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 La musique de chambre de BRAHMS

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Fiordiligi
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Dim 21 Aoû 2011 - 22:55

A ma connaissance, toute la musique de chambre de Brahms est un véritable régal pour les oreilles.
C'est lyrique, enthousiaste, profond, varié, chatoyant.

Miam les sonates pour violon / alto / violoncelle et piano !
Re-miam les trios, le quatuor avec piano op 25, le quintette avec piano !
Miam miam le quintette avec clarinette !

(pourquoi est-ce que la musique de Brahms m'évoque tant la gourmandises ? est-ce son gros ventre ? ou simplement le fait que sa musique est si généreuse ?) drunken

Tiens je vais réécouter le trio avec cor, je ne l'ai pas écouté depuis des lustres !

Je me rends compte également que je ne connais absolument pas sa musique pour cordes seules (les quatuors et le quintette op.111). Quelques nouvelles explorations en perspectives.
Bref, merci à tous les contributeurs de ce fil.
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benvenuto
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Mer 24 Aoû 2011 - 19:09

La musique de chambre de Brahms...à mon sens l'un des corpus les plus monumentaux de l'histoire de la musique, toute période et toute tendance confondues!
Pour moi il n'y a là pour ainsi dire que des chefs-d'oeuvre, une qualité remarquablement constante, le niveau le plus élevé en permanence. C'est d'autant plus impressionnant que la quantité est aussi au rendez-vous! Tout est là: intensité émotionnelle, richesse de l'écriture, profondeur de la forme, opulence et jouissance sensorielle...un pur régal, d'autant que chacune de ces oeuvres gagne considérablement à être réécoutée de très nombreuses fois, voire étudiée ou jouée avec attention! Ces thèmes qui s'enroulent sur eux-mêmes avec nonchalance, ces harmonies pleines et profondes, ces textures généreuses, ces rythmes souples et entêtants, ces couleurs automnales...je ne cesse pour ma part de m'y abreuver! drink drink drink drunken drunken drunken
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Horatio
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Mer 24 Aoû 2011 - 22:08

Brahms : Première Sonate pour piano et violoncelle en mineur, op. 38

  1. Présentation
    La première sonate pour piano et violoncelle (le titre original est bien piano et violoncelle - illustrant le pied d'égalité sur lequel Brahms mettait les deux instruments) op.38 fut composée en 1862 par un Brahms trentenaire qui n'avait pas encore touché au domaine symphonique, et qui n'avançait que prudemment dans la vie musicale de l'époque - il a d'ailleurs détruit une grande partie de ses œuvres de jeunesse. Cette sonate tourne quelque peu le dos aux flamboiements de ses premières années en s'attachant plus profondément à la tradition, comme on le verra plus tard.

    Le premier mouvement, de forme sonate, est assurément le plus "romantique" dans sa couleur, crépusculaire et passionné, très lyrique avec ses deux magnifiques thèmes, dont Brahms tire de grands développements. Le second mouvement est de la forme classique menuet-trio, évoquant les atmosphères mozartienne et schubertienne, tout en simplicité, alors que la puissante fugue finale (ajoutée en 1865), très énergique, tire son thème du Contrapunctus 13 de L'Art de la Fugue de Bach1. On peut donc dire que Brahms "recule" dans le temps à mesure que sa sonate avance.
    L'écriture de la partie du violoncelle n'est jamais ostentatoire, et s'imbrique constamment dans celle du piano, que Brahms n'a pas négligé - écoutez le début du premier mouvement, le thème du violoncelle auquel le piano confère l'allant rythmique par ses contretemps.

    __________________
    1Une autre source cite les Contrapunctus 16 et 17 - bien que cela me semble moins probable.

  2. Petite discographie
    Réalisée partition à la main.

    • Pierre Fournier, Rudolf Firkusny (1965)


      Le violoncelliste français nous livre une prestation qui ne dément pas sa réputation : un violoncelle qui chante, une certaine hauteur de lecture, jamais d'emportements - le lyrisme gracieux et discret avant tout. Fournier a un son un peu mat, boisé et racé, jamais rauque, qui ne s'épanche pas dans les harmoniques ou la résonance - ce qui lui confère un son "désuet", qui fait merveille dans le charmant menuet, faussement naïf.
      Le premier mouvement est très intimiste (le premier thème est presque résigné), avec beaucoup de respiration dans la musique - un ton crépusculaire, mais qui peine malheureusement à dépasser un certain niveau d'ampleur et de puissance. Fournier ne force pas - et ce n'est pas le pianiste qui le ferait ici : il fait souvent de la figuration, hésite à avancer au premier plan, se contente souvent de jouer tout droit, sans que l'on sente cette alchimie entre les deux solistes. Ce problème embourbe les deux premiers mouvements, et le final risque le même sort jusqu'à la 10e mesure, où le pianiste se réveille enfin - et c'est seulement à partir de là que la musique décolle vraiment. 8/10

