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 Othmar Schoeck (1886-1957)

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Benedictus
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MessageSujet: Othmar Schoeck (1886-1957)   Dim 9 Juil 2017 - 13:49


Il n’avait été jusqu’ici question de lui que dans le fil un peu fourre-tout consacré aux «décadents»; toutefois, compte tenu de l’importance de son corpus de compositions comme de son positionnement esthétique plus complexe qu’il n’y paraît, il me semble pertinent de lui dédier un fil. C’est, en outre, un des compositeurs dont l’œuvre me touche peut-être le plus personnellement.

Plutôt que de me lancer d’emblée dans une notice encyclopédique, je poserai ici brièvement quelques jalons que je compléterai le cas échéant par la suite (en particulier pour les jalons biographiques, que je n’ai pas eu le temps de mettre en forme). Je vais d’abord tenter de brosser à grands traits son esthétique et de dresser ensuite un panorama synthétique de son œuvre.

Une ressource en ligne intéressante pour les germanophones: le site de la Othmar-Schoeck-Gesellschaft

Vos contributions sont évidemment les bienvenues, même si vous ne faites pas partie des forumeurs auxquels j’ai fait nommément appel. Pour ma part, je vais tâcher dans les semaines qui viennent de proposer quelque chose sur Das stille Leuchten et Unter Sternen, avec un peu de discographie.


Dernière édition par Benedictus le Dim 9 Juil 2017 - 14:04, édité 2 fois
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Dim 9 Juil 2017 - 13:51

L’esthétique: un postromantisme complexe

● Suisse allémanique (né à Brunnen en 1886), fils d’un peintre paysagiste et lui-même peintre amateur (ses aquarelles illustrent les pochettes des CD Jecklin), Othmar Schoeck est fondamentalement imprégné de romantisme germanique (Naturgefühl, Sehnsucht...) et même du romantisme le plus «traditionnel»: outre des poètes romantiques suisses (en particulier Gottfried Keller), les poètes qu’il met en musique sont les mêmes que ceux de Schubert, Schumann ou Wolf (Goethe, Eichendorff, Mörike, Lenau...); quoique devenu l’ami de Hermann Hesse, il se refusera à mettre en musique des poèmes «modernes» comme ceux de Rilke.

● Ce romantisme passéiste pourrait, esthétiquement, l’apparenter à d’autres compositeurs comme Franz Schmidt voire Hans Pfitzner, mais son langage musical, formé à Leipzig auprès de Max Reger, est en réalité beaucoup complexe, explorant beaucoup plus loin que ceux-ci les limites du système tonal (sans toutefois jamais en sortir), effectuant sur la déclamation une recherche susceptible parfois de l’apparenter à l’expressionnisme le plus «avancé», et restant attaché à des démarches formelles (cellules harmoniques fonctionnant parfois comme pivot ou comme cadre de cycles entiers...) qui l’éloignent d’un postromantisme essentiellement mélodique et effusif. Par ailleurs, cet attachement au romantisme littéraire le plus traditionnel est aussi paradoxal dans la mesure où le traitement même de ces textes semble finalement marquer comme un écart vis-à-vis de leur propos: soit par une forme d’ironie (sensible dans le décalage entre la ligne pianistique et la ligne vocale), soit au contraire par une forme d’intensification expressionniste (très nette dans les cycles avec accompagnement d’orchestre).

● Globalement, Schoeck se rattache donc sans ambiguïté au postromantisme. Pour autant, ce postromantisme s’inscrit dans un spectre esthétique assez large, où me semblent se dessiner trois pôles:

- un postromantisme traditionnel mais généreux (disons quelque part entre la mélancolie schmidtienne et le lyrisme «positif» d’un Weingartner): on le trouve surtout dans son œuvre instrumentale et ses lieder de jeunesse;

- un expressionnisme parfois très poussé, mais davantage dans la tension harmonique et une certaine forme de violence déclamatoire: on le trouve surtout dans l’opéra Penthesilea, et certains cycles, en particulier Lebendig begraben;

- une esthétique plus radicalement personnelle - avec des climats plus raréfiés, une atmosphère énigmatique et proche du silence, une écriture musicale et des préoccupations poétiques plus spéculatives, comme d’un Webern qui serait demeuré dans le système tonal: c’est essentiellement ce que l’on entend dans les derniers grands cycles comme Unter Sternen ou Das stille Leuchten.

