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 Rossini : Ouvertures

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luisa miller
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MessageSujet: Re: Rossini : Ouvertures   Ven 27 Avr 2018 - 10:34

Benedictus a écrit:
Mélomaniac a écrit:
Si le sujet vous intéresse, je vais fouiller la question ces prochains jours et reviendrai vous exposer les débuts de la discographie rossinienne.
Euh... comment dire... C'est quand même que du Rossini, hein. Ne te donne tout de même pas cette peine.

(Si tu veux te rendre utile, je te serais personnellement plutôt reconnaissant les fils de musique médiévale et renaissante.)

Avec ma jumelle on te réserve une de nos cages cloutées avec écoute en boucle de l'intégrale de Rossini Twisted Evil .

Et quand je dis intégrale c'est une VRAIE intégrale : Tous les opéras+toutes les oeuvres instrumentales+tous les pêchés de vieillesse
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rossini : Ouvertures   Ven 27 Avr 2018 - 14:46

Benedictus a écrit:
Mélomaniac a écrit:
Si le sujet vous intéresse, je vais fouiller la question ces prochains jours et reviendrai vous exposer les débuts de la discographie rossinienne.
Euh... comment dire... C'est quand même que du Rossini, hein. Ne te donne tout de même pas cette peine.

(Si tu veux te rendre utile, je te serais personnellement plutôt reconnaissant les fils de musique médiévale et renaissante.)

Non, c'est vraiment intéressant cette musique cette histoire d'évolution des standards au cours des périodes. bounce

D'ailleurs les ouvertures de Weber, elles ne sont plus vraiment à la mode (il faut dire qu'il faut bien balancer les créations contemporains quelque part, et c'est généralement à la place qu'elles occupaient dans les concerts…). S'ils pouvaient mettre les créations à la place des concertos et nous redonner des ouvertures allemandes un peu substantielles, ce ne serait pas désagréable.
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Rossini : Ouvertures   Lun 22 Oct 2018 - 22:37

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Gioachino Rossini (1792-1868) :

La Cenerentola, -Ouverture
La Gazza ladra, -Ouverture
Tancredi, -Ouverture
Semiramis, -Ouverture
Guillaume Tell, -Ouverture

= Carlo Maria Giulini, Philharmonia Orchestra


(Columbia, 1962-1964)

Smile Giulini avait déjà gravé une poignée d'ouvertures en 1959 avec le même orchestre.
On retrouve ici son style aristocratique, le brio chaste et chic, la droiture de la conduite.
Un lyrisme vertueux qui ennoblit ces pages habituellement vouées à des directions tapageuses.
Seul regret, l'Ouverture de Cendrillon manque d'agilité et s'avère trop godiche -certes le Philharmonia est ici utilisé à pleine ressource,
dans une page qui requiert plutôt un petit orchestre virtuose et déluré.



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Ravélavélo
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MessageSujet: Re: Rossini : Ouvertures   Dim 4 Nov 2018 - 15:15

Ravélavélo a écrit:
Gioachino Rossini: Overtures
* La scala di seta
* Il signor Bruschino
* L'Italiana in Algieri
* Il barbiere di Siviglia
* La gazza ladra
* Semiramide
* Guillaume Tell
The London Classical Players
Roger Norrington
CD EMI 'Reflexe', 1991





Ce CD bouleverse mes habitudes d'écoute dans le bon sens du terme; les sonorités sont magnifiques, d'une exquise délicatesse.
Ces oeuvres trop souvent rabâchées dans des publicités tapageuses retrouvent ici leur caractère originel; il y a un réel souci d'exactitude dans l'interprétation et tout ça est très bien explicité dans le livret d'accompagnement.
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Rossini : Ouvertures   Hier à 0:26

Mélomaniac, in playlist, a écrit:


Catégorie orchestrale -rang 158°/250




Neville Marriner (1924-2016)


Gioachino Rossini (1792-1868) :

La Cenerentola, -Ouverture
Le Voyage à Reims, -Ouverture
Le Siège de Corinthe, -Ouverture

= Neville Marriner, Academy of St Martin the Fields


(Philips, décembre 1976)

