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 la quatrième symphonie de Chostakovitch

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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Mer 16 Juin 2010 - 23:03

alexandreg a écrit:
Cololi a écrit:


Il essaye simplement d'enrôler des troupes ^^.

Mais j'ai essayé la 5° ... franchement ça ne me séduit pas du tout.
Faudra bien que j'insiste un jour ... mais bon ...
Oui mais la 4e ça n'est pas du tout la même chose. La forme est extrêmement développée (d'ailleurs j'ai toujours du mal à comprendre ce I.). Et il n'y pas la distanciation et l'ironie que l'on entend si souvent chez Chostakovitch par la suite. L'orchestre est parfois en fusion (le climax du I. aux environs des 4' Shocked Shocked ), c'est incroyable de puissance, le son est très métallisé. Et la partie de percussions est génialement écrite.

Alexendreg a vu très juste:Kegue et Cololi, foncez sur la 4ème vous m'en direz des nouvelles!!! thumleft
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Mer 16 Juin 2010 - 23:04

Moi j'aime pas la 4 (trop de négativité), mais j'aime bien la 5, mon côté grand public sans doute. Very Happy
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Sam 20 Oct 2012 - 1:19

Si ça peut intéresser quelqu'un, voilà un parcours d'écoute du deuxième mouvement, osant une modeste description. N'hésitez pas à dénoncer les erreurs ou inexactitudes que vous rencontrerez dans ces lignes. Embarassed

Les minutages renvoient à l'enregistrement de Marriss Jansons avec l'Orchestre symphonique de la Radio bavaroise (emi).

*******************************************************************************************************************************
Après l'éreintant psychodrame qu'a déployé le gigantesque premier mouvement pendant une demi-heure, ce Moderato médian constitue un interlude concis au sein de cette Symphonie n°4. L'esprit se veut aussi ludique qu'étrange, tout à tour lunatique ou grotesque. Bref plutôt mahlérien. Et typiquement chostakovien quand le sarcasme se mêle intimement à l'absurde.
Hormis quelques saillies, la dynamique se maintient dans un registre feutré qui ne recourt jamais au plein effectif du tutti.
Articulé sur un rythme ternaire 3/8, le tempo reste constant (croche à 144), ce qui établirait arithmétiquement une durée théorique de huit minutes vingt-quatre.

La structure binaire répond à une alternance A - B - A' - B' - A" :

PARTIE A
Les altos introduisent sotto voce le thème principal formé de deux sections.
La première (nommons-la « a ») semble une mystérieuse épigramme : deux groupes de quatre notes scandées trois brèves & une longue.
Fa-ré-fa-laaa / fa-ré-fa-soool : un intervalle de tierce mineure (celui que cultive Debussy au début de La Fille aux cheveux de lin), qui chute d'abord en sixte puis en septième, mineures également.
La seconde (0'06-0'20, nommons-la « b ») s'élance en une phrase ascendante, rapide, mélismatique. Les autres cordes viennent progressivement tramer le retour de la section a, exposée maintenant aux violons 2 (0'31-) puis, après un bref crescendo, aux violoncelles et contrebasses (0'49-).
Les bois font leur entrée par la clarinette piccolo (0'57) qui chantonne b, bientôt contrepointée de promptes figurations au basson. Un hautbois caquète obstinément un mi (1'16) , entrecoupé par quatre acides glissandi aigus des violons. Une autoritaire intimation des cordes converge symétriquement (1'26). S'en échappent des moqueries de piccolo et xylophone, avant que la clarinette ne reprenne à son compte la section a (1'37-).
Des sonneries de trompettes bouchées resserrent les rangs (1'56-2'10), a rugit en strette aux trombones. Le tuba puis les cors y joignent leurs mugissements.
Des pizzicati à l'unisson excitent une tournoyante envolée des clarinettes (2'10), qui absorbe graduellement les autres bois et cuivres en crescendo. La tension culmine et débouche abruptement sur la...