Il me semble que le Notturno op. 47, son œuvre la plus connue et la plus enregistrée, est peut-être celle qui parvient à articuler entre eux ces trois pôles.


Dernière édition par Benedictus le Mer 30 Aoû 2017 - 16:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Dim 9 Juil 2017 - 13:55

Panorama de l’œuvre: un corpus riche dominé par le lied

● L’œuvre de Schoeck est dominée par le lied. On pourrait envisager plusieurs découpages pour ce corpus; sur la base de ce que j’en perçois, je serais tenté de proposer celui-ci:

- les recueils des années d’avant-guerre, constitués d’assez brèves pièces autonomes pour piano et voix, mais avec aussi quelques cycles (comme les Hafis-Lieder, op. 33) et quelques lieder nettement plus longs, en particulier Wanderung im Gebirge, op. 45: on est ici clairement dans un postromantisme un peu tendu, quelque part du côté de Wolf ou de Reger - mais avec peut-être une plus grande générosité. C’est la partie de l’œuvre de Schoeck qu’auront le plus servi les Liedersänger «historiques» documentés par le disque (Ernst Haefliger, Elisabeth Grümmer, Dietrich Fischer-Dieskau dans ses deux récitals parus chez DG) - probablement dans la mesure où ces lieder étaient plus aisément programmables en tant que compléments de programmes.

- des cycles avec un accompagnement instrumental plus étoffé qui jalonnent l’œuvre: quatuor à cordes (Notturno, op. 47 de 1931-33), orchestre de chambre (Elegie, op. 36 de 1922) ou orchestre (Lebendig begraben, op. 40 de 1926; Nachhall, op. 70 de 1954-55 - qu’Anaëlle aime beaucoup, je crois: peut-être pourrait-elle nous en toucher un mot). Il s’agit là d’œuvres qui, comme je l’ai dit, se distinguent par leur densité.

- les cycles pour voix et piano des années de guerre et d’après-guerre - en particulier Unter Sternen, op. 55 de 1941-43, Das stille Leuchten, op. 60 de 1946 et Das holde Bescheiden, op. 62 de 1947-49. C’est ici que s’intensifient les recherches formelles, harmoniques et prosodiques, dans l’atmosphère que j’ai essayé de décrire un peu plus haut (appréciation peut-être à nuancer, car sans doute en partie dépendante de interprétations tardives de Fischer-Dieskau, comme j’ai pu le constater en écoutant des versions de Trekel ou d’Hedwig Fassbaender).

● On ne saurait toutefois négliger les autres pans du corpus, où brillent aussi quelques pépites:

- de la musique de chambre, où me semblent se détacher deux admirables quatuors à cordes (dont David a dit à plusieurs reprises tout le bien qu’il pensait);

- des œuvres scéniques - et tout spécialement ce chef d’œuvre qu’est l’hyper-expressionniste Penthesilea de 1923-25 (déjà commenté dans le fil sur les postromantiques et décadents) et Vénus (merci à Greg Skywalker pour sa contribution!);

- des œuvres pour chœur (que je connais trop mal, mais dont Mélo avait dit beaucoup de bien en playlist, je crois: s’il veut nous en parler au lieu de se perdre dans les sables mouvants de l’audiophilie...);

- des œuvres avec orchestre, en particulier les trois concertos pour violon, pour violoncelle et pour cor (qui m’ont longtemps semblé moins frappants - mais sur les conseils de David j’ai réécouté avec beaucoup de plaisir celui pour violon; peut-être devrais-je aussi réévaluer les deux autres) et l’intermezzo pastoral Sommernacht, op. 58 de 1945 (assez réussi, mais d’un impressionnisme effusif qui n’est pas ce que je préfère).


