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 Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)

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Percy Bysshe
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MessageSujet: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyJeu 28 Oct 2010 - 22:37

Gustave Charpentier adorait Paris et la vie de tous les jours, et l'a esthétisé dans Louise, son chef d'oeuvre.
Louise est un roman musical en quatre actes. Ici, c'est la vie qui est représentée, tout simplement.
Pas de discours universels, pas de cadavres gratuits, rien de toute cette fausseté théâtrale... si ce n'est pas mieux pour autant, c'est quand même intéressant. Exclamation

Rien de franchement novateur d'un point de vue musical, on n'est pas loin d'un Massenet puccinisé, ou l'inverse.
Je redécouvre cet opéra et sa fraîcheur... drunken et c'est comme ça que je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas de fil sur le sujet, voilà donc la bienséance éditoriale de ce forum rétablie!

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Tontonjimi
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyJeu 28 Oct 2010 - 23:02

Je veux bien m'y coller, mais ça ne va pas se faire tout de suite (enfin pas ce soir, je suis naze, Genoveva m'a achavée Mr. Green )
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyJeu 28 Oct 2010 - 23:14

Percy Bysshe a écrit:
Gustave Charpentier adorait Paris et la vie de tous les jours, et l'a esthétisé dans Louise, son chef d'oeuvre.
Je confirme que son chef-d'oeuvre n'est pas sa Didon. Laughing

J'ai rarement entendu du récitatif aussi creux musicalement, à moins de remonter au récitatif sec du seria (et encore, il y a une part de musicalité et d'évidence...).

Effectivement, Louise est une belle partition, difficile à caractériser. Ca ressemble tout à fait au vérisme à la française en réalité (c'est un peu mieux que du Bruneau). On y entend bien la grisaille de la vie citadine, avec une écriture tout de même assez lyrique. Oui, quelque part entre Puccini et Massenet, mais sans sirop, c'est quand même Wagner qui est le terreau de tout ça.
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aurele
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyJeu 28 Oct 2010 - 23:15

Je ne connais de Louise que l'air de l'héroine "Depuis le jour" qui est tout à fait charmant et joli. Il faudra que j'écoute un jour cet opéra.
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Cololi
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyVen 29 Oct 2010 - 8:14

Percy Bysshe a écrit:
Massenet puccinisé

C'est possible ça ? De rajouter à la double crème une autre couche de crème ? scratch

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Michel Desrousseaux
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyVen 29 Oct 2010 - 8:24

La version qui a été donnée il y a quelques années à Bastille était bienvenue puisqu'on n'a plus souvent l'occasion d'entendre cet opéra. C'est bien, propret, mais il semble difficile aujourd'hui de comprendre pourquoi cette partition fut si aimée en France avant la seconde guerre mondiale : certainement plus à cause du livret mélodramatique et réaliste, auquel ont pu s'identifier bon nombre des spectateurs populaires de l'opéra d'alors, qu'à cause de la musique, qui ne soulève pas l'enthousiasme.
Et pour répondre à Cololi, non, moins par moins, ça fait plus, et il n'y a pas beaucoup de crème ou de sucre dans cette partition.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyVen 29 Oct 2010 - 9:49

Cololi a écrit:
Percy Bysshe a écrit:
Massenet puccinisé

C'est possible ça ? De rajouter à la double crème une autre couche de crème ? scratch
De la crème dans Massenet ? scratch A part dans Manon, il y a peu d'opéras où c'est le cas. Qu'on y trouve une certaine nudité (pourquoi pas de la pauvreté), mais de la crème ? Il y a quelque chose d'un peu confit, oui, mais ce n'est jamais gras.
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyVen 29 Oct 2010 - 10:05

DavidLeMarrec a écrit:
De la crème dans Massenet ? scratch A part dans Manon, il y a peu d'opéras où c'est le cas. Qu'on y trouve une certaine nudité (pourquoi pas de la pauvreté), mais de la crème ? Il y a quelque chose d'un peu confit, oui, mais ce n'est jamais gras.

