Autour de la musique classique

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 Comment entrez-vous dans une oeuvre ?

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MessageSujet: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Ven 12 Avr 2013 - 21:12

A la première écoute, on entre rarement dans une oeuvre par les premières mesures.
Parfois, la musique se déroule avec plus ou moins d'échos en nous jusqu'à tomber sur LE moment qui éxigera une seconde écoute plus attentive.
On sera à l'affut du climax, de la mélodie, de l'accord, de l'emploi particulièrement bien amené ou insolite d'un pupitre qui nous aura marqué et on sera plus concentré sur ce qui précède et succède ; comme une auréole d'encre qui se diffuse, on entrera plus intimement dans tout l'opus.
Vous souvenez-vous les portes de service, les fenêtres, les lucarnes par lesquelles vous vous êtes appropriés une oeuvre ?
Juste en guise d'exemple,
Je me souviens, il y a 25ans, être entré dans la Fantastique de Berlioz par la réexposition un peu haletante à la 9"30 (dans la mouture Casadesus à Lille), par ce biais, je me suis introduit et ai aimé toute la symphonie avec une passion qui ne s'est pas émoussée depuis.
J'ai investi les Variations Goldberg (oeuvre linéaire s'il en est) par la variation N°5.
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Ven 12 Avr 2013 - 21:32

Smile Si j'ai bien compris ton sujet, on pourrait le reformuler ainsi : quels sont les moments précis qui nous ont marqués lors de la découverte d'une oeuvre ? Bref les jalons saillants qui nous ont aidés à repérer le parcours, à planter des balises pendant les premières écoutes ?

C'est bien ça ?
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Ven 12 Avr 2013 - 21:47

Ah..... ce n'est pas clair, donc !
Ta reformulation me parait tout à fait techniquement valable... Si ça peut susciter des réponses, je valide.
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lulu
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Ven 12 Avr 2013 - 21:49

Tout cela me parle beaucoup ; mais je ne trouve pas d’exemples. Confused
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Ven 12 Avr 2013 - 21:51

ttod a écrit:
Ah..... ce n'est pas clair, donc !
Ta reformulation me parait tout à fait techniquement valable... Si ça peut susciter des réponses, je valide.

Smile Si ton préambule était clair, mais le titre du sujet appelait un champ plus vaste ; je voulais une confirmation de ta part pour cadrer la discussion...

Ceci dit, je n'ai pas d'exemple qui me revienne à l'esprit pour l'instant...
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Ven 12 Avr 2013 - 22:11

Je comprends, et n'ai pas d'orgueil ....
Si le titre doit être remanié, le sujet déplacé, je l'accepte de bonne grâce. (en plus ce ne sera pas la première fois !)
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Xavier
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Ven 12 Avr 2013 - 23:52

ttod a écrit:
Je comprends, et n'ai pas d'orgueil ....
Si le titre doit être remanié, le sujet déplacé, je l'accepte de bonne grâce. (en plus ce ne sera pas la première fois !)

Eh bien c'est-à-dire que ton angle d'attaque est un peu particulier: tu sembles rentrer dans chaque oeuvre par un passage particulier... que dire donc si on aime tout de suite l'oeuvre en entier? Ou si on ne l'aime pas du tout?
Ca dépend de chaque oeuvre, et ça n'est pas toujours pareil...
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Sam 13 Avr 2013 - 0:39

Peut-être je me trompe alors et fais d'une particularité (une tare ) une généralité.
Je m'étonne qu'un auditeur appréhende aussitôt un morceau dans sa linéarité .
Peut-être est-ce un défaut de concentration, de connaissances qui ferait merveilleusement passer de A à D sans B et C.
Qui peut dire "qu'il aime tout de suite l'œuvre en entier"
Qui peut dire " aime pas du tout, tout de suite l'œuvre"
Eh bien oui ! mes portes d'entrées dans les musiques ne sont pas "au début" de l'œuvre !!
Et j'ai cru faire un sujet consensuel d'une incurie !
Il y a des Musiques que j'aime, en lesquelles je suis entré. Il y a des Musiques que je n'aime pas ENCORE, car je n'y suis pas encore entré...(Un grand désarroi pour la 8éme de Mahler qui est bouchée pour moi et ce depuis 15 ans)
C'est tout.
Je pensais, sottement, que j'avais une oreille de bonne volonté et que je n'étais pas le seul.
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Xavier
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Sam 13 Avr 2013 - 0:42

