Autour de la musique classique

Le but de ce forum est d'être un espace dédié principalement à la musique classique sous toutes ses périodes, mais aussi ouvert à d'autres genres.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Egon Wellesz (1885–1974)

Aller en bas 
AuteurMessage
lulu
Mélomane chevronné
lulu

Nombre de messages : 17042
Date d'inscription : 25/11/2012

MessageSujet: Egon Wellesz (1885–1974)   Ven 8 Nov 2013 - 15:02

.


Dernière édition par lulu le Lun 28 Jan 2019 - 8:22, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
gluckhand
Mélomaniaque
gluckhand

Nombre de messages : 1563
Localisation : Amiens
Date d'inscription : 15/07/2013

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Ven 8 Nov 2013 - 15:51

Egon Wellesz /Symphonies 3 et 5 /Gottried Rabl / CPO .Mettre deux symphonies de style assez différent ensemble , je ne sais pas si c'est une bonne idée mais comme ça fait partie d'un coffret, faut bien les accoupler quoiqu'il en soit je suis plus sensible à la 5ème plus moderne à mon sens,qu'à la troisième, mais après d'autres écoutes ,peut être que je vais changer d'avis et préfèrer la 3ème, qui sait ?Laughing
Egon Wellesz /5 ème symphonie / Gottried Rabl .Pas encore ras-le-bol de cette symphonie malgré la photo un peu tarte en smoking et noeud papillon ,sans parler de la baguette magique du chef d'orchestre sur le livret, belle musique d'un musicien converti à la musique moderne qui d'après lui même et le livret surtout ne sera vraiment lui-même que dans sa 6ème symphonie, bon je simplifie comme d'habitude , je prends toujours le chemin le plus rapide ,en faisant crédit à l'intelligence de ceux qui veulent bien me lire de complèter par eux-mêmes?Laughing
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
gluckhand
Mélomaniaque
gluckhand

Nombre de messages : 1563
Localisation : Amiens
Date d'inscription : 15/07/2013

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Ven 8 Nov 2013 - 15:55

Egon Wellesz /Concerto pour Piano /Margarete Babinski / /Concerto pour violon / David Fruhwirth.L'intèrêt principal de ce disque est pour moi le concerto pour violon qui plus joué deviendra sans doute un classique un jour , c'est une musique assez riche et très bien construite bien que tonale, j'avais écouté ses symphonies et j'avais été surpris par ses différences d'écriture et là aussi entre les deux oeuvres il y a un fossé ,bon 1933 pour le piano et 1961 pour le violon,autant le concerto pour piano n'apporte pas grand chose de nouveau autant le concerto pour violon demande à être approfondi et réécouté , il me plaît beaucoup même si je suis un peu surpris de son parcours musical pour un élève de Schoenberg mais tout le compositeur demande vraiment à être découvert ce qui se fait peu à peu vu les enregistrements!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Benedictus
Mélomane chevronné
Benedictus

Nombre de messages : 7349
Age : 44
Localisation : De retour dans le neuf-quatre...
Date d'inscription : 02/03/2014

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Mar 3 Oct 2017 - 22:55

Du fil Playlist:

Benedictus a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Wellesz – Symphonie n°1 – Radio de Vienne, Rabl (CPO)
Musique très détaillée et articulée, limpide quoique sombre. Et quel mouvement lent final, si prégnant !


• Wellesz: Symphonie nº1, op. 62:
Gottfried Rabl / Radio Symphonieorchester Wien
Vienne, 2003
CPO


Réécoute plus ou moins en boucle, du coup. C’est tout à fait ça: c’est sombre mais net, le discours progresse sans temps mort, avec beaucoup d’impact et d’évidence, et la veine mélodique est extraordinairement persuasive - et pas que dans le mouvement final: les thèmes du I sont très prégnants eux aussi. Vraiment un des grands chefs-d’œuvre de la symphonie décadente.


