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 The Flower Kings (et associés )

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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: The Flower Kings (et associés )   Mar 9 Mai 2017 - 13:02

Groupe suédois à la musique positive et lumineuse formé en 1994 par le guitariste et chanteur Roine Stolt (qui a débuté à l'âge de 17 ans dans le groupe Kaipa, pas un débutant donc).

Le groupe se singularise par une productivité de stakhanoviste sous EPO.  hehe

Roine Stolt: The Flower King (94)


Un premier effort caractérisé par de magnifiques parties de guitare (le morceau-titre, Dissonata), une pincée de folk scandinave(Pilgrims Inn), la voix chaude et grave de Stolt (qui rappelle un peu John Wetton) et un clin d'œil à Zappa (The Magic Circus of Zeb).

Un coup d'essai remarquable. Smile


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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Mer 10 Mai 2017 - 13:49

Back in the World of Adventures (95)



Plus "heavy" et organique que le précédent (là on a affaire à une vraie dynamique de groupe).L'arrivée de Tomas Bodin aux claviers confère à la formation sa signature sonore si reconnaissable à base de textures colorées reminiscentes de la musique de cirque. Les clins d'oeil à la glorieuse épopée du prog 70's demeurent (Le Genesis de The Battle of Epping Forest pour Theme for a Hero, Starless de King Crimson pour Big Puzzle).On note également la maîtrise accrue de Roine Stolt dans la mise en scène sonore de morceaux épiques au long cours (le somptueux morceau-titre et Big Puzzle).

Excellent! Cool


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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Jeu 11 Mai 2017 - 14:09

Retropolis (96)



Au programme :instrumentaux flamboyants (l'époustouflant morceau-titre, The melting pot, Flora majora), interludes charmants ou étranges (Romancing the city, Retropolis by night), mélopées nostalgiques dans la lignée d'un Wetton ou d'un Gilmour (Rhythm of the sea, The road back home) , mélanges refrains FM/ plans jazz-rock (Silent Sorrow, Judas Kiss), sans oublier l'épique allant et altier de rigueur ( le très Yes There is more to this world).

Un album de très bonne tenue, idéal pour patienter avant le copieux plat de résistance de 1997... bounce


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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Lun 15 Mai 2017 - 16:19

Stardust We Are (97)



Un double album studio d'une ampleur (plus de 2 heures de musique!) et d'une ambition rare.

Stolt (qui semble doué d'une intarissable inspiration mélodico-thématique) y aligne morceau de bravoure sur morceau de bravoure avec une aisance et un métier qui laisse pantois.

Le double album, magnifiquement produit et arrangé, est très habilement construit. Le premier disque semble condenser la quintessence du style des Flower Kings: thèmes accrocheurs, arrangements colorés, lyrisme épique, mélodies satinées et constructions à tiroirs. A cet égard, l'étincelant instrumental Circus Brimstone (co-écrit par Stolt et Bodin) apparait comme un rêve éveillé entre King Crimson, Zappa et Return to Forever. Le second CD (71 minutes!) gravite autour de la grandiose suite-titre de 25 minutes, dont sont semés quelques balises thématiques (Pipes of Peace, Don of the Universe, If 28). Les quelques titres moins ambitieux et plus pop (Different People, Kingdom of Lies, Ghost of the Red Cloud) font office de respirations bien venues à l'heur de plonger dans le cœur de la suite-titre qui ambitionne sans vergogne et sans complexes de reprendre les choses là ou le Yes ivre de démesure de Tales from Topographic Oceans les avait laissés. 25 minutes d'extase sonore pure et dure.  colors

Le plus grand album de progressif des années 90 (d'autres pourront plaider en faveur d'Anglagard et de son intransigeance progressive encore plus marquée que celle des Flower Kings , je leur rétorquerai que je revendique préférer nettement le symphonisme radieux, optimiste et coloré de la bande à Stolt au spleen automnal "gris trottoir" d'Anglagard), à se procurer toutes affaires cessantes.  viking
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Jeu 18 Mai 2017 - 15:35

Roine Stolt : Hydrophonia (98)



Visiblement pas entamé par l’écriture, l’enregistrement et la production des deux heures de musique du gargantuesque Stardust We Are, Roine Stolt nous revient quelques mois après avec un album solo où, non content d’assurer les parties de guitares, il prend également en charge les claviers et la basse !

Le disque, entièrement basé sur une thématique marine, consacre une fois de plus la capacité exceptionnelle de Roine Stolt à déployer, climats, thèmes, ambiances et mélodies prenantes avec une redoutable efficacité. Comparé aux réalisations des Flower Kings, le disque se singularise par une approche par endroits plus contemplative et épurée (Little cottage to the sea, Oceanna baby dolphin, le morceau-titre) sans toutefois négliger l’esthétique progressive colorée et euphorique si typique du groupe (le champêtre Shipbulding, l’épique Wreck of HMS Nemesis, le très zappaien Bizarre Seahorse Sex Attack).

