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 Herbert Kegel

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Horatio
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MessageSujet: Herbert Kegel   Dim 16 Sep 2012 - 16:55

Herbert Kegel (1920 - 1990)


    Petit topic-présentation sur un chef est-allemand aujourd'hui tombé dans un relatif anonymat, totalement injustifié au regard de la qualité de son legs discographique. Je cite Mariefran :
    Citation :
    Quel chef, ce Kegel, perdu en Allemagne de l'Est et que personne ou presque ne connaît de ce côté du monde occidental !

    Herbert Kegel naquit le 29 juillet à Dresde. Il entame assez vite des études de piano et de violoncelle, et chante dans la chorale de sa paroisse luthérienne. Au conservatoire de Dresde, il se consacre en premier lieu au piano, étudiant toutefois la composition et la direction (orchestrale et chorale) en parallèle. C'est à cette époque qu'il fait la connaissance de Boris Blacher. Böhm, alors en poste à Dresde, lui reconnaît d'excellentes aptitudes techniques et une musicalité remarquables.
    Mobilisé pendant la guerre, il devra renoncer à sa carrière de pianiste suite à une blessure à l'une de ses mains. Il reprend alors des études de direction, et commence dès 1945 à diriger des chœurs et des opérettes. Il fait dans le même temps une autre rencontre marquante, celle du compositeur Wagner-Régency, dont il défendra toute sa vie la musique et celle des compositeurs contemporains à l'Est du Rideau de fer.
    En 1949, il est nommé directeur artistique du chœur de Leipzig, qu'il élève à un niveau remarquable : Kegel était réputé pour son extrême exigence dans sa conduite chorale. Ses premières grandes tournées l'amènent notamment dans les pays scandinaves. En 1958, il prend la tête de l'Orchestre de la radiodiffusion de Leipzig, qu'il amène également à son meilleur niveau, rivalisant avec les grands orchestres traditionnels de l'Allemagne de l'Est. Kegel devient alors l'un des chefs est-allemands les plus réputés, comme en témoigne son estime réciproque avec Kurt Masur.
    Kegel restera toute sa vie un ardent défenseur de la musique contemporaine de son pays : dans des milieux parfois très conservateurs et dans l'écrin entravant du réalisme socialiste, il continuera à jouer et à promouvoir de toutes ses forces des compositeurs tels que Blacher, Henze, Hartmann, Penderecki, Luigi Nono, Lutoslawski, Denissow, Krenek, Britten ou Orff, pour ne citer que les plus célèbres. Il est ainsi le prestigieux créateur de plusieurs œuvres importantes - et démissionna avec fracas de l'Union des compositeurs lorsque cette dernière s'opposa à la création du Rideau de la Méduse de Henze. Il affiche la même conviction dans la musique contemporaine à l'opéra, jouant en particulier Parsifal de Wagner, Wozzeck de Berg et Moïse und Aron de Schoenberg. Dès 1961, il devient l'un des chefs invités du Staatsoper de Berlin. Il obtient de 1977 à 1985 le poste de chef principal de l'orchestre de Dresde, qu'il emmène ainsi que son orchestre de Leipzig dans des tournées mondiales.
    Victime de l'une de se dépressions, Herbert Kegel se suicidera le 20 novembre 1990, à l'âge de 70 ans.


❦❦❦


  • Son legs discographique est relativement important, surtout dans le nombre d'enregistrements de ses contemporains ; en voici parmi les plus représentatifs :

    Spoiler:
     

    Si toutes ces œuvres ne sont pas indispensables, la qualité d'exécution de Kegel est toujours remarquable - clarté du discours, franchise des timbres, lucidité du propos. Citons encore ses Carmina Burana :


    Mackie a écrit:
    Surtout Kegel, avec le rso leipzig, chez berlin classics, qui mérite plus qu'une oreille distraite et condescendante.