Est-ce parce qu'on ne fonctionne pas de la même façon qu'on n'est pas "de bonne volonté"?? Neutral
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Sam 13 Avr 2013 - 1:04

"oreille de bonne volonté" était une boutade , une expression issue du livret de la 7éme de Mahler DG par Abbado, Chicago 1984.
Mais si personne ne se signale...
Alors je bats ma coulpe et te concède que j'ai une approche très personnelle de la musique et te prie, en plus de recevoir mes excuses, de clôturer ce fil mort-né.
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Alifie
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Sam 13 Avr 2013 - 3:19

Mais non, un fil mort-né, c'est un fil sans réponse, cf. http://classik.forumactif.com/search?search_id=unanswered et le tien a en plus déjà été lu une centaine de fois à peine posté dans la soirée, donc on ne boude pas, ttod !
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Glocktahr
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Sam 13 Avr 2013 - 4:37

Il y avait ce fil : http://classik.forumactif.com/t6316-les-debuts-attractifs-ou-repoussoirs?highlight=d%E9buts (Ce n'est pas exactement la même question que toi, mais ça donne ma réponse : moi ce qui me fait entrer dans une oeuvre, va me faire la réécouter, c'est à 70% les premieres secondes).
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Sam 13 Avr 2013 - 9:51

Alifie a écrit:
Mais non, un fil mort-né, c'est un fil sans réponse, cf. http://classik.forumactif.com/search?search_id=unanswered et le tien a en plus déjà été lu une centaine de fois à peine posté dans la soirée, donc on ne boude pas, ttod !
Mais je ne boude pas du tout !
bounce
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Rubato
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Sam 13 Avr 2013 - 11:02

C'est vrai que pour moi, le début de l'oeuvre est souvent important, mais le vrai "déclic" peut (ou pas) se faire plus loin, c'est à dire, par exemple, au dernier mouvement d'une oeuvre, ce qui va nous inciter à tout réécouter.

Il y a aussi le problème de la concentration; on peut avoir l'esprit "ailleurs" au moment de l'écoute, et passer complètement à côté, d'où la nécessité de toujours donner à l'oeuvre une nouvelle chance! Smile

Et puis pour chaque oeuvre cette "magie" sera différente!.
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Cololi
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Sam 13 Avr 2013 - 11:10

Je crois qu'il y a deux facteurs :

- la mémorisation.
- l'appropriation (l'acceptation) de l'esthétique, la poétique (et ça, ça dépend grandement de notre imaginaire).

_________________
Laissons les jolies femmes aux hommes sans imagination - Proust (Albertine disparue)
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Rubato
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Sam 13 Avr 2013 - 11:34

Cololi a écrit:
Je crois qu'il y a deux facteurs :

- la mémorisation.
- l'appropriation (l'acceptation) de l'esthétique, la poétique (et ça, ça dépend grandement de notre imaginaire).
Oui, c'est vrai, l'imaginaire est très important.
Mon problème serait surtout la mémorisation! Neutral
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Sam 13 Avr 2013 - 14:27

Smile Pour répondre à la question initiale de Ttod, certaines oeuvres, la plupart même, ne m'ont jamais vraiment posé un problème d'assimilation : les symphonies de Beethoven par exemple. Evidemment j'ai tôt identifié des passages qui me plaisaient plus que d'autres, mais la force des idées, la concentration du discours tiennent l'auditeur en alerte sans besoin de répères.
Pour les symphonies et concertos de Mozart, l'enchantement est constant. Au paradis, l'espace et le temps s'abolissent : a-t-on encore besoin de jalons ?

