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 Concerts au CNSM de Paris

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Concerts au CNSM de Paris   Sam 11 Nov 2017 - 13:54

Il me semblait avoir déjà ouvert un fil à cet effet, mais je ne le retrouve plus, pourtant il me semblait y avoir posté dans l'année écoulée.

Avant Mahler 2 à la Philharmonie hier, un beau détour avec l'Orchestre des Lauréats du Conservatoire pour la classe de direction d'orchestre de Lawrence Foster.

Au programme, Coriolan de Beethoven – par Sora Lee, puis Nikita Sorokine.
La première exalte les accents, les entrées, les événements. Le second au contraire travaille le fondu, la persistance de la tension, son évolution fine.

Puis la Symphonie n°95 de Haydn (ut mineur) : Victor Jacob, Antoine Petit-Dutaillis, Léo Margue (III & IV) ont en commun de n'être ni baroqueux ni ample ou épais. Ça donne quelque chose de claquant comme un Carlos Kleiber avec une pâte plus ronde et russisante (Jacob) ou vigoureux comme un Szell qui aurait appris la danse (Petit-Dutaillis). Et puis surtout, l'Orchestre des Lauréats du CNSM… Il ne faut pas en attendre un fondu orchestral comme un orchestre établi, mais leur engagement est tout à fait vertigineux : on entend le grain des altos dans les attaques des accompagnements, et on voit leur bonheur de jouer, avec quelle précision en sus !

Mention spéciale au violon 2 du deuxième rang qui se délectait des figures d'accompagnement – avec un haussement de sourcil alla Dujardin.
Et moi qui ne suis jamais lacrymal au concert, lorsque Cécilia Carreño a entonné le solo de violoncelle dans le trio du menuet, cette lumière intense (aussi ménagée par Haydn à cet endroit), ce timbre chaleureux, cette touche légère, cette aisance aérienne, j'ai en quelque secondes fini les yeux brouillés, presque pris de vertige.

J'ai très sérieusement hésité à laisser perdre ma place pour Mahler 2 pour entendre leur dernier Haydn (Symphonie n°99)…

Sans hésiter le concert symphonique de l'année.

--

Haydn 95, Coriolan, Mahler 2… l'impression d'avoir visité les sommets de l'art universel et intersidéral en l'espace de deux heures…

Car, oui, la 95 de Haydn (et surtout jouée ainsi !) est une des plus belles symphonies du répertoire, fourmillant de détails, d'échos, de jeux divers, de fugatos, de soudains changements d'éclairage… elle mérite ce soin et ce zèle.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Jeu 30 Nov 2017 - 23:28

Ce soir, je me suis glissé dans une conférence-concert : la rhétorique (notamment vocale) dans les pièces pour clavecin de Chambonnières, avec des airs de cours joués en sus.

Dans le Salon Vinteuil :

Spoiler:
 

Excellente présentation de la jeune claveciniste Adèle Gornet (qui jouait elle-même les pièces).

Chambonnières étant considéré comme le fondateur du clavecin classique (enfin, « baroque » dans notre nomenclature actuelle), rien n'étant publié entre le livre d'Attaignant en 1531 et celui de Chambonnières en 1670… cette remise en perspective est très précieuse.

Les suites sont formées de façon très libres, même si Mlle Gornet pointe des lignes de force (alternance des danses en 2 et 3 temps, alternance de pièces longues et brèves, inspiration de la suite de danses pour luth, etc.)…

Il semble avoir recueilli tous les suffrages, avant de décliner, de vendre sa charge de claveciniste royal à d'Anglebert (et de séparer ses biens d'avec sa femme, finissant sa vie pauvrement et obscurément).

Mais pour nous, il est surtout celui qui a imposé le jeu luthé – notes d'harmonie égrenées une à une et se chevauchant, pour nourrir la résonance, un truc qu'on comprend immédiatement en touchant un clavecin quelques minutes. (C'est d'ailleurs très impressionnant, le volume qui surgit soudain rien qu'en faisant des jeux d'arpèges, qui font résonner toutes les cordes par sympathie ! Assez grisant, même.)

Le propos d'Adèle Gornet concerne largement la question des diminutions, attestées mais non transmises jusqu'à nous par l'écrit, et dont on ne dispose d'exemples que vocaux, et non au clavier… D'où ses travaux sur les endroits où Bacilly parle de musique instrumentale. Sur la question de l'ornement (des variations, contrairement aux agréments qui ne sont que des notes de goût, mordants, trilles, port-de-voix ou tour-de-gosier), une très courte introduction à propos du traité de Bacilly justement : http://operacritiques.free.fr/css/index.php?2010/10/31/1614-la-verite-sur-les-diminutions-francaises .

