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 Otello Verdi Munich

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Stefano P
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MessageSujet: Otello Verdi Munich   Dim 2 Déc 2018 - 17:30

Ce soir en direct à 19h00 retransmission d'Otello sur le site du Staatsoper (avec Kaufmann-Harteros-Finley et la direction superlative de Petrenko).

Ici : https://www.staatsoper.de/tv.html?no_cache=1
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MariaStuarda
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Lun 3 Déc 2018 - 15:41

J'y étais hier soir.
A t'on le droit ici de renvoyer vers la critique que l'on fait pour un autre support ? (Je viens d'un endroit où c'est interdit LOL)
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Xavier
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Lun 3 Déc 2018 - 15:45

Ce n'est pas interdit, mais étant donné que c'est un forum de discussion, si tu recopiais ta critique ici, ça serait plus simple pour échanger. Wink
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Stefano P
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Lun 3 Déc 2018 - 18:17

J'ai vu la retransmission, le point fort à mon avis est la magnifique direction de Petrenko : on entend le moindre détail de la partition géniale de Verdi, et l'orchestre est vraiment ici (comme dans Falstaff) le protagoniste essentiel de l'oeuvre. Kaufmann est très bien dans le rôle du More, pas du tout (évidemment) dans la tradition spectaculaire et tonitruante de Del Monaco, mais très subtil et dramatiquement sophistiqué : il réussit très bien à rendre sensible l'effritement psychologique du personnage sous la pression de l' "honnête Iago", surtout dans l'acte III et bien sûr à la fin, où son Niun mi tema est très impressionnant de profondeur et de désespoir. C'est la dimension héroïque d'Otello qu'il réussit moins (mais la mise en scène fait tout pour gommer cet aspect-là du personnage), même si son Esultate ne manque pas d'un certain panache et d'une belle énergie. Vocalement, on remarque quand même qu'il est au zénith de ses moyens. J'aime bien la Desdemona d'Harteros, même si la voix est moins belle que celle de Yoncheva ; la grande scène du dernier acte est très réussie, elle sait vraiment émouvoir et ses talents d’actrice pallient certaines scories vocales. Finley fait un Iago un peu dans la lignée des rôles verdiens de Fischer Diskau ; c'est très fouillé dans l'interprétation, très intellectualisé, mais il manque la dimension un peu sauvage, la noirceur et l'ampleur du pathos verdien qui doivent éclater dans le Credo, et dont Finley n'a pas vraiment les moyens. Ce qu'il fait va tout de même dans le même sens que l'interprétation de JK, et leur confrontation est très intéressante et dramatiquement très fouillée.

La mise en scène ne m'a vraiment pas convaincu, très distanciée, épurée mais finalement peu signifiante ; on ne comprend pas trop par exemple pourquoi tout le dernier acte est donné dans une lumière aveuglante, alors que la musique a un côté feutré et mystérieux qui tombe ici un peu à plat. Le grand duo d'amour manque aussi de sensualité dans ce décor clinique et dépouillé. On ne décroche jamais, mais c'est surtout grâce à Petrenko, le seul à être ici pleinement à la hauteur du génie verdien (et shakespearien, bien sûr !) qui irradie dans cette oeuvre crépusculaire.
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HELENE ADAM
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Lun 3 Déc 2018 - 20:59

