Autour de la musique classique

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 Eliahu Inbal

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aurele
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MessageSujet: Eliahu Inbal   Dim 6 Jan 2019 - 8:27

Je connais ce chef d'orchestre israélien pour le moment uniquement dans le Don Carlo en 4 actes live de Vérone de 1969 avec Domingo, Caballé, Cappuccilli, Cossotto, Petkov et Foiani notamment.

Il a laissé au disque plusieurs témoignages dans le répertoire symphonique chez Teldec et Denon ainsi que Exton, notamment chez Bruckner (intégrale avec le Frankfurt Radio Symphony Orchestra), Mahler avec le même orchestre que pour Bruckner (Denon) et autres symphonies chez Exton avec le Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra, Chostakovitch avec les Wiener Symphoniker chez Denon et certaines symphonies chez Exton avec le Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra, des œuvres de Berlioz, les poèmes symphoniques de Strauss avec l'Orchestre de la Suisse romande.

Les enregistrements en question sont en partie disponible en streaming, davantage sur qobuz (j'ai un abonnement de base donc pas en qualité formidable) que sur spotify. En fouillant le forum, j'ai cru comprendre que ses témoignages chez Exton sont davantage intéressants. Des avis pour alimenter ce topic sont les bienvenus.

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Otello
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Dim 6 Jan 2019 - 13:38

Pour l'opéra, tu peux le trouver ici aussi:


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aurele
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Dim 6 Jan 2019 - 13:45

Maria di Rudenz est écoutable sur qobuz, le reste me paraît sans doute plus difficile à trouver.

Que penses tu de ces témoignages ? Par ailleurs, je connais déjà Scotto dans trois témoignages du rôle de Violetta, soit ses deux enregistrements de studio et le live de Tokyo dirigé par Verchi dans lequel elle est formidable. Certes, cela permettrait de l'entendre dans un autre live, entourée qui plus est du formidable Alfredo de Bergonzi, en me fondant sur le studio Pritchard pour affirmer cela.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Dim 6 Jan 2019 - 14:07

aurele a écrit:
En fouillant le forum, j'ai cru comprendre que ses témoignages chez Exton sont davantage intéressants. Des avis pour alimenter ce topic sont les bienvenus.
Je dirais plutôt que ses témoignages chez Exton sont sûrement plus séduisants (mais je n'en connais pas beaucoup) - parce que ses enregistrements antérieurs sont, pour ceux que je connais (Mahler, Ravel et certains Berlioz chez Denon; Bruckner chez Teldec), parfois un peu secs et acides mais à coup sûr intéressants: soit par des choix musicologiques forts (pour l'intégrale Bruckner, enregistrer systématiquement les versions princeps non révisées); soit par des approches interprétatives assez pionnières (on s'en souvient peu, mais son cycle Mahler, c'était un peu la première fois qu'on captait toute une intégrale Mahler dans un spectre sonore aussi spectatculairement détaillé et aéré et en conformité avec une optique interprétative aussi rigoureusement «objective.») J'aime aussi beaucoup ses Ravel avec l'ONF, peu chatoyants et séduisants, mais remarquables de rigueur et de lisibilité.

(En plus, pour moi, ces enregistrements sont liés à des souvenir de concerts de mon adolescence: j'avais assisté aux concerts Ravel à Radio France lors desquels - ou à l'issue desquels - les enregistrements avaient été réalisés, et ses concerts donnés lors du grand cycle au Châtelet avaient été mes premiers Mahler en salle.)
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aurele
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Dim 6 Jan 2019 - 14:29

Merci pour ton retour Benedictus.

J'ai écouté la 7e de Mahler aujourd'hui avec le Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra publiée chez Exton par le biais de qobuz et il est difficile de formuler un avis sur cette interprétation que j'ai trouvé intéressante, pleine de souffle mais peut-être à côté de l'esprit de cette œuvre qui est une symphonie dont il est difficile de parler, surtout quand on est pas musicologue ou spécialiste comme c'est mon cas. En tout cas, c'est très maîtrisé en matière de direction orchestrale. On entend Inbal par moments derrière les instruments reprendre la mélodie des instruments devant jouer.
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Anaxagore
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Dim 6 Jan 2019 - 16:06

Il a aussi laissé d'estimables Gurre-Lieder Smile ...

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Dim 6 Jan 2019 - 23:14

Effectivement, un très grand chef, et ce dans beaucoup de répertoires. (Côté opéra, il a aussi fait une belle Damnation chez Helikon.)