Un album magnifique* sunny





*Stolt a tenu à dédier son album à Frank Zappa, Miles Davis, Jimi Hendrix, John Lennon, Jon Anderson, Charles Mingus, George Gershwin, Allan Holdsworth et Prince.

Une liste que j'approuve sans réserve. Cool


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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Jeu 18 Mai 2017 - 16:52

Flower Power (99)



Pour l'année 1999 la bande à Roine Stolt nous livre en toute simplicité un double album studio de 140 minutes dont le premier CD comprend un morceau intitulé the Garden of Dreams d'une durée de...60 minutes!

Ils sont pas humains. Laughing

Certes, ce productivisme effréné impressionne et intimide (il est même sans équivalent dans l’histoire récente de la musique), toutefois, il n’est pas sûr que la qualité en sorte forcément gagnante au final…

La suite Garden of Dreams, même si elle recèle en son sein parmi ce que les Flower Kings ont écrit de plus inspiré et flamboyant (je pense bien entendu aux fameuses 15 minutes finales) est plus un conglomérat de morceaux (les récurrences thématiques ne suffisent pas à nous leurrer) qu’une véritable pièce unifiée et homogène comme peut l’être un Stardust We Are ou un Big Puzzle, ce qui amène son appréhension à être tributaire des sections en question (enthousiasme sur Buisness Vamp,Attack of the Monster Briefcase ou Sunny Lane, froncement de sourcil voire ennui sur Don’t let the devil in et The dungeon deep).Egalement au passif de la suite, une production compressée (avec un mix batterie problématique) qui fait regretter le relief sonore spectaculaire du disque précédent…

Le premier CD se clôt de fort belle manière sur un instrumental intitulé Astral Dog au lyrisme guitaristique très zappaien.

La limite du stakhanovisme Stoltien trouve hélas son expression la plus achevée sur le second CD (qui dure tout de même 72 minutes…). Comment en toute lucidité ne pas qualifier de chutes de studio les très fades Stupid Girl, Corruption, Painter qui parsèment (polluent) ce second disque ? Comment ne pas parler de remplissage à l’endroit de Power of Kindness ou de Hudson River Sirens Calls 1998 ?
L’orientalisant et contrasté Deaf, Numb and Blind relève le niveau, tout comme le psychédélico-Yessien Psychedelic Postcard (dont le ton très « cartonnesque » pourra indisposer), il manque à Calling Home un rien de flamboyance instrumentale pour s’imposer vraiment comme un classique "Stoltien". Histoire de clore la boucle, l’instrumental Afterlife nous ramène avec bonheur aux meilleurs moments de Garden of Dreams.

Flower Power ne parvient donc pas à réitérer la réussite exceptionnelle de Stardust We Are . Il n’en recèle pas moins d’excellents moments.


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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Ven 19 Mai 2017 - 15:52

Space Revolver (2000)



Le groupe, toujours aussi imperturbablement surproductif, revient avec ce Space Revolver (76 minutes) de 2000.

Un disque marqué par l'arrivé d'un nouveau bassiste dénommé Jonas Reingold.Ce technicien hors pair excelle à la basse fretless dans un style jazzy très influencé par Jaco Pastorius.

L’album commence sur les chapeaux de roues avec I am the sun part 1:un enthousiasmant petit festival prog d’un quart d’heure qui avantage considérablement les claviers fusants de Tomas Bodin.
Le bref Dream on dreamer consacre la basse réverbérée de Reingold qui apporte beaucoup de profondeur et de relief au son « Flower Kings » (à noter que la production de Space Revolver est bien meilleure que celle de Flower Power) .

Les claviers proéminents et la basse fretless mentionnés plus hauts trouvent leur apogée dans l’instrumental Rumble fish twist de Bodin. Introduit par une section dynamique et euphorique, le titre s'achève par une séquence symphonico-planante du meilleur aloi.
Bref, on a avec ces 3 morceaux 25 minutes du meilleur Flower Kings.  Smile

La suite de l’album sera beaucoup plus ambivalente entre psychédélisme torturé (Monster Within), naiveté réjouissante (Chicken farmer song) et titres moins inspirés (Underdog, Slave to money,A kings prayer). Le disque se conclut avec un I am the Sun part 2 moins jubilatoire que son devancier.


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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Lun 22 Mai 2017 - 14:17

The Rainmaker (2001)



La livraison annuelle (76 minutes).

Entame guitares en avant et claviers en retrait (donc à l’inverse du précédent) avec Last minute on earth , un titre dynamique (notamment dans sa section instrumentale )et efficace. Après une sympathique ballade (world without of heart), on passe au plat de résistance de l’album avec les 13 minutes du radieux Road to Sanctuary  enluminé de zébrures zappaiennes.  Les 12 minutes de City of Angels ne renouvellent pas tout à fait la réussite de Road to a Sanctuary, la faute à un refrain trop californien ("looking for love in the city of angels"  hehe ). Le reste du disque se perd entre instrumentaux insipides (the Rainmaker, Blessing of a smile) et chansonnettes sans envergure (Elaine,Thru the walls,Sword of god) .Toutefois, l’album se clôt avec un envoûtant Serious dreamers (au parfum Steely Dan assez savoureux).