Dernière édition par Benedictus le Lun 10 Juil 2017 - 17:23, édité 1 fois
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greg skywalker
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Lun 10 Juil 2017 - 7:28

Othmar Schoeck Venus Op. 32  (1922)   , opéra,  premier succès scénique d'Othmar , un hommage à la beauté .

Livret d'un ami d'enfance d'Othmar , Armin Rueger , un pharmacien ...  d'ailleurs , Busoni écrivit ironiquement "Schoeck manque quelques ingrédients que l'on trouvera vain à la pharmacie"...
l'origine du livret est une nouvelle de Prosper Mérimée, "La Vénus d'Ille" et un récit d'Eichendorff, "l'image de marbre".
L'intrigue ? Horace est un jeune bourgeois qui doit épouser Simone . Dans la  propriété de l'oncle d'Horace le Baron de Zarandelle, on retrouve une statue du Vénus . l'aura de la statue est tellement forte , le jeune homme perd tout controle ,il abandonne Simone et met l'alliance au doigt de la statue . Celle ci matérialise dans la fete du mariage . Horace  se jette dans les bras de Vénus et meurt.
Fantastique et érostime , et un coté Démoniaque . Tout pour plaire !  Very Happy

Coté Musique , Post-romantique assumé , une pointe de modernité , beaucoup de lyrique .
Schoeck écrit de sa Vénus : "La musique se consume langoureusement,tel un hommage à la beauté".


Acte I :

le début du premier acte est prometteur . Après une ouverture bien sage confié aux cordes ,magnifique duo entre Horace et Simone , très romantique et raffiné ,Schoeck soigne l'accompagnement de cordes  (on pense peu à verklärte nacht de Schonberg).
, des dialogues parlés-chantés  de Baron de Zarandelle le découvreur de la statue sont bien menés (on pense au prologue de Ariadne auf Naxos de Strauss, ou Busoni ) .
Par contre ,la  premier Acte s'achève un brin conventionnel , traitement des choeurs traditionnels , je suis un peu déçu .

Acte II : la fête
c'est mieux ! même raffinement, même parlés-chantés , l'orchestre s'anime , c'est la fête , plus de rythmes, les choeurs s'emballent.
Quand Horace met l'anneau à la statue , un changement s'opère vers une Atmosphère décadente ,fantastique . fin de l'acte par un interlude orageux

Acte III une rencontre fatale
même Atmosphère décadente jusqu'à la fin tragique .

Un regret important , les rôles  féminins , équilibrés au premier acte , inexistants au Troisième ( pas de rôle pour Venus !! et Simone tombe dans les pommes à la fin de II .... Mr.Red  )
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Mer 30 Aoû 2017 - 16:44

Dans le fil Playlist, greg skywalker a écrit:
Schoeck Quatuor n°2   Amar quartett      
très classique , peu de traces de XXeme . j'aime le coté lancinant du premier mouvement . Merci à Benedictus d'avoir lister ce quatuor dans les oeuvres  intéressantes de Schoeck ( cf fil géneral Schoeck). thumright


greg skywalker a écrit:
Schoeck Besuch in Urach   Shirai/Holl    (dans :  Das Holde Bescheiden)
J'adore la version pour orchestre  (Harnisch/Berne/Venzago) I love you  , mais la version piano est extra ,la voix de shirai est  drunken  ( et d'autres lieder dans Das Holde Bescheiden valent le coup).
seul problème , doux euphémisme  : pas  de textes des lieder !! un comble Evil or Very Mad
L'original allemand se trouve chez Emily, mais les lieder n'y sont malheureusement pas tous traduits en français (et aucun dans les éditions «matérielles», que ce soit chez Claves ou chez Jecklin)... Neutral
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Mar 17 Oct 2017 - 8:38



L'intégrale des Lieder, regroupés dans un coffret !

