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 [CiMu] A. Dasch, Korngold/Eisler/Berg/Ulmann/Mahler, 26.I

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Benedictus
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MessageSujet: [CiMu] A. Dasch, Korngold/Eisler/Berg/Ulmann/Mahler, 26.I   Ven 4 Jan 2019 - 16:06

Je viens de prendre ma place pour ce récital de lied «décadent» qui aura lieu le 26 janvier à 20h30 dans la Grande Salle de la Cité de la Musique.

Annette Dasch, soprano
Wolfram Rieger, piano

Programme:
 

Programme assez excitant, qui mêle du très connu (Berg, Mahler) à de vraies découvertes (des poèmes de Louise Labé mis en musique par Viktor Ullmann, je dois avouer que ça m'intrigue énormément!) Ce sera la première fois que j'entendrai Annette Dasch en concert - ainsi que Wolfram Rieger, par ailleurs bon connaisseur de ces répertoires (c'est lui qui accompagne Christine Schäfer dans son volume de l'intégrale Schoeck chez Jecklin.)

J'en connais quelques-un·e·s ici qui me semblent être assez exactement le cœur de cible de cette Liederabend... Wink


Dernière édition par Benedictus le Sam 5 Jan 2019 - 2:08, édité 1 fois
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anaëlle
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MessageSujet: Re: [CiMu] A. Dasch, Korngold/Eisler/Berg/Ulmann/Mahler, 26.I   Ven 4 Jan 2019 - 18:09

Benedictus a écrit:

J'en quelques-un·e·s ici qui me semblent être assez exactement le cœur de cible de cette Liederabend... Wink

cool-blue J'y serai aussi.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: [CiMu] A. Dasch, Korngold/Eisler/Berg/Ulmann/Mahler, 26.I   Ven 4 Jan 2019 - 18:16

cheers Tu as aussi pris ta place pour le «Salon Alma Mahler» du 16 février?
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anaëlle
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MessageSujet: Re: [CiMu] A. Dasch, Korngold/Eisler/Berg/Ulmann/Mahler, 26.I   Ven 4 Jan 2019 - 18:25

cat A ton avis ?
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Benedictus
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MessageSujet: Re: [CiMu] A. Dasch, Korngold/Eisler/Berg/Ulmann/Mahler, 26.I   Ven 4 Jan 2019 - 18:31

Question idiote, au temps pour moi... (Le programme est un peu moins exaltant, mais accompagné sur un vieux Erard, miam...)
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Xavier
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MessageSujet: Re: [CiMu] A. Dasch, Korngold/Eisler/Berg/Ulmann/Mahler, 26.I   Ven 4 Jan 2019 - 23:31

On va se croiser alors. Smile
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Benedictus
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MessageSujet: Re: [CiMu] A. Dasch, Korngold/Eisler/Berg/Ulmann/Mahler, 26.I   Sam 5 Jan 2019 - 0:14

Ils devraient faire des réduc' pour les inscrits de classik...
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Xavier
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MessageSujet: Re: [CiMu] A. Dasch, Korngold/Eisler/Berg/Ulmann/Mahler, 26.I   Sam 26 Jan 2019 - 12:50

On peut déjà lire le programme de la salle ici: https://philharmoniedeparis.fr/sites/default/files/documents/npsc_01-26_20h30_annette-dasch_19473.pdf
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Benedictus
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MessageSujet: Re: [CiMu] A. Dasch, Korngold/Eisler/Berg/Ulmann/Mahler, 26.I   Lun 28 Jan 2019 - 1:12

Une très, très belle soirée.

Au-delà même de la qualité intrinsèque des œuvres et l’interprétation, j’ai d’abord été sensible à l’esprit qui y présidait: deux musiciens qui font le choix d’offrir un récital composé en large partie d’œuvres rarissimes de compositeurs peu courus; et qui le font en s’y investissant totalement, avec une ardeur et un plaisir évidents qui auraient suffi à faire tout le prix de cette soirée. (Un de mes camarades placé près de la scène a pu noter, en particulier, la jubilation que manifestait Wolfram Rieger à jouer sa partie de piano.)

Le programme, en plus d’être passionnant par les œuvres qu’il permettait d’entendre, était pensé avec une rare intelligence, tournant bien sûr autour de la musique «décadente», entartete.