Globalement d'accord avec les appréciations de Stefano P. Very Happy
J'étais dans la salle hier également à Munich, c'était assez exceptionnel et je me suis rendue compte en discutant sur un autre forum que la retransmission avait donné une vision très tronquée et déformante de la réalité scénique en cadrant en gros plans permanents sur les principaux protagonistes et en laissant de côté tous les autres mouvements sur la scène. Le pire étant sans doute l'ouverture et le choeur du début de l'opéra qui se déroule alors qu'une foule dense et très bien conduite a envahi la scène, la petite pièce où Desdemona s'inquiète de ce qu'elle entend (et de celui qu'elle attend), étant suspendue au dessus de la scène. L'esultate d'Otello intervient donc dans un cadre globale de tumulte (qu'il va calmer) avec fort visuel sur la scène.
Beaucoup d'autres interventions de la foule ou de figurants divers sont également invisibles dans les choix du cadreur de la retransmission tout comme nombre de mouvements des différents rôles.
Pour le reste, j'ai largement développé mon analyse sur un autre forum (ODB). Plus j'y repense et plus je trouve cette distribution passionnante à plus d'un titre. Une de ces soirées très "concentrée" et très intense, avec des interprètes parfois considérés comme trop sophistiqués mais qui pour moi, représentent ensemble et sous la baguette de Petrenko ce qu'on fait de mieux aujourd'hui dans cet opéra complexe qu'est Otello (complexe et magnifique). J'ai bien précisé "aujourd'hui" pour éviter d'avoir la liste de tous les Otello inoubliables tels que Domingo, Del Monaco ou Vickers, qui incarnaient d'ailleurs très différemment le maure de Venise. très différemment les uns des autres et très différemment de ce que fait Kaufmann. On pourrait faire la même remarque pour la Desdémone d'Harteros et plus encore pour le très particulier Iago de Gérald Finley. En fait j'aime bien quand c'est convainquant même quand ça sort du cadre... Very Happy


Dernière édition par HELENE ADAM le Jeu 6 Déc 2018 - 10:37, édité 1 fois
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MariaStuarda
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Mar 4 Déc 2018 - 0:01

Xavier a écrit:
Ce n'est pas interdit, mais étant donné que c'est un forum de discussion, si tu recopiais ta critique ici, ça serait plus simple pour échanger. Wink
Alors, je le ferai avec plaisir demain Smile
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MariaStuarda
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Mer 5 Déc 2018 - 9:56

Et voilà le texte de la critique que j'ai publié par ailleurs (sur toutelaculture.com) :

Un Otello trop intello ?
Jonas Kaufmann, le ténor star allemand interprète actuellement le Maure à l’opéra de Munich aux côtés de la sublime Anja Harteros et avec Kirill Petrenko à la baguette. Le résultat est contrasté.