J'aurai donc l'occasion d'en parler bientôt.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Mar 17 Oct 2017 - 15:08

bounce C'est une nouvelle intégrale? Qui sont les interprètes?
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Mar 17 Oct 2017 - 15:29

Benedictus a écrit:
bounce C'est une nouvelle intégrale? Qui sont les interprètes?

C'est l'intégrale que l'on trouvait chez "jecklin" mais en 11 volumes séparés.
Et c'est réédité par "jecklin" avec ce coffret.

Spoiler:
 

Artists: Christine Schäfer, Lynne Dawson, Juliane Banse, Cornelia Kallisch, Hedwig Fassbender, Wolfram Rieger, Till Körber, Julius Drake, Christoph Keller, Aziz Kortel, Jörg Dürmüller, Kurt Streit, Ian Bostridge, Nathan Berg, Niklaus Tüller, Dietrich Henschel, Roman Trekel, Oskar Birchmeier, Gudrun Haag.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Mar 17 Oct 2017 - 16:00

Ah, d'accord!
(C'est malin, j'en ai déjà la moitié en disques séparés...)
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Mar 17 Oct 2017 - 16:04

Benedictus a écrit:
Ah, d'accord!
(C'est malin, j'en ai déjà la moitié en disques séparés...)

J'en avais aucun...donc... Smile
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Mer 25 Oct 2017 - 10:53

De "Mouvements décadents début vingtième sans domicile fil"

Guillaume a écrit:
Xavier a écrit:
sud273 a écrit:
Penthesilée de Shoeck, je crois que j'avais écrit quelques mots dessus, ça m'avait fait un choc à l'époque (il faut passer l'aridité des 5 premières minutes), une expérience assez unique orchestralement (il n'y a pas de violons dans l'orchestre par exemple). Vraiment une très belle oeuvre, j'ai vainement cherché à me procurer d'autres oeuvres de Schoeck.
Si si, il y a bien des violons, très clairement, même s'il ne sont pas toujours très présents c'est vrai.

Rubato a écrit:
Je l'ai reçu ce matin:



C'est l'électrochoc. Cet opéra m'a fortement impressionné.
On ne reprend son souffle qu'à la fin. C'est d'une violence! Pour les interprètes, les rôles doivent être très difficiles à tenir.
De rares moments d'accalmie, pendant lesquels alternent chant et sprechgesang: la belle rencontre entre Achilles et Penthesilea, vers le milieu de l'opéra, et vers la fin également, Penthesilea devant le corps d'Achille.
La formation de l'orchestre favorise les couleurs sombres (très peu de violons) et aussi les couleurs guerrières, avec les percussions, les pianos (2) et les trompettes.
Schoeck disait: "La pièce doit avancer comme une implacable tempête" et c'est exactement cela que l'on ressent. C'est un déchaînement, et on n'en ressort pas indemne.
Ce soir j'ai fait la découverte d'un grand opéra.
Il faudrait une réécoute pour ma part pour dire si c'est un "grand opéra" (surtout que suivre un livret allemand sans traduction et avec uniquement un synopsis anglais pour s'aider, c'est pas évident), mais c'est superbe oui, très prenant, très réussi. (et ça mérite d'être davantage joué, c'est certain)
On a de la chance en plus, ce disque Albrecht est remarquable! (quelques notes un peu basses de Dernesch si on veut pinailler)
Le son est quasiment de la qualité d'un enregistrement studio.
L'alternance chant et parlé (je ne crois pas qu'il y ait de sprechgesang proprement dit) est très bien venue, l'orchestration superbe. (à certains passages au début on pourrait penser à Schreker par certaines irisations ou par la présence du piano mais c'est fait de façon très différente et ça sonne nettement plus brut, plus sombre, plus sec, on est à peu près dans le même monde musical que Schreker/Strauss mais avec un type d'orchestration assez différent en fin de compte)
A écouter absolument!
Je rebondis sur cet opéra et le disque Albrecht.