PARTIE B
Ré-fa# assénés aux timbales, un trémolo grave des clarinettes signalent un changement de décor.
Entre 2'35-2'55, les violons exposent à découvert une nouvelle mélodie (désignons-la « B »), de profil descendant apparenté à la section a qu'elle semble gloser. Cette paraphrase est scandée par l'accentuation anapestique aux violoncelles (ut grave : deux double-croches, une noire), puis se décline (altérée et abrégée) sur le même tracé rythmique, étoffé par altos et contrebasses (2'55-3'06).
Un cor solo reprend B, enluminé par piccolo et flûte (2'56-3'20). Piccolos, flûtes et basson par paires en répètent successivement des fragments à la quinte (3'25-3'37).
Une vigoureuse scansion émanée des basses (3'37-3'49) entraîne un passage véhément où le thème se distord à divers pupitres, avant que trois notes frappées aux timbales n'achèvent ces grimaces, en nous amenant à la...

PARTIE A'
Elle reprend en fugue les sections a et b, d'abord entendues aux violons (3'58-), aux violoncelles (4'28-), aux altos (4'47-), puis s'enlacent en contrepoint de plus en plus pressant.
Violoncelles et contrebasses martèlent a en crescendo opiniâtre (5'58) : cette obstination annonce le transfert du fugato aux bois (6'05-), dans l'ordre suivant : piccolo, flûte, clarinette, clarinette basse. Ces instruments ourdissent une polyphonie étroite, finalement augmentée par tous les bois, qui appelle un retour de la...

PARTIE B'
Le thème B fait irruption (6'48), clamé par quatre cors, scandé par l'anapeste des bois à l'unisson, puis par les cordes dans le registre grave (7'07-) tandis que hautbois et clarinette superposent un contrechant puissant et capiteux.
Advient une autre exploitation polyphonique (7'41-), acclamée par piccolo, flûtes, hautbois, clarinette piccolo ; épaulée par contrebasses, tuba, contrebasson en valeur longue ; festonnée par cors et clarinettes basses en double-croches.
L'intensité du climax décroît tandis que le basson solo marmonne un souvenir du même B (8'03-8'14) qui cède soudain place à une rémanence onirique de la première partie :

PARTIE A"
On rencontre deux principaux types d'ostinatos dans la musique de Chostakovitch. Ceux qui caricaturent l'acharnement d'une violence aveugle : l'épisode de l'invasion battu par les tambours dans le premier mouvement de la Symphonie n°7, la toccata à 2/2 du troisième de la n°8, les assauts de percussions qui déferlent pour illustrer la répression tsariste face au Palais d'hiver dans la n°11...
Et ceux qui symbolisent une cinématique dérisoire : exutoire trivial et mécanique d'une condition brimée, une chorégraphie d'automates comme à la fin du Concerto pour violoncelle n°2 ou de la Symphonie n°15.
Ce qu'on entend maintenant (8'14) se rattache plutôt à cette seconde catégorie. Un obsédant cliquetis de percussions ligneuses (caisse claire, castagnettes, wood-block), trois notes arpégées que pincent les contrebasses, un ré extrême-grave qui résonne sourdement de la harpe... Que cela signifie-t-il ? Un télégraphe enrayé ? Un tic-tac d'outre-tombe ? Un ruissellement caverneux ? Le trot claudiquant d'un cheval ? Un grondement de cavitation sous-marine ? Face au Cleveland Orchestra avec lequel il préparait cette oeuvre, Gennadi Rojdestvenski soumettait une surprenante hypothèse : on dirait le tapotement d'un prisonnier sur la tubulure du chauffage pour communiquer avec les détenus d'autres cellules...
A chaque mesure, cette spirale d'horlogerie engrène une bourdonnante évocation du thème A que les violons murmurent dans un frémissant trémolo de triple-croches. Comme une rengaine qui s'insinue irrésistiblement dans une arrière-conscience.
Une furtive réapparition des quatre notes monogrammatiques de la section a s'exhale à la flûte (8'39) et se suspend dans un abrasif flatterzunge. Un ultime sursaut effleuré au xylophone marque la fin de cette insolite ambiance, digne d'un surréaliste tableau peint par Giorgio de Chirico.
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Sam 20 Oct 2012 - 23:21

Passionnant!!! cool-blue

Si tu pouvais faire pareil avec les 2 autres mouvements ce serait génial! sunny
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Sam 20 Oct 2012 - 23:27

arnaud bellemontagne a écrit:
Passionnant!!! cool-blue
Si tu pouvais faire pareil avec les 2 autres mouvements ce serait génial! sunny
Merci Smile
Pour le troisième mouvement, j'ai déjà un texte mais très long et décousu. Je dois le remanier.
Pour le premier, je manque de courage... pig