Le spectacle à l’affiche de l’opéra de Munich est incontestablement un des événements de la saison lyrique parce qu’il réunit la fine fleur de la Maison, dont la star allemande Jonas Kaufmann, et ceci dans une des plus belles partitions de Verdi.
Ce drame de la jalousie et sa montée progressive de passion destructrice doit évidemment tout à son créateur, le génial Shakespeare. Avec ses sentiments exacerbés, ses duos d'amour et d’affrontement et la mort de l’héroïne, la puissance de cette tragédie avait tout pour séduire Giuseppe Verdi et le zélé Arrigo Boïto qui se chargea de construire un livret remarquable durant les 8 ans qu’il fallut à l’œuvre pour arriver à maturation. Génies obligent, la rencontre Shakespeare - Verdi aura toujours été féconde. Avec Otello, elle atteint une perfection inouïe.
La façon dont Iago verse progressivement le poison de la calomnie dans l’oreille de ce rustaud d’Otello, jusqu’à lui en faire perdre la tête et l’amener au meurtre de celle qu’il aime, est d’une précision diabolique.
Au début de l’œuvre, Otello n’est qu’un soldat valeureux, fêté pour ses victoires doublé d’un maître autoritaire, mais respecté de ses sujets. Il est la boussole, celui qui conduit et celui qui arbitre. Sous sa défroque de militaire, il en impose par son assurance et sa droiture. Le problème c’est que la raison primaire est chose fragile lorsque l’on entreprend de transformer l’amour fou en arme de destruction massive. Il faudra quelques grains de sable savamment dispersés par un être perfide et génialement dangereux, pour que cet Otello bascule dans la déraison, consterne ceux qui croyaient en lui, transforme les caresses qu’il prodiguait à son aimée en coups assénés à la prétendue infidèle. Il faudra des petits éléments, des sous-entendus, un mouchoir dérobé, une scène presque « marivaudesque » pour que la machination prenne toute sa dimension pernicieuse et destructrice. Otello est un personnage brut, sinon monochrome, finalement peu subtil, et c’est précisément dans les vertiges de l’amour que ses fragilités vont apparaître. Comme Achille, le guerrier invincible a son talon ; celui-ci se nomme Amour et a pour traits la belle Desdémone.
À Londres, où le ténor fit sa prise de rôle, Jonas Kaufmann semblait ne pas trouver le bon équilibre entre la force brute, voire brutale, et la faille. Ainsi, distinguer les moments où il fallait laisser éclater une « voix roc », tout en puissance et ceux où il pouvait moduler sa voix à l’extrême - ce qui est la marque de fabrique de l’artiste - était tâche ardue.
Il y réussit bien mieux à Munich ; pourtant, on reste circonspect sur l’adéquation entre le personnage et l’artiste. Otello ne fait jamais les choses à moitié ; lorsqu’il ne triomphe pas, il perd pied et chute de très haut, se traîne à terre et suffoque comme un dément.
Certains seront séduits par la demi-mesure que Kaufmann y met, d’autres y verront plus les artifices d’un chanteur essayant de contenter son public avec ce qu’il aime que de réellement interpréter Otello dans toute sa force teintée de rude fragilité. Quoi qu’il en soit, au moment où la tension monte, où le dénouement et la mort de l’aimée sont proches, Kaufmann lâchera finalement les amarres et se fondra avec passion dans le costume de l’assassin qui tue (l’amour, l’aimée, l’amant) dans un même geste de folie.
Le second personnage de l’histoire est théoriquement Iago, un des plus géniaux méchants que l’histoire de l’opéra ait créé, qui tantôt se paye de luxe d’expliquer à l’auditoire ses futures vilénies, tantôt agit dans l’ombre, vole, ment, calomnie ; à la fois superbe vermine et serpent aussi redoutable que celui de la Création. Il incarne, de surcroît, un rôle particulièrement difficile à interpréter, car la voix « mauvaise » doit être à la hauteur du ramage, car le comportement doit être virtuose pour incarner le mensonge, la veulerie, la traîtrise poussées à leurs plus géniales extrémités. Face au roc Otello, il fallait-là un monstre de manipulation avec une belle envergure pour manœuvrer un grand guerrier rompu aux stratégies militaires. Malheureusement, Gerald Finley ne fait aucunement le poids ni par la voix ni par l’habit dont il est affublé, tel un fou de cour réduit à faire des courbettes bien inutiles. On rêve, à ce moment, à ce que le baryton français Ludovic Tézier qui triomphe dans Boccanegra à Bastille aurait pu faire ici de ce rôle.
Alors, face à cet Otello finalement parfois trop subtil et ce Iago plutôt falot, survient le choc Anja Harteros. La soprano envoûte par la plénitude de la voix et une force jamais démentie par des effets faciles. Dès qu’elle entre en scène, elle incarne non une victime désignée et résignée d’avance, mais une femme de caractère qui, dans l’adversité qui se déploie, dans les dangers qui l’enveloppent et finiront par l’étouffer, bataille, bouscule le mari violent, est projetée au sol et s’en relève avec les forces qui lui restent. Peut-on entendre plus belle chanson du saule, cet air souvent si ennuyeux, tel que celui que la soprano nous dispensa, hier soir, sans affèteries et même avec l’énergie du désespoir ? Cela paraît impossible tant on touche le sublime. Année après année, Anja Harteros survole le répertoire verdien pour notre plus grand bonheur.
Le Cassio de Evan LeRoy Johnson et la Emilia de Rachael Wilson apportent leur belle pierre à cette distribution contrastée.
Enfin, la metteuse en scène Amélie Niermeyer fait le choix d’un drame presque bourgeois et intime dans des intérieurs froids et gris ayant perdu toute référence historique. La scénographie fait apparaître les personnages en premier plan dans le réel, alors que Desdémone lorsqu’elle n’est pas en scène, fait éclater les affres de sa souffrance en arrière scène. On perd incontestablement de la puissance par ce procédé ; on n’adhère pas à des choix curieux tel ce Iago bouffon en chaussettes rouges ; on y gagne, en revanche, un jeu d’acteur exemplaire. On a rarement vu une scène du mouchoir aussi intelligemment menée de même qu’on est enivré par le ballet entre les acteurs du dénouement dément quand lorsqu’Otello, qu’on renvoie solennellement à Venise, commence à frapper Desdémone devant l’assistance officielle médusée.
L’ensemble est inégal, parfois froid, emporte de temps à autre l’adhésion, mais peine finalement à convaincre.
Musicalement, Otello est d’autant plus un chef-d’œuvre que la partition joue sur un double répertoire, tantôt tendresse (en particulier dans les scènes qui mettent en scène la douce Desdémone) tantôt violence. Et c’est là ce qui va faire basculer la représentation dans une dimension que seule la sublime Harteros arrivait à nous faire approcher.
À la baguette, officie le maître musical des lieux, le grand Kirill Petrenko qui s’affirmera, tout au long d’une soirée enfiévrée, comme le principal artisan de la réussite de cette production. Dès la scène de la tempête, on est étourdi tout à la fois par la puissance de l’orchestre et par le foisonnement de détails qui en émerge. Chaque moment est pensé, ciselé. Contrairement à Antonio Pappano qui, à Londres, pour la prise de rôle de Jonas Kaufmann, noyait souvent l’action et les interprètes sous un flot musical gigantesque jusqu’à la nausée, Petrenko est attentif à tous les équilibres. Il magnifie une partition qui n’en a pas besoin, mais que mille pièges peuvent rendre indigeste.
Ainsi par la grâce d’une soprano magnifique, d’un chef d’orchestre génial et, malgré tout, d’un Jonas Kaufmann qui, s’il ne convainc pas toujours, livre sa propre interprétation du Maure de Venise, on sort de là, dans une atmosphère certes pluvieuse, baigné par le génie de Verdi, et finalement heureux !

