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 Brahms - 4e symphonie

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S'il ne devait en rester qu'une...
Kleiber-Vienne
21%
 21% [ 9 ]
Giulini-Chicago
7%
 7% [ 3 ]
Guilini-Vienne
14%
 14% [ 6 ]
Karajan 78
5%
 5% [ 2 ]
Karajan 88
7%
 7% [ 3 ]
Abbado
0%
 0% [ 0 ]
Rattle
2%
 2% [ 1 ]
Bernstein-Vienne
5%
 5% [ 2 ]
Furtwängler 43
2%
 2% [ 1 ]
Furtwängler 49
5%
 5% [ 2 ]
Jochum
2%
 2% [ 1 ]
Haitink-Amsterdam (ou Boston, ou LSO - c'est la même chose)
10%
 10% [ 4 ]
Szell
7%
 7% [ 3 ]
Klemperer
2%
 2% [ 1 ]
Horatio ne sait pas choisir ses références.
5%
 5% [ 2 ]
On écoute la Deuxième.
5%
 5% [ 2 ]
Total des votes : 42
 

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Horatio
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MessageSujet: Brahms - 4e symphonie   Dim 6 Mai 2012 - 23:46

Pour s'y retrouver un peu Wink :

DavidLeMarrec a écrit:
C. Kleiber est assez limpide.
Solti, dans la Quatrième, c'est beaucoup plus commun.

[A propos de la version de Kleiber - excellente ?] C'est ce qu'on dit. Mais au fond, une très bonne version parmi beaucoup d'autres. Je préfère nettement Wand ou Karajan, par exemple.
Quant à la référence Kleiber, elle m'a toujours échappé : je trouve très bien sa Quatrième, mais je ne vois pas en quoi elle est spécialement supérieure aux autres. Et incontestablement, en plus, au point que tout le monde l'érige en référence.

[A propos de la version Rattle] Les deuxième et quatrième mouvements de la Quatrième, c'est de très loin ce que j'ai entendu de plus beau.
La Quatrième accuse des baisses de tension

- a écrit:
Pour la 4, versions Bernstein (Wien), Weingartner, Furt (Salzburg), Wand, Kleiber. Je préfère Furtwängler puis Bernstein.

Pauken a écrit:
Pour la 4e enfin,connaître absolument l'hypnotique Giulini Vienne, le plus touchant et puissant à la fois,l'attaque des 1er violons dans le tout début (si-sol) vous tirera des larmes...
Ensuite le dernier Karajan est très beau,moins lyrique qu'Abbado (qui ressemble très franchement!) mais plus puissant,des arêtes plus marquées sans doute. Bernstein Vienne me plaît beaucoup également,mais pour ceux qui ne craignent pas les prises de son anciennes,se procurer sans attendre le live complètement drogué de Furt avec le phiharmonique de Berlin en 44 je crois,pour les tempis les plus cravachés de toute la discographie!Kleiber Vienne sinon pour le ludisme et la fluidité,mais je n'accroche pas toujours.

ju_13 a écrit:
Kleiber pour la 4 je persiste a dire que c'est incontestable!

lean a écrit:
Et pour la 4e Symphonie, connaissez-vous la version de Daniel Barenboim avec le Chicago Symphic Orquestra??? Moi, j'adore!! Si vous le trouvez, je vous le recommande !

pianofortiste a écrit:
Kleiber fils pour les 2ème et 4ème, irrésistibles d'allant fluide.

Tus a écrit:
Enfin, pour la dernière, Furt est bien sûr le meilleur (vous vous en apercevrez assez vite, je ne jure que par lui !!) mais il y a aussi Kleiber-fils qui est parfait, Jochum et Bernstein pas loin derrière. Böhm est trop classicisant mais c'est très clair et parfaitement accessible.
Pour la Quatrième j'aime beaucoup la version Klemperer/Philharmonia.

[A propos d'un certain "manque d'humanité" dans la version Karajan 78] Je ne vois vraiment pas quelle humanité peut manquer à ces enregistrements hors du commun, en particulier pour la Quatrième, dont les premiers mouvements sont émouvants à pleurer et les deux derniers vous arrachent du fauteuil!

monomélomaniaque a écrit:
La Quatrième (ma préférée) c'est Giulini avec Chicago (c'est large sans être lourd ni pesant:le dernier mouvement est d'une telle tension qu'on crie OUF quand il s'achève!!).

Je ne connais (par Karajan) que la version de 78 et j'avoue que c'est l'intégrale que je préfère. (...) Un final de la 4ème anthologique même si pour moi, la 4ème c'est Giulini avec Chicago. La tension du dernier mouvement est maintenu sans jamais faiblir : du grand art!

Bertrand67 a écrit:
Là j'ecoute Gielen, pour la 3 et la 4 dans un style à part c'est vraiment excellent, il fait vraiment des prouesses avec son orchestre de la SWR Freiburg/Baden-Baden.

Guigui a écrit:
[A propos de Giulini/Vienne]... et une 4e déprimante de nostalgie et de beauté.
Il y a aussi une excellente 4e avec Chicago, mais la prise de son est une des pires qui soit, et l'orchestre est loin d'être aussi raffiné que Vienne.

[A propos des versions Karajan...] Le dernier étant celui des années 80, avec un meilleur son, et une interprétation plus personnelle que celle ci qui ne me touche pas beaucoup.

raphaelroux a écrit:
Pour la 4, Carlos Kleiber parait au dessus du lot.

frig a écrit:
Dommage pour la 4ème à laquelle je préfère 1964 et 1988 [à celle de 1978]. Si vous avez l'occasion d'écouter 88, arrêtez-vous particulièrement sur l'Andante Moderato, le plus fabuleux que je connaisse...

Adriaticoboy a écrit:
Cette 4ème berlinoise de 1948, publiée entre autres par EMI, est exceptionnelle!
Mais celle de 1943 est encore supérieure à mon avis, couplée avec des Variations Haydn du même tonneau. Je ne l'ai pas vu sur Musique Ouverte, je m'en vais donc vous la charger!
Pour rester sur la 4ème, on a la chance d'avoir un extrait filmé d'une répétition du Finale de cette Symphonie à Londres en 1948, lors d'une tournée avec ses Berliner. Document tout simplement exceptionnel:
http://fr.youtube.com/watch?v=leYbb5KZYDg
Un Furt sous haute tension, tel une marionnette désarticulée mais captant l'énergie, par sa baguette électrisée, d'une force supérieure.

[Toujours à propos de Furtwängler] Pour le live de juin 1949 à Wiesbaden, je suis d'accord, le son est excellent et la lecture vraiment époustouflante ! Il existe également, chez Orfeo, une performance salzbourgeoise d'août 1950 avec les Wiener. C'est plutôt très bon mais on ne retrouve pas tout à fait l'électricité des versions avec Berlin.

J'avoue que je ne suis pas fou non plus de cette fameuse version Kleiber. Mais ça reste malgré ses défauts un classique qu'il faut connaître et qui ne dépareillerait pas ta discothèque.

[A propos de la version de Kondrashine] La 1ère et la 4ème sont tout simplement époustouflantes et irrésistibles, parmi les toutes meilleures de la discographie selon moi, pas loin derrière Furt.

C'est vrai que Schuricht est un très grand brahmsien, excellant particulièrement dans la 4ème symphonie.
Je connais 2 performances live, éditées récemment par Tahra:
- celle de Hambourg le 7 août 1958, avec l'orchestre de la NDR. (TAH664)
- celle de Paris le 24 mars 1959, avec l'Orchestre national (concert qui comprend aussi un 3ème concerto de Beethoven avec Arrau) (TAH678/679)
Le concert de 1958 est sans surprise plus constant dans l'excellence, mais la performance parisienne ne démérite pas, l'orchestre est parfois mis en difficulté mais il a de l'énergie à revendre. Sinon, dans l'esprit, ce sont des lectures vraiment très proches.

Christophe21 a écrit:
Je viens d'écouter la version de la 4e en 1943 [de Furtwängler], c'est vraiment une superbe version. Le timbalier était en forme là aussi d'ailleurs !

miralf a écrit:
J'ai la 4 par Kleiber, je ne cherche rien d'autre, j'adore.

WoO a écrit:
[A propos de la version de Svetlanov] L'Allegro non troppo de la 4 est raté : tout est sec et brusqué, c'est dommage, l'introduction de la 1ère symphonie n'est pas non plus très menaçante. Bref, je trouve que cette interprétation manque un peu d'âme... Et le son de l'orchestre symphonique de l'URSS qui me transporte tellement dans Miaskovsky peine ici à séduire mon oreille...

al.jk a écrit:
Carlos Kleiber, pour sa 4ième, est génial.

aurele a écrit:
J'ai écouté la symphonie n°4 que je trouve géniale, c'est une très bonne découverte. Pour cette première écoute, j'ai choisis la version Kleiber de 1980 avec le Wiener Philarmoniker. C'est d'une grande puissance, énergie. La couleur orchestrale est superbe.

Citation :
[A propos de Kleiber/Vienne] C'est une interprétation éclatante. Un des disques de l'île déserte pour moi, si on a le droit à une trentaine...

jpwol a écrit:
Ecouté aujourd'hui la 4ème par C.Kleiber, et c'est vraiment magnifique, j'ai l'impression que tout ce qu'à fait ce chef c'est de l'or en barre.
On retrouve un sens du détail inouï (on entend tout), jamais au détriment de la vision d'ensemble, quelle fluidité...
Le 1er mouvement est d'une tension incroyable: le début est moins "accrocheur" que celui de Furtwängler ou Haitink, mais il s'agit d'une montée en tension sur l'ensemble du mouvement, dont l'aboutissement est libérateur. Le second est magnifique, dans un climat pastoral, l'orchestre (Vienne!) joue divinement bien. Le 3ème est enlevé, une sorte de final avant le final, 4ème mouvement qui lui aussi est parfaitement maîtrisé, mais jamais ennuyeux, tant Kleiber parvient à tenir l'auditeur en haleine. Vraiment un disque sublime!

Scherzian a écrit:
Sinon, pour la 4e de Brahms par Furtwängler, j'ai les versions 12-13/12/1943, 22/10/1948, 24/10/1948 et 10/06/1949. J'aime beaucoup la version du 10 juin 1949 avec l'orchestre philharmonique de Berlin en déplacement à Wiesbaden, et du point de vue de la technique de l'enregistrement c'est vraiment très bon pour l'époque.



