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 Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18

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Belcore
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MessageSujet: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Ven 30 Nov 2018 - 11:17

Lorsque j'ai découvert la saison 18 - 19 du TCE, ma réaction a été "Encore une Traviata, la barbe" !
J'ai apparemment eu tort, le nom de Déborah Warner aurait du attirer mon attention.
Plusieurs personnes de mon entourage ont vu le spectacle et ont été emballés !
C'est carton plein : la partition, donnée sans coupure, dans le diapason de l'époque, la mise en scène de Déborah Warner, le plateau vocal, avec une Vanina Santoni qui est une révélation, un orchestre et un chef à la hauteur....

Qui l'a vue ?

Belcore
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Adalbéron
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Ven 30 Nov 2018 - 21:29

Santoni, une révélation ? Surprised Cool

Ah, moi je m’étais dit : enfin une Traviata qui ne s’annonce complètement barbante, parce que Santoni, parce que Naouri, parce que Rhorer, parce que Warner !
J’y vais la semaine prochaine, pour ma part (ce sera ma quatrième Traviata de l’année, pourtant Confused).
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MariaStuarda
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Mer 5 Déc 2018 - 21:33

Bon ce que j’en ai vu (je suis parti à l’entracte, un peu en overdose cette semaine) ne m’a pas franchement convaincu ni pour l’une, ni pour l’un, ni pour l’autre, ni pour la dernière.
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Otello
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Mer 5 Déc 2018 - 21:43

MariaStuarda a écrit:
Bon ce que j’en ai vu (je suis parti à l’entracte, un peu en overdose cette semaine) ne m’a pas franchement convaincu ni pour l’une, ni pour l’un, ni pour l’autre, ni pour la dernière.
coucou toi Smile kiss
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MariaStuarda
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Mer 5 Déc 2018 - 21:48

C’est qui ?
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luisa miller
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Mer 5 Déc 2018 - 21:57

MariaStuarda a écrit:
C’est qui ?

Otello = Jérôme hehe
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Stefano P
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Mer 5 Déc 2018 - 21:58

MariaStuarda a écrit:
C’est qui ?

Un grand fan de Sutherland ! (C'est rigolo, on a l'impression d'être un club de réfugiés qui ont demandé l'asile lyrique)... coucou
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Otello
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Mer 5 Déc 2018 - 22:22

MariaStuarda a écrit:
C’est qui ?
Jéjé Wink
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MariaStuarda
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Mer 5 Déc 2018 - 22:24

Oh mon Jéjé ❤️
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MariaStuarda
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Mer 5 Déc 2018 - 22:28

Quel plaisir de retrouver des copains dans un forum où les débats sont respectueux et ont de la tenue.
(Pour les autres, ne vous inquiétez pas, quand on aura fini les effusions, ça ira mieux)
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tomseche89
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Mer 5 Déc 2018 - 23:41

Pour ma part j'ai adoré la direction passionnée de Rhorer et son orchestre, malgré des sonorités parfois étonnantes (le hautbois d'époque, vraiment étrange !). Ca fuse dans tous les sens et ça vrombit littéralement dans les passages grandioses, jusqu'à une scène finale complètement survoltée. Grand !

Santoni est une belle Traviata, la voix n'est pas particulièrement exceptionnelle (accident frôlé de peu lundi 03/12 à la fin du 1er couplet de Addio del Passato, elle s'est magnifiquement reprise ensuite) mais l'incarnation très réussie, et ses murmures dans l'acte III marquent vraiment. Pirgu très vaillant et offensif, Naouri puissant mais pas très subtil dans la Provenza, seconds rôles plutôt moyens et Choeur de Radio France correct.
La mise en scène est simple et sobre, le fantôme/double fonctionne très bien, et Santoni joue vraiment bien son rôle.
Et puis au TCE, on se sent quand même plus concerné qu'à Bastille !

