

Leppard a été le premier pionnier de la redécouverte de Cavalli. En fait, en 1962, avec l'idée de surfer sur l'immense triomphe du Couronnement de Poppée à Glyndebourne, il a parcouru les bibliothèques italiennes à la recherche d'un nouveau tube. Il a cru le trouver dans les opéras de Cavalli. Malheureusement, Leppard ne faisait pas partie de ceux sensible à l'authenticité historique, et sa "realization" (son propre terme) était très particulière : des parties très bavardes et une instrumentation moderne ont complètement briser la sensibilité et la subtilité des partitions d'origine. À cela, Leppard viole presque complètement le livret en opérant de rédécoupages insensés. Pensez par exemple qu'un tiers de la musique de la Calisto de Leppard, ne provient pas de La Calisto --- plus ironique, même, l'air le plus populaire de cet opéra "Ardo sospiro e piango" provient en fait d'un autre opéra de Cavalli (Artemisia). En fait, Leppard a réorganisé La Calisto pour mettre en valeur Janet Baker, qui tenait le rôle de Diane. Les airs ajoutés lui étaient destiné.

Il en demeure que si Leppard a pu faire connaître le nom de Cavalli, dans le cadre de La Calisto du moins, il a présenté une oeuvre qui ne ressemblait que de loin à la production du compositeur. (Et malgré tout, cela n'a pas empêché Ileana Cotrubas d'y chanter une Calisto remarquablement émouvante et pertinente même d'un point de vue du chant baroque.)

Jacobs a lancé le second élan de redécouverte de Cavalli, avec une succession de productions enregistrées par Harmonia Mundi. Le problème avec la version de Leppard, c'est que les partitions de Cavalli sont très arides aussi dans le sens où il y a très peu de musique pour les transitions. À l'époque, d'une part cela ne choquait pas tant que ça qu'il y ait des silences par ci par là ; d'autre part, il était courant, si une ritornello n'était pas suffisamment longue pour couvrir les entrées/sorties des personnages, qu'on la rejoue une deuxième, troisième fois, etc. Parfois, on ajoutait un morceau d'un contemporain. Mais cette dernière option était assez rare. Jacobs en abuse un peu. En ajoutant du Merula de tous les côtés, il déséquilibre un peu la partition. Malgré cela l'opéra n'est pas plus long, car ces tempi sont vifs. (Dans la version de Jacobs, j'apprécie surtout le Endymione fabuleux.)
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Froberger
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Lun 11 Oct 2010 - 0:57

Stolzing a écrit:
Je ne peux que participer à la défense et illustration de Cavalli, musique d'une invention de tous les instants, variée, drôle, sensuelle. J'avais fait un premier essai il y a assez longtemps avec l'Ercole Amante dirigé par Corboz et je m'étais ennuyé.
Ercole Amante est une partition très particulière de Cavalli, même si on ne tient pas compte des ballets insérés (de force) par Lully. Quoiqu'il en soit, la version de Corboz est mauvaise, mauvaise, nulle, et à proscrire. Elle avait une valeur documentaire jadis, mais maintenant, il y a tellement d'autres options --- comme le DVD de la production dirigée par Ivor Bolton par exemple...

Stolzing a écrit:
Je crois que je n'étais pas prêt, je trouvais ça uniforme et rasoir, et puis la Calisto de Jacobs, entendue après avoir évolué, m'a vraiment plu. Je ne peux pas expliquer ce qui s'est passé, ni désigner telle ou telle muisque qui m'aurait servi de passage ; disons que ça s'est fait et j'en suis fort content.
J'ai aussi vraiment découvert Cavalli avec sa Calisto, même si j'avais déjà entendu auparavant l'excellent Ormindo par Corréas (mais sans en lire le livret, qui, je trouve, fait beaucoup chez Cavalli --- comme le dit Rameau, les librettistes sont généralement très bons, surtout Busenello, bien sûr, et Minato).