______________________

Sinon, pour faire le point, voilà ce que j'ai pour cette symphonie par Furtwängler :
* live des 12/15 décembre 1943 avec la Philharmonie de Berlin sur Tahra FURT 1039 (dans un boîtier de six disques fabuleux, FURT 1034/39) et sur Music and Arts CD-804 (un boîtier de quatre disques mi-figue mi-raisin du point de vue du son, mais auquel je suis très attaché puisque c'est par lui que j'ai découvert le concerto n°2 de Brahms par Fischer et Furtwängler). Il y a quelque chose de bizarre ici, car Gérard Gefen indique les 12/13 décembre et non les 12/15 comme sur Tahra et aussi Music and Arts ; c'est un des meilleurs choix possibles, même si je préfère sans doute, en fin de compte, l'interprétation du 10-6-1949 à Wiesbaden, avec l'OPB (Preiser 90430) ;
* live du 22 octobre 1948 avec la Philharmonie de Berlin sur Tahra FURT 1025. Le lieu cité est donc le Titania-Palast, comme d'ailleurs deux jours plus tard ci-dessous ;
* live du 24 octobre 1948 avec la Philharmonie de Berlin sur EMI 7243 5 65513 2 9 (un boîtier de trois disques). Oui, je sais, c'est le Mal©, mais je n'ai pas encore réussi à faire un doublon ici (je n'ai pas le coffret Audite) ;
* live du 10 juin 1949 avec la Philharmonie de Berlin (en tournée à Wiesbaden) sur Preiser MONO 90430.

[A propos de la version du 22 octobre 1948] Pour l'interprétation, les tempos sont très légèrement plus retenus le 22 que deux jours plus tard [concert du surlendemain au Titania-Palast (EMI/Audite)] (respectivement I=13'08, II=12'35, III=6'43, IV=10'04). Dans le I, il y a probablement un peu plus d'énergie mais aussi un peu moins de plasticité (je n'ose pas écrire un peu de raideur, disons des transitions un peu plus abruptes) que dans la version EMI/Audite. Mais je préfère la sublime méditation à 6'30~7'30 dans la version Tahra. Dans le mouvement lent (II), peut-être que le rapport est inversé : il y a peut-être un peu plus d'introspection voire d'onirisme dans la version Tahra et un peu plus de réflexion (ou de « conscient ») dans celle du 24. Il est possible que je préfère sensiblement la version du 22 dans ce mouvement-ci. J'ai l'impression en revanche, dans le III, qu'il y a moins de concentration, une énergie moins ramassée, moins compacte, dans la version du 22 chez Tahra, où certains tempos me semblent en outre un peu lents, en tout cas moins propulsés vers l'avant. Donc, avantage assez sensible à la version du 24 octobre (EMI/Audite) pour ce mouvement. Dans le IV, tu me poses une colle. C'est une musique qui me capture tellement... Bon, essayons. Une remarque d'abord : dès 2'30 (dans le pire des cas), je trouve que la bande du 22 octobre (Tahra) retrouve sa qualité de départ (celle des deux premiers mouvements). Malgré une exposition et une première variation beaucoup moins énergiques dans la version du 22 que dans celle d'EMI/Audite, je trouve que c'est plus une question de croissance qu'autre chose (cf. les variations suivantes). Dans les variations méditatives (vers 3'15~6'00) les deux versions sont très proches. Peut-être un peu plus de relief (dynamique, nuances, rubato) dans la version Tahra du 22 où les timbres sont aussi très beaux. Ensuite les deux se valent, un petit peu moins d'énergie dans celle du 22, mais on y trouve parfois des contre-chants très subtils et mystérieux qui « passent » plus vite le 24. Non vraiment, difficile de choisir. Le 22 plus féminin et le 24 plus masculin, peut-être... Mais nous sommes d'accord que tout cela est à la marge, n'est-ce pas ?

Kilban a écrit:
[A propos de la version de Sanderling] La 4ème pâlit peut-être de la comparaison avec d'autres chefs... quoique le dernier mouvement, somptueux...

Je suis étonné notamment que la Quatrième par Haitink/LSO ne soit pas plus connue et plébiscitée, car elle est très belle, dans un équilibre parfait... seul le dernier mouvement manque un peu de violence, mais mon Dieu: la beauté des cordes dans le premier mouvement, avec cette fin fougueuse et incisive qui laisse littéralement sur le cul; et ce troisième mouvement au tempo absolument parfait et beaucoup plus revitalisant que la version de Szell, pour citer un chef qui fait l'unanimité... En plus le disque existe en version SACD en simple, pas dans l'intégrale mais ça n'est pas si grave vu que les autres symphonies de l'intégrale sont beaucoup moins réussies... (la première a des moments géniaux, cela dit, cf le coda final qui est juste Sad )

Zeno a écrit:
La Quatrième, pour moi, c'est Kleiber ; déjà, et d'une. Ensuite, tout comme David : Rattle est assez irrésistible. J'avais bien aimé aussi Haitink, parce que le soyeux des cordes d'Amsterdam fait merveille dans ce répertoire.

mélomane86 a écrit:
J'ai écouté la 4ème hier par Mravinski chez Memoria, j'ai été séduit par cette interprétation! Je la place aux côté de celle de Kleiber!
Je recommande la version de kleiber avec vienne.
J'ai découvert une version par Markevitch et un orchestre farnçais. Magnifique aussi.

Kal a écrit:
Toute l'integrale Brahms d'Abbado est un rattage monumentale, la 1ere et la 2e gonflees aux hormones sont insipides, la 4e est un vrai nauffrage. La musique de Brahms est déjà dense et rajouter encore du sirop la rend insupportable.

alceste a écrit:
[Répondant à Kal à propos de la version Abbado] La 4ème que tu juges un naufrage est splendide de bout en bout, un des 10 meilleurs cd de ma discothèque, de même que la 1ère impressionnante avec cette manière unique qu'à Abbado de rythmer de manière irrésistible tout en gardant une texture orchestrale somptueuse : c'est carrément magique !

Renard a écrit:
Pour la 4e, j'ai un ami qui m'a convaincu de réessayer, parce qu'elle est souvent considérée comme la meilleure, ou à défaut très innovante pour du Brahms, et j'ai (re)tenté Abbado, trop mou, et simplement lyrique, Bernstein, plus engagé mais pas encore convaincant, Barenboim, qui ne sait pas trop comment faire jouer ses violons, puis Furtwängler en 1948 avec Berlin, et là c'était la révélation. Du panache, de la passion, de l'énergie presque sauvage, et des envolées puissantes. Que du bon. Il dirige ça comme il dirigeait ses Wagner, enfin c'est mon impression, et du coup energico et passionato prennent vraiment tout leur sens, parce que je n'ai pas trouvé un autre chef qui sache jouer le finale notamment.

alexandre. a écrit:
Dans ce style épais, sa 4e avec le Concertgebouw [RCO live] me plaît assez bien. Alors que je privilégie toujours des lectures beaucoup plus tendues dans Brahms, Giulini arrive presque à me convaincre.

Horatio a écrit:
En version isolée, la 4e par Kleiber (sans risques, magnifique du debut a la fin).
[A propos d'Haitink/LSO] Sinon, j'ai ecoute sa 4e avec le LSO, qui m'a bien plus convaincu que sa 3e : cette fois la musique decolle majestuesement, mais sans lourdeur. Les coulers orchestrales sont bien soignées. Seul le tempo plutot lent des dernieres pages du final m'a decu.

[A propos de Zinman] 4e symphonie - Cette dernière symphonie de Brahms est tellement bien écrite qu'il est difficile de trouver une interprétation en tous points décevante ; celle-ci ne fait pas exception - elle me convainc parfaitement, mais il y a beaucoup plus fulgurant et inspiré.
Le premier mouvement est marqué par une avancée tranquille, très souple dans les attaques et dans les phrasés. Si les transitions sont parfois artificielles (encore ce problème de souffle), les dynamiques sont très bien réalisées grâce à un son très plein. le souci est apporté à la transparence et à la clarté de la musique, ainsi qu'aux phrasés, tout en inflexions, jamais trop tendus.
Le II est très bien réussi (même mieux que le I) : le ton est noble, presque émouvant dans la retenue du discours. Les phrasés sont toujours aussi intelligents, surtout du côté des vents : les cordes sont moins à leur avantage face à des vents aussi majestueux. Le III est bien enlevé et enthousiaste, grâce à des inflexions judicieuses - c'est presque dansant par endroits -, même si cela ne semble pas toujours très spontané.
Le dernier mouvement est également réussi ; Zinman apporte plus d'attention aux variations rapides, il y met beaucoup de détermination - les passages plus lents sont plus tendus. Le ton est plus lapidaire, une véritable progression s'est opérée depuis le premier mouvement et c'est une première dans l'intégrale . Les différentes variations sont bien mises en relief, et la tension ne se relâche pas, la musique reste fluide. La fin ne manque pas de vigueur, mais cela sent encore trop l'accélération programmée, bien préparée.

[A propos de Rattle] J'ai réécouté la Quatrième par Rattle (mes premières symphonies de Brahms, une version que je n'avais plus écoutée depuis des lustres), et c'est meilleur que dans mon souvenir. Pas la plus tendue ou la plus imaginative, mais assurément l'une des plus impressionnantes - en grande partie grâce à la prise de son trafiquée aux bois, très présents et magnifiquement éloquents. On a l'impression de retrouver l'orchestre de Karajan (quel son !). Les quatre mouvements sont vraiment magnifiques, Rattle profite au maximum de ces magnifiques sonorités. Par contre, je peine à percevoir une forte unité interprétative ; rien de raté (sauf peut-être les coda des I et IV, inutilement précipitées), mais rien de très marquant non plus. Les mêmes procédés reviennent, à savoir des déflagrations assez jouissives dans les tutti et des tempos assez allants dans les parties plus lyriques - et je regrette un peu le manque de nuances et de contrastes plus marqués, qui tiennent moins de l'énergie déployée par le chef que d'une conception plus décapante ou démiurgique de cette œuvre.