C'était quasi rempli au parterre et au 1er balcon mais très dégarni sur les côtés du 2e balcon.
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Adalbéron
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Sam 8 Déc 2018 - 14:52

Hier soir, une soirée vraiment exceptionnelle, qui m’a rappelé à quel point la musique pouvait nous porter haut, nous exalter les sens et nous rendre intensément heureux, même lorsque le sujet ou l'expression en est sombre ou désespéré(e).
Il s’agissait de ma quatrième Traviata de l’année (et la cinquième de ma vie, c’est dire si je les ai collectionnées cette année) et très probablement la plus enthousiasmante dans l’ensemble.

Memento:
 

Bon, sincèrement, je n’ai pas énormément aimé la mise en scène de Deborah Warner, même s’il y avait des choses jolies et/ou intéressantes ; et de toute manière, je n'en ai vu que la moitié en entier (je ne voyais que la moitié de la scène dans l'autre moitié). Elle a surtout le mérite de ménager de beaux tableaux.

Musicalement, cependant, quel pied ! D’abord, le Cercle de l’Harmonie, sous la baguette tendue de Jérémie Rhorer, déroule des sonorités très caractérisées (hautbois bien nasillard, timbales frappées sans feutre), mais aussi très séduisantes, grâce à une sorte de velouté duveteux. En ce sens, bien que les moyens et l’ambition aient pu être similaires, le résultat est radicalement différent de ce que Currentzis propose, car il y a ici une forme de sensualité ondoyante, des couleurs très variées aux bois, des nuances intenses d’ombres et de lumières. Et le sens du drame ne pâtit absolument du développement de ces saveurs sonores : le cap est toujours nerveusement suivi, les ruptures nettement marquées, les élans combattifs ou désespérés solidement appuyés. Les cinq dernières minutes furent insoutenables de tension, jusqu’à l’effondrement total du drame, dans un vacarme stupéfiant. Pourquoi ne fait-on jamais terminer une œuvre, ou si rarement, de manière aussi radicale et sidérante, avec roulement de timbales secs et implacables, ampleurs et mordants des accords de tutti ? Du bruit et de la fureur, tudieu ! Pas des gestes conclusifs mesurés, effacés, propres ou falots ! fesse [Pardonnez mon emportement vacarmophile, la chair est faible.]

Éblouissante Vanina Santoni en Violetta, frémissante, vibrante, qui dévore le rôle en brûlant les planches ! La caractérisation manque peut-être encore un peu de densité, mais j’ai beaucoup aimé son incarnation d’une Violetta très combative, furieuse dans sa juvénilité. Cela demanderait probablement vocalement un tout petit peu plus de variété et de colorations diversifiées, mais je suis tellement séduit par son timbre et son engagement vocal et scénique, que je ne puis que m'incliner devant l'impact de cette artiste !
Conquis par l’Alfredo de Saimir Pirgu, qui n’a sans doute pas la voix de ténor la plus jolie, large, caractérisée du monde, mais une technique incroyable qui lui permet d’appliquer de la morbidezza dans les passages cantabile et du slancio dans les moments plus sanguins. Very Happy
Laurent Naouri campe un Germont très Monsieur-tout-le-monde, touchant par sa médiocrité (au sens strict). J’ai lu qu’on lui reprochait de manquer de legato, mais cela ne m’a pas frappé. Il est certain que c’est une voix qui manque d’italianità, mais quelles musicalité et sensibilité ! I love you
Bref, ce n’est pas un trio parfait, j’imagine, mais vraiment proche pour moi de l’idéal ! Je ne me suis jamais senti, enregistrements compris, autant concerné par le destin des trois personnages et par leur partie musicale en tant que telle ! Du très, très grand art.

J’ai trouvé le chœur de Radio France excellent, homogène et  (après celui qu’on a entendu ici même dans Maria Stuarda, ça faisait un bien fou...).
J’ai l’impression, par contre, que le chœur et la banda du carnaval au III est un enregistrement diffusé (dans la mesure aussi où la musique de scène est toujours jouée en fosse dans les tableaux précédents)... carton rouge
Je me suis replacé après l’entracte au dernier rang du second balcon, juste sous la régie, je n’ai jamais aussi bien tout entendu au TCE (et on n’est même pas plus loin de la scène qu’au premier rang du premier balcon de Bastille...).

