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 Wagner - Tristan et Isolde (3)

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julot
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Jeu 20 Aoû 2015 - 17:40

Oh? Tu penses à qui? (Je sais que ça n'est pas Melchior et Flagstad, et je n'imagine pas que ce soit Meier et Jerusalem...)
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Jeu 20 Aoû 2015 - 17:49

julot a écrit:
Oh? Tu penses à qui? (Je sais que ça n'est pas Melchior et Flagstad, et je n'imagine pas que ce soit Meier et Jerusalem...)

Pour Isolde : Schlüter, Mödl, Voigt, Theorin, Bäumer, Behrens (plus tard qu'avec Bernstein), J. Meier…

Je mets plutôt Larsén-Todsen au niveau de Ligendza, W. Meier, Brewer, Baumann, Buchner, H. Braun, Grob-Prandl, la jeune Stemme…

Et pour Tristan : Suthaus (à Berlin et à Leipzig, pas en studio), Ch. Franz, Vinay, Lorenz, P. Hofmann, RDS il y a dix ans, West, Wenkoff, Brillioth… Je veux bien concéder que Winbergh et Heppner ne sont pas forcément aussi expressifs que Graarud, même s'ils me convainquent davantage.
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julot
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Jeu 27 Aoû 2015 - 10:55

Le Bernstein en vinyle (je suis tombé dessus hier dans un magasin de Copenhague) est une très belle chose. L'écouter chez un client qui a un bon système m'a donné envie d'une platine microsillon pour la première fois à l'âge adulte. Sur les grands ensembles la machine était un peu dépassée, mais la richesse de la voix de Behrens ces soirs-là, c'est vraiment quelque chose.
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Patzak
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Ven 28 Aoû 2015 - 18:44

DavidLeMarrec a écrit:
Oh, oui, c'est vrai, on entend très bien, et ils sont formidables. J'avais préparé une discographie de Tristan (inachevée pour l'instant), voici ce que j'en avais dit, qui rejoint grandement ton avis :

1928 - Elmendorff - Larsén-Todsen, Helm, Graarud, Bockelmann, Andrésen - Bayreuth (studio)

Enregistrement très impressionnant à tous les étages :
– le son, tel que restauré par Malibran, d'une définition parfaite, du niveau d'un live des années 50 ;
– la qualité instrumentale de l'orchestre, remarquablement net - il faut attendre les années 60 en studio, et au moins 70 sur le vif pour retrouver de pareils standards !  Certes, Bayreuth constitue sans doute peu ou prou le sommet de ce qu'y existait, mais qu'on est loin des orchestres-casseroles qui semblent parfois être la norme avant-guerre !  Attaques nettes, conduite ferme, et un sens de la fièvre et du drame remarquables chez Elmendorff ;
– les voix s'inscrivent dans un paradigme très différent de celui qui prévaut à partir des années 30 et 40 : plus nasales, plus molles, mais aussi plus claires et plus haut placées. Et les artistes présents manifestent une fibre dramatique très éloignée du cliché de l'opéra "à costumes".

Bref, le témoignage le plus ancien, mais aussi un des meilleurs, même s'il existe des chanteurs plus touchants pour nous, à distance plus proche.  


Hmmm, ca fait envie. Mais surtout, quel malheur que dans ces conditions ils n'aient pas enregistré Toscanini deux ans plus tard!! Bad((

(Il parait qu'il y a peut-etre des bandes quelque part, ce n'est peut-etre pas perdu...)

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Ven 28 Aoû 2015 - 22:50

Patzak a écrit:
Hmmm, ca fait envie. Mais surtout, quel malheur que dans ces conditions ils n'aient pas enregistré Toscanini deux ans plus tard!! Bad((

Oh, ça n'aurait vraisemblablement pas été aussi bien. Mais je suis sans doute de parti pris.

(C'est plutôt le Parsifal de Toscanini qui m'intrigue…)
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Patzak
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Sam 29 Aoû 2015 - 10:54

DavidLeMarrec a écrit:
Patzak a écrit:
Hmmm, ca fait envie. Mais surtout, quel malheur que dans ces conditions ils n'aient pas enregistré Toscanini deux ans plus tard!! Bad((

Oh, ça n'aurait vraisemblablement pas été aussi bien. Mais je suis sans doute de parti pris.

(C'est plutôt le Parsifal de Toscanini qui m'intrigue…)

En tout cas, Toscanini avec une relation spéciale avec Tristan, et celui-la comme ceux du Met avaient fait sensation je crois. (C'est pour Tristan qu'il s'est faché avec Mahler sans meme le connaitre, comme tu sais probablement!) Je ne sais pas si les fragments "modernes" reflètent ce qu'il a fait en 1930 mais personnellement je les trouve superbes.

(Parsifal, je prends aussi)
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Sam 29 Aoû 2015 - 11:00

Disons que je vois mieux ce qu'il peut apporter de différent et de supplémentaire à Parsifal qu'à Tristan. On a quoi de Tristan, à part les deux extraits canoniques ?
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Patzak
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Sam 29 Aoû 2015 - 11:17

DavidLeMarrec a écrit:
Disons que je vois mieux ce qu'il peut apporter de différent et de supplémentaire à Parsifal qu'à Tristan. On a quoi de Tristan, à part les deux extraits canoniques ?  

Rien d'autre, je crois, juste un tas d'anciens temoignages (il ne reste que la légende...!)
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julot
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Jeu 19 Mai 2016 - 20:09

DavidLeMarrec a écrit:


Pour Isolde : Schlüter, Mödl, Voigt, Theorin, Bäumer, Behrens (plus tard qu'avec Bernstein), J. Meier…

Voigt je trouve ça assez magique en effet -- que ce soit en vidéo avec Levine (et RDS) ou, comme je l'écoute présentement, chez Thielemann à Vienne (avec Moser), il y a tous les mots, toutes les notes, et, je ne sais pas trop pourquoi, ça me fait penser à Frida Leider -- il y a de la puissance mais pas de poids, de l'agilité avec l'éloquence.

Dans les deux cas (Levine et Thielemann), l'orchestre est aussi somptueux que je puisse l'imaginer, réglant son sort à l'idée qu'il y aurait dans Tristan des longueurs. Mais là juste maintenant, j'écoute Thielemann et je trouve vraiment ça magistral (et Moser ne démérite pas, même s'il n'est pas l'attraction de cet enregistrement).

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Xavier
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Sam 28 Mai 2016 - 0:20

Thielemann-K.Wagner (le dernier Bayreuth donc) sort en juillet en DVD et Blu-Ray chez DG.
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julot
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Sam 28 Mai 2016 - 0:29

Cool, je revisionnais justement le I le weekend dernier, et en pensait toujours autant de bien. Le seul truc que je regrette c'est cette manie d'éditer les premières représentations alors que, quand-même, ces spectacles ont tendance à s'arranger au fil du temps.

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aurele
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Sam 28 Mai 2016 - 10:17

Xavier a écrit:
Thielemann-K.Wagner (le dernier Bayreuth donc) sort en juillet en DVD et Blu-Ray chez DG.

