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 Valentyn Vasyliovytch Sylvestrov

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CTI
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MessageSujet: Valentyn Vasyliovytch Sylvestrov   Dim 10 Mar 2013 - 13:09




Valentin Silvestrov: Symphony No.5 / Postludium
David Robertson, Deutsches Symphonie-Orchester Berlin


Que pensez vous de ce disque de Valentin Sylvestrov, compositeur Ukrainien, né en 1937. J'ai pas trouvé de topic sur lui.
J'ai écouté avec grand plaisir sa 5 eme symphonie qui fait la jonction entre la musique contemporaine et le néo-romantisme.
C'est vraiment très agréable, mystérieux et romantique.
L'ombre de Gustav Malher apparait de temps en temps violon

Pour une fois que j'arrive à suivre une œuvre moderne, j'aimerai bien connaitre vos impressions mains
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Valentyn Vasyliovytch Sylvestrov   Lun 11 Mar 2013 - 14:43

C'est clairement du néo-romantisme, donc forcément pas très neuf, mais dans cette veine, je trouve qu'il est l'un des rares compositeurs intéressants. Dans le même genre, j'aime beaucoup le biélorusse Dmitriev.
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CTI
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MessageSujet: Re: Valentyn Vasyliovytch Sylvestrov   Lun 11 Mar 2013 - 14:57

DavidLeMarrec a écrit:
C'est clairement du néo-romantisme, donc forcément pas très neuf, mais dans cette veine, je trouve qu'il est l'un des rares compositeurs intéressants. Dans le même genre, j'aime beaucoup le biélorusse Dmitriev.

Pourtant il est classé contemporain.
En plus le chef David Robertson dirigeait l'Ensemble intercontemporain en 96 date de l'enregistrement.
Ce disque a eu un diapason d'or mais j'ai pas lu la critique à l'époque.
Je note pour Dmitriev, j’espère qu'on trouve des œuvres bon marché sur le net.
La 5 eme de Silvestrov est plutôt difficile à trouver à petit prix. C'est plutôt bon signe Wink
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Valentyn Vasyliovytch Sylvestrov   Lun 11 Mar 2013 - 15:04

Il est indiscutablement contemporain, puisqu'il est vivant ! Ensuite, en termes de style, au mieux c'est postmoderne, mais pour moi, on est même dans le registre du néo-(post)romantisme.

Ce n'est pas un défaut !
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Xavier
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MessageSujet: Re: Valentyn Vasyliovytch Sylvestrov   Jeu 25 Juil 2013 - 1:08

Symphonie n°6

Etonnant, très lent, voire statique (il y a des mouvements indiqués Allegro ou Vivace qui sont pourtant lents!...), beaucoup de recherche dans l'harmonie et l'orchestration, même s'il n'y a rien de révolutionnaire comme ça a été dit plus haut.
Le 3è mouvement, le plus long, ressasse le même thème diatonique et très simple, au milieu d'un environnement atonal, calmement mystérieux.
Le 4è est quasiment un concerto pour célesta.
Musique très expressive, entêtante, avec quelque chose de profond... quelque part entre Kancheli, Chostakovitch et Feldman... mais en fait non, c'est vraiment différent de ceux-là et très personnel j'ai l'impression. Une très belle découverte! Very Happy
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ovni231
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MessageSujet: Re: Valentyn Vasyliovytch Sylvestrov   Ven 14 Avr 2017 - 2:48

En attendant que Loutsian nous livre une petite notice sur l'oeuvre de Sylvestrov, je vais essayer de remettre certaines choses au clair.

Kiev, le 30 septembre 1937, le petit Valentin, fils de Vassily, naquit dans les bras de sa chère et tendre mère. Enfance tourmentée par les effrois de la Grande Guerre Patriotique et vie matérielle très difficile dans sa famille. Il put néanmoins consacrer quelques années d'études dans le domaine de l'ingénieurie avant de finalement trouver sa véritable voie : la musique. Valentin entra au Conservatoire de Kiev en 1958 dans les classes de maîtres Boris Lyatochinsky et Levko Revoutski. Il ne faut pas oublier que le premier était une figure quasi paternelle pour tous les compositeurs de la jeunes générations, y compris pour ceux appartenants au cercle très fermé de l'avant-garde semi-clandestine. Sylvestrov ne fera pas exception. Ses premières oeuvres, notamment sa Sonate pour flûte et piano, dénotent une certaine influence de son professeur, je n'entrerai pas plus dans les détails.