Un album en demi-teinte qui comporte son lot de bons morceaux, mais qui demeure au final assez peu mémorable.





P.S. : le disque bonus recèle une petite perle nommée One Whole Half.Ecrit par le bassiste Jonas Reingold (il s'y illustre de façon impressionnante  affraid ), c’est l’occasion de voir les Flower Kings évoluer avec brio sur le terrain très virtuose du jazz-fusion.


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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Mer 24 Mai 2017 - 15:02

Unfold the Future (2002)



Double album studio. 140 minutes.  Cool
Ils font finir par rentrer dans le livre Guiness des Records s’ils continuent comme ça… Laughing

Unfold the future marque l’arrivée d’un nouveau batteur (Zoltan Csorz) au jeu plus souple, technique et jazzy que celui du précédent (Jaime Salazar) .Avec des telles qualités, Csorz s’impose comme un complément idéal au jeu de basse volubile et virtuose de Jonas Reingold. Cette section rythmique 5 étoiles est emblématique de l’élargissement de la démarche des Flower Kings qui n’hésite plus désormais à aborder des contrées clairement improvisées et jazz-fusion.

Le 1er CD commence fort avec The Truth Will Set You Free, une cathédrale progressive de 30 minutes qui laisse l’auditeur sans voix. Stolt y réussit l’exploit d’égaler voire de surpasser son sublime Stardust We Are de 25 minutes. Sans cesse alimenté par des percussions enivrantes, un souffle yessien (et à peine altéré par un refrain un brin ridicule « with this heart bigger than americaaaaaaaaaaaa »    Boulet   ), des motifs malicieux alla Zappa et des mélodies somptueuses, le titre recense en lui-même tout ce que le progressif peut offrir de plus enthousiasmant. Génial ! colors
Après une entame aussi enivrante , on pourrait penser avec crainte que Stolt a épuisé son capital d’inspiration et que le reste du disque (110 minutes !!!) ne sera qu’une longue et morne succession de titres tous plus fades les uns que les autres...
Et bien pas du tout! du funky Monkey Business , au lyrique Black and White en passant par l’improvisé Christrianopel, le jazz-rock épique de Silent Inferno ou les délicats et raffinés The Navigator et Vox Humana (qui recycle avec brio un beau thème de The Truth Will Set You Free) le 1er CD aligne réussite sur réussite avec un naturel confondant.

Le 2ème CD est qualitativement plus contrasté avec une entame très moyenne (Genie in a Bottle) , deux titres médiocres (Fast Lane et Rolling the Dice auxquels la magnifique voix de Daniel Gildenlow de Pain of Salvation ne pourra rien), des improvisations jazzy stimulantes (Soul Vortex, le très Miles Davis The Devil Danceschool, Too Late from Tomatoes), une démarque imaginative d’un motif The Truth Will Set You Free façon Sting (Grand Old World), deux belles épures (Man Overboard, Solitary Shell).Bâtie à partir de The Gathering (un morceau atmosphérique issu de l’album solo du claviériste Tomas Bodin),  Devil's Playground la suite de 25 minutes qui clôt l’album (si on met de côté le morceau bonus Too Late from Tomatoes), impose un Flower Kings plus sombre et inquiétant, marqué par un refrain splendide (l’antithèse de The Truth Will Set You Free de ce point de vue) des séquences étonnantes (marche cuivrée a la Uncle Meat de Zappa, solo de sax échevelé) et un somptueux final (superbe solo de guitare de Stolt).

Unfold the future s’avère être une prise de risque payante. Ayant élargi avec bonheur son champ d’investigation, le groupe signe sans doute son meilleur album avec Stardust We Are. Bien que formellement desservi par une production trop compressée et un ou deux titres qui sentent clairement le remplissage, Unfold the Future aligne tant de qualités qu’il ne peut que susciter l’enthousiasme le plus résolu envers ce groupe hors du commun.


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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Mar 30 Mai 2017 - 13:46

Adam and Eve (2004)



Les influences jazz-fusion du précédent opus ont été mises au placard pour un retour aux fondamentaux à l'image du yessien en diable Love Supreme (rien à voir avec le chef-d'œuvre de Coltrane) qui ouvre brillamment l'album. L'intégration de Daniel Gildenlow (Pain of Salvation) au chant autorise à la formation quelques incursions dans un registre théâtral et extraverti aussi inhabituel que réussi (A Vampire View et le morceau-titre portés par la basse implacable de Jonas Reingold). Difficile toutefois de s'enthousiasmer outre-mesure pour un Flower Kings que l'on sent ici un peu marquer le pas côté inspiration (cf. les poussifs Starlight Man et Timelines ou la très inégale suite Driver's Seat).