_________________________

Une très belle surprise (non, une belle claque hehe ) aujourd'hui :



N'ayons pas peur des mots : c'est vraiment énauorme. La version de 1957 (56 ? le livret n'est pas explicite...) de cette Quatrième de Brahms en écrase beaucoup d'autres, à commencer par la légendaire version de la fin des années 70. A la tête du Philharmonia, Karajan décante réellement cette symphonie, loin des pesanteurs germaniques qui font le charme de la célèbre version berlinoise ; ici, on retrouve une énergie folle, un orchestre survolté par Karajan à mi-parcours quant à son évolution artistique - on perçoit déjà cet amour du beau son, qui s'allie cependant très intelligemment avec les couleurs vertes et printanières de l'orchestre anglais.
Tout est emporté d'un seul geste, il n'y a absolument aucune lourdeur, c'est un petit miracle de ligne musicale et de couleurs. L'Allegro final court sur les cimes, soulevant allègrement des montagnes et ne perdant jamais sa fraîcheur (les bois !), les musiciens anglais envoient des volées de bois vert dans L'Allegro giocoso, les saveurs printanières et ensoleillées du premier mouvement ne cessent de me surprendre (il y a quand même des pizz un peu bizarre cat ), le second mouvement est presque charmeur.

Version fougueuse, juvénile et fringante - une superbe réussite.

____________________________

[A propos de la version Stokowski] Je suis un peu perplexe devant cette version : saisissante, mais surtout inhabituelle dans ses tempi (Discobole l'a assez dit) et, plus généralement, dans ses choix interprétatifs. Je signe d'office pour ce Final explosif, à peine tempéré par les variations centrales, qui s'étrangle lui-même, court à l'asphyxie totale sans laisser l'auditeur reprendre ses esprits ; on découvre cet ultime mouvement sous un jour peu exploité, plus tragique et implacable, où il ne s'agit plus de développer mais de détruire le thème (les pupitres qui se coupent mutuellement la parole dans les dernières parties). C'est éreintant, mais grandiose.
Par contre, le premier mouvement, c'est éreintant et bordélique. Sincèrement, je ne comprends rien à ces accélérations subites, ces pupitres qui se marchent dessus et ces violons qui dégringolent de l'estrade à la fin. Les extrémités de ce mouvement finissent par sembler bâclées, comme si Stokowski ne savait pas faire autre chose de cette musique sinon accélérer, exagérer et jouer plus fort. Bon, la hargne qu'y mettent les instrumentistes et la cohésion qu'ils conservent miraculeusement sont louables et admirables, mais c'est la conception du chef qui me paraît déplacée. Cet ample mouvement, introduction à cette symphonie, n'est jamais stable, les intermèdes lyriques sont expédiés et cette bousculade générale déséquilibre l'œuvre entière. Ce qui était si miraculeux dans le final ne fonctionne pas ici.
Le feu couve dans les mouvements intermédiaires, comme le dit Discobole : si les vents sont plutôt neutres et retenus, les cordes bouillonnent d'impatience. Heureusement, c'est moins heurté et plus fluide, j'aime bien le second mouvement qui monte graduellement en puissance.
Pour moi, cette version va crescendo, d'un mouvement introductif parfois inécoutable à un Final de folie. Très contrasté en fait.

Rilke a écrit:
[A propos de Haitink/Amsterdam] (Ré)écoutez sa quatrième, elle manque peut être un brin de peps et de fièvre par rapport à Kleiber, mais c'est une version très proche.

Discobole a écrit:
[A propos de la version Dorati] Son timide, posé à petites touches, orchestre pas toujours parfait (cordes souvent un peu fausses), et rendu plus évident par prise de son Mercury. Sécheresse agréable au début mais devient vite trop haché. Et pas très enflammé. Dans le II c'est toujours trop découpé, avec des chutes de tension entre des moments plus heureux. C'est toujours très mécanique dans le III malgré le caractère festif (on perd un peu l'idée de triomphe), de même que dans le IV, la prise de son met en valeur les timbres et l'orchestration mais il y a beaucoup de détails à côté, et je ne suis pas convaincu par la danse qui frôle le tango... Et dans mon comparatif de la 4e, je pense encore bien pire de Mengelberg, Reiner, Szell, Böhm, Bernstein, Wand, Celibidache... et de Gardiner, la pire version que j'aie jamais entendue... donc voyez bien que je suis raisonnable avec l'ami Antal...

[Autour de la version Karajan/Philharmonia] 1955 la 4e de Brahms (et en stéréo !). Effectivement c'est une des réussites de ce Karajan première manière. Ce que j'aime bien c'est que, je trouve, on n'est pas non plus dans la recherche absolue de tension, de survoltage, contrairement à d'autres partitions interprétées à cette époque par Karajan. Non, on sent surtout Karajan profiter d'un orchestre alors à son sommet, mettre en évidence ses qualités, avec juste ce qu'il faut de legato sans alourdir le propos. C'est plutôt rapide mais sans artifice, et on sent même une très grande maîtrise formelle derrière. Et puis toute cette symphonie respire la joie, ce qui n'est pas toujours le cas sous d'autres baguettes.
Je ne la trouve pas forcément ultime, mais c'est dans le deuxième panier des belles versions de cette symphonie (à vrai dire, dans le premier panier, à part Giulini-Chicago et Kleiber-Vienne, je ne sais pas si je mets quelqu'un d'autre. Ah si, peut-être (une fois n'est pas coutume) Haitink. Ah et Rattle aussi, évidemment, peut-être la meilleure de son (extraordinaire) intégrale.

__________________________



Eh bien, moi qui me plaignais de la qualité de ce coffret, la 4e de Brahms enregistrée par Stokowski avec le New Philharmonia (17-20 juin 1974) est l'enregistrement le plus fou que j'aie jamais entendu Shocked
D'abord les tempi sont les plus rapides qui existent, notamment dans le premier mouvement bouclé en 10:48, soit deux minutes de moins que Kleiber ou Walter, ou même Zinman, et plus rapide même que Gardiner (11:13) ! Alors certes, ça ne suffit pas, et certes aussi comme toujours chez Stokowski il y a des petites approximations (mais comment l'éviter avec de tels tempi et les ruptures que Stokie ajoute ?), mais l'orchestre a quand même de sacrées qualités, et peu d'enregistrements du Philharmonia à l'époque ont cette fluidité que trouve ici Stokowski (malgré les effets, les surexpositions parfois un peu vulgaires, bref tout ce qu'on lui connaît). Le premier mouvement, j'y reviens, a une tension, une sauvagerie qu'aucune autre version n'approche. On sent ensuite un bouillonnement impatient tout le reste de la symphonie, qui explose dans un finale endiablé (Kleiber, l'un des plus rapides, est encore ici battu). Bref, une version très particulière, saisissante, surtout quand pour ceux à qui cette partition donne aisément la nausée...

bAlexb a écrit:
La 4e symphonie ?
Au moins Celibidache par trois fois (avec, pour moi, une préférence pour l'enregistrement avec les Berliner à l'issue de la guerre, pour sa tension enivrée d'elle-même ; j'aime Munich/EMI, pour l'orchestre, la puissance de la vision et sa verticalité fouaillée) ; je ne connais pas les enregistrements Andromeda.
Fürtwängler (le vieux coffret EMI References), pour son implacable sens du fatum, son chant.
Abendroth, comme un... voyage au bout de la nuit (le III est hallucinant/halluciné).
Karajan, évidemment, et dans tous ses enregistrements officiels qui balaient généreusement toutes les "époques" du chef, de la virtuosité post-toscaninienne au sulfureux bain d'orchestre des années 70-80.
Sawallisch a superbement réussi son enregistrement, avec concentration, sans foucades, sans esbroufe mais avec cette touche de poésie tout en demi-teintes dans la mise en place qui est, un peu, sa marque de fabrique.

Tus a écrit:


A l'écoute de ce disque, je ne comprends pas pourquoi la postérité n'a pas retenu Schmidt-Isserstedt au panthéon des grands chefs: l'ouverture Euryanthe est déchaînée, sa 4è de Brahms mémorable, très motorique et rageuse, avec des cordes parfaites, à la fois très romantiques et nullement statiques. Ca bouge, ça vit, et c'est beau (quel deuxième mouvement, le plus "juste" que j'ai entendu depuis Karajan). Schmidt-Isserstedt n'est pas du tout le prototype du kapellmeister terne et sévère: son Brahms, il remue! Et en complément, la Fantaisie de Tippett dont j'ai déjà parlé, une oeuvre postromantique un peu larmoyante mais très agréable et une rareté bienvenue.

Diablotin a écrit:
Je viens de découvrir une très belle version de la 4° (très ancienne aussi) : celle de De Sabata avec la philharmonie de Berlin, enregistrée en 1939. Elle se trouve dans le coffret DGG 111 volume 2, que j'avais trouvé à prix massacré pendant les soldes (35 euros les 55 CD) et qui contient quelques perles et d'autres choses beaucoup plus secondaires à mes oreilles.
Cette quatrième, plutôt rapide, fait partie des perles, et la prise de son reste largement audible (couplage : Strauss, mort et transfiguration de 1949, également très intéressant).

Sud273 a écrit:
J'en suis resté à Sabata pour la 4.

_________________
Si Titus Andronicus avait compté six actes, Shakespeare s'en serait pris aux spectateurs des premiers rangs du parterre et les aurait fait périr dans d'atroces souffrances.
(Jan Kott, Shakespeare, notre contemporain)

La vérité est si vraie, la force si forte, la finesse si fine, la profondeur si profonde et la philosophie si universelle dans ce texte qu'il vaut bien la peine d'y passer un instant.
(Un journaliste américain, 1894)


Dernière édition par Horatio le Lun 7 Mai 2012 - 19:16, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 0:15

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Ben.
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 2:05

Giulini Vienne, dans la mesure où Mravinsky est absent.

Une lecture tout à fait originale, étirée, audacieuse. Vienne est dans un bon jour, avec des sonorités incroyables, et une précision très appréciable. Une belle intensité et une réelle vision de l'oeuvre, aussi, rendent l'écoute indispensable.