Dernière édition par Benedictus le Sam 25 Nov 2017 - 16:52, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
greg skywalker
Mélomaniaque
greg skywalker

Nombre de messages : 663
Date d'inscription : 06/08/2010

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Mer 4 Oct 2017 - 16:14

Je ne connais pas les symphonies , mais Vorfrulling op12 (1912) est un poème symphonique assez impressioniste agréable ,oeuvre pour jeunesse .
Les Sonnets de d'Elisabeth Barrett-Browning op52 pour soprano et orchestre à cordes sont très beaux : atmosphère sombre raffinée (une bonne maitrise de l'orchestre à cordes) et expressioniste "feutré" ( c'est pas Elektra).
Mais , je préfère les Quatuors à cordes ( 9 , j'ai juste un cd du Artis Quartett 3,4 & 6) :  surtout le 3ème Quatuor (1918) , egon Wellesz est à la croisé de chemin (Debussy et Ravel ? ,Schonberg ? , Bartok ?). Il hésite , mais ces hésitations fait tout le charme de sa musique drunken
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
claudeyaacov
Mélomane averti


Nombre de messages : 124
Age : 72
Date d'inscription : 14/03/2012

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Mer 4 Oct 2017 - 18:47

greg skywalker a écrit:
Je ne connais pas les symphonies , mais Vorfrulling op12 (1912) est un poème symphonique assez impressioniste agréable ,oeuvre pour jeunesse .
Les Sonnets de d'Elisabeth Barrett-Browning op52 pour soprano et orchestre à cordes sont très beaux : atmosphère sombre raffinée (une bonne maitrise de l'orchestre à cordes) et expressioniste "feutré" ( c'est pas Elektra).
Mais , je préfère les Quatuors à cordes ( 9 , j'ai juste un cd du Artis Quartett 3,4 & 6) :  surtout le 3ème Quatuor (1918) , egon Wellesz est à la croisé de chemin (Debussy et Ravel ? ,Schonberg ? , Bartok ?). Il hésite , mais ces hésitations fait tout le charme de sa musique drunken

Voir La discographie disponible sur ma page http://www.musiques-regenerees.fr/ExilVienne/Wellesz/WelleszDiscographie.html
Contient la liste des œuvres et quelques liens dont le Site Officiel

Claude Torres
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.musiques-regenerees.fr/
Benedictus
Mélomane chevronné
Benedictus

Nombre de messages : 7349
Age : 44
Localisation : De retour dans le neuf-quatre...
Date d'inscription : 02/03/2014

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Sam 25 Nov 2017 - 22:22


Quatuor à cordes n°3, op. 25 (1918)
Artis-Quartett Wien: Peter Schuhmayer (violon I), Johannes Meissl (violon II), Herbert Kefer (alto), Othmar Müller (violoncelle)
Wyastone Leys, XII.2005
Nimbus


Là aussi, un sommet absolu incroyablement méconnu. On est à la fois en plein dans les sinuosités chromatiques et la lyrisme tendu du «décadentisme» viennois (et d’emblée: l’incipit...), mais le langage, à force de moduler, semble parfois dériver vers d’autres idiomes européens de l’époque: tantôt vers des harmonies post-debussyste, tantôt vers des passages modaux à l’anglaise. Et, même si le climat de ce quatuor est beaucoup moins sombre, on retrouve les qualités de la 1ᵉ Symphonie: le sens très direct de la progression, une veine mélodique très persuasive.

Vraiment à réévaluer.

EDIT: J'en profite pour ajouter ce lien vers une biographie complète et richement illustrée (images et musique): https://forbiddenmusic.org/2014/06/04/egon-wellesz-1885-1974-the-forgotten-modernist/ (en anglais)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rubato
Mélomane chevronné
Rubato

Nombre de messages : 8572
Date d'inscription : 21/01/2007

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Lun 27 Nov 2017 - 10:30

Du fil "Quizz paroles et musique"

Benedictus a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Les Barrett-Browning de Wellesz !