Dernière édition par Mélomaniac le Sam 20 Oct 2012 - 23:29, édité 1 fois
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Zeno
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Sam 20 Oct 2012 - 23:28

Oui, tu pourrais aussi faire celles de Haydn, Mozart, Beethoven... bref, jusqu'à Henze, pour demain à l'heure du thé ?
Laisse tomber Chausson si tu manques de temps, je ne voudrais pas que tu tombes dans les pommes non plus. pig
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Sam 20 Oct 2012 - 23:31

Zeno a écrit:
Oui, tu pourrais aussi faire celles de Haydn, Mozart, Beethoven... bref, jusqu'à Henze, pour demain à l'heure du thé ?
Laisse tomber Chausson si tu manques de temps, je ne voudrais pas que tu tombes dans les pommes non plus. pig
hehe
Oué, et Chausson c'est pas de la tarte...


Dernière édition par Mélomaniac le Dim 21 Oct 2012 - 11:07, édité 2 fois
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Zeno
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Sam 20 Oct 2012 - 23:37

Je ne me moquais pas.
Enfin si, mais certainement pas comme ton post semble le supposer.
Sin-cè-re-ment. mains
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Dim 21 Oct 2012 - 16:23

J'ai un texte déjà ébauché pour le descriptif du troisième mouvement, mais ça nécessite élagage, relecture et surtout avis extérieur...

Dans l'état actuel, j'en ai un peu honte pour le publier ici.

Appel à volontaire : cherche quelqu'un à qui envoyer mon papier par message privé. Bonne plume qui connaisse l'oeuvre, qui puisse apporter un regard sur l'analyse musicale, et qui ne soit pas effrayé de mettre un peu d'ordre dans les idées et de clarté dans ma prose.
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vinclec
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Ven 26 Oct 2012 - 17:56

Alex, merci pour cet impressionnant message qui a initié cette passionnante discussion au moins aussi longue que la symphonie en question. Impressionnant !!!

Je suis fan de la première heure de la 4ème Sie (bien que je lui préfère parfois les 8ème et 10ème du même compositeur, disons... mmh... plus "équilibrées"). Une phrase toutefois a attiré mon attention dans ton post de 2006 (premier message de ce Sujet) : "Dans la quatrième symphonie de Chosta (...) contrairement au Mahler de la troisième symphonie, la composition ne perd jamais de vue son objet et aucune digression ne s'y fait gratuite."

Je ne suis pas tout à fait d'accord: c'est une question de goût personnel, mais il me semble que la 4ème de Chosta fait beaucoup de digressions "gratuites" en particulier dans les mouvements 2 et 3, mais ce sont précisément ces digressions/irruptions/éruptions qui en font l'intérêt, la trame, la philosophie... C'est une musique du surgissement, de l'improvisation contrôlée, cela fonctionne presque par "clusters", là où Mahler procède par un lent et puissant développement d'une complexité insondable.

La 3ème de Mahler, qui est certes un peu longue dans son ensemble, ne contient selon moi aucune digression "gratuite", mais au contraire une subtilité complexe et sensuelle que Chosta n'atteint que rarement. Il faut l'écouter mouvement par mouvement : chacun de ses mouvements est un chef d'oeuvre méconnu. Et il y a au moins autant d'invention et d'audace dans cette Troisième de Mahler que dans la 4ème de Chosta !!

Je pense aussi qu'il faut relativiser le "Staline vs. Chosta". L'une des raisons pour laquelle la 4ème n'a pas été jouée juste après sa composition est que, comme tu l'as écris toi même, "Chostakovitch a longtemps hésité sur la valeur de son oeuvre". Les relations entre le régime et Chosta étaient très ambiguës. N'oublions pas que peu après sa quatrième Chosta composait en l'honneur de Staline une cinquième triomphale !

Pour conclure: tu écris "la quatrième symphonie demeure peut-être le plus grand chef d'oeuvre symphonique de l'histoire, aux côté de la deuxième de Mahler et de la cinquième ou septième de Sibelius.", et bien je vois qu'on a absolument les mêmes goûts ! ! !