  • Quelques œuvres contemporaines plus connues, regroupant Stravinsky, Britten, Chostakovitch, Weill et Penderecki :


    Bertram, à propos du Britten a écrit:
    Schreier est presque beau de timbre, précis et raffiné, parfois même touchant. Malheureusement la diction n'est naturelle ni en français ni en anglais, c'est handicapant. Bel accompagnement, mais on peut trouver bizarre l'alliance entre des cordes incisives et un cor arrondi et presque assourdi.
    Hippolyte, à propos du Weill a écrit:
    Quelle main heureuse ! C'est la plus belle version que je connaisse ! Gisela May est idéale, très loin des fadasses Ute Lemper et consorts, je la préfèreà Fassbaender, trop écorchée, pas assez cabaret, et même à Lotte Lenya.
    Mélomaniac, à propos du Weill a écrit:
    J'adore le ton dur de Gisela May, sa gouaille en acier, son grain de voix, sa frimousse mutine... Un superbe disque consacré à Weill.

  • Continuons avec le pan plus traditionnel de son répertoire : son intégrale Beethoven à Dresde, ses Schubert, ses Brahms, son Berlioz et ses Mahler :


    Intégrale malheureusement introuvable aujourd'hui.
    DavidLeMarrec a écrit:
    Dans le genre intégrale sans parti pris, Blomstedt, Kuhn, mieux encore Kegel, et jusqu'à Wand (sans même parler de Szell ) sont bien [...] prenants, à mon humble avis.


    Nando a écrit:
    [Le Stabat Mater] dirigé par Herbet Kegel avec le choeur et l'orchestre de la radio de Leipzig chez "Berlin Classics" ; la version de Corboz me parrait un peu trop "doucereuse" par rapport à celle de Kegel que je préfère finalement... Avec des tempi plus rapides que ceux de Kegel, il y a cependant moins d'engagement et de drame.


    Digipat a écrit:
    Je viens d'écouter le premier mouvement par Kegel... là, je dis bravo! J'aime bien. Le chœur est nuancé, l'ensemble parait bien équilibré.
    Cette version se trouve aisément sur le tube. Pour l'avoir écoutée quelques fois, elle est vraiment impressionnante par la maîtrise du chef sur les lignes, les nuances, les inflexions. Les chœurs sont d'une grande subtilité, ils rendent leur partie avec expressivité et limpidité. L'orchestre, très agile, est aussi très bon. Au-delà de ses qualités techniques, cette interprétation se démarque par sa tonalité inquiète, claire-obscure et anti-spectaculaire ; la diction des chœurs rend terribles les passages dramatiques, les autres mouvements rayonnent d'un apaisement sincère et particulièrement touchant.


    DavidLeMarrec a écrit:
    Du côté des versions qui tirent le meilleur parti de la couleur orchestrale : Nézet-Séguin, Salonen, Kegel, Davis-Concertgebouw pour leur haut degré de technicité et leur prise de son, avec beaucoup d'implication.
    Kegel est super ; ça ne sonne vraiment pas français, mais c'est super chouette.


    Discobole a écrit:
    Récemment j'ai écouté Kegel-Dresdner Philharmonie [dans la Première]. Y a-t-il des connaisseurs ? C'est un peu enfoncer des portes ouvertes étant donné le profil des deux chefs, mais ça me rappelle un peu Sinopoli. En plus en place que la Titan de ce dernier.
    Je répète, j'ai eu une excellente impression de Kegel.
    Horatio a écrit:
    Une Titan par un chef qu'on a pas vraiment l'habitude de voir dans le répertoire mahlérien - Herbert Kegel, qui dirige ici la Philharmonie de Dresde en 1979. Et, comme pour sa Quatrième de Sibelius, je suis impressionné par l'intégrité stylistique du chef allemand ; si elle ne révolutionne pas la discographie, cette version est le parfait remède pour ceux que les visions boursouflées et trop post-romantiques (Bernstein-Amsterdam, parfait dans son genre) de cette symphonies exaspèrent.
    Spoiler:
     
Rav-phaël, à propos de la Première a écrit:
C'est une splendide interprétation, riche en sensations, que j'adore !

  • Des références solides maintenant : son Parsifal, ses Sibelius, ses Mussorgsky et les œuvres de la Seconde école de Vienne.


    Xavier a écrit:
    D'après les extraits que je suis en train d'écouter, il prend le TGV. La Kundry, Gisela Schröter, qui a l'air pourtant très bien, change les notes dès que c'est un peu aigü pour elle (deux tons en-dessous quand ça va jusqu'au la ou au si bémol).