Un programme qui entrelaçait les destins: les figures tutélaires des ainés, Mahler et Berg; les trois compositeurs qui subirent directement le nazisme: Korngold, le Wunderkind de la Vienne d’avant l’Anschluss qui finira compositeur pour Hollywood; Eisler, le «rouge», qui après le même exil fut ensuite victime du maccarthysme et revint en Europe où il deviendrait quasiment le compositeur officiel de l’Allemagne de l’Est; Ullmann, tué dès son arrivée à Auschwitz après avoir été une figure centrale de la vie musicale dans le camp de Theresienstadt.

Un programme qui avait l’intelligence d’associer le plaisir de la reconnaissance - avec des œuvres très connues (les Sieben frühe Lieder de Berg; des lieder des cycles du fahrenden Gesellen et du Knaben Wunderhorn de Mahler -  dont ceux qui forment le noyau thématique du I de la 1ᵉ Symphonie et du III de la 2ᵉ) - et le plaisir de la découverte (avec des pièces rares, voire quasi inédites, et a priori intrigantes.)

Un programme, enfin, qui illustrait le cosmopolitisme culturel de ces compositeurs, du fait de la diversité des langues mises en musique: l’allemand de Goethe, de Rilke, de Karl Kraus, de Brecht; mais aussi l’anglais de Shakespeare (chez Korngold), le français de Rimbaud (chez Eisler) ou de Louise Labé (chez Ullman.)

Musicalement, enfin, ce programme permettait de déployer largement l’éventail des langages expérimentés par ces compositeurs.

On connaît (au moins depuis le premier disque d’Angelika Kirchschlager) le très beau My Mystress’ Eyes, op. 38 n°5 (sur un poème de Shakespeare) de Korngold - assez typique de son compositeur, avec son écriture profuse et mouvante, presque expressionniste mais très lumineux dans son expression. J’entendais pour la première fois les Quatre Lieder d’après Shakespeare, op. 31: ils m’ont paru moins prégnants; j’ai souvent eu l’impression que Korngold, au lieu d’y parler son propre langage musical (comme par exemple dans les Songs of the Clown, op. 29, eux aussi d’après Shakespeare), tentait d’y acclimater des tournures mélodiques et harmoniques inspirées de vieilles folksongs anglaises.

Les lieder d’Eisler étaient (comme toujours) bizarres, du fait du caractère fondamentalement hétéroclite de son esthétique et de son langage: on y passe d’une sorte de prosaïsme populaire faussement naïf aux élans d’un lyrisme sophistiqué et tendu, parfois via une véhémence toute expressionniste - et souvent à l’intérieur d’un même lied, avec toujours un je-ne-sais-quoi de guingois. Si j’ai été surtout sensible à l’ambiguïté de Printemps allemand (sur un poème de Karl Kraus - satire voilée du symbolisme nationaliste d’un Stefan George?), avec sa marche lente et ondoyante, ses harmonies sinueuses et chargées parfois zébrées d’éclats expressionnistes, c’est peut-être Rimbaud-Gedicht (sur «Bonne pensée du matin») qui aura le mieux illustré la bizarrerie du style d’Eisler: on y passe d’un style ouvertement populaire, avec de quasi rengaines de cabaret stylisées, mais harmoniquement incertaines, et une prosodie sans doute relâchée à dessein (avec élision des e muets, façon Histoires naturelles) à un style au contraire hyperboliquement lyrique (notamment pour les apostrophes «Ô, pour ces Ouvriers... Ô Reine des Bergers...») et une déclamation classique.

Je ne me livrerai pas ici à l’exégèse des Sieben frühe Lieder de Berg, un des sommets du postromantisme tardif (les élans du Nachtigal! et la poésie suspendue, si parfaitement rilkéenne de Traumgekrönt, sans doute mon préféré...)

Étranges aussi dans leur complexité, les Six Sonnets de Louise Labé de Viktor Ullmann, qui ouvraient la seconde partie du concert - et constituaient réellement la curiosité de la soirée. L’œuvre a fatalement quelque chose d’un peu déconcertant, si ce n’est de frustrant du fait du double hiatus entre le moyen français et la prononciation «moderne» adoptée par le compositeur, d’une part, entre ce français déjà un peu décalé et la prosodie musicale de Ullmann d’autre part. Mais une fois cela admis comme une forme d’estrangement, j’ai trouvé l’œuvre magnifique: elle aussi extrêmement protéiforme dans son langage (mais procédant, à la différence des lieder d’Eisler, plus par des glissements que par sauts), déployant une écriture harmonique extrêmement dense - on est vraiment dans ces langages complexes des musiques d’Europe de l’Est du début du XXᵉ, mais aussi avec des irisations beaucoup plus «françaises», disons post-debussystes (rétrospectivement, je vois bien pourquoi cela a tant plu à Xavier: dans la partie de piano, on n’est pas très loin d’univers sonores à la Roslavets), voire, ponctuellement, des passages franchement «Paris 1920» (à la fin de Lut, compagnon, on se croirait presque chez Poulenc.)