Stolzing a écrit:
en quoi Biondi fait-il n'importe quoi ? Parce qu'un Cavalli par an, c'est plutôt une bonne nouvelle.
Dans l'absolu, c'est une bonne nouvelle, bien sûr, même si je n'ai pas de nouvelles depuis La Didone et la Virtu.

Mais Biondi a choisi un style qui accentue à outrance le côté "cantar parlando" au détriment total de la musique : j'ai une écoute comparée du Lamento d'Hécube, si cela intéresse quelqu'un (avec quatre versions). Par ailleurs, il a fait le choix de confier la mise-en-scène aux étudiants d'une université locale, or ceux-ci ne sont pas très créatifs. La mise en scène (au premier chef duquel se trouve l'éclairage !!) semble sous le coup de coupes budgétaires inhumaines, et est finalement même carrément moche... Et on ressort avec une oeuvre très mal servie par la production.
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Stolzing
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Jeu 5 Mai 2011 - 13:22

La discographie de Cavalli continue à s'étoffer un peu, avec la parution chez Glossa d'Artemisia, dirigée par Claudio Cavina avec La Venexiana :
http://www.glossamusic.com/glossa/reference.aspx?id=231
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Sam 21 Avr 2012 - 9:03

Quelqu'un a-t-il entendu cette Artemisia ?
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Froberger
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Jeu 26 Avr 2012 - 3:00

alexandre. a écrit:
Quelqu'un a-t-il entendu cette Artemisia ?
J'ai fait le déplacement pour l'écouter dans sa première mondiale (presque) à Montpellier en juillet 2010. Roberta Mameli (la chanteuse la plus « haut profil » de la distribution) était malade et remplacée par Sakiko Abe. Il faisait très chaud, étouffant, et par négligence (les musiciens n'avaient pas pris le temps de faire une générale pour régler les surtitres français), il n'y avait pas de surtitres. La salle était partagée entre les gens prévenants qui avaient eu la bonne idée d'acheter le livret à l'entrée, et qui suivait en tournant les pages studieusement, et les autres largués — dont moi qui ne comprenait que "Regina" ! Du coup, La Venexiana et son Artemisia avaient été, à l'époque, descendues par la critique.

Pourtant, je n'ai pas regretté mon déplacement. J'avais, comme d'habitude, enregistré le concert, et je suis rentré dans ma chambre d'hôtel pour le réécouter en suivant scrupuleusement avec le livret que j'avais acheté à l'entracte... Cette soirée a été un véritable émerveillement, et j'avais les étoiles dans les yeux.

Depuis, j'ai eu le temps de réfléchir à la place de l'Artemisia dans la production de Cavalli, et je pense que c'est l'un de ses plus beaux opéras. À la manière de Bach, on pourrait appeler cet opéra « L'Art du Lamento » tant Cavalli en fait, sous couvert, un traité pour les lamentos sur basse obstiné qu'il a quasiment introduit dans l'opéra vénitien, et qui a eu un impact durable sur l'expression lyrique à venir. Au delà de ça, comme dans tous les opéras de Cavalli, les récitatifs sont magnifiques, et le livret de Minato (comme beaucoup de livrets des opéras de Cavalli) une œuvre littéraire à part entière — qui respecte les conventions établie par Cavalli, du rectangle amoureux résolu in fine. L'œuvre, contrairement à l'Egisto, la Didone et même la Calisto, s'inscrit dans la « deuxième manière » du compositeur : celle qui voit progressivement disparaître la perméabilité des différents styles d'écritures — ainsi dans l'Artemisia, les récitatifs et les airs sont plus nettement séparés, même si les récitatifs conservent leur qualité arioso.


Maintenant pour ce qui est de l'interprétation. La Venexiana est vraiment un ensemble un peu controversé, je trouve. Ils ont plusieurs défauts : celui de déformer la musique pas toujours pour le plus bel effet (si leurs interprétations de Monteverdi peuvent sembler intéressantes, je les trouve surtout pour le moment pénibles), celui d'être parfois un ensemble-business comme je l'ai reproché à Haïm — c'est-à-dire que Cavina semble être un piètre chef qui s'entoure de bons musiciens et de bons chanteurs pour pallier à une insuffisance musicale —, et celui de souvent présenter quelque chose de très différent sur scène (penser à leur Retour d'Ulysse absolument scandaleux à la Cité de la Musique) et au disque.

