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 Ruth Crawford Seeger (1901–1953)

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lulu
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lulu

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MessageSujet: Ruth Crawford Seeger (1901–1953)   Ruth Crawford Seeger (1901–1953) EmptyDim 13 Oct 2013 - 10:05

Ruth Crawford Seeger (1901–1953) Rcs1

Petit sujet — je n’ai pas grand-chose à dire — sur Ruth Crawford, une compositrice américaine de la première moitié du XXe siècle.

Influencée par Scriabine et par Schoenberg, elle compose des pièces (piano, chambre, orchestre, voix) atonales et souvent méditatives, mais aussi (plutôt à la fin de sa vie) quelques arrangements orchestraux et chorals de musique folklorique. Elle était mariée à Charles Seeger (compositeur et musicologue) et est mère de plusieurs musiciens folk.

***

J’ai écouté :

— les 9 Préludes pour piano sur ce cd :

Ruth Crawford Seeger (1901–1953) 0015a868_medium

— ce cd, qui contient Music for Small Orchestra, Three Chants, Piano Study in Mixed Accents, Three Songs, String Quartet, Two Ricercare, Andante for Strings, Rissolty Rossolty et Suite for Wind Quintet :

Ruth Crawford Seeger (1901–1953) 4499252

***

Suggestions :

Nine Preludes pour piano (1928) : /watch?v=h0lBfEyNICE   ;   /watch?v=uBugwkAX9Uo   ;   /watch?v=lKGjhE1AUig   ;   /watch?v=Ndvpdm9leQg
Sting Quartet (1931) : /watch?v=YmuBkEjqxOM   ;   /watch?v=PFNkC_XY1vY
Music for Small Orchestra (1926) : /watch?v=O_JDzIpuELE


Dernière édition par Lucien le Dim 13 Oct 2013 - 11:35, édité 1 fois
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jerome
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MessageSujet: Re: Ruth Crawford Seeger (1901–1953)   Ruth Crawford Seeger (1901–1953) EmptyDim 13 Oct 2013 - 11:17

J'aime beaucoup cette musique.
Les liens que tu donnes à la fin de ton post correspondent à ce que j'ai écouté de meilleur chez elle, c'est pour moi du niveau poids-lourd dans le genre Atonalité Triomphante du 1er XXe.
J'ai cherché sans succès des pièces d'égale intensité, dans ces disques qu'en fait je ne conseillerais pas vraiment (sans les avoir écoutés 50 fois non plus) :

Ruth Crawford Seeger (1901–1953) 02255110Ruth Crawford Seeger (1901–1953) 51s7tz10
Interprétation des préludes assez quelconque à mon goût, et les pièces de Johanna Beyer m'ont paru fades.

Ruth Crawford Seeger (1901–1953) 65923610Ruth Crawford Seeger (1901–1953) Crawfo10
A part peut-être quelques passages de la sonate pour violon, ce programme m'a plutôt ennuyé.
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Benedictus
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Benedictus

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MessageSujet: Re: Ruth Crawford Seeger (1901–1953)   Ruth Crawford Seeger (1901–1953) EmptyLun 25 Nov 2019 - 19:26

Ruth Crawford Seeger (1901–1953) Crawfo10
Suite pour quintette à vents (1952). Suite diaphonique nº1 (1930) pour hautbois solo. Suite diaphonique nº2 (1930) pour basson et violoncelle. Quatuor à cordes (1931). Suite nº2 pour piano et cordes (1929) pour piano, 2 violons, alto et violoncelle. Suite diaphonique nº3 (1930) pour 2 clarinettes. Suite diaphonique nº4 (1930) pour hautbois et violoncelle. Suite pour 5 instruments à vent et piano (1927-29)
Ensemble Aventure: Martina Roth (flûte), Christian Hommel (hautbois), Walter Ifrim (clarinette), Wolfgang Rüdiger (basson), Urla Kahl (cor), Reinhard Roth (piano); Quatuor Pellegrini: Antonio Pellegrini (violon I), Thomas Hofer (violon II), Sebastian Krunnies (alto), Helmut Menzler (violoncelle)
Baden-Baden, I.1999
CPO


J’ai trouvé ça plutôt chouette mais assez déconcertant, et un peu lassant sur la durée.

Déconcertant, parce que, d’après ce que j’avais lu sur Ruth Crawford Seeger, je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus «moderniste à l’américaine», de plus apparenté à du Ives ou à du Ruggles - c’est-à-dire à quelque chose d’à la fois plus «bricolé» (ce que j’entrevoyais avec ces histoires de «contrepoint dissonant», de «diaphonie») et plus ancré dans la musique traditionnelle américaine (la collecte de folk songs a constitué la «seconde carrière» de Ruth Crawford Seeger.)

Or, tout cela ne s’entend en fait que dans l’ultime Suite pour quintette à vents de 1952 - que j’ai beaucoup aimée: une harmonie atonale (et même partiellement dodécaphonique), mais très polarisée par une écriture rythmique particulièrement prégnante (les passages en ostinato du I), ou alors très épurée et traversée d’effets itératifs proto-minimalistes (dans le II); le tout dans une atmosphère assez lumineuse et souriante, et avec un sens très heureux de l’écriture pour les instruments à vents (une sorte de babil où les timbres se font écho de manière très euphonique.)

En revanche, les œuvres antérieures (celle de la fin des années 20 et du début des années 30) m’ont paru beaucoup plus proches de la musique des l’École de Vienne (à l’aveugle, je n’aurais jamais pensé qu’il puisse s’agir de musique américaine.) Certes, il y a des idiosyncrasies assez nettes, et plaisantes: un très beau travail sur les résonances timbrales, une atmosphère là encore dans l’ensemble assez heureuse, une belle volubilité dans l’écriture pour instruments à vents, une forte prégnance rythmique et une sorte de liberté dans l’usage de quasi-répétitions - j’ai trouvé que cela se rapprochait de l’espèce de naïveté expressive de certaines pièces de Webern et surtout de Hauer (très loin de l’espèce de sur-écriture et des climats morbides de Berg ou du formalisme de Schoenberg.) Cela dit, j’ai trouvé que le Quatuor à cordes, plus ambitieux, était aussi un peu plus terne en matière de timbres, et pour le coup assez formaliste; par ailleurs, les Suites diaphoniques, d’abord très séduisantes, finissent par donner l’impression de tourner un un peu en rond, travaillant des procédés où seuls les timbres particuliers des instruments convoqués apportent un peu de changement (là aussi un peu comme chez Hauer.)

Au total, donc, après la très belle découverte de la Suite de 1952, une musique qui, tout en gardant de belles qualités, m’a un peu déçu sur la durée.
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