Un beau jour de 1961, avec un ami, lui aussi jeune aspirant-compositeur, Léonid Grabovsky, Valentin Vassiliévitch s'inscrivit au séminaire de Karlheinz Stockhausen qui aura lieu à Darmstadt, le Vatican de la pointe musicale de l'époque. Vigilant, le régime refusa les visas de sortie de l'Union. En parlant de sortie, après qu'il ait terminé ses études au Conservatoire en 1964 (sans diplôme en poche, cela va sans dire ! Un simple certificat fera l'affaire), Sylvestrov avait déjà écrit plusieurs oeuvres dont l'originalité ne passa pas inaperçue : un Quintette avec piano (1961) encore dans l'esprit moderniste-modéré d'un Boris Tchaïkovsky, un Quartetto piccolo pour quatuor à cordes d'une concision webernienne assez déconcertante et un Trio pour flûte, trompette et célesta (1962), sa Première Symphonie (1963) qui fut refusée par le jurie pour l'obtention de son diplôme car trop formaliste à leur goût et Mysterium pour flûte alto et six groupes de percussion (1964), oeuvre dédiée au flûtiste Severino Gazzelloni. Monodie pour piano et orchestre, Spectres pour orchestre de chambre et sa Deuxième Symphonie (1965) sont des oeuvres qui représentent la quintescence de sa première grande période en tant que compositeur indépendant. Son écriture est alors proche du post-sérialisme tel qu'il est développé en Europe Occidentale. Il fut reconnu à l'étranger, à tel point que la Fondation Koussevitzky à Boston lui commanda une nouvelle symphonie. Attaché depuis toujours à un monde spirituel très profond, malgré l'athéisme de façade en vigueur, Sylvestrov basera ses réflexions sur une représentation sonore de l'eschatologie chrétienne, la fin du monde, le salut de l'âme après la mort. Il en résultera une immense musique, tributaire de son expérience orchestrale avec Spectres (un orchestre traité à la fois de manière massive et pointilliste, avec des couleurs rappelant celles de Boulez et Stockhausen, peut-être plus Maderna, mais étrangement, on ne peut pas dire qu'on entende vraiment leur musique là-dedans, cela va bien au-delà du simple questionnement esthétique) : sa Troisième Symphonie dite "Eschatophonie" (1965-66). L'oeuvre sera créée à Darmstadt sous la baguette de Bruno Maderna. Cette musique ne laissa pas indifférent ses contemporains, Adorno ira jusqu'à saluer en lui un "musicien extraordinairement doué" et rejetera les objections des puristes qui trouvaient sa musique beaucoup trop expressive. Cela n'empêcha pas Boulez lui-même de programmer (une fois) le jeune compositeur ukraïnien au Domaine Musical à Paris.

Ce succès, certes relatif, n'empêcha pas, non plus, Sylvestrov de s'adonner à une longue réflexion sur le sens de sa musique, sur la relation entre le passé, autrement dit la culture inscrite dans l'histoire, et la dimension magique, primitive, éternelle de l'inspiration. La première grande partition issue de cette méditation (il n'écrira plus rien entre 1968-70) sera Drama (1971), sorte de débat dialectique en trois parties, se composant d'une sonate pour violon et piano, d'une autre pour violoncelle et piano et, enfin, d'un trio qui réunit les trois instruments protagonistes. Le drame annoncé n'est pas strictement musical et les musiciens doivent lui donner une dimension scénique par leurs gestes et leurs attitudes, illustrant habilement les phases conflictuelles des thèses et antithèses, des données culturelles et des imprévus magiques, du texte et du contexte. Au cours des années qui vont suivre cette nouvelle étape dans l'évolution du compositeur (on pourrait qualifier cette période de transition polystylistique, entre 1971 et 1974, après sa période dite d'avant-garde pure des années 1960), la musique de Sylvestrov s'orientera de plus en plus vers la confidence expressive, aux lignes mélodiques très étirées (particulièrement à partir de sa période dite transition de transition, entre 1974 et 1980). Méditation pour violoncelle et orchestre de chambre de 1972 (Valentin lui donne carrément le sous-titre de "Symphonie"), dédiée à Mstislav Rostropovitch ou à Guennadi Rozhdestvensky, suivant les sources, est un remake plus construit et plus dense des principes fondamentaux qui régissent la dialectique dramatique de la pièce précédente. La dimension du théâtre musical y est encore plus présente : au dernier tiers de l'oeuvre, les lumières doivent s'éteindre et des musiciens allument des allumettes puis les éteignent aussitôt, pendant que le soliste joue une ligne mélismatique enrouée. Le polystylisme est par ailleurs plus audible également, mais ne ressemble en rien à celui d'un Alfred Schnittke (il est intéressant de noter que ce dernier venait à peine d'achever sa monumentale Première Symphonie).