Pfff! T'inquiètes, il ne sait pas ce qui est bon de toute façon... siffle


Louise, j'ai jamais réussi à accrocher... je trouve ça assez plat et sans relief presque... Peut-être pas la bonne version (Lott-Gorr-Blanc). Un jour je retenterai...

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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyVen 29 Oct 2010 - 10:07

DavidLeMarrec a écrit:
Cololi a écrit:
Percy Bysshe a écrit:
Massenet puccinisé

C'est possible ça ? De rajouter à la double crème une autre couche de crème ? scratch
De la crème dans Massenet ? scratch A part dans Manon, il y a peu d'opéras où c'est le cas. Qu'on y trouve une certaine nudité (pourquoi pas de la pauvreté), mais de la crème ? Il y a quelque chose d'un peu confit, oui, mais ce n'est jamais gras.

PPooooouuuurrrrquuuuoooiiii ne pas mee laisseerrr trooolllEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEErrr !

Non je plaisante, j'aimerai bien chanter "En fermant les yeux"

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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyVen 29 Oct 2010 - 10:34

Vanzo l'a bien chanté, pourquoi pas toi ? Ok, c'est un format un tout petit peu supérieur, mais c'est pas grave ça. On n'a pas besoin de Thill pour chanter Werther non plus. Very Happy
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyVen 29 Oct 2010 - 10:36

DavidLeMarrec a écrit:
Vanzo l'a bien chanté, pourquoi pas toi ? Ok, c'est un format un tout petit peu supérieur, mais c'est pas grave ça. On n'a pas besoin de Thill pour chanter Werther non plus. Very Happy

scratch scratch
Il vient faire quoi ici Werther?

Pour Des Grieux, ça me semble tout de même très léger, surtout l'air du rêve...

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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyVen 29 Oct 2010 - 10:42

Polyeucte a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Vanzo l'a bien chanté, pourquoi pas toi ? Ok, c'est un format un tout petit peu supérieur, mais c'est pas grave ça. On n'a pas besoin de Thill pour chanter Werther non plus. Very Happy

scratch scratch
Il vient faire quoi ici Werther?

Pour Des Grieux, ça me semble tout de même très léger, surtout l'air du rêve...

Effectivement "En fermant les yeux" je parlais de Des Grieux. Cet air est pas facile. Très tendu, il faut maitriser sa voix de façon assez délirante, surtout les nuances piano à faire, sinon ça tombe à l'eau.

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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyVen 29 Oct 2010 - 10:46

Cololi a écrit:
Effectivement "En fermant les yeux" je parlais de Des Grieux. Cet air est pas facile. Très tendu, il faut maitriser sa voix de façon assez délirante, surtout les nuances piano à faire, sinon ça tombe à l'eau.

Oui, tenir le souffle et les nuances, ça doit pas être facile. Mais d'un point de vue tessiture on va dire, on reste dans du léger vocalement. Techniquement, ça semble autre chose oui Confused

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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyVen 29 Oct 2010 - 10:57

Ca prouve juste que Des Grieux, j'en ai diablement rien à faire. Mr. Green
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyVen 29 Oct 2010 - 11:50

Polyeucte a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
De la crème dans Massenet ? scratch A part dans Manon, il y a peu d'opéras où c'est le cas. Qu'on y trouve une certaine nudité (pourquoi pas de la pauvreté), mais de la crème ? Il y a quelque chose d'un peu confit, oui, mais ce n'est jamais gras.