Point people, pour finir:
 
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Stefano P
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Sam 8 Déc 2018 - 17:00

Adalbéron a écrit:
Musicalement, cependant, quel pied ! D’abord, le Cercle de l’Harmonie, sous la baguette tendue de Jérémie Rhorer, déroule des sonorités très caractérisées (hautbois bien nasillard, timbales frappées sans feutre), mais aussi très séduisantes, grâce à une sorte de velouté duveteux. En ce sens, bien que les moyens et l’ambition aient pu être similaires, le résultat est radicalement différent de ce que Currentzis propose, car il y a ici une forme de sensualité ondoyante, des couleurs très variées aux bois, des nuances intenses d’ombres et de lumières. Et le sens du drame ne pâtit absolument du développement de ces saveurs sonores : le cap est toujours nerveusement suivi, les ruptures nettement marquées, les élans combatifs ou désespérés solidement appuyés. Les cinq dernières minutes furent insoutenables de tension, jusqu’à l’effondrement total du drame, dans un vacarme stupéfiant. Pourquoi ne fait-on jamais terminer une œuvre, ou si rarement, de manière aussi radicale et sidérante, avec roulement de timbales secs et implacables, ampleurs et mordants des accords de tutti ? Du bruit et de la fureur, tudieu ! Pas des gestes conclusifs mesurés, effacés, propres ou falots ! fesse [Pardonnez mon emportement vacarmophile, la chair est faible.]

Subjectivité, quand tu nous tiens ! Je ne résiste pas à l'envie de coller ici ce que j'ai lu ailleurs sur le même Cercle de l'Harmonie, dans la même oeuvre :

"Hélas, ce qui plombe l'ambiance, c'est "Jeremy Rohrer et son orchestre". Entre la fanfare municipale pour les cuivres, et les cordes dignes des abominables crin-crins du Caffè Florian, c'est à qui jouera le plus mal (et parfois le plus faux). Rohrer ? Hohrer, plutôt! Pas de legato, bien entendu, un tempo rapide, mais sans tension... Quelques effets bizarres. Il ne respecte même pas certaines nuances écrites de la partition (par exemple (et je l'ai souvent écrit ici), l'alternance staccato / legato /staccato pour la clarinette qui accompagne les "Rimorso no" à la fin de l'acte II). Tout ça me semble très superficiel, mais ce n'est qu'un avis personnel."

Il faudrait aussi tirer au clair cette affaire de la banda et du chœur du Veau gras enregistrés au III ; si c'est vrai, c'est un coup à envoyer les Gilets Verdi pour protester énergiquement ! hehe
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Adalbéron
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Sam 8 Déc 2018 - 17:55

Stefano P a écrit:
Adalbéron a écrit:
Musicalement, cependant, quel pied ! D’abord, le Cercle de l’Harmonie, sous la baguette tendue de Jérémie Rhorer, déroule des sonorités très caractérisées (hautbois bien nasillard, timbales frappées sans feutre), mais aussi très séduisantes, grâce à une sorte de velouté duveteux. En ce sens, bien que les moyens et l’ambition aient pu être similaires, le résultat est radicalement différent de ce que Currentzis propose, car il y a ici une forme de sensualité ondoyante, des couleurs très variées aux bois, des nuances intenses d’ombres et de lumières. Et le sens du drame ne pâtit absolument du développement de ces saveurs sonores : le cap est toujours nerveusement suivi, les ruptures nettement marquées, les élans combatifs ou désespérés solidement appuyés. Les cinq dernières minutes furent insoutenables de tension, jusqu’à l’effondrement total du drame, dans un vacarme stupéfiant. Pourquoi ne fait-on jamais terminer une œuvre, ou si rarement, de manière aussi radicale et sidérante, avec roulement de timbales secs et implacables, ampleurs et mordants des accords de tutti ? Du bruit et de la fureur, tudieu ! Pas des gestes conclusifs mesurés, effacés, propres ou falots ! fesse [Pardonnez mon emportement vacarmophile, la chair est faible.]