C'est pour cela que j'ai été surpris par la très grande qualité interprétative qu'il y a eu cette soirée là. La musique était réglé. Le continuo était magnifique, à tous les points de vue : celui de l'orchestration, de la réalisation, de la réalisation, de l'usage impeccable de la lirone (entendre par exemple la fin de la troisième scène, avec ce son qui hante).

Les choix interprétatifs étaient remarquables notamment le choix de (pour respecter les formations d'origine) ne pas utiliser du tout d'instruments à vent : deux violons et puis un continuo constitué d'une viole de gambe, un violoncelle, une contrebasse, deux théorbes, un archluth, une harpe, une lirone et un clavecin. Aussi, si Cavina ne boude pas à Cavalli sont "lieto fine" ("happy ending") comme cela se doit, il choisit par contre de couper les quelques scènes comiques. Ce choix est judicieux car dans l'Artemisia, ces scènes sont beaucoup moins nombreuses que dans d'autres mélanges tragicomiques, moins intégrées au drame, et je pense que cela permet de faire l'accent sur le drame magnifique (ces coupes n'ont pas été faites dans le disque).

Enfin, les chanteurs étaient tous magnifiques. Que ce soit la très royale et froide Francesca Lombardi Mazzulli, la belle basse de Salvo Vitale, ou le timbre absolument sublime du contre-ténor Maarten Engeltjes, tous les chanteurs étaient à loués. Sakiko Abe qui remplaçait Roberta Mameli dans le rôle de Artemia (l'opéra met en contraste le rôle de la reine Artemisia, fermée sur elle-même après l'assassinat de son mari, qui ne chante qu'en récitatifs et a un page Eurillo pour chanter les aria à sa place ; et la fraicheur de Artemia jeune fille en amour avec le cœur sur la manche, qui chante tout en aria, les plus virtuoses de l'opéra dont "Ardo sospiro et piango" que Leppard avait cru bon d'insérer comme clef de voute de sa Calisto !!!). C'est dommage, parce Roberta Mameli aurait été splendide dans le rôle, mais à sa défense Abe a été très bien aussi.

Ça c'était la représentation live (enregistrée par France Musique).


Le disque maintenant... hélas, ce n'est pas la même chose. Roberta Mameli chante son rôle, ce qui est un plus, mais c'est malheureusement le seul. Quelque chose s'était passé dans la salle, et dans l'enregistrement, même s'il est splendide, il y a quand même quelques ornements en train dans la ligne de chant, quelques récitatifs trop hâtivement chanté (et les airs parfois ralentis !), et aussi un son trop rond, un peu artificiel ou plutôt peut-être un peu minodé.

Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé. Je pense qu'en répétant trop, à force de trop vouloir améliorer leur miracle, ils ont malheureusement enlevé un petit peu de la candeur de leur interprétation — le mieux est l'ennemi du bien. À faire différentes prises pour avoir un disque parfait (ce que je trouve très bien, surtout en ces temps où les enregistrements en studio sont rares), ils ont peut-être un petit peu dilué une urgence qu'ils avaient fait éclore.

Ceci dit, ces réserves, c'est vraiment histoire de cracher dans la soupe. Ce sont des réserves mineures : cela veut dire que je trouve leur interprétation magnifique, mais que, par habitude, et par goût, je préfère écouter (souvent) la version live que la version studio. Pour comparer l'air "Aure tacete", vous pouvez par exemple écouter le live et le studio (il faut avancer un peu, à 45', car cet extrait, issu du site de Glossa, contient le récitatif qui vient avant l'air).