    Au final je suis mitigé sur Kegel live 75. On a quand même souvent l'impression de prendre le TGV, bien plus que chez Boulez même si les timings sont quasiment identiques. Là ça semble parfois forcé et c'est embêtant. Ce qui m'embête aussi c'est que certains thèmes grandioses prennent une allure presque ridicule du coup (le côté simple, nu et conjoint des principaux motifs). J'aime la sonorité de ses cordes mais par contre les cuivres sont souvent criards.
    Sur la distribution je suis également mitigé, Adam presque quelconque en Amfortas, Kollo pas mal sans plus, et la Kundry intéressante mais problématique de Schröter, qui est assez remarquable jusqu'aux 2/3 tiers de l'acte 2, où clairement elle fatigue et a du mal à assumer l'aigü du rôle, soit c'est faux, soit elle change les notes, soit elle n'arrive pas à suivre les tempi de Kegel...
    C'est tout de même une incarnation qui mérite le coup d'oreille.
    Vieille cire a écrit:
    Ca a peut-être orienté mon écoute de la version Kegel que j'ai trouvé très "prosaïque" ce qui me gène beaucoup dans Parsifal.
    DavidLeMarrec a écrit:
    Je suis un peu sous le choc, c'est la première fois que je dévore ainsi Parsifal d'une traite, sans lassitude. J'ai un peu l'impression, si vous voulez, d'être passé de Maximianno Cobra à une version normale des symphonies de Beethoven.
    Les tempi sont les mêmes que Boulez 70 (deux minutes d'écart, mais ça peut dépendre à ce stade des blancs en début et fin d'acte...), et à part la musique de transformation du I, rien ne paraît hâté. Tout simplement, tout s'enchaîne naturellement, sans distendre le propos. L'orchestre est extrêmement détaillé et très bien capté, les cuivres beaucoup moins pétaradants qu'à Bayreuth.
    Côté distribution, c'est sans faille (Cold est un Gurnemanz clair, Kollo tout jeune, Adam superlatif d'engagement, et la voix engorgée de Schröter n'est pas déplaisante). Même les seconds rôles sont dotés d'une grande personnalité (chevaliers et pages). On n'y trouvera pas d'interprète vertigineux, mais tous sont parfaitement tenus.
    C'est surtout le naturel absolu qui frappe, ça s'écoute avec autant de facilité qu'un Weber ou un Verdi.
    Ce n'est pas aussi beau que la lecture debussyste de Boulez en 2004, mais dans ce qui est paru au disque, il n'y a pas beaucoup mieux en tout cas.

    Par ailleurs, l'orchestre est vraiment impeccable, et sans le côté un peu léché de Solti ou Karajan.
    AD a écrit:
    Moi aussi j'ai bien aimé cette version de Kegel mais bizarrement je ne la réécoute plus depuis...
    Ce qui m'a plu c'est la sensation d'homogénéité, de naturel (la prise de son live sans coupure, la réverbération bien dosée), l'engagement de tous, la sensation d'équipe.
    J'en avais peut être marre de ces équipes montées pour le disque, des montages et autres tripatouillages (et pas que dans Parsifal et/ou Wagner) et cet enregistrement fût sans doute comme un grand bol d'air frais, comme un reportage animalier après trop d'images de synthèse...
    Une excellente soirée donc mais pas une absolue référence.
    Guillaume a écrit:
    La prise de son est superbe et les timbres orchestraux dignes du WPO.

    Sur la version Kegel (Adam, Cold, Kollo, Schröter), je ne peux que souscrire à ce qu'en dit David : version rapide et détaillée, prise de son live très naturelle et aérée, orchestre beau (cuivres un peu fatigués à l'interlude du III), tempi avenants. Excellente distribution vocale ; alors que je ne suis pas fan, je me suis surpris à trouver Kollo très bon. Adam parfait même si le rôle n'est pas le plus important, et en face Cold très clair et superbe. Xavier dit que Schröter ne fait pas les notes au II ; j'ai cependant trouvé sa prestation renversante, et malgré une certaine fatigue à la fin du II (émission qui sacrifie alors un petit peu la diction), elle a beaucoup de charisme, pas autant qu'une Mödl c'est certain, mais c'est tout de même assez remarquable !Version donc absolument recommandable pour tous ceux qui n'y arrivent pas avec Kna.
    Figaro a écrit:
    Je l'ai écouté hier : j'ai été scotché ! Cette version est formidable !