Paul Fourier

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HELENE ADAM
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Mer 5 Déc 2018 - 11:05

Merci de cette "critique".
Mais je pense que tu es passé un peu à côté de cet Otello (question de goût) et en particulier du sens du parti pris Petrenko-Kaufmann-Harteros-Finley, qui nous proposent une lecture rajeunie et modernisée de cet opéra. Une certaine tradition a distribué Otello à des ténors à fort volume, pas toujours en adéquation avec la partition réelle de cet Otello et dans un choix de faire d'Otello essentiellement un chef de guerre un peu "bas de plafond" et pas forcément très futé (ce qui expliquerait que la ruse de Iago marche). De la même manière Iago est généralement machiavélique et caricatural.
Je pense qu'à Munich ce qui est suggéré sort de ces sentiers déjà très battus (et qui le seront encore j'imagine). Je comprends parfaitement qu'on n'aime pas du tout mais je crois que, connaissant bien Petrenko et sa relation avec les chanteurs, notamment avec Kaufmann, il était assez évident qu'on aurait cette lecture semi-intimiste d'Otello. Un Otello torturé par son incompréhension du monde des intrigues de la cour quand il rentre de la guerre, qui ne parvient plus à communiquer avec la Desdémone qui lui a permis son ascension sociale dans ce monde impitoyable qui le rejette, mûr pour avaler le poison que distille un Iago, subtil, intelligent et rusé, voire séduisant intellectuellement puisque capable de convaincre Otello.
Comme je l'ai dit plus haut, voir des imitations (forcément assez quelconques, personne aujourd'hui n'ayant leurs moyens) de Vickers, de Del Monaco, voire de Domingo, ne me fait pas vraiment courir.
Mais je comprends parfaitement qu'on préfère ce style d'Otello.
Personnellement je suis davantage intéressée par le renouveau que propose maintenant depuis des années (premier choc pour moi : le Ring à Bayreuth), Kiril Petrenko et sa lecture détaillée de l'oeuvre, réétudiant la partition et son sens en regard du texte et choisissant ses artistes en conséquence...puisqu'il peut se le permettre !
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MariaStuarda
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Mer 5 Déc 2018 - 11:47