Pour le livret, le texte est de toute façon celui de Kleist, coupé dans les tirades un peu longues et seulement à partir de la scène 6, qu'on trouve en français traduit par Julien Gracq, le problème étant que cette traduction n'est pas en vers et qu'elle est peu littérale mais Gracq est génial.
Le livret est indispensable pour sentir le climat de cet opéra, qui est assez épuisant et paroxystique, impression renforcée par les particularités de l'orchestration et la concentration dramatique. Le degré de violence est supérieur à celui d'Elektra (dont l'oeuvre descend en droite ligne dans sa veine antico-barbare) ; le duo d'amour formant alors une respiration, une reprise de souffle au milieu de la densité de l'oeuvre. Quoi qu'il en soit une musique extrêmement intéressante et parfaitement adaptée au texte de Kleist.

Le disque Albrecht accentue l'impression d'étouffement : la prise de son met en avant les voix, voix assez brutes et brutales, mais toujours très en style et très expressives.  Orchestre un peu en retrait, on n'en profite peut-être pas complètement, cependant cette oeuvre refuse la volupté sonore (d'où la réduction du nombre de cordes etc.).

starluc a écrit:
J'ai découvert "Penthésiléa" après "Venus". Les deux opéras se ressemblent assez peu, ce qui semble prouver que Schoeck savait se renouveler...Un tous cas, je peux dire que "Penthésiléa" de Schoeck a été pour moi un grand choc! C'est fulgurant! coucou 


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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Mer 25 Oct 2017 - 10:55

De "Mouvements décadents début vingtième sans domicile fil"

Mélomaniac a écrit:
Smile Un coup de projecteur mérité sur ce disque qui avait été récompensé par la presse (Diapason d'or).
Je ne connaissais pas bien ce compositeur suisse, et ce programme choral m'a fortement impressionné, par son écriture ferme et forte, que ce soit dans les oeuvres avec orchestre (éclatant Dithyrambe !) que dans les pages a cappella (le vrombissant Maschinenschlacht pour voix d'hommes).


Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Othmar Schoeck (1886-1957) :

Trommelschläge, Op. 26
Der Postillon, Op. 18
Dithyrambe, Op. 22
Wegelied, Op. 24
Für ein Gesangfest im Frühling, Op. 54
Kantate, Op. 49
Vision, Op. 63

= Martin Homrich, ténor ; Ralf Lukas, baryton-basse

Mario Venzago, Choeurs et Orchestre de la Radio d'Allemagne centrale (MDR)

(Claves, décembre 2006)



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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Mer 25 Oct 2017 - 11:01

De "Mouvements décadents début vingtième sans domicile fil"

Benedictus a écrit:
Eusèbe a écrit:
Le Notturno op. 47 pour quatuor et voix est une merveille!
Ah, oui, une de mes œuvres-fétiche! (Justement, ce soir j'avais prévu d'essayer la version Genz/Leipzig.)

anaëlle a écrit:
Smile J'adore le Nachhall, Op.70, un de mes cycles de lieder préférés !!

anaëlle a écrit:
Benedictus a écrit:
Shocked  Tu as la version Hancock/Botstein? C'est bien?
Smile C'est cela. Je n'ai pas de point de comparaison, mais ça me paraît excellent.
Se trouve en streaming, si tu veux te faire une petite idée.


Benedictus a écrit:
Et après, tu viendras nous dire "oh, non, je ne suis pas du tout devenue une spécialiste de la niche décadente, c'est juste que mes goûts ont un peu évolué...



hehe Rolling Eyes  


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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Mer 25 Oct 2017 - 11:05

De "Mouvements décadents début vingtième sans domicile fil"

greg skywalker a écrit:
Othmar Schoeck ,pour moi , n'est pas vraiment "décadent" , bon peut etre pour Penthesilea . Et il mérite un fil dedié Very Happy
un cd sympa , qui vaut une écoute pour le lied Besuch in Urach


j'entends dans ce lied sa Venus (superbe opera !) ,  Puccini , Strauss (le chevalier à la rose ) , Korngold ( les élans lyrique de Die Todte Stadt ) , Bref j'adore !!!   I love you  I love you  bounce  bounce  zen  zen