Comme pour les Berg, je ne m’étendrai pas non plus les lieder de Mahler retenus pour clore la soirée - si ce n’est pour signaler l’originalité des choix, qui à l’exception des deux derniers vers (totalement lugubres, il est vrai) de Ging heut’ morgen übers Feld, présentaient le versant pastoral et allant, voire humoristique (les deux Wunderhorn-Lieder, Des Antonius von Padua Fischpredigt et Lob des hohen Verstands) du compositeur.

Enfin, comme bis, le tango-habanera Youkali composé en France par Kurt Weill - auquel Roger Fernay ajouta des paroles et qui devint un tube des émissions françaises sur Radio Londres - manière subtile de prendre en écharpe les thématiques historiques et lingustiques de ce récital, tout en sacrifiant au genre du bis, qui se doit d’offrir une œuvre populaire ou «légère.» (Musique légère, mais qui m’a fait monter les larmes aux yeux.)

Pour ce qui est de l’interprétation, je ne peux que saluer l’engagement total d’Annette Dasch, sa formidable présence, son intensité et son rayonnement - et son entente avec avec Wolfram Rieger: encore une fois, il était émouvant de voir à quel point ce récital avait été travaillé en amont et vécu avec intensité. Cela suffit à rendre tout à fait secondaires les quelques menues réserves que j’aurais à formuler; celles-ci visent en fait surtout à l’adéquation entre cette voix à la technique lyrique et le genre du lied (une forme de projection qui tend parfois à uniformiser certaines voyelles et à rendre peu audibles, du moins au septième rang où j’étais, certaines consonnes) - mais une fois cela posé, il me faut aussitôt ajouter que cet inconvénient me semble moindre dans ce répertoire (l’écriture vocale assez chargée, la tendance à une certaine distorsion du texte par le contenu musical lui-même font que ce type de voix m’y semble pouvoir mieux fonctionner que dans du lied du premier XIXᵉ), et qu’il est heureux, et beau, et profondément satisfaisant qu’une chanteuse bien insérée dans les circuits opératiques fasse le choix de consacrer cette soirée à ce répertoire-là. Ma gratitude est sincèrement immense.

Cela dit, le bonheur d’entendre et de voir Wolfram Rieger fut peut-être encore plus grand. Je le révérais déjà hautement pour sa participation à l’intégrale Schoeck chez Jecklin (il y accompagne Christine Schäfer, Kurt Streit, Juliane Banse et Dietrich Henschel), mais je crois n’avoir jamais entendu une prestation pareille de la part d’un accompagnateur de lied (et pourtant j’ai entendu Andreas Haefliger, Gerold Huber et Helmut Deutsch en concert): alors même que les parties de piano de ces lieder sont d’une complexité terrifiante, il y a déployé une précision, une richesse de coloris, une science confondante des strates, déployant les contrechants avec une infinie variété de touchers et d’attaques et sachant jouer sur tout l’empan des dynamiques  (d’où une capacité phénoménale à suggérer très concrètement l’orchestre dans les Mahler et les Berg) - et en même temps une ardeur, une jubilation incroyablement communicatives.

Une soirée qui fut vraiment une joie. (À laquelle est venu par surcroît s’ajouter le plaisir de retrouver à cette occasion quelques-uns des membres de ce forum qui me sont les plus chers.)
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Benedictus
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MessageSujet: Re: [CiMu] A. Dasch, Korngold/Eisler/Berg/Ulmann/Mahler, 26.I   Mar 29 Jan 2019 - 18:17

Et je viens de découvrir que les Six Sonnets de Louise Labé de Viktor Ullmann existaient en fait au disque... par Christine Schäfer, carrément (chez Orfeo.)
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Xavier
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MessageSujet: Re: [CiMu] A. Dasch, Korngold/Eisler/Berg/Ulmann/Mahler, 26.I   Mer 30 Jan 2019 - 1:22

Merci pour beau et très complet compte-rendu, je partage en grande partie tes impressions.

