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 L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique

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Mandryka
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Lun 1 Fév 2016 - 20:12

Un magnifique nouveau enregistrement de l'œuvre de Grigny

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Lun 1 Fév 2016 - 20:18

Mandryka a écrit:
Je fais signe qu'il y a un magnifique nouveau enregistrement de l'œuvre de Grigny


Pour la Messe (Boizard-en-Thiérache), il n'y a pas mieux (à part Mikkelsen à Saint-Maximin), ça ronfle et rutile avec beaucoup de style, des couleurs incroyables comme toujours avec Tchebourkina… Il manque hélas le plain-chant, ce qui rend l'écoute un peu homogène et moins articulée aux situations, mais ça reste une référence formidable.

Toute la collection mérite le détour (un peu moins les russes, dont les œuvres ne sont pas toutes majeures).
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Cololi
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Lun 1 Fév 2016 - 20:28

Ca a l'air d'être pas mal ... hélas on ne peut écouter que par bout de 30 secs ...

Edit : ah non trouvé sur musicme Smile

Mouai ... j'en reste encore à Bardon à Saint-Maximin.^
Hélas je n'ai plus vraiment le matos pour écouter ce genre de chose ...

_________________
Laissons les jolies femmes aux hommes sans imagination - Proust (Albertine disparue)
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Mandryka
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Lun 1 Fév 2016 - 20:52

DavidLeMarrec a écrit:
Mandryka a écrit:
Je fais signe qu'il y a un magnifique nouveau enregistrement de l'œuvre de Grigny


Pour la Messe (Boizard-en-Thiérache), il n'y a pas mieux (à part Mikkelsen à Saint-Maximin)  

Et à part Alain à Sarlat. Mais je devrais dire que je n'ai pas entendu Bardon.

Une autre perle rare sur spotify est du Dumage de Rogg!
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plenum
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Dim 17 Avr 2016 - 16:40

Pour DeGrigny, je reste très attaché avec Isoir à Poitiers pour la Messe et Saint-Maximin pour les Hymnes.
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Mer 1 Juin 2016 - 0:13

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

François Couperin (1668-1733) :

Les Nations, Pièces de clavecin -transcr.

= Jean-Paul Lécot, orgue Formentelli de la Basilique Santa Maria degli Angeli de Rome

(Arion, mai 2002)

Smile Lully, Rameau, Charpentier, Marais... J.P. Lécot s'est fait une spécialité du répertoire grand-siècle transcrit à l'orgue.
Charmant programme ici, sur un vaste instrument (77 jeux) compatible avec le baroque français, en symbiose avec les « goûts réunis ».
Le verso du CD donne de curieuses dates pour Couperin (cf image ci-dessous), qui sont en fait celles de... D'Anglebert !


détail du verso du cd :
 

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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Mer 15 Juin 2016 - 0:35

Benedictus, in playlist, a écrit:

Organistes de cathédrales. Du Grand Siècle à l'orée des Lumières
Titelouze: Magnificat primi toni. Racquet: Fanataisie. Jullien: Livre d'orgue (extraits). Grigny: Ave Maris Stella. Du Mage: 1er Livre d'orgue
Frédéric Desenclos (orgue J. Boizard, 1714, de l'abbaye de Saint-Michel-en-Thiérache)

Saint-Michel-en-Thiérache, IX.2006
Radio France «Tempéraments»


Superbe disque! Un bel instrument assez aéré, aux sonorités très franches, un peu frustes même (peut juste un tout petit peu réverbéré, et métallique dans certains registres, pour mon goût


Shocked Ne dis pas que tu découvrais cet instrument !?! qui est quand même un des plus enregistrés avec ceux de Saint-Pierre de Poitiers et de Saint-Maximin.
Oui, un joujou aux saveurs de terroir. David en raffole.


Benedictus, a écrit:

- au moins dans Titelouze, où je préfère le Dallam de Guimiliau).