Subjectivité, quand tu nous tiens ! Je ne résiste pas à l'envie de coller ici ce que j'ai lu ailleurs sur le même Cercle de l'Harmonie, dans la même oeuvre :

"Hélas, ce qui plombe l'ambiance, c'est "Jeremy Rohrer et son orchestre". Entre la fanfare municipale pour les cuivres, et les cordes dignes des abominables crin-crins du Caffè Florian, c'est à qui jouera le plus mal (et parfois le plus faux). Rohrer ? Hohrer, plutôt! Pas de legato, bien entendu, un tempo rapide, mais sans tension... Quelques effets bizarres. Il ne respecte même pas certaines nuances écrites de la partition (par exemple (et je l'ai souvent écrit ici), l'alternance staccato / legato /staccato pour la clarinette qui accompagne les "Rimorso no" à la fin de l'acte II). Tout ça me semble très superficiel, mais ce n'est qu'un avis personnel."

D'abord, c'était peut-être le même Cercle de l'Harmonie, dans la même œuvre, mais ce n'était pas le même soir.
Ensuite, les comparaisons ne sont pas très précises. Je ne sais pas s'il est question, au fond, de style ou de qualité de jeu. Les sonorités des instruments d'époque et certains modes de jeu peuvent être très éloignés du style habituel avec lequel on joue Verdi aujourd'hui la plupart du temps, où le rond, le feutré, l'homogène sont privilégiés dans le fini sonore à l'orchestre. Même la question de la précision d'intonation est à reconsidérer.
Et là, en effet, on aime ou on n'aime pas, probablement.

Par ailleurs, quand on veut faire des jeux de mots sur les noms des artistes, la moindre des choses est de savoir bien orthographier leur prénom ou leur nom...
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Sam 8 Déc 2018 - 18:06

D'abord, merci Adalbéron pour ce compte-rendu, j'étais curieux de ton retour ! bounce

--

Ben, dans Naucco, il me semble que l'une des bande était enregistrée, non ? En tout cas je l'ai déjà entendu dans ce théâtre.


Stefano P a écrit:
Subjectivité, quand tu nous tiens !

Ce n'est pas tant de la subjectivité que de l'affinité esthétique, voire une conception de principe sur ce répertoire, non ?


Citation :
Entre la fanfare municipale pour les cuivres, et les cordes dignes des abominables crin-crins du Caffè Florian, c'est à qui jouera le plus mal

Là, c'est clairement quelqu'un (pas toi si j'ai bien suivi ?) qui n'aime pas les instruments d'époque. Le Cercle de l'Harmonie joue remarquablement bien, c'est juste dans une autre esthétique sonore que ce qu'on a l'habitude d'entendre.

Certains veulent réentendre ce qu'ils aiment depuis toujours sur leurs disques Callas, d'autres n'aiment pas les timbres d'instruments d'époque, voilà, là c'est juste un goût – exprimé de façon amusante mais sans doute, pour avoir régulièrement entendu cette formation en salle, assez éloignée de la réalité.


Citation :
(et parfois le plus faux).

Là par exemple : bien sûr, il y a plus d'accidents aux cors, et les boyaux se désaccordent plus vite, mais on ne peut vraiment pas dire qu'ils jouent faux. Il y a plus d'accidents statistiquement, mais c'est une poignée par concerts, ça n'a rien à voir avec ce qu'est jouer faux – c'est assez rare chez des professionnels, a fortiori de ce niveau.

On peut détester ce type d'esthétique, je ne le discute pas (trouver que ça aplatit l'ensemble, gomme le lyrisme, limite le rubato), mais jouer faux, sauf un très mauvais soir, ça me paraît une attaque pas très juste ni très loyale vis-à-vis de gens qui ont bossé dur, précisément, pour jouer juste sur des instruments pas toujours fiables, et qu'ils font la plupart du temps sonner à l aperfection.


Citation :
Il ne respecte même pas certaines nuances écrites de la partition (par exemple (et je l'ai souvent écrit ici), l'alternance staccato / legato /staccato pour la clarinette qui accompagne les "Rimorso no" à la fin de l'acte II).