Smile Impossible qu'un Mélomaniac d'Or échappât à ce disque, un de mes tout premiers vinyles achetés quand j'étais petit,
précisément dans cette kitsch pochette-là, allusion à la pantoufle de Cendrillon.
Tellement écouté durant mes années mélomanes en culotte courte (d'autant que quand on a peu de stock, on ressasse logiquement la même pitance),
jusqu'à l'intoxication, mais sans lassitude. Jamais. Et l'interprétation n'y est pas pour rien.
Trois autres pièces figuraient au programme (Semiramis, Pie voleuse, Guillaume Tell) mais elles apparaîtront à une autre étape du TOP 250,
et dans un autre attelage car pour celles-là j'ai trouvé mieux depuis que je défriche la discographie de ces Ouvertures dont je raffole
et dont je connais à peu près toutes les anthologies gravées depuis l'ère monophonique.
On connaît le fabuleux roman de Marriner et ses Academycians, association des meilleurs musiciens de Londres, abordant le répertoire (à l'origine baroque
et classiciste) non sur instruments d'époque mais prônant un style vif et dégraissé qui a fait école, même si ce genre de formation et d'approche trouve ses racines
chez des précurseurs tels Harry Blech et ses Mozart Players dans les années 1950.
On connaît aussi l'extraordinaire vastitude de la discographie de Marriner, sa gourmandise, qui le poussa en l'occurrence à enregistrer l'intégrale
des Ouvertures de Rossini, environ trois heures et demie de musique dont un album de raretés gravées en 1979.
Le présent microsillon correspond aux deuxièmes sessions, réalisées en décembre 1976.
Dans un autre Mélomaniac d'Or rossinien, plus large et roboratif, je vous reparlerai de mes anthologies préférées, mais pour les trois œuvres ci-dessus, le geste léger,
élégant, spirituel du chef anglais obtient des prodiges de finesse. Me fait penser à ces champagnes dont on sent le délicat pétillement vous chatouiller les papilles.

.
Ainsi de Cendrillon, esquissée sur la pointe des pieds, timide et prostrée, qui embraye sa délicate chorégraphie en canon (1'40), puis s'élance (2'29-) dans un allegro
où Marriner émulsionne ses pupitres avec tact, précision, gardant un contrôle absolu sur la ligne d'ensemble, les dynamiques (les crescendos réglés au milligramme),
l'harmonie des couleurs, qui ne se laissent pas déborder par l'espièglerie. Quel travail d'archets ! Un bijou, une merveille d'orfèvrerie,
et le charme désuet d'un Fragonard. Du moins quand elle quitte ses guenilles, cette fille de l'âtre crépite d'une fière intelligence.

.
Autre registre, plus malicieux, avec Le Voyage à Reims, et les mêmes ingrédients peaufinés par les pupitres de St Martin :
voyez comment frétillent les cordes (2'45-), comment se gargarisent les bois (4'07-), une rengaine qui me trotte dans la tête depuis toujours,
dans cette parure euphémisée et absolument exquise.
Sir Neville anime du bout des doigts, avec un coin d'œil qui frise. Classieux. Le chic anglais.

.
Le Siège de Corinthe s'avère plus démonstratif, mais là encore l'interprétation atteint un raffinement exceptionnel.
Introduction qui plante le décor, avec ses roulement de tambour et ses fanfares dans le lointain, qui émergent progressivement du sfumato,
comme une troupe qui se rapproche au premier plan.
Puis le tableau s'anime (3'11), vire au drame (3'41-, on bascule en mineur), on respire la poudre des mousquets, les bruits de guerre.
Toutefois oui, avouons-le, Marriner tend à édulcorer, à parcheminer, et c'est justement cette esthétisation que j'admire, qui évite le tapage et la fresque monumentale.
Quel splendide ouvrage de graticulation ! et ce décalque à juste proportion permet de soigner la pigmentation, la netteté du dessin. Là encore, une perle.

.
Si pour vous les Ouvertures de Rossini évoquent l'embonpoint et le clinquant à la louche, voici trois contre-exemples, méticuleux,
à rebours de toute ostentation : un luxe de gourmet, un caviar servi à la petite cuiller d'argent.



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