    • Steven Isserlis, Stephen Hough


      Isserlis et Hough ne sont pris pas pris non plus en défaut sur leur réputation de jeunes interprètes fringants et enthousiastes : ils empoignent ces sonates avec une maîtrise et une énergie rares. C'est du Brahms dépoussiéré, pétillant, juvénile, plein d'esprit (spiritoso) - mais qui annonce déjà le Brahms symphonique, par l'ampleur sonore, l'occupation de l'espace sonore que prennent parfois les deux interprètes.
      Isserlis prend délibérément un tempo allant dans tous les mouvements - le premier mouvement sonne ainsi d'une manière très rhapsodique et bienveillante, le violoncelle ne s'appesantit pas, avec un son très brillant, qui ne joue cependant pas sur la profondeur (une sonorité très "en surface"). Les thèmes regorgent d'énergie, le dialogue est très clair, grâce à un piano au touché aérien, fin et détaillé, par moment cristallin. Le second mouvement renoue avec une ligne mélodique très claire et chantante, ainsi qu'un étonnant sens du naturel et du dialogue.
      Quant à la fugue finale, elle illustre parfaitement ce parti-pris d'un Brahms allant, motorique : le piano est imperturbable, pétillant cependant - à l'image du violoncelle qui rend toute la puissance de sa partie sans jamais s'appesantir, même si j'aurais aimé plus de tranchant et de netteté, moins d'étalement dans le son. Un grand disque. 9/10

    • Jacqueline Du Pré, Daniel Barenboim (1968)


      (La pochette est une horreur, je vous l'accorde).
      Célèbre enregistrement studio d'une Jacqueline Du Pré au zénith de sa carrière et de son jeu (on connaît sa fin tragique). Tout le "son" Jacqueline Du Pré est là : magnifiques couleurs, sonorités profondes et chantantes, intuition musicale, énergie juvénile, insouciance de jeunesse... et gros emportements. Avant d'aller plus haut, je tiens à préciser que je n'aime pas - ou plutôt que je ne supporte pas ses emportements (quoique cela dépende des jours siffle ) ; ma critique sera donc légèrement orientée.
      Ce Brahms n'est ni juvénile ni intimiste, il est simplement musclé ; le violoncelle, qui rassemble toutes les qualités que j'ai citées plus haut, est constamment au premier plan, occultant quelque peu le piano (l'exposition du premier mouvement) dans son élan passionné et énergique. Dans les passages plus doux du premier mouvement, la musique se fait heureusement plus intime. Ce mouvement est ainsi haut en couleurs, et plaira aux adeptes du "gros son" (bon, on pourrait dire la même chose de Rostropovitch, fait vu que je le préfère, je ne le ferai pas... siffle ).
      Le violoncelle est plus discret, contrasté, presque nostalgique dans le menuet. Le trio est dans le même style, moins joueur que l'on aurait espéré. Le final est malheureusement décridibilisé par les accents, les spicatos et la ligne hachée, lourde du violoncelle. Le début, spécialement, est de mauvais goût. On sent le piano qui veut avancer, mais le violoncelle est trop lourd et pâteux (c'est étrange comme Du Pré rate tous ses finals...), manque d'énergie aux moments essentiels. En bref, ma réaction : sérieusement Confused ?
      7.5/10

    • Mstislav Rostropovitch, Rudoph Serkin (1983)


      (La pochette n'est pas meilleure que la précédente... hehe )
      La célèbre gravure de Rostropovitch et de Serkin, tous deux relativement âgés lors de l'enregistrement (79 ans pour Serkin !). Rostropovitch a toujours sa technique parfaite et sa sonorité profonde (dans la résonance - ah, ces basses !), et Serkin n'est évidemment pas à la traîne. Les deux interprètes n'ont plus la fougue de leur jeunesse, mais ils compensent par un remarquable sens du dialogue et une atmosphère recueillie, intime, apaisante. Rostropovitch laisse résonner son superbe instrument dans le premier mouvement - qui manque parfois un peu d'élan, mais qui est admirable de construction, d'intimité et de douceur. La prise de son favorise malheureusement le violoncelle , qui masque le piano dès que les basses résonnent.
      Le second mouvement est plein de charme et de douceur, le son large et soyeux de Rostropovitch fait ici des merveilles. Le menuet lui-même est gentiment insouciant, d'une extrême simplicité, comme un vieil homme qui se souvient de ses jeux d'enfance. La fugue a déjà plus d'élan, le ton est majestueux et toujours plein, jamais arraché.
      En résumé, les trois mouvements sont pris dans une même conception, qui peut parfois pâlir d'un manque d'énergie ; c'est la sonorité et la douceur apportée à cette musique qui distingue cependant cette version. 8.5-9/10

    • André Navarra, Holetschek
      Spoiler:
       