    Alex a écrit:
    J'écoute la Quatrième par Herbert Kegel.
    Amen, tout est dit.
    pianofortsiste a écrit:
    Kegel, impressionnant de noirceur [dans la Quatrième].
    Discobole a écrit:
    Dans ces écoutes récentes, celui qui m'a le plus convaincu après Karajan est certainement Herbert Kegel (Rundfunk-Sinfonie-Orchester Leipzig, edel, 1969) qui assume complètement le parti-pris moderniste de cette 4e symphonie et offre un disque de pure beauté, réussissant là où Sanderling échoue : orchestre très en place, timbres cristallins (merci la prise de son !) et néanmoins une tension, une construction.
    Utna a écrit:
    Je suis mitigé. Il y a des passages superbes et d'autres où je m'ennuie. Il est un peu trop lent et pas assez intense dans le III (il est où le crescendo à E ?) et le vilain il ralentit dans la dernière partie du IV : donc, ça ne peut pas me satisfaire ! Après tout le bien qu'on m'en avait dit je suis déçu.
    Je trouve aussi cette version de la Quatrième étonnante de modernité et d'évidence : tout y fonctionne à merveille...


    On peut écouter Une Nuit sur le tube (/watch?v=sZbKGLOKlT0), c'est tout simplement impressionnant de caractérisation, de virtuosité et de précision. Malgré l'aspect très technique de cette baguette, je trouve que les interprétations de Kegel manquent rarement de souffle et d'esprit, c'est toujours passionnant.


    Le meilleur pour la fin : une anthologie de la Seconde école de Vienne, rassemblant les Gurrelieder, Moïse und Aron, Un Survivant de Varsovie de Schoenberg - Wozzeck et le Concerto "A la mémoire d'un ange" de Berg - et la Passacaille, les Cinq Mouvements op. 5, les Six Pièces op. 6, les Cinq Pièces op. 10 et la Symphonie op. 21 de Webern.

    Spoiler:
     

    Sur Schoenberg :
    Musikant a écrit:
    Très bonne version radio de herbert Kegel parue dans un coffret de 10 CD en hommage à ce chef pas très connu avec un Moise et Aaron superbe, mais bandes radio hélas!
    Mariefran a écrit:
    La version de Kegel des Gurrelieder. On dira qu'elle vaut le coup d'oreille pour la direction orchestrale et les beaux chœurs. Evidemment, les solistes ne valent pas ceux de la version Ozawa… Mais l'orchestre est habité, il y a une véritable vision de l'œuvre.

    Ecouté aussi Moses und Aron. C'est plus aride, difficile à tenir sur la longueur, demandant une écoute vraiment active mais quel plaisir si l'on arrive à s'y faire. Je comprends que certains trouvent cela un peu uniforme, ça l'est en apparence. Mais musicalement, c'est beaucoup plus profond que les Gurre, à mon avis. On trouve ici le Schönberg novateur - mais là encore, je préfère de très loin le langage de Berg, tant Wozzeck que Lulu.
    La version Kegel : Werner Haseleu, Reiner Goldberg, Rundfunk-Sinfonie-Orchester Leipzig. Les chœurs, encore une fois sont époustouflants. Haseleu a une présence formidable en Moïse, vrai patriarche, il fait peur !

  • N.B. : Notez que de nombreux enregistrements ont été regroupés dans ce coffret, qui allie l'excellent à l'anecdotique (on se demande ce que Vivaldi vient faire avec ces compositeurs allemands du milieu du XXe !) :


    ❦❦❦


  • _________________
    Si Titus Andronicus avait compté six actes, Shakespeare s'en serait pris aux spectateurs des premiers rangs du parterre et les aurait fait périr dans d'atroces souffrances.
    (Jan Kott, Shakespeare, notre contemporain)

    La vérité est si vraie, la force si forte, la finesse si fine, la profondeur si profonde et la philosophie si universelle dans ce texte qu'il vaut bien la peine d'y passer un instant.
    (Un journaliste américain, 1894)


    Dernière édition par Horatio le Sam 2 Fév 2013 - 21:25, édité 5 fois
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    MessageSujet: Re: Herbert Kegel   Dim 16 Sep 2012 - 22:29

    Merci pour ça Horatio.