Il faut se méfier de ces affaires-là ; quand on est mélomane dans la salle et que les gens sur la scène ne jouent pas ce qui est écrit, la première hypothèse est l'existence d'une édition alternative. Possible que Rhorer soit revenu à une édition contraire aux traditions ultérieures, traditions pas forcément de la main de Verdi.

(Possible aussi qu'il ne fasse pas ce qui est écrit, ça arrive, mais à ce jeu-là, on perd souvent.)
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Stefano P
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Sam 8 Déc 2018 - 18:16

Non, ce n'est pas du tout mon avis ; je n'ai entendu Rhorer que dans Mozart et ça m'a toujours beaucoup plu ; je ne sais pas du tout ce que cela donne dans Verdi ! J'ai reproduit ce passage trouvé sur un forum parce que je trouvais drôle de le citer en écho à celui beaucoup plus enthousiaste d'Adal. Certes, ce n'était pas le même soir, mais je ne pense pas qu'il puisse y avoir une telle différence dans l'exécution de la partition d'un soir à l'autre...
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Sam 8 Déc 2018 - 18:35

Mozart est son meilleur répertoire, oui ! On ne fait pas plus coloré et généreux.

Dans le répertoire pré-romantique, du type Cherubini, j'ai plus de réserves (tendance aux sforzandi tous identiques et assez brutaux, mais il y a un moment qu'il n'en joue plus, ça a pu changer). Et sans son ensemble, il est encore un peu vert, difficile d'en juger (les Dialogues avec le Philharmonia fonctionnaient très bien, le Requiem de Verdi laissait entendre qu'il n'avait pas eu le temps de faire le même travail qu'un bon chef invité).

Mais ce sont d'excellents musiciens, qui jouent totalement juste…

Après, c'est toujours un soir où je n'y étais pas, mais le reste du commentaire laisse entendre que le grief est plus idéologique / esthétique (et pourquoi pas !) que technique, en réalité (donc injuste sur ce point).
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HELENE ADAM
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   Jeu 13 Déc 2018 - 10:24

Vite fait : je crois que j'y étais le même soir que le critique que cite Stefano P. et que j'ai partagé à peu près le même point de vue sur l'exécution par Rohrer de l'acte 1 et de la moitié de l'acte 2 de cette Traviata. A l'entracte cela s'était nettement amélioré. Ce n'était pas à proprement parlé un problème d'instruments d'époque (dont j'aime bien la sonorité en général, même si on les attend davantage dans Haendel, Mozart ou même Berlioz que dans Verdi), ni un problème intrinsèque à Rohrer,dont j'ai parfois (pas toujours) apprécié les Mozart donnés régulièrement au TCE notamment (et ailleurs), mais sans doute plutôt un problème de faux départ et de décalage de tonalité avec les chanteurs.
Plusieurs instruments sonnaient mal comme désaccordés (au delà du "raisonnable" même si, hélas, c'est souvent le cas en début de prestation au TCE surchauffé), les cordes étaient comme étouffées, il y avait un côté flonflon de fanfare en effet... je me suis demandée si l'orchestre n'essayait pas de courir après les chanteurs qui parfois revenaient subrepticement au diapason d'origine ?). Bref je n'ai pas aimé du tout ce, d 'autant plus que le reste était fort séduisant : l'incarnation des artistes, leur chant (si on met de côté les décalages susdits) et leur jeu, le plus joli couple Violetta-Alfredo entendu et vu depuis des années, une fraicheur et une jeunesse vraiment sympa.
Dès la deuxième partie après l'entracte (c'est à dire les chœurs et ballets) tout m'a semblé rentrer dans l'ordre et j'ai entendu pour finir l'un des plus beaux "finals" (larme à l’œil garantie).
Globalement cette Traviata m'a laissé une bonne impression et m'a fait trouver celle de Jacquot à l'ONP décidément lourdingue malgré la performance de Tézier en Germont père, le lendemain d'un SImon Boccanegra. (faut le faire...)
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MessageSujet: Re: Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18   

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Traviata - Rohrer - Warner - TCE - XII 18
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