Un disque de transition marqué par un très net recul des claviers de Tomas Bodin (qui ne brille vraiment que sur la lumineuse vignette alla Genesis intitulée Babylon).


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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Jeu 1 Juin 2017 - 17:01

Paradox Hotel (2006)



Et un nouveau double album studio (136 minutes)!
Quatrième double album studio du groupe. C'est sans précédent à ma connaissance.  alien

Côté fûts, le "jazz-rockant" Zoltan Csorz a laissé sa place au plus métronomique Marcus Lillequist pour un double album qui se caractérise par une approche sonore plus avenante et accessible d’un point de vue mélodique avec un vrai travail de fond sur les arrangements.

Premiers bénéficaires de cette mise en forme plus accorte, les titres plus ramassés se suffisent désormais à eux-mêmes d’un point de vue qualitatif. Au point même que certains entendent s’imposer au même titre que les constructions les plus ambitieuses de Roine Stolt (What if god is alone, Self consuming fire, Lucy had a dream). Cela dit, force est de constater que, côté prog stricto sensu, l’irréprochable expertise de Roine Stolt fait encore une fois autorité(le dyptique Monsters and Men/Blue Planet, Pionners of Aviation et The Unorthodox Dancinglesson).

C’est donc la dichotomie inhérente à la démarche esthétique des Flower Kings (titres longs prog et passionnants/titres courts commerciaux et insipides) qui est battue en brèche par ce somptueux Paradox Hotel. A telle enseigne qu’il se présente comme leur double album le plus homogène qualitativement parlant. Admirable. cool-blue


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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Ven 2 Juin 2017 - 17:38

The Sum Of No Evil (2007)




A peine un an après l’excellent Paradox Hotel, Roine Stolt remet le couvert avec The Sum Of No Evil (un album simple cette fois-ci,  mais 74 minutes quand même) qui voit le retour du virtuose Zoltan Csorz à la batterie.

Ce qui frappe d’emblée avec ce nouveau disque, c’est la qualité exceptionnelle de la prise de son et de la production qui confère à la musique une netteté, une clarté et un relief qu’on n’avait pas entendu depuis le confondant Stardust We Are de 1997 (les claviers multicolores de Tomas Bodin sont particulièrement à la fête). Le goût de Roine Stolt pour les couleurs sonores bigarrées et luxuriantes s’exprime ici à plein. Pour tout dire, on a plus d’une fois l’impression d’être dans la bande-son d’un dessin animé surréaliste (Alice au pays des merveilles ?).  dwarf

Le retour de Csorz aux fûts à reboosté le groupe qui livre ici une de ses plus brillantes prestations  (parfois proche du jazz-rock optimiste et virtuose à la Return to Forever).
Les compositions (toutes estampillées Stolt à part l’instrumental farfelu Flight 999 Brimstone Air signé par Bodin) synthétisent ce que les Flower Kings savent faire de mieux, à savoir tracer une ligne médiane entre le symphonisme béat de Yes et les zigzags instrumentaux de Zappa.

Bien sûr, les Flower Kings ne réinventent pas la roue et les esprits chagrins pourront à loisir continuer à pointer du doigt le caractère éminemment référentiel de la musique du groupe (Yes, Genesis ,Zappa, King Crimson, Return to Forever).
Il n’empêche, le groupe possède une patte sonore très personnelle, reconnaissable entre mille qui se déploie avec brio sur ce Sum Of No Evil débordant d'ondes positives.

Après cette splendide cuvée 2007 et peut être mentalement et physiquement entamé par un rythme de parution effréné, Stolt va mettre les Flower Kings en sommeil pour une période de 5 ans...


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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Mar 6 Juin 2017 - 13:47

Banks of Eden (2012)



Ca y est, Roine Stolt a perdu son Mojo. Evil or Very Mad

Une suite de 25 minutes qui ne décolle jamais (Numbers), des claviers aux abonnés absents (Bodin tu dors ? ) et un joli titre alla Cosmic Circus (For the love of gold) perdu au milieu d'une suite de morceaux inconsistants. Mais où diable sont passées les envolées instrumentales flamboyantes si caractéristiques du groupe ?

5 ans d'attente pour ça...dur. Neutral
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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Mer 7 Juin 2017 - 14:38

Desolation Rose (2013)



Le titre d'ouverture (Tower One) fait montre d'un bel enthousiasme tout au long de ses 13 minutes. Ca part bien!  Smile

Hélas, le reste de l'album est plombé par une atmosphère sérieuse, sombre et pesante avec des sections instrumentales réduites à la portion congrue. Les titres (malgré leurs qualités réelles) s'enchaînent sans qu'aucun ne sorte véritablement du lot. Le côté "fun", foisonnant, épique et coloré du groupe à disparu. L'accent est clairement mis sur les textes au détriment des structures progressives et des prouesses techniques (de ce point de vue, le tandem Reingold/Cszorz manque beaucoup).

Clairement, le compte n'y est pas.  Neutral



Suite à cet album, Roine Stolt a décidé (une nouvelle fois) de mettre le groupe en sommeil pour une durée indéterminée...

