Autour de la musique classique

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 Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)

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Iskender
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyVen 1 Avr 2016 - 8:45

Mélomaniac a écrit:

Smile A paraître chez DG, l'intégrale d'orchestre (dont Daphnis et Chloé) par Lionel Bringuier à Zürich :

http://www.amazon.fr/Ravel-Complete-Orchestral-Lionel-Bringuier/dp/B01A72FW94

Ah déjà ? oui c'était annoncé. En espérant une prise de son moins catastrophique que pour les concertos avec Yuja Wang. Frustrant car ce que Bringuier y fait donne envie de se pencher sur ces nouveaux enregistrements.
Parmi les jeunes chefs français qui excellent dans la musique française du XXè, notons que pendant ce temps Stéphane Denève poursuit la sienne (d'intégrale Ravel) chez Hänssler.
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jpwol
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyVen 1 Avr 2016 - 15:10

Ah superbe! j'ai hâte que ça sorte bounce
J'aime beaucoup les couleurs de l'orchestre de Zurich en règle générale (je pense aux Strauss et Mahler de Zinman).

Sinon pour Denève j'en ai entendu parler en bien (et j'aime beaucoup ses Debussy en Ecosse), mais j'avoue que j'ai un peu peur des couleurs d'un orchestre allemand dans la musique française... Même si Boulez et Berlin ont fait un magnifique Daphnis.
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Horatio
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyLun 30 Oct 2017 - 19:11

Je suis devenu un inconditionnel des versions Dutoit.

Spoiler:
 

Dutoit capitonne cette musique, arrondit les angles, propose un festival de couleurs. L'orchestre de Montréal s'y montre virtuose - quels bois ! - et homogène. C'est à tout moment un festival de couleurs et de textures. Ceci se déguste comme un alléchant plateau d'amuse-gueules. En particulier, la version d'Alborada del gracioso est la meilleure que j'aie entendue - et presque la seule que j'apprécie ; à mille lieues du goût acidulé d'Abbado avec le LSO (qui se révèle souvent pénible, particulièrement à la reprise du thème initial), ou des pizzicatos-pistoleros de Martinon. Dutoit fait lui jeu égal avec Lipatti (pour autant que la comparaison soit possible).
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Xavier
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyLun 30 Oct 2017 - 19:13

Coucou monsieur l'administrateur! coucou







Pour info, il y a une rubrique pour parler de la discographie. Mr.Red

http://classik.forumactif.com/t646-ravel-oeuvres-orchestrales-hors-daphnis
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Horatio
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MessageSujet: temp   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyLun 30 Oct 2017 - 19:33

Damn ! Voilà ce que c'est de s'absenter si longtemps siffle ...
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Xavier
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyMar 31 Oct 2017 - 1:41

Ce sont de beaux enregistrements, les Ravel de Dutoit, je suis d'accord, même si je trouve souvent mieux pour telle ou telle oeuvre. (dans mon souvenir, c'est quand même lisse)
Si on sort légèrement du sujet, son Enfant et les sortilèges est très bien aussi.
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Xavier
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyLun 26 Mar 2018 - 17:27

Shéhérazade, ouverture de féérie, par Märkl et le National de Lyon, chez Naxos.

Une des rares œuvres orchestrales de Ravel qui soient reconnues comme mineures (peut-être même la seule), pas complètement abouties, pas inspirées de bout en bout... (ça n'a pas été publié à l'époque)
Mais écoutez vraiment ce disque, c'est joué assez lentement par moments, mais c'est un régal de lisibilité, on mesure la science de l'orchestration qui était déjà celle de Ravel à ce moment-là, à seulement 23 ans.
C'est un peu, voire beaucoup du Rimsky sur les bords, mais du Rimsky encore plus chatoyant, encore plus scintillant. Very Happy
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Golisande
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyLun 26 Mar 2018 - 18:25