Un autre instrument typé rustique -il faudra d'ailleurs que tu finisses par te procurer le subjuguant Gibbons-Tomkins enregistré par Hadrien Jourdan chez Syrius.


Benedictus, a écrit:

Une belle anthologie - avec un coup de cœur pour le magnifique contrepoint de la Fantaisie de Racquet


thumleft , une pièce envoûtante. On compte une vingtaine d'enregistrements au catalogue, mais pas tous disponibles. Essaie par exemple Latry à Saint-Antoine-l'Abbaye (RCA).


Benedictus, a écrit:

et pour la belle simplicité des pièces de Jullien; Grigny me laisse toujours la même impression: le contrepoint est magnifique, l'harmonie complexe, mais c'est souvent trop «majestueux» pour moi (gros son cuivré); j'ai moins aimé la volubilité de Du Mage.


Oui Jullien ça ne m'étonne pas que ça te plaise.
Grigny c'est plus chargé, façon gothique flamboyant.
Du Mage c'est le radieux crépuscule du répertoire classique, avec Clérambault et Marchand.
Le célèbre disque de Chapuis à Poitiers transforme cette révérence en feu d'artifice, mais je doute que ça te plaise -d'autant que les tuyaux sont captés de très près.

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plenum
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Mer 15 Juin 2016 - 0:39

Shocked Faut pas inclure Marchand avec les crépusculaires DuMage et Clérambault. Shit
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Mer 15 Juin 2016 - 0:48

Surprised Oui certes Marchand est né quelques années avant et vécut moins vieux (c'est un quasi-contemporain de François Couperin, à un an près).
Je le rattache néanmoins volontiers par le style aux pyrotechnies du dernier classicisme

Conseil pour Benedictus : pour Clérambault, le Tribuot (1699) de Seurre, aux lueurs amaties et néanmoins savoureusement timbrées, te conviendrait bien (voir Vernet chez Ligia).
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plenum
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Mer 15 Juin 2016 - 1:05

Non mélo. Sa musique en général est beaucoup plus près des Couperin et Grigny que des DuMage et surtout Clérambault. Son seul Quatuor
mérite le parnasse, rien à voir avec l'italianisme de Clérambault et ses quoui-quouis.
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Mer 15 Juin 2016 - 1:13

plenum a écrit:

Non mélo.


A défaut de courtoisie, tu pourrais éventuellement tolérer mon avis. Enfin, je dis ça je dis rien.

Je suis peut-être trop influencé par des enregistrements trop flamboyants que j'ai pu entendre.

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plenum
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Mer 15 Juin 2016 - 1:17

Je ne sais pas, mais plusieurs de ses pièces sont trop en plein Louis XIV pour le classer dans les crépusculaires Louis Quinzième... Wink

Le seul italianisme que l'on pourrait si on force la donne associer avec Marchand, est son Fond d'orgue qui est unique dans la musique
française, d'un chromatisme si avancé, au point que ça évoque non pas un Corelli, mais un Frescobaldi! A un point tel d'ailleur que Dufourc
lui-même pendant un certain temps, hésitait à reconnaître la paternité de cette pièce à ce très Louis Quatorzième compostieur. Wink

Rééd: Ah j'oubliais, DuMage fut d'ailleurs un des élèves de Marchand. salut
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Mer 15 Juin 2016 - 22:49

Ah oui, Marchand, ce n'est pas du tout italianisant comme Clérambault, on sent bien que la période stylistique de formation et d'exercice, malgré leurs âges proches, n'est pas tout à fait la même… (c'est pour ça que c'est meilleur, avant que tout ne soit corrompu par les Italiens sous Louis XV et par les Teutons sous Marie-Antoinette !)
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plenum
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Jeu 16 Juin 2016 - 21:26

Oui David et d'ailleurs, écoutons ces pièces pour clavecin et nous constaterons que ça se rapproche davantage d'un Chambonnière.