La poignée est marquante, mais le poème original est plus précis que ça (« trop pauvre pour toi »).

Il faudrait que je réécoute, je crois que je n'avais pas été trop ébloui. Une recommandation ? Je crois que je dois avoir la version Capriccio.
Bravo! cheers
En effet, les Sonnets from the Portuguese d'Elisabeth Barrett Browning traduits par Rilke et mis en musique par Egon Wellesz.


Benedictus a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Une recommandation ? Je crois que je dois avoir la version Capriccio.
J'ai justement découvert ce matin une version fascinante: non seulement la soprano est capable de les chanter en anglais, dans la traduction de Rilke, dans leur putatif original portugais et en traduction française, mais elle réussit à faire les quatre en même temps! Sinon, l'orchestre à cordes est bien mais un peu mastoc.
C'est chez Decca:
 

Ironie je suppose ? hehe

DavidLeMarrec a écrit:
Ah oui, le fameux disque je n'ai toujours pas osé. Laughing

Apparemment il y aurait un "problème" autour de ce disque !! Smile
Ce que je peux dire c'est qu'en écoutant des extraits je n'ai pas reconnu la voix de Renée Flemming. Shocked
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Octavian
Glasse les fraises
Octavian

Nombre de messages : 7333
Age : 35
Localisation : Près du Vieux Port
Date d'inscription : 07/05/2008

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Lun 27 Nov 2017 - 10:57

Benedictus a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Une recommandation ? Je crois que je dois avoir la version Capriccio.
J'ai justement découvert ce matin une version fascinante: non seulement la soprano est capable de les chanter en anglais, dans la traduction de Rilke, dans leur putatif original portugais et en traduction française, mais elle réussit à faire les quatre en même temps! Sinon, l'orchestre à cordes est bien mais un peu mastoc.
C'est chez Decca:
 



La version Capriccio, c'est bien celle chantée par Regina Keppler ? Pour avoir écouté les deux, je confirme qu'elle me paraît assez clairement préférable à la version Fleming. hehe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eusèbe
Mélomaniaque
Eusèbe

Nombre de messages : 1012
Age : 42
Localisation : Paris/ Lille
Date d'inscription : 23/09/2014

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Mer 29 Nov 2017 - 9:47

Je viens d'écouter ce 3e quatuor et… c'est une merveille de douceur, de lumière, à l'exception du deuxième mouvement, très différent en cela de la majorité des oeuvres plus tourmentées de ses contemporains viennois, quelque chose qui rappelle certains des derniers Beethoven.

Merci Benedictus de me permettre d'ajouter cela à mon panthéon du quatuor!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
claudeyaacov
Mélomane averti


Nombre de messages : 124
Age : 72
Date d'inscription : 14/03/2012

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Mer 29 Nov 2017 - 9:58

Eusèbe a écrit:
Je viens d'écouter ce 3e quatuor et… c'est une merveille de douceur, de lumière, à l'exception du deuxième mouvement, très différent en cela de la majorité des oeuvres plus tourmentées de ses contemporains viennois, quelque chose qui rappelle certains des derniers Beethoven.

Merci Benedictus de me permettre d'ajouter cela à mon panthéon du quatuor!

On attends avec impatience la suite des enregistrements par le Artis-Quartett Wien

Streichquartett Nr. 1, opus 14 1911-12
Streichquartett Nr. 2, opus 20 1915-16

Streichquartett Nr. 3, opus 25 1918
Streichquartett Nr. 4 , opus 28 1920

Streichquartett Nr. 5, opus 60 1943-44
Streichquartett Nr. 6 , opus 64 1947
Streichquartett Nr. 7, opus 66 1949
Streichquartett Nr. 8, opus 79 1957
Streichquartett Nr. 9, opus 97 1966
Music for String Quartet, opus 103 1968


Claude
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.musiques-regenerees.fr/
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
DavidLeMarrec

Nombre de messages : 86452
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Mer 29 Nov 2017 - 20:14

J'étais persuadé qu'il existait une intégrale et que j'avais écouté les 1,2,3, mais apparemment non, juste trois quatuors disponibles…

Le 3 est effectivement très beau, mais je le trouve vraiment décadent-tourmenté, pas du tout aussi lumineux / apaisé / français que vous dites (je viens de réécouter).