Pfff! T'inquiètes, il ne sait pas ce qui est bon de toute façon... siffle


Louise, j'ai jamais réussi à accrocher... je trouve ça assez plat et sans relief presque... Peut-être pas la bonne version (Lott-Gorr-Blanc). Un jour je retenterai...
Pour quelque chose de différent, tente Bigot ou Fournet, il y a quand même un parfum d'époque dedans. Sinon, les versions récentes, que ce soit Prêtre-Cotrubas ou Cambreling-Delunsch, c'est assez peu exaltant.
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyVen 29 Oct 2010 - 18:58

soyez patient, j'y travaille sérieusement Cool
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyLun 1 Nov 2010 - 11:31

Percy Bysshe a écrit:
Gustave Charpentier adorait Paris et la vie de tous les jours, et l'a esthétisé dans Louise, son chef d'oeuvre.
Louise est un roman musical en quatre actes. Ici, c'est la vie qui est représentée, tout simplement.
Pas de discours universels, pas de cadavres gratuits, rien de toute cette fausseté théâtrale... si ce n'est pas mieux pour autant, c'est quand même intéressant. Exclamation

Rien de franchement novateur d'un point de vue musical, on n'est pas loin d'un Massenet puccinisé, ou l'inverse.
Je redécouvre cet opéra et sa fraîcheur... drunken et c'est comme ça que je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas de fil sur le sujet, voilà donc la bienséance éditoriale de ce forum rétablie!

Mélomanes, à vous la parole! salut

Louise est un opéra sublime , j' ai longtemps était sceptique, quand on creuse l' ouvrage nous sommes comblés
La fin de l' acte I où clairement le père de Louise en veut à Paris est un bijou d' émotion.
Il est évident que Charpentier est connu essentiellement pour cette Louise
Je connaissais sa cantate Didon , par un enregistrement d' archive , je n' avais été nullement emballé
En revanche, ses mélodies avec orchestre sont exquises, notamment la Sérénade à Watteau .
Récemment , en Allemagne biensûr, Julien ( la suite de Louise) fut redonné. Le pendant est moins intéressant même si ,ici ou là, de belles pages se dessinent .( l' enregistrement circule sous le manteau)
Pour se faire une idée de Julien , on peut écouter La vie d' un poète ( version très abrégée de Julien pour faire simple " un drame symphonique ")

Un double CD était paru. On y trouvait des mélodies , La vie d' un poète , Impressions d' Italie . Enregistrement des années 30 dirigé par Charpentier .

http://www.amazon.fr/Gustave-Charpentier-Dirige/dp/B00006IIXF

Son poème symphonique Munich composé en 1911 m' intrigue, curieux d' entendre celà

Côté livres
Une biographie ancienne des années 30 Marc Delmas " Gustave Charpentier et le lyrisme français"
De la correspondance éditée par Jean Christophe Brangé.
Un Avant Scène Opéra pour Louise .
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Zémire
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyLun 1 Nov 2010 - 20:33

Polyeucte a écrit:
Louise, j'ai jamais réussi à accrocher... je trouve ça assez plat et sans relief presque... Peut-être pas la bonne version (Lott-Gorr-Blanc). Un jour je retenterai...

thumright Exactement pareil ... sauf que je n'ai aucune version de cet opéra. Je l'ai vu une fois sur scène et j'ai trouvé cela vraiment très 'banal'.
Maintenant c'était aussi peut-être une mauvaise représentation ; en tout cas, je n'ai jamais eu envie d'approfondir ... il faudrait peut-être.

Quant à la crème ... d'accord pour Puccini avec la mention double, triple ou plus si affinité mais pas chez Massenet que je trouve plutôt austère.
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joachim
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyMar 2 Nov 2010 - 11:05

IL est regrettable qu'à part Louise et les Impressions d'Italie, on ne trouve rien de Gustave Charpentier.

Comme Franchom, j'aimerais bien écouter son poème symphonique Munich.
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyLun 11 Juil 2011 - 0:20

joachim a écrit:
IL est regrettable qu'à part Louise et les Impressions d'Italie, on ne trouve rien de Gustave Charpentier.

J'ai l'impression que ce monsieur Charpentier n'est l'homme que d'une oeuvre, ça arrive Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) Spamafote

Mais quelle oeuvre ! Un petit chef-d'oeuvre ! Shocked
Debussy a certainement dû être vert de rage et de jalousie devant le succès de cette oeuvre, tellement aux antipodes de la sienne (pas encore créée) même si l'influence est la même (Wagner), mais non moins moderne pour autant...