    Le répertoire de Kegel est très très intéressant, d'une manière générale les chefs d'Allemagne de l'Est ont su défendre une certaine musique contemporaine à une époque ou les chefs de l'Ouest se repliaient sur le répertoire canonisé.

    Concernant son suicide, il est souvent présenté comme aboutissement d'une dépression, mais il est très probable qu'il ait senti poindre l'ostracisation que les chefs est-allemands ont eu à subir, certaines lettres iraient dans ce sens.
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    MessageSujet: Re: Herbert Kegel   Lun 17 Sep 2012 - 9:08

    alexandre. a écrit:
    Merci pour ça Horatio.

    Le répertoire de Kegel est très très intéressant, d'une manière générale les chefs d'Allemagne de l'Est ont su défendre une certaine musique contemporaine à une époque ou les chefs de l'Ouest se repliaient sur le répertoire canonisé.

    Concernant son suicide, il est souvent présenté comme aboutissement d'une dépression, mais il est très probable qu'il ait senti poindre l'ostracisation que les chefs est-allemands ont eu à subir, certaines lettres iraient dans ce sens.

    C'est bizarre, car côté musique, à l'est, on dit toujours que Chostakovitch était brimé dans ses volontés d'innovations. Donc je suppose, apparement à tort, que la 2° école de Vienne n'était pas d'actualité dans le bloc Est.

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    MessageSujet: Re: Herbert Kegel   Mer 19 Sep 2012 - 14:24

    Beau sujet, Horatio !

    Même si je n'aime pas trop son Sibelius, en fait. hehe
    J'irai jeter une oreille sur ses Britten !
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    MessageSujet: Re: Herbert Kegel   Sam 21 Sep 2013 - 7:13

    Il y a sur amazon.fr  L'enfant et les sortilèges chanté en allemand à 3 euros et quelque ,je sais pas si la langue de Goethe convient bien à Ravel sinon sa 8éme de Bruckner n'a pas l'air facile à trouver du moins sur Amazon.Fr ? Certains CD sont hors de prix hélas?
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    MessageSujet: Re: Herbert Kegel   Sam 21 Sep 2013 - 11:42

    Mélomaniac a écrit:
    une Symphonie Fantastique hors norme pour sa noirceur et son pessimisme.
    Ah bon ? Je l'aime énormément, mais précisément parce que je la trouve aérée, mystérieuse comme un songe, et plutôt lumineuse que sombre. Assez proche de ce qu'en fait Bertini avec Cologne (la version à laquelle je reviens le plus souvent).

    gluckhand a écrit:
    Il faut aussi signaler une très belle intégrale des symphonies de Beethoven avec la  Dresdner philarmonie en 5 Cd chez Delta music,
    Oui, dans un genre similaire à Blomstedt et aujourd'hui à Kuhn, des intégrales solides, égales, qui n'apportent pas vraiment de nouveauté mais qui sont belles et cohérentes. Kegel est toutefois le moins frémissant des trois pour l'intégrale Beethoven, à mon avis. Vu la discographie, c'est dispensable, mais ce peut être un point de départ sûr, sans parti pris trop affirmé.

    Citation :
    pourtant à en croire certains romanciers japonais on s'ennuie ferme là-bas, à part le travail ,
    La contrainte sociale et le peu de véritable temps libre d'une part, la présence d'une offre culturelle riche d'autre part sont deux choses différentes. Cela bien sûr du lieu où tu vis au Japon, comme pour n'importe quel pays, mais oui, à Tokyo l'offre en musique classique est l'une des plus riches au monde.
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    MessageSujet: Re: Herbert Kegel   Sam 21 Sep 2013 - 12:39

    Moi aussi David, je ne la trouve pas géniale cette intégrale Beethoven et il y a tellement de concurence, je préfère ce chef dans la musique contemporaine ou seconde école de Vienne?
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    MessageSujet: Re: Herbert Kegel   Sam 21 Sep 2013 - 13:29