Le 6, ça ne m'avait pas frappé, débute par une parodie de Coriolan !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
DavidLeMarrec

Nombre de messages : 86452
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Mer 29 Nov 2017 - 20:19

Octavian a écrit:
Benedictus a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Une recommandation ? Je crois que je dois avoir la version Capriccio.
J'ai justement découvert ce matin une version fascinante: non seulement la soprano est capable de les chanter en anglais, dans la traduction de Rilke, dans leur putatif original portugais et en traduction française, mais elle réussit à faire les quatre en même temps! Sinon, l'orchestre à cordes est bien mais un peu mastoc.
C'est chez Decca:
 



La version Capriccio, c'est bien celle chantée par Regina Keppler ? Pour avoir écouté les deux, je confirme qu'elle me paraît assez clairement préférable à la version Fleming. hehe

Oui, Klepper, une indispensable des raretés de ce genre : seule intégrale des Faust-Lieder de Wagner, longtemps la seule (et toujours la plus belle) version des duos Op.14 de Reger (un des plus beaux trucs jamais écrits). I love you En plus elle chante remarquablement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
Benedictus
Mélomane chevronné
Benedictus

Nombre de messages : 7349
Age : 44
Localisation : De retour dans le neuf-quatre...
Date d'inscription : 02/03/2014

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Mer 29 Nov 2017 - 23:36

DavidLeMarrec a écrit:
Le 3 est effectivement très beau, mais je le trouve vraiment décadent-tourmenté, pas du tout aussi lumineux / apaisé / français que vous dites (je viens de réécouter).
Oui, par rapport à Dubois ou à Gregory Spears, c'est sûr que ça doit paraître méchant et vénéneux... Mr. Green
Mais par rapport au 3ᵉ de Zemlinsky ou au quatuor de 1905 de Webern...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
DavidLeMarrec

Nombre de messages : 86452
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Jeu 30 Nov 2017 - 12:40

Par rapport à de la musique atonale, oui, effectivement (parce que le Troisième de Zemlinsky, c'est quand même ultrachromatique). Mais pour du décadent, on est plus chez les décadents tourmentés (du côté des quatuors de Korngold, pas mal de ressemblances je trouve) que chez les lumineux. Plus ambiance Berg que Schreker, même si le langage reste tout à fait lisible et tonal. Je trouve le 2 de Zemlinsky ou le 2 de Schönberg beaucoup moins tourmentés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
Benedictus
Mélomane chevronné
Benedictus

Nombre de messages : 7349
Age : 44
Localisation : De retour dans le neuf-quatre...
Date d'inscription : 02/03/2014

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Jeu 30 Nov 2017 - 13:44

En effet, je trouve que ça ressemble par certains côtés aux quatuors de Korngold - mais le souvenir que je garde de ces derniers c'est le paradoxe langage décadent-tourmenté / atmosphère lumineuse-positive.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cololi
chaste Col
Cololi

Nombre de messages : 30548
Age : 38
Localisation : Bordeaux
Date d'inscription : 10/04/2009

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Jeu 30 Nov 2017 - 16:24

DavidLeMarrec a écrit:
Par rapport à de la musique atonale, oui, effectivement (parce que le Troisième de Zemlinsky, c'est quand même ultrachromatique). Mais pour du décadent, on est plus chez les décadents tourmentés (du côté des quatuors de Korngold, pas mal de ressemblances je trouve) que chez les lumineux. Plus ambiance Berg que Schreker, même si le langage reste tout à fait lisible et tonal. Je trouve le 2 de Zemlinsky ou le 2 de Schönberg beaucoup moins tourmentés.