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lucien
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MessageSujet: Re: Valentyn Vasyliovytch Sylvestrov   Ven 14 Avr 2017 - 13:50

Merci Anton. La période moderniste de Sylvestrov est malheureusement trop peu connue, pour ne rien dire de sa représentation discographique — soulignons cependant l’initiative bienvenue de Wergo d’avoir publié les enregistrements sous la direction de Blazhkov. Ses pièces récentes reprenant ou poursuivant celles de sa jeunesse, Bagatelles, Kitsch-Music, à nouveau Bagatelles, son œuvre décrirait le cercle des choristes au milieu du transept, milieu naturel de sa musique. Vieillard pianotant fébrilement des berceuses enfantines, chevalier de la fausse naïveté et de la nostalgie, le héros est Mort à Kiev, il a dilué l’Adagietto dans toute l’eau de la lagune, noyé Schumann dans le Dniepr, distendu Bach sur toute la distance qui sépare Eisenach de Leipzig ; il postlude et postsymphone éternellement les postscriptums d’une époque à jamais révolue. Et peut-être n’a-t-il jamais fait autre chose. Tout au plus on s’imagine que comme les autres il a pu céder un temps à la mode du temps, et qu’on a tout à gagner à ne pas s’en rappeler. Ce serait un grand tort. En effet, Sylvetrov ne s’est pas toujours fondu aux pochettes désaturées d’ECM ; dans années soixante il était un autre héros, celui de la modernité et de l’expression. Profitant du soutien de leurs professeurs, facilités peut-être par la distance avec les instances officielles (à l’époque, c’est à Kiev que se trouvent les musiques les plus « avancées » d’Union soviétique), défendu par des gens comme Igor Blazhkov, ils avaient formé un petit groupe, entre autres Sylvestrov, Hrabovsky et Hodziatsky. À l’heure de la diffusion de masse, il est encore très difficile de les écouter. Quant à Sylvestrov, Anton a cité les œuvres les plus caractéristiques. Toutes les techniques dites occidentales y passent : dodécaphonisme, sérialisme, aléatorisme, bruitisme, sonorisme, théâtre instrumental, etc. Est-ce à dire que le compositeur serait comme un futuriste italien parcourant les antiquaires viennois et les marchés couverts polonais à la recherche de quelque sensation exotique ou avec comme objectif le collage surréaliste ? Non. Je l’ai dit, Sylvestrov est le (un) héros de l’expression extrême, d’où sa réception partagée en Occident. Il s’est approprié très tôt de ces nouvelles techniques pour en tirer quelque chose de très fort, tourné vers l’expression. Il n’est pas évident de le comparer avec d’autres compositeurs, mais selon moi le rapprochement le plus naturel est le polonais Kazimierz Serocki. Ce qui est particulièrement frappant chez Sylvestrov est que sa musique est à la fois très extravertie tout en ayant l’allure d’une lente méditation mystique. En fait, pour ce qui est des comparaisons, il vaudrait mieux faire appel à Scriabine et Oboukhov, car sa musique, qui du reste n’est pas sans rapport avec la profusion sonore de celle des deux précités, repose souvent sur des bases cosmologiques ou mystiques et, je ne crains pas de le dire, religieuse, portée qu’elle est vraisemblablement par une foi probablement très dure. Les titres nous enseignent d’ailleurs déjà sur la tonalité des œuvres de cette époque : mystères, spectres, hymnes, eschatophonies, etc. Comme l’a dit Anton, suit une période de transition, en commençant par le programmatique Drama, où sont en présence deux langages, l’un très bruitiste et l’autre naïf et néotonal, sans véritablement entrer en conflit d’ailleurs. Les grandes œuvres de cette phase sont la Méditation de 1972 et la Cantate de 1973, plus abouties, d’un polystylisme bien maitrisé ; Anton en a et va en parler plus en détail. Pour simplifier, disons que plus on avance dans les années 70, plus le Sylvestrov qu’on connait mieux domine, et dès avant 1980 sa part enfantine et nostalgique a totalement pris le dessus, assorti parfois de quelque rudesse instrumentale qui est comme le grain des illustrations type ECM ; ce chemin semble s’accomplir encore davantage à partir de la fin des années 90 (le décès de Larissa y serait-il pour quelque chose ?). Avec toutefois quelques saillies plus consistantes et plus riches (harmoniquement notamment), en particulier les symphonies.
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ovni231
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MessageSujet: Re: Valentyn Vasyliovytch Sylvestrov   Ven 14 Avr 2017 - 14:24