      Pour introduire le violoncelliste, je citerai ma prof qui avait suivi quelques cours avec lui, et me disait qu'on venait chez lui pour lui "piquer" sa technique d'archet - au sens de sa maîtrise du son ; c'est effectivement ce que je retiendrai en premier, cette maîtrise du son émis (nuances, intensité, inflexions). Navarra ne s'encombre pas énormément d'une ligne archi-coulante, et je dois dire que j'aime bien : c'est imposant, monumental sans être lourd - une image me vient à l'esprit, celle d'un bloc de granit (va savoir ). Peu de violoncellistes ont la même conception du premier mouvement, qui prend beaucoup de relief encore une fois, j'aime beaucoup. Ce peut être anecdotique, mais Navarra ne fait pas la reprise de l'exposition, et il a raison.
      Le II respire la sincérité, c'est vraiment très beau. Le tempo pourrait être plus rapide, mais c'est encore une fois l'archet de Navarra qui assure une cohérence parfaite. Le trio est reposant, pas brusqué - ce que j'aime ici, c'est que Navarra n'a pas, comme Fournier (!) ou dans une moindre mesure Tortelier, un son daté, mat, qui peut parfois être hors style. Navarra a un son bien à lui - et j'insiste, un beau son, qui n'a rien de formaté (à l'inverse de la moitié des violoncellistes d'aujourd'hui). Transitions intéressantes entre le menuet et le trio.
      Je ne sais pas si c'est le 33 tours, mais le piano a un rendu admirable - le début du III ! L'équilibre est parfait, et il vole presque, à mes oreilles, la vedette au violoncelle (ça aussi, c'est rare aujourd'hui). Sinon... et bien.... le violoncelliste n'a pas changé depuis le second mouvement . Rien à dire, magistral. 8.5-9/10


En conclusion, je conseillerais deux versions de cette sonate op. 38 : celle d'Isserlis, pour la fougue et l'allant, et celle de Rostropovitch pour le son et le recueillement. Concernant celle de Du Pré, je ne doute pas qu'elle puisse trouver nombre d'amateurs et d'admirateurs, mais elle relève d'une conception très spéciale du violoncelle - à laquelle je n'adhère pas Mr.Red .
Quant à la version de Navarra, elle est un complément bienvenue pour tous les mélomanes cheers !


Dernière édition par Horatio le Ven 26 Aoû 2011 - 17:53, édité 1 fois
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Fiordiligi
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Mer 24 Aoû 2011 - 23:38

Horatio a écrit:
Ca me donne envie de faire une petite écoute comparée dans le courant de la semaine -(...) mais vu que j'adore me lancer dans ce genre d'exercice, je ne vais pas rechigner.
Tu as vraiment bien fait de te lancer ! Merci pour cette écoute comparée très intéressante.
J'attends avec impatience tes "quelques lignes sur l'interprétation des quatuors et du premier quintette par les Emerson".
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Mandryka
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Sam 27 Aoû 2011 - 20:18

Casals a enregistré l’op 38 à Prades avec Horszowski. Il vaut la peine de le dénicher parce que Casals est formidable. Malheureusement Horszoski est somnolent .
 
Feuermann l’a enregistré aussi – son  interprétation est très classique  et plutôt retenue.
 
Mon préféré est Anne Gastinel avec François Guy. Shaffran est intéressant aussi.
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Horatio
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Mer 31 Aoû 2011 - 21:47

Brahms : quatuor n. 1, op. 51 n. 1

Petite revue de ce disque (Emerson Quartet) :


On n'exagère pas en traitant Brahms de perfectionniste, étant donné que la quasi-totalité de ses œuvres de jeunesse ont fini dans la cheminée ! Les op. 51 (2 premiers quatuors) ne sont donc pas ses premières tentatives dans le domaine du quatuor - mais bien les premières pages qu'il jugea dignes de paraître. On sait Brahms extrêmement gêné de la comparaison avec Beethoven, d'où provenait sûrement sa gêne dans ce genre.
Le premier quatuor est le plus "héroïque" des trois : il est parcouru d'une intense veine rythmique et de grands gestes musicaux participant au drame de l'œuvre. Les deux premier mouvements sont à mon sens les plus réussis : le thème, décidé, presque fébrile, contenant - comme souvent chez Brahms - une incroyable énergie qui ne demande qu'à être extériorisée - et c'est le cas : grands gestes musicaux qui relancent le discours, soutien rythmique obstiné qui ne laisse à la musique aucun répit. Le thème principal ascendant revient constamment pour pousser le tout.
Le second mouvement est emprunt d'un profond pathos et du même soutien rythmique. Les grands gestes devient ici plus amers, et un thème ascendant douloureux revient sans cesse.
Les deux derniers mouvements ne présentent malheureusement plus le même souffle : mouvements conjoints sinueux pour le troisième, et polyphonie exacerbée entre ombre et lumière dans le dernier, qui peine aussi à trouver sa voie avant les dernières mesures.
Le quatuor Emerson est somptueux dans les deux premiers mouvements, mais nettement moins inspiré dans les suivants. Les gestes et les respirations du I sont parfaitement assimilés, la texture est parfaitement claire, l'inquiétude est palpable. Le second baigne dans une douce amertume, parfaitement dosée. Les mouvements deux et trois sont, donc, moins réussie : le III est affreusement sinueux, sans queue ni tête, la lecture devient droite et raide. Le IV est mieux mené, mais la musique peine à prendre son envol - on se perd un peu dans cette polyphonie, certes contrastée, mais qui semble revenir sur elle-même inlassablement, sans offrir de solutions.
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Opus100
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Lun 5 Sep 2011 - 4:10

J'ai toujours eu du mal à pleinement apprécier les quatuors (avec ou sans piano) de Brahms, sans doute par empathie avec les difficultés qu'il a rencontrées pour les composer.

Par contre ses Sextuors ont su de suite me plaire. J'y trouve Brahms moins contraint, et bien plus éloquent dans son expressivité. Cool
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Cello
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Lun 5 Sep 2011 - 11:08

Opus100 a écrit:
J'ai toujours eu du mal à pleinement apprécier les quatuors (avec ou sans piano) de Brahms, sans doute par empathie avec les difficultés qu'il a rencontrées pour les composer.