Enfin, dernière minute, je suis en train d'écouter le 3ème symphonie de Krzysztof Penderecki, et j'y vois des citations criantes de Chosta (3ème mouvement), voire même de la 4ème ! Simple écho ou hommage ?

Vinc
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Sam 27 Oct 2012 - 19:57

vinclec a écrit:


Je ne suis pas tout à fait d'accord: c'est une question de goût personnel, mais il me semble que la 4ème de Chosta fait beaucoup de digressions "gratuites" en particulier dans les mouvements 2 et 3
c'est ton opinion

Citation :
Je pense aussi qu'il faut relativiser le "Staline vs. Chosta". L'une des raisons pour laquelle la 4ème n'a pas été jouée juste après sa composition est que, comme tu l'as écris toi même, "Chostakovitch a longtemps hésité sur la valeur de son oeuvre".
Absolument faux, DSCH n'a pas douté un seul instant de sa valeur.
Citation :
N'oublions pas que peu après sa quatrième Chosta composait en l'honneur de Staline une cinquième triomphale !
Plus que faux, contresens total, scandale absolu!
Chostakovitch n'a jamais rien composé en l'honneur de Staline, contrairement à prokofiev, Katchaturian et quelques autres. C'est regrettable, mais c'est un fait! tongue

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Zeno
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Sam 27 Oct 2012 - 21:47

Sud a totalement raison. Voir en la Vème un hymne à Staline, autant écouter Les Lieder de Schubert en pensant que ce sont des romances pour jeunes filles.
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vinclec
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Dim 28 Oct 2012 - 14:24

Certes Chosta été farouchement opposé au régime mais il a quand même signé de nombreuses musiques de films de propagande soviétique, donc toute la musique du film "La chute de Berlin" (1950) qui est l'archétype du film de propagande faisant une apologie totale de Staline et exagérant son rôle dans la résolution de la guerre.

D'ailleurs j'ai écouté de nombreuses fois cette partition méconnue (tapez The Fall of Berlin sur Amazon), c'est assez intéressant pour l'orchestration et certaines atmosphères mais on est à cent mille milliards de kilomètres de son cycle symphonique, bien sûr !!

Je voulais simplement dire que le mythe "Staline vs. Chosta" est à relativiser. N'oublions pas qu'il a reçu en grande pompe le Prix Staline pour sa septième symphonie... Et le Prix Lénine, plusieurs fois... Et même le titre de "héros du travail socialiste" ! Tout cela en étant globalement opposé au régime, bien sûr.

Enfin, ce qui concerne la 5ème, Chosta a lui même écrit dans le journal officiel du Parti que sa cinquième était une "réponse" aux "critiques justifiées" du Parti vis à vis de sa musique... Mais bien sûr c'était une feinte de sa part, pour pouvoir continuer à composer... Mais je n'ai jamais dit qu'il s'agissait d'un "hymne à Staline" ?!

V
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Zeno
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Dim 28 Oct 2012 - 14:29

Chosta a sauvé sa peau, c'était un exploit. Quand on voit tous ceux qui ont disparu, ne serait-ce que parmi ses proches...
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vinclec
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Dim 28 Oct 2012 - 14:32

[quote="sud273"]
vinclec a écrit:


Chostakovitch n'a jamais rien composé en l'honneur de Staline,


Ben, le Chant des Forêts (1949) fait son apologie, musique héroïque qui le qualifie de Grand Jardinier (au sens de Grand Leader), en réaction à quoi Staline, flatté, a nommé Chosta député !!! Relisez vos biographies.
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Lun 29 Oct 2012 - 11:40

c'est encore une fois faux: la candidature de Chostakovitch pour l'élection au Parti a été annoncée en 1960 pat la Pravda, et c'était une manoeuvre destinée à le discréditer et à le brouiller avec les autres artistes.
La version originale du chant des forêts contient bien quelques vers sur le Grand Jardinier (supprimés après la mort de Staline) mais l'ensemble vise à célébrer la liberté artistique, en réponse au jdanovisme -toujours la double attitude DSCH qui composait en même temps les mélodies juives.
Je ne sais pas quelle biographie tu lis, mais ce n'est sans doute pas la bonne....
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Lun 4 Fév 2013 - 20:16

vinclec, in Playlist du 04 02 2013, a écrit:
Vinocuakosecomeakikinsky a écrit:
Symphonie n° 4 bis de Chosta ??? Argh ! Mais où trouves-tu donc toutes ces perles ?!