Benedictus a écrit:
greg skywalker a écrit:

Othmar Schoeck ,pour moi , n'est pas vraiment "décadent" , bon peut etre pour Penthesilea .
Voilà: pour Penthesilea et quelques cycles de lieder orchestraux (comme Lebendig begraben), si.
Mais il est vrai que, la plupart du temps, il est ou bien en-deça (dans une sorte de beau lyrisme postromantique baigné de nostalgie: le Concerto pour violon, les quatuors, certains lieder) ou bien au-delà (assez ailleurs, en fait - comme une espèce de Webern tonal: d'un lyrisme raréfié, mystérieux et spéculatif - dans les derniers cycles de lieder avec piano).


greg skywalker a écrit:
un cd sympa , qui vaut une écoute pour le lied Besuch in Urach
j'entends dans ce lied sa Venus (superbe opera !) ,  Puccini , Strauss (le chevalier à la rose ) , Korngold ( les élans lyrique de Die Todte Stadt ) , Bref j'adore !!!   I love you  I love you  bounce  bounce  zen  zen
Sommernacht, quoique mineur, est chouette aussi. Besuch in Urach, je me suis tellement habitué à l'entendre par Mitsuko Shirai et Hartmut Höll en conclusion de Holde Bescheiden (leur gravure chez Claves avec DFD), que j'ai trouvé cette version orchestrale un peu trop onctueuse et extravertie, trop Puccini-Strauss-Korngold justement; mais oui, c'est chouette aussi.


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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Mer 25 Oct 2017 - 11:12

De "Mouvements décadents début vingtième sans domicile fil"

DavidLeMarrec a écrit:

Xavier a écrit:
Schoeck: Lebendig begraben/DFD, Rieger

 Very Happy Very Happy Very Happy Smile +

Formidable. (même si je ne sais pas ce que dit le texte...)
Le texte de Keller est assez expansif, dans le genre romantisme grandiose. C'est un peu de la même eau que la Fin de Satan de Hugo, ça rugit de tous côtés. La musique de Schoeck est bien paisible en comparaison. Musicalement, on est quelque part entre le Notturno (qui utilise aussi un poème de Keller, mais sensiblement plus apaisé) et la fureur tranchante de Penthesilea. (Personnellement, j'aime moins que l'un et l'autre, mais ça s'écoute très bien quand même.)

Xavier a écrit:
Oh oui, ça s'écoute bien.
J'ai écouté un peu distraitement, mais il y a des moments vraiment remarquables.  Smile 

DavidLeMarrec a écrit:
Tout à fait, mais irrégulièrement réparties : pas mal de psalmodie un peu sèche musicalement et assez en deçà de la force du texte. Néanmoins, ça mérite écoute, ça fait partie des œuvres de Schoeck qui ne sont pas tièdes, et je ne suis pas sûr qu'elles soient majoritaires.
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Dim 29 Oct 2017 - 17:19

J'attends ce colis.



Sinon, pour Notturno qu'elle serait la meilleure de ces deux versions ?

 

Je serais bien tenté par celle de Genz, surtout qu'il y a une oeuvre de Schreker en "bonus" Smile
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Dim 29 Oct 2017 - 18:23

La meilleure, c'est Niklaus Tüller avec le Quatuor de Berne (Accord). Mr.Red


Non, sérieusement: Tüller, Gerhaher et Stenz Genz sont toutes les trois magnifiques. Trois immenses chanteurs, aux qualités d'ailleurs très proches (verbe sans afféterie, émission franche, expression intense mais directe); des choix esthétique un peu différents, qui dépendent aussi en partie du quatuor (Tüller / Berne est peut-être plus âpre, insistant davantage sur les ruptures et les contrastes; Gerhaher / Rosamunde est peut-être plus «crépusculaire» et joue davantage sur les effets de timbre et de résonance, Stenz Genz / Leipzig m'a fait l'effet d'être à la fois plus clair et plus sinueux.) Le choix dépendra alors des compléments (Eichendorff Lieder op. 20 de Schoeck pour Tüller avec Christoph Keller - son partenaire de Wanderung im Gebirge et des Hafis Lieder de l'édition Jecklin; Der Wind pour petit ensemble de Schreker - mais sans voix - chez Genz; et... rien chez Gerhaher.)