Par contre ses Sextuors ont su de suite me plaire. J'y trouve Brahms moins contraint, et bien plus éloquent dans son expressivité. Cool

Tout à fait d'accord avec ça. Les quatuors sont bien les seules oeuvres de chambre de Brahms auxquelles je n'accroche pas. Les sextuors par contre sont fantastiques.

@Horatio

Tes écoutes commentées sont super thumright . Juste une remarque: elles ont plutôt leur place en rubrique discographie. Il doit bien exister quelque chose à ce sujet où tu pourras les intégrer. A défaut, tu peux le créer.

Pour ma part, j'ai Du Pré-Barenboim depuis toujours. Je suis assez d'accord avec tes réserves, il y a des passages où ça bûcheronne pas mal mais ça reste ma référence pour l'intensité (le second thème du 1er mouvement I love you ). C'est électrique.

Rostropovitch-Serkin me tente depuis longtemps. Je ne connaissais pas Fournier-Firkusny mais ça a l'air alléchant.
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Cololi
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Lun 5 Sep 2011 - 11:24

Cello a écrit:
Opus100 a écrit:
J'ai toujours eu du mal à pleinement apprécier les quatuors (avec ou sans piano) de Brahms, sans doute par empathie avec les difficultés qu'il a rencontrées pour les composer.

Par contre ses Sextuors ont su de suite me plaire. J'y trouve Brahms moins contraint, et bien plus éloquent dans son expressivité. Cool

Tout à fait d'accord avec ça. Les quatuors sont bien les seules oeuvres de chambre de Brahms auxquelles je n'accroche pas. Les sextuors par contre sont fantastiques.

Beh moi pour le moment c'est le seul Brahms (celui des quatuors à cordes) auquel j'accroche. Mais j'ai pas éocuté les sextuors (et peu écouté Brahms d'une façon générale).
Je ne peux que vous pousser à insister Smile

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benvenuto
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Lun 5 Sep 2011 - 11:28

Cello a écrit:
Opus100 a écrit:
J'ai toujours eu du mal à pleinement apprécier les quatuors (avec ou sans piano) de Brahms, sans doute par empathie avec les difficultés qu'il a rencontrées pour les composer.

Par contre ses Sextuors ont su de suite me plaire. J'y trouve Brahms moins contraint, et bien plus éloquent dans son expressivité. Cool

Tout à fait d'accord avec ça. Les quatuors sont bien les seules oeuvres de chambre de Brahms auxquelles je n'accroche pas. Les sextuors par contre sont fantastiques.

.

C'est parce que contrairement aux sextuors qui fonctionnent plus de façon symphonique, avec un côté orchestral qui privilégie l'immédiateté de l'expression et l'ampleur des phrases, les quatuors à corde sont, eux, plus axés sur le développement complexe de motifs plus concentrés, dans la lignée de Beethoven, et selon la loi du genre....ils demandent sans doute plus d'écoutes et d'attention, mais ils en valent vraiment la peine, pour ma part je les aime autant que les sextuors!!! I love you sunny
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Lun 5 Sep 2011 - 12:32

benvenuto a écrit:
C'est parce que contrairement aux sextuors qui fonctionnent plus de façon symphonique, avec un côté orchestral qui privilégie l'immédiateté de l'expression et l'ampleur des phrases, les quatuors à corde sont, eux, plus axés sur le développement complexe de motifs plus concentrés, dans la lignée de Beethoven, et selon la loi du genre....ils demandent sans doute plus d'écoutes et d'attention, mais ils en valent vraiment la peine, pour ma part je les aime autant que les sextuors!!! I love you sunny

C'est assez juste.

Concernant les quatuors, c'est en effet la loi du genre mais ce qui me chipote, c'est qu'en général, il s'agit justement d'un genre auquel je suis très réceptif et précisément pour les raisons que tu mentionnes. C'est pourquoi je m'interroge, surtout que j'aime tout le reste de Brahms confused .
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benvenuto
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Lun 5 Sep 2011 - 13:10

Même l'opus 51 n°1 en do mineur? On retrouve pourtant assez l'ambiance du 3ème quatuor avec piano ou même du quintette, c'est très typé Brahms "sombre et tourmenté" je trouve...sinon dans un tout autre style, l'opus 67 est à mon sens un chef-d'oeuvre de fraîcheur et de finesse, dans un style un peu plus objectif, post-beethovénien...
Que du bonheur pour moi en tout cas!
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Lun 5 Sep 2011 - 14:55

benvenuto a écrit:
Cello a écrit:
Opus100 a écrit:
J'ai toujours eu du mal à pleinement apprécier les quatuors (avec ou sans piano) de Brahms, sans doute par empathie avec les difficultés qu'il a rencontrées pour les composer.

Par contre ses Sextuors ont su de suite me plaire. J'y trouve Brahms moins contraint, et bien plus éloquent dans son expressivité. Cool

Tout à fait d'accord avec ça. Les quatuors sont bien les seules oeuvres de chambre de Brahms auxquelles je n'accroche pas. Les sextuors par contre sont fantastiques.

.