HELENE ADAM a écrit:
Merci de cette "critique".
Mais je pense que tu es passé un peu à côté de cet Otello (question de goût) et en particulier du sens du parti pris Petrenko-Kaufmann-Harteros-Finley, qui nous proposent une lecture rajeunie et modernisée de cet opéra. Une certaine tradition a distribué Otello à des ténors à fort volume, pas toujours en adéquation avec la partition réelle de cet Otello et dans un choix de faire d'Otello essentiellement un chef de guerre un peu "bas de plafond" et pas forcément très futé (ce qui expliquerait que la ruse de Iago marche). De la même manière Iago est généralement machiavélique et caricatural.
Je pense qu'à Munich ce qui est suggéré sort de ces sentiers déjà très battus (et qui le seront encore j'imagine). Je comprends parfaitement qu'on n'aime pas du tout mais je crois que, connaissant bien Petrenko et sa relation avec les chanteurs, notamment avec Kaufmann, il était assez évident qu'on aurait cette lecture semi-intimiste d'Otello. Un Otello torturé par son incompréhension du monde des intrigues de la cour quand il rentre de la guerre, qui ne parvient plus à communiquer avec la Desdémone qui lui a permis son ascension sociale dans ce monde impitoyable qui le rejette, mûr pour avaler le poison que distille un Iago, subtil, intelligent et rusé, voire séduisant intellectuellement puisque capable de convaincre Otello.
Comme je l'ai dit plus haut, voir des imitations (forcément assez quelconques, personne aujourd'hui n'ayant leurs moyens) de Vickers, de Del Monaco, voire de Domingo, ne me fait pas vraiment courir.
Mais je comprends parfaitement qu'on préfère ce style d'Otello.
Personnellement je suis davantage intéressée par le renouveau que propose maintenant depuis des années (premier choc pour moi : le Ring à Bayreuth), Kiril Petrenko et sa lecture détaillée de l'oeuvre, réétudiant la partition et son sens en regard du texte et choisissant ses artistes en conséquence...puisqu'il peut se le permettre !
Ah mais on n'a tout à fait le droit de considérer qu'il faut dépoussiérer cet opéra comme les autres et sortir de la tradition. Dans certains cas, je trouve ça pertinent; là non, de même que je n'avais, tu le sais pas aimé sa prise de rôle à Londres. Tout comme Finley qui me parait égaré dans ce rôle et ferai mieux, à mon avis, de retourner chez Mozart.
Ma référence (vivante) reste Cura (avec Raimondi à Nice ou avec Harteros à Berlin) qui est, en effet, bien loin d'un certain maniérisme constaté chez JK.
Bref, on sait, Hélène, l'un comme l'autre que nous n'avons pas la même approche de Jonas. est ce la peine d'épiloguer à l'infini ?
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Mer 5 Déc 2018 - 11:48

MariaStuarda a écrit:
Ma référence (vivante) reste Cura (avec Raimondi à Nice ou avec Harteros à Berlin)

Oh oui ! pour les deux (et comme lui, Raimondi, a pu nous régaler et même tard ; à Nice, entre autres, cf. Falstaff, Boris, Iago justement...) !
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Mer 5 Déc 2018 - 12:22

HELENE ADAM a écrit:
Une certaine tradition a distribué Otello à des ténors à fort volume, pas toujours en adéquation avec la partition réelle de cet Otello

J'ai tendance à considérer que les nomenclatures vocales sont souvent considérées comme trop importantes – pourquoi un Mime ne pourrait-il pas chanter Roméo ou Tristan ? –, mais s'il y a bien un critère objectif un peu incontournable, c'est le volume / la projection. Et, dans Otello, il faut tout de même une voix large capable d'éclats, et de surmonter l'orchestre, le chœur, ses partenaires lorsque nécessaire. Ça me paraît davantage une nécessité concrète qu'une tradition.

(Au demeurant, Kaufmann, sans être un gros volume, « claque » suffisamment pour que ça passe bien, je suppose – mais dans Bastille, il ne faudrait pas qu'il ait des partenaires trop sonores pour ne pas pâlir ou paraître la proie de ses victimes. Smile )

Je n'ai pas encore écouté les bandes, je suis assez curieux de Kaufmann et Finley là-dedans, et je n'ai jamais entendu Petrenko dans Verdi.


MariaStuarda a écrit:
Tout comme Finley qui me parait égaré dans ce rôle et ferai mieux, à mon avis, de retourner chez Mozart.
Ou à Wagner. bounce  Il finira bien par nous proposer un beau Wotan, je suis sûr. A-t-il essayé Barak ?