Après je suis un inconditionnel de Giulini, alors je suis facilement converti à ses interprétations.
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Mariefran
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 12:41

Utnapištim a écrit:
La meilleure c'est Mr.Red


Purée, 50€ neuf Shocked

Ouf ! je l'ai déjà Very Happy
Tu connais le coffret des enregistrements live concernés à Brahms ? Cool

@ Ben : que veux-tu dire par ton "Mravinsky est absent" ? Il a fait l'intégrale…

Merci Horatio pour ce beau boulot !
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Utnapištim
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 13:10

Mariefran a écrit:


Ouf ! je l'ai déjà Very Happy
Tu connais le coffret des enregistrements live concernés à Brahms ? Cool

Quel coffret ? J'ai quelques enregistrements, mais pas de coffret live. Il faut dire que je me suis un peu éloigné des symphonies de Brahms suite à une overdose.
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Abnegor
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 13:15

Mariefran a écrit:

@ Ben : que veux-tu dire par ton "Mravinsky est absent" ? Il a fait l'intégrale…

Absent de la liste de choix du sondage.
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 14:10

Abnegor a écrit:
Mariefran a écrit:

@ Ben : que veux-tu dire par ton "Mravinsky est absent" ? Il a fait l'intégrale…

Absent de la liste de choix du sondage.

Comme Celibidache dont il existe, au moins, trois intégrales toutes uniques et, ce qui est mieux, complémentaires Mad !
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Mariefran
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 15:04

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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 16:17

J'ai réécouté deux lives de Furtwängler (1943 et Salzbourg 1950), et ses passacailles sont parmi les plus impressionnantes. Le premier mouvement, toujours très ample peut dérouter, mais le IV. emporte toujours tout, les caractérisations de chacune des variations sont extrêmes, avec parfois des accélérations sur une variation pour culminer sur la suivante, des ruptures de tempo et de ton brutales, et pour finir un embrasement final terrifiant avec une impression de course à l'abîme que l'on ne retrouve chez aucun chef des générations suivantes. Ce type d'embrasement, on le retrouve aussi chez Schuricht (je connais NWDR et National de France), qui est effectivement un interprète très recommandable de cette symphonie.
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 16:18

Sawallisch non plus n'est pas proposé au vote, tiens Evil or Very Mad !
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Kilban
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 17:32

En termes de violence et de sécheresse du finale, faut se lever tôt pour battre Szell!

(mais il réussit moins bien le premier mouvement car trop rigide, pas assez coulant).
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 18:48

bAlexb a écrit:
Abnegor a écrit:
Mariefran a écrit:

@ Ben : que veux-tu dire par ton "Mravinsky est absent" ? Il a fait l'intégrale…

Absent de la liste de choix du sondage.

Comme Celibidache dont il existe, au moins, trois intégrales toutes uniques et, ce qui est mieux, complémentaires Mad !

bAlexb a écrit:
Sawallisch non plus n'est pas proposé au vote, tiens Evil or Very Mad !

Vous êtes incroyables - et surtout jamais contents calimero ! Puisque c'est comme ça, je ne rajouterai ni Mravinsky (qui expédie le final en 5 minutes dans mon souvenir, faut pas exagérer), ni Sawallisch ni même Celibidache tongue !
Par contre je mets Schuricht Mr.Red - enfin si j'y arrive hehe . D'ailleurs, c'est encore trouvable ?


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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 18:50

Simon Rattlle avec le Concertgebouw est très très bon dans la 4e, même s’il ne peut pas s’empêcher de souligner chaque petite idée. Et moi, j’aime beaucoup les lents et nobles enregistrements que Guilini a faits dans les dernières années de sa vie. Et à mon avis la 4e de Kent Negano est sensationnelle.

A part ça, il y a les disques anciens. Furtwangler est inoubliable, ainsi que Mengelberg, Stokowski avec le All American Youth Orchestra, Da Sabata (1939) et un des enregistrements de Kleiber (dont j’ai oublié la date pour l’instant Very Happy )

Le disque de Gardiner n’est pas une vraie réussite – une 4e à éviter.
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 19:03

La version Schuricht Radio Bavaroise date de 1961 en fait, donc ....
Edit : j'ai un doute avec la nouvelle loi scratch On peut poster les enregistrements jusqu'à quelle date ?
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 19:08

Ai voté Karajan 88 I love you . Il me reste maintenant à écouter Furtwängler, Schuricht, Giulini. Je suis devenu un brahmsien compulsif je crois : j'ai encore Suitner, Nagano, Kempe, Rowicki, Pedrotti et Jochum sur ma liste d'attente siffle ...

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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 19:23

Dommage quand même de ne pas mentionner Toscanini, ses Brahms sont ce qu'il a laissé de mieux dans ses cycles RCA des années 50.
Sanderling mérite aussi, au moins autant que Klemperer.
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 20:44

Mariefran a écrit:
[
@ Ben : que veux-tu dire par ton "Mravinsky est absent" ? Il a fait l'intégrale…

Parce que:

Abnegor a écrit:

Absent de la liste de choix du sondage.

Voilà !
J'ai même trois versions différentes.

discobole a écrit:
Dommage quand même de ne pas mentionner Toscanini, ses Brahms sont ce qu'il a laissé de mieux dans ses cycles RCA des années 50.
Sanderling mérite aussi, au moins autant que Klemperer.

J'ai un peu de mal avec Toscanini - que j'adore par ailleurs - dans Brahms, et dans la 4è, je trouve ça terriblement daté comme lecture.

Après, je suis entièrement d'accord pour Sanderling. Il manque aussi Kondrashin, qui propose comme souvent une lecture habitée, personelle, parfois trop, voire erratique (le final). Mais c'est passionnant.
On peut aussi citer Mackerras qui va encore plus loin, très fin, et subtil, comme à son habitude: une lecture anti-romantique, presque, et beaucoup plus analytique.
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 23:11

discobole a écrit:
Dommage quand même de ne pas mentionner Toscanini, ses Brahms sont ce qu'il a laissé de mieux dans ses cycles RCA des années 50.
Sanderling mérite aussi, au moins autant que Klemperer.

En parlant de ces fameux Toscanini, il n'y aurait pas une bonne âme qui pourrait les mettre sur musiqueouverte ? Ils y sont, mais avec des liens périmés je crois...
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 7 Mai 2012 - 23:36

Je vas le faire d'ici demain, alors...

Edit : Ah ouais mais avec le remastering 1999 ça risque quand même de poser des soucis non ?
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Mar 8 Mai 2012 - 18:41

Si on veut tenter d'être le plus exhaustif possible, quelques autres versions alternatives aux grandes références discographiques:

Ormandy, Philadelphia Orchestra, 1965 (je crois), propose une interprétation très inspirée, violente et passionnelle de cette symphonie. Les attaques sont parfois un peu trop marquées, et ça manque par moment d'un peu de légèreté et de subtilité, mais c'est très engagé, et tenu du début à la fin.

Solti n'est pas inintéressant, avec Chicago, et c'est une version très claire, relativement neutre, assez peu marquée par des choix personnels forts. Les cordes sont parfois trop monolithiques, et cèdent facilement au crescendo. Après, c'est assez pompier, et parfois mécanique.

On parle de Toscanini, mais quid de Bruno Walter (1953)? Peut-être une des versions les plus précises et ciselées, les plus détaillées.

Pour Jochum, je préfère le live de 1978 avec New York plutôt que sa gravure avec Berlin que je trouve assez peu inspirée (DG). On pourrait aussi citer Levine et Harnoncourt qui proposent au disque deux très moyennes 4è, mais sur un malentendu, ça pourrait plaire à quelqu'un Very Happy

Outre deux versions cultes avec Chicago et (surtout) Vienne, on pourrait aussi penser à Giulini avec la Staatskapelle de Berlin, en live, très dans le détail et permettant "d'entendre" beaucoup.

Il y a aussi Redel avec le Philarmonia Hungaria, qui propose un final intéressant et très enlevé.

On peut aussi écouter des choses étranges: Gardiner et l'Orchestre révolutionnaire et romantique, dont on se demande parfois s'il joue bien toutes les notes, et dans ses compatriotes, la version fascinante de Sir Adrian Boult, peut-être la plus claire et éclairée.

Dommage que la prise de son soit terriblement étouffée, parce que Münch avec Boston, c'est aussi recommandable, avec quelques vraies fulgurances.

Je finis sur Svetlanov, mais les violins sont inégaux: tantôt sublimes, tantôt presque criards. C'est dommage, car c'est une très belle version. Et puis Böhm pas très intéressant pour moi, qui passe souvent à côté de la tension propre à l'oeuvre.

Voilà pour celles qui me sont revenues à l'esprit sunny

(J'oubliais Zinman, aussi, très égal, équilibré, avec peu de fautes de goût. A mon sens l'intégrale et la 4è idéales pour découvrir et ne pas trop s'abîmer l'oreille et s'enticher de suite d'une version.)


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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Mar 8 Mai 2012 - 18:45

Ben. a écrit:
Outre deux versions cultes avec Chicago et (surtout) Vienne, on pourrait aussi penser à Giulini avec la Staatskapelle de Berlin, en live, très dans le détail et permettant "d'entendre" beaucoup.
Ou avec le Concertgebouw aussi, je crois que dans les 4èmes de Giulini, c'est celle que je préfère avec Chicago.
J'ai réécouté celle avec le Philharmonia, j'ai été un peu déçu, les intentions sont un peu trop visibles, ça manque de fluidité par rapport à ce qu'il fera par la suite.

Effectivement Munch c'est très recommandable, et ça vaut pour tous ses Brahms.
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Ben.
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Mar 8 Mai 2012 - 18:51

alexandre. a écrit:
Ben. a écrit:
Outre deux versions cultes avec Chicago et (surtout) Vienne, on pourrait aussi penser à Giulini avec la Staatskapelle de Berlin, en live, très dans le détail et permettant "d'entendre" beaucoup.
Ou avec le Concertgebouw aussi, je crois que dans les 4èmes de Giulini, c'est celle que je préfère avec Chicago.
J'ai réécouté celle avec le Philharmonia, j'ai été un peu déçu, les intentions sont un peu trop visibles, ça manque de fluidité par rapport à ce qu'il fera par la suite.

Effectivement Munch c'est très recommandable, et ça vaut pour tous ses Brahms.

Effectivement, c'est moins audacieux avec le Philarmonia, mais c'est aussi plus équilibré, moins aventureux dans les tempi, et conviendra peut-être mieux aux amateurs d'interprétations plus lisses et consensuelles. Mais dans ce cas là, autant ne pas aller chercher chez Giulini... Wink
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Mar 8 Mai 2012 - 21:44

Ben. a écrit:
Solti n'est pas inintéressant, avec Chicago, et c'est une version très claire, relativement neutre, assez peu marquée par des choix personnels forts. Les cordes sont parfois trop monolithiques, et cèdent facilement au crescendo. Après, c'est assez pompier, et parfois mécanique.