C'est parce que contrairement aux sextuors qui fonctionnent plus de façon symphonique, avec un côté orchestral qui privilégie l'immédiateté de l'expression et l'ampleur des phrases, les quatuors à corde sont, eux, plus axés sur le développement complexe de motifs plus concentrés, dans la lignée de Beethoven, et selon la loi du genre....ils demandent sans doute plus d'écoutes et d'attention, mais ils en valent vraiment la peine, pour ma part je les aime autant que les sextuors!!! I love you sunny
Je suis bien plus habitué à l'écoute de quatuors à cordes que de sextuors, dans mon cas je ne généraliserais donc pas sur le genre de la composition, ou l'éventuel surplus d'attention qu'il faudrait lui accorder.

Cette préférence ne concerne donc que Brahms, je trouve ses quatuors (à cordes ou avec piano, j'insiste) trop laborieux dans leur écriture (et pas seulement dans leur écoute).
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Cololi
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Lun 5 Sep 2011 - 14:58

Oui mais nous on insiste que c'est très beau Mr. Green

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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Lun 5 Sep 2011 - 15:41

Je trouve que les quatuors (surtout à cordes) de Brahms sont finalement assez éloignés de l'esthétique de Beethoven dans ses œuvres pour cette même formation. Là où Beethoven répartit avec vivacité les lignes musicales entre les différents instruments, ne cesse de les faire dialoguer et d'altérer en permanence l'écriture de chaque partie en fonction des trois autres parties (le quatuor n°16, opus 135, notamment dans le I et le III, en serait l'apothéose), de faire progresser les idées les unes vers les autres (« l'union parfaite de plusieurs voix empêche, somme toute, le progrès de l'une vers l'autre », disait-il), Brahms, dans ses quatuors à cordes, est plus dense, avec une ponctuation moindre mais aussi avec un entrelacement supérieur des lignes instrumentales, des textures sans doute plus opulentes qui « habillent » une pensée mélodique plus continue et plus riche dès le départ, plus « une » et moins volatile. L'idée de progrès empêche aussi, chez Beethoven, cette perfection d'emblée, comme ingénérée, de la thématique qu'on rencontre dans les quatuors de Brahms.
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Lun 5 Sep 2011 - 16:44

Scherzian a écrit:
Brahms, dans ses quatuors à cordes, est plus dense, avec une ponctuation moindre mais aussi avec un entrelacement supérieur des lignes instrumentales, des textures sans doute plus opulentes qui « habillent » une pensée mélodique plus continue et plus riche dès le départ, plus « une » et moins volatile.
C'est aussi vrai pour toutes ses oeuvres instrumentales/orchestrales, non ?
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Lun 5 Sep 2011 - 16:49

Il me semble, oui.
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Lun 5 Sep 2011 - 21:11

Scherzian a écrit:
Je trouve que les quatuors (surtout à cordes) de Brahms sont finalement assez éloignés de l'esthétique de Beethoven dans ses œuvres pour cette même formation. Là où Beethoven répartit avec vivacité les lignes musicales entre les différents instruments, ne cesse de les faire dialoguer et d'altérer en permanence l'écriture de chaque partie en fonction des trois autres parties (le quatuor n°16, opus 135, notamment dans le I et le III, en serait l'apothéose), de faire progresser les idées les unes vers les autres (« l'union parfaite de plusieurs voix empêche, somme toute, le progrès de l'une vers l'autre », disait-il), Brahms, dans ses quatuors à cordes, est plus dense, avec une ponctuation moindre mais aussi avec un entrelacement supérieur des lignes instrumentales, des textures sans doute plus opulentes qui « habillent » une pensée mélodique plus continue et plus riche dès le départ, plus « une » et moins volatile. L'idée de progrès empêche aussi, chez Beethoven, cette perfection d'emblée, comme ingénérée, de la thématique qu'on rencontre dans les quatuors de Brahms.

C'est tout à fait exact (et très finement observé!) pour l'opus 51, ça l'est un peu moins pour l'opus 67 où le discours est quand même plus épuré et plus concentré...mais je rends hommage à ta comparaison très pertinente de ces deux styles de composition!!! mains
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Dim 6 Nov 2011 - 16:34

J'interviens brièvement pour témoigner de ce que le simple fait de travailler la partie de piano de la sonate op.78 me fout des frissons partout - le summum étant généralement atteint lors des deux apparitions de l'espèce de choral, en Si Majeur dans l'exposition puis Mi Majeur dans la réexposition...

C'est d'autant plus magique que ce n'est absolument pas explicable (pourquoi avoir mis ça à cet endroit- ? Shocked compress ) - contrairement, par exemple, à ce qui se passe avec la sonate de Franck que je déchiffre en parallèle, où tout est parfaitement "à sa place", bien solide, et qui ne me procure strictement aucune émotion (alors que son écriture et son langage harmonique aurait logiquement tout pour me plaire). Je vais être un peu dur avec ce pauvre César, mais je pense que c'est ce qui différencie le génie du simple savoir-faire.


Dernière édition par Golisande le Mar 8 Nov 2011 - 14:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Mar 8 Nov 2011 - 0:25

Je confirme : cette sonate est décidément un grand chef-d'œuvre, ainsi que la 3e op. 108 (dans un tout autre esprit, beaucoup plus sombre et "nordique"). Je mets ça presque - presque - au même niveau que le quintette op. 115, qui demeure malgré tout insurpassable, et très au-dessus des sonates pour violoncelle qui ne m'emballent pas trop.
Mais j'avoue connaître très mal les quatuors à cordes...