Enfin, moi, j'ai fait mon choix: j'ai les trois. Wink


Dernière édition par Benedictus le Dim 29 Oct 2017 - 19:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Dim 29 Oct 2017 - 18:25

Rubato a écrit:

Sinon, pour Notturno qu'elle serait la meilleure de ces deux versions ?

 

Je serais bien tenté par celle de Genz, surtout qu'il y a une oeuvre de Schreker en "bonus" Smile

C'est celle que je connais, très bien, en tout cas assez pour ne pas en chercher une autre... (je n'aime pas trop le "bonus")
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Rubato
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Dim 29 Oct 2017 - 19:48

Merci à tous les deux pour les conseils.  Wink

@ Benedictus. Quand tu écris Stenz c'est un diminutif pour Stephan Genz ? Very Happy

Pas sûr que la version Niklaus Tüller soit disponible. Neutral
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Dim 29 Oct 2017 - 19:57

Embarassed Oups... Je corrige. Disons que Stephan Genz est entré collision avec Markus Stenz, dont j'ai écouté les 3ᵉ et 7ᵉ de Mahler cet après-midi (des versions exceptionnelles, d'ailleurs - chez Oehms avec le Gürzenich).
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Roderick
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Dim 29 Oct 2017 - 20:42

Rubato a écrit:
Pas sûr que la version Niklaus Tüller soit disponible. Neutral

Sur a****n.com, sinon /watch?v=zeV3uxsa23A
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Dim 29 Oct 2017 - 20:54

Il existe aussi celles de Le Roux, qui exalte la modernité, et de Bär (un peu plus lisse côté accompagnement). Tüller, Gerhaher, Le Roux, Bär (pas écouté S. Genz, mais c'est un immense liedersänger et les Leipziger parmi les meilleurs quatuors de tous les temps, rompus de surcroît aux répertoires « décadents »…), tout c'est formidable.

Personnellement, comme Benedictus, j'ai vraiment un faible pour Tüller, la version où l'entrelacement est le plus organique, où le chanteur est le mieux disant, où le quatuor est le plus fouillé.

(Vu en concert avec Eröd… c'était hallucinant, mieux encore que Tüller, mais le Quatuor Aron était hélas un peu à la peine.)
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Dim 29 Oct 2017 - 21:11

Surprised Bär? Mais c'est un enregistrement commercialisé?

Tüller, en plus, c'était ma version de découverte (en microsillon )
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Dim 29 Oct 2017 - 21:43

Je vais essayer de trouver Tüller. bounce
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Dim 29 Oct 2017 - 22:31

Benedictus a écrit:
Surprised Bär? Mais c'est un enregistrement commercialisé?

Oui, chez Denon.


Citation :
Tüller, en plus, c'était ma version de découverte (en microsillon )

Pareil (sur Youtube afro ).
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Lun 30 Oct 2017 - 8:52

Benedictus a écrit:
Le choix dépendra alors des compléments (Eichendorff Lieder op. 20 de Schoeck pour Tüller avec Christoph Keller - son partenaire de Wanderung im Gebirge et des Hafis Lieder de l'édition Jecklin
Ah oui, effectivement ! C'est le volume 3. Smile

Maintenant que j'ai les textes, je vais pouvoir réécouter. Wink
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Lun 30 Oct 2017 - 22:30

Roderick a écrit:
C'est celle que je connais, très bien, en tout cas assez pour ne pas en chercher une autre... (je n'aime pas trop le "bonus")

[Der Wind de Schreker, couplé à la version Genz.]