Une version très bien huilée, qui prend du poil de la bête à partir du troisième mouvement ; mais la routine guette souvent, c'est vrai.

Ben. a écrit:
(J'oubliais Zinman, aussi, très égal, équilibré, avec peu de fautes de goût. A mon sens l'intégrale et la 4è idéales pour découvrir et ne pas trop s'abîmer l'oreille et s'enticher de suite d'une version.)

Oh non, on ne risque absolument rien bedo ! J'avais bien aimé cette intégrale pour le son de l'orchestre, très fruité, et cette Quatrième est encore celle qui s'en sort le mieux. Mais je la trouve carrément trop inoffensive - à ce jeu-là, je préfère Dohnanyi Smile .

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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Mar 8 Mai 2012 - 21:48

Horatio a écrit:
Ben. a écrit:
Solti n'est pas inintéressant, avec Chicago, et c'est une version très claire, relativement neutre, assez peu marquée par des choix personnels forts. Les cordes sont parfois trop monolithiques, et cèdent facilement au crescendo. Après, c'est assez pompier, et parfois mécanique.

Une version très bien huilée, qui prend du poil de la bête à partir du troisième mouvement ; mais la routine guette souvent, c'est vrai.

Ben. a écrit:
(J'oubliais Zinman, aussi, très égal, équilibré, avec peu de fautes de goût. A mon sens l'intégrale et la 4è idéales pour découvrir et ne pas trop s'abîmer l'oreille et s'enticher de suite d'une version.)

Oh non, on ne risque absolument rien bedo ! J'avais bien aimé cette intégrale pour le son de l'orchestre, très fruité, et cette Quatrième est encore celle qui s'en sort le mieux. Mais je la trouve carrément trop inoffensive - à ce jeu-là, je préfère Dohnanyi Smile .

Pour Solti, il faut effectivement passer l'écueil d'un premier mouvement totalement raté, pour moi.

Je ne connais pas la Dohnanyi, mais du coup, je risque pas de m'y aventurer... hehe
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Mar 8 Mai 2012 - 21:56

Dohnanyi, c'est parfaitement équilibré et souvent plus intéressant que ce qu'on pourrait attendre d'une version "sage" ; mais ça n'est pas autant typé qu'un Mravinsky, on s'entend hehe .

Sinon, quelqu'un connaît Pedrotti avec la Philharmonie Tchèque (Supraphon Archiv) ? Petite découverte que je devrais pouvoir écouter tout bientôt bounce .

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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Mar 8 Mai 2012 - 22:06

Horatio a écrit:
Dohnanyi, c'est parfaitement équilibré et souvent plus intéressant que ce qu'on pourrait attendre d'une version "sage" ;
C'est dans la 4ème que je trouve que Dohnányi est le moins intéressant, il manque un peu de feu, sinon il est vrai que ça reste très équilibré et chantant, ça vaut pas mal d'autres studios. Peut-être que les lives avec le Philharmonia sont un peu plus tendus.
Zinman c'est sympathique comme à peu près tout ce qu'il a fait et on peut parfaitement s'en passer comme à peu près tout ce qu'il a fait.
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Mar 8 Mai 2012 - 22:07

hehe
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Mar 8 Mai 2012 - 22:11

alexandre. a écrit:
Horatio a écrit:
Dohnanyi, c'est parfaitement équilibré et souvent plus intéressant que ce qu'on pourrait attendre d'une version "sage" ;
C'est dans la 4ème que je trouve que Dohnányi est le moins intéressant, il manque un peu de feu, sinon il est vrai que ça reste très équilibré et chantant, ça vaut pas mal d'autres studios. Peut-être que les lives avec le Philharmonia sont un peu plus tendus.
Zinman c'est sympathique comme à peu près tout ce qu'il a fait et on peut parfaitement s'en passer comme à peu près tout ce qu'il a fait.

Oh l'autre ! Laughing

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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Mar 8 Mai 2012 - 22:14

Si c'est le terme sympathique qui te gêne, je veux bien considérer ses Schumann comme irritants.
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Mar 8 Mai 2012 - 22:20

alexandre. a écrit:
Si c'est le terme sympathique qui te gêne, je veux bien considérer ses Schumann comme irritants.

Je n'ai pas dit que je n'étais pas d'accord... Mr.Red
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Mar 8 Mai 2012 - 23:53

alexandre. a écrit:
Zinman c'est sympathique comme à peu près tout ce qu'il a fait et on peut parfaitement s'en passer comme à peu près tout ce qu'il a fait.

Il a fait une des seules versions intégrales du Livre de la jungle de Koechlin et c'est un enregistrement remarquable.
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Mer 9 Mai 2012 - 9:38

Xavier a écrit:
alexandre. a écrit:
Zinman c'est sympathique comme à peu près tout ce qu'il a fait et on peut parfaitement s'en passer comme à peu près tout ce qu'il a fait.

Il a fait une des seules versions intégrales du Livre de la jungle de Koechlin et c'est un enregistrement remarquable.
Oui, c'est vrai, mais j'ai tendance à oublier tout ce qui se rapporte à Koechlin.
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Mer 23 Mai 2012 - 23:19



Une 4e symphonie sortie des archives de Supraphon, enregistrée en 1957 (couplée avec un Brahms d'Oïstrakh capté en live) - qui vaut son pesant de cacahuètes. Cette interprétation se place parmi les versions sèches, à rebours de la tradition germanique, privilégiant les phrasés énergiques, les relances bien tranchantes et une dynamique "rebondissante". Le premier mouvement en est un parfait exemple, notamment en ce qui concerne les pupitres des violons : les traits sont proclamés avec bravoure, créant une ambiance lumineuse, presque joyeuse. Il n'est pas question de pâte sonore ici : malgré des cordes homogènes, les vents sont très distincts et typés - c'est quand même la Philharmonie tchèque, et le solo de cor du second mouvement ( drunken ) est là pour nous le rappeler. Pedrotti crée ainsi une pétulance, une effervescence irrésistible : il faut quelque temps au premier mouvement pour qu'il se mette en place (les reprises très vives, voire brusques des violons, ont tendance à créer des contrastes trop forcés qui hachent le discours), mais la seconde partie se soulève dans un grand souffle, l'orchestre se tend au maximum et mène le climax final vers des sommets d'enthousiasme et de vivacité : tout simplement grandiose, du pur bonheur.
Pedrotti est très attentif à l'articulation des phrasés, ce qui lui permet de maintenir une tension expressive tout au long des mouvements. De la tension, mais pas de sécheresse : contrairement à Dorati, par exemple, il conserve une certaine rondeur dans l'expres​sion(typiquement le II) et, surtout, il évite la raideur (le III, qui développe d'une manière plus légère et plus farceuse la concentration atteinte à la fin du I - les petites piques lancées par les vents sont délicieuses, par exemple) en ne faisant pas de cette vivacité un but en soi. Il garde ainsi cette tension, mais l'utilise aussi pour obtenir des sonorités printanières et fraîches en ne négligeant jamais le chant ; j'aime beaucoup de quelle manière il contraste chaque mouvement, en leur trouvant à chacun une expressivité particulière. Le Scherzo est peut-être le plus farceur et le plus festif que j'aie entendu - un moment de grâce : après ça, on ne comprend plus comment d'autres chefs peuvent l'alourdir -, le second mouvement apporte un recueillement bienvenu après les orages invoqués dans un premier mouvement follement virtuose. Le Final est très sévère, d'une noblesse froide et orgueilleuse ; après l'intermède festif qui précédait, la musique retrouve instantanément une concentration et une tension remarquables : d'une grande économie dans l'expression, cet ultime mouvement progresse sans détours. On perd quelque peu la logique de ces variations, qui s'enchaînent insensiblement ; en contrepartie on a sûrement l'un des Final les plus tendus et implacables de la discographie.

Il y a évidemment une petite ombre au tableau, c'est le son : une mono acide, parfois un peu réverbérée - mais tout de même bien présente ; et c'est bien peu de chose comparé à l'interprétation magistrale, à la leçon que nous offre Pedrotti.

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bAlexb
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Jeu 24 Mai 2012 - 8:41

Et toujours ma question lancinante...

Quelqu'un a-t-il entendu la seconde version de Fischer-Dieskau, parue chez Orfeo (son dernier enregistrement, du coup) : http://www.amazon.fr/Concerto-Pour-Piano-N%C2%B0-Symphonie/dp/B003P4XLTK/ref=sr_1_3?s=music&ie=UTF8&qid=1337841570&sr=1-3 ?

Je connais la première version, avec la Philarmonie Tchèque : j'y aime la verdeur de bois, très individuels, la conduite en général, le rubato du bout de la baguette, le caractère profondément naturel de l'avancée, les équilibres de masse, etc. J'aurais bien aimé savoir si l'option générale était la même, ici.
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aurele
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 4 Juin 2012 - 13:11

Mon écoute de la version Kleiber remonte. J'ai écouté tout récemment la version de Giulini à la tête du Wiener Philarmoniker. L'orchestre est superbe, c'est du très beau son, les passages lents sont magnifiques mais je n'ai pas été enthousiasmé comme j'avais pu l'être pour la version de Kleiber.
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Horatio
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Ven 20 Juil 2012 - 23:09

Je finis mon petit tour de l'intégrale Dorati/LSO :