Pour avoir vu la production en salle, je peux dire que cela ne bousculera absolument pas la vidéographie de l’œuvre. Mise en scène atroce, Herlitzius à la peine vocalement même si engagée, Gould fatigué, autres rôles moyens.
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Sam 28 Mai 2016 - 13:03

Xavier a écrit:
Thielemann-K.Wagner (le dernier Bayreuth donc) sort en juillet en DVD et Blu-Ray chez DG.

thumleft ; ne serait-ce que pour Thielemann et parce que Herlitzius reste une vraie "position".
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julot
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Dim 29 Mai 2016 - 15:47

Je viens de revoir le II et j'en suis encore tout bouleversé. J'avais écrit, l'été dernier, à quel point je pensais que la mise en scène enterrait tous les autres Tristans que j'ai vu, ou plutôt les ringardisait, mais mon impression est renforcée. Chaque passage, chaque réplique prend un sens à la fois nouveau et complètement logique, chaque personnage a un drame propre. Le II est le coeur, non plus simplement émotionnel, mais dramatique de l'oeuvre, dans cette mise en scène en particulier. Le drame est politique avant tout, mais cela ne sert qu'à peindre plus fortement l'amour, celui qui précisément refuse de se soumettre. Le duo d'amour a une logique limpide: d'abord on ne peut pas les séparer (mais le pouvoir ne le veut pas), ensuite ils essaient de nidifier, de se faire un cocon d'amour dans ce monde de brutes, mais ils n'y tiennent pas ; et le choix de la mort d'amour (avec quelques dysfonctions amusantes, discrètes, du dispositif) se fait vraiment, clairement, factuellement, à la fin du récit, et c'est ce qui oblige l'intervention de Mark et de ses sbires. De complainte du noble Marc, le monologue devient à la fois procès, et authentique déchirement du petit voyou, du parrain, qui se dit un moment que si, lui aussi, il pouvait en croquer, on s'arrangerait peut-être, comme font les voyous. Melot, pion dépassé du pouvoir, incapable de choisir entre amour et pouvoir, très bien aussi. Kurwenal et Brangäne quasiment en animaux domestiques, en chiens fous, authentiques et impuissants -- elle très clairement dans son jeu corporel. A la fin du II, l'histoire est dite toute entière, et le III n'aura que deux composantes -- le délire poétique du mourant (là où le II joue le rôle habituellement dévoué au III, le III va donc jouer le rôle habituel du II) et la récupération politique (le Liebestod).

En plus, Thielemann en grande forme, même si son génie propre ne passe pas bien le micro, à mon avis. On sent quand même l'aptitude toute Furtwänglerienne à faire de l'orchestre un tout organique (et de l'oeuvre aussi), alors même qu'on entend tout très bien quand même. Herlitzius trop fulgurant d'intensité pour que l'esprit critique se fasse la moindre place. Bon, Gould qui tombe en morceaux, c'est vrai, mais c'est pas grave non plus, c'est pas comme si Tristan était censé être un roc, non plus.

Je redis donc, à mon avis: un Tristan qui fait date, et que j'ai hâte de revoir cet été. Apparemment, je ne suis pas en compétition avec Aurèle et quelques autres sur les places ce coup-ci. Donc ça devrait pas être trop dur d'en avoir, j'espère.

En parlant de ça, je veux bien qu'on dise que oui, Bayreuth, on a la même chose à Paris, tout ça... mais là, non: je ne connais aucun autre opéra, même Munich, où on rencontre cette profondeur de travail sur l'oeuvre, cette intimité.
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Xavier
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Lun 30 Mai 2016 - 0:32

julot a écrit:

En parlant de ça, je veux bien qu'on dise que oui, Bayreuth, on a la même chose à Paris, tout ça... mais là, non: je ne connais aucun autre opéra, même Munich, où on rencontre cette profondeur de travail sur l'oeuvre, cette intimité.

C'est pas qu'on a exactement la même chose, c'est juste que ce n'est pas foncièrement meilleur à Bayreuth: on y trouve aussi des choses vraiment mauvaises, comme le Tristan de Marthaler, alors qu'on a eu les Meistersinger d'Herheim à Paris.
Donc ça dépend des cas, et se déplacer à Bayreuth ne se justifie pas systématiquement pour ce qui est des mises en scène ou des distributions.
Ca ne veut pas dire qu'il n'y a pas de belles choses aussi à Bayreuth, évidemment.
Mais quand on réserve 10 ans à l'avance (je sais que maintenant ça a changé et qu'on peut aussi avoir des places plus rapidement), c'est sûr qu'on n'a aucune idée de sur quoi on va tomber...
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Bertram
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Dim 12 Juin 2016 - 7:57

J'ai revendu mon Tristan d'Orange chez Hardy Classics : c'est trop affreux de son, de jeu et d'image, malgré Vickers et Böhm.

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bAlexb
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Dim 12 Juin 2016 - 9:09

Bertram a écrit:
J'ai revendu mon Tristan d'Orange chez Hardy Classics : c'est trop affreux de son, de jeu et d'image, malgré Vickers et Böhm.


Quitte à avoir une image difficile et un son ffss (mais o combien "fantasmable") : /watch?v=McoRns-aWQQ ...
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Bertram
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Dim 12 Juin 2016 - 13:09

Les deux sont frustrants, mais au moins, celui d'Osaka, je ne l'ai pas acheté à prix d'or...
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Lun 13 Juin 2016 - 11:11



Prévu pour le 8 juillet 2016...

A noter donc que Bayreuth semble avoir développer un partenariat avec DG... dommage que ça n'ait pas été le cas avant. ça aurait peut-être sauvé le Parsifal de Herheim! Confused Sad
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@lm@viv@
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Lun 13 Juin 2016 - 14:10

Je suis dans une petite période Wagner et j'envisage une nouvelle version de Tristan à ajouter à ma discothèque ( et comme je ne me sens pas la force de lire tout le topic  Embarassed  ), pourriez vous me conseiller "le bon choix" entre ces deux enregistrements qui ont chacun leurs défenseurs?



......ou bien......

J'ai déjà Nilsson avec Böhm & Karajan avec Mödl . Donc c'est soit pour Solti, soit pour Vickers...

Votre avis, please. Merci  Wink
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Lun 13 Juin 2016 - 15:05

Et je répondrai : Obi-Wan Kenobi!! vador

Enfin plutôt Bernstein... Very Happy
Pas encore mis la main sur Solti. Le Karajan avec Vickers est chouette, mais un peu figé du coup par cette lenteur je trouve. Mais très beau!
Bernstein doit être aussi long, mais plus contrasté et épique!
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Cololi
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Lun 13 Juin 2016 - 15:11

T'es gentil Poly, mais Bernstein est intouchable Sad

_________________
Laissons les jolies femmes aux hommes sans imagination - Proust (Albertine disparue)
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Xavier
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Lun 13 Juin 2016 - 15:11

@lm@viv@ a écrit:


......ou bien......

J'ai déjà Nilsson avec Böhm & Karajan avec Mödl . Donc c'est soit pour Solti, soit pour Vickers...