En espérant que dans l'intervalle le groupe retrouve la puissance d'inspiration des années bénies 1994-2007.  Smile


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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Jeu 8 Juin 2017 - 16:48

On passe à Kaipa! Cool

Groupe formé en 1974 par Hans Lundin (claviers) avec un tout jeune Roine Stolt (17 ans) à la guitare.
Stolt quitte le groupe en 1979 et le groupe s'arrête en 1982.
(Je reviendrai peut être sur les 3 albums enregistrés avec Stolt en 75,76 et 78).

Lundin, toujours affublé de l'inoxydable Roine Stolt (sans doute pas assez occupé avec les Flower Kings, The Tangent, Karmakanic et Transatlantic Laughing ), reforme le groupe en 2000.
On y (re)trouve Jonas Reingold des Flower Kings à la basse, Morgan Agren du duo Mats et Morgan à la batterie et Patrik Lundstrom du groupe Ritual au chant.

Notes From The Past (2002)



Un disque chargé jusqu'au dernier octet (79 minutes) et entièrement composé par Lundin.

On ne va pas le cacher, la musique proposée ici à des accointances réelles avec celle des Flower Kings ( difficile de sonner plus Flower Kings que l’instrumental Night-Bike-Ride !  cool-blue ), elle en partage le lyrisme aérien, l’optimisme forcené, la technicité d’écriture et le brio instrumental. Au registre des différences, on dira que Kaipa est plus marqué par le folklore suédois (absente du Flower Kings post Flower Power) et la musique classique , que le chant habité et magnifique de Lundstrom à des teintes proches d’un Stevie Wonder et qu’on y trouve moins de séquences délirantes/zappaiennes/clownesques.
Autre signature sonore notable de Kaipa, les sons de claviers saturés de Lundin si caractéristiques (qui peuvent faire penser à ceux de Derek Sherinian avec un peu de moins d’agressivité) qui font montre de leur efficacité lors de passionnantes joutes avec son compère Stolt.
Bref, ce quintette de virtuoses alterne instrumentaux gouleyants (Night Bike Ride, Folke final decision, Second journey inside the green glass, Morganism) et épopées progressives au long cours (Leaving the Horizon, The Name belongs to you) avec un métier et un savoir-faire irréprochable.

Un retour foudroyant !  cheers


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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Ven 9 Juin 2017 - 17:32

Keyholder (2003)





Un an après le copieux Notes From the Past , voilà encore un CD rempli jusqu’à la gueule (79 minutes) !!!

Et le résultat est ébouriffant.  compress

Kaipa est passé à la vitesse supérieure : le groupe a gagné encore en cohésion, le son d’ensemble est plus dense, les compositions sont encore plus foisonnantes et arachnéennes (la patte de Roine Stolt n’y est sans doute pas étrangère, vu qu’il cosigne 2 épics), les arrangements plus travaillés…une vraie symphonie de couleurs digne de plus belles réalisations des Flower Kings !!!  Cool

Le groupe met d’emblée les choses aux point avec un splendide Lifetime of a Journey illuminé par une inoubliable fulgurance épique ( à 3:11 et elle revient à 6:22). viking
Témoignage éloquent du très haut niveau d’interaction qui règne désormais au sein de la formation, la séquence instrumentale très fournie de A Complex word of art lorgne carrément vers le jazz-rock.
Du très Stevie Wonder Sonic Pearls (superbement chanté par Patrik Lundstrum), aux tiroirs multiples de End of the Rope et Distant Voices, le groupe aligne merveille sur merveille.

Au chapitre des petits bémols, on notera la fin un peu convenue et forcée d’Otherwordly brights (final guitaristico-floydien de Stolt qu’on a entendu 250 fois).
Autre petit problème qui risque de devenir grand : le chant d’Aleena Gibson, sorte de Céline Dion égarée dans le monde des moogs et du 13/16, cela dit elle n’intervient que de façon parcimonieuse dans ce disque totalement assujetti à la flamboyance instrumentale.

Bref, rien de nature à compromettre la splendeur de ce Keyholder qui déborde de gaieté et de joie de vivre.  sunny


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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Lun 12 Juin 2017 - 13:12

Mindrevolutions (2005)




Si Hans Lundin nous délivre ses 79 minutes de musique avec une régularité métronomique qui ne laisse pas d’étonner (à l’instar de son hyperactif complice Roine Stolt), force est de constater que l’inspiration marque le pas sur ce Mindrevolutions. Le disque, sans démeriter, donne une impression de décousu et d’inachèvement :nombre d’idées intéressantes semblent insuffisamment développées et les sections instrumentales les plus brillantes (je pense notamment aux splendides séquences jazz-rock de la suite titre de 25 minutes) tombent comme un cheveu sur la soupe au milieu de parties vocales pas folichonnes (avec le rôle accru de la chanteuse Aleena comme facteur aggravant ). Au chapitre de bonnes surprises, on note un A pair of Sunbeams étonnant, brillante démarque du style de Stevie Wonder ainsi que la suite-titre citée plus haut qui, malgré son incohérence manifeste, recèle nombre de beaux moments de flamboyance instrumentale.