Plus généralement, elle remet en contexte la place de l'elocutio dans l'atticisme rhétorique français appliqué au clavecin, de façon très accessible : son mémoire sera à lire.

(Et un plaisir de retrouver le vaillant falsettiste Paul Figuier, une voix glorieuse pour cette tessiture d'alto, à la façon de Paul-Antoine Benos, dans les airs de cour de La Barre, Moulinié et Bacilly.)
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Dim 17 Déc 2017 - 21:12

Au CNSM pour la classe d'ensembles vocaux ! Beaucoup de Chabrier prévu.








Le programme, annoté avec mes chouchous (ceux qui ne le sont pas seront pour moitié des découvertes, pour moitié des voix que je n'adore pas, et même une que je n'aime pas du tout, mais chut, ils sont encore en formation !).


Mes goûts et préventions se sont confirmés : pour les chouchous comme pour les quelques cas problématiques (quand c'est à la fois moche, pas projeté ni véritablement juste…).
Très belle mise en place vivante des ensembles, avec une précision du rapport au mot, à la situation : on entend ce qu'il n'est pas toujours facile d'avoir le temps de faire quand on monte un opéra entier, surtout s'il est rare et les chanteurs jeunes !
Et dans la petite salle Vinteuil (50 personnes), se trouver entre Antonia et Hoffmann d'une part, devant, et le spectre de la Mère, derrière, dans ce trio grisant, est une expérience qui a peu d'équivalent !




[*]




Certes, les voix ont une forme de disparité à ce niveau de leur carrière (diversement chargées en harmoniques, techniques très distinctes) et ne s'accordent pas toujours bien, mais ce sont des choses qui viennent, justement en pratiquant ce type d'exercice – très réussi ce soir.

Les [r] par exemple sont très différents, entre ceux qui les font uvulaires (comme en parlant), ceux qui les roulent à l'ancienne, ceux qui les roulent trop (ne correspondant à aucun état, passé ou présent, du français), vaste choix…
Ça ne gêne absolument pas l'écoute, mais c'est fascinant pour le mélomane, car cela révèle une part qu'on ne soupçonne pas dans le travail d'harmonisation esthétique sur une production ! (essayer d'avoir des niveaux sonores, des timbres, des prononciations homogènes)




Impressionné par les progrès de Victoire Bunel : la voix (mezzo central avec peu d'harmoniques métalliques) est devenue beaucoup plus dense, et le talent scénique est évident, beaucoup de finesses qui compensent au besoin ce que la voix ne dit pas.





Edwin Fardini a toujours ce métal très impressionnant (violent, même, à proximité). J'aimerais à présent qu'il varie les couleurs et l'expression : le risque d'une voix trop efficace est justement de se laisser guider par le beau son plutôt que par les spécificités de la pièce.





Edwin Fardini en 2016 dans des mélodies de Roland-Manuel.

[*]




Mais considérant son volume sonore et sa polyvalence (très bon dans la mélodie, et pour le lied il y a un gros potentiel lorsque la qualité de l'allemand sera du même niveau), il est appelé à une grande carrière.

Très intéressé par Andoni Etcharren : il ose des sons très francs, très en avant, très français, un peu façon Correas ou Laplante. Tout n'est pas encore timbré, il reste du travail avant de le lancer sur les grandes scènes, mais son positionnement est fascinant :




cela lui permet d'avoir le texte au bout des lèvres, et une infinité d'inflexions utilisables à volonté. Reste à élargir un peu le son et à affirmer les extrémités, mais ce semble en très bonne voie !
Il faut toujours laisser à Cyrielle Ndjiki Nya le temps de se chauffer, mais quand la voix est bien focalisée et conduite, comme dans le trio d'Hoffmann, on entend le potentiel d'une voix ample et assez glorieuse.




Brenda Poupard ne chantait que Lazuli ; dans la délicatesse de ses appels (quatuor des baisers) comme dans le répertoire de la mélodie, la voix s'épanouit avec une rondeur pudique – une véritable voix de mezzo-de-lied, et c'était un bon soir.  (miam)





Brenda Poupard en 2016 dans des mélodies de Puig-Roget.