Cette Quatrième semble avoir la particularité de synthétiser et d'extraire l'art des grands chefs qui s'y attaquent. Furtwängler évidemment, mais aussi Karajan dernière manière (qui s'enfonce comme personne dans la musique pure, presque abstraite) et Dorati, qui livre ici une interprétation d'une force minérale peu commune.
Contrairement à une Troisième qui n'était que feux d'artifices, cette Quatrième impose d'emblée une clarté cristalline et une remarquable précision dans l'articulation. Dorati a en horreur le legato, on l'a bien compris - mais il n'en bascule pas autant dans la sécheresse excessive ; maintenant un tempo allant et un discours très pur, d'une couleur froide et minérale, il sait surtout maintenir la poigne rythmique. Car c'est cela la clé de sa version : une rigueur, un drive rythmique peu communs. La musique n'est ni contemplative, ni éthérée, ni frémissante : elle avance, tout simplement, mais inéluctablement. Le premier mouvement est ainsi propulsée vers une conclusion éblouissante, éclatante, étonnante de virtuosité et de passion ; Pedrotti parvenait au même résultat, sans toutefois trouver la cohérence de l'intégralité du mouvement.
Dorati est toujours moins à l'aise avec les mouvements centraux (les mouvements lents en particulier), réduisant dans la Première et la Troisième l'essentiel de sa conception aux mouvements externes. Il cherche encore le ton pour l'Andante moderato, sans pour autant réitérer le ratage du II de la Troisième. Sur la mécanique "horlogère" bien huilée des pizzicati aux cordes, les vents déploient des sonorités très froides, où l'on chercherait en vain l'émotion ou la douceur ; cette allure olympienne et imperturbable contraste avec la tendresse que l'on sent enfin poindre dans les discours "réchauffés" (enflammé n'est pas le terme) des cordes.
On attend bien plus Dorati dans le troisième mouvement, et l'on est pas déçu. Véritable hymne à la vivacité et à l'impulsion, cette version se révèle vigoureuse et athlétique, jamais lourde, mettant en valeur la très grande forme du LSO. Arrive enfin l'Allegro final, qui synthétise bien les options de Dorati. Les variations lyriques ou chantantes ne l'intéressent pas vraiment ; on sent ainsi dans toute la partie centrale du mouvement une urgence relative à une situation inconfortable, une sorte de malaise - comme si le chef disait à ses musiciens d'avancer, de ne pas s'appesantir ou de trop s'émouvoir (particulièrement audible dans la variation dévolue à la flûte). A l'inverse, ce sont les autres passages qui révèlent la puissance de cette lecture ; la direction rapide et intransigeante instille plus que jamais cette énergie rythmique sous-jacente, la force froide et minérale de chaque note semble à peine contenue. Chaque mesure rend la musique plus martiale et plus lapidaire, jusqu'à la conclusion d'une rare intransigeance.

Si Dorati dans Brahms peine toujours un peu à convaincre dans les mouvements centraux, c'est moins marqué ici, et cette Quatrième minérale possède d'indéniables qualités.

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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Dim 22 Juil 2012 - 20:42

Réécouté récemment l'enregistrement de Celibidache avec le BPO en 1945. C'est passionnant, et beaucoup plus intéressant que ses enregistrements ultérieurs à mon sens (pour ne pas citer ceux des années 70).

L'optique fait penser au meilleur de Furtwängler.
Il y a une vraie science des tempi ici, qui ne sont jamais forcés, mais très soulignés, parfois hiératiques à bon escient, et l'interprétation dans son ensemble ne souffre d'aucun bavardage intempestif. Le rendu sonore est acéré, un peu sec, voire rêche, mais terriblement caractériel, habité, et investi de bout en bout.
Je trouve à cette version une vraie envergure dans le discours interprétatif: tantôt lumineuse, tantôt tragiquement agitée, la symphonie brahmsienne nous est proposée dans toute sa complexité paradoxale.

Je ne sais pas si ce disque se trouve encore facilement, mais c'est un réel plaisir que d'écouter ce Celibidache de jeunesse.
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Horatio
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Dim 4 Nov 2012 - 0:23

Un petit mot sur la version De Sabata/Berlin, puisqu'on l'évoquait en playlist. Ce n'est pas le genre de Quatrième qui me soulève systématiquement de mon siège, mais la vision du chef est extrêmement aboutie et parfaitement réalisée.

Une très grande version, remarquable en de nombreux points. J'admire surtout le caractère organique que le chef donne à la symphonie, grâce à un art consommé des transitions. La musique semble se déployer d'elle-même, les enchaînements harmoniques et les changements d'atmosphères étant si bien intégrés au discours. De plus, le chef profite des équilibres et des couleurs que la partition induit naturellement, au lieu de noyer les mouvements sous une pâte sonore uniforme. Cette interprétation très fluide profite aussi d'une dynamique intense, De Sabata préservant l'équilibre entre les lignes mélodiques et lignes rythmiques. La symphonie gagne ainsi en unité, et sa logique interne n'en apparaît que plus grandiose.
Le Philharmonique de Berlin est souverain : virtuosité à toute épreuve, cordes étincelantes et très claires, coordination exemplaire. Les attaques sont très précises, presque sèches, les phrasés intelligents et jamais mous. Cette version claire et équilibrée laisse de côté toute sentimentalité : De Sabata recherche la sérénité (I, II), l'exultation (III) ou le caractère implacable de la musique (IV), mais jamais le drame pour lui-même. C'est la Quatrième d'un Brahms architecte.
le premier mouvement est remarquable par son caractère organique, l'impression que chaque état d'esprit provoque logiquement le suivant. L'interprétation tend vers une lumière apaisée, incarnée dans les interventions des vents. La coda finale, malgré la relative noirceur de sa conclusion, est moins une explosion cathartique qu'un confirmation vigoureuse de l'humeur sereine du mouvement. Le second mouvement est un grand moment de recueillement ; De Sabata choisit un tempo très lent et développe un lyrisme quasi-statique aux vents, presque religieux par moments, dans la lignée du premier mouvement. Les arabesques des bois et les interventions plus vigoureuses des cordes, même si elles provoquent un contraste, s'inscrivent dans cette grande fresque de granit.
Le troisième mouvement possède une impressionnante verve rythmique (la dernière apparition du thème rapide). La progression est également très organique, fluide et naturelle. Le ton est celui d'un intermède, en comparaison de l'Allegro final. Dans cet ultime mouvement, la direction de De Sabata devient plus dramatique, plus pressante et nerveuse, pour accentuer le caractère vertical et implacable du mouvement. Les cordes sont presque agressives, et les dernières variations rivalisent de virtuosité. Pas une once de sentiment dans ce Final, mais de la détermination pure.

(Cette interprétation se trouve facilement sur YT).

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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Jeu 8 Aoû 2013 - 0:00

Horatio a écrit:
alexandre. a écrit:
Horatio a écrit:
Je poursuis avec un petit panorama des Brahms sous la baguette de Klemperer. Jouissif Very Happy !
J'ai réécouté la 4ème ce matin : c'est très fort, il réussit à lui donner tout sa puissance sans surinvestissement dramatique ou émotionnel, il semble tout jouer sur la logique interne de l’œuvre.

Je réécoutais tout à l'heure le final de cette même symphonie, et j'abonde dans ton sens. Parmi les lectures que je connais, elle a à la fois le plus de rigueur et le plus d'impact.
Il y a une chose qui m'étonne à chaque fois, c'est le dernier tiers de la passacaille. Chez beaucoup de chef, on a assiste à un emballement progressif, par exemple Furtwängler fait ça très bien (et de fait toutes ses passacailles sont sous les 10 minutes), ça a un effet électrisant plus ou moins imparable (Furtwängler à Wiesbaden, on se demande comment l'orchestre fait pour suivre). Mais chez Klemperer, malgré un tempo global assez rapide (9'48), on n'a pas cette impression d'emportement (en particulier parce-que la découpe des pupitres reste importante et puis le tempo reste très stable à l'intérieur de chacune des variations), tout reste extrêmement mesuré et contrôlé, et à chaque fois je suis surpris. Et je finis toujours par céder, ce contrôle extrême donne une puissance incroyable à ce mouvement. Tout ça vaut également pour la coda du premier mouvement : Klemperer mise sur une forme de force brute qui rend la chose très sévère, mais qui ne nuit pas à la décharge émotionnelle.
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Jeu 8 Aoû 2013 - 0:32

C'est un axiome qu'il faudrait vérifier, mais il me semble que les directions analytiques semblent souvent moins rapides que ne l'atteste le métronome.

Autrement dit la clarté polyphoique, la netteté de découpe instrumentale, l'aération de la pâte orchestrale permettent un tempo rapide sans qu'on ait l'impression de vitesse.
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Jeu 8 Aoû 2013 - 0:36

Horatio a écrit:

Je finis mon petit tour de l'intégrale Dorati/LSO :

Spoiler:
 

Pour prolonger ton commentaire, voilà un lien vers un comparatif des versions Dorati et Steinberg / Pitssburgh (Everest) :

http://www.amazon.fr/Symphonie-n%C2%B0-4-Johannes-Brahms/dp/B001885BZ2
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Jeu 8 Aoû 2013 - 0:41

Dans le cas de cette passacaille, c'est vérifié. Chez Furtwängler il y a un certain flou entre les pupitres et entre les phrases musicales, des accélérations à l'intérieur des variations, l'articulation des cordes est beaucoup plus souple que chez Furtwängler, la fin est fulgurante, c'est même enivrant. Chez Furtwängler la passacaille est en évolution permanente, alors que Klemperer tient à clairement marquer les différences entre chaque variation.

Petite digression au passage, en mars 1930, à douze jours d'intervalle, on pouvait entendre à Berlin la Missa Solemnis par Furtwängler puis par Klemperer. sunny 
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Dim 22 Sep 2013 - 22:51

Bernard Haitink, Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam

(Philips, juin 1972)



André, in Playlist, a écrit:

Cette version a longtemps été ma préférée en vinyle à cause de sa cohésion et de la beauté des timbres de l'orchestre, et aussi de sa prise de son complètement naturelle, à distance raisonnable des musiciens.
Idem. L'orchestre est de toute beauté, largement déployé dans une vaste acoustique, et offre autant de plénitude que d'aération entre les pupitres. Les timbres instrumentaux sont reproduits de façon particulièrement naturels.
Direction sans esbroufe de Haitink : ni cérébral ni affectif, pas d'option tranchée, mais aucune tiédeur pour autant. Sous sa baguette, l'oeuvre respire avec une aisance déconcertante, et on a toujours l'impression de la toucher droit au coeur.
Peu d'autres versions savent ainsi concilier la splendeur de l'architecture et la justesse des émotions. Du grand art.
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LeKap
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Mar 24 Sep 2013 - 0:08

bAlexb a écrit:
Abnegor a écrit:
Mariefran a écrit:

@ Ben : que veux-tu dire par ton "Mravinsky est absent" ? Il a fait l'intégrale…
Absent de la liste de choix du sondage.
Comme Celibidache dont il existe, au moins, trois intégrales toutes uniques et, ce qui est mieux, complémentaires  Mad !
Exactement la version avec le mpo est une grande réussite comme toute l'intégrale d'ailleurs , maintenant il faut aimer Celibidache et c'est pas gagné
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aurele
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Dim 3 Nov 2013 - 14:13

J'ai écouté le nouvel enregistrement de Chailly à la tête du Gewandhausorchester de Leipzig. J'ai trouvé l'enregistrement intéressant, c'est une vision implacable, très dramatique, assez impressionnante. Mon écoute des autres versions que j'avais entendues : Carlos Kleiber avec le Wiener Philarmoniker (la version que j'avais préférée), Herbert von Karajan avec le Berliner Philarmoniker en 1988 (j'avais bien aimé, tout le monde ou presque s'accorde je crois pour dire que c'est son meilleur enregistrement de cette symphonie) et Leonard Bernstein en 1962 avec le New York Philarmonik Orchestra (pas enthousiasmé). Pour les commentaires entre parenthèses, je me base sur les impressions que j'avais laissées sur ce forum.
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Horatio
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Dim 3 Nov 2013 - 18:58

J'ai justement réécouté la version Kleiber il n'y a pas longtemps : moins définitive  et fulgurante que dans mon souvenir. Les timbres sont un peu ternes, et la la lecture n'est pas aussi souple que ce dont on pourrait attendre de Kleiber. Une version équilibrée, un peu froide, qui a du mal à m'enthousiasmer.