Sur la version Prêtre que je viens d'écouter :
Du côté des interprètes on a un bon quatuor Cotrubas/Domingo/Berbié/Bacquier, les rôles secondaires sont vraiment médiocres par contre (sauf Sénéchal en Pape des fous) avec pour la plupart un très fort accent anglais. Le point fort c'est la direction de Prêtre, vraiment excellente, survoltée et très lyrique quand il le faut (apothéose du troisième acte). Prise de son moyenne en revanche. Cette oeuvre attend encore sa version de référence.
J'ai écouté sur JPC quelques extraits de la version Cambreling (Erato/Warner) : sa direction a l'air d'être lourde et pompière, le son est meilleur (c'est un live, le plancher grince souvent), Pruett m'enchante moins que Domingo : même si ce dernier a un accent assez prononcé il est plus compréhensible...
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyLun 11 Juil 2011 - 0:47

WoO a écrit:
même si l'influence est la même (Wagner), mais non moins moderne pour autant...
On ne va peut-être pas exagérer. Mr. Green Charpentier reste très en deçà de la qualité de ce wagnérisme français nondebussyste ; j'ai tendance à trouver ça moins bien que Bruneau (qui est bon, mais pas extraordinaire), et on est très, très en deçà de Lazzari.

Citation :
Cette oeuvre attend encore sa version de référence.
Tu n'aimes ni Bigot ni Fournet ? Surprised

Prêtre sonne vraiment tellement international, voire un peu gris... j'ai du mal à écouter ça.
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyLun 11 Juil 2011 - 2:21

DavidLeMarrec a écrit:
WoO a écrit:
même si l'influence est la même (Wagner), mais non moins moderne pour autant...
On ne va peut-être pas exagérer. Mr. Green Charpentier reste très en deçà de la qualité de ce wagnérisme français nondebussyste ; j'ai tendance à trouver ça moins bien que Bruneau (qui est bon, mais pas extraordinaire), et on est très, très en deçà de Lazzari.

Bruneau, pour ce que j'en connais, c'est à dire pas grand chose (juste le disque Marco Polo) est vraiment excellent. C'est d'ailleurs un scandale qu'un compositeur de cette envergure soit à ce point délaissé par les maisons d'opéra et l'industrie du disque. Concernant Lazzari, le livret de la Lépreuse est quand même bien grandiloquent et caricatural : la mère, très méchante qui distribue ses tartines empoisonnées aux enfants, on se croirait dans Blanche Neige... L'entrée dans l'âge adulte, les relations parents-enfants (avec son lot de chantage affectif), l'apologie de la vie de bohème et de l'amour hors mariage (il y avait matière à choquer les contemporains), je trouve ça très moderne moi ; et les tournures wagnériennes mises au service du quotidien le plus banal je trouve ça limite subversif.

DavidLeMarrec a écrit:
Prêtre sonne vraiment tellement international, voire un peu gris... j'ai du mal à écouter ça.
"International" et "gris" je n'ai jamais très bien compris ce que ça voulait dire mais bon... Je conçois qu'on puisse être réservé sur le casting, qui est loin d'être parfait, mais la direction de Prêtre est parfaitement idiomatique.
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyLun 11 Juil 2011 - 2:35


WoO a écrit:
Bruneau, pour ce que j'en connais, c'est à dire pas grand chose (juste le disque Marco Polo) est vraiment excellent. C'est d'ailleurs un scandale qu'un compositeur de cette envergure soit à ce point délaissé par les maisons d'opéra et l'industrie du disque.
Je ne suis vraiment pas convaincu du scandale, même s'il est assurément dommage qu'on ne le joue pas en sacrifiant, disons, une Butterfly sur trois. Alagna nous fera bien l'Attaque du Moulin un jour ou l'autre.