Enfin, son fameux grand dialogue en Ut, un des chef-d'oeuvres de l'orgue français, n'est que pur Louis Quatorzien, les éclats de soleil.

La seule différence dans sa musique d'orgue de celles de Couperin et Grigny, est que Marchand n'a pas utilisé le plein-chant contrairement
à ses deux pairs.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Jeu 16 Juin 2016 - 23:41

plenum a écrit:
Enfin, son fameux grand dialogue en Ut, un des chef-d'oeuvres de l'orgue français, n'est que pur Louis Quatorzien, les éclats de soleil.

C'est du Couperin tout craché, effectivement (en encore plus louis-quatorzien, avec des harmonies peut-être un peu moins sophistiquées). Effectivement, je mets ça dans la même vasque que Grigny.
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plenum
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Ven 17 Juin 2016 - 1:19

Wink Mais son grand dialogue en Ut, c'est royal comme atmosphère, alors que Grigny, c'est ecclésiastique. Very Happy
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Jeu 8 Déc 2016 - 0:32

Neutral J'attendais beaucoup de ce disque, hélas la déception s'avère cuisante.
Principal grief : l'ample prise de son enfle la réverbération.
Certes la taille et la forme de la chapelle ne facilitent pas les tâche des micros, mais le récital de Chapuis chez Plenum Vox (1999) se montrait un peu mieux capté en termes de précision et cohésion.
Le présent enregistrement gomme les plans (et donc annihile les effets d'écho qui sont un des ressorts de ces pièces), et noie les lignes dans une épaisse bouillie.
Moins que la perception lointaine, c'est la propagation sonore qui pose problème : la réflexion perturbe la localisation et restitue une image trop enflée, globale et diffuse. Les attaques perdent leur clarté, le toucher (et le relâché des touches) s'asphyxie à cause d'extinctions trop résilientes.
Même les timbres y perdent leur caractère, notamment le cromorne et le cornet insuffisamment différenciés (alors que la partition les établit comme principaux narrateurs). Presque l'antithèse de la version de Bardon à Saint-Maximin, qui offre un contact charnel avec les tuyaux.

A cela s'ajoute une interprétation qui ne fait qu'aggraver cette confusion, et pourtant l'organiste connaît les lieux. Retards, suspensions, emports qui laissent surnager des phrases démembrées. Or la rhétorique de ces Noëls repose sur des airs ornementés, que reste-t-il si on ne perçoit même plus la mélodie, dépenaillée et noyée dans un brouet de roucoulades ?
Seuls les pièces lentes réchappent au massacre, par exemple le début du IX°. Mais les variations sombrent ensuite dans un tricotage totalement inintelligible, où l'organiste semble même parfois ne plus savoir où elle en est, tant le galbe et l'équilibre apparaissent malmenés.
La fougue de l'interprète, son sens de la projection, auraient pu nous offrir une lecture incisive de ces pages. A l'instar du mordant du dernier Noël, vraiment intéressant, -que ne le joue-t-on toujours sur un tempo aussi ingambe ?! Mais dans cette acoustique cauchemardesque, ces audaces achèvent de ruiner le projet.
Projet qui à la base me semblait bien hasardeux voire fallacieux : la réputation du lieu peut attirer le néophyte, mais comment son acoustique ne contrecarrerait-elle les exigences de précision que requièrent ces pages parmi les plus volubiles du répertoire classique ?! Le danger était prévisible, et aurait dû proscrire d'y graver les enluminures de Daquin.
D'ailleurs, au-delà de la lisibilité, se pose la question du style : ces oeuvres populaires s'accommodent moins d'une solennité grandiloquente que de la candeur rustique. Parmi les instruments famés (et disposant de claviers d'écho et récit), celui de Saint-Michel-en-Thiérache reste un des mieux propices.
En tout cas, je ne saurais trop vous conseiller d'éviter ce CD, qui m'a agacé, dès le début et souvent au-delà du supportable.