J'avais découvert ça à 15 ans dans l'intégrale Boulez New York / Cleveland (en microsillon chez CBS Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 40601244), et à l'époque ça m'avait beaucoup plu ; je devrais peut-être réessayer...
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Xavier
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyLun 26 Mar 2018 - 18:53

Même version pour moi à l'époque, ça devait être la seule d'ailleurs, ou presque. (mais c'est moins séduisant que Märkl)
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Plastic
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyMer 11 Avr 2018 - 22:36

Je ne trouve pas de post sur ce sujet à propos de Pavane pour une infante défunte. Ça rentre dans la catégorie musique orchestrale ? Je sais qu'elle est pour piano à la base mais elle a été interprétée par des orchestres.

Du coup si vous avez une version à conseiller pour une interprétation orchestrale de l’œuvre je suis preneur.  Que pensez vous de du cd de Reiner ?

Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 07bffcf917c2
Maurice Ravel (1875-1937)
1. Rapsodie Espagnole
I. Prelude a la Nuit
II. Malaguena
III. Habanera
IV. Feria

2. Pavan For A Dead Princess
Sergei Rachmaninoff (1873-1943)
3. Isle Of The Dead, Op.29
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyMer 11 Avr 2018 - 22:40

J'aime beaucoup ce disque, notamment pour le Rachmaninov, mais si l'on a peu parlé de la discographie de la Pavane, c'est peut-être parce que c'est une œuvre assez mineure, elle est multi-enregistrée, certes, mais est-elle souvent mal jouée?
Tu peux écouter Dutoit, Abbado, Denève, Munch, qui sais-je encore, tu as peu de chances d'être déçu.
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyMer 11 Avr 2018 - 23:00

Nickel Very Happy
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyMer 11 Avr 2018 - 23:05

En tout cas si jamais tu écoutes plusieurs versions, ça m'intéresserait d'avoir une petite idée de ce que tu en auras pensé, car c'est vrai que je n'ai jamais écouté plusieurs versions pour comparer.
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Plastic
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyMer 11 Avr 2018 - 23:58

Pour le moment je ne connais que la version par l'orchestre de la suisse romande.
Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 1523483733-folder
Donc pas beaucoup d'éléments de comparaison.
Par contre la pochette est magnifique, j'aimerais bien avoir ce tableau chez moi. Rolling Eyes
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyMar 6 Nov 2018 - 0:29

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 Mzolom10
Catégorie orchestrale -rang 102°/250



Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 Golsch11
Vladimir Golschmann (1893-1972)


Maurice Ravel (1875-1937) :

Le Tombeau de Couperin

= Vladimir Golschmann, Concert Arts Orchestra

(Capitol, septembre 1953)

Smile Une œuvre qui appartint à mon jardin secret dès mon plus jeune âge, apprise en compagnie d'Haitink à Amsterdam,
d'une finesse, d'un chic, d'une poésie inégalés (Philips).
En marge du Ravel hispanisant, c'est en ces pages qu'on trouve le génial horloger, le classiciste châtié capable d'entrelacs du plus subtil effet, sans parler
de sa science de l'instrumentation qui, même appliquée à un petit effectif, charme l'oreille et le cœur par sa sensibilité, digne hommage à François Couperin.
Rien à jeter, pas un gramme de trop.
Depuis le temps que je l'écoute, environ trente-cinq ans, j'ai eu l'occasion de scruter la discographie, et n'y ai rencontré aucune mauvaise surprise.
On glanera d'excellentes versions dans les anthologies ravéliennes qui ont pignon sur rue : Dutoit à Montréal (Decca), Abbado à Londres (DG), Ozawa à Boston (DG),
Boulez à New York (CBS), Ansermet à Genève (Decca), Cluytens à Paris (Emi 1962, -j'ai un faible pour sa première gravure de 1953, plus savoureuse).
Quelques versions sortent du lot par leurs options typées, ainsi Paul Paray à Detroit (Mercury), vif et piquant. Ou encore, Fritz Reiner à New York (RCA, 1952), cambré et âpre.