Votre avis, please. Merci  Wink

Le truc, c'est que ce n'est vraiment pas le même Karajan, donc ma réponse serait Karajan, mais pas forcément pour Vickers, surtout pour Karajan!
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Lun 13 Juin 2016 - 15:31

Cololi a écrit:
T'es gentil Poly, mais Bernstein est intouchable Sad

Je sais bien... je cherche toujours à trouver la version économique sortie il y a quelques années mais totalement introuvable.
Sinon, dans un genre superbe aussi, il y a Runnicles je trouve... moins dantesque que Bernstein.
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Xavier
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Lun 13 Juin 2016 - 15:33

Pour moi ce n'est pas trop comparable: Bernstein est une version exceptionnelle, à tous les sens du terme, Runnicles est une assez bonne version. (avec un Tristan que je n'aime pas spécialement écouter)
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Lun 13 Juin 2016 - 16:03

Xavier a écrit:
Pour moi ce n'est pas trop comparable: Bernstein est une version exceptionnelle, à tous les sens du terme, Runnicles est une assez bonne version. (avec un Tristan que je n'aime pas spécialement écouter)

Oui, Bernstein est totalement différent bien sûr! Totalement habité et prenant.
Mais disons que par rapport à d'autres versions très recommandées, Runnicles me semble vraiment bon... par rapport à Karajan avec Vickers par exemple (sans parler du Tristan bien sûr qui est assez moyen te timbre), je trouve le résultat aussi intéressant... Du coup plus pour moi une très bonne version... mais pas aussi géniale que Bernstein qui orchestralement dépasse tout le monde! (vocalement, j'ai quand même quelques petits soucis avec le Tristan...)
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Stolzing
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Lun 13 Juin 2016 - 16:28

Polyeucte a écrit:
Cololi a écrit:
T'es gentil Poly, mais Bernstein est intouchable Sad

Je sais bien... je cherche toujours à trouver la version économique sortie il y a quelques années mais totalement introuvable.
Sinon, dans un genre superbe aussi, il y a Runnicles je trouve... moins dantesque que Bernstein.

Quand j'aurai acheté le volume 2 de ses enregistrements chez DG, qui l'inclut, j'aurai un exemplaire de ce Tristan à revendre. Cher. pirat
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Lun 13 Juin 2016 - 16:33

Stolzing a écrit:
Quand j'aurai acheté le volume 2 de ses enregistrements chez DG, qui l'inclut, j'aurai un exemplaire de ce Tristan à revendre. Cher. pirat

J'ai toujours un tire-bouchon en otage chez moi... rambo
Spoiler:
 
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Lun 13 Juin 2016 - 22:25

@lm@viv@ a écrit:
Je suis dans une petite période Wagner et j'envisage une nouvelle version de Tristan à ajouter à ma discothèque ( et comme je ne me sens pas la force de lire tout le topic  Embarassed  ), pourriez vous me conseiller "le bon choix" entre ces deux enregistrements qui ont chacun leurs défenseurs?

[studio Solti] [studio Karajan]

J'ai déjà Nilsson avec Böhm & Karajan avec Mödl . Donc c'est soit pour Solti, soit pour Vickers...

Votre avis, please. Merci  Wink

Difficile choix… les deux sont aux antipodes, chacun avec une distribution valeureuse et contestable, et orchestralement les plus superlatives qui soient, dans deux directions opposées.

Karajan est probablement le meilleur studio de Tristan : je ne suis pourtant amateur de personne dans la distribution (hors Ridderbusch), mais cette ampleur volumptueuse et magnétique a peu d'exemple ailleurs. C'est le flot tournoyant de Tristan qui s'évide sans jamais s'épancher, le temps s'étire, absolument ineffable.

Solti est tout l'inverse : radiographie très précise, sans rubato, avec un trait d'une netteté hors du commun, un grain très physique, une explosion de couleurs… Côté distribution, pareil, le couple n'est pas parfait, et ça s'entend surtout à l'acte III où Uhl, très bien par ailleurs, ne peux pas donner les éclats dramatiques attendus (limité par son format lyrique et sa petite amplitude dynamique).

Factuellement, Karajan est sans doute plus abouti, mais Solti propose des choses inédites et assez fabuleuses, j'aime y revenir aussi (plus souvent que Karajan studio d'ailleurs…).
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Figaro
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Lun 13 Juin 2016 - 23:38

@lm@viv@ a écrit:
Je suis dans une petite période Wagner et j'envisage une nouvelle version de Tristan à ajouter à ma discothèque ( et comme je ne me sens pas la force de lire tout le topic  Embarassed  ), pourriez vous me conseiller "le bon choix" entre ces deux enregistrements qui ont chacun leurs défenseurs?



......ou bien......

J'ai déjà Nilsson avec Böhm & Karajan avec Mödl . Donc c'est soit pour Solti, soit pour Vickers...

Votre avis, please. Merci  Wink
Pour moi : sans hésiter Solti cheers

Je n'ai jamais accrocher avec cette version Karajan : je la trouve extrêmement longue et ennuyeuse. J'aime bien Vickers en temps normal, mais là j'ai beaucoup de mal. Dernesch me laisse complètement indifférent, tout comme Ridderbusch. Il n'y a que Ludwig et Berry que j'aime dans cette version.
Solti : l'orchestre est somptueux. Kozub : plus simple et moins fouillé que Vickers, mais nettement plus agréable à écouter. Nilsson drunken  j'adore ! Resnik brûle les planches. Enfin, Krause et Van Mill sont irréprochables.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Lun 13 Juin 2016 - 23:53

Figaro a écrit:
Solti : l'orchestre est somptueux. Kozub : plus simple et moins fouillé que Vickers, mais nettement plus agréable à écouter. Nilsson drunken  j'adore ! Resnik brûle les planches. Enfin, Krause et Van Mill sont irréprochables.

Van Mill est mieux qu'irréprochable, je ne crois tout simplement pas qu'il y ait mieux dans une discographie où se bousculent pourtant les meilleurs (dont un certain nombre de mes chouchous) !

Kozub est effectivement hors de pair, mais il ne fait que Melot. Uhl a effectivement pour lui la simplicité, il lui manque surtout l'héroïsme, ce qui fruste dans les explosions du III, mais son II est très beau et naturel, en effet.
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Figaro
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Mar 14 Juin 2016 - 7:00

DavidLeMarrec a écrit:
Figaro a écrit:
Solti : l'orchestre est somptueux. Kozub : plus simple et moins fouillé que Vickers, mais nettement plus agréable à écouter. Nilsson drunken  j'adore ! Resnik brûle les planches. Enfin, Krause et Van Mill sont irréprochables.

Van Mill est mieux qu'irréprochable, je ne crois tout simplement pas qu'il y ait mieux dans une discographie où se bousculent pourtant les meilleurs (dont un certain nombre de mes chouchous) !  