J'étais au premier rang pile de face, au début je me suis dit que c'était une erreur car on se trouvait un peu bas par rapport à la scène, mais en fait non c'était parfait. Smile

On trouve les Eisler sur IMSLP! Very Happy

Comme toi époustouflé par les interprètes et en particulier ce pianiste qu'on connaît de nom et qu'on sait accompagnateur de lied émérite, mais là en concert on se rend compte de l'artiste que c'est.

De belles découvertes, en tout particulier pour Ullmann que je n'ai jamais trop aimé jusqu'ici, là c'était étonnant et remarquable. (des harmonies de quartes notamment qui peuvent évoquer Berg ou Scriabine, mais en tout cas un langage qui m'a paru plus riche et différent de tout ce que j'avais entendu de lui jusqu'à présent)

On peut préciser (mais c'était peut-être, malheureusement, évident) que la salle était à moitié vide. (si ce n'est pire peut-être)
Certes, ce n'était pas Nina Stemme ni Anna Netrebko, mais une chanteuse tout à fait anonyme non plus.
Si elle avait chanté Schumann et Strauss, cela aurait sans doute été un peu différent...
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claudeyaacov
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MessageSujet: Re: [CiMu] A. Dasch, Korngold/Eisler/Berg/Ulmann/Mahler, 26.I   Mer 30 Jan 2019 - 10:23

Benedictus a écrit:
Et je viens de découvrir que les Six Sonnets de Louise Labé  de Viktor Ullmann existaient en fait au disque... par Christine Schäfer, carrément (chez Orfeo.)

Orfeo C380952 (2 CDs)
Alex Bauni, piano
Septembre 1995

Les Six sonnets de Louise Labé op. 34 de Viktor Ullmann

1. Clere Venus, qui erres par les Cieus... (Sonnet V)
2. On voit mourir toute chose animee... (Sonnet VII)
3. Je vis, je meurs : je me brule et me noye. (Sonnet VIII)
4. Lut, compagnon de ma calamité... (Sonnet XII)
5. Baise m'encor, rebaise moy et baise : ... (Sonnet XVIII)
6. Oh si j'estois en ce beau sein ravie... (Sonnet XIII)

sont également disponibles sur les CDs

Schwer ist's,das Schöne zu lassen / Těžké je opustit krásu (Il est difficile de quitter sa beauté)
ArcoDiva UP0176 (2 CDs)
Irena Troupová, Soprano
Jan Dušek, Piano
7 juillet 2015

Oehms Classics OC1848
Christina Landshamer, Soprano
Gerold Huber, Klavier
12. Mai 2016, Kleines Haus, Staatstheater Darmstadt

Les sonnets 1, 2, 3 sont chantés sur le CD
Terezín - Theresienstadt
DG 477 6546
Anne Sofie von Otter, mezzo-soprano
Bengt Forsberg, piano
Berlin, Teldex Studios, 2/2006 - Munich, Bavaria-Musik-Studios, 2/2007

Claude
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MessageSujet: Re: [CiMu] A. Dasch, Korngold/Eisler/Berg/Ulmann/Mahler, 26.I   Mer 30 Jan 2019 - 12:21

Je n'ose pas trop m'exprimer après vos éloges…

Disons simplement qu'avoir un programme aussi original, et servi par des interprètes (le bonheur palpable de Rieger jouant – enfin ? – les Ullmann !) très enthousiastes, c'est merveilleux. Rieger a d'ailleurs un jeu d'une précision (et très bien timbré) rare pour un accompagnateur. Et Dasch était émue aux larmes à plusieurs moments.

Après, je n'ai pas été complètement bouleversé, d'une part parce que le programme ne contient pas d'œuvres qui me touchent particulièrement (hors quelques-uns des Berg, pas de doudous), même si elles étaient toutes belles et fascinantes ; d'autre part pour des raisons techniques, la voix de Dasch (qui n'a pas bougé d'un pouce, ceux qui disent qu'elle a perdu sa voix en sont pour leurs frais) ne se plie pas idéalement à l'exercice (un son assez poussé, diction pas très nette, pas beaucoup d'expression dans les mots…), par sa structure même.

Ce n'était donc pas un grand récital de lied, mais son originalité et la générosité des interprètes m'ont touché au bout du compte, d'une façon différente.
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MessageSujet: Re: [CiMu] A. Dasch, Korngold/Eisler/Berg/Ulmann/Mahler, 26.I   

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