.
La plus extraordinaire que je connaisse, et que j'ai voulu honorer, dépasse Reiner sur le même terrain qui semble l'avoir inspirée :
transformant en brûlots ces vignettes qu'on croyait affables.
On sera surpris par les tempos, identiques à ceux du bouillant Paray sauf la Forlane (encore plus rapide !) qui permettent de boucler les quatre volets
en quelque quatorze minutes (qui dit mieux ?)
A une telle allure, inutile d'espérer les phrasés au cordeau et les délicats dosages qu'on trouve dans la plupart des interprétations,
toutefois les pupitres se démènent pour respecter la fulgurance du chef qui les précipite dans une chorée de Saint-Guy.
Par ailleurs, textures hispides et corrosives : l'étoffe grignée en tout sens n'a rien pour plaire. Vous voilà prévenus quant aux options.
Ici les enjeux sont autres : ces vignettes se veulent saynètes, dans un esprit désinhibé et convivial, caractériel, plus proche de la « Commedia dell'arte »
que des danses de cour stylisées du Grand-Siècle.
Ça dépote dès le Prélude, qui devient babillage, accusant l'écriture kaléidoscopique : une volière à donner le tournis.
Écoutez ensuite le caractère acariâtre que Golschmann impose à la Forlane, les violons caustiques et miauleurs, le sautillement obstiné et érectile,
sans relâche : une capiteuse scène de genre, un portrait d'ardélion qui s'énerve à la fin.
On espérerait un répit avec le gracieux Menuet, mais là encore le maestro resserre les boulons, dissipe les relents nostalgiques,
escamote les césures du texte, impose une respiration haletante, pour mieux exalter les humeurs.
Vous imaginez alors la furie qui s'empare du Rigaudon : hirsute, lancé comme une course-poursuite digne du Finale de Pulcinella,
où même le merveilleux trio central (1'04) trouve à regimber.

.
Je n'aurais pas dû choisir une version aussi canaille, aussi trépidante, fatalement en marge des repères habituels, du bon goût, voire de la partition.
Mais voilà : quand on l'a entendue, on n'en guérit pas, on en rêve en cachette.
Alors oubliez ce Mélomaniac d'Or outrancier, outrageant, et passez votre chemin : de ces jolis chromos ravéliens, la discographie offre
tant d'enregistrements serviles et confortables que vous ne voudriez quand même pas risquer des sensations fortes voire inconvenantes, non ?


Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 Milhau12
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyMar 6 Nov 2018 - 12:21

Ah, voilà qui fait davantage envie – et connaissant tes dilections habituelles, ce doit être du moche plutôt typé Suisse Romande ou Cento Soli, et faire vraiment bobo. I love you
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néthou
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyJeu 8 Nov 2018 - 16:07

Ecouté la version de F-X.Roth du Tombeau de Couperin, Ma mère l'Oye et Schéhérazade.

Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 Roth-r11

Je suis un peu partagé; comme le disait Golisande du disque Ravel précédent des Siècles (Daphnis), les timbres et textures des instruments sont certes splendidement mis en avant, mais un peu au détriment, à mon goût, de la dynamique orchestrale.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyLun 10 Déc 2018 - 0:02

Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 Ravel_11
Ma mère l’Oye (a). Le Tombeau de Couperin (b).
François-Xavier Roth / Les Siècles
Paris, Londres, Soissons, XI.2016 (a); Boulogne-Billancourt, VIII.2017 (b)
Harmonia Mundi


J’avais pour ma part déjà adoré leur Daphnis - mais cette version de Ma Mère l’Oye est peut-être plus magnifique encore.

Déjà, l’orchestre est somptueux de bout en bout. Les cordes ont encore gagné en qualité, toujours très droites, mais capables aussi de se faire soyeuses, chaleureuses, souples (les Entretiens de la Belle et de la Bête!); d’une netteté absolument extraordinaire tant dans les textures fines (les cordes frappées ou pincées!) que dans la définition spatiale (incroyables passages des premiers aux deuxièmes violons, magnifiés par la prise de son.) Les couleurs et les textures de l’harmonie sont toujours aussi délicieuses, avec ces anches finement boisées et légèrement nasillardes, cette patine cuivrée des cors… Et puis cette douceur de touche et ces fines nuances timbrales dans les percussions à lames: xylophone, glockenspiel, célesta!