J'en profite pour chanter la louange de ces merveilleuses codas apaisées, qui reviennent en chuchotant sur les thèmes antérieurs de l'œuvre - soit en majeur comme un crépuscule radieux où on entend (et sent littéralement) souffler la brise nocturne (c'est à propos de l'op. 78 que j'y pense, mais il y a naturellement la 3e symphonie), soit dans une nuance de résignation automnale, voire nettement funèbre, mais tout aussi pacifiée (op. 115, justement)...
Rien que cette catégorie à part de fins, et plus généralement cette qualité spécifique de nostalgie, cette "douceur rude", ce sentiment intériorisé de la nature dont Brahms a l'exclusivité, suffiraient à en faire un des plus grands.
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Mer 9 Nov 2011 - 21:25

Il te reste à succomber à la sonate opus 100, une merveille de finesse et de densité, avec une structure des plus troublantes dans le final...
Mais le chef-d'oeuvre ultime c'est la troisième, ça c'est vraiment la plus grande classe qui soit!!!
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Mer 9 Nov 2011 - 22:29

Oui, je ne me souviens plus très bien de la 2e, je vais la remettre sur le tapis...
Mais même si l'op 108 est génialissime, c'est tout de même la 1ère ma préférée : il y a là-dedans une tendresse et une nostalgie qui pourraient presque sembler kitsch à côté de la 3e, mais justement ça ne l'est pas, ça reste toujours grave et digne comme du Brahms... Et puis cette fin, merde... Pour moi c'est irrésistible, à chaque fois je n'en crois pas mes oreilles... Like a Star @ heaven
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Mer 9 Nov 2011 - 22:49

De toute façon c'est plus une affaire de sensibilité que de réelle différence de qualité... ce sont vraiment des pièces sublimes, parmi les plus belles de Brahms (et donc de la musique de chambre en général!)
Sinon tu aimes les sonates avec clarinette?
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Mer 9 Nov 2011 - 23:26

Je crois que oui : j'en ai un souvenir très ému, mais assez lointain... Il y a (trop) longtemps que je me contente de quelques œuvres plus ou moins cultes pour moi, car en général je n'écoute pas beaucoup de musique de chambre Embarassed ... C'est un tort, et je vais y remédier.
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Horatio
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Dim 1 Jan 2012 - 22:46

En complément à mon post sur l'op. 38, un petit commentaire sur une version que j'avais honteusement oubliée.



Les deux géants russes ont souvent joué en duo (au disque, il nous reste notamment leurs sonates de Beethoven), que ce soit Russie ou en Angleterre, comme pour ces enregistrements (le 20 juin 1964 pour le présent enregistrement). Nous avons donc la chance d'avoir la seule sonate de Grieg enregistrée par Rostropovitch (un véritable sommet d'ailleurs), couplée avec cette première sonate de Brahms.
Le jeu de Rostropovitch se distingue ici par sa chaleur, son intensité qui point dès les premières mesures. L'approche est forcément plus fougueuse que celle qu'il adoptera avec Serkin bien des années plus tard : c'est un Brahms passionné, expansif (la transition entre le premier et le deuxième thème !) ; les phrasés sont très dynamiques, allant de graves profonds à d'éclatantes percées vers l'aigu. Dans le premier mouvement déjà (les premières mesures notamment), on sent que Rostropovitch voudrait pousser le tempo, être plus fougueux encore - mais Richter veille au grain, et maintient le tempo idéal, servant idéalement son partenaire grâce aux contre-chants intelligemment mis en lumière.
Il est aisément constatable que nos interprètes sont sous leurs plus beaux jours lors des évènements musicaux : Rostropovitch calme le jeu et passe presque indifféremment sur certaines parties du développement du premier mouvement (notamment les sauts de quinte), laissant Richter au premier plan - alors que la partie du piano n'est pas toujours très intéressante à ces endroits.
Après la fougue impressionnante de ce premier mouvement, Rostropovitch prend un ton plus intimiste pour le menuet qui suit. Le trio est remarquable par l'osmose qui l'unit au pianiste, le piano et le violoncelle étant parfaitement synchronisés, autant dans les nuances que pour les phrasés et les respirations. Le refrain du menuet est pris de manière un peu bourrue.
Enfin, l'Allegro final trouve en Rostropovitch un interprète de valeur ; le Russe s'en donne à cœur joie, entre accents héroïques et contrastes extrêmes. La pâte sonore est très travaillée, encore plus que dans le premier mouvement. Cette fugue, plus complexe que ce qui précédait, est portée à bouts de bras jusqu'à un paroxysme rageur et déchaîné.
Un dernier mot sur les composantes techniques : c'est un live, relativement bien enregistré. Le public est très discret, et malgré un léger grésillement, on entend très bien les instruments ; peut-être pourra-t-on regretter que le piano soit légèrement en retrait, mais ce n'est pas gênant outre mesure.