Citation :
Concernant Lazzari, le livret de la Lépreuse est quand même très grandiloquent et caricatural : la mère, très méchante qui distribue ses tartines empoisonnées aux enfants, on se croirait dans Blanche Neige...
On peut discuter du livret si on veut... mais la langue de Bataille est quand même très belle et pertinente pour son sujet, et l'inclusion des éléments de gwerziou traditionnels m'ont vraiment épaté.
Par rapport au prosaïsme affiché de Louise, qui paraît un néoréaliste italien... Mr. Green

Mais en l'occurrence, je parlais de la musique. Smile

Citation :
et les tournures wagnériennes mises au service du quotidien le plus banal je trouve ça limite subversif hehe
C'est davantage l'aspect massif de l'orchestre qu'il a hérité de Wagner qu'une gestion virtuose du motif récurrent. siffle

Citation :
"International" et "gris" je n'ai jamais très bien compris ce que ça voulait dire mais bon...
Ca tombe bien, je suis là et je vais t'expliquer.

International, ça fait référence au style majoritaire, et donc pas au style français. Si tu prends Domingo : il articule peu, il chante assez en arrière, il exalte le lyrisme de ses lignes au détriment de leur contour ; bref, il chante ça comme on voudrait entendre du Bellini ou Verdi, avec de la longueur de souffle, de l'homogénéité de timbre, de l'éclat... mais absolument pas avec la clarté et les moirures qu'on attendrait dans un style plus français.

Gris, c'est plus subjectif, mais d'une façon générale, si on entend peu les vents, si l'orchestre paraît opaque, ça sonnera moins coloré. C'est dû à la partition aussi, c'est vrai.

Citation :
Je conçois qu'on puisse être réservé sur le casting, qui est loin d'être parfait, mais la direction de Prêtre est parfaitement idiomatique.
Je ne la trouve pas fabuleuse non plus : c'est très cursif, ça va de l'avant sans réellement faire chanter ni mettre en valeur la structure. Mais ce n'est pas dénué de qualités pour autant, il y a une certaine évidence. Prêtre quoi.
Evidemment, si tu compares à Cambreling ici, ce n'est plus Prêtre mais Dieu sur terre.
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyLun 11 Juil 2011 - 11:44

DavidLeMarrec a écrit:
WoO a écrit:
Cette oeuvre attend encore sa version de référence.
Tu n'aimes ni Bigot ni Fournet ? Surprised

Prêtre sonne vraiment tellement international, voire un peu gris... j'ai du mal à écouter ça.
Bigot est quand même difficilement comparable avec Prêtre, il en manque plus de la moitié... Ceci-dit les restaurateurs ont fait un excellent travail, l'enregistrement date de 1935 (le compositeur avait donné son accord pour les coupes), mais l'orchestre passe quand même au second plan. La diction est meilleure c'est certain mais je ne trouve pas l'ensemble plus intense pour autant et je n'aime pas la Louise de Ninon Vallin.

Fournet je ne connais pas mais je viens de commander le disque en médiathèque.
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyLun 11 Juil 2011 - 11:57

Justement, il en manque la moitié et c'est bien joué, donc le temps passe PLUS de deux fois plus vite. Very Happy
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyMer 13 Juil 2011 - 16:34

J'avais vu juste :