L’art de Roth réside d’une manière immédiatement évidente dans le travail de ces timbres et de ces textures: d’en doser les équilibres et les alliages et d’en soigner les entrées - on a toujours l’impression que chaque nouveau déploiement de couleur correspond à une nécessité interne à l’orchestre. Mais ce travail découle en fait de sa manière de gérer le flux musical, d’en articuler les rythmes et les dynamiques - manière élégante, mais plus dans le sens de l’économie de moyens que dans l’idée de brio : de fait, Roth souligne peu les effets, son geste est presque élusif (il y a quelque chose de modeste dans l’Apothéose) – je pense que c’est ce que vise néthou lorsqu’il lui reproche de négliger «la dynamique orchestrale.» Je comprends le reproche, mais pour ma part, c’est justement cette sorte d’understatement que j’attends ici.

En revanche, Le Tombeau de Couperin m’a un peu déçu: la manière de Roth et de son orchestre est la même, mais dans ce Ravel plus tardif, mes attentes sont sensiblement différentes - j’y attends moins de couleurs, moins de douceur dans l’expression: ce qui m’avait séduit dans l’émerveillement subtil de Ma Mère l’Oye me semble ici un peu gentil. Je n’ai pas encore essayé la version Golschmann (sale et méchante?) dont parle Mélo un peu plus haut, mais je garde ici ma préférence à Boulez / Cleveland (DG), plus cambré et évasif, un peu hautain, un peu las, et sourdement inquiet.
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyDim 16 Déc 2018 - 0:25

Je ne sais plus si on a déjà parlé de ce coffret, mais je le mentionne car il regroupe beaucoup de belles choses, avec l'intégrale des œuvres de Ravel dans de très bonnes interprétations, et on le trouve actuellement à 30 euros. (14 CD)

Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 81kpc3qDgcL._SL400_

Les opéras par Maazel, les cantates par Plasson, le piano par Thibaudet, Argerich, Aimard et Pogorelich, les mélodies par Danco, Souzay, Palmer et Crespin, la musique de chambre par Juillet et le Beaux Arts trio, l'orchestre par Dutoit et Abbado…

Peu de choses surprenantes (hormis Felicity Palmer que j'adore ici), mais beaucoup de très bonnes choses, vraiment rien à jeter.

A ce prix-là, ça peut aussi bien compléter ce qu'on a déjà que faire un coffret de référence ou de départ si on n'a pas trop de Ravel.
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyMar 18 Déc 2018 - 14:11

Et, pour une fois dans un coffret de ce type, les textes des œuvres chantées sont inclus.
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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyDim 30 Juin 2019 - 20:21

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

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Catégorie orchestrale -rang 121°/250



Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 Morel_10
Jean Morel (1903-1975)


Maurice Ravel (1875-1937) :

Rapsodie espagnole

= Jean Morel, Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire de Paris

(RCA, septembre 1959)