MariaStuarda a écrit:
Ma référence (vivante) reste Cura

Ah, Cura, même dans l'absolu… ! Very Happy  Ou alors il faut quasiment remonter à la génération Luccioni pour trouver aussi épique et aussi bien timbré à la fois, à la fois fauve et non sans allure…
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HELENE ADAM
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Mer 5 Déc 2018 - 17:36

DavidLeMarrec a écrit:
HELENE ADAM a écrit:
Une certaine tradition a distribué Otello à des ténors à fort volume, pas toujours en adéquation avec la partition réelle de cet Otello

J'ai tendance à considérer que les nomenclatures vocales sont souvent considérées comme trop importantes – pourquoi un Mime ne pourrait-il pas chanter Roméo ou Tristan ? –, mais s'il y a bien un critère objectif un peu incontournable, c'est le volume / la projection. Et, dans Otello, il faut tout de même une voix large capable d'éclats, et de surmonter l'orchestre, le chœur, ses partenaires lorsque nécessaire. Ça me paraît davantage une nécessité concrète qu'une tradition.

(Au demeurant, Kaufmann, sans être un gros volume, « claque » suffisamment pour que ça passe bien, je suppose – mais dans Bastille, il ne faudrait pas qu'il ait des partenaires trop sonores pour ne pas pâlir ou paraître la proie de ses victimes. Smile )

Je n'ai pas encore écouté les bandes, je suis assez curieux de Kaufmann et Finley là-dedans, et je n'ai jamais entendu Petrenko dans Verdi.

Ce qui est assez logique si tu n'as pas encore entendu cet Otello ( Wink )
Le débat sur Finley était le même sur Gerhaher en Amfortas dans Parsifal cet été. C'est le style de Petrenko que de préférer des chanteurs qui n'ont pas forcément des "voix de stentor" (pour reprendre l'expression de la critique énamourée de Christian Merlin concernant cet Otello), mais savent d'abord et avant colorer leur chant en fonction du texte. Il y a un côté chambriste chez Petrenko... et il prend les chanteurs qui vont avec. Lors de ses quelques Ring à Bayreuth, on se rappelle peut-être qu'il avait défendu Lance Ryan en Siegfried malgré les difficultés vocales d'alors du ténor, parce qu'il appréciait ses qualités dans l'expressivité du chant (et c'est vrai que son incarnation de Siegfried était et reste unique).
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Mer 5 Déc 2018 - 17:42

Lance Ryan en Siegfried, à moins de vouloir une petite voix qui chante faux dans un timbre hideux, ça me paraît difficile à défendre – au point où il en est, et depuis dix ans, il ne peut pas maîtriser grand'chose dans l'expression. Confused Le Ring de Petrenko est fantastique, mais j'avais pris les bandes avec Vinke, bien sûr – qui est, en plus de ne pas être Ryan, un immense chanteur dans l'absolu.

Mais effectivement, K. Petrenko est toujours limpide, je me figure bien cet Otello coulant de source et sans pétarades superflues, ça fait très envie.
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HELENE ADAM
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Mer 5 Déc 2018 - 17:48

DavidLeMarrec a écrit:
Lance Ryan en Siegfried, à moins de vouloir une petite voix qui chante faux dans un timbre hideux, ça me paraît difficile à défendre – au point où il en est, et depuis dix ans, il ne peut pas maîtriser grand'chose dans l'expression. Confused  Le Ring de Petrenko est fantastique, mais j'avais pris les bandes avec Vinke, bien sûr – qui est, en plus de ne pas être Ryan, un immense chanteur dans l'absolu.

Mais effectivement, K. Petrenko est toujours limpide, je me figure bien cet Otello coulant de source et sans pétarades superflues, ça fait très envie.

+1
J'ai entendu les deux (Vinke et Ryan), souffert avec Ryan parce que sa voix s'était complètement délabrée et qu'il chantait en effet faux avec un timbre terriblement enrayé mais il FUT un grand Siegfried et il avait gardé, avec Petrenko, le côté subtil et fine de son interprétation. Vinke c'est très bien, mais c'est un autre genre....

PS : la voix de Cura, hélas, est devenue très inégale aussi... (Salzbourg 2016, remplacement du regretté Botha, un Otello à oublier...)
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Jeu 6 Déc 2018 - 0:44

DavidLeMarrec a écrit:

MariaStuarda a écrit:
Tout comme Finley qui me parait égaré dans ce rôle et ferai mieux, à mon avis, de retourner chez Mozart.
Ou à Wagner. bounce  Il finira bien par nous proposer un beau Wotan, je suis sûr. A-t-il essayé Barak ?