Pour résumer, je pense que si vous aimez Cavalli, il ne faut se priver du meilleur enregistrement discographique qui lui est dédié... Et si vous aimez l'opéra baroque ou italien, vous pourriez faire une très belle découverte.
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Jeu 26 Avr 2012 - 8:31

Merci Froberger pour ce long message thumleft

C'est surtout à propos de la Venexiana que j'avais des réserves, j'aime beaucoup ce qu'ils ont fait en madrigal, et effectivement en opéra les orientations progressivement choisies ne me semblaient pas les plus judicieuses.
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Froberger
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Lun 28 Mai 2012 - 2:33

Deux sorties discographiques pour Cavalli en peu de temps : un DVD chez Dynamic pour Il Giasone, dirigé par Sardelli et mis en scène par Mariame Clément ; et un DVD chez Opus Arte pour La Didone, dirigé par William Christie et mis en scène par Hervieu-Léger. Ce deuxième DVD ne pourrait pas être recommandé plus vivement.

Pour ce qui est de Il Giasone, je n'ai pas encore d'avis bien formé. A priori, ça ne peut être que mieux que la lourdingue, et indéfendable version de Jacobs. Malheureusement Sardelli est un vivaldiste (comme Biondi, qui a fait une Didone minable et indéfendable en tous points), et ça ne me rassure pas qu'il se targue d'avoir écrit des "passage instrumentaux alla Cavalli indistinguables de la musique écrite par le compositeur". Je ne connais pas l'œuvre, et pourtant j'ai repéré une bonne poignée de ces passages à une écoute préliminaire (essentiellement parce qu'il compose comme Vivaldi !!!).
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Jeu 28 Aoû 2014 - 11:09

Harmonia ressort Il Giasone, dirigé par Jacobs :


Sortie prévue mi septembre...
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Mar 23 Sep 2014 - 14:42

J'ai commencé à écouter de Giasone de Cavalli dirigé par Jacobs et je trouve ça assez magnifique. Ci-dessus je lis que cette version serait affreuse... En quoi? parce que globalement je retrouve ici la même recette utilisée par Jacobs chez Monteverdi : des partis-pris, un choix d'un orchestre assez varié question timbres... mais qui évite d'être trop large (justement en ajoutant des instruments et non en doublant l'effectif des instruments traditionnels!)

Du coup? Une explication? Vu que mon goût en baroque peut-être un peu étrange, je voudrai juste voir en quoi cette version ne serait pas satisfaisante. ça ne changera sûrement pas mon ressenti mais ça peut m'éclairer un peu! Very Happy
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Rwandrall
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Ven 5 Déc 2014 - 9:34

Quelqu'un saurait si une Basse a enregistré "Beato chi puo" du Serse de Cavalli ? Je ne trouve qu'une version chantée par Titto Gobbi.
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Jeu 19 Fév 2015 - 15:57

Ré-édition de l'Ormindo dirigé par Corréas :


Sortie prévue le 10 mars...
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Rubato
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Lun 4 Déc 2017 - 10:38

DavidLeMarrec a écrit:
Rubato a écrit:


Francesco Cavalli
Artemisia

La Venexiana : Claudio Cavina

Reposant !

Assez sympa. Le livret est très formel (cercles d'amours contrariées), mais plutôt bien fait dans son genre. La musique pauvre évidemment, mais la réalisation de Cavina est vraiment réussi. Parmi les bons disques Cavalli.
Oui, musique très dépouillée ici.

La formation de Cavina comporte:
2 violons - un alto - un violoncelle - une contrebasse - un théorbe - un archiluth - un lirone - une harpe et un clavecin.

J'avais oublié qu'il y avait autant de récitatifs, et comme j'ai fait une écoute sans livret, je les ai trouvés un peu long!
Sinon écoute très agréable, dans une ambiance presque feutrée, apaisante. Smile
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Lun 4 Déc 2017 - 11:17

Oui, tout ce répertoire, sans livret (ou du moins sans une bonne oreille italienne), c'est rédhibitoire. Et en ce qui me concerne, je suis rarement intéressé par la veine musicale de Cavalli.