Ses Bruckner avec la Radio de Francfort ont été marquantes au tournant des années 90 parce qu'ils proposaient (ce qui avait peu été le cas jusqu'ici, hors Rozhdestvensky qui est tout de même particulier) des versions qui revenaient aux sources des éditions et même aux premiers états des partitions. C'était aussi une lecture « objective », assez vive, sans pathos, plutôt claire, loin de ce qui était la norme, en pleine Celibidache-mania. hehe

Mais je trouve qu'on a aujourd'hui beaucoup mieux dans la discographie, à commencer par lui-même : ses Bruckner et ses Mahler (plutôt avec le Métropolitain de Tokyo qu'avec la Philharmonie Tchèque, lorsqu'on peut choisir) sont des jalons d'une vie, d'une décantation incroyables. La discographie ne serait pas si large, on pourrait parler de versions définitives, tant elles embrassent à la fois l'emphase et la précision, la vivacité et le lyrisme, la vie et la mystique.
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eslios
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 16:16

Ne pas oublier qu'il a été sous contrat chez Philips dans sa trentaine au début des années 70, période avec des enregistrements marquants aux belles prises de son dont son intégrale des symphonies de Robert Schumann avec le New Philharmonia Orchestra:



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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 16:25

eslios a écrit:
Ne pas oublier qu'il a été sous contrat chez Philips dans sa trentaine au début des années 70, période avec des enregistrements marquants aux belles prises de son dont son intégrale des symphonies de Robert Schumann avec le New Philharmonia Orchestra:

Ni ses Ravel avec l'Orchestre national de France !

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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 16:36

Ses Ravel avec l'ONF, j'en avais parlé, j'y suis très attaché.
Spoiler:
 

En revanche, ses Schumann ne m'avaient pas paru particulièrement remarquables, ni d'ailleurs ses Scriabine, datant eux aussi de sa période Philips.
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 16:38

Idem pour moi concernant ses Ravel, je trouve que c'est très éclairant comme lecture, à défaut d'être tout à fait enthousiasmant.

Concernant ses Scriabine, je n'aime pas trop (le Poème de l'extase est même assez raté) à une exception près: Prométhée, vraiment une des versions de référence pour moi.
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 16:49

C'est ballot: dans l'édition que j'ai eu sous la main (Philips Duo), il n'y avait que les trois symphonies et le Poème de l'extase, pas Prométhée...
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 16:54

À une époque, ses Malher faisaient un malheur, il n'y avait pas mieux.

Puis tout s'est inversé...allez comprendre les critiques ! shaking
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 17:12

Benedictus a écrit:
C'est ballot: dans l'édition que j'ai eu sous la main (Philips Duo), il n'y avait que les trois symphonies et le Poème de l'extase, pas Prométhée...

Je sais, ils ont tout réédité sauf Prométhée!
Je l'ai déniché en médiathèque, en pensant que ça serait du même niveau, mais contre toutes attentes c'est une superbe réussite.



J'en avais parlé rapidement ici: classik.forumactif.com/t1751p200-scriabine-oeuvres-symphoniques
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 17:20

Rubato a écrit:
À une époque, ses Malher faisaient un malheur, il n'y avait pas mieux.

Puis tout s'est inversé...allez comprendre les critiques ! shaking

Je les ai écoutées à une époque assez récente (il y a 5-10 ans) où le débat n'avait plus lieu : c'est excellent de bout en bout et admirablement capté, je ne m'explique pas trop le renversement de la critique… On peut avoir le goût de choses typées ou de nouveaux chouchous sans faire passer ce degré d'accomplissement pour de la tiédeur ou des errements de jeunesse…
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 17:20

Rubato a écrit:
À une époque, ses Malher faisaient un malheur, il n'y avait pas mieux.
Puis tout s'est inversé...allez comprendre les critiques ! shaking
Ses Mahler chez Denon sont toujours très bons - comme pour ses Ravel, ce ne sont pas des versions dont il faut attendre de chaleureux débordements expressifs ni des coloris capiteux, mais pour éclairer dans le détail le fonctionnement des œuvres, les tuilages, les strates, les effets spatiaux (mais sans perdre de vue l'élan), il n'y avait objectivement pas mieux à l'époque de leur sortie, et ça reste à mon sens tout à fait excellent.

Un tel revirement des critiques me paraît vraiment peu compréhensible. (Comme s'ils avaient besoin de dézinguer rétrospectivement un interprète qu'ils avaient porté aux nues pour se faire pardonner d'être à l'époque complètement passés à côté de Sinopoli?)
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 17:28

DavidLeMarrec a écrit:
Rubato a écrit:
À une époque, ses Malher faisaient un malheur, il n'y avait pas mieux.