Mélomaniac, in playlist le 04 12, a écrit:

Louis Claude Daquin (1694-1772) :

Nouveau Livre de Noëls

= Marina Tchebourkina, orgue Clicquot-Boisseau-Cattiaux de la Chapelle royale du Château de Versailles

(Natives, juin 2004)

Mad Plus qu'une déception, l'écoute m'a intensément agacé.
En cause, et le risque était prévisible : une acoustique beaucoup trop ample, par nature incapable de ciseler la fine et agile mécanique de ces vignettes de crèche, qui s'effondrent ici sous des tonnes de vernis.
La prise de son, l'interprétation ajoutent à la confusion, jusqu'au naufrage.




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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Ven 9 Déc 2016 - 0:17

Je n'ai pas écouté ce volume (Daquin n'est pas du tout mon cœur de répertoire comme toi, je m'impatiente après une poignée de noëls), mais pour tout le reste de la collection, en partie sur le même instrument, je trouve ça assez exceptionnel d'engagement, avec effectivement beaucoup de fantaisie, de vivacité, voire de surcharge, mais quelles orgues, quelle ardeur, et aussi quel beau sens du style !

Je n'ai pas du tout senti cette gêne de flou, même si je me figure que ce doit être moins propice pour des pièces plus dépouillées et directe comme les Daquin.

(Effectivement, on ne fait pas mieux que Thiérache… D'ailleurs si quelqu'un sait comment aller l'entendre – je n'ose dire le jouer… –, j'ai l'impression qu'il n'y a rien en dehors d'un petit festival aux dates et horaires assez inacessibles pour moi, et pas passionnant de toute façon. Je trouve incroyable qu'il n'y ait pas une véritable saison d'orgue, et je n'en trouve pas trace !)
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Ven 9 Déc 2016 - 19:15

Je suis d'accord avec Mélo. En écoutant son album de la Messe de Gaspard Corrette, c'est l'énervement assez vite. Son jeu est trop égal,
alors que ces pièces françaises doivent être jouées avec un jeu plutôt inégal. Ses tempos sont aussi souvent trop rapides. Aussi, elle a tendance à jouer un peu trop lié.  Elle est beaucoup mieux dans la musique ultérieure au Baroque.
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Dim 11 Déc 2016 - 23:13

J'ai dû écouter à peu près tous les disques de la collection (aussi bien les français baroques les russes du XXe), sauf ceux que vous citez !

Mais l'égalité, dont je souffre toujours (et en particulier chez Bach, où elle n'est pas censée poser de problème), ne me paraît pas du tout frappante dans ses Grigny et Couperin. C'est plutôt l'exubérance et la générosité, le trop-plein quelquefois, qui frappent. Et avec un beau sens du style dans les agréments nombreux, justement.
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Sam 4 Mar 2017 - 16:17


Smile Évoqués dans ma récente playlist, voilà trois enregistrements qu'on peut considérer comme référentiels.
Enfin, pour Du Mage on n'oubliera pas le décapant témoignage de Michel Chapuis à Saint-Pierre de Poitiers (Astrée).



Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Louis Couperin (1626-1661) :

Sélection de Fugues et Fantaisies

= Davitt Moroney, orgue Boizart de l'abbaye de Saint-Michel en Thiérache

(Tempéraments, juin 1995)

Smile Tiré du second disque d'un coffret qui contribua alors à faire sortir du boisseau l'oeuvre pour clavier de l'oncle Louis,
qui était confinée dans la confidentialité.
Le langage sophistiqué des ces petits bijoux d'éloquence Grand Siècle résonne avec une certaine âcreté sur cet instrument accordé au tempérament Chaumont.