Quand j'étais jeune et bête, je m'ennuyais lors des passages statiques et à faible volume. Peut-être parce qu'en lisant les microsillons et cassettes sur ma modeste chaine hifi, on ne distinguait pas grand-chose... Peut-être aussi parce que le matériau mélodique est plus distendu donc moins aisément mémorisable.
Je me rappelle m'être ennuyé à mourir en découvrant les vingt premières minutes de la Symphonie n°11 de Chosta (à 13-14 ans). Quelques signes d'activité au début du deuxième mvt (La Place du Palais), qui retombent vite dans la prostration. Et soudain, roulements de caisse claire, scansions de contrebasses, furieux fugato de cordes... Martèlement obstiné de timbales sur crescendo de cymbale suspendue. Et là rythme obstiné au tambour, déflagrations de tam tam et grosse caisse, explosion de tout l'orchestre en une énorme vague assassine...
J'en suis restée bouché bée, et l'effet reste aujourd'hui intact.
Sans cette démonstration de fracas qui stupéfia mes oreilles adolescentes, j'aurais peut-être classé cette oeuvre aux oubliettes. Mais au fil des écoutes, j'ai prêté l'oreille aux chants révolutionnaires psalmodiés dans le premier mouvement, à la procession douloureuse de la Marche funèbre du III. Et aujourd'hui j'adore cette oeuvre, comme quasiment toutes les symphonies de Chosta d'ailleurs.

Je n'ai jamais été très féru d'opéra ; les oeuvres les plus longues que j'écoutais étaient les symphonies de Mahler ; ça explique peut-être pourquoi je ne me suis jamais vraiment senti perdu dans des architectures de moins d'une heure trente. D'autant que le répertoire orchestral et instrumental obéit à des schémas de forme que j'ai appris assez tôt à connaître, ce qui m'aidait à me situer dans la structure.

Depuis mon arrivée sur le Forum, j'essaie de me familiariser avec les opéras. La lecture du livret permet de se guider continument, mais pour autant n'aide pas forcément à planter des balises puisqu'on est prisonnier de la linéarité du texte.
Les plus signifiantes balises sont pour moi musicales : ces hauts-lieux qui se manifestent d'eux-mêmes et qui permettront l'anamnèse lors des écoutes ultérieures.

Dans mon salon en cet instant : Le Roi Arthus de Chausson que de ma vie je n'avais entendu qu'une seule fois, en novembre dernier. Et bien en entendant tout à l'heure le chant du Laboureur (Acte II scène 2), je l'ai immédiatement reconnu. Voilà un marqueur ponctuel qui contribuera à me diriger au sein de la durée de cet opéra qui dans l'état où je le connais me semble s'agencer en vastes plages lyriques plutôt qu'en numéros de bravoure.
Voilà peut-être aussi la raison pour laquelle je peine à poursuivre ma découverte de Wagner. Heureusement, il y a les leitmotive...
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lulu
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Sam 13 Avr 2013 - 19:32

j’ai trouvé un exemple.
Busoni, Fantasia contrappuntistica (I love you) : l’arrivée du thème de la dernière fugue de L’art de la fugue.
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Rav-phaël
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Dim 14 Avr 2013 - 13:20

ttod a écrit:
A la première écoute, on entre rarement dans une oeuvre par les premières mesures.
En ce qui me concerne ces premières mesures sont souvent déterminantes !! Elles me suffisent généralement à me rendre compte de ce que va être l'oeuvre et si elle va me plaire. Je n'ai pas besoin de plus. Nombre de mes plus gros coup de foudre se sont produit dès les premières secondes de la découverte, et la fascination n'est jamais retombé ensuite, ce qui prouve que ça fonctionne bien : la 4e de Roussel récemment, l'Oiseau de feu ou particulièrement Salomé. Je me rappellerais toute ma vie des premières secondes de cet Opéra !
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Dim 14 Avr 2013 - 22:59