Poursuivons mes chers amis avec une petite citation du compositeur lui-même : "Je l'ai souhaité toute ma vie - écrire un morceau qui, dans un seul style, est capable de concilier les opposants de la «tonalité» et de l'«atonalité» et de les tenir pour un moment en équilibre." Ici, Sylvestrov se réfère directement à son prochain travail (pour moi sa plus grande réussite), sa Cantate pour soprano et orchestre de chambre (1973) sur des poèmes de Féodor Tioutchev et Alexandre Blok. Pour cette oeuvre, Valentin a choisi deux poèmes remarquables, des visions de paysages nocturnes qu'il fait émerger dans un étrange et mystérieux "nocturne" en trois parties. Encore, nous pouvons ressentir à l'écoute la direction d'une "pastorale cosmique", qui est donnée par la substance verbale de l'oeuvre. Aussi caractéristique est le "son du vent, qui graduellement se transforme en musique" (ce sont les indications pour la partie de la flûte au tout début de la pièce). Les textes ont d'abord une place importante (récités dans le style d'une ode par la soprano) dans les deux premières parties, puis se dissimulent dans une texture purement instrumentale dans la dernière partie : les deux cors jouent la mélodie principale du premier poème, tandis que dans la coda, le poème Blok est noté sur la partie de la harpe et devrait être «parlé» dans le mètre du texte en frappant le corps de résonnance de l'instrument (une pensée encore proche du théâtre musical). Cette "voix" finale révèlera non seulement le sens des mots, mais aussi leur musique intérieure. Nous sommes véritablement au carrefour dans toute l'oeuvre de Sylvestrov. On ne peut pas définir cette musique qu'elle soit avant-gardiste, ni qu'elle soit polystylistique, encore moins qu'elle soit néo-(post)romantique. Le compositeur a pu atteindre l'équilibre parfait entre la culture (incarnée par la poésie) et la magie de l'inspiration (par la musique). Si Valentin Vassiliévitch avait poursuivi son chemin dans cette voie de conciliation (et non vers un retour progressif de l'Adagietto de Mahler) , je pense très sincèrement que nous aurions reçu une musique qui nous transporterait , à l'instar de Scriabine, vers un Univers sonore qui ferait le lien direct entre l'existence terrestre et le cosmos.


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lucien
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MessageSujet: Re: Valentyn Vasyliovytch Sylvestrov   Sam 15 Avr 2017 - 15:15

Je viens justement de réécouter la Cantate, et je suis d’accord, c’est vraiment un chef-d’œuvre. En plus l’enregistrement n’est pas le pire de ceux qu’on a pour cette période. Et en effet, s’il avait composé comme ça toute sa vie, ce serait un très grand compositeur.
EDIT. Je veux parler de l’enregistrement historique de Blazhkov ; il en existe un autre au disque, dirigé par Virko Baley, que je n’ai pas encore écouté.


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lucien
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MessageSujet: Re: Valentyn Vasyliovytch Sylvestrov   Sam 15 Avr 2017 - 15:21

attention, ne pas confondre avec la Cantate de 1977, d’après Taras Chevtchenko, qui est plus tardive (et avec un chœur).
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Resigned
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MessageSujet: Re: Valentyn Vasyliovytch Sylvestrov   Mer 19 Avr 2017 - 15:44

Merci pour vos éclaircissements. J'ai justement découvert Silvestrov il y a un mois...
Je n'ai pas trouvé votre cantate sur le tube, mais en écoutant de brefs extraits, cela m'a fait penser à certaines sonorités de la Symphonie n°5, sans le côté "Adagietto" comme vous dites... Mais je trouve que cette symphonie est une belle synthèse entre les deux manières... Vous la classez déjà dans la catégorie "gâteuse" de la dernière manière de Silvestrov?
Je ne suis pas sûr de tenir une œuvre entière de cette musique angoissante, sans les respirations lyriques...
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Valentyn Vasyliovytch Sylvestrov   Jeu 20 Avr 2017 - 23:04

De quelques écoutes récentes, tiré du fil Playlist:
Benedictus a écrit:
Ces derniers jours, je suis plongé dans des symphonies plus ou moins classées «néo» (et pas toujours à très bon droit): [...]