Kozub est effectivement hors de pair, mais il ne fait que Melot. Uhl a effectivement pour lui la simplicité, il lui manque surtout l'héroïsme, ce qui fruste dans les explosions du III, mais son II est très beau et naturel, en effet.  
Embarassed oups, en effet, je voulais parler de Uhl et non de Kozub Confused
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Mar 14 Juin 2016 - 8:50

Figaro a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Figaro a écrit:
Solti : l'orchestre est somptueux. Kozub : plus simple et moins fouillé que Vickers, mais nettement plus agréable à écouter. Nilsson drunken  j'adore ! Resnik brûle les planches. Enfin, Krause et Van Mill sont irréprochables.

Van Mill est mieux qu'irréprochable, je ne crois tout simplement pas qu'il y ait mieux dans une discographie où se bousculent pourtant les meilleurs (dont un certain nombre de mes chouchous) !  

Kozub est effectivement hors de pair, mais il ne fait que Melot. Uhl a effectivement pour lui la simplicité, il lui manque surtout l'héroïsme, ce qui fruste dans les explosions du III, mais son II est très beau et naturel, en effet.  
Embarassed oups, en effet, je voulais parler de Uhl et non de Kozub Confused

Qui vaut beaucoup mieux que sa réputation de ténor moyen/médian, notamment dans des rôles a priori lyriques ou secondaires, à Bayreuth par exemple ; son Parsifal avec Karajan a une vraie chair, une vraie tension (Reine Tor !) et, ici, le chant est non seulement tenu (et il faut tenir, face à Nilsson) mais chanté dans le sens du drame. Même si j'ai du mal à le qualifier.
J'ajoute qu'il n'y a qu'avec Solti (avec Sawallisch 57, aussi ; mais dans d'autres conditions sonores, du coup) que Nilsson me paraît frémir, poétiser si ce n'est vaticiner ; avoir une authentique vision du personnage au-delà d'un collage de notes (superbes) mis en oeuvre dans des proportions industrielles. C'est la pâte/patte du chef ; la prise de son ; le formidable écrin orchestral ; le(s) fameux couple(s) apparié(s) par DECCA (avec Tristan, avec Brangäne) ?
Toujours est-il que si Karajan/EMI caracole en tête, pour moi, parmi les studios modernes, Solti n'est jamais loin derrière et se place facilement en embuscade.
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@lm@viv@
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Mar 14 Juin 2016 - 19:36

Eh bien merci de vos interventions et avis circonstanciés, je crois que j'ai vaguement saisi l'idée de la bonne décision à prendre: il faut les deux Laughing Laughing

Je vais m'y atteler.
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Mar 14 Juin 2016 - 20:18

@lm@viv@ a écrit:
j'ai vaguement saisi l'idée de la bonne décision à prendre: il faut les deux Laughing Laughing

Dans l'absolu, oui ; mais il y a pire oeuvre et (très largement) pires interprétations, alors...
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julot
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Mar 14 Juin 2016 - 20:37

Cololi a écrit:
T'es gentil Poly, mais Bernstein est intouchable Sad

http://www.qobuz.com/fr-fr/album/wagner-tristan-und-isolde-hildegard-behrens/0002894789514
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Mar 14 Juin 2016 - 20:42

@lm@viv@ a écrit:
Je suis dans une petite période Wagner et j'envisage une nouvelle version de Tristan à ajouter à ma discothèque ( et comme je ne me sens pas la force de lire tout le topic  Embarassed  ), pourriez vous me conseiller "le bon choix" entre ces deux enregistrements qui ont chacun leurs défenseurs?



......ou bien......

J'ai déjà Nilsson avec Böhm & Karajan avec Mödl . Donc c'est soit pour Solti, soit pour Vickers...

Votre avis, please. Merci  Wink

En ce qui me concerne, je ne recommande aucun des deux -- Solti sans sens des subtilités de la partition ; Karajan auto-centré et sans sens du récit ; bof et re-bof.
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Mar 14 Juin 2016 - 20:49

julot a écrit:
Cololi a écrit:
T'es gentil Poly, mais Bernstein est intouchable Sad

http://www.qobuz.com/fr-fr/album/wagner-tristan-und-isolde-hildegard-behrens/0002894789514

En physique bien entendu hehe

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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Mer 15 Juin 2016 - 0:22

Eh oui, ça devient difficile, car Cololi ne veut:

-pas de dématérialisé
-pas de médiathèque
-pas d'occasion
-pas d'Amazon

Résultat, il n'a toujours pas écouté la plus belle version du plus bel opéra au monde... Crying or Very sad
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Mer 15 Juin 2016 - 7:30

@lm@viv@ a écrit:
Je suis dans une petite période Wagner et j'envisage une nouvelle version de Tristan à ajouter à ma discothèque ( et comme je ne me sens pas la force de lire tout le topic  Embarassed  ), pourriez vous me conseiller "le bon choix" entre ces deux enregistrements qui ont chacun leurs défenseurs?



......ou bien......

J'ai déjà Nilsson avec Böhm & Karajan avec Mödl . Donc c'est soit pour Solti, soit pour Vickers...

Votre avis, please. Merci  Wink

Mon avis un peu tardif :
. Solti n'apporte pas grand chose avec un ensemble qui paraît décousu, sans vision d'ensemble. Nilsson a enregistré un meilleur Liebestod chez Decca avec Knappertsbusch, c'est flagrant. C'était une distribution pour Salomé... (dommage pour Kozub qui aurait été plus intéressant en Tristan)
. Karajan : il faut l'entendre car il ne manque pas de vision et les voix sont bien équilibrées avec l'orchestre (pas en avant comme chez Decca et non fluctuantes comme le Fidelio). Vickers et Ludwig sont magnifiques. Berry et Ridderbusch excellents. Dernesch en studio est en voix mais on sent qu'elle n'est pas tout à fait à sa place. Il aurait fallu une Nilsson ou une Jones. Ceux qui connaissent une copie du Live enregistré ensuite à Salzbourg, comprendront toutes les limites de la voix de Dernesch sans la protection de Karajan au studio. On sent donc qu'elle ne peut vraiment libérer son tempérament dramatique avec autant de pression. Dommage car elle apporte quelque chose je trouve par son timbre de voix.

Chez Bernstein, on peut aimer un jour et détester le suivant. Hoffmann aussi pour moi n'est pas à la hauteur et Behrens malgré une voix superbe n'est pas encore dramatiquement à son meilleur.

Des versions idéales de Tristan finalement je n'en connais pas vraiment mais peu importe (j'aime quand-même bien le couple Melchior/Flagstad grandiose mais le son est de l'époque...).

Edit : finalement cette version Karajan vaut la peine, pour moi plus que celle live en 52. Sinon il y a une version live tardive avec Varnay, Windgassen et Töpper que j'aime bien aussi. Pour le Liebestod avec Varnay les versions de studio sont prenantes. Il faut aussi avoir entendu l'engagement de Lehmann et la note finale de Jeritza...


Dernière édition par AD le Mer 15 Juin 2016 - 8:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Mer 15 Juin 2016 - 8:30

AD a écrit:
(j'aime quand-même bien le couple Melchior/Flagstad grandiose mais le son est de l'époque...).