Ah non je trouve Zemlinski plus tourmenté, et Schoenberg n'en parlons pas (du 2 ... et qui est atonal - enfin le dernier ... ou les 2 derniers mouvements).

_________________
Laissons les jolies femmes aux hommes sans imagination - Proust (Albertine disparue)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://discopathe-anonyme.fr/
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
DavidLeMarrec

Nombre de messages : 86452
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Ven 1 Déc 2017 - 13:18

Plus complexe musicalement, incontestablement, mais ce sont deux œuvres beaucoup moins intenses et apeurées, côté affects. Le 2 de Schönberg, c'est même plutôt une forme de plénitude (et ce n'est pas juste moi, ça correspond complètement aux textes).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
Benedictus
Mélomane chevronné
Benedictus

Nombre de messages : 7349
Age : 44
Localisation : De retour dans le neuf-quatre...
Date d'inscription : 02/03/2014

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Lun 28 Jan 2019 - 1:44

Du fil Playlist:
Roupoil a écrit:
Wellesz : Quatuor à cordes n°3, Artis Quartet

Je me lance dans une série "musique décadente" et voilà une première très belle découverte avec ce quatuor dont les deux mouvements pairs notamment m'ont vraiment impressionné. Du même Wellesz, j'ai aussi écouté les autres quatuors présents sur le même CD (4 et 6) mais ils m'ont moins impressioné, et là j'écoute un concerto pour piano où il y a quelques bonnes idées mais qui n'est pas franchement transcendant non plus.
Benedictus a écrit:
Oui, le 3 est vraiment génial! Le 4 et le 6 sont bien aussi, mais moins marquants, c'est vrai. Quelque chose que tu dois absolument essayer, c'est la 1ᵉ Symphonie (les autres sont bien aussi - mais moins prégnantes, quoique certaines soient assez originales.) Les Sonnets d'Elizabeth Browning pour soprano et cordes méritent aussi l'écoute (mais plutôt par Regina Klepper chez Capriccio que par Renée Fleming.)
Greg skywalker, Eusèbe et à présent Roupoil: décidément, ce 3ᵉ Quatuor trouve son public parmi les gens de goût!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Roupoil
Mélomane averti
Roupoil

Nombre de messages : 409
Age : 37
Localisation : Pessac
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Lun 28 Jan 2019 - 6:24

Je ne vais de toute façon pas m'arrêter en si bon chemin concernant Wellesz, j'ai quelques symphonies dans un coin que j'écouterai dans les jours à venir. Je note également ta suggestion pour les Sonnets mains .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.normalesup.org/~glafon/
Roupoil
Mélomane averti
Roupoil

Nombre de messages : 409
Age : 37
Localisation : Pessac
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Mar 29 Jan 2019 - 22:24

Après quelques écoutes supplémentaires (mais je suis probablement assez loin d'en avoir fini avec Wellesz, car je n'ai pour l'instant rien trouvé qui ne m'ait pas au moins intéressé) :

- le concerto pour piano est tout de même attachant malgré (ou peut-être à cause de ?) son côté hétéroclite. Pas sûr que l'utilisation du piano soit vraiment très intéressante (par moments, on a l'impression que ça tricote "pour faire concerto"), mais l'inspiration mélodique est là (le langage est globalement sage), le dernier mouvement est entrainant, et il y a des passages intriguants dans le premier mouvement, notamment les dernières minutes. Bref, pas mal.

- le concerto pour violon qui se balladait sur le même disque est beaucoup plus tardif, et ça se sent. Le langage est nettement plus moderne et heurté, même s'il y a toujours un côté immédiatement séduisant dans tout ce que j'ai pu écouter de Wellesz pour l'instant. Bon, le style m'intéresse moins a priori, mais ça reste très écoutable, et intéressant (en tout cas ce n'est ni virtuose pour rien, ni sirupeux, il y a de la musique là-dedans).