    Il me semble qu'il était nécessaire que cette oeuvre fut faite, représentée, acclamée. Elle sert trop bien le besoin de basse beauté et d'art imbécile dont tant de gens se réclament...
    Remarques-tu que ce Charpentier prend les "cris de Paris" qui sont délicieux de pittoresque humain, et comme un sale prix de Rome, il en fait des cantilènes chlorotiques, sous des harmonies dont je dirai qu'elles sont parasites, pour être poli. Mais, sacré mâtin, c’est mille fois plus conventionnel que Les Huguenots, tout en employant, sans en avoir l’air, les mêmes moyens ! Et on appelle cela de la Vie ! Ciel de Dieu, j’aime mieux mourir tout de suite. – Ce sont des sensations qui sentent cette « gueule de bois » particulière au « vingtième demi »... C’est la sentimentalité du Monsieur qui, rentrant chez lui vers 4h du matin, s’attendrit sur les balayeuses et les chiffonniers – et cet homme se figure qu’il pourra enregistrer l’âme des pauvres gens !!! C’est tellement bête que c’en est attendrissant.
    Naturellement Monsieur Mendès y redécouvre Wagner, et Monsieur Bruneau y magnifie Zola. Total : une œuvre bien française. – Il y a certainement une erreur dans l’addition. – Tout cela, en somme, est plus bête que méchant ; seulement les gens n’aiment pas beaucoup la beauté parce que c’est gênant, puis ça ne s’adapte pas à leur vilaines petites âmes ; avec beaucoup d’œuvres comme Louise, toute espèce de tentative pour les tirer hors de la boue avortera.

Lettre de Debussy à Pierre Louÿs, mardi 6 février 1900


Dernière édition par WoO le Sam 16 Juil 2011 - 12:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyMer 13 Juil 2011 - 17:43

Je suis assez d'accord sur ce qu'il dit des mauvaises raisons de vanter Charpentier - le côté "Zola" ou "authentique Paris", c'est vraiment du faux-nez.
Ensuite, lorsqu'il compare ça à Meyerbeer, il est tout à fait conscient d'être de mauvaise foi, le langage de Charpentier est beaucoup plus avancé que cela, et il l'entend et le lit sans nul doute encore mieux que moi.

Les jugements de valeurs sont juste là parce que lui qui est dans la veine "idéaliste", "symboliste", "impressionniste", le réalisme sordide est bien évidemment une faiblesse. C'est assez logique tout ça.
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyDim 11 Sep 2011 - 10:00

Le prochain volume de cantates pour le Prix de Rome chez Glossa sera consacré à Charpentier. Dans les oeuvres jouées il y aura "Impressions d'Italie" et "La Vie du poète". Richter et Buet seront encore présents dans la distribution.
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyDim 11 Sep 2011 - 19:25

Merci pour l'info!! Very Happy
Au moins, on sait que ça continue! (même si j'aurais bien aimé quelqu'une d'autre que Charpentier... mais ça me fera peut-être changer d'avis!)

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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyDim 30 Oct 2011 - 17:52

Article très détaillé à l'occasion de la parution du volume "Gustave Charpentier et le Prix de Rome" (Glossa) le 10 novembre prochain :

http://www.classiquenews.com/ecouter/lire_article.aspx?article=5109&identifiant=201110260IUXGU78OTEFWYR5H87A2OF53

Au programme de ce double album :

- La Fête des myrtes (1887)
- Didon, cantate pour le prix de Rome (1887)
- La Vie du poète, symphonie drame pour solistes et choeur (1888)
- Impressions d'Italie, symphonie pittoresque (1889)

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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyDim 30 Oct 2011 - 18:44

Vive Glossa, mais je préviens tout de même : Didon, c'est très mauvais (presque drôle tellement c'est raté), et la Vie du poète, agréable mais pas génial pour autant.

Peut-être que le reste, qui sont des oeuvres que je n'ai pas entendues à ce jour, est excellent. (hum)

Mais c'est salutaire de faire ce travail, je souhaitais depuis longtemps qu'un label le fasse, même si c'est mauvais, c'est une documentation inestimable ! Et jusqu'à présent, les volumes étaient réellement intéressants musicalement.
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyDim 30 Oct 2011 - 22:21

DavidLeMarrec a écrit:
Vive Glossa, mais je préviens tout de même : Didon, c'est très mauvais (presque drôle tellement c'est raté)
Bah, c'est une cantate du Prix de Rome...
Et là c'est l'occasion d'entendre autre chose qu'une réduction pour piano.
Même chose pour La Vie du Poète qui date de la même période que le début de Louise :

Citation :
La Vie du Poète, symphonie-drame avec chœurs en trois actes et quatre tableaux composée sur un poème écrit par Gustave Charpentier lui-même, fut le deuxième envoi de Rome du compositeur, en 1888-89. Donnée en concert en 1892, elle obtint un franc succès, puis tomba peu à peu dans l’oubli. [...]