(Au passage, je me dis que l'intrigue vive et les allusions canailles de L'Étoile seraient un assez bon biais pour intéresser des ados à l'opéra… Il existe plusieurs vidéos, dont l'excellente fantasque de Pelly, des volontaires pour essayer ?)
[*]




Sahy Ratianarinaivo (Ouf Ier) semble lui prêt : totalement stable et manifestement détendu, il a déjà de l'expérience en concert scénique et payant, beaucoup d'élégance aussi. Seule limite : intrinsèquement une voix de ténor léger, il va longtemps chanter Ottavio et Nemorino.




Tous ses camarades ténors si CNSM sont d'ailleurs dans ce cas, aucun grand format, ne serait-ce que grand lyrique) depuis la demi-douzaine d'années où je les suis. Mais une chose est sûre, vu les taux d'insertion, j'en retrouverai beaucoup dans les prochaines années !



Ce qui triomphe, au bout du compte, c'est le plaisir d'un programme original (un récital d'ensemble, c'est vraiment autre chose qu'un récital d'airs !) et l'écoute de jeunes personnalités prometteuses et révélatrices des tendances du temps !

La classe d'Alexandre Piquion se produit deux fois par an, j'essaie d'y être. La dernière fois, Pelléas, Cendrillon de Viardot et Massenet, déjà L'Étoile ! Prochaine livraison en mai إن شاء الله .
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Dim 17 Déc 2017 - 21:20

Violon & orgue : Sonate de Bach BWV 1016, Thème & Variations de Messiaen, et orgue seul avec le Concerto pour deux violons en ré mineur de Vivaldi arrangé par Bach BWV 596, et L'Ascension de Messian.







[*]





Variations de Messiaen que je n'avais jamais vues passer : assez traditionnelles (diminutions vives), souvent proches de la tonalité, avec un final en accords grisant !



[*]





L'Ascension de Messiaen est tellement plus ineffable pour orgue ! Moment suspendu, ça culmine, aux dernières mesures, dans cet ut majeur parfait et tenu, parcelle d'éternité – d'une façon autrement plus lumineuse que dans Wozzeck, évidemment.






Tout cela date de la même (première) période : début des années 30. Et cela sonne très bien sur la pureté du Rieger (Ádám Tabajdi écourte un peu les silences écrits, mais en rend parfaitement les atmosphères suspendues et extatiques).







On est encore dans un système plutôt tonal, pourtant Messiaen utilise déjà des accords très enrichis, qui ne doivent pas être écoutés comme des dissonances, mais comme un état naturel, voire une plénitude particulière.







D'où le décalage avec les titres (« Alléluias sereins » très chargés) à l'oreille du novice. Lorsqu'on l'accepte, on rencontre vraiment la jubilation voulue : ce III en quasi-scherzo, qui pourrait paraître menaçant et sauvage, déborde en réalité d'amour inextinguible.






[*]





Le crescendo sur les différents claviers est très réussi par Tabajdi ; je me suis par ailleurs demandé si les registrations activées d'un doigt ou d'un pied étaient standards, ou pré-enregistrées par chaque organiste (jamais joué sur des orgues entièrement automatisé•e•s).






Il y avait aussi du Bach, Sonate pour violon et clavier BWV 1016 (dans la veine j'aime pas trop Bach mais ça j'aime bien) et sa transcription du Concerto pour deux violons de Vivaldi BWV 596 (j'aime assez Bach quand c'est du Vivaldi, et ça bouge quand même bien harmoniquement !).






J'ai aussi beaucoup aimé les sons limpides et peu vibrés du violoniste (mais plutôt romantisant, avec de grandes longueurs d'archet), non crédité sur le programme. Toujours la qualité au rendez-vous dans la maison. I love you
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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Dim 17 Déc 2017 - 21:23

Tonal ? Modal plutôt.
Quand on voit le nombre d'accidents dans la partoche ... je vois mal comment parler de tonalité. En réalité si il y a tant d'accidents, c'est que l'armature définissant une tonalité, elle est inadaptée pour la musique modale

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Dim 17 Déc 2017 - 21:26

Oui, bien sûr, modal aussi. Mais on entend vraiment les fonctions traditionnelles, ce n'est souvent qu'une tonalité enrichie.