Tu as essayé Francesca Caccini ? Le livret de Ruggiero est splendide, et la musique en est beaucoup plus colorée et variée.
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Rubato
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Lun 4 Déc 2017 - 11:23

DavidLeMarrec a écrit:
Oui, tout ce répertoire, sans livret (ou du moins sans une bonne oreille italienne), c'est rédhibitoire. Et en ce qui me concerne, je suis rarement intéressé par la veine musicale de Cavalli.

Tu as essayé Francesca Caccini ?  Le livret de Ruggiero est splendide, et la musique en est beaucoup plus colorée et variée.

Non, mais pourquoi pas. Smile Tu parles de celui-ci ? La Liberazione Di Ruggiero Dall'Isola Di Alcina

Effectivement cette écoute sans livret n'est pas à conseiller pour ce genre d'œuvre très dépouillée musicalement (à moins comme tu le dis d'avoir une "bonne oreille italienne").
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Octavian
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Lun 4 Déc 2017 - 11:57

DavidLeMarrec a écrit:
Oui, tout ce répertoire, sans livret (ou du moins sans une bonne oreille italienne), c'est rédhibitoire.

L'été dernier j'étais à Aix pour Erismena (1655) sous la baguette de Leonardo García Alarcón. Je suppose qu'il y a des chances qu'un enregistrement sorte, en attendant c'est toujours visible en ligne sur Culturebox pour ceux qui voudraient tenter l'aventure. Malheureusement, sur place, nous nous étions fait refiler des places sans visibilité sur le surtitrage. Confused Si on ajoute à cela que le metteur en scène, Jean Bellorini, n'avait apparemment pas grand chose à dire sur l'ouvrage, se contentant, ou peu s'en faut, de laisser carte blanche pour les costumes à Macha Makeïeff, pour un résultat d'une rare laideur... ce n'est pas exactement mon meilleur souvenir de soirée d'opéra...

D'autant que l'intrigue n'est pas forcément la plus facile à suivre et décrypter "intuitivement", :

Spoiler:
 
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Lun 4 Déc 2017 - 12:03

Mais il y avait Francesca Aspromonte ! I love you

Et là, habillée ou pas, c'est un détail : rarement/jamais entendu un aussi bel italien. I love you


Rubato a écrit:
Tu parles de celui-ci ? La Liberazione Di Ruggiero Dall'Isola Di Alcina

Tout à fait ! On en a enfin une première version commerciale, et la seconde, par Huelgas, est en cours de publication en principe.
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Octavian
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Lun 4 Déc 2017 - 12:08

DavidLeMarrec a écrit:
Et là, habillée ou pas, c'est un détail : rarement/jamais entendu un aussi bel italien. I love you

Joliment dit. Smile

Oui, il y avait suffisamment de beautés musicales pour que la soirée ne soit pas un complet naufrage, tout de même.
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Lun 4 Déc 2017 - 12:13

DavidLeMarrec a écrit:
Rubato a écrit:
Tu parles de celui-ci ? La Liberazione Di Ruggiero Dall'Isola Di Alcina

Tout à fait !  On en a enfin une première version commerciale, et la seconde, par Huelgas, est en cours de publication en principe.

C'est ça  ?



Tu as écouté ?
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Rubato
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Lun 4 Déc 2017 - 12:53

[HS]
Caccini :La Liberazione Di Ruggiero Dall'Isola Di Alcina.
J'ai écouté des extraits et effectivement c'est beaucoup plus "riche" musicalement...ça me tente. Smile [/HS]
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Francesco Cavalli   Lun 4 Déc 2017 - 23:01

Oui, c'est ça, la version Sartori est la seule disponible à ce jour – j'ai fonctionné jusqu'ici avec la version Garrido de la fin des années 90, une bande radio. Et elle est très réussie de surcroît.

Le coffret contient le livret italien et sa traduction (française, je crois), bref, c'est un vrai manger de prince. Very Happy

Surtout considérant la qualité littéraire inhabituelle du livret – en italien, si l'on parle de langue (et pas des qualités dramatiques des collaborateurs de Verdi), je ne crois pas qu'on ait fait un jour aussi bien, et de loin.
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