Le célèbre orgue Boizart (1714)  de l'abbaye :
 




Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Prytanée National Militaire de La Flèche (France, -Sarthe) :
 


Pierre Du Mage (1674-1751) :

Suite du premier ton

= David Ponsford, orgue Levasseur/Dangeville du Prytanée National Militaire de La Flèche

(Nimbus, juillet 2012)

Smile Il nous reste hélas bien peu de choses de ce compositeur qui abandonna précocément la carrière d'organiste alors que la noblesse et l'érudition de son style promettaient tant.
Interprétation très probe sur un des instruments habitués de ce répertoire.
Au clavier mais aussi en chaire, le Dr David Ponsford est un spécialiste du clavier français de l'époque.






Mélomaniac, in playlist, a écrit:


Sarlat (France, Dordogne -à gauche l'arrière de la Cathédrale)


André Raison (1650-1719) :

Messe du premier ton
Messe du deuziesme ton


= Serge Schoonbroodt, orgue Lépine de la Cathédrale Saint-Sacerdos de Sarlat


(Tempéraments, septembre 2005)

Smile En cette fin de XVII° siècle, alors que fleurissent les contributions de Nivers, Gigault ou Boyvin, Raison semble vouloir faire oeuvre de pédagogue : « mon dessein a été de travailler pour ceux qui n'ont qu'une science médiocre » avoue-t-il dans sa préface du second Livre.
L'absence de citation de plain-chant (alors que Couperin et Grigny...) trahit peut-être une ambition moins sacralisée. Les pièces s'animent des rythmes de danse dans l'air du temps mais pour autant les formes anciennes (plein jeu, duo, trio, grand jeu...) sont respectées. Et en tout cas, Raison a l'intuition des tournures qui captivent l'oreille (le Duo cromorne/trompette de l'Agnus Dei du premier ton !)
Très bonne interprétation de ces deux messes tirées du premier Livre. Au regard des capacités de l'instrument (doté de prestant 4' et trompette à chacun des deux claviers principaux, et d'une trompette au Récit), et dans la mesure où il restait bien de la place sur le disque, on peut regretter que Schoonbroodt n'ait aussi enregistré l'Offerte Vive le Roy des Parisiens, pièce la plus célèbre du compositeur qui l'écrivit à l'occasion d'une action de grâce de Louis XIV juste remis d'une opération de la fistule.



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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Lun 6 Mar 2017 - 11:48

Oui, pour Pierre du Mage, Ponsford est un pis-aller quand on a la possibilité d'entendre Chapuis (qui claque extraordinairement). La registration, déjà – même à La Flèche, que ça sonne germanique, avec des registrations assez blanchâtres qu'on utilise plutôt pour Bach. Néanmoins, très correctement phrasé, on passe à côté de la majesté mais pas de l'essence des œuvres.

Il faut dire que le legs est plutôt sinistré… Tout ce que j'ai, c'est Gustafsson (Swedish Society), qui joue ça sur le Magnusson de Marie-Madeleine à Stockholm, pourtant de facture française. Phrasés réguliers, épais, timbres exsangues, ça ne fonctionne pas du tout. Et puis Pascale Rouet (Triton) sur le Formentelli de Mouzon… ce n'est pas mal, mais je suis gêné par le fait que ses registrations occultent des parties importantes du spectre, parfois des lignes entières – pourtant, il n'y a quasiment pas de pédalier dans ce Livre d'orgue, donc moins de plans à équilibrer.

Chapuis est le seul à mettre en valeur les dialogues (pourtant notés) entre claviers de la dernière pièce, par exemple. Et puis avec lui, c'est ample, ça crie, c'est de la musique contemporaine. I love you
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Lun 6 Mar 2017 - 12:08


J'aime beaucoup la version Chapelet et à l'orgue de Bordeaux.

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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Lun 6 Mar 2017 - 13:01

plenum a écrit:

J'aime beaucoup la version Chapelet et à l'orgue de Bordeaux.