- les Sonnets d'Elizabeth Barrett-Browning déploient un accompagnement aux cordes vraiment superbe, notamment dans le dernier des cinq poèmes. Suffisant pour quelqu'un comme moi (pas vraiment accro aux lieder de façon générale) pour rendre l'oeuvre appréciable.Tout le CD Cappriccio cité par Benedictus mérite d'ailleurs l'écoute.

- je me suis lancé dans les symphonies, en écoutant d'abord le CD consacré aux Deuxième et Neuvième symphonies. Cette dernière (qui est d'ailleurs de fait la dernière de son auteur) propose un langage relativement moderne (m'enfin, pour une oeuvre datant de 1971, ça reste très gentil, c'est globalement atonal mais avec des cellules et motifs qui restent mélodiques). C'est une symphonie assez courte (25 minutes) en trois mouvements, c'est rythmé (voire brutal par moments) et sombre, sans être inoubliable, ça accroche bien l'oreille.

La deuxième, elle, est de structure classique (quatre mouvements, une quarantaine de minutes) et complètement calibrée pour moi, j'adore ! Ce n'est pas toujours d'une grande subtilité, l'appel martial du tout début de symphonie annonce d'ailleurs la couleur (ce petit côté "musique de film" que certains pourront ne pas apprécier), mais c'est très contrasté, ça avance tout le temps, avec un sens de l'équilibre extraordinaire, et surtout une inspiration mélodique jamais démentie. L'allegro initial joue sur le contraste entre des passages joyeusement bourrins (c'est souvent cuivré) et d'autres au lyrisme presque sirupeux, mais pour moi sans jamais tomber dans le mauvais goût. Le scherzo qui suit, assez dansant, est au fond assez classique, mais là encore fort bien orchestré et entrainant. Vient ensuite un mouvement lent qui prend par moments des allures de marche funèbre, ponctué de belles interventions des vents. L'allegro energico final est, de fait, très energique et volontaire. La thématique en est peut-être moins inspirée que celle des mouvements précédents mais c'est encore une fois mené de façon redoutablement efficace. Globalement, une symphonie coup de coeur pour moi, simple dans sa conception mais très réussie. Une oeuvre qui ne va pas quitter ma table de chevet avant un moment.

- enfin, je confirme que le Troisième quatuor est une tuerie, le deuxième mouvement est une des choses les plus prenantes que j'aie entendues depuis un certain temps !

En fait, pas sûr que j'approfondisse si vite que ça mon Wellesz, je passe trop de temps à réécouter ce que j'ai déjà découvert hehe.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.normalesup.org/~glafon/
Roupoil
Mélomane averti
Roupoil

Nombre de messages : 409
Age : 37
Localisation : Pessac
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Jeu 31 Jan 2019 - 21:57

Je continue mon petit monologue hehe

J'ai maintenant écouté une majorité des symphonies de Wellesz (curieusement, le CD de l'intégrale CPO qui contient les symphonies 4, 6 et 7 n'est pas sur Deezer contrairement aux trois autres, je n'ai pas cherché plus loin donc je m'en suis passé). Il faut bien admettre que le côté sombre/véhément est une constante assez marquée dans ces symphonies, si le langage évolue, on ne peut pas dire que l'atmosphère générale s'éclaircisse. Pour regrouper un peu mes impressions :

- la Huitième, comme la neuvième déjà évoquée plus haut, est d'un style relativement moderne qui me convainc moins, sans être désagréables, ce sont des oeuvres qui ne me marquent pas.

- la Cinquième est dans une sorte d'entre deux entre les premières, assez classiques, et les dernières nettement plus modernes. Mais au niveau du contenu musical, Wellesz tombe presque dans une caricature de lui-même tant cette cinquième est uniformément sombre et martiale, elle ne vaut pas à mon sens les précédentes.