Chez les (très) grands anciens, sans aller jusqu'à Leider/Melchior au MET (35, je crois, et lacunaire, surtout ; une vraie "toile de perCe", comme on dit dans ma famille Sad ), j'ai déjà eu l'occasion de recommander cette version qui a été une authentique découverte pour moi et sur laquelle je n'aurais pas forcément misé a priori ; preuve que les a priori sont toujours bêtes et méritent d'être dépassés :



La vie "toute simple", chez elle ; la hauteur chez lui, quelque chose d'intense qui s'entend mais ne se donne pas à voir, et certainement pas bruyamment et, en général, un plateau très "complet".
(EDIT : j'ajoute que, pour l'année, le son vaut très largement celui des versions Beecham, Reiner, Leinsodrf, etc. contemporaines.)


Dernière édition par bAlexb le Mer 15 Juin 2016 - 9:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Mer 15 Juin 2016 - 8:48

Oui Leider est la plus complète mais ça remonte (idem quelques bribes de Walküre ou du Ring en live. Même en studio c'est une splendeur!).
Très tentant ce live du Colon!
Je vais le commander!

Ecoutable ici : http://www.musicme.com/#/Erich-Kleiber,-Max-Lorenz,-Anny-Konetzni,-Karin-Branzell,-Herbert-Janssen,-Emanuel-List,-Hermann-Wiedermann,-Koloman-Von-Pataky,-Victor-Baciato,-Teatro-Colon-Chorus-&-Orchestra/albums/Richard-Wagner-:-Tristan-Und-Isolde-(Buenos-Aires-18.09.1938)-4035122401684.html
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Sam 2 Juil 2016 - 15:43

bAlexb a écrit:
AD a écrit:
(j'aime quand-même bien le couple Melchior/Flagstad grandiose mais le son est de l'époque...).

Chez les (très) grands anciens, sans aller jusqu'à Leider/Melchior au MET (35, je crois, et lacunaire, surtout ; une vraie "toile de perCe", comme on dit dans ma famille Sad ), j'ai déjà eu l'occasion de recommander cette version qui a été une authentique découverte pour moi et sur laquelle je n'aurais pas forcément misé a priori ; preuve que les a priori sont toujours bêtes et méritent d'être dépassés :



La vie "toute simple", chez elle ; la hauteur chez lui, quelque chose d'intense qui s'entend mais ne se donne pas à voir, et certainement pas bruyamment et, en général, un plateau très "complet".
(EDIT : j'ajoute que, pour l'année, le son vaut très largement celui des versions Beecham, Reiner, Leinsodrf, etc. contemporaines.)

J'ai écouté des passages à plusieurs jours d'intervalle sur le site que j'ai donné avant, certains moments m'ont hanté et j'ai fini par trouver une intégrale en CD que j'écoute dans la voiture dans des conditions médiocres ou chez moi : l'émotion reste et est intacte.

Parfois le son pleure un peu mais au moins il n'est pas filtré comme tant d'intégrales du MET avec Melchior et Flagstad, au son plus propre mais "moins communicatif".
Cela dit c'est une écoute plus fatigante mais passionnante et Lorenz ça change de Melchior, j'aime beaucoup cet élan passionné.
Konetzni a la longueur du souffle mais pas les aigus dardés du I et du II, mais ce n'est pas gênant finalement car ailleurs elle n'en manque pas et elle forme un vrai couple avec son Tristan et son Liebestod est magnifique de tenue et retenue avec une superbe finale.
Son timbre s'accorde très bien avec celui de Branzell qui est de "bronze"; pour moi Branzell s'accorde moins bien avec la conception de Flagstad (un peu dans le même style dans la façon d'utiliser voire d'abuser les reflets du timbre).
Et j'aime beaucoup Janssen.

Peut-être que la réussite est à attribuer à Kleiber bien que l'orchestre soit parfois mal préservé mais la conception d'ensemble reste!
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Sam 2 Juil 2016 - 16:23

AD a écrit:
bAlexb a écrit:
AD a écrit:
(j'aime quand-même bien le couple Melchior/Flagstad grandiose mais le son est de l'époque...).

Chez les (très) grands anciens, sans aller jusqu'à Leider/Melchior au MET (35, je crois, et lacunaire, surtout ; une vraie "toile de perCe", comme on dit dans ma famille Sad ), j'ai déjà eu l'occasion de recommander cette version qui a été une authentique découverte pour moi et sur laquelle je n'aurais pas forcément misé a priori ; preuve que les a priori sont toujours bêtes et méritent d'être dépassés :



La vie "toute simple", chez elle ; la hauteur chez lui, quelque chose d'intense qui s'entend mais ne se donne pas à voir, et certainement pas bruyamment et, en général, un plateau très "complet".
(EDIT : j'ajoute que, pour l'année, le son vaut très largement celui des versions Beecham, Reiner, Leinsodrf, etc. contemporaines.)

J'ai écouté des passages à plusieurs jours d'intervalle sur le site que j'ai donné avant, certains moments m'ont hanté et j'ai fini par trouver une intégrale en CD que j'écoute dans la voiture dans des conditions médiocres ou chez moi : l'émotion reste et est intacte.

Parfois le son pleure un peu mais au moins il n'est pas filtré comme tant d'intégrales du MET avec Melchior et Flagstad, au son plus propre mais "moins communicatif".
Cela dit c'est une écoute plus fatigante mais passionnante et Lorenz ça change de Melchior, j'aime beaucoup cet élan passionné.
Konetzni a la longueur du souffle mais pas les aigus dardés du I et du II, mais ce n'est pas gênant finalement car ailleurs elle n'en manque pas et elle forme un vrai couple avec son Tristan et son Liebestod est magnifique de tenue et retenue avec une superbe finale.
Son timbre s'accorde très bien avec celui de Branzell qui est de "bronze"; pour moi Branzell s'accorde moins bien avec la conception de Flagstad (un peu dans le même style dans la façon d'utiliser voire d'abuser les reflets du timbre).
Et j'aime beaucoup Janssen.

Peut-être que la réussite est à attribuer à Kleiber bien que l'orchestre soit parfois mal préservé mais la conception d'ensemble reste!

Ce que j'avais posté, un peu à la va-vite, au sujet de cet enregistrement :

bAlexb a écrit:
Je viens de découvrir un enregistrement de 1938, à Buenos Aires, dirigé par Erich Kleiber. Il affiche rien moins qu'Anny Konetzni, Max Lorenz, Emmanuel List, Herbet Janssen et Karin Branzell.
Le son est très au-dessus de ce qu'on connaît du Colon des années 50 (cf. Trovatore de Callas, par exemple) ; l'image sonore est plutôt fidèle (notamment quant au volume des chanteurs ; je pense aux magnifiques "Appels" de Branzell).
Kleiber s'offre tout un luxe de micro-événements, de nuances, de rubato, etc. Et le couple Konetzni/Lorenz, tout en affichant une santé proverbiale joue, surtout, de voix absolument (du moins elles le paraissent !) naturelles, naturellement éployées. Le duo du II est une forme de sommet, dans ces conditions (et les "Appels", qui se posent, légers, moites... drunken ).

