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 Britten : musique orchestrale

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Mélomaniac
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MessageSujet: Britten : musique orchestrale   Lun 12 Nov 2018 - 1:20


Smile Un sujet consacré à la musique orchestrale de Britten, hormis les Sea Interludes pour lesquels existe déjà ce topic :
http://classik.forumactif.com/t3487-benjamin-britten-four-sea-interludes

On pourra aborder ici la discographie de la Simple Symphony, la Sinfonia da requiem, les Variations sur un thème de Frank Bridge,
le ballet The Prince of the Pagodas, et bien sûr son œuvre la plus célèbre : The Young Person's Guide to the Orchestra.




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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Britten : musique orchestrale   Lun 12 Nov 2018 - 1:22

Mélomaniac, in playlist, a écrit:


Catégorie orchestrale -rang 196°/250




Benjamin Britten (1913-1976)


Benjamin Britten (1913-1976) :

Sinfonia da Requiem

= Benjamin Britten, Orchestre de la Radio danoise

(Decca, septembre 1953)

Smile Une des premières réalisations d'envergure du jeune Britten, qui en 1939 avait reçu commande de la diplomatie britannique pour célébrer les festivités
d'une grande puissance étrangère.
Le compositeur apprit qu'il s'agissait du Japon, pour commémorer le 2600 ème anniversaire de la dynastie régnante, et accepta à condition qu'il pût choisir le sujet et la forme.
Écrite en six semaines, cette Sinfonia da Requiem déplut au commanditaire responsable de la cérémonie, un frère du Prince Fumimaro Konoye,
qui en dénonça le caractère chrétien et le ton lugubre impropre aux réjouissances de l'événement.
Elle fut toutefois jouée en mars 1941 au Carnegie Hall de New York sous la direction de John Barbirolli, puis à Boston sous l'initiative de Serge Koussevitzky
qui en fut impressionné et suscita la commande de Peter Grimes.
Trois parties, tirées de la structure de la Missa pro defunctis, où se reflètent l'anxiété liée à la situation géopolitique de l'époque, où fusent les bruits de guerre,
et dont la conclusion sereine exprime les vues antimilitaristes qui alimenteront l'opéra Owen Wingrave.
Outre son activité de compositeur, Britten fut un remarquable chef d'orchestre, d'un répertoire allant de Bach à Chostakovitch (et excellent dans Mozart).
Et bien sûr dans ses propres œuvres dont il laissa des lectures de référence chez Decca, tant par leur légitimité que par leur stricte valeur interprétative,
toujours d'actualité malgré la discographie engrangée depuis les décennies.

.
Ainsi cet enregistrement de 1953, que je trouve encore supérieur au remake stéréophonique de décembre 1964 avec le Philharmonia de Londres.
Malgré les enviables alternatives gravées par Giulini, Kempe, Previn ou Rattle, ces sessions de Copenhague concentrèrent une étonnante intensité,
depuis le râle du contrebasson, l'omineux martèlement des timbales au début du Lacrymosa où la baguette de Britten maintient
un climat d'inquiétude douloureuse sans forcer la noirceur du propos.
La captation très propre et transparente permet d'apprécier à nu l'instrumentation, et valorise en toute clarté l'incandescence du climax,
entraîné par une ponctuation idéalement lancinante et morbide.
La transition vers le Dies Irae précipite une vertigineuse danse macabre dont les pupitres soulignent la causticité. Les redoutables trémolos de flûte, les triple-croches
exigées des trompettes sont rendus avec toute la virtuosité requise par un orchestre urticant et corrosif à souhait, gouailleur mais tenu d'une main de fer.
Et qui mieux que Britten pourrait exhaler la prière pacifiste du Requiem aeternam, lui qui déclarait en avril 1940 au New Yor Sun « all I'm sure of is my own anti-war
conviction as I write it ». Dans le grain acidulé des souffleurs danois, dans la droiture des archets, cette dernière partie de sa Sinfonia trouve ici
une respiration saine et éloquente qui a fière posture.



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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Britten : musique orchestrale   Lun 12 Nov 2018 - 1:47

Benedictus, in playlist, a écrit:

Mélomaniac a écrit:

le râle du contrebasson, l'omineux martèlement des timbales [...]
La captation très propre et transparente permet d'apprécier à nu l'instrumentation [...] un orchestre urticant et corrosif à souhait [...] le grain acidulé des souffleurs danois, [...] la droiture des archets [...] une respiration saine et éloquente qui a fière posture.



Ça fait super envie, tout ça! bounce (En plus j'aime beaucoup l'œuvre.)
Ça se trouve en CD, cette version danoise?



=> https://www.amazon.fr/Simple-Symphony-allemand-Eugene-Gossens/dp/B0031Y4A9E


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Benedictus
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MessageSujet: Re: Britten : musique orchestrale   Lun 12 Nov 2018 - 1:49

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MessageSujet: Re: Britten : musique orchestrale   

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