Bon là, c'est assez injuste comme remarque : Gérald Finley a été un très bon Sachs à Bastille il y a deux ans et demie, il a d'ailleurs également (comme Gerhaher mais avec plus de volume) été Amfortas à Vienne et à Baden Baden, Guillaume Tell au MET, Scarpia à Londres etc etc
Enfin bref, sa prise de rôle en Iago était parfaitement logique au vu de son répertoire (et de ses moyens, n'importe qui ne peut pas chanter Wagner) et il était nettement au-dessus de Vratogna, le Iago du premier Otello de Kaufmann.
Le répertoire du baryton canadien n'est plus Mozart depuis longtemps...
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Jeu 6 Déc 2018 - 10:45

Les dernières bandes que j'aie entendues de Cura en Otello sont effectivement un peu plus anciennes, vers 2013-2015 je crois. Possible qu'à cette hauteur de carrière et cette lourdeur de rôles, a fortiori pour une voix de ténor, l'instrument finisse par décliner.

Je trouve très étonnant en tout cas qu'avec sa voix, son tempérament, sa notoriété, il ne soit pas plus présent dans les grandes productions des grandes maisons depuis plusieurs années, alors qu'il s'est plutôt bonifié en réalité !…
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HELENE ADAM
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Jeu 6 Déc 2018 - 16:08

DavidLeMarrec a écrit:
Les dernières bandes que j'aie entendues de Cura en Otello sont effectivement un peu plus anciennes, vers 2013-2015 je crois. Possible qu'à cette hauteur de carrière et cette lourdeur de rôles, a fortiori pour une voix de ténor, l'instrument finisse par décliner.

Je trouve très étonnant en tout cas qu'avec sa voix, son tempérament, sa notoriété, il ne soit pas plus présent dans les grandes productions des grandes maisons depuis plusieurs années, alors qu'il s'est plutôt bonifié en réalité !…

Je crois me rappeler qu'il a eu un long passage à vide avec problèmes vocaux à répétition... et prestations ratées. Le fait est que s'il a encore des engagements (très peu) comme chanteur, il fait aussi désormais, souvent, de la mise en scène ou de la direction musicale.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Jeu 6 Déc 2018 - 23:04

Je n'ai jamais entendu de bandes où c'était audible et je me méfie un peu de ce genre de rumeurs – Alagna est annoncé mourant depuis 2001, n'est-ce pas…

On a aussi eu le cas de Studer, où assassinée par la critique à la suite d'une série de méformes (j'ai écouté les bandes du milieu des années 90, je n'ai trouvé que des témoignages somptueux… et aujourd'hui encore elle chante, et toujours merveilleusement… !), elle a été soudainement laissée de côté (ou de guerre lasse, s'est retirée, je ne sais).

Mais c'est tout à fait possible, ça arrive forcément à un moment, dans une carrière fondée sur la physiologie et soumise à des quantités de stress phénoménales. En tout cas, il y a encore peu, ce qu'il faisait était à peu près hors de pair bounce , et il était pourtant déjà cantonné à des scènes secondaires, considérant que ça fait quinze ans qu'on zigzague, pour Otello, entre Galouzine, Farina et Antonenko. Confused
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HELENE ADAM
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Jeu 13 Déc 2018 - 9:33

Deux récentes "critiques" approfondies (et de qualité !) qui rejoignent largement mes impressions

http://wanderersite.com/2018/12/lotello-de-tous-les-sommets/?fbclid=IwAR3CqO2SlT8PGzd0VdV_aGlGHb2hFotx_bcjE78L4FNvVT_UEFo1qbtRKlE

https://munichandco.blogspot.com/2018/12/un-otello-tres-feminin-anja-harteros.html?spref=fb&fbclid=IwAR3gtb200tCUMLuoRNoeP4LbJdPgOGKGDthGD-lzKLfFzkqWAZ-5GDufbUc

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MariaStuarda
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Jeu 13 Déc 2018 - 15:58

Et pas les miennes Wink
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Stefano P
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Jeu 13 Déc 2018 - 16:24

MariaStuarda a écrit:
Et pas les miennes Wink

Oui, là, franchement, "l'Otello de tous les sommets", c'est quand même un peu trop dire... C'est une proposition intéressante, mais bon, y'a quand même pas de quoi sauter au plafond ! En tout cas, si l'on veut entendre une antithèse de ce que fait Petrenko à la direction, l'actuel Otello du Met avec Dudamel devrait sans doute faire l'affaire...
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Jeu 13 Déc 2018 - 16:38

Stefano P a écrit:
l'actuel Otello du Met avec Dudamel

bounce bounce bounce bounce
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HELENE ADAM
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Jeu 13 Déc 2018 - 18:32

Stefano P a écrit:
MariaStuarda a écrit:
Et pas les miennes Wink

Oui, là, franchement, "l'Otello de tous les sommets", c'est quand même un peu trop dire... C'est une proposition intéressante, mais bon, y'a quand même pas de quoi sauter au plafond ! En tout cas, si l'on veut entendre une antithèse de ce que fait Petrenko à la direction, l'actuel Otello du Met avec Dudamel devrait sans doute faire l'affaire...

Ah mais je n'aurais pas la chance de pouvoir le voir et l'entendre contrairement à celui de Petrenko. Si tu vas aussi à New York après avoir été à Munich (veinard) tu pourras donc nous faire une comparaison intéressante mais en toute franchise je pense que la conception de Petrenko (comme je l'ai dit et redit, qu'on l'aime ou pas), est beaucoup plus originale tout simplement parce qu'elle forme un tout : nouvelle production, chanteurs avec lesquels il aime travailler, mise en scène intimiste. Dudamel (qui déclare par ailleurs voir dans Otello aussi surtout une lecture intimiste et pas tellement héroïque) devrai faire avec une production des plus classiques (que certains vont évidemment adorer) et des chanteurs très bon mais dont on peut craindre que l'alchimie ne soit pas exactement la même qu'entre Harteros et Kaufmann.
Ce sera donc sûrement excellent, mais bien plus classique.. enfin tu nous diras ! Tant mieux si c'est encore plus excitant. Concernant Otello ces dernières années, on était un peu en panne.... Very Happy
PS : si pour moi il y avait de quoi sauter au plafond mais chacun ses enthousiasmes... Very Happy (et c'est bien agréable d'en avoir je vous jure....)
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Stefano P
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MessageSujet: Re: Otello Verdi Munich   Jeu 13 Déc 2018 - 18:45

HELENE ADAM a écrit:
Ah mais je n'aurais pas la chance de pouvoir le voir et l'entendre contrairement à celui de Petrenko. Si tu vas aussi à New York après avoir été à Munich (veinard) tu pourras donc nous faire une comparaison intéressante mais en toute franchise je pense que la conception de Petrenko (comme je l'ai dit et redit, qu'on l'aime ou pas), est beaucoup plus originale tout simplement parce qu'elle forme un tout : nouvelle production, chanteurs avec lesquels il aime travailler, mise en scène intimiste. Dudamel (qui déclare par ailleurs voir dans Otello aussi surtout une lecture intimiste et pas tellement héroïque) devrai faire avec une production des plus classiques (que certains vont évidemment adorer) et des chanteurs très bon mais dont on peut craindre que l'alchimie ne soit pas exactement la même qu'entre Harteros et Kaufmann.
Ce sera donc sûrement excellent, mais bien plus classique.. enfin tu nous diras ! Tant mieux si c'est encore plus excitant. Concernant Otello ces dernières années, on était un peu en panne....

Ah mais non, j'aurais bien aimé, mais je suis actuellement plutôt sédentaire, hélas ! L'Otello de Munich, je l'ai seulement entendu à la radio pour la première et j'ai vu ensuite la retransmission, comme je l'indiquais dans mon petit CR ci-dessus, et pour Dudamel, c'est juste une intuition : Petrenko est plus analyste et attaché au détail de la partition (et comme toi, j’ai adoré ce qu'il a fait), alors que Dudamel va sans doute y aller à l'énergie en exploitant au maximum les rutilances de l'orchestre du Met (j'ai entendu des extraits des répétitions qui semblent largement confirmer cela). Il y aura bien un enregistrement à récupérer quelque part, mais je ne ferai pas le voyage de New-York...
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