Symphonie nº5 (1980-82)
Jukka-Pekka Saraste / Orchestre Symphonique de Lahti
Lahti, I.2008
BIS

Bilan rapide: [...] je n’ai pas tellement adhéré à Silvestrov (alors que c’est très immédiatement accessible, je n’arrive pas à voir où ça va - ça m’a paru assez invertébré, pour tout dire.)
Benedictus a écrit:
• Symphonie nº4 (1976) pour cuivres et cordes
Jukka-Pekka Saraste / Orchestre Symphonique de Lahti
Lahti, VIII.2008
BIS

J’ai nettement préféré cette 4ᵉ à la 5ᵉ, mais ça ne m’a pas paru si avant-gardiste que ça (beaucoup moins que d’autres œuvres des années 60-70); disons que ça m’a semblé finalement assez peu éloigné des œuvres les moins avant-gardistes de l’avant-garde russe (ce qui n’est pas un reproche, hein), mais avec quand même quelque chose de très personnel (par moments, on a l’impression bizarre d’entendre comme des échos disloqués de minimalisme américain). Par rapport à la 5ᵉ, on a l’impression d’avoir à faire à un discours nettement plus au premier degré (pas du tout dans ce néoromantisme tout poissé d’ironie), plus «directionnel», aussi.
Benedictus a écrit:

Symphonie nº6 (1994-95)
Andrey Boreyko / Radio-Sinfonieorchester des SWR Stuttgart
Sindelfingen, VI.2006
ECM

C’est très bien fait, nettement mieux que la 5, mais ça reste quand même globalement assez mélasse, malgré quelques beaux moments qui surnagent - et pas trop ma tasse de thé.
On aura compris que, hein, bon...

Mais les posts de Vino et de Lucien, ci-dessus, m’ont donné envie de réécouter le Sylvestrov avant-gardiste - écouté il y a très longtemps, et dont je ne gardais pas un souvenir extrêmement vif (en bon occidental, j’avais surtout apprécié les compositions de Denisov, Schnittke et Goubaidoulina, à l’époque...)
Je me suis donc procuré pas mal de bandes plus ou moins interlopes, très mal étiquetées (d’ailleurs, si quelqu’un sait quel est l’orchestre dirigé par Maderna lors de la création de la 3ᵉ Symphonie «Eschatophonie» en 1968...) Mais enfin, je prévois donc d’écouter dans les jours ou les semaines qui viennent: les 2ᵉ et 3ᵉ Symphonies, Spectres, Méditation pour violoncelle et orchestre et la Cantate de 1973, dont il a déjà beaucoup été question ci-dessus.
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Xavier
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MessageSujet: Re: Valentyn Vasyliovytch Sylvestrov   Jeu 20 Avr 2017 - 23:10

Moi j'adoré la 6, moins les deux précédentes... je n'ai pas encore écouté les autres.
Je trouve quelque chose de très personnel, très secret et assez inouï dans la 6, "mélasse" je ne suis pas sûr de voir ce que tu veux dire par là.
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lucien
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MessageSujet: Re: Valentyn Vasyliovytch Sylvestrov   Jeu 20 Avr 2017 - 23:12

pour Maderna, Vino m’a posé la question l’autre jour, et il est fort étrange que l’orchestre ne soit jamais cité sur internet.
par déduction, il est probable que ce soit le Residentie Orkest de La Haye, mais sans aucune certitude.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Valentyn Vasyliovytch Sylvestrov   Ven 21 Avr 2017 - 0:12

Xavier a écrit:
"mélasse" je ne suis pas sûr de voir ce que tu veux dire par là.
En fait, c'est un terme que j'emploie plutôt pour désigner certaines interprétations brucknériennes (Giulini ou Celibidache, par exemple): des tempi très, très lents, une image orchestrale à la fois sombre de timbres et opaque de texture, très dominée par les cordes - l'impression d'assister au lent écoulement de quelque chose de noirâtre et de visqueux, comme lorsque je me fais une tartine à la mélasse de caroube (ce n'est pas très appétissant, mais c'est bon - si tu veux, la prochaine fois, je t'en rapporte un pot du Liban).

Cela dit, oui, il y a de belles choses qui surnagent (alors que la 5 est 100% pure mélasse, en effet) - et celles que j'ai notées sont d'ailleurs à peu près les mêmes que toi - notamment le simili concerto pour célesta. Mais disons que je trouve ça un peu décourageant, pour y accéder, de devoir passer par cette espèce de morne brassage de cordes.

lucien a écrit:
pour Maderna, Vino m’a posé la question l’autre jour, et il est fort étrange que l’orchestre ne soit jamais cité sur internet.
par déduction, il est probable que ce soit le Residentie Orkest de La Haye, mais sans aucune certitude.
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