Au premier acte, un court prélude en la majeur intitulé Enthousiasme mène à la première scène, Recueillement. Le chœur des voix intérieures dialogue avec le Poète (ténor), jusqu’à la scène 2, Incantation, qui décrit la montée de l’inspiration (« viens flamme divine ») menant à la troisième partie conclusive Au pays du rêve (« voix de mon âme, splendeur qui m’illumine, ô vérité »), où se mêlent soliste, chœur, orchestre et timbres de cloche.

Le second acte, intitulé Doutes, est sensiblement plus court (l’œuvre dure une cinquantaine de minutes). La première partie, Nuit splendide fait appel au chœur (les voix de la nuit), dont certaines parties sont à bouche fermée, et décrit les bruits d’un soir loin de la ville. Les voix de la nuit sont rejointes par le ténor dans la deuxième partie, Le Poète, la Nuit, qui s’interroge sur son inspiration et son destin « Que me réserves-tu, Nuit ? » Un solo de flûte semble apporter un début de consolation au Poète, mais très vite, quelques accords chagrinés de l’orchestre semblent signifier que le doute et la désolation seront les seuls compagnons de l’artiste.

Le troisième acte Impuissance, débute par un long prélude symphonique, dont un des thèmes sera repris dans Julien. Commence alors le chœur des voix de la malédiction, interrompues par le Poète : « Vainement l’homme souffre et pleure, tout rayon divin n’est qu’un leurre ! ». Le dernier tableau se déroule à Montmartre et porte comme sous titre : Ivresse. La scène 1, Le Poète seul, décrit l’ambiance d’une fête foraine où se mêlent en contrepoint thèmes populaires et thèmes savants. Les voix d’autrefois rappellent par bribes les propos des voix intérieures de l’acte 1 et des voix de la nuit de l’acte 2, tour à tour apaisantes ou désolées. Pendant le bal populaire, l’artiste rencontre la Fille (dernière scène, Le Poète, la Fille) qui ne dira pas un mot, se contentant de rire, hurler, ou de s’exprimer par onomatopées. Est-ce l’aboutissement de la poursuite de l’idéal ? Le final du premier acte reparaît, chanté par les voix de demain. Est-ce au contraire le triomphe de la déchéance ? Les derniers mots du Poète à la Fille, être entièrement animal, sont : « Vide, avide, et livide, jusques au fond, sèves et rêves, cœurs…et pleurs ! »

Source : http://www.resmusica.com/2006/07/27/gustave-charpentier/
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyDim 30 Oct 2011 - 22:26

WoO a écrit:
Bah, c'est une cantate du Prix de Rome...
Thomas, Debussy, Laparra, Ravel, d'Ollone, Boulanger en ont écrit de remarquables !

Citation :
Et là c'est l'occasion d'entendre autre chose qu'une réduction pour piano.
Ca ne changera pas la ligne mélodique ni les harmonies...
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyVen 4 Nov 2011 - 0:01

Reportage vidéo sur la Didon de Charpentier : http://www.classiquenews.com/voir/lire_article.aspx?article=5121&identifiant=20111030F7VB9DGI7F1SBCN2KNV6YLXHZ

Avec les témoignages de Hervé Niquet, Manon Feubel (Didon) et du musicologue Benoît Dratwicki :