Puis tout s'est inversé...allez comprendre les critiques ! shaking

Je les ai écoutées à une époque assez récente (il y a 5-10 ans) où le débat n'avait plus lieu : c'est excellent de bout en bout et admirablement capté, je ne m'explique pas trop le renversement de la critique… On peut avoir le goût de choses typées ou de nouveaux chouchous sans faire passer ce degré d'accomplissement pour de la tiédeur ou des errements de jeunesse…

Benedictus a écrit:
Rubato a écrit:
À une époque, ses Malher faisaient un malheur, il n'y avait pas mieux.
Puis tout s'est inversé...allez comprendre les critiques ! shaking
Ses Mahler chez Denon sont toujours très bons - comme pour ses Ravel, ce ne sont pas des versions dont il faut attendre de chaleureux débordements expressifs ni des coloris capiteux, mais pour éclairer dans le détail le fonctionnement des œuvres, les tuilages, les strates, les effets spatiaux (mais sans perdre de vue l'élan), il n'y avait objectivement pas mieux à l'époque de leur sortie, et ça reste à mon sens tout à fait excellent.

Un tel revirement des critiques me paraît vraiment peu compréhensible. (Comme s'ils avaient besoin de dézinguer rétrospectivement un interprète qu'ils avaient porté aux nues pour se faire pardonner d'être à l'époque complètement passés à côté de Sinopoli?)

On est donc bien d'accord ! Smile

Ce fut d'ailleurs ma première version. Smile
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 20:45

Smile Concernant les Mahler chez Denon, de mémoire c'est surtout dans Diapason qu'on lisait les louanges (H.L. de La Grange), la presse et le public n'étaient pas unanimes,
ou du moins le soufflet est vite retombé.
Certes cette approche glabre et factuelle avait pour elle la netteté, en réaction à des approches plus passionnelles ourdies par une chaleureuse tradition post-romantique
(Walter, Kletzki, Bernstein...), à la flamme de Solti, aux idiosyncrasies de Scherchen ou aux tentations exorbitantes de Kondrachine (Melodiya) ou Sinopoli (DG).

Mais quand Benedictus dit que cette approche était nouvelle, il faut relativiser : l'intégrale Kubelik (DG) avait paru singulièrement moderniste à l'époque, celle de Haitink
avec le Concertgebouw (nonobstant les somptuosités de l'orchestre) prônait déjà une certaine lisibilité qui sera encore plus patente dans la (quasi) intégrale
berlinoise du chef néerlandais dans les années 1990.
Aux USA, le cycle d'Abravanel (contemporain de la première intégrale Bernstein) tendait déjà à un certain classicisme allégé, non ?


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aurele
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 21:22

Ravi que ce topic provoque des échanges.

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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 21:49

aurele a écrit:
Ravi que ce topic provoque des échanges.
Smile Wink
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 21:51

Mélomaniac a écrit:
Smile Concernant les Mahler chez Denon, de mémoire c'est surtout dans Diapason qu'on lisait les louanges
tutut
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 22:19

Mélomaniac a écrit:
aux idiosyncrasies de Scherchen ou aux tentations exorbitantes de Kondrachine (Melodiya) ou Sinopoli (DG).
À l'époque où commence l'intégrale Inbal (1986-89), les Scherchen Westminster n'avaient pas été réédités en CD (on ne trouvait que la version coupée de la 5 sous label Harmonia Mundi - sans doute aussi des pirates de report douteux sous labels italiens), Kondrachine était totalement introuvable et Sinopoli n'avait enregistré que la 2 et la 5 (d'ailleurs la plus grande partie de son intégrale est plus tardive, de 1989 à 1994 - retardée par DG pour donner la priorité à Bernstein II?)

En revanche, tu oublies LA grande intégrale concurrente qui venait juste d'être achevée et faisait figure de référence: celle de Tennstedt - totalement antithétique: prise de son voilée et enveloppante, orchestre luxuriant, interprétation très ample et lyrique. Je me demande un peu si ce n'est pas aussi en réaction contre le Mahler de Tennstedt que celle d'Inbal a été montée en épingle par La Grange.