Smile Cette Rhapsodie ne figurait pas sur mon premier vinyle ravélien, le premier contact intervint quelques années plus tard, avec le CD de Boulez qui venait de paraître chez DG.
Interprétation plutôt abstraite et péremptoire qui ne fit qu'accuser ce que je regrette dans une œuvre avec laquelle, avouons-le, j'ai toujours eu un peu de mal, et qui
se retrouve donc dans le ventre mou de ce TOP 250.
Du moins elle ne se hisse pas à la hauteur des promesses que permettaient des ingrédients qui a priori pourtant offrent tout pour me séduire :
format vignettes, exotisme, instrumentation par un maître en cet art.
Mais je trouve que le jeune Ravel, qui par exemple sut si finement capter le charme des contes de Ma Mère L'Oye, aurait pu mieux faire ; l'inspiration semble un peu fabriquée,
forcée contre-nature, recréant un hispanisme in vitro -nul n'est prophète en son pays, fût-il basque.
A tout prendre, et à considérer un autre modèle d'orchestration, je préfère encore la trivialité du Capriccio de Rimsky-Korsakov, plus spontané et généreux.
Moi qui adore les giclées de couleur et ne rechigne pas devant l'apparat, je reste sur ma faim dans les volets les plus clinquants (Malagueña, Feria)
qui justement n'ont guère que ça à offrir, sans contrepartie convaincante -je préfère les pages plus langoureuses du Prélude à la nuit et la Habanera.
Enfin ma déception reste relative, la partition égrène de séduisants moments, et les défauts, je ne les déteste pas. Enfin, pas au point de vous sélectionner une interprétation
qui les renforce : exit les rondeurs emphatiques de Charles Munch (même si le charisme peut balayer bien des réticences), certes souvent cité comme référence en ces terres,
mais au risque du prosaïsme (idem pour Inghelbrecht chez Ducretet). Plutôt que le Chicago Symphony trop girond de Martinon (RCA), on préférera sa prestation vénéneuse et incisive sous la férule de Fritz Reiner, à l'instar de Paul Paray à Detroit (Mercury). Quitte à déboulonner une autre idole, Abbado à Londres (DG) me semble trop dur et contrasté.
On trouvera d'enviables réalisations avec le méthodique Ozawa à Boston (DG), aussi méticuleux que Tilson Thomas (CBS).
Plutôt qu'un tour d'horizon de ce qui me satisfait imparfaitement dans la discographie, inversons la perspective et posons d'abord les critères :
je privilégie la suggestivité de l'évocation, la saveur des timbres mais sans forcer le contraste.
Ces filtres me portent donc vers André Cluytens ou Ernest Ansermet. Mais j'ai finalement retenu une version d'un chef oublié,
qui a le mérite d'estomper mes griefs à l'encontre de la Rapsodie, tout en exaltant ce que j'y aime.

.
Morel fréquenta Gabriel Pierné, Reynaldo Hahn, Florent Schmitt, enseigna au Conservatoire américain de Fontainebleau, puis s'embarqua pour les États-Unis pendant la guerre.
Il y dirigea le répertoire lyrique au New York City Opera et au prestigieux Metropolitan, et professa à la Juilliard School (parmi ses élèves on compte Leonard Slatkin et James Levine) dont il dirigea l'orchestre.
En ses rangs, l'altiste JoAnn Falletta devenue la maestro que l'on sait. Elle se souvient que « c'était quelqu'un qui avait la plus grande précision pour penser et analyser
les problèmes liés à la direction. Il nous faisait réaliser qu'à chaque regard sur la partition, vous devez vous demander aussitôt
quoi faire pour que l'orchestre comprenne la pièce. Morel était un excellent technicien et il ne souffrait pas les imbécilités.
C'était aussi un homme très élégant. Quand il quittait la scène, il ne laissait jamais son queue-de-pie toucher aucune des chaises ! »