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Dim 29 Déc 2013 - 15:46

Je viens d'écouter la Quatrième de l'intégrale de Manze (avec Helsingborg, chez CPO).

Voilà qui va donner du grain à moudre à Fomalhaut ! Laughing Très décevant : ça ressemble à du Brahms, tout aussi opaque que d'habitude (même davantage), avec des cordes moins fermement menées, et un peu de flottement dans la direction où Manze veut nous mener. J'ai du mal à voir ce qu'il veut faire, et on se retrouve avec des tempi sous semblables, un ensemble très homogène.

Bien, c'est très honnête parce que l'orchestre est toujours très bon, mais pour ce qui est d'un renouvellement de lecture qu'on pouvait attendre de quelqu'un vraiment passé au romantisme depuis le baroque italien et allemand, quasiment sans transition... c'est finalement très traditionnel, tout juste un peu moins de vibrato et de legato, mais vraiment rien de fondamental.

Sinon, la prise de son est sympa et l'orchestre beau, dommage que le chef ne serve pas mieux.
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André
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Dim 29 Déc 2013 - 16:09

Écoutée hier, la version de Böhm avec les WP (DGG). Probablement celle que j'emporterais sur l'île déserte. Cette interprétation gagne en engagement et en conviction à chaque mouvement. Les deux derniers atteignent un équilibre entre la respiration et la tension, entre la beauté des timbres et la force rythmique qui me semblent parfaits. Vienne dans la quatrième c'est ici qu'on peut la trouver - et c'est idéal.
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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 30 Déc 2013 - 14:51

DavidLeMarrec a écrit:
Je viens d'écouter la Quatrième de l'intégrale de Manze (avec Helsingborg, chez CPO).

Voilà qui va donner du grain à moudre à Fomalhaut ! Laughing Très décevant : ça ressemble à du Brahms, tout aussi opaque que d'habitude (même davantage), avec des cordes moins fermement menées, et un peu de flottement dans la direction où Manze veut nous mener. J'ai du mal à voir ce qu'il veut faire, et on se retrouve avec des tempi sous semblables, un ensemble très homogène.

.

Et pour donner du grain à moudre à DLM, sans hésiter, André Cluytens !





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MessageSujet: Re: Brahms - 4e symphonie   Lun 30 Déc 2013 - 15:13

Jouons un peu à ce qui traine dans ma discothèque !
C'est une œuvre que je trouve particulièrement forte, le couronnement d'un siècle de symphonies, et que j'aime beaucoup. De plus, c'est une œuvre qui a eu beaucoup de chance au disque, que ce soit au 78 tour, au LP, au CD, au LD ou au DVD et on compte nombre de versions satisfaisantes à des titres divers.
Parmi les versions qui m'ont le plus frappé (outre André Cluytens), Mengelberg à Amsterdam, Carl Schuricht à Munich, Giulini à Chicago, Toscanini à la NBC, Munch à Boston, Carlos Kleiber à Munich et Hans Schmidt-Isserstedt à Hambourg.