Force m'est de constater que je ne fonctionne pas tout à fait comme la majeure partie des mélomanes du forum. (D'ailleurs, ma sainte femme de mère ne disait-elle déjà pas à mes cousins qui me jetaient des bouses sèches : " Non! c'est pas un "gloglo" ! L'est juste différent ... Allez TTod, sors toi donc les talons d'ton nez et viens m'aider à noyer les chatons !")
Je suis quand même heureux de voir que d'autres n'entrent pas forcément dans une œuvre par la grande porte.
Par exemple.... puisque je suis obligé de ranimer ce fil moribond :
Je suis entré dans les concertos (concerti pour les intimes)pour piano de Mozart par l'andante du 21éme qui me rendait hystériques quand j'étais petit (quand je sortais du puis), et me caresse toujours à rebrousse poil aujourd'hui, mais me caresse toujours.
Je peux dire aussi que je suis entré dans le 2éme concerto pour piano de Brahms par les dernières minutes du 1er mouvement et les premières de l'allegro appassionato.
Quant à Adams, j'y entre par ses climax. J'ai beau le savoir, m'y fait toujours prendre. (Hors "Transmigration" qui déroule comme une rivière).

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hammerklavier
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Lun 15 Avr 2013 - 14:01

bah pour ma part ça dépends des fois.

Exemple de deux découverte significative :

avec la symphonie 1 de Mahler, j'ai adoré des les premières secondes, avec cet orchestre qui se réveil petit a petit, ça m'a accaperé tout de suite mon attention jusqu'au final tempétueux.


en revanche pour la 5ième, j'ai eu le même effet que toi, un passage assez anecdotique de quelque seconde au milieux du 3ième mouvement, tout redevient tres calme et on enttend une petite mélodie jouée aux cordes pincées. Ce moment là, c'était pour moi comme si toute la symphonie était en suspends, comme un ralenti, où toute la symphonie trouve son expression, une sorte de point-selle, et j'écoutais cette symphonie en entier, principalement pour ce passage là. La symphonie était structurée pour moi selon ce moment. il y avait avant et aprés cette petite mélodie.

Et cela fait maintenant bien 8 ans que j'ai découvert cette symphonie et lorsque je la réécoute, j'y pense toujours. et je l'attend ce moment là Smile
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Jeu 18 Avr 2013 - 0:23

qu'appelles-tu un "point-selle" ?
ça m'interesse beaucoup.
Par exemple, la 4éme de Mahler que je connaissais bien. Je suis tombé amoureux de quelques secondes incongrues (et qui ne peuvent que faire référence à une autre chose que j'ignore... il me faudra poser la question sur un fil plus spécialisé) : cette petite mélodie à la flûte (56 secondes du tempo I du 1er mouvement de la version de Bernstein à New-York 1960), version absurdement morcelée et paginée (un cauchemar à caller sur un Ipode).
Ce petit chant de flûte m'a fait aimer plus encore la symphonie (hors le second mouvement qui me semble indigne une grossière boutade...un faux lied jamais écrit.)
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hammerklavier
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Jeu 18 Avr 2013 - 10:57

Je pensais que "Point-selle" pouvait etre utilisé hors contexte mathématiques. En cherchant sur google je vois que cette notions n'est définit que mathématiquement.

Si tu sais lire le formalisme mathématiques, tu trouveras une définition ici.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Point_col

Sinon, il faut jsute savoir que le point-selle d'un graph de fonction selon l'axe dans lequel tu regarde est un minimum et un maximum. (en fait il s'appel aussi point-col, car c'est comme un col de montagne, si tu es celui qui doit passer de vallée à vallée, alors le col est le maximum, si tu es l'alpiniste qui va de sommet en sommet, le col est le minimum)

J'ai utilisé cette anologie mathématiques car c'est un peu ce que je ressens a ce moment là dans cette symphonie. A la fois, c'est le moment le plus calme de la symphonie (un minimum) ou il se passe surement le moins de chose musicalement parlant, mais a la fois selon mes émotions, c'est a ce même moment que j'atteins mon paroxisme, et que je ressens la symphonie dans tout son potentiels et toute sa force.