.
Dans le Prélude, Morel joue droit et clair sans enchérir sur la lascivité, mais sans négliger les nuances qui apparaissent ici chatoyantes, comme un doux scintillement
de nuit étoilée, comme les reflets infiniment variés d'une même étoffe. C'est gageure que cette soierie impressionniste sans accroc ni afféterie, résultat d'un subtil illusionnisme.
Venant des pupitres du Conservatoire en ces années-là, on s'attendrait à un jeu savoureux mais dur dans la Malagueña, alors que Morel réussit là encore une transmutation continue, jouant des états de la matière et déjouant leurs limites : phrasé précis mais humide, scansion robuste mais capable d'exploser en gerbes pulvérulentes,
porosité des strates qui évite la frontalité des joutes, éthers sublimés de la cantilène médiane...
Dans la Habanera, on admirera le travail d'archets tout en dégradé, la souplesse des inflexions, les élans de vocalité,
les retards qui vous communiquent le duende d'une soirée andalouse. Et cela dans un savant équilibrage entre lucidité et torpeur.
La Feria reste la partie que je goûte ordinairement le moins, sauf dans cette interprétation où les chamarrures, les flonflons de bandas s'intègrent à une
logique prodigieusement fluide et insinuante, certes capiteuse mais sans vous aveugler.
Morel était formé à la percussion, il sait mieux que toute autre baguette comment éviter les pièges du racolage.
Gestion rythmique de premier ordre, surfant sur les accidents de parcours avec une magnifique tenue de route.
Il en va comme de ces breuvages qui vous mettent en joie les papilles sans vous assommer traitreusement, -le chic éconduisant l'esbroufe,
et on ne saurait que complimenter l'habileté de cette version où la machinerie ravélienne en sort lubrifiée d'intelligence.
En reportage de rue, pour ne pas troubler la spontanéité de son sujet, le grand photographe Cartier-Bresson avait la réputation se savoir régler son objectif dans sa poche
et sortir l'appareil en toute discrétion au moment idoine. Comme Morel, tout de tact dans sa mise au point qui croque l'authenticité de ces scènes sans déranger le tableau.



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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptySam 9 Nov 2019 - 18:01

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 Mzolom10
Catégorie orchestrale -rang 116°/250



Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 Freita10
Pedro de Freitas Branco (1896-1967)


Maurice Ravel (1875-1937) :

Valses nobles et sentimentales
Pavane pour une Infante défunte
Alborada del Gracioso


= Pedro de Freitas Branco, Orchestre du Théâtre des Champs-Élysées

(Ducretet-Thomson, avril 1953)

Smile Outre Strauss et Stravinsky qu'il dirigea dès ses débuts, outre une sulfureuse création de Wozzeck pour le public de Lisbonne, Freitas Branco se distingua dans le répertoire hispanisant. Cinq des douze vignettes d'Iberia d'Albéniz furent gravées en 78 tours, avec les Lamoureux pour HMV. De Falla : L'Amour sorcier, Les Tréteaux de Maître Pierre (Ducretet-Thomson), Le Tricorne (Erato) témoignent d'un art qui, comme aurait dit Cocteau, chante dans son arbre généalogique. La musique de Joaquín Turina constitue l'autre pilier ibérique de la trop rare discographie du chef portugais (disparu avant d'avoir pu thésauriser son talent en stéréophonie) où s'illustre une élégance, une pureté de trait qui me semblent l'équivalent du pianisme intense et émacié d'un Leopoldo Querol. Alors que l'univers ravélien le montre plus libre, gourmand et fantaisiste.
Car la notoriété de Freitas Branco survit surtout grâce à ce compositeur qui l'invita en 1932 à Paris pour diriger une anthologie de ses œuvres. Quelques sessions furent réalisés en 1953 au Théâtre Apollo pour Ducretet, saturant les saveurs de l'orchestration, osant une densité parfois irrespirable, tant pour le timbre que le tempo, telle la célèbre lecture du Bolero, (en)gorgée de sucs et étirée en dix-huit minutes et demie ! (j'en ai néanmoins choisi une autre version pour les Mélomaniac d'Or). Signalons aussi que je n'ai pas retenu La Valse de Freitas Branco : l'œuvre figurera certes dans le TOP 60 mais cette interprétation, malgré ses embrasements, manque de poids et, par trop d'insouciance, trop de lumière, peine à incarner cette implosion tragique où se dynamitent les anciennes gloires de la Vienne impériale.