Mélomaniac a écrit:
Mais quand Benedictus dit que cette approche était nouvelle, il faut relativiser : l'intégrale Kubelik (DG) avait paru singulièrement moderniste à l'époque
À mon tour de nuancer: déjà, quand paraissait l'intégrale Inbal, l'intégrale Kubelik n'était plus disponible dans sa totalité en microsillons (il m'en manquait quelques-unes et elles étaient indisponibles à la commande) et il a fallu attendre décembre 1988 pour qu'elle soit rééditée en CD (sous la forme d'un gros coffret blanc à lettres dorées avec les Goldfische de Klimt - je m'en souviens, c'était un cadeau de mes 14 ans.) En effet, cette intégrale paraissait assez moderniste à l'époque: couleurs orchestrales assez acides, spectre relativement aéré (mais surtout du fait de la captation DG - les concerts radiodiffusés publiés par Audite font entendre quelque chose de plus chaleureux et charnu), lectures assez cursives... Mais on était quand même loin de la précision chirurgicale des gravures d'Inbal: les lectures mahlériennes de Kubelik dans les années 70 privilégiaient quand même davantage l'élan d'ensemble que le rendu du détail.

Mélomaniac a écrit:
celle de Haitink avec le Concertgebouw (nonobstant les somptuosités de l'orchestre) prônait déjà une certaine lisibilité qui sera encore plus patente dans la (quasi) intégrale berlinoise du chef néerlandais dans les années 1990.
L'image sonore avait quand même quelque chose d'assez enveloppant et un peu velouté; Haitink évitait certes les débordements de pathos et privilégiait une certaine fluidité tranquille, la mise en place était soignée, mais on était loin du tranchant d'Inbal.
Et, dans les remakes numériques de la 4 et de la 7 avec Amsterdam, si la captation était un peu plus détaillée, les coloris étaient aussi légèrement assombris. Quant à la quasi-intégrale berlinoise, elle est en effet beaucoup plus détaillée - mais vient sensiblement après Inbal (et dans mon souvenir assez languissante.)

Mélomaniac a écrit:
Aux USA, le cycle d'Abravanel (contemporain de la première intégrale Bernstein) tendait déjà à un certain classicisme allégé, non ?
À ma connaissance, elle n'avait presque pas été diffusée en Europe. (Je ne l'ai d'ailleurs jamais écoutée.)


Dernière édition par Benedictus le Lun 7 Jan 2019 - 22:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 22:21

Mélomaniac a écrit:
Mais quand Benedictus dit que cette approche était nouvelle, il faut relativiser : l'intégrale Kubelik (DG) avait paru singulièrement moderniste à l'époque, celle de Haitink
avec le Concertgebouw (nonobstant les somptuosités de l'orchestre) prônait déjà une certaine lisibilité

Mais précisément, ces versions opéraient une sorte de mise à distance (je les trouve un peu fruste pour l'une, franchement ennuyeuse pour l'autre, surtout dans ces prises de son opaques…), là où Inbal se donne avec beaucoup d'élan et de générosité.

(Quant à Walter et Kletztki postromantiques échevelés, moi j'entends plutôt de robustes kapellmeister…)
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 23:34

Rubato a écrit:

Mélomaniac a écrit:

Smile Concernant les Mahler chez Denon, de mémoire c'est surtout dans Diapason qu'on lisait les louanges


tutut


Basketball Je viens de retrouver le hors-série 1991 du magazine, on y lisait que quasiment tous les volumes avaient été récompensés par un Diapason d'or (sauf les Symphonies 1 & 7,
au demeurant évaluées d'un 4/4 qui constituait la meilleure cotation).

Le commentaire est à l'avenant :

« L'achèvement rapide de cette intégrale aura été, dans le domaine mahlérien, l'événement majeur des années 1980. Car cette intégrale ne ressemble à aucune autre et
inaugure peut-être une ère nouvelle. [...] à cause de la personnalité d'Inbal, pour qui la fidélité obsessionnelle à la partition et la mise au point du détail sont devenues,
au-delà du principe, un engagement moral, une véritable éthique. Lors de la parution de chaque disque, nous avons dit et répété notre émerveillement toujours renouvelé
devant cette authenticité de style, cette finesse de timbres et cette transparence du tissu orchestral, devant cette logique implacable des enchainements, cette clarté
et cette cohérence de la conception, devant cet équilibre idéal des plans sonores et des parties instrumentales.
Le propos d'Inbal était, dès le départ, d'une exemplaire modestie. Il fallait s'efforcer de dépouiller ces pages de tours leurs oripeaux traditionnels postromantiques,
d'exécuter avec une détermination ascétique la moindre intention du compositeur, de rechercher la vérité, non pas en soi-même mais au seul cœur des textes. [...]
Par ses révélations successives, l'intégrale d'Inbal nous aura soumis à rude épreuve. Maintenant dans le paysage, on se contente de l'observer comme un monument de toujours. »


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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Lun 7 Jan 2019 - 23:40

Un peu grandiloquent mais pas faux.