Loin des sommets de Keyholder, Mindrevolutions se présente clairement comme un album de transition (d’ailleurs Stolt en profitera pour quitter le navire suite à un désaccord avec Lundin sur la direction à suivre).


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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Mar 13 Juin 2017 - 14:35

Angling Feelings (2007)



Le guitariste Per Nilsson (issu du groupe de métal Scar Symmetry) remplace donc Roine Stolt pour ce Angling Feelings qui démarre tambour battant par le morceau-titre qui enchaine avec maestria unissons claviers/guitares , accords de voix et superbe ritournelle de folk suédois. Superbe entrée en matière !  Cool
L’enthousiasmant Glorious silent within précède le sommet de disque : The fleeting existence of time qui dégorge de l’euphorie a gros débit pendant 12 minutes.  sunny

A l’instar du référentiel Keyholder mis en orbite par 3 premiers morceaux fabuleux (la triplette Lifetime of a journey/A complex work of art/The weed of all mankind), Angling Feelings présente donc en guise de carte de visite un tryptique imparable.

La suite de l’album est plus sobre et ramassée (on se sépare ici de Keyholder qui accumulait sans vergogne de la densité prog pendant 79 minutes), sans omettre la patte sonore colorée et radieuse si caractéristique du groupe (cf.le groove irrésistible de Path of Humbleness ou les entrelacs crimsoniens de Where's the Captain?).

Côté interprétation, les interventions de Per Nilsson à la guitare sont plus sporadiques que celles de son prédécesseur mais pas moins efficaces, le chant habité de Lundstrom continue de mêler sensualité à la Stevie Wonder et pointes lyriques à la Freddie Mercury, les claviers multicolores de Lundin continuent à structurer les compositions et Jonas Reingold assure toujours aussi méchamment à la basse. Problème récurrent, le chant d’Aleena crispe toujours autant pendant que le jeu souple et polyrythmique de Morgan Agren (qui signe ici une de ses plus belles performances) avive l’enthousiasme.

Moins expansif qu’a l’accoutumée ( 64 minutes) ce brillant Angling Feelings gomme le semi-échec de Mindrevolutions et renoue avec la flamboyance de Keyholder avec toutefois moins de densité et de complexité, ce qui en fait un candidat idéal pour une prise de contact avec cette extraordinaire formation.


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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Mar 13 Juin 2017 - 15:09

arnaud bellemontagne a écrit:

Autre petit problème qui risque de devenir grand : le chant d’Aleena Gibson, sorte de Céline Dion égarée dans le monde des moogs et du 13/16, cela dit elle n’intervient que de façon parcimonieuse dans ce disque totalement assujetti à la flamboyance instrumentale.

C'est un peu dur pour cette pauvre Aleena, mais oui, son chant outré très typé pop internationale jure un petit peu (je précise que je ne connais pas cet album en particulier, uniquement le dernier opus Sattyg). Bon, sa présence ne me dérange pas plus que ça.

J'ai toujours lu/entendu du bien des disques du Kaipa première mouture, tu en diras un mot ?

Sinon, je découvre ce Stardust We Are si souvent vanté (j'en suis vers la fin du premier volume) c'est effectivement remarquable de souffle et de verdeur viking
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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Mar 13 Juin 2017 - 16:18

Si la comparaison avec Céline Dion t'apparait comme trop peu charitable, je peux tout à fait mettre Cindy Lauper à la place Mr.Red

Effectivement, je parlerai des 3 premiers albums du Kaipa 70's.  Wink

Concernant Stardust We Are, j'imagine déjà la tête que tu feras lorsque tu découvriras la suite-titre qui clôt l'album.  affraid
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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Mer 14 Juin 2017 - 15:13

In The Wake of Evolution (2010)



La cuvée 2010.  Smile

Le son est plus musclé, la guitare plus proéminente d’un point de vue rythmique et la batterie plus carrée par endroits…parler de prog-metal serait trop dire mais on est parfois pas loin de l’univers d’un Ayreon. Pour le reste, Kaipa continue à distiller son progressif ensoleillé teinté de folk scandinave et de jazz-rock comme l’indique le morceau-titre qui lance les hostilités.

On connait la maestria avec laquelle Lundin sait « ouvrir » un album, mais là on peut dire qu’il s’est surpassé. Rester insensible au sémillant motif introductif de In The Wake Evolution participe de la mission impossible pour tout fan de prog qui se respecte. Un morceau tout simplement irrésistible !!!  colors
Autres réussites notables, la somptueuse suite de 17 minutes Electric Power Water Notes (a peine amoindri par un final un brin répétitif) et le très « Stevie Wonder goes Prog » Smoke From a Secret Source là encore marqué par un thème aussi merveilleux que celui du morceau-titre (à l’instar de Roine Stolt, Hans Lundin est un béni des dieux de la belle mélodie).