Bref, un magnifique live qui montre encore une fois l'art de Rostropovitch et la qualité d'accompagnateur de Richter.
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Percy Bysshe
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Sam 5 Mai 2012 - 17:55

Quelqu'un pourrait me renseigner un peu sur ce que l'on trouve en discographie pour le Quatuor pour piano No.3 Op.60? Pour le moment il y a seulement ça que j'aime bien, sans savoir de qui il s'agit: /watch?v=SEtL15xC658
J'ai un avis (très) mitigé pour les Beaux Arts avec Trampler.
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Mariefran
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Sam 5 Mai 2012 - 18:02

Tu as les Barylli avec Demus sur musique ouverte Wink
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Percy Bysshe
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Sam 5 Mai 2012 - 18:06

Je n'avais même pensé à aller regarder là-bas... merci! Wink
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adriaticoboy
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Sam 5 Mai 2012 - 18:26

Excellent les Barylli avec Demus, en effet !

Sinon, si tu veux quelque chose d'un peu plus rugueux que les Beaux Arts, tente les Borodine avec Lyubov Edlina (la femme du 1er violon, Rostislav Dubinsky), chez Melodiya:



Smile
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Percy Bysshe
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Sam 5 Mai 2012 - 18:41

Merci du conseil, les Borodine là-dedans ça me tente bien. Smile
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Utnapištim
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Sam 5 Mai 2012 - 19:01

Dans l'opus 60 j'ai deux versions que j'aime bien :

Guarneri et Rubinstein 1967

Les Hollywood et Victor Aller 1958 Donc je peux le mettre sur musique ouverte !
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Percy Bysshe
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Sam 5 Mai 2012 - 19:09

J'attends ça.

J'écoute les Barylli et Demus, magnifique, aussi précis qu'expressif!
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Utnapištim
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Sam 5 Mai 2012 - 22:53

Percy Bysshe a écrit:
J'attends ça.


Voilà ! coucou
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Percy Bysshe
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Sam 5 Mai 2012 - 23:13

Merci! mains Je te dirai ce que j'en aurai pensé. Wink
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Philippe VLB
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Ven 24 Aoû 2012 - 11:54

Scherzian a écrit:
Je trouve que les quatuors (surtout à cordes) de Brahms sont finalement assez éloignés de l'esthétique de Beethoven dans ses œuvres pour cette même formation. Là où Beethoven répartit avec vivacité les lignes musicales entre les différents instruments, ne cesse de les faire dialoguer et d'altérer en permanence l'écriture de chaque partie en fonction des trois autres parties (le quatuor n°16, opus 135, notamment dans le I et le III, en serait l'apothéose), de faire progresser les idées les unes vers les autres (« l'union parfaite de plusieurs voix empêche, somme toute, le progrès de l'une vers l'autre », disait-il), Brahms, dans ses quatuors à cordes, est plus dense, avec une ponctuation moindre mais aussi avec un entrelacement supérieur des lignes instrumentales, des textures sans doute plus opulentes qui « habillent » une pensée mélodique plus continue et plus riche dès le départ, plus « une » et moins volatile. L'idée de progrès empêche aussi, chez Beethoven, cette perfection d'emblée, comme ingénérée, de la thématique qu'on rencontre dans les quatuors de Brahms.

mains

Et, tu as, dans ta "neutralité" et "objectivité", parfaitement expliqué tout ce que j'aime dans Brahms (la pensée mélodique continue - j'ajoute très belle - , l'entrelacement des lignes instrumentales, la densité, la perfection d'emblée) et tout ce que je n'aime pas chez Beethoven (l'incessant dialogue et la "dispersion" des lignes instrumentales, la dialectique qui me procurent un sentiment d'ennui). Je te remercie. Wink




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MIMI21
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Ven 24 Mai 2013 - 6:44

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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Ven 24 Mai 2013 - 9:52

Assez inégal : les quatuors par les Emerson sont excellents, par contre les sonates pour violons et les trios par Dumay / Pires, c'est très loin de ce qui se fait de mieux. A ce prix ça reste intéressant.
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Ven 24 Mai 2013 - 9:55

Et ça a l'avantage de ne doublonner qu'assez peu avec l'ancien coffret, bien moins complet, avec les Brahms des Amadeus. Il n'y a que les sextuors qui sont en double.
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Ven 24 Mai 2013 - 18:58

La musique de chambre de Brahms ? Une merveille. On lui a souvent reproché son austérité, mais c'est ignorer que c'est peut-être de l'extrême pudeur, qu'elle dissimule des trésors de sensibilité à fleur de peau.
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Sam 25 Mai 2013 - 9:36

Est-ce la meilleure version de musique de chambre de Brahms ?
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Sam 25 Mai 2013 - 21:07

Pour ma part, je vénère le quintette pour clarinet des Melos ! Very Happy
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Mar 6 Aoû 2013 - 14:13

Un peu place aux jeunes !
Écoutez donc la nouvelle version du second quatuor et du quintette avec clarinette par le Quatuor de Jérusalem. C'est un disque qui a apparu il y a quelques mois.
Ils sont très bons, ces musiciens israéliens. Le quatuor est aussi dynamique que le quintette est rêveur. Nous sommes dans l'antithèse d'une œuvre soliste : la clarinette est voilée, presque discrète, et se fond dans la sonorité des cordes. Un quintette hyper intimiste, en quelque sorte...