Au demeurant, je pense que le tutut de Rubato voulait surtout dire qu'on lisait aussi ailleurs que dans Diapason les louanges de l'intégrale Inbal (et de fait, je crois me souvenir que Le Monde de la Musique n'avait pas été en reste.)
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Mar 8 Jan 2019 - 8:03

Benedictus a écrit:
En revanche, tu oublies LA grande intégrale concurrente qui venait juste d'être achevée et faisait figure de référence: celle de Tennstedt

Et quid, à l'époque, d'une éventuelle mise en perspective, en concurrence avec Solti ?
(Est-ce que je me trompe, est-ce que je surinterprète ce que j'ai lu à l'époque mais il me semble que Inbal a souvent été considéré comme un outsider qui tirait sa pertinence moins peut-être de sa direction proprement dite que de ses choix textuels et/ou de mise-en-sons si je peux dire ; ce qui le classait plutôt à côté qu'en concurrence directe avec ses collègues ?)

DavidLeMarrec a écrit:
(Quant à Walter et Kletztki postromantiques échevelés, moi j'entends plutôt de robustes kapellmeister…)

Kletzki ? Kapellmeister : ce n'est forcément ainsi que je le qualifierais ; non ! c'est un ascète, un stylite que j'entends. Un chef sans gras, raide et rude, sec parfois qui s'entendait comme peu, à son époque, à délaver, à réduire ses orchestres à une espèce d'objectivité, de nécessité constructiviste plus que narrative. (J'ai du mal à verbaliser complètement ce ressenti, pardon.)
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Mar 8 Jan 2019 - 8:44

Benedictus a écrit:
Un peu grandiloquent mais pas faux.

Au demeurant, je pense que le tutut de Rubato voulait surtout dire qu'on lisait aussi ailleurs que dans Diapason les louanges de l'intégrale Inbal (et de fait, je crois me souvenir que Le Monde de la Musique n'avait pas été en reste.)

C'es exactement ça ! Wink

Même dans certains "guides" discographiques de l'époque (années 80), ces versions étaient mises en avant.
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Mar 8 Jan 2019 - 13:07

bAlexb a écrit:
Kletzki ? Kapellmeister : ce n'est forcément ainsi que je le qualifierais ; non ! c'est un ascète, un stylite que j'entends. Un chef sans gras, raide et rude, sec parfois qui s'entendait comme peu, à son époque, à délaver, à réduire ses orchestres à une espèce d'objectivité, de nécessité constructiviste plus que narrative.

Oui, énergique et fruste, c'est ce que je voulais dire par là : ça va à l'essentiel, mais pour ce qui est de l'élégance du détail, ce n'est pas son propos.
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Mer 9 Jan 2019 - 1:32

bAlexb a écrit:
Et quid, à l'époque, d'une éventuelle mise en perspective, en concurrence avec Solti ?
Je n'en sais rien - personnellement, je n'ai jamais beaucoup fréquenté le Mahler de Solti (trop carré et brillant pour moi.) Et si je me souviens bien, à l'époque, dans les intégrales Mahler des années 60-70, c'est surtout Bernstein et Haitink qui étaient mis en avant par la critique: comme je l'ai dit, Kubelik était un peu négligé, Abravanel n'était qu'un nom; quant à Solti (si je me souviens bien de ce que j'ai pu lire à l'époque entre Diapason, Le Monde de la Musique et Répertoire), les critiques s'accordaient pour trouver son cycle inégal - le problème étant que ce n'était jamais les mêmes symphonies qu'ils dézinguaient et portaient au pinacle.

bAlexb a écrit:
(Est-ce que je me trompe, est-ce que je surinterprète ce que j'ai lu à l'époque mais il me semble que Inbal a souvent été considéré comme un outsider qui tirait sa pertinence moins peut-être de sa direction proprement dite que de ses choix textuels et/ou de mise-en-sons si je peux dire ; ce qui le classait plutôt à côté qu'en concurrence directe avec ses collègues ?)
Je crois que le texte cité par Mélo répond assez précisément à ta question - sur la façon dont la critique percevait le positionnement d'Inbal par rapport aux autres chefs mahlériens.
«Choix textuels», dans Mahler je ne vois pas trop lesquels (à part la question de l'Andante et du Scherzo dans la 6), c'est dans Bruckner que c'est une vraie question (et comme je l'ai signalé, les choix d'Inbal y étaient effectivement assez radicaux.) En revanche, pour la «mise-en-son» (si tu désignes ainsi à la fois les choix de prise de son des ingénieurs et le travail du chef sur le spectre orchestral, les équilibres, les plans sonores...), oui, clairement; mais celle-ci était tellement cohérente avec la «direction proprement dite» (si tu entends bien