- justement, j'avais vraiment adoré la Deuxième en première(s) écoute(s). Les deux qui l'entourent, dans un style assez proche, sont également très bien. La Première, portée aux nues par Benedictus plus haut dans ce fil, est probablement la plus intéressante du point de vue de la construction, avec ses trois mouvements, dont un mouvement lent final assez marquant. Une très belle symphonie qui a les mêmes qualités que la deuxième (thèmes marquants, grande force dans les mouvements rapides, et donc ce mouvement lent qui clôture l'oeuvre de façon plus apaisée mais pas moins prenante). Je dois tout de même dire qu'elle m'a moins marqué que la Deuxième. La Troisième reprend une structure en quatre mouvements, avec à nouveau un allergo initial percutant et très bien mené. Mais elle s'essouffle un peu plus dans les mouvements suivants que ses deux grandes soeurs.

Un bien beau corpus en tout cas !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.normalesup.org/~glafon/
Benedictus
Mélomane chevronné
Benedictus

Nombre de messages : 7349
Age : 44
Localisation : De retour dans le neuf-quatre...
Date d'inscription : 02/03/2014

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Jeu 31 Jan 2019 - 22:17

Oui, désolé, je suis un peu pris par le temps pour te répondre comme il le faudrait...

Celles que je réécoute les plus souvent, ce sont en effet les deux premières et les deux dernières (les disques CPO 1 & 8 et 2 & 9, quoi.) Je partage globalement ton analyse: du très beau postromantisme à la fois tendu et très lisible, très prégnant pour les deux premières; pour les deux dernières, quelque chose de gentiment moderniste et dynamique, pas mal. Je me souviens avoir moins accroché aux 3 à 7, mais il faudrait que je les réécoute.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
DavidLeMarrec

Nombre de messages : 86452
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Jeu 31 Jan 2019 - 23:05

Roupoil a écrit:
Je continue mon petit monologue hehe

Plutôt une tirade : beaucoup de personnages suivent avec un vif intérêt ce que tu dis.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
Iskender
Mélomaniaque
Iskender

Nombre de messages : 1054
Age : 51
Localisation : Bretagne
Date d'inscription : 11/08/2009

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Jeu 7 Fév 2019 - 21:56

Aiguillé par cette discussion j'ai écouté ce fameux 3ème quatuor par les Artis. Quelle découverte ! Un véritable chef-d'oeuvre. Je ne savais pas que Debussy était issu de l'école de Vienne hehe . Blague à part j'ai l'impression que c'est grâce à ce subtil mélange d'esthétiques différentes que j'ai à ce point accroché.
Je ne suis pas très friand du langage souvent torturé des compositeurs allemands ou autrichiens du XXè. Là il y a quelque chose de différent et je m'y retrouve, aussi bien dans l'inspiration mélodique que dans l'écriture. Je vais tenter une symphonie ou deux pour voir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.myspace.com/etiennetabourier
Benedictus
Mélomane chevronné
Benedictus

Nombre de messages : 7349
Age : 44
Localisation : De retour dans le neuf-quatre...
Date d'inscription : 02/03/2014

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Jeu 7 Fév 2019 - 22:07

cheers
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Roupoil
Mélomane averti
Roupoil

Nombre de messages : 409
Age : 37
Localisation : Pessac
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Jeu 7 Fév 2019 - 22:31

Il est possible que le langage des symphonies te convienne moins, c'est quand même pas mal bourrino-tourmenté alors qu'on retrouve moins ce côté sombre dans le quatuor. Et accessoirement elles me semblent quand même moins relever de la catégorie "chef d'oeuvre incroyablement méconnu" que le troisième quatuor (sur celui-là on commence à être beaucoup à se retrouver hehe ). Mais de toute façon ça ne coute rien d'essayer !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.normalesup.org/~glafon/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Egon Wellesz (1885–1974)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Egon Wellesz (1885–1974)
» Interstellar Space (1974)
» Lotus (1974)
» CSN&Y - live 1974
» Speakeasy TV-SHOW : Mike Bloomfield, Al Kooper & Alvin Lee (1974)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Autour de la musique classique :: Musique classique :: Général-
Sauter vers: