Autour de la musique classique

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 Knudåge Riisager

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Rav-phaël
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MessageSujet: Knudåge Riisager   Jeu 30 Juin 2016 - 12:31

J'ouvre un sujet consacré à ce compositeur danois parce qu'il me semble qu'il mérite beaucoup plus d'attention qu'il n'en a pour le moment ; c'est un véritable coup de foudre !!! Je viens tout juste de le découvrir, quoi que je suis dessus depuis plusieurs heures maintenant, et même si je me méfie toujours de l'euphorie de la découverte ( on s'emballe, on s'emballe ... ), j'ai très envi d'affirmer que Knudåge Riisager est sans l'ombre d'un doute une perle précieuse !

Alors, certes, il faut aimer un certain style néo-classique dans lequel il a tendance à s'inscrire ( tout le monde n'aime pas, moi j'adore ! ), et pour cause, il va être fortement influencé par sa rencontre avec Albert Roussel et Paul Le Flem ( s'il n'y a pas déjà de quoi saliver ), lesquels vont lui enseigner leur science de la musique, mais aussi Maurice Ravel qu'il fréquentera principalement, sans oublier l'importance fondamentale d'Igor Stravinsky et du Groupe des Six.

Gerald Cockshott : « Les traits caractéristiques de la musique de Riisager sont le lyrisme, l’humour, la santé mentale et l’intensité, le tout formulé dans un langage clair, franc et économe. » Toujours extrait de l'article sur resmusica :
On relève souvent une écriture basée sur des secondes dissonantes, la bitonalité, et une certaine note d’humour. Il travaillait aussi la polytonalité, la polyrythmie, des syncopes typiques inusités au pays. Une bonne humeur et une vivifiante fraîcheur tant orchestrale que climatique parcourent nombre de ses partitions. Il parvint à mêler, non sans talent, une réelle rigueur formelle, des aspects naïfs et une brillante virtuosité instrumentale. Indéniablement, il ouvrit une voix musicale nouvelle et sans lourdeur, située entre l’esthétique émotive nordique et le modernisme cérébral germanique. Autrement dit, Riisager développa une idéologie esthétique intense, à la fois distante des excès du choix d’un idéal d’objectivité (influence française) et d’une critique du subjectivisme idéaliste (influence germanique).

Voilà donc un danois fascinant, je trouve, qui se distingue entre autres, et quelle merveille, par son superbe talent d'orchestrateur, et rien que pour ce point là, je vous conseille vivement d'écouter sa musique !

Pour plus d'informations, je vous renvoie à cet article, très bien foutu : http://www.resmusica.com/2014/11/08/knudage-riisager-le-danois-au-style-francais/

Je n'ai pas vraiment pris le temps de regarder sa discographie, l'auteur de cet article s'en est déjà chargé pour moi. Knudåge Riisager est l'auteur d'un bon catalogue, bien fourni.





Cet album de Thomas Dausgaard en propose quatre oeuvres
Slaraffenland [ Le Paradis des fous ] ; les deux suites pour orchestre du ballet, composé en 1936.
Tolv med Posten ; six danses d'après Hans Christian Andersen, composé en 1939.
Concertino pour trompette et cordes ; composé en 1933
Darduse ; danses pour le conte de Johannes Vilhelm Jensen, composé en 1936.

Elles sont toutes les quatre excellentes ! Ça me fait penser à Florent Schmitt, y compris dans la qualité et la constance dans la qualité ; d'ailleurs : L’idiome musical de Knudåge Riisager se mit durablement en place dès le début de sa carrière ; ainsi l’ensemble de son catalogue ne subit-il pas de profonds bouleversements jusque dans ses dernières compositions.




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Rav-phaël
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MessageSujet: Re: Knudåge Riisager   Jeu 30 Juin 2016 - 13:38



Une autre très belle oeuvre qui, je pense, va en intéresser plus d'un ici : T-DOXC

[ Je reprends encore une fois l'article déjà cité ] poème mécanique, pour orchestre de 1926. Durée : 8’. Œuvre relevant des concepts mécaniques très en vogue à l’époque. Manifestement la conception générale de ce poème est inspirée du fameux Pacific 231 d’Arthur Honegger (1923), partition emblématique de la musique mécanique. T-DOXC ressort bien d’une expérimentation dans l’esprit du temps et va bien au-delà des acquis de base pour affronter cette orientation internationale. Le sous- titre inscrit dans la copie au propre : Jabiru, mechanical poetry, est en fait une sorte de portrait musical d’un nouvel avion japonais. Antérieurement encore l’intitulé proposé fut L’avion. Enfin, l’appellation définitive correspond à un nouveau type d’avion commercial de neuf places récemment utilisable au Danemark (1926).

A cette époque beaucoup aimaient traduire en musique les bruits d’usine, de paquebots de ligne, de voitures, de trains et en conséquence dépasser les sonorités habituelles strictement confiées, ou presque, aux seuls instruments de l’orchestre. D’où l’apparition de sirènes, de coups de revolver, de machines à écrire, de roues de la fortune… Les bruits de tous les jours avaient droit de cité dans la salle de concert.

Riisager refusa toute description précise (comme Honegger ?) et d’ailleurs n’utilisa ici que les instruments de l’orchestre traditionnel. Il se montra à un niveau de radicalité rarement retrouvé dans son catalogue et il ne fait pas de doute que certains éléments futuristes l’intéressaient bien davantage que la grande majorité de ses collègues scandinaves. Il l’indiqua d’ailleurs dans un article intitulé « Nouvelle beauté. Notes musicales marginales » (1927) où l’on peut lire : « L’industrialisation nous a enseigné la poésie bleue-grise de la machine et la beauté de la tension élastique de l’acier. La machine est un organisme vivant, une œuvre ferme, l’être à la respiration calme. Ces expériences de la vie quotidienne pénètrent dans l’esprit créatif comme motifs, comme libre imagination rendue poétique… »

Précisons que Pacific 231 créé à Paris le 8 mai 1924 fut présenté pour la première fois au Danemark lors d’un concert de Dansk Filharmonisk Selskab le 30 mars 1926. Les auditeurs purent découvrir T-DOXC le 3 septembre 1927.



C'est à mon goût une oeuvre absolument magnifique !

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Rav-phaël
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MessageSujet: Re: Knudåge Riisager   Sam 2 Juil 2016 - 12:38

Je continuerais avec seulement mes deux autres plus gros coup de coeur pour le moment, que je crois être deux merveilles !

Qarrtsiluni



Qarrtsiluni est un mot esquimau exprimant un mystérieux moment de profond et intense silence fait d’appréhension juste avant que ne se produise un événement impressionnant.

L'oeuvre se présente comme le Boléro de Maurice Ravel ; un gigantesque crescendo orchestral allant vers une explosion rythmique et orchestrale plus impressionnante encore :

Spoiler:
 

L’introduction rude et brève est basée sur des secondes retentissantes, le tam-tam brise le silence avec quelques sonorités tranquilles. Très vite un petit motif rythmique sera entendu tout au long de la partition. On percevra plus loin de courtes figures dans l’aigu des bois éclairant le climat par endroits. La section s’achève avec, encore une fois, l’utilisation de secondes percutantes dans l’aigu. Un thème basé sur des intervalles de quintes apparaît à la flûte bientôt rallié par d’autres instruments, c’est un thème groenlandais. Un autre motif fait son entrée avec la clarinette à laquelle répondent sans tarder des altos sur une figure oscillante de tierces. La complexité des motifs s’intensifie avec la participation de toute une série de percussions qui s’appuient sur le rythme du tam-tam de l’introduction. Cet ensemble conduit à un énergique sommet rythmique soutenu par l’ensemble de l’orchestre. Après une pause sonore, vient une coda sur le thème à la flûte susmentionnée et un rythme original.

C'est une oeuvre étrange, qui ne plaira pas forcement à tout le monde, mais je crois qu'elle possède une certaine magie qui vaut la peine d'être vécue.


Pour Apollon. Dieu de lumière



L'une des dernières compositions de Knudåge Riisager — 1972 — une claque monumentale pour moi ! C'est une musique qui raconte une historie comme je n'en ai jamais entendu nul part ailleurs, et quelle orchestration, dès les premières secondes, avec ces cordes impressionnantes !

Elle est « Un hymne pour Phoibus Apollon, Dieu de la lumière, messager du soleil dont l’esprit est la clarté. Il brise l’obscurité comme le rayon d’une flamme de brasier. »

C'est une oeuvre étrange aussi, atypique, mais fascinante, que je conseillerais à tout mélomane qui me le demandera ! Elle offre des passages fortement dissonants et une instrumentation puissante au long de ses courtes sections qui l'articulent, portant chacune une sonorité et un rythme différents. très étrange du coup formellement, mais un impact final qui nous fait ressortir de l'oeuvre pas tout à fait le même !

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Rav-phaël
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MessageSujet: Re: Knudåge Riisager   Mar 9 Aoû 2016 - 21:13

DavidLeMarrec a écrit:

Écouté Knudåge Riisager aujourd'hui, les suites tirées du Le Paradis des fous en particulier. Quelle explosion de couleurs !  Ça ne m'étonne pas que ça te plaise.

Pour situer, c'est quelque part entre le burlesque de Petrouchka, la Suite dans le goût ancien de d'Indy et des harmonies plus surprenantes (la fontaine de liqueurs !) qui semble s'échapper des Heures Persanes ou du Quintette avec piano de Koechlin !

Très belle découverte, merci beaucoup Rav-phaël. Very Happy


Ah ! Je n'espérais pas une aussi bonne réaction  

C'est exactement ça — Petrouchka, comment n'y ai–je pas pensé ?! Merci David  kiss  Entre Stravinsky et Koechlin ; comment faire plus alléchant comme description (à mon goût bien sûr) ?

Je ne sais pas si tu compte écouter ensuite D-TOXC, ou la quatrième Symphonie, je serais très curieux d'avoir ton avis. Enfin, je suis vraiment content d'avoir ta parole, favorable, en plus de la mienne, pour convaincre un peu plus nos chers amis du forum de l'intérêt d'aller découvrir Knudåge Riisager !



Dernière édition par Rav-phaël le Mar 9 Aoû 2016 - 21:16, édité 1 fois
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lucien
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MessageSujet: Re: Knudåge Riisager   Mar 9 Aoû 2016 - 21:15

Rav-phaël a écrit:
pour convaincre un peu plus nos chers amis du forum de l'intérêt d'aller découvrir Knudåge Riisager !

moi j’avais été écouter un peu.
et pas aimé.
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Rav-phaël
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MessageSujet: Re: Knudåge Riisager   Mar 9 Aoû 2016 - 21:18

C'est clair, je ne pense vraiment pas que Riisager soit fait pour toi  kiss (mais c'est sympa d'avoir essayé !). J'imagine même que ça doit t'être pire qu'un Ravel, je me trompe ? ^^

C'était quelle oeuvre ?

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Knudåge Riisager   Mar 9 Aoû 2016 - 21:18

Ah, c'est très très néo, je doute effectivement que ce genre de naïveté te plaise. Mais c'est tellement varié et enthousiaste, je n'aime pas le néoclassicisme d'ordinaire, mais là, plutôt jubilatoire, ça ne s'y limite pas.

Pour l'instant, je n'ai écouté que le disque Helsingborg-Dausgaard chez Dacapo, je vais tenter les symphonies après.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Knudåge Riisager   Mar 9 Aoû 2016 - 21:23

Je viens de finir Darduse, toujours néoclassique, mais avec des bouts de Faune dedans (Aladin de Nielsen aussi), et ces chœurs d'enfants étonnants, ça ravigote. cheers
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Rav-phaël
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MessageSujet: Re: Knudåge Riisager   Mar 9 Aoû 2016 - 21:27

C'est une musique jubilatoire, exactement, toute en lumière, en sourire, en couleurs. Je cherche encore, en vain, une page qui laisserait transparaitre l'ombre du sentiment opposé .. Parfois quelques élans de violence rythmique — voir le final de Qarrtsiluni que j'ai évoqué plus haut. Quelques paysages nocturnes bien sûr, par–ci, par–là, mais lesquels conservent cette exaltante, étonnante lumière qui fait le charme premier de la musique de Riisager.

Ce n'est peut–être pas pour rien si l'une de ses toutes dernières compositions est cet hymne Pour Apollon, Dieu de lumière ..


Darduse !!! J'avais très à coeur que tu écoutes aussi cette oeuvre justement pour ces choeurs, d'un charme fou. Efficace. Aah, tu me fais vraiment plaisir là David !

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Knudåge Riisager   Mar 9 Aoû 2016 - 23:30

Rav-phaël a écrit:
Aah, tu me fais vraiment plaisir là David !

Non, c'est le contraire : j'avais mis ça de côté devant ton panégyrique, et c'est une très belle découverte, atypique et roborative. Merci. Very Happy
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Rav-phaël
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MessageSujet: Re: Knudåge Riisager   Lun 10 Juil 2017 - 10:13


Je continue d'aller entendre, de temps en temps, la musique de Riisager ; mon impression ne change pas ;

Quelle musique étrange que celle de Riisager…

Je suis fasciné !

— Toute en verticalité, jusque même dans ses beaux mouvements lyriques hédonistes. C'est peut–être ce qui me déroute le plus dans ces manières. On a parfois l'impression que ça n'avance pas. Qu'il n'y a pas grand chose à écouter. Les enchainement d'harmonies sont liés à des enchainement de couleurs, d'atmosphères, et tout ça, au final, va d'une manière totalement inédite pour moi. Alors, les histoires qui s'y laisse entendre le sont aussi !

— Il y a une lumière permanente, une joie presque.

— Il y a toutes ces rencontres, ces rappels, ces influences qui jalonnent l'écoute. On ne sait plus quoi regarder. Elles sont parfois contradictoire, comme par exemple cet emprunt fondamental à la mécanique moderne, métamorphosée sous des traits hédonistes aux couleurs chatoyantes à debussystes. Il ne s'agit pas d'un collage disparate. Riisager les a assimilé pour n'en faire qu'une seule entité, tout à fait nouvelle et personnelle : sa manière ;

Ça me fait l'effet d'un prisme, cette musique pleine de lumière est un objet à travers lequel, lorsqu'on regarde, miroitent toutes sortes de rappels, de références, d'idées qu'on peut rapprocher à de nombreux compositeurs.

C'est une musique kaléidoscopique. On a parfois l'impression que ça n'avance pas. Qu'il n'y a pas grand chose à écouter. En fait non. C'est vraiment comme la lumière. Si on ne regarde QUE la lumière, effectivement, il n'y a QUE la lumière. Mais si on regarde à l'intérieur de la lumière...

C’est vraiment très étonnant comme manière de composer !

En y réfléchissant, je crois, surtout, que ce n'est pas de la musique qu'on entend, mais de la peinture. De là mon impression d'étrangeté. Je crois que c'est une musique qui cherche à s'émanciper du paramètre temps : elle ne se développe pas dans le temps ! C'est la première chose qu'on perçoit. Elle se construit dans l'espace, en propose comme des faces, sous la forme d'une succession de "figures", à la manière cubiste (exactement le cas de Pour Apollon, Dieu de lumière), expose différents points de vue d'une même idée ; développe cette idée dans l'espace et ne semble absolument pas faire cas de la dimension musicale du temps/temporelle de la musique.

Peut–être LA grande force de l'oeuvre de Riisager, qui justifierait qu'il sorte un peu de l'ombre dans lequel il croupi. Cette musique est moins de la musique que de l'art plastique, prolonge les arts plastiques par la musique ! Il y a véritablement de quoi l'étudier, du moins s'y intéresser !



Rav-phaël a écrit:


Knudåge Riisager


Ouverture Primavera
Symphonie 5 ; Sinfonia Serena
SYmphonie 2
Summer Rhapsody
T–DOXC






La Symphonie 5 est assez ennuyeuse, ne me semble pas valoir grand chose.
La Symphonie 2 est plus cohérente et aboutie.

J'insiste toujours sur T–DOXC ! toujours parmi ce que j'ai entendu de mieux chez ce compositeur. À écouter !

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Rav-phaël
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MessageSujet: Re: Knudåge Riisager   Lun 10 Juil 2017 - 13:17

greg skywalker a écrit:

Rav-phaël a écrit:


Knudåge Riisager


Pour Apollon. Dieu de lumière




À la fois une étude sur la lumière en musique, très proche de la Suite scythe, et hymne grandiose à la gloire de ce Dieu magnifique ; captivant !



Je viens d'écouter Riisager Pour Apollon. Dieu de lumière ,  j'aime beaucoup ( j'adore ... ) , une musique solaire ! colorée,avec des muscles.
la suite scythe c'est plus "brutal" , non ?
Par contre , je fais un rapprochement avec un autre danois , Vagn Holmboe dans ses solaires  "Preludes for Sinfonietta" (par exemple To the Unsettled weather,to a dolphin ) , un concentré de lumière , de couleurs, des rythmes variés , dans une optique plus chambriste de Riisager .
Et As tu écouté la Symphonie n°3 de Per  Norgard ? Une musique des sphères , assez solaire ...


greg skywalker a écrit:

Je viens d'écouter Riisager Pour Apollon. Dieu de lumière ,  j'aime beaucoup ( j'adore ... ) , une musique solaire ! colorée,avec des muscles.
la suite scythe c'est plus "brutal" , non ?


mains

Oui, oui, c'est clair  Wink . J'ai fait le rapprochement parce que je trouve qu'il y a une parenté esthétique entre les deux, mais certes pas avec les mêmes manières ; aussi parce que la Suite Scythe, comme Pour Apollon. Dieu de lumière, les deux sont une magnifique et impressionnante étude sur la lumière, le soleil (le feu même), notamment à travers l'orchestration.


greg skywalker a écrit:

Une musique des sphères



Je n'osais pas faire le lien, mais il me semble très clair aussi, avec l'oeuvre de Rued Langgard, tu as raison ! On y retrouve le même genre de "panorama", de "sujet" musical. La musique de Riisager m'évoque souvent la même sensation.


Merci !
Je connais à peine ces musiques (je suis presque sûr d'avoir déjà entendu cette oeuvre de Nørgard). J'écouterais  Smile .

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