    "J'ai eu l'occasion de travailler, en préparant ce concert sur Didon, de manière analytique et il s'avère que Charpentier est peut-être le seul Prix de Rome - en tous cas à cette époque - à avoir compris la notion de leitmotiv. Didon est complètement irriguée de bout en bout des motifs de Didon, d'Enée et d'un troisième motif, celui de la menace, qui intervient de manière extrêmement contourné dans dans le duo d'amour. Charpentier a réussi là à appliquer les principes wagnériens du leitmotiv de manière spectaculaire, en croisant notamment deux thèmes : ceux de Didon et d'Enée, qui n'ont de sens que lorsqu'ils sont enlacés l'un à l'autre, et qu'il s'amuse ensuite à séparer. La cantate est doublement intéressante parce que d'une part elle pose des climats, des couleurs orchestrales, des harmonies assez particulièrement "chargés" dans le duo d'amour, dans l'air de Didon, qui sont autonomes et qui correspondent aux moments où le personnage s'exprime ; mais de manière beaucoup plus intéressante sur l'ensemble de la cantate il y a une irrigation par leitmotiv qui construit psychologiquement quelque chose d'extrêmement compliqué. [...] C'est un autre grand principe wagnérien d'imaginer, de concevoir le chant à l'orchestre, donc ici les lignes complètes de mélodie sont données aux violons, aux instruments à vent, et la voix se greffe en fonction du texte qu'elle a à déclamer sur les parties les plus intéressantes de la mélodie. On trouve ça de manière tout à fait formidable dans Werther de Massenet, pour parler de musique française, et ici Charpentier est vraiment à l'écoute de cette modernité d'écriture vocale, qui est celle de Wagner."
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptyVen 4 Nov 2011 - 9:09

Merci! Very Happy
Sortie prévue le 10 Novembre...

Encore une victoire de Glossa! hehe Vite vite!! Un autre Very Happy Very Happy

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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptySam 5 Nov 2011 - 19:49

Après écoute du disque (Didon seulement, mais deux fois) :

1) Ca gagne beaucoup à l'orchestration sur la partition piano, c'est remarquablement orchestré. Et splendidement dirigé par Niquet (le Brussels PO, ce n'est pas rien non plus).

2) Ce n'est pas génial, il y a des moments de faiblesse :
- l'entrée d'Anchise, très plate mélodiquement (ce n'est pas parce qu'on fait des aigus qu'il y a une mélodie) ;
- la mort de Didon, plutôt banale.

3) En revanche, l'air d'entrée de Didon et le duo d'amour tristano-verdien sont très beaux, ainsi que les évocations en sourdine du motif du devoir (assez plates dans les tutti, mais très touchantes lorsqu'elles sont allusives).

4) Il y a des trouvailles assez sympathiques dans le livret - beaucoup de parentés avec celui d'Alyssa pour le prix de 1903. Notamment la reprise de la dernière parole de Didon par Enée s'éloignant.

5) Au total, ça ressemble beaucoup à du sous-Fervaal (proche du Prélude du I, par exemple !)... et ça sonne remarquablement, tout de même. Très négatif lorsque j'avais découvert ça (pas dans les meilleures conditions sonores), partagé lors de ma première écoute de ce disque, et finalement vraiment séduit à la deuxième.
Disons que ce qui est un peu plat sur la partition sonne vraiment bien, en si on ne la regarde pas.

Les voix de Feubel et Dran s'accordent remarquablement, en plus (lui un peu rêche, elle assez flottante, ça donne de superbes octaves).

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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptySam 5 Nov 2011 - 20:11

Concernant les Impressions d'Italie, c'est très amusant, vraiment de la carte postale, mais plus aboutie que Ketèlbey.

Je pressens que WoO devrait adorer. Surprised
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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptySam 5 Nov 2011 - 20:31

Du "sous Fervaal"? drunken

Bon, je sais ce que je fais le 10 novembre moi! Mr.Red

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MessageSujet: Re: Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956)   Gustave Charpentier: la joie de vivre à l'Opéra (1860-1956) EmptySam 5 Nov 2011 - 20:34

Oui, il y a un peu de ça, du wagnérisme digéré de façon plus lyrique. On est très loin des sommets de Fervaal, mais on y retrouve assez certaines couleurs orchestrales, et puis ces emprunts sauvages à Tristan (moins sublimés, certes).
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