J'espère ne pas te décevoir, mais ce n'est pas son nom officiel. Il s'agit de cinq "fragments" symphoniques (fragments parfaitement entiers, du reste), que Chostakovitch a écrit en plein milieu de l'écriture de sa mythique quatrième... C'est, ce qui me concerne, l'un des trucs les plus démentiels que j'ai écouté récemment, non pas pour le contenu, mais pour le contenant. Chostakovitch était donc en train d'écrire sa Quatrième sous le coup de la censure, et, en sachant qu'elle ne serait pas jouée, il en fit l'une de ses partitions les plus personnelles... Or, en plein milieu de cette activité créatrice, Chosta s'arrête et réunit 5 "fragments" qu'il a composé en même temps, sans que l'on ne sache vraiment à quoi ils étaient destinés, il les compile, leur donne un titre, "5 fragments pour orchestres", et même un numéro d'opus (42), et les conserve soigneusement sans jamais cependant y revenir... C'est une sorte d'O.M.N.I. total ! ! ! Et, sur le plan conceptuel, c'est une véritable Inachevée achevée (puisque c'est à la mode d'écrire de l'inachevé)...

Cela s'appelle donc "Five Fragments" et ça dure près de 15 minutes (?).

Le mouvement lent est particulièrement pur, il fait penser à Sibelius (si, si !), les autres fragments sonnent plus comme du Chosta typique, mais plus libre.

A cela s'ajoute le "premier début" de la quatrième symphonie de Chosta, d'environ 6 / 7 minutes, composé avant qu'il ne décide de tout recommencer à zéro et d'entamer sa Quatrième d'une manière diamétralement opposée. Très sympathique aussi...

J'avais découvert cet opus 42 dans l'interprétation de Vladimir Ashkenazy / Royal Philharmonic (Decca).
A mon humble avis, y a pas de quoi se relever la nuit.
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vinclec
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Lun 4 Fév 2013 - 20:28

Mélomaniac a écrit:
J'avais découvert cet opus 42 dans l'interprétation de Vladimir Ashkenazy / Royal Philharmonic (Decca).
A mon humble avis, y a pas de quoi se relever la nuit.

Non ! Si ! Mais du moins, il y a de quoi ne pas se coucher !!!
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Ven 2 Aoû 2013 - 2:37



Voilà un parcours d'écoute du troisième mouvement, osant une modeste description. N'hésitez pas à dénoncer les erreurs ou inexactitudes que vous rencontrerez dans ces lignes. Embarassed

Les minutages renvoient à l'enregistrement de Marriss Jansons avec l'Orchestre symphonique de la Radio bavaroise (emi).

*******************************************************************************************************************************
Ce vaste troisième mouvement (presque une demi-heure) scénographie une succession d'épisodes contrastés où l'on peut tenter de déceler, comme dans les deux précédents, une structure A-B-A'-B'-A"
Toutefois, A & A' / B & B' partagent une communauté d'esprit plutôt que de contenu thématique.

La PARTIE A est notée Largo (4/4, noire à 69)

...ce qui permet une lente procession, comme un hommage aux Trauermarsch mahlériennes. Mais le climat funèbre se mêle ici à un ton ironique.
Timbales et contrebasses induisent un balancement (ut-fa#) qui recueille la déploration du basson, bientôt rejointe par la clarinette basse : désignons cette mélodie par « a1 ». Observons-y d'emblée les trois premières notes (do, ré, mi bémol) car elles exerceront une fonction capitale dans tout ce Finale.
Epaulé par le contrebasson, un second basson se joint au convoi et répète ce thème avec son compère (0'49-).
Les trois notes liminaires sont maintenant écartelées par le hautbois (0'57-) : do-fa-si, soit un intervalle de septième majeure qui jouera un rôle prépondérant dans la Coda. Désignons par « a2 » cette idée.
Ce sont maintenant deux clarinettes qui reprennent les trois notes d'incipit (1'28) et invitent la flûte à dérouler sa propre variante de la complainte, amorcée par un autre intervalle de septième (fa-si bémol-mi).
Violoncelles et contrebasses reprennent le thème introductif (1'51), brodé par le piccolo.