       Asahina, Takashi         Orch Philh de Osaka  28/05/1995  Canyon  CD
Barbirolli, John            Hallé Orch Manchester 19/09/1959 PRT Collector LP
Barbirolli, John          Orch Philh de Vienne 19/12/1967 EMI-Electrola LP
Barbirolli, John          Orch Philh de Vienne 19/12/1967 Royal Classics CD
Barenboim, Daniel  Chicago Symphony Orch 09/1993 Teldec CD
Belohlavek, Jiri            Orch Philh Tchèque 6/04/1987 Supraphon CD
Berglund, Paavo     Chamber Orch of Europ 14/05/2000 Ondine CD
Bernstein, Leonard Boston Symphony Orchestra 22/07/1972 Medici Arts DVD
Bernstein, Leonard New York Philharmonic 9/10/1962 Columbia US LP
Bernstein, Leonard New York Philharmonic 9/10/1962 Sony CD
Bernstein, Leonard New York Stadium Conc SO 29/06/1953 Decca US LP
Bernstein, Leonard New York Stadium Conc SO 29/06/1953 DGG CD
Bernstein, Leonard Orch Philh de Vienne 12/10/1981 DGG CD
Bernstein, Leonard Orch Philh de Vienne 12/10/1981 DGG LP
Bernstein, Leonard Orch Philh de Vienne 12/10/1981 DGG-Unitel DVD
Blomstedt, Herbert Concertgebouw Amsterdam 15/04/2007 RCO LIVE CD
Blomstedt, Herbert Gewandahaus Orch Leipzig 10/1996Decca Classic FM CD
Böhm, Karl                Orch Philh de Vienne 05/1975 DGG CD
Boult, Adrian        London Philharmonic Orch 25/11/1954 Marble Arch LP
Boult, Adrian        London Philharmonic Orch 14/03/1972 EMI-Hmv LP
Celibidache, Sergiu Orch Philh de Berlin 18/11/1945 Tahra CD
Celibidache, Sergiu Orch Philh de Berlin 18/11/1945 Tahra CD
Celibidache, Sergiu Orch Philh de Berlin 21/11/1945 MAAPA CD
Celibidache, Sergiu Orch Philh de Berlin 21/11/1945 Myto CD
Celibidache, Sergiu Orch Philh de Munich 16/03/1985 EMI-Classics CD
Celibidache, Sergiu Orch Philh de Munich 15/10/1986 Altus CD
Celibidache, Sergiu Orch Symph NDR Hambourg 16/09/1951 Tahra CD
Celibidache, Sergiu Orch Symph RAI Milan 24/03/1959 Arkadia CD
Celibidache, Sergiu Orch Symph RAI Milan 24/03/1959 Fonit Cetra LP
Celibidache, Sergiu RSO Stuttgart 11/09/1958 Green Hill CD
Celibidache, Sergiu RSO Stuttgart 23/03/1974 DGG CD
Celibidache, Sergiu RSO Stuttgart 28/11/1974 Rococo LP
Chailly, Riccardo Concertgebouw Amsterdam 10/1990 Decca CD
Cluytens, André Orch National de la RDF 19/02/1958 Forgotten Records CD
Cluytens, André Orch National de la RDF 19/02/1958 Memories CD
Cluytens, André Orch National de la RDF 19/02/1958 Passion & Concent CD
Davis, Andrew BBC Symphony Orchestra 22/04/1996 BBC Music CD
Dohnanyi, Christoph Von Cleveland Orchestra 05/1987 Teldec CD
Dohnanyi, Christoph Von Los Angeles Philharmonic 22/02/2007 Antec Music CD
Dohnanyi, Christoph Von Philharmonia Orchestra 4/02/2007 Signum Classics CD
Dorati, Antal London Symphony Orchestra 13/07/1963 Mercury CD
Eschenbach, Christoph Houston Symph Orchestra 03/1993 Virgin Classics CD
Furtwängler, Wilhelm Orch Philh de Berlin 12/12/1943 SWF LP
Furtwängler, Wilhelm Orch Philh de Berlin 24/10/1948 Audite CD
Furtwängler, Wilhelm Orch Philh de Berlin 24/10/1948 EMI-Vsm LP
Furtwängler, Wilhelm Orch Philh de Berlin 24/10/1948 Unicorn LP
Gendron, Maurice Gunma Symphony Orchestra 03/11/1980 Camerata CD
Gendron, Maurice Gunma Symphony Orchestra 03/11/1980 Camerata LP
Gielen, Michael Orch Symph SWF BadenBaden 04/1989 Intercord CD
Gielen, Michael Orch Symph SWR BadenBaden 3/05/1989 Hänssler Classic CD
Giulini, Carlo-Maria Chicago Symphony Orch 15/10/1969 EMI-Classics CD
Giulini, Carlo-Maria Chicago Symphony Orch 15/10/1969 EMI-Vsm LP
Giulini, Carlo-Maria New Philharmonia Orch 23/04/1968 EMI-Classics CD
Giulini, Carlo-Maria New Philharmonia Orch 23/04/1968 EMI-Electrola LP
Giulini, Carlo-Maria Orch Philh de Vienne 05/1989 DGG CD
Gui, Vittorio Mai Musical Florentin 5/10/1975 Cetra LP
Gui, Vittorio Mai Musical Florentin 5/10/1975 Warner Fonit CD
Haitink, Bernard London Sinfon Opera Orch 17/06/2004 LSO Live CD
Harnoncourt, Nikolaus Orch Philh de Berlin 17/04/1997 Teldec CD
Hughes, Owain Arwel Orch Philh de Stuttgart 12/10/2004 Quartz CD
Jansons, Mariss Orch Philh de Oslo 15/01/1999 Simax Classics CD
Jansons, Mariss Orch Symph BRF Munich 10/02/2012 BR Klassik CD
Jochum, Eugen Concertgebouw Amsterdam 17/01/1976 Tahra CD
Jochum, Eugen London Philharmonic Orch 3/07/1976 EMI CD
Jochum, Eugen Los Angeles Philharmonic  13/07/1967 Eyewitness Record CD
Jochum, Eugen Orch Philh de Berlin 8/07/1951 Longanesi LP
Jochum, Eugen Orch Philh de Berlin 10/12/1953 DGG CD
Jochum, Eugen Orch Philh de Berlin 10/12/1953 Heliodor LP
Jochum, Eugen Orch Symph BRF Munich ??? Green Hill CD
Karajan, Herbert Von Orch Philh de Berlin 03/1973 DGG LD
Kleiber, Carlos Orch National de Bavière 10/03/1986 We Love Carlos CD
Kleiber, Carlos Orch National de Bavière 5/04/1996        Memories CD
Kleiber, Carlos Orch National de Bavière 21/10/1996 DGG DVD
Kleiber, Carlos Orch National de Bavière 21/10/1996 DGG DVD
Kleiber, Carlos Orch National de Bavière 21/10/1996 Dumka CD
Kleiber, Carlos Orch Philh de Berlin 28/06/1994         Memories CD
Kleiber, Carlos Orch Philh de Berlin 28/06/1994         We Love Carlos CD
Kleiber, Carlos Orch Philh de Vienne 16/12/1979         Memories CD
Kleiber, Carlos Orch Philh de Vienne 15/03/1980         DGG CD
Kleiber, Carlos Orch Philh de Vienne 15/03/1980        DGG CD
Klemperer, Otto Philharmonia Orchestra 29/03/1957 EMI-Classics CD
Klemperer, Otto Philharmonia Orchestra 29/03/1957 EMI-Hmv LP
Kletzki, Paul Orch Philh Tchèque 20/12/1965 IMG Artists CD
Kondrachine, Kirill Orch Symph NHK Tokyo 16/01/1980 OMA CD
Kondrachine, Kirill Orch Symph Radio d'URSS Lys CD
Kondrachine, Kirill Orch Symph Radio d'URSS Melodia LP
Kondrachine, Kirill Orch Symph Radio d'URSS Melodia LP
Koussevitzky, Serge Boston Symphony Orchestra 8/11/1939 MAAPA CD
Krips, Josef London Symphony Orchestra 20/04/1950 Decca CD
Krips, Josef London Symphony Orchestra 20/04/1950 London CD
Krips, Josef Orch National de la RDF 7/10/1954 Montaigne CD
Krivine, Emmanuel Orch Symph de Bamberg 12/07/1993 Denon CD
Kubelik, Rafael Orch Philh de Vienne 25/03/1956 Decca CD
Kubelik, Rafael Orch Philh de Vienne 25/03/1956 Decca LP
Kubelik, Rafael Orch Symph BRF Munich 6/05/1983 Orfeo CD
Kubelik, Rafael Orch Symph BRF Munich 6/05/1983 Orfeo LP
Leinsdorf, Erich Boston Symphony Orchestra 27/04/1966 RCA LP
Leinsdorf, Erich Boston Symphony Orchestra 27/04/1966 RCA LP
Leinsdorf, Erich Orch Philh Tchèque 16/05/1966 Multisonic CD
Levine, James Chicago Symphony Orch 13/07/1976 RCA CD
Levine, James Chicago Symphony Orch 13/07/1976 RCA LP
Levine, James Chicago Symphony Orch 13/07/1976 Sony-BMG CD
Levine, James Orch Philh de Vienne 11/1994 DGG CD
Loughran, James Hallé Orch Manchester 01/1974 EMI-Cfp CD
Loughran, James Hallé Orch Manchester 01/1974 EMI-Cfp LP
Mackerras, Charles Scottish Chamber Orch 30/01/1997 Telarc CD
Masur, Kurt Gewandahaus Orch Leipzig 1977 Philips CD
Masur, Kurt New York Philharmonic 03/1995 Warner Classics CD
Mehta, Zubin Orch Philh d'Israel 11/2006 Helicon Classics CD
Mengelberg, Willem Concertgebouw Amsterdam 30/11/1938 Biddulph CD
Mengelberg, Willem Concertgebouw Amsterdam 30/11/1938 Naxos Historical CD
Mengelberg, Willem Concertgebouw Amsterdam 30/11/1938 Opus Kura CD
Mengelberg, Willem Concertgebouw Amsterdam 30/11/1938 Past Masters LP
Mengelberg, Willem Concertgebouw Amsterdam 30/11/1938 Tahra CD
Mengelberg, Willem Concertgebouw Amsterdam 30/11/1938 Teldec CD
Mengelberg, Willem Concertgebouw Amsterdam 30/11/1938 Telefunken CD
Mengelberg, Willem Concertgebouw Amsterdam 30/11/1938 Telefunken LP
Mitropoulos, Dimitri New York Philharmonic 28/10/1956 Fonit Cetra LP
Mitropoulos, Dimitri New York Philharmonic 28/10/1956 Hunt CD
Monteux, Pierre Boston Symphony Orchestra 7/08/1960 Memories CD
Mravinsky, Eugène Orch Philh de Leningrad 28/04/1973 Memoria CD
Munch, Charles Boston Symphony Orchestra 11/04/1950 Haydn House CD
Munch, Charles Boston Symphony Orchestra  11/04/1950  Voix de son Maitre   LP
Munch, Charles Boston Symphony Orchestra 27/10/1958 RCA Victrola LP
Munch, Charles Boston Symphony Orchestra 27/11/1958 RCA CD
Muti, Riccardo Philadelphia Orchestra 10/1988 Philips CD
Ormandy, Eugene Philadelphia Orchestra 25/10/1967 Sony classical CD
Paray, Paul Detroit Symphony Orch 26/03/1955 Fontana LP
Paray, Paul Detroit Symphony Orch 26/03/1955 Rediscovery.us CD
Rowicki, Witold Orch Philh de Varsovie 1960 Altara Archives CD
Rowicki, Witold Orch Philh de Varsovie 1960 Lys CD
Sanderling, Kurt Orch Nat de Saxe Dresde 11/03/1972 Eurodisc LP
Sanderling, Kurt Orch Nat de Saxe Dresde 11/03/1972 RCA CD
Sanderling, Kurt Orch Symph de Berlin 1990 Capriccio CD
Sawallisch, Wolfgang London Philharmonic Orch 06/1989   Brilliant Classics CD
Sawallisch, Wolfgang London Philharmonic Orch 06/1989 EMI CD
Sawallisch, Wolfgang London Philharmonic Orch 06/1989 EMI-Classics CD
Sawallisch, Wolfgang Orch Symph de Vienne 02/1963 Philips CD
Sawallisch, Wolfgang Orch Symph NHK Tokyo 23/04/1975 King International CD
Schmidt-Isserstedt, Hans BBC Symphony Orchestra14/04/1971 BBC Legends CD
Schmidt-Isserstedt, Hans Orch Symph NDR Hambourg 1962 Summit LP
Schmidt-Isserstedt, Hans Orch Symph NDR Hambourg 1962 Vox LP
Schmidt-Isserstedt, Hans   Orch Symph NDR Hambourg 21/05/1973 Arlecchino CD
Schmidt-Isserstedt, Hans Orch Symph NDR Hambourg 21/05/1973EMI-NDR Klassik CD
Schmidt-Isserstedt, Hans Orch Symph NDR Hambourg 21/05/1973 Philips LP
Schmidt-Isserstedt, Hans Philadelphia Orchestra Peerless LP
Schuricht, Carl Orch de la Suisse Romande 3/05/1952 Cascavelle CD
Schuricht, Carl Orch National de la RDF 24/03/1959 Memories CD
Schuricht, Carl Orch Philh de Vienne        18/05/1958 Dreamlife CD
Schuricht, Carl Orch Symph BRF Munich 09/1961 Columbia Japon LP
Schuricht, Carl Orch Symph BRF Munich 09/1961 Denon CD
Schuricht, Carl Orch Symph BRF Munich 09/1961 Festival LP
Schuricht, Carl Orch Symph BRF Munich 09/1961 Guilde Internat LP
Schuricht, Carl Orch Symph BRF Munich 09/1961 Scribendum CD
Schuricht, Carl Orch Symph NDR Hambourg 7/05/1958 Tahra CD
Schuricht, Carl RSO Stuttgart                6/03/1964         Hänssler Classic CD
Skrowaczewski, Stanislaw DRPh Saarebrücken             16/03/2011 OEHMS Classics CD
Skrowaczewski, Stanislaw Hallé Orch Manchester 25/11/1987 IMP CD
Steinberg, William Pittsburgh Symphony Orch  1962    Memories CD
Stokowski, Leopold New Philharmonia Orch 4/05/1974    BBC Radio Classics CD
Stokowski, Leopold New Philharmonia Orch 20/06/1974   RCA Read Seal CD
Stokowski, Leopold Philadelphia Orchestra 18/04/1931 MAAPA CD
Stokowski, Leopold Philadelphia Orchestra 29/04/1933 Biddulph CD
Stokowski, Leopold Philadelphia Orchestra 29/04/1933 History CD
Szell, George Cleveland Orchestra 9/04/1966 CBS LP
Szell, George Cleveland Orchestra 9/04/1966 Sony CD
Szell, George Orch Symph NDR Hambourg 25/05/1959 EMI-NDR Klassik CD
Toscanini, Arturo BBC Symphony Orchestra 5/06/1935 EMI CD
Toscanini, Arturo BBC Symphony Orchestra 5/06/1935 EMI-Classics CD
Toscanini, Arturo BBC Symphony Orchestra 5/06/1935 West Hill Radio CD
Toscanini, Arturo NBC Symphony Orchestra 10/01/1943 MAAPA CD
Toscanini, Arturo NBC Symphony Orchestra 3/12/1951 RCA CD
Toscanini, Arturo NBC Symphony Orchestra 3/12/1951 RCA LP
Toscanini, Arturo New York Philharmonic 15/04/1936 TDK AD 90 AC
Toscanini, Arturo Philharmonia Orchestra 1/10/1952 TDK SA 90 AC
Toscanini, Arturo Philharmonia Orchestra 1/10/1952 Turnabout LP
Van Beinum, Eduard Concertgebouw Amsterdam 3/05/1958 Philips CD
Van Beinum, Eduard Concertgebouw Amsterdam 3/05/1958 Philips LP
Walter, Bruno New York Philharmonic 12/12/1951 CBS-Sony LP
Walter, Bruno New York Philharmonic 12/12/1951 Sony CD
Wand, Gunter Orch Symph NDR Hambourg 21/09/1983 RCA CD
Wand, Gunter Orch Symph NDR Hambourg 9/12/1997 RCA CD
Weingartner, Felix London Symphony Orchestra 14/02/1938 Artisco LP
Weingartner, Felix London Symphony Orchestra 14/02/1938 EMI CD
Zinman, David Orchestre Tonhalle Zürich 15/04/2010 RCA Read Seal CD
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