Les titres plus concis suscitent des sentiments plus contrastés, du très "Ayreon folk" In the Heart of Her Own Magic Field ( rehaussé d’une belle envolée conclusive) aux plus prévisibles The Words are Like Leaves et Arcs of Sound ( belle partie instrumentale tout de même) en passant par la brillante (mais trop brève) revisitation du Folke Final Decision de Notes from the past.

L’album se clôt par un Seven Oceans of Our Mind qui déploie une grandiloquence "queenienne"  un peu laborieuse à mon goût, mais c’est tout personnel (je suis plus sensible à la facette « fusion progressive » du groupe).

Les hauteurs de ce In the Wake of Evolution sont telles qu’elles rachètent amplement ses moments plus prosaïques, ce qui en fait un indispensable de plus…


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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Jeu 15 Juin 2017 - 14:33

Vittjar (2012)



Hans Lundin semble avoir un coup de mou tous les deux albums.  Après les brillants Notes from the Past et Keyholder on a eu droit au mitigé Mindrevolutions et suite aux excellents Angling Feelings et In The Wake Of Evolution , place à ce peu enthousiasmant Vittjar.

Le positionnement stylistique de Kaipa reste le même, à savoir un progressif généreusement arrosé de folk scandinave (manifeste dans le morceau-titre chanté en…suédois !) et de fusion avec, depuis l’album précédent, quelques touches métal,mais ici l’inspiration fait défaut, même si le roboratif Lightblue and Green peut faire illusion...

Si Our Silent Ballroom band avive nos reflexes pavloviens de progmaniac avec ses 22 minutes syndicales, force et de constater qu’il ne s’y passe pas grand-chose d’excitant à l’instar du reste du disque.

Attention, rien d’indigne dans cette production 2012 (vu le professionnalisme et la maitrise insolente de Lundin et de ses acolytes on se doute que ça n’est pas demain la veille qu’il vont nous sortir une daube), simplement, il manque à ce Vittjar cette étincelle magique si typique de Kaipa capable de faire de compos comme Second Journey Inside the Green Glass, A Complex World of Art, The Fleeting Existence of Time ou In the Wake of Evolution de véritables festivals de pyrotechnie progressive.
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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Ven 16 Juin 2017 - 17:57

Sattyg (2014)



L’édition 2014.


Les petites touches Métal des deux précédents albums ont disparu et l’influence du folk scandinave porte désormais son empreinte sur l’intégralité des titres. Ceci dit, il est clair que Kaipa continue  album après album à creuser le même sillon. Ce que confirme avec brio A Map Of Your Secret World qui coche toutes les cases du cahier des charges du titre d’ouverture d’un album de Kaipa : balise thématique accrocheuse, souffle épique et envolées lyriques au long cours.

On notera que Aleena Gibson chante de plus en plus (à mon grand désarroi  Neutral ) et que Per Nilsson, plus disert que jamais, se fend de quelques solos mémorables (World of the Void, le final débordant de lyrisme de A Sky Full Of Painters)

Screwed-Upness est LE titre du disque : après une longue séquence folky, tendue et inquiète,  les choses sérieuses commencent avec un thème épique et conquérant ( à 5:47... on le réentendra à 10:51 ) débouchant sur un petit riff magique (à 6:08) qui rameute une séquence jazz-rock langoureuse et sensuelle a la Steely Dan/Return To Forever…tout simplement jouissif.  colors

Le morceau-titre déplie une savoureuse sarabande scandinave rehaussée d’arrangements fouillées que l’on aurait aimé voir se prolonger au-delà de 3 minutes….
Les 14 minutes de A Sky Full Of Painters présentent un amalgame de styles comme seul Kaipa sait le réaliser: des motifs celtiques, du panache prog, du jazz-rock groovy et des lignes vocales marquées par Stevie Wonder.

Les autres titres de cette superbe cuvée 2014 sont à l’unisson de la très haute tenue qualitative des morceaux précités, même si les lignes de chant et les ritournelles celtisantes commencent à beaucoup se ressembler…


EDIT: le prochain album de Kaipa est attendu pour septembre 2017. cool-blue


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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Ven 16 Juin 2017 - 17:58

[Plus tard: premiers albums de Kaipa]


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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Ven 16 Juin 2017 - 17:59

[plus tard :Kaipa Da Capo]
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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Lun 19 Juin 2017 - 14:39

Karmakanic : Entering The Spectra (2002)




Groupe formé en 2002 par le bassiste Jonas Reingold qui est, parallèlement à ses qualités d’instrumentiste, un producteur et un session-man de renom en Suède (il a son propre studio et son propre label). On y retrouve sans surprise ses compagons d’armes des Flower Kings (l’insomniaque Roine Stolt, Tomas Bodin, Jaime Salazar, Zoltan Czorz ) ainsi qu’une poignée de pointures de la scène prog et métal suédoise  (Johan Glössner, Robert Engstrand, Goran Edman).