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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Sam 20 Avr 2013 - 21:15

Je suis bien heureux de lire tes deux dernières lignes : elles me parlent.
Sans elles, je serais resté comme une poule devant un parapluie.
Je ne trouve pas d'exemple similaire dans ma courte mémoire....
Peut-être, cependant, le moment des sonnailles dans l'andante de la 6éme de Mahler. Car rien de moins musical et construit que ces cloches à vaches pendant la tendre montée aux alpages des cuivres et cordes, mais je l'attends et ça me fout le frisson !
D'un tout autre sujet....
Petit, je suis resté bouleversé par le premier "morceau" (le archi ressassé) de Zarathoustra de Richard Strauss ... mais par les dernières secondes : quand l'orchestre se tait brusquement et dévoile l'accord tenu et puissant de l'orgue seul ! Encore aujourd'hui, ça me fige !
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B&mol
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Dim 20 Avr 2014 - 1:11

Je ne suis pas certain d'avoir en la matière une mémoire formidable, aussi n'aurai-je certainement pas d'exemples à proposer ce qui est un comble étant donné la façon dont j'entre dans une œuvre, pour reprendre ta formulation.

J'ai pour habitude de laisser jouer les œuvres inconnues, dans leur entièreté ou dans leur interprétation, et de vaquer à de vagues occupations susceptibles de s'interrompre au moindre tressaillement de ma sensibilité. Je ne m'étendrai guère plus en mots puisqu'il est temps pour moi de le faire en corps, mais j'entends la musique, entre autres disciplines, comme une rencontre, entre le compositeur et le mélomane en l'occurrence, au même titre que n'importe quelle rencontre humaine.
En ce sens, le premier abord, s'il n'est pas désagréable peut laisser insensible, ou dubitatif et que sais-je encore? Mais charmé par certains aspects, on en appréhende au fur et à mesure d'autres avec plus ou moins de fortune et de plaisir.

Comme vous l'évoquiez plus haut, il est des instants musicaux qui sont comme des clefs déposées parfois négligemment par le compositeur, ou encore de brefs instants à la manière d'un prisme éclairent le reste de la composition.

Je pense n'avoir jamais ressenti de coup de foudre au premières mesures, au premier mouvement et n'ai eu de troubles fulgurants que rarement. Comme il est des livres dont je sais qu'ils auront une saveur particulière dès lors que certains mots, certaines tournures dans la forme et dans le sens, auront résonné en moi.

Encore, je ne parle pas de ceux qui laissent une impression comme un semis ayant vécu le gel nécessaire des semaines, des mois ou des années pour mieux prendre racine et nous être irrésistibles une fois éclos.

Le sujet est joli, mais je pense qu'en musique comme en amour, on oublie et l'on invente la légende immortelle du premier regard quand, en fait, on était passé sans plus le savoir déjà plusieurs fois devant l'objet de notre émoi.
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Lun 21 Avr 2014 - 2:10

Bémol a écrit:
Le sujet est joli, mais je pense qu'en musique comme en amour, on oublie et l'on invente la légende immortelle du premier regard quand, en fait, on était passé sans plus le savoir déjà plusieurs fois devant l'objet de notre émoi.
C'est très vraisemblable et fort bellement dit.
Une raison supplémentaire de me demander pourquoi je me suis commis à créer ce sujet somme toute très personnel.
L'époque où je croyais mes impressions intimes dignes de l'intérêt collectif : mes premières brasses dans le grand bassin du forum.
Sans regret aucun : je suis internaute de la dernière heure.
Bref.
Mon cher Bémol, quitte à ce que tu y vois un pont-aux-ânes, la trace, la survivance , la vivifiante survenue, la véracité de notre passé n'est-elle pas toute entière dans la mythologie personnelle qu'on s'en crée ?
En dehors de nous-même, aveuglés et assourdis, qui peut faire la part des choses et vanner au vent les cosses du grain lourd ?
Qui pour nous peut faire ce bilan ?
On retombe toujours a quia.
Mais on peut dire, comme de l'être aimé, que d'abord on a vu/entendu.
Et puis on a écouté/regardé.
C'est ça !
Qu'avez-vous entendu en premier de vos Musique préférées avant de les écouter ?
Qu'elle est votre légende immortelle inventée ?
Enfin,
Pas de quoi le réanimer, ce sujet.
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Democrite
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Lun 21 Avr 2014 - 16:43

tod a écrit:

Qu'avez-vous entendu en premier de vos Musique préférées avant de les écouter ?
Qu'elle est votre légende immortelle inventée ?