C'est pas l'album de l'inauguration de 97 ? Il y a toute la Suite ? Il me semblait qu'il n'y avait que des extraits…

Flûte alors, je suis passé à côté, Chapelet-Saint-Croix, difficile de demander mieux. Surprised
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plenum
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Lun 6 Mar 2017 - 22:30

Oui c'est vrai que Chapelet en joue 9 sur 15 de la Suite et c'est bien dommage, mais pour ces neuf pièces à l'orgue de Bordeaux,
ça mérite l'écoute. Remarques que la Suite intégralement jouée par Chapuis, mérite également l'écoute, d'autant plus que c'est
à l'orgue que je préfère.
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Mar 7 Mar 2017 - 0:58

Plenum a écrit:

Chapelet en joue 9 sur 15 de la Suite et c'est bien dommage


scratch Hein ?
Tu as déjà entendu 15 pièces de Du Mage ?
On a retrouvé le Second Livre ?



DavidLeMarrec a écrit:

Oui, pour Pierre du Mage, Ponsford est un pis-aller quand on a la possibilité d'entendre Chapuis (qui claque extraordinairement).

Il faut dire que le legs est plutôt sinistré…



Smile Ce qui est surtout sinistré c'est l'état de la discographie disponible, car ce Livre de Du Mage a été souvent enregistré.
Outre les piécettes qu'on trouve éparpillées sur divers disques récitals, voilà quelques gravures intégrales (liste non exhaustive) :

Christine Gall (à Sarlat, chez le label Coriolan)
Jean-Christophe Geiser à la Cathédrale de Lausanne : https://www.amazon.fr/Various-Lorgue-%C3%A0-4-visages/dp/B000243EG6
François Espinasse à Saint-Pons-de-Thomière : https://www.amazon.fr/rambault-Mage-Marchand-Espinasse-1997-01-01/dp/B01KAQYY8W
Jean-Charles Ablitzer à Vinça (en complément des Couvents de Couperin), chez Harmonic records
Hans Jürgen Scholze à la Hofkirche de Dresde : https://www.amazon.fr/Orgelkonzert-Hofkirche-Dresden-Hans-J%C3%BCrgen-Scholze/dp/B000028AEK

Plus facilement trouvable :

Pierre Bardon à Saint-Maximin : https://www.amazon.fr/DAndrieu-Livre-DOrgue-Guilain-Suite/dp/B000CEZLZI

Very Happy Et j'ai gardé le meilleur pour la fin, car on sait que tu raffoles du Boizard de Saint-Michel-en-Thiérache :

Frédéric Desenclos : https://www.amazon.fr/Organistes-Cath%C3%A9drales-Grand-Si%C3%A8cle-Lumi%C3%A8res/dp/B000VX1QKY

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plenum
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Mar 7 Mar 2017 - 1:03

Mélomaniac a écrit:
Plenum a écrit:

Chapelet en joue 9 sur 15 de la Suite et c'est bien dommage


scratch Hein ?
Tu as déjà entendu 15 pièces de Du Mage ?
On a retrouvé le Second Livre ?

hehe Je voulais le faire réagir, mais ça n'a pas marché.
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Mar 7 Mar 2017 - 1:05


Smile Je réserve un jugement approfondi à une réécoute ultérieure, voici mes impressions à chaud.
Et signalons Marie-Claudine Touyère a aussi enregistré les Hymnes, -pas encore écouté, ça ne saurait tarder, même si compte tenu de son interprétation de la Messe j'ai quelques préventions à entendre dénaturés leur relatif intimisme.
Car pour la Messe, voici une lecture d'apparat aux antipodes du magnétique spiritisme d'Isoir à Saint-Pierre de Poitiers (chez Calliope).
Et un antidote à la grisaille de Marie-Claire Alain (Erato), elle-aussi à Poitiers mais dans une approche que je trouve exsangue.



Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Nicolas de Grigny (1672-1703) :

Messe Cunctipotens Genitor Deus

= Marie-Claudine Touyère, orgue Formentelli de l'église Saint-François-de-Sales de Genève

(Gallo, avril 2001)

Smile Je découvre à la fois cet instrument (neuf : construit en 1989, d'esthétique post-classique français, inspiré par Dom Bedos ; 50 jeux sur 4 claviers) et cette interprétation.
Ce qui relativise mon avis, de prime abord assez mitigé.
Déjà je trouve claire la tonalité d'ensemble, malgré un diapason annoncé à 395 Hz.
Et les anches ont tendance à trop saillir dans les mélanges, dès le premier Kyrie en taille.
Enfin, c'est plutôt l'exécution qui me pose problème, en semblant aborder cette messe sous l'angle de la virtuosité et du brio au détriment de sa profondeur.
Pour prendre quelques célèbres points de repère,
les élans lyriques du Récit de tierce en taille deviennent des exercices plus superficiellement jaculatoires qu'authentiquement fervents (et la registration velue suggère insuffisamment les effets de lumière échappée de l'ombre),
le Dialogue conclusif du Gloria (amorcé dans un réjouissant désordre, non hors de propos pour une page aussi éclatante) est joué très carré, sans la souplesse propulsive qu'y inculquent un Coudurier (à Cintegabelle, BNL) ou un Chapuis (à Belfort, Astrée),
la Communion se transforme en conversation galante entre cromorne et cornet.
Globalement, je trouve que l'inspiration reste étanche au pouvoir d'émotion qui doit sourdre de la densité-même du texte.
Les phrasés paraissent un peu instables, les plans du discours (parmi les plus riches de ce répertoire) pas toujours bien hiérarchisés -la faconde prenant l'ascendant sur l'équilibre des rapports polyphoniques.
Bref, tout ça me semble parfois un peu... extérieur, voire hétéroclite.
Une fois admises ces licences, il nous reste quand même de quoi se régaler (pas vraiment le but de l'oeuvre, mais bon...), par exemple la suavité des flûtes dans l'Élévation.
Ou alors la construction de l'Offertoire, où l'interprète réussit une formidable mise en tension (presque enivrée) qui progressivement culmine dans une conclusion époustouflante, chapeau !
La console richement dotée en anches (dont plusieurs trompettes au GO et pédale de bombarde 16') concourt au spectacle, même si à mon sens les 8' pourraient suffire.

En regard d'un tel chef d'oeuvre, la discographie de Grigny reste bien trop pauvre pour qu'on puisse en récuser les contributions.
Cette version ostentatoire apporte sa pierre, s'avère certainement séduisante pour qui veut découvrir ce monument, quitte à le rhabiller dans un Rococo un peu anachronique.
Enfin, c'est un premier et modeste avis, -disque à réentendre, ce dont j'ai quand même fort envie, aussi singulière soit cette interprétation.
Excellente prise de son, vaste et dynamique.
Et pour en apprendre davantage sur l'orgue : http://www.organforum.com/forums/showthread.php?30003-classic-french-organ-in-geneva



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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   Lun 13 Mar 2017 - 0:03


Smile Encore un jalon pour s'enivrer du Classicisme Grand Siècle à son apogée :


Mélomaniac, in playlist le 06 03 2017, a écrit:


Cathédrale Sainte-Marie d'Auch (France, -Gers) :
 



Jacques Boyvin (1653-1706) :

Suites des Premier, Second, Troisiesme & Quatriesme Tons

= Michel Chapuis, orgue Joyeuse/Muno de la Cathédrale d'Auch

(Plenum Vox, novembre 2004)

Smile Un Chapuis à son meilleur, un orgue robuste et coloré, une prise de son survitaminée :
voilà un double-abum très stimulant pour découvrir l'orgue classique français
(en l'occurrence dans les grandes largeurs puisque Chapuis a enregistré l'intégralité des deux Livres de Boyvin
-le second se trouve dans un autre volume chez le même label).



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MessageSujet: Re: L'Orgue sous l'Ancien Régime : parcours discographique   

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