Et une espèce de récapitulatif intermédiaire ; très incomplet, d'ailleurs Embarassed :

bAlexb a écrit:
En-dehors des questions liées aux prises de son (parce qu'aujourd'hui j'ai l'impression de tellement connaître ces versions que, sans doute, j'en restitue des pans absents ?), et pour ce qui me revient spontanément, je dirais :
- Beecham 37 : océanique, une vague au sens propre du terme, quelque chose d'irrésistible et d'enveloppant.
- Fürtwängler : m'intéresse finalement plutôt peu (quand on sait ce qu'il peut faire des cordes graves de la RAI dans le Ring, on n'a là qu'un luxe un peu superflu et démonstratif ; Flagstad c'est plus tôt que je l'aime et Thebom me semble assez interchangeable, malgré l'organe et le souffle).
- Karajan 52 : l'alpha & l'omega ? Avec des moyens excessivement différents (et sans doute un objectif qui l'est également) de la version studio, une superbe abstraction sonore, une fusion voix/orchestre qui frôle la dissolution par aplats colorés mais l'un des creusets les plus sulfureux de la discographie.
- Böhm : j'aime l'orchestre mais pas les voix, définitivement trop "matérielles", ici (pas une once de poésie, aucune émotion chez Nilsson, par exemple, qui n'est "que" un déroulé de la partition).
- Karajan 72 : un bain harmonique frémissant allant très au-delà de l'oeuvre, à mon sens (est-ce que c'est encore fondamentalement Tristan ?) ; des voix bercées (noyées ?) par le ressac orchestral, et en même temps une prégnance dramatique immédiate mais par l'esprit seul, plus que par la lettre.
- Kleiber : proprement insensé (le parti-pris initial), d'une mobilité incroyable, des miroitements inouïs, etc. mais la sensation que quelque chose tourne à vide (cela fonctionne beaucoup mieux avec des voix profondément incarnées, notamment à Stuttgart 73 avec Ligendza & Windgassen qui sont un théâtre de chair, de gestes sonores, etc.).
- Bernstein : c'est lent mais pas seulement, à mon goût ; invertébré malgré le sentiment puissant qui s'en exhale (l'odeur de sainteté, aujourd'hui !). Voir ce que Bernstein pouvait faire, à la fin des années 50 avec Mödl et Vinay pour se persuader de l'absence de pulsation interne (le coeur n'y palpite pas, je trouve) dans cette espèce d'oratorio érotico-sacré. Behrens fabuleuse, pourtant ; Hoffmann suiviste (il paraît subir, et la partition, et le chef, et ses partenaires ; peut-être parce qu'il était plus une bête de scène, de mots qu'un vocaliste apte à l'abstraction du discours) ; Minton meilleure ailleurs (avec Jones, en live, par exemple).
- Barenboim : très longtemps que je n'ai pas écouté (par comparaison, le live dans la production de Müller était d'un géométrie sonore, d'un agencement de sons et de couleurs assez irrésistibles).
- Pappano : j'ai beaucoup aimé cette version et je l'aime moins, aujourd'hui. Stemme a fait mieux à Bayreuth ; le bain sonore n'est pas un bain révélateur (ou seulement d'une forme de narcissisme très extérieur à l'oeuvre) ; même si Domingo est à saisir pour la pulsion/pulsation érotique du timbre.

Autres versions à connaître, pour moi :

- Elmendorff 28, à Bayreuth : version princeps, un peu morcelée malheureusement, qui expose le/la geste large du formidable couple Larsen-Todsen/Graarud, tous les deux d'un lyrisme fervent, lumineux aux opalescences infinies dans la nuit du II !
- Bodanzky 33, au MET : live fantômatique et parcellaire mais présence hallucinante de Leider/Melchior d'une qualité d'écoute, de fusion de timbres, de lignes absolument incroyables. Un tracé continu qui n'est qu'un enrichissement de pleins et de déliés, une calligraphie vocale à couper le souffle.
- Kleiber 38 (Buenos Aires) : Konetzni (Anny)/Lorenz/Branzell portés au-dekà d'eux-même par un orchestre qui enlève, embrasse comme une lame de fond. Elle(s) amollies, fabuleusement vocales et lui fier, hautain, ascétique aussi et d'une pureté de ligne, d'une largeur de phrasé qu'il faut absolument connaître (et quelle égalité sur l'ensemble des registres !).
- Cluytens 65 (RAI) : Beirer n'est pas le Tristan absolu qu'il fallait à la sublime épure musicalo-poétique fourbie par Silja/Cluytens. Elle, a rarement eu cette dimension instrumentale qui donne un chant d'amour parmi les plus bouleversants qui aient été captés. Cluytens soutient avec un métier d'une sûreté absolue. Meyer terrienne ; une irruption géniale, ici, dans ce contexte d'éther aérien. Regret éternel à la lumière de ce duo qui est un engloutissement de l'individualité d'où surgit une version universelle de l'amour.

Pour Jones, j'ai écrit, ici, tout le bien que j'en pensais ; pas de redite donc.
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Sam 30 Juil 2016 - 16:51

Mes différentes écoutes du couple Melchior & Flagstad :

Tout se passe en réalité entre le MET de New York et le Covent Garden (GC) de Londres. Je ne suis pas certain que l'on dispose d'autres enregistrements du couple ailleurs. Mais ce que l'on possède est déjà formidable!
Je me suis plus attaché à l'interprétation du couple lui-même et à la qualité de son pour l'apprécier, qu'au chef ou au reste de la distribution, sauf quand l'apport est plus que notable!
Je précise le label car l'enregistrement est souvent disponible sous diverses marques et le son peut être très différent en fonction notamment de la source originale et des procédés divers de restoration et de nettoyage. La photo est exactement celle de la pochette de la version que je possède pour éviter toute ambiguïté, car certains labels ont pu éditer plusieurs fois le même enregistrement avec des qualités différentes.

. Met 1935 (WHRA) / dir. Bodanzky / Branzell, Schorr, Hofmann



L'année des débuts de Flagstad au Met et le premier broadcast* du couple légendaire dans ces rôles ensemble.
Le son est tout à fait correct, assez solide, les timbres respectés.
Les voix sonnent comme petites mais sans se distordre néanmoins.

On sent la jeunesse de Flagstad qui ne débutait pourtant pas dans le rôle. Mais la vision d'ensemble manque encore je dirais malgré des élans fulgurants.
Certaines reprises de souffle seront mieux placées plus tard, mais telle quelle on comprend que son Isolde ait pu faire sensation.
Branzell s'accorde au mieux avec elle, avec même un timbre et/ou une technique assez proche, Flagstad la prolongeant dans l'aigu en quelque sorte, ou au contraire Branzell donnant comme une résonance dans le grave au rôle d'Isolde.
Melchior connaît déjà parfaitement son rôle et s'accorde de suite avec cette partenaire (après avoir souvent chanté avec Leider).
La maturité de Melchior avec l'inexpérience de Flagstad donne donc de suite une belle expérience, même si on sent que l'équilibre parfait est encore à trouver.
Une version attachante et historiquement plus qu'intéressante.
Respect pour l'éditeur qui n'a pas trop travaillé les données d'origine qui étaient bonnes pour l'époque.

. CG 1936 (Naxos et VAI) / dir. Reiner / Kalter, Janssen, List

L'édition Naxos :



Et celle chez VAI (qui a ma préférence) :



HMV réalisait plusieurs prises à Londres dans ces fabuleuses années d'avant-guerre : dommage on a raté un Ring entier avec Leider et un autre avec Flagstad, il nous en reste des extraits fascinants (mais on aurait pu profiter d'une Aïda avec Rethberg par exemple, voire d'une Isolde complète de Frida Leider qui paraît-il avait été formidable et en grande voix, mais la sensation de l'époque c'était la révélation de Flagstad au Met l'année précédente...). Tristan & Isolde a eu de la chance avec une captation complète de 1936 sous la direction de Reiner, tandis que Beecham n'a pas eu cette chance (voir après).
La réédition de Naxos avait été saluée (surtout après l'affaire Emi, voir après), mais je ne l'ai jamais aimée : un son propre mais nettoyé, égal, avec des timbres uniformes. On y perd beaucoup en émotion.
Mieux vaut se tourner vers l'édition de VAI, plus proche j'imagine du matériau original : les timbres sont bien plus riches même si la hauteur du son est parfois variable (certains passages de l'acte III), mais quelle atmosphère!
Autant le Met nous rend des performances inoubliables, autant le son de Covent Garden nous plonge dans une histoire légendaire.
Melchior et Flagstad sont admirables, cette dernière seulement un an après l'enregistrement précédent, est au niveau de maturité de son partenaire, un couple idéal!
La faiblesse de l'équipe qui l'entoure est Sabine Kalter qui est bien mais pas mémorable comme le sont Klose, Thorborg et Branzell, chacune à sa façon, dommage.
Reiner donne une urgence à certaines situations mais à ce jeu c'est Flagstad qui s'y perd un peu, avec malheureusement un Liebestod soudain donné comme un air de concert, et pas habité comme le reste de l'opéra, dommage.

. CG 1936-1937** (EMI) / dir. Reiner et Beecham / Klose/Branzell-Kalter, Janssen/Schoeffler, Nilsson-List



Un coffret célèbre qui était donné comme l'intégrale de Beecham de 1937 mais qui en réalité comportait un acte complet et des passages de Reiner en 1936.
La distribution donnée en premier est celle de Beecham, elle-même avec plusieurs protagonistes pour les mêmes rôles en raison de prises sur deux soirées.
Le son est propre et préserve les timbres, EMI avait fait du bon travail, mais il manque une unité à tout cela et pour cause!
Beecham me paraît plus dans le drame, et semble mieux s'accorder à Flagstad.

. CG 1937** (Immortal Performances) / dir. Beecham / Klose-Branzell, Janssen-Schoeffler, Nilsson



Immortal Performances qui s'est débarrassé de son ancien partenaire (Guild), édite enfin une version 100% Beecham mais de plusieurs soirées, d'où la double distribution, mais au moins on y gagne une vraie vision d'ensemble, la version Beecham, la vraie!
Et elle me paraît idéale tellement le drame est chanté et vécu avec un couple au firmament.
Flagstad donne un Liebestod enfin libéré et somptueux.
Le son est plus naturel que celui d'EMI dans les mêmes passages, mais sans atteindre l'absolu naturel du coffret VAI (Reiner 1936).
A noter que les CDs d'Immortal Performances en tant qu'éditeur donnent l'impression d'une gravure non industrielle (contrairement à Guild), mais les informations du livret ainsi que les nombreuses photos sont incomparables.
Et en 4° CD bonus, le deuxième acte complet de la soirée avec Branzell et Schoeffler!

Le coffret que je recommanderais pour l'instant en priorité. Il n'est pas donné mais je n'ai aucun regret dans son acquisition, bien au contraire!

. Met 1937 (Walhall) / dir. Bozinsky / Thorborg, Janssen, List



En attente de réception et d'écoute.
Le choix de l'éditeur Walhall se base sur leurs autres éditions (Walküre et Lohengrin 1940 très satisfaisants).
Mais je pourrais être tenté également par la version d'Immortal Performances...



L'occasion d'entendre le couple dans leur meilleure année (? 1937), mais au Met cette fois.


. Met 1938 (Sony) / dir. Bodanzky / Branzell, Huehn, List



Le coffret Sony Wagner au Met permet enfin d'entendre le broadcast de 1938, avec le retour de Branzell alors que Thorborg aura à nouveau droit aux broadcasts des années suivantes.
Le son est un peu dur et si le couple Melchior-Flagstad est toujours au sommet, on a l'impression toutefois d'y entendre une certaine routine, sans l'émotion de découverte des débuts ou d'abandon que permet la maturité. Une version de plus mais non indispensable.

. Met 1940 (Immortal Performances c/o Guild Historical) / dir. Leinsdorf / Thorborg, Huehn, Kipnis (List)



Immortal Performances à l'époque où ils étaient associés à Guild pour éditer leurs enregistrements avant de le faire directement.
La curiosité c'est d'avoir substitué artificiellement List de la distribution originale, par Kipnis du broadcast de 1941, List aurait été, paraît-il, déplorable en 1940.
En passant on nous signale que Flagstad n'aurait pas été à son avantage en 1941, d'où l'édition du broadcast de 1940 et non de celui de 1941 en intégralité, avis que je ne partage pas! (voir après)
Le son a une balance égale mais semble nettoyé, sans excès mais déjà trop, en faisant perdre de la profondeur aux voix. On retient surtout d'elles ce vibrato "à l'ancienne", qui sonne d'assez vilaine façon.
Le couple est à nouveau parfaitement équilibré mais Flagstad connaît une méforme ou fatigue passagère, en évitant certains aigus de l'acte II!

. Met 1941 (Melodram) / dir. Leinsdorf / Thorborg, Huehn, Kipnis



Une réverbération inattendue qui donne du volume aux voix en leur faisant perdre un peu de densité et de couleurs.
Toutefois on y gagne une modernité, avec l'impression que ces interprétations ne sont pas datées.
Kipnis est magnifique de voix mais ne m'émeut pas autant que je l'espérais.
Dans ces conditions, la distribution est assez fabuleuse quand-même avec un couple au sommet mais légèrement déséquilibré.
Melchior ne peut démériter mais je le trouve moins fascinant qu'ailleurs. En fait c'est surtout Flagstad qui a atteint une telle maturité, une telle possession du rôle que l'opéra semble un Liebestod pour Isolde depuis le début. Le vrai en final est ahurissant d'aisance et pour moi la meilleure performance vocale de Flagstad dans cet air.