Mon attrait pour les trois présents opus n'est pas identique, et j'ai moyenné le rang à la 116° place de ce palmarès.
J'avoue n'avoir jamais complètement adhéré à la démarche des Valses nobles et sentimentales, faute de la comprendre totalement : introduction pompeuse et hirsute (ici particulièrement ébrouée par Freitas Branco), suivie de pages mignonnes rappelant l'émouvant miniaturiste de Ma mère l'Oye. En voici toutefois mon interprétation préférée (avec celle incisive et vénéneuse de Fritz Reiner chez RCA) : plutôt revêche et grinçante, peut-être mal cousue, mais évitant justement la dentelle apprêtée que je n'apprécie guère en ces pages. Dramatisées ici en acide et insatiable théâtre d'affects que tout attise et rien n'apaise.
On en dira autant de cette exécution d'Alborada del Gracioso qui fut d'emblée une de mes œuvres favorites depuis que je l'entendis tout petit, sur une cassette de la musicothèque familiale (André Cluytens chez Emi). J'ai toujours adoré cette folle introduction en pizzicato (violons et altos nimbés par la harpe) qui soudain explose en gerbes multicolores, cette aubade du basson (1'45) qui dans cet enregistrement déploie des trésors de séduction (et une gouaille tellement idiomatique !), ces revirements d'humeur qui croquent l'empressement et les infortunes du bouffon soupirant d'amour. En dépit d'une discipline qui ne saurait rivaliser avec des baguettes plus affutées (Ozawa à Boston, Abbado à Londres), l'orchestre parisien se permet ici une jactance fébrile et même sauvage.
Tout aussi déroutant, cet enregistrement phosphorescent de la Pavane pour une Infante défunte que j'avais découverte avec le microsillon de Bernard Haitink à Amsterdam (Philips) : attendri, diaphane, d'une noblesse de grand seigneur. Bien différent de la bouleversante poésie de Charles Munch capté en ses ultimes années par Emi, éploré mais dignifié jusqu'au sacerdoce.
Alors qu'ici le maestro lusitanien (épaulé par les déchirants soupirs de Lucien Thévet, un des grands cornistes de la capitale à cette époque) charge ces pages d'une électricité statique qui en révèle les aspérités, le charme turbide, les langueurs impatientes, les pulsions inassouvies, vibrant comme les regrets d'une jeunesse injustement éteinte et encore palpitante.

Inutile de préciser que les couleurs fêlées, les voix éraillées et l'intonation grasseyante des pupitres des Champs-Élysées sauvegardent une diction, une palette d'une typicité à jamais disparue et qui ne constitue pas le moindre trésor de ces archives immortalisées par les micros d'André Charlin.


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MessageSujet: Re: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis)   Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 EmptyLun 11 Nov 2019 - 23:16

Benedictus, in playlist, a écrit:

Mélomaniac a écrit:

Pedro de Freitas Branco (1896-1967)

Maurice Ravel (1875-1937) :
Valses nobles et sentimentales
Pavane pour une Infante défunte
Alborada del Gracioso


= Pedro de Freitas Branco, Orchestre du Théâtre des Champs-Élysées

Quelques sessions furent réalisés en 1953 au Théâtre Apollo pour Ducretet, saturant les saveurs de l'orchestration, osant une densité parfois irrespirable, tant pour le timbre que le tempo, telle la célèbre lecture du Bolero, (en)gorgée de sucs et étirée en dix-huit minutes et demie ! (j'en ai néanmoins choisi une autre version pour les Mélomaniac d'Or).

Inutile de préciser que les couleurs fêlées, les voix éraillées et l'intonation grasseyante des pupitres des Champs-Élysées sauvegardent une diction, une palette d'une typicité à jamais disparue et qui ne constitue pas le moindre trésor de ces archives immortalisées par les micros d'André Charlin.



Comme dirait Настя: Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 173236763 Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 173236763 Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 173236763 Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 173236763 Ravel - Oeuvres orchestrales (hors Daphnis) - Page 4 173236763
J'avais d'ailleurs fait part ici de mon enthousiasme sans réserve pour ces gravures. En revanche, s'il y avait des Benedictus d'or de fer
(dans un gant de crin), le Boléro de Freitas Branco serait sûr de remporter le trophée - et de très, très loin devant toute la concurrence.


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