Dans le même registre "jeune", j'aime bien aussi le premier quatuor et le quintette avec piano par le Quatuor Ébène. Le premier mouvement du quatuor est plutôt speed, mais cette nervosité lui convient bien, en fait. Nous sommes là aussi un peu opposés à la sonorité traditionnellement "grasse" de Brahms, mais c'est pas mal du tout. Le quintette non plus, du reste. Bien sûr, la pianiste japonaise n'est pas Pollini, mais encore une fois, il faut renouveler l'interprétation. C'est la vie !

Et puis encore une fois, place aux jeunes. C'est tellement difficile pour eux d'enregistrer et de se faire une place au soleil maintenant. Il faut les encourager.
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MessageSujet: Fischer Trios Brahms Live   Mar 3 Sep 2013 - 16:51

Bonjour,

Je souhaiterais savoir combien il existe d'enregistrements live des trios piano-violon-violoncelle de Brahms par le trio Fischer-Schneiderhan-Mainardi.
J'ai un souvenir ému d'une diffusion sur France Musique il y a de cela bien 25 ans de ces trios que j'aimerais trouver.
Dans ma mémoire ils avaient été enregistrés au festival de Prades, sans doute dans les mêmes années...
J'en ai trouvé deux enregistrements sur vinyle : l'un à la Radio bavaroise en 53 et l'autre à Salzburg en 54, mais pas trace de Prades : est-ce ma mémoire qui me trahit ou bien y a-t-il bien d'autres enregistrements livre de ces trios.
De plus, il me semble que les 3 trios avaient été enregistrés, or il n'en figure que deux sur les enregistrements précités...

Je me souviens de bruits de grincements de chaise qui ajoutaient à la chaleur du jeu et de l'enregistrement magnifique (assez près), très intime : un moment d'une grande intensité...

Peut-on m'éclairer ?
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Mariefran
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Mar 3 Sep 2013 - 18:12

Bonjour, les trois trios n'ont été édités que par Hunt en 1989, c'est la soirée du 4/08/1954. Pour Prades, tu dois confondre avec Istomin, Menuhin, Casals (soirée du 13/07/1955). Very Happy 
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Mer 4 Sep 2013 - 12:51

Mariefran a écrit:
Bonjour, les trois trios n'ont été édités que par Hunt en 1989, c'est la soirée du 4/08/1954. Pour Prades, tu dois confondre avec Istomin, Menuhin, Casals (soirée du 13/07/1955). Very Happy 
Merci.
La seule certitude est qu'il s'agit bien de ce trio là Fischer etc., et non de Prades.
Donc il doit s'agir du Hunt en question.
mais je ne trouve pas la référence. En revanche est-ce que la date est 4 août ou 8 avril ? La seule occurrence que je trouve est 8 avril à Zurich...
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Mer 4 Sep 2013 - 13:02

bregegrahf a écrit:
Pour ma part, je vénère le quintette pour clarinet des Melos !  Very Happy
pour ce qui est des extraordinaires sonates op. 120 pour clarinette, ma référence est Guy Deplus (avec O. Gartenlaub), fermeté, verdeur et élégance, mon idéal de la clarinette... A moins que je ne sois abusé par le fait que je les ai découvertes, jeune, par cette version, mais je n'ai jamais retrouvé cela ailleurs... Trop d'esthètes du beau son, lisse et feutré, raboté jusqu'à l'insipide, voire compassé. Ici c'est l'élan brahmsien à l'état pur.
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Mariefran
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Mer 4 Sep 2013 - 16:43

silkkuuikku a écrit:
En revanche est-ce que la date est 4 août ou 8 avril ? La seule occurrence que je trouve est 8 avril à Zurich...
C'est le concert de Salzburg, 4 août 1954. Hunt 568.

http://fischer.hosting.paran.com/music/Fischer/Discography_Fischer.htm#brahms-chamber
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Mer 4 Sep 2013 - 18:06

Mariefran a écrit:
silkkuuikku a écrit:
En revanche est-ce que la date est 4 août ou 8 avril ? La seule occurrence que je trouve est 8 avril à Zurich...
C'est le concert de Salzburg, 4 août 1954. Hunt 568.

http://fischer.hosting.paran.com/music/Fischer/Discography_Fischer.htm#brahms-chamber
Merci beaucoup : c'est la discographie que je cherchais sans l'avoir dénichée !
Et vérification faite sur Musique Ouverte, c'est bien les enregistrements que j'avais en mémoire. Epoustouflant.
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Mer 4 Sep 2013 - 23:15

L'intégrale des trios par le trio Mainardi / Schneiderhan / Fischer est également disponible sur youtube :
/watch?v=gY7-NYYSeL4
/watch?v=lMwb4mDsxEw
/watch?v=r1mq9pFj8QE
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MessageSujet: Re: La musique de chambre de BRAHMS   Mer 4 Sep 2013 - 23:25

alexandre. a écrit:
L'intégrale des trios par le trio Mainardi / Schneiderhan / Fischer est également disponible sur youtube :
/watch?v=gY7-NYYSeL4
/watch?v=lMwb4mDsxEw
/watch?v=r1mq9pFj8QE
thumleft Dans le No.1, qui n'a pas été tant fréquenté par les grands, je ne vois pas mieux qu'eux.
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