A l'heure du choix, la version Beecham des 18 & 22 juin 1937 éditée par Immortal Perfomances s'impose comme déjà mentionné, mais il ne faudrait surtout pas manquer la version Reiner de 1936 chez VAI malgré de petites déceptions (Kalter, le Liebestod), car même si la technique n'est pas parfaite on y entend une soirée unique comme si on y était! (Et je me méfie quelque part toujours un peu d'Immortal Performances qui annonce ici avoir simplement corrigé des problèmes de "pitch" présents chez les autres éditeurs, mais a aussi pris la liberté d'éditer SA version du Tristan du Met  de 1940, ou a par ailleurs corrigé une note manquée de Traubel dans le Tannhäuser de 1942 etc, sans parler de la "recreation" de Die Walküre en mélangeant des versions de 1940 pour surtout permettre la rencontre historique manquée en broadcast de Flagstad en Brünnhilde face à la Sieglinde de Lehmann; mieux vaut pour cela se contenter de l'acte II de San Francisco sous Reiner, autrement plus authentique et vivant!).


Notes :
(*) Je crois avoir lu qu'il y a eu 10 broacasts avec le couple de 1935 à 1941, de Londres à New-York (sachant que le Met a réalisé un broadcast annuel jusqu'en 1941, année de départ de Flagstad du Met pendant la guerre avant son retour sur le tard). On dispose à l'heure actuelle d'au moins un enregistrement de chaque année, sauf de 1939; le broadcast du Met de 1936 n'a pas été édité pour l'instant sauf erreur de ma part.
(**) Immortal Performances a choisi les actes I & II du 18 juin 1937 avec Klose et Janssen, et l'acte III du 22 juin 1937 avec Branzell et Schoeffler, l'acte III du 18 juin n'existant pas ou ayant été perdu, mais donne donc l'acte II complet du 22 juin en bonus! L'acte I du 22 juin complet existe peut-être, ce qui aurait le mérite de proposer une vraie intégrale d'une seule soirée, mais l'interprétation de Klose étant plus légendaire, a eu la préférence!
Pour information j'ai commandé la version Beecham chez Archipel qui contient peut-être l'unique soirée du 22 juin 1937, Schoeffler seul étant annoncé en Kurwenal, à vérifier. C'est l'occasion également de comparer Archipel avec le travail d'Immortal Performances.



Quant au coffret Emi, il propose en fait un mixage étrange avec l'acte I complet de 1936 sous Reiner, l'acte II complet du 18 juin 1937 dirigé par Beecham avec Klose et Janssen, mais un acte III mélange de quelques passages du 22 juin 1937 mais surtout de 1936 par Reiner, ce qui donne au final une distribution plus qu'hétérogène avec Klose/Kalter/Branzell, Janssen/Schoeffler et Nilsson/List!
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julot
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Lun 1 Aoû 2016 - 14:30

Merci pour l'info sur cette édition 100% Beecham, dont j'ignorais l'existence, et qui me fait très envie.

Il y avait un second acte à San Francisco dirigé par Reiner chez Legato Classics dans le temps.
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Bertram
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Jeu 4 Aoû 2016 - 17:56

Oui, merci, car j'ai profité de ces vacances pour réécouter le III par Beecham avec Schöffler. Et c'est vrai que c'est prenant : Flagstad bien plus vivante que par la suite, ne chante presque pas par en dessous. Et ce qu'ose Melchior comme parlando theatral et à voix suffoquée est vraiment surprenant !
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André
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Sam 24 Sep 2016 - 2:29

De Tristan j'ai les versions de Furtwängler (Flagstad et Suthaus), Karajan 1952 à Bayreuth (Mödl et Vinay), Böhm 1965 à Bayreuth (Nilsson, Windgassen), Böhm à Orange (1973, Nilsson, Vickers), Karajan 1972 studio (Vickers, Dernesch), et Kleiber studio (Price, Kollo) dont les dates d'enregistrement s'étalent de 1980 à 1982 ( scratch ). Et quantité d'extraits plus ou moins longs.

Malgré cela je n'ai pas encore l'impression d'avoir complètement absorbé l'oeuvre. Encore moins de pouvoir donner un avis éclairé sur les différentes versions. Chacune a un élément qui se détache et la rend particulière, ce qui en soi est une raison suffisante pour y revenir à l'occasion.

Une seule version rassemble un plus grand nombre de variables positives que les autres: le studio de Karajan. Pour la sensation orgasmique que Karajan donne au mouvement (momentum), pour la puissance et la beauté superlative de l'orchestre et de la prise de son (je suis bien conscient que c'est un studio, donc une écoute soumise à des filtres et des prismes). Et pour une distribution globalement très engagée et à la hauteur des exigences vocales de leurs rôles respectifs.

Une chose me rebute dans cet enregistrement, c'est la découpe des 4 disques. Chaque acte est partagé sur 2 disques différents. Bonjour la continuité ! fesse . Il aurait été parfaitement possible de couper le I en deux plus tôt (après la 3ème scène) et de mettre les II et III sur un disque (à 80 minutes chacun). Wagner a conçu l'oeuvre en trois unités de temps, et idéalement cette découpe doit être respectée. Les versions Böhm et Kleiber sont en 3 disques, ce qui rend l'écoute beaucoup plus satisfaisante d'un point de vue dramatique et musical.

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AD
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Sam 24 Sep 2016 - 9:23

Il faut espérer une réédition de la version Karajan qui rétablirait cela (pourquoi pas en SACD chez Esoteric) et non une nième édition chez Warner aux pochettes de plus en plus laides. L'Aïda de Karajan est mieux traitée de ce point de vue avec au moins une édition japonaise en CD qui vaut mieux que l'album sans attrait qu'on nous sert en Europe.
Dernesch est intéressante mais ne peut se libérer complètement à cause des exigences vocales du rôle et ça se sent, surtout que les autres sont en grande forme à tous niveaux. Pour ma part je regrette une Gwyneth Jones dans cette distribution, voire une Rysanek pour du studio seulement (sans l'épreuve de la scène à Salzbourg ensuite).
A mon avis il te reste à découvrir une version du couple Melchior-Flagstad de la grande époque, et comme je l'ai dit avant, je te recommanderais la version chez VAI AUDIO (Reiner à Londres en 1936) pour profiter d'un excellent son (surprenant pour l'époque).
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MessageSujet: Re: Wagner - Tristan et Isolde (3)   Mer 28 Sep 2016 - 21:02

AD a écrit:

A mon avis il te reste à découvrir une version du couple Melchior-Flagstad de la grande époque, et comme je l'ai dit avant, je te recommanderais la version chez VAI AUDIO (Reiner à Londres en 1936) pour profiter d'un excellent son (surprenant pour l'époque).

Merci de ce long récapitulatif qui promet de belles découvertes.

J'ai suivi tes conseils passionnés et j'ai donc eu l'occasion d'entendre la prise Reiner (mais dans le transfert Naxos), je n'ai pas pu mettre la main sur l'édition que tu recommandes. Au final , je suis déçu: c'est beau, soit, très beau mais terriblement lisse et franchement mou du genou Embarassed
J'ai quand même un peu de mal à croire qu'on puisse à ce point dénaturer un enregistrement par un nettoyage somme toute de bon aloi.

Je vais tenter Beecham (1937) chez Archipel pour me réconcilier avec ce couple si merveilleusement chantant.

Du coup pour me pulser l'oreille, je me suis mis Varnay/Vinay...ça déménage quand même plus Mr. Green
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