Le style est moins symphonique que celui des Flower Kings, l’approche de Karamakanic  est plus directe (le chant appuyé de l’ex Yngwie Malmsteen Band Goran Edman ainsi que les riffs plombés de Glossner y sont pour beaucoup) , plus spectaculairement virtuose et pimentée de quelques touches d’excentricité reposant sur des arrangements fouillés. Par endroits la musique peut faire penser à Ayeron (Cyberdust from Mars, Space Race n°3) voire à du Dream Theater qui aurait croisé le Chick Corea Elektric Band (One Whole Half qui figurait déjà sur le cd bonus du Rainmaker des Flower Kings).

Malgré une disparité stylistique (et qualitative) avérée qui pourra faire froncer le sourcil, ce premier opus (entièrement écrit par Reingold) recèle déjà de bien belles réussites (le morceau-titre, The Spirit Remains The Same, Welcome To Paradise).  Smile
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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Mar 20 Juin 2017 - 15:15

Karmakanic : Wheel of life (2004)



Karmakanic passe à la vitesse supérieure avec ce Wheel of Life de très haute volée.


Le groupe se recentre autour de Zoltan Cszorz à la batterie, Krister Jonzon à la guitare et Goran Edman au chant. L’approche est cette fois-ci plus homogène et cohérente aussi bien stylistiquement (moins d’incursions métal par exemple) que qualitativement (aucun morceau faible n'est à déplorer).


The Wheel Of Life magnifie un progressif virtuose et lumineux, porté par des musiciens hors pair et des arrangements luxuriants. L’exigence technique parfois très poussée (cf. le fantasque et alambiqué Do U tango qui pourrait donner des sueurs froides à Al Di Meola)  ne fait qu’exacerber les superbes envolées lyriques dont Reingold aime à parsemer ses compositions.

Histoire de chipoter, on dira que le guest Richard Anderson à la main un peu lourde aux claviers sur l’épique Master Plan Part 1 qui ouvre (magistralement) l’album.

Pour le reste, Karmakanic nous livre là un album fabuleux et saturé d’ondes positives. sunny

Un grand disque de 2004 un peu oublié… bounce
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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Mer 21 Juin 2017 - 14:43

Karmakanic : Who’s the Boss in the Factory ? (2008)




Le claviériste Lalle Larrson (dont on reparlera dans ces pages) rejoint la formation.

Globalement on peut dire Who’s the Boss in the Factory est plus léché que son prédécesseur. Les circonvolutions virtuoses et jazz-rock ont disparu, le discours s’est quelque peu normalisé et les séquences instrumentales se font plus sobres. Les mélodies mettent en valeur le chant très travaillé de Goran Erman.

On a là un très bon disque, réalisé avec un savoir-faire et d’un professionnalisme irréprochable (la suite de 20 minutes qui introduit l’album en est un éclairant témoignage), mais je me surprends a regretter l’approche plus flamboyante et enlevée de l’enthousiasmant Wheel of Life (2004)….
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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Jeu 22 Juin 2017 - 16:20

Karmakanic : In a Perfect World (2011)



Marcus Lillequist (batteur des Flower Kings sur Paradox Hotel) remplace Zoltan Csorz.

In a Perfect World se situe globalement dans la lignée du précédent avec un titre d'ouverture (1969) flamboyant, épique, yessien et proggy comme on les aime, des entêtantes et dynamiques ritournelles pop (Turn it up, Bite the Grit) et une générosité mélodique qui fait toujours mouche (The World is Caving In et le fabuleux There's Nothing Wrong to the World).

On note un morceau curieux (Can't Take it With you), drôle de mix d'ambiances latino et de vocaux décalés à la Mike Patton. Décapant!

Outre la prestation comme d'habitude magistrale de Jonas Reingold à la basse (définitivement un des plus grands bassistes de la scène prog), il faut souligner les somptueuses interventions de Lalle Larsson aux claviers, quel talent!!!  thumleft

Encore un superbe album de Karamakanic (un groupe décidément très homogène qualitativement parlant), un brin amoindri par un titre de conclusion (When Fears Comes to Town) qui ne décolle jamais...
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MessageSujet: Re: The Flower Kings (et associés )   Ven 23 Juin 2017 - 16:20

Karmakanic : DOT (2016)



Morgan Agren est le nouveau batteur du groupe (il joue également avec Kaipa...comme le monde est petit).

Le disque est dominé par la gargantuesque suite de 30 minutes intitulée God The Universe And Everything Else No One Really Cares About , finalement assez chiche en terme de déferlements instrumentaux, mais très travaillée du point de vue de la variété des climats et des styles.

Les 10 minutes de Higher Ground consacrent la maîtrise de Jonas Reingold en terme d'arrangement.

Deux morceau d'ambition plus modeste (le tubesque Steer by the Stars et l'inconséquent Travelling Minds) complètent un album, qui à l'instar de Who's the Boss in the Factory, privilégie le song-writing (de très bonne facture) aux développements progressifs.
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