C'est bien, à présent tu peux cesser de faire semblant et commenter les glottes au-dessus qui t'ont attiré dans ce fil. Very Happy
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Cololi
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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Dim 17 Déc 2017 - 21:30

DavidLeMarrec a écrit:


C'est bien, à présent tu peux cesser de faire semblant et commenter les glottes au-dessus qui t'ont attiré dans ce fil. Very Happy

N'importe quoi Laughing

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luisa miller
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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Lun 18 Déc 2017 - 10:14

Cololi, fais gaffe. N'oublie pas que dans deux ou trois ans tu risques de te retrouver à Paris; ce qui signifie que tu vas bouffer du CNSMD jusqu'à en avoir la nausée hehe
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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Lun 18 Déc 2017 - 10:16

luisa miller a écrit:
Cololi, fais gaffe. N'oublie pas que dans deux ou trois ans tu risques de te retrouver à Paris; ce qui signifie que tu vas bouffer du CNSMD jusqu'à en avoir la nausée hehe

Je ne signerai jamais pour Versailles/Créteil Laughing

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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Lun 18 Déc 2017 - 10:34

Je ne suis même pas certaine que tu auras le choix et, à moins d'un gros coup de bol, tu risques de te retrouver à Paris. Et dans ce cas ça sera CNSMD, ONP, TCE et autres salles du même acabit Mr.Red
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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Lun 18 Déc 2017 - 10:37

luisa miller a écrit:
Je ne suis même pas certaine que tu auras le choix et, à moins d'un gros coup de bol, tu risques de te retrouver à Paris. Et dans ce cas ça sera CNSMD, ONP, TCE et autres salles du même acabit Mr.Red

Tu n'as pas bien saisi : jamais je ne signerai pour cela Laughing
Soit ça sera dans une autre académie, soit dans le privé sur ma région ... mais jamais Versailles / Créteil, ça c'est clair.

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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Lun 18 Déc 2017 - 10:42

Sauf qu'en début de carrière c'est une autre affaire (qu'il s'agisse du privé ou du public). Et il serait dommage d'avoir consenti les sacrifices que tu as consenti pour rien en fin de compte
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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Lun 18 Déc 2017 - 10:49

luisa miller a écrit:
Sauf qu'en début de carrière c'est une autre affaire (qu'il s'agisse du privé ou du public). Et il serait dommage d'avoir consenti les sacrifices que tu as consenti pour rien en fin de compte

C'est faux. Dans le public il y a plein d'académies au même niveau de point que Créteil/Versailles. Et dans le privé, tu restes sur ton académie !

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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Lun 18 Déc 2017 - 10:54

On en reparlera le moment venu, mais prépare toi quand même Mr. Green
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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Dim 24 Déc 2017 - 1:43

Jeudi, c'était la panique dans les transports et sur les routes en pas mal de coins d'Île-de-France.

J'arrive donc avec vingt minutes de retard pour le cours public de musique de chambre François Salque… mais il semble que les étudiants aient rencontré les mêmes difficulté, aucun n'est présent. S'est donc amorcé une conférence improvisée sur les différents tempéraments (division des fréquences, cycle des quintes, etc.) et leurs implications dans la couleur musicale. Et de jouer les Suites de Bach avec un mi et un la bas, par exemple…
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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Dim 24 Déc 2017 - 13:37

Salque vient à Poitiers pour un récital de sonates en février si j'ai bonne mémoire
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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Dim 24 Déc 2017 - 14:26

Il fait une très belle carrière soliste, oui ! Je n'aime pas trop ses disques, mais le timbre en vrai, tel que je l'ai entendu jeudi, est vraiment magnifique (pas phonogénique, en fait).
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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Sam 20 Jan 2018 - 19:42

Cours public de Philippe Berrod
(prof de clarinette au CNSM, clarinettiste soliste à l'Orchestre de Paris)

Programme annoncé : Weber (concertos ?), Saint-Saëns (sonate ?), Stravinski (3 Pièces de 1919 ?).



Finalement, Concerto de Nielsen (pour clarinette en la) dans la réduction avec piano publiée par le dédicataire. Ça tricote et ça erre, avec des emprunts et changements brutaux de gamme, d'une façon qui préfigure manifestement le goût de l'école soviétique.




Puis Saint-Saëns, fin du mouvement lent et guirlandes du IV (pas le plus intéressant musicalement, en revanche dès que s'esquisse un thème, immédiatement prégnant !).