    Ses Bruckner sont aussi très réussis. Il y va d'une main de fer mais sans forcer le pas. les cuivres de Leipzig sonnent comme le Tonnerre de zeus. Pas mes préférées, mais top niveau tout de même.
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    MessageSujet: Re: Herbert Kegel   Dim 29 Mar 2015 - 22:54

    Comme j'ai l'impression qu'il n'en a pas été encore question ici, je vais recopier le compte-rendu de l'écoute que je viens de faire de l'oratorio de Boris Blacher, Der Großinquisitor avec Siegmund Nimsgern, la Philharmonie de Dresde et le Chœur de la Radio de Leipzig dirigé par Jörg-Peter Weigle; l'enregistrement a été réalisé en mai 1986 dans la Lukaskirche de Dresde; publié en CD par Berlin Classics, il semble aussi avoir été réédité par Brilliant.


    En Playlist, Benedictus a écrit:
    C’est un impressionnant oratorio d’après la légende du Grand Inquisiteur de Dostoïevski (dans les Frères Karamazov), composé en 1942 alors que Blacher était proscrit des concerts.
    L’écriture relève d’un style assez proche de Hindemith ou de Busoni: assez dense dans le traitement des chœurs, relativement mélodique de par un usage modéré des dissonances, avec un orchestre un peu monochrome mais assez lumineux, d’un lyrisme réel dans les parties du soliste. On pourra trouver cela un peu aride, j’imagine, mais c’est tout de même assez accessible et vraiment prenant. J’aime aussi beaucoup le côté évasif de la fin (tant musicalement que dramatiquement), qui toutefois pourra décontenancer.

    Dans la première partie, uniquement dévolue au chœur et à l’orchestre, la progression dramatique vient plutôt d’une alternance entre de longues plages murmurées et des montées graduelles d’intensité aux rythmes et à l’articulation vocale plus marquée. Le Chœur de la Radio de Leipzig est, on s’en doute, extraordinaire de précision et d’intelligibilité.

    Dans la seconde, où le baryton solo occupe la plus grande place, la tension tient essentiellement à une écriture prosodique assez subtile sans éclats ni sprechgesang: c’est au contraire du chant calme, presque séduisant mais résolu, du Grand Inquisiteur que naît l’inquiétude, ainsi que du décalage entre une ligne vocale généreuse et une ponctuation orchestrale tantôt d'une douceur ambiguë tantôt glaçante. Prodigieux diseur, Nimsgern est ici l’interprète idéal du rôle: sa prestation m’a souvent rappelé son Barbe-Bleu, pour ce côté insinuant.

    Herbert Kegel et la Philharmonie de Dresde sont absolument parfaits: ça avance fermement, c’est exemplaire de clarté, l’orchestre est idéal, plutôt sec et tranchant mais pas dépourvu d’un certain mystère (et avec des bois assez typés).

    Je crois qu'on est vraiment là au cœur du répertoire où Kegel est vraiment un des tout meilleurs. (J'envisage d'ailleurs de réécouter prochainement sa Symphonie «Harmonie der Welt» de Hindemith.)
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    MessageSujet: Re: Herbert Kegel   Sam 17 Sep 2016 - 21:27

    Le chant du rossignol de Stravinsky capté à Dresde : /watch?v=tb2fPgZxDrk ; il y a eu un report cd, à votre connaissance ?
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    MessageSujet: Re: Herbert Kegel   Sam 17 Sep 2016 - 22:28

    C'est repris dans le coffret présenté ci-dessus  Wink  
    Il ne semble pas avoir été proposé en CD séparé.
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    MessageSujet: Re: Herbert Kegel   Ven 25 Nov 2016 - 14:11

    Le Deutsches Requiem de Dessau/Brecht, que je ne connaissais personnellement pas ; en concert : /watch?v=q-Loc2K7hao .

    Dagmar Schellenberger - Sopran
    Christiane Röhr - Alt
    Manfred Hopp - Tenor
    Bernd Grabowski - Bass
    Rundfunkchor Berlin
    Orchester der Komischen Oper Berlin
    Dirigent: Herbert Kegel

    25.02.1988
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