Je pars de cette reformulation de ta question, tod, mais j'avais déjà très bien compris dès le départ :

tod a écrit:
Vous souvenez-vous les portes de service, les fenêtres, les lucarnes par lesquelles vous vous êtes appropriés une oeuvre ?

c'est clair et je suis peut-être le même type d'auditeur que toi, pour entrer dans une œuvre.

Dans la messe en si mineur c'était la note prolongée au violon qui monte crescendo sur le Domine deus, pendant que la flûte entonne sa mélodie.

Dans le concerto en sol de Ravel, un enchantement sur les arpèges de piano accompagnés par le cor anglais, dans l'adagio.

C'est souvent un passage lent ou très mélodieux et émotionnel, et peut-être nostalgique, que je vais tout de suite appeler « beau », ou qui me tarabuste. Je pense que ça répond souvent à un affect archaïque ou constitutif de l'histoire de l'auditeur, et plus ou moins inconscient. Dans la marche funèbre de la 1ère symphonie de Mahler c'était le décalage entre la gravité et les saillies de musique traditionnelle qui produisait le rire, tout en répondant à la recherche du « beau » grâce aux sonorités des instruments. Dans les Boréades c'est l'entrée de Polymnie par Gardiner, découverte par hasard sur Youtube, qui m'a rendu capable d'écouter une œuvre aussi longue, parce que c'est la beauté même.

Je suis assez difficile comme auditeur, ça dépend mais parfois je n'ai pas beaucoup de goût et ça se ressent sur mon moral, alors même que j'ai presque toujours envie d'écouter de la musique. C'est sans doute pourquoi je préfère le baroque, on y retrouve des thèmes et des airs voisins d'un compositeur à l'autre, un peu comme un langage parlé et compris par tous. Du coup je me sens de la partie, c'est plus chaleureux. Mais ça peut être autre chose encore : par exemple en playlist l'autre jour, Jaky a parlé de la suite n°2 de Tchaikovsky, et qu'il manquait les accordéons dans cette version. J'ai voulu l'écouter et ça m'a plu, mais je n'ai pas su si normalement il y a des accordéons ou si c'était une plaisanterie. Mais je me souviendrai toujours de ce détail de départ sur les accordéons à chaque fois que je réécouterai cette œuvre, et je verrai bien s'il y en a jamais. Ce que l'on n'entend pas dans une musique est devenu la porte d'entrée !


Dernière édition par Dav' le brave le Lun 6 Oct 2014 - 7:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Jeu 24 Avr 2014 - 0:18

Dav' ! mon Brave ! Allons !
Il y a ici de la place pour tout le monde si j'y ai trouvé, moi, matière.
Tu t'apeures de n'avoir pas de goût et te réfugies dans le Baroque.
Je ne crois pas que ce soit une musique plus facile à appréhender ou moins exigeante que celle d'autres époques.
L'Histoire de la Musique n'est ni linéaire, ni évolutive, ni progressive, progressiste ou darwinienne : on ne chemine pas vers plus d'intelligence ou plus d'intellectualité  de la Musique (sinon, le Baroque serait sur le podium !)
 Je suis désolé de te l'apprendre, mais si tu te réfugies en Purcell, Telemann, Buxtehude, Boccherini, Rameau, Lully(si tu ne crains pas le danger ; moi j'aime bien), Bach (si tu es un peu foufou) ....
.... c'est que tu es un Baroqueux !
Pas la peine de te cacher derrière ton p'tit doigts ! Sais-tu qu'il n'y a pas de honte !!!!!
Tu n'es pas en deçà des amateurs de concertino pour klaxons de Dion-Bouton et kazou, (Varèse).
. .N'ais plus peur de le dire : j'aime le Baroque ! Un mouvement culturel autrement plus long et fourni que le Classique (pourtant la vedette !), et plus serein et assis que le Romantisme. A partir de là, on se perd en dénominations de groupuscules, de Néo et Post-ismes qu'on ne peut examiner qu'au compte-fil.
Certains s'y attelant, je ne suis pas persuadé qu'ils aient encore le temps de faire ce que tout un chacun recherche en allant au concert ou en mettant un disque : éprouver le plaisir : l'épreuve du plaisir qu'on ressent ou peu ou pas encore, ou jamais.
On ne peut faire allégeance à tous les divinisés ! : nous ne sommes que des auditeurs pour la plus part, auxquels se mêlent quelques pratiques bénis des Dieux.
Bref, il ne te faut pas écouter à toute force des choses qui te rendent malheureux.
Papillonne !
C'est l'avantage insigne et si précieux de notre génération du disque !
Papillonne et butine et choisi.
Et toujours selon ton bon plaisir.
Bref...
.
Quant à nos sensibilités de tous deux à entrer dans une œuvre, elles sont sœurs, certes, mais pas jumelles.
A la différence des longs légato adagio qui te font entrevoir le Beau, j'ai un goût immodéré pour les crescendo qui aboutissent à des cieux déchirés, des cataclysmes d'Alpes culbutées cul par dessus tête, de climax à déchirer une planète.
Je crois que je trouve, et avec quelque honte de ma grossièreté, souvent l'entremise d'un morceau par son plus haut niveau de décibels.
Enfin, ne généralisons pas !
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Democrite
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Jeu 24 Avr 2014 - 10:32

Ah, voilà, tu m'incites à faire mon coming-out baroqueux ! Ou un manifeste ! Ok, donc une autre raison pour laquelle j'aime le baroque, c'est la danse. J'ai toujours aimé m'extérioriser par le mouvement sur d'autres styles de musique, mais avec le baroque il y a plus de possibilités. Et pas seulement sur les adagios, j'aime aussi les allegros les plus vifs, comme les tempos intermédiaires et les arias.
Mais en effet, pour lutter contre le manque de goût (autrement dit, d'intérêt, de motivation) qui peut s'emparer de nous, il n'y a pas meilleur conseil que celui de décloisonner, en écoutant, comme je le fais maintenant (Beethoven_Sonate n°4 op. 7, Arturo Benedetti Michelangeli), d'autres styles que celui que je prédilectionne. D'ailleurs je m'aperçois que les cartes du mélomane en campagne que je deviens se dessinent davantage par compositeurs et œuvres que par styles et époques.

Boccherini, je ne l'ai jamais écouté.
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Jaky
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Jeu 24 Avr 2014 - 10:38

Dav' le brave a écrit:
tod a écrit:

Qu'avez-vous entendu en premier de vos Musique préférées avant de les écouter ?
Qu'elle est votre légende immortelle inventée ?

……… par exemple en playlist l'autre jour, Jaky a parlé de la suite n°2 de Tchaikovsky, et qu'il manquait les accordéons dans cette version. J'ai voulu l'écouter et ça m'a plu, mais je n'ai pas su si normalement il y a des accordéons ou si c'était une plaisanterie. Mais je me souviendrai toujours de ce détail de départ sur les accordéons à chaque fois que je réécouterai cette œuvre, et je verrai bien s'il y en a jamais. Ce que l'on n'entend pas dans une musique est devenu la porte d'entrée !

Ce n'est pas une plaisanterie, on les entends (ils sont 4 ou 6, je ne sait plus) dans la version Dorati, les passages en deviennent plus festifs encore.  compress
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Democrite
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Jeu 24 Avr 2014 - 11:16

Alors j'essaierai de trouver cet enregistrement.  Wink Merci.
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B&mol
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Jeu 24 Avr 2014 - 19:39

tod a écrit:
Enfin,
Pas de quoi le réanimer, ce sujet.

Nos interventions successive, à Dav' et à moi, ne peuvent que te détromper.
Ce n'est pas un coma, mais bien un paisible sommeil dans lequel se trouve ce sujet qui, formulé autrement, saura, nul doute, ouvrir une paupière aux chuchotement de mélomanes intrigués.

Et pour ne pas laisser en suspens tes mots pointés d'interrogation à mon adresse, je réponds oui.
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xoph
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Dim 27 Avr 2014 - 18:03

hammerklavier a écrit:

Sinon, il faut jsute savoir que  le point-selle d'un graph de fonction selon l'axe dans lequel tu regarde est  un minimum et un maximum. (en fait il s'appel aussi point-col, car c'est comme un col de montagne, si tu es celui qui doit passer de vallée à vallée, alors le col est le maximum, si tu es l'alpiniste qui va de sommet en sommet, le col est le minimum

Certains points d'entrée dans des oeuvres, sont pour moi des points de passage ou de bascule ou de flottement. Cela peut être quelque mesures, tardives...indécises et interrogatives qui font que j'y reviendrai. C'est une forme de centre, en creux.
Brahms: sonate piano/clarinette, fa mineur, 4. Vivace, Pludermacher/Portal, 2'49"
Bach: suite pour violoncelle n°3. Prélude. Queyras, 1'12"
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Dadamax
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MessageSujet: Re: Comment entrez-vous dans une oeuvre ?   Lun 5 Mai 2014 - 22:45

Je n'ai pas de méthode particulière pour entrer dans une œuvre si ce n'est que je fais mon possible pour me concentrer avant le début (j'ai même des boules kies en cas de "public beau mais agité"...qui peuvent, de surcroît, servir ensuite... si c'est vraiment mauvais!!!)

Il y a des éléments récurents mais ça dépend des œuvres...

Je me souviens avoir pensé, une fois : "je dois être pas bien en ce moment parce-que j'ai déjà envie de pleurer au bout de 5 minutes de concert". A la fin de l'œuvre, je vois un ami qui se retourne et, les yeux sortant de sa tête, nous dit "Et bien je ne savais plus où j'étais!". Le programme était Prokofiev : sonate pour violon et piano n1, Bartók : Contrastes, Stravinski : transcription de l'histoire du soldat, et Milhaud pour finir... par Bela Trio. Le concert est quand même un moment privilégié pour connaître... Enfin ça dépend... je me rappelle avoir ailleurs pensé "C'est fou quand même : ces musiciens jouent à la fois faux, mou et pas en rythme!" A ce moment je me tourne vers (l'ami du précédent ami) et m'aperçoit qu'il cherchait à cacher un fou rire. Imaginez "La ci darem la mano" en version instrumentale où Don Juan semblerait sortir d'un grand repas et pas très loin d'une sieste...

Parfois j'entend une chose, j'ai l'impression qu'il y a de la matière mais que je ne la comprend pas encore. Je laisse reposer 6 mois et en réentendant, souvent ça me semble évident, même éventuellement familier. C'est ce qui s'est produit avec le Sacre du Printemps ou la 5ème sonate pour piano de Galina Oustvolskaya.

Avec Chostakovitch, beaucoup d'œuvre me semble commencer relativement "innocemment", quand vient alors une idée stupéfiante, à laquelle s'enchaîne une idée...stupéfiante, à laquelle s'enchaîne une idée...etc... Je pense qu'un livre m'avait fait cet effet : les frères Karamazov de Dostoïevski.

Schnittke aussi me fait un peu cet effet là... J'avais été étonné par le concerto pour piano et orchestre en ce que tous les éléments me paraissaient très beaux et se succédaient pour ne former qu'un bloc...

Avec Benjamin Britten j'aime dès le début mais je découvre toujours des choses en réécoutant ou avec les partitions. Un peu comme Poulenc à la rigueur, ça a d'abord l'air évident mais c'est vraiment original et fort à mon sens.

Par contre avec Rossini, dès que j'entend Tataam! je suis content ! cat
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