Enfin le premier mouvement du Premier Concerto de Weber, créé par Baermann (dont je vous recommande le Deuxième Quintette avec clarinette, dans la veine post-mozartienne, comme Neukomm ou Weber), un des (rares) classiques de l'instrument (déjà pas si souvent en concert).

Philippe Berrod très avenant, beaucoup d'informations et d'anecdotes à destination du public ; et, dans les quelques exemples, toujours ce son extraordinaire (quelle profondeur !) et ce naturel qui tire immédiatement une mélodie prégnante de n'importe quel phrasé ! I love you




 Petit cadeau de départ, Fantasia d'Alexis Ciesla pour 6 clarinettes en si bémol et 1 clarinette basse, une jolie mélodie très pulsée et bondissante. Parution chez Harmonia Mundi en octobre.
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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Sam 20 Jan 2018 - 19:53

Soirée double bill avant Mozart 39 § Bruckner 3 à la Philharmonie (Blomstedt), cours de crincrin de Christophe Coin pour célébrer le soixantième anniversaire de l'organiste Michel Bouvard (tout aussi peu logique que ce soit).



Découverte émerveillée du ténor de viole solo en vrai, dans une sonate d'Abel. Ça irise comme si joué avec sourdine tout en jouant en harmoniques de la même fondamentale. Un arc-en-ciel qui refuse le grandiose et le spectaculaire. Smile

Puis vient le Tombeau de Sainte-Colombe de Marais et sa traversée figurative du Styx, ses soudains effondrements émotionnels. (là, ce majeur qui se dérobe soudainement après s'être installé) (Coin mentionne de son côté les souvenirs heureux mais révolus, cf. vignette 2)




Pour finir un duo de violoncelles de Boccherini (il publiait peu de ses solos : injouables), le premier logiquement extrêmement virtuose, le second beaucoup plus simple, mais dont les lignes ressemblent étrangement plus à une partie intermédiaire qu'à une ligne de basse.

Surpris du profil de Coin : à la fois très décontracté (on dirait vraiment qu'il vient finir son jardinage), peu à l'aise en public (il marmonne à l'oreille de ses étudiants, là où d'autres s'adressent directement au public pour leur expliquer les ressorts de ce qu'ils voient), et pourtant vraiment ancienne école, comme on ne se le figurerait pas pour un membre du mouvement baroqueux. Essentiellement une pédagogie verticale (il montre sur son instrument ce qu'il faut faire), assez normative (« non, là, ça veut dire ça »), avec même quelques questions pièges… Pas du tout le hippie cool qu'on pouvait se fantasmer. Il ne m'a pas paru très à l'aise avec la transmission, mais un cours public est forcément quelque chose d'artificiel, il a sans doute beaucoup à apporter dans un vrai cours.
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Actéon
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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Jeu 8 Mar 2018 - 11:36

Gros weekend glotto haendelien en perspective avec, en after (ce dimanche) à l'Ariodante des Arts Flo de samedi :

JULES CÉSAR - HAENDEL
Conservatoire de Paris - Philipp von Steinaecker

Dimanche 11 mars 2018
18:00

Musique de Georg Friedrich Haendel
Livret de Nicola Francesco Haym
Orchestre et élèves du Département des disciplines vocales du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris
Philipp von Steinaecker, direction
Marguerite Borie, mise en scène
Laurent Castaingt, scénographe, lumières
Pieter Coene , costumes
Darren Ross, chorégraphe
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Actéon
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MessageSujet: Re: Concerts au CNSM de Paris   Lun 12 Mar 2018 - 14:06

Actéon a écrit:
JULES CÉSAR - HAENDEL
Conservatoire de Paris - Philipp von Steinaecker

Programme en pdf ici.

Un spectacle de haut niveau, avec des chanteurs qu'on devrait tous citer. M'ont particulièrement marqué Jean-Christophe Lanièce (Achilla) et Cyrielle Ndjiki Nya (Cornelia), Paul Figuier (Tolemeo). Figuier et Lanièce sont des acteurs très incarnés.

Direction très enlevée de Steinaecker, l'orchestre est assez étoffé mais ne couvre pas les voix dans la fosse de la salle Rémy Pflimlin, avec un subtil équilibre entre instruments modernes et anciens (j'aurais toutefois préférés des cors et flûtes anciens).

Mention spéciale à Iris Scialom et ses solos de violon sur scène.

Courez-y, c'est encore donné mercredi et vendredi et les places coûtent une bouchée de pain (visibilité et acoustique parfaite).
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