Oui, ce n'est pas du plus grand Schreker, et ça existe sur d'autres disques, mais ce n'est pas vilain tout de même. Moins attirant que d'autres lieder de Schoeck, certes !
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Mar 31 Oct 2017 - 8:41

Écoute du volume 7 de l'édition Jecklin:

- Wandsbecker Liederbuch Op.52
- Sechs Lieder Op.51
- Drei Lieder Op.35

Globalement dans une veine plutôt postromantique.
Pour l'interprétation, deux valeurs sûres: Dietrich Henschel et Juliane Banse, accompagnés au piano par Wolfram Rieger.
Un beau volume. Smile

...et c'est quand même mieux quand on a les textes ! bounce
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Sam 4 Nov 2017 - 9:08

Deux cycles sur des poèmes de LEUTHOLD.

Spielemannsweisen Op.56

Un mini-cycle enchainant attaca 6 Lieder. Cela ressemble d'ailleurs plus à un long Lied.

Il peut être accompagné au piano ou à la harpe.
Et je trouve que la harpe convient très bien ici pour ces "chants de ménestrel"

Der Sänger Op.57

Deux parties de 13 Lieder, pour un ensemble duquel se dégage un certain lyrisme; le chant est souvent déclamatoire.
Musicalement, c'est assez dépouillé.


Dernière édition par Rubato le Lun 20 Nov 2017 - 9:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Mar 14 Nov 2017 - 9:03

On pourrait dire que comme Wolf, Schoeck a ses "Mörike Lieder"

Op.62 "Das holde Bescheiden"

40 Lieder en deux parties principales, elles-mêmes en plusieurs parties.

I: Consacrés à la nature et à l'amour.

Widmung - 1 Lied (Dédicace en guise de prologue)
Natur - 8 Lieder
Liebe - 9 Lieder

II: La méditation.

Betrachtung - 14 Lieder
Glaube - 7 Lieder
Rücklinck: Besuch in Urach - 1 long Lied (16 mn) Hymne final à la nature.

Un grand et beau recueil donc, composé de 1947 à 1948.
"Univers où se mêlent réel et imaginaire, sensualité et idéalisme"

Pour l'écoute: édition Jecklin vol 11 & 12
Lynne Dawson - Ian Bostridge - Julius Drake
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Mer 15 Nov 2017 - 10:26

Elegie Op.36

C'est le premier cycle de Lieder composé par Schoeck (1915 à 1922), sur des poèmes de Lenau (18) et Eichendorff (6).

Cycle pour voix de basse/baryton et accompagné par un orchestre de chambre.

La musique est tonale, mais on est parfois à la limite, avec des lignes mélodiques tortueuses difficiles à mémoriser.

L'ambiance générale m'a fait penser au Winterreise de Schubert, pas musicalement bien sûr mais par les thèmes abordés: le voyageur, la nature, la mort qui rôde...
Très peu de parties sont "animées" et de l'ensemble se dégage une certaine mélancolie, nostalgie parfois, comme une longue méditation.

On pourrait ressentir une certaine monotonie, mais le cycle gagne à être réécouté "dans la foulée", ce que j'ai fait.

Pour l'écoute:


Klaus Mertens: basse-baryton
Mutare ensemble: Gerhard Müller-Hornbach

Une douceur quasi permanente dans la voix; j'aurais préféré quelque chose de plus expressif, mais c'est sans doute recommandé sur la partition.
De belles couleurs de la formation de chambre, qui n'est pas toujours utilisée au complet.
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MessageSujet: Re: Othmar Schoeck (1886-1957)   Jeu 16 Nov 2017 - 10:29

J'ai écouté Notturno Op. 47.

Une œuvre qui porte bien son nom; climat sombre et ambiance crépusculaire.
L'écriture est toujours dans une sorte de tonalité "floue".

J'ai parfois pensé à son compatriote Frank Martin.

Version d'écoute:
Stephan Getz: baryton
Leipziger Streichquartett
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