Les violons en sourdine esquissent une transition vers un « thème b » (2'10), énoncé par deux clarinettes, puis façonnent avec les altos un vigoureux ruban de double-croches (2'40-2'55) qui propage la marche funèbre aux cuivres, précédée par un roulement de caisse claire. La tierce mineure ascendante de a1 devient descendante dans le motif (do-si-la) clamé par les trompettes, qui redisent ensuite b à découvert (3'09-).
Un crescendo aboutit à un tutti fff où les cuivres portent a1 en triomphe (3'25-).
Ce climax se délite rapidement par une douce figuration qu'effilochent violons 2 et altos, sur laquelle les violons 1 déploient une mélodie dérivée du matériel thématique principal.
Soudain : bassons et contrebasson marmonnent l'incipit sur lequel hautbois puis clarinette viennent tramer en canon (4'30).
Contrebasses et timbales réintroduisent le balancement initial (5'18) pour accompagner le retour de a1 aux violoncelles. Mais cette mélopée s'interrompt par un signal d'alarme (5'28) engrené crescendo, alternativement par deux hautbois, augmentés des clarinettes à (5'55). Des interjections raclées aux violoncelles et contrebasses aiguisent ce climat d'urgence. Quand flûte et piccolo amplifient cette stridente sirène (6'05), on attend l'imminence d'un événement. En effet, une prompte descente arpégée aux violons et altos nous propulse dans un tournoyant...

... Allegro (PARTIE B, 6'12-)

Les deux dernières notes (mi-ut#) de la chute arpégée activent une véloce toccata à 3/4 (blanche pointée à 84 souhaitée pour le tempo). Cet intervalle de tierce mineure (encore un !) va amorcer diverses attaques au sein d'un contrepoint serré qu'ourdissent les cordes. On retrouvera ce type d'ostinato dans le troisième mouvement de la Symphonie n°8, le deuxième de la n°11...
Un palier est atteint (6'58) : un bref unisson grave des cordes (scandé par cors, hautbois et clarinettes) s'enivre de triolets aigus aux violons 1 et piccolo (7'01-7'06). Une ascension des trombones puis des cors confie le sardonique scherzo aux bois (7'10-). Puis l'on atteint un nouveau palier (7'18) : flûtes, hautbois, clarinette piccolo hurlent une série de triolets auxquelles répondent sitôt des accroches de violoncelles et contrebasses (-7'43).
Ces saccades vont jouter en deux équipes : violons 1 & altos / violoncelles & contrebasses. L'immixtion des cors à contretemps (8'08) traduit l'essoufflement de ces réparties qui connaissent un répit (8'32) : hautbois et clarinettes apportent une première diversion qui dédramatise le propos, même si perdure la respiration haletante.
Quatre cors imposent une nouvelle phrase (8'45) dont l'énoncé en valeur longue (blanches pointées) se dégage du tumulte et se voit rejoint progressivement par tous les bois et les violons 1 (divisés) à mesure que la mélodie se fluidifie.
La tension se relâche, l'humeur s'éclaire et exulte soudain sur un clash de cymbales (9'11). Les timbales scandent une radieuse saillie aux violons et bois qu'illumine le glockenspiel. Les cuivres participent à la liesse générale (9'18). Mais les trombones daignent s'opposer, attirant la réprobation de tout l'orchestre (9'34-9'45). L'intervention grandiloquente des cordes réclame alors la fin des turpitudes (9'51) : un raffut de trois notes martelé par les timbales se réitère diminuendo, pendant que ronchonnent encore le tuba puis les cors qui se taisent à regret. Seul l'un d'eux maintient un mi bémol à l'extrême grave de son registre, d'où émergent subrepticement clarinette basse et piccolo (10'17) : sur un rythme à 2/4 (noire à 126), dans le silence général, ces joyeux drilles viennent danser une intrépide polka, comme deux farfadets au clair de lune.
Les tintements des harpes mettent terme à leurs ébats (10'33), en amenant la...

PARTIE A' (10'34-)

Elle juxtapose trois sections disparates, comme une galerie de vanités :

1) Un rythme ternaire (3/4) dévide une valse lente aux violoncelles, puis flûtes et violons. Le style diaphane s'affecte de quelque préciosité, comme un hommage au siècle galant. Mais l'accompagnement très dépouillé, les bizarreries d'instrumentation (des trilles insistants) accusent une certaine incongruité.
Des roucoulades échangées entre flûte et piccolo (11'52) déclenchent un cri aigu de tous les pupitres de flûtes, hautbois et clarinettes (12'00), lui-même absorbé par un grognement ut# des contrebasson et contrebasses (12'06).
De calmes appels de cors et d'altos, harangués par les serinages du piccolo, incitent la mélodie de valse à se reformer timidement. Jusqu'à ce qu'une escalade arpégée aux violoncelles (12'57) n'émoustille tous les pupitres de cordes dont le pouls s'accélère.

2) A 13'07, violoncelles et contrebasses s'emparent de cette excitation et embrayent une scansion anapestique (deux croches une noire) tandis que le rythme devient binaire (2/4). Sur ce galop, le basson s'élance dans une chorégraphie goguenarde qui parodie la marche funèbre et s'entrecoupe par une autoritaire ritournelle des cordes (13'32-13'36). Même scénario jusque 14'00. Puis c'est au tour des flûtes, piccolo et xylophone d'exhiber leur numéro de saltimbanque, sous les huées des deux tubas. Nouvelle ritournelle des cordes (14'22) puis voilà le trombone solo qui entre en piste pour fanfaronner. Le basson revient à croupe (14'58) en caracolant sur le piccolo.

3) A 15'14, le rythme redevient ternaire pour une valse rapide (noire à 184) pincée par des pizzicati, menée par clarinette, flûte et basson, ce que vient perturber le trombone en goguette (15'54). Imperceptiblement, sans transition, le rythme redevient binaire pour la...

PARTIE B' (2/4, noire à 100), 16'46-

Dans le même style de libre toccata que la partie B, violons & altos continuent de dévider des bribes insignifiantes, enfermées dans un ambitus restreint et terne, susurrées sur les saccades des violoncelles & contrebasses.
La dynamique prend du volume (17'15), le trombone revient narguer quelques paroles de plus en plus éparses (17'27), tandis que la scansion se clairseme (deux brèves) puis se réduit à une simple impulsion de croches à l'unisson des archets (17'48), soutenue par une pédale harmonique des clarinettes & du cor.
Hautbois et basson solo viennent y greffer un vestige de rengaine dont les violons répètent en écho la désinence (18'08-), ensuite singée par violoncelles et altos.
Sans crier gare, une flûte désinvolte (18'45) réintroduit l'accroche de la partie B (mi-ut #) au gré d'une nouvelle valse qui s'insinue furtivement.
Depuis quelques minutes, on sent que le matériau se raréfie, les idées s'appauvrissent, se cherchent une contenance et une substance.
Violoncelles & contrebasses enclenchent une mécanique inertielle (19'10), où viennent luire de longues et lugubres phrases aux violons 2 et aux altos en sourdine, qu'illumine bientôt un sol aigu des violons 1 (19'40-) tel un reflet surnaturel.
Ces lueurs agonisent fixement, s'éteignent dans une nuance morendo.
L'inspiration semble tarie, prostrée, à bout de course, à bout de force. La symphonie pourrait s'arrêter là, échouée dans cette apoplexie.
Seules les basses remuent encore par un ultime réflexe nerveux. Quand soudain surgit...

PARTIE A'' (19'55-)

Au fond de la salle, grosse caisse et timbaliers trépignent, enflent un raz-de-marée. La digue explose (20'05) : les cuivres vocifèrent un choral poussif sur la cavalcade des mailloches qui charrient les débris emportés par ce déferlement.
Cette catastrophe terrorise et pourtant assume une purge cathartique, au goût amer : au milieu des remous (21'13), les bois persiflent une transposition de a2 (sol-ut-fa#).
Gonflé par la percussion, le tsunami reprend vigueur et tourne à la tragédie (21'31). Car tout l'orchestre expulse maintenant une plainte hideuse, déchirée par de douloureux quartolets, criée à toute force vers le ciel, jusqu'à une nouvelle clameur du choral (22'18).
Ce déchirant tutti est aspiré par la bonde d'un vertigineux decrescendo (fff>ppp entre 22'24-22'30) : un roulement de caisse claire & cymbale & grosse caisse avale toute matière comme une étoile qui s'effondre en trou noir.
Ne subsiste qu'une ponctuation qui va désormais scander toute la...

CODA (22'30-)

Consternation. La tierce mineure qui formait l'incipit de a1 serpente aux bois graves. Ce fuligineux tableau d'apocalypse fait rétrospectivement comprendre que le désultoire scénario de ce troisième mouvement de la Symphonie (hétéroclite alternance de marche funèbre, valse, galop et autres rengaines) était la façade d'un monde en sursis.
Derrière les masques arrachés apparaît à nu le pessimisme du compositeur, qui laisse prémonitoirement sourdre la déréliction d'un homme face aux absurdités d'un régime despotique.
La symphonie suivante, la n°5, saura se dissimuler dans l'ambivalente facticité qui dupera les censeurs.
Les dernières minutes de la Quatrième s'accablent d'une prise de conscience et résonnent comme une aporie désespérée.

Dans ce cimetière de ruines et de cendres rôde le spectre de a2 au cor (22'48), à la flûte (23'07). Face au désastre, quel autre refuge que l'indicible ?
Des suspensions blêmes qu'étirent violons et altos se replient vers les sphères les plus intimes (23'42-) où ne vibrent que la pulsation des contrebasses & harpes, les frissons spasmodiques de la grosse caisse, le souffle navré des flûtes & clarinettes.
Les cordes en apesanteur (25'22) se figent dans une immuable contemplation de l'espace infini, la pulsation se transfère à la timbale, le célesta égrène un motif énigmatique (25'27).
Une trompette en sourdine invoque a2 par deux fois (26'01, 26'19). La timbale se tait (26'39). Le célesta perpétue son cristallin rituel qui ne déroge finalement que pour gravir un fa aigu (27'05).
Les cordes s'amuïssent, ferment les yeux devant le néant, résignées dans la quiétude de l'intériorité silencieuse.
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Dernière édition par Mélomaniac le Lun 5 Aoû 2013 - 1:27, édité 3 fois
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Zeno
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Ven 2 Aoû 2013 - 10:27

Sois béni ! mains mains mains 
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Ven 2 Aoû 2013 - 10:54

Merci Melomaniac, c'est un beau travail. Very Happy 
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Ven 2 Aoû 2013 - 11:00

Mélomaniac! cheers 
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hammerklavier
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Ven 2 Aoû 2013 - 20:40

C'est impressionant. Shocked 

j'crois que je me suis trouver une occupation pour ce soir.

J'ai rarement fait ça de suivre la musique avec un "parcours d’écoute". Il me semble que Cololi avait fait la même chose sur le premier mouvement de la troisième de Mahler, ça m'avait bien aidé a recevoir ce mouvement que je laissais un peu auparavant.
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Sam 3 Aoû 2013 - 1:13

Smile Si quelqu'un veut maintenant s'attaquer à une description du premier mouvement !
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hammerklavier
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Sam 3 Aoû 2013 - 2:43

c'était génial.

Bon par contre faudrait que j'enrichisse un peu mon vocabulaire !

La coda dans les oreilles avec la description que tu en fais c'était Shocked Confused ...

Merci !

(et il faut faire le premier mouvement !!! y'a un moment ou ça s'emballe dans les cordes pour devenir  furieux c'est  balaise.)

tu parles au début des Trauermarsch de Mahler. ça veut dire marche funèbre ? En tout cas y'a un endroit tout au début de ce troisième mouvement on dirait carrément une imitation du début de la deuxième de Mahler.
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Golisande
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Sam 2 Sep 2017 - 0:45

Je me dois de remercier chaleureusement Mélomaniac pour ses《parcours d'écoute》qui m'ont beaucoup aidé à apprivoiser cette œuvre fascinante... Le plus remarquable est que de suivre ces commentaires en écoutant l'œuvre (sans tenir compte des minutages : c'était Kondrashin/Dresde pour ma part, globalement plus rapide que Jansons) donne une impression de grande évidence, alors que ç'a dû être un boulot considérable... Franchement, chapeau !
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: la quatrième symphonie de Chostakovitch   Sam 2 Sep 2017 - 1:43


hehe Merci bien ; j'avais oublié ces "parcours d'écoute".

Si quelqu'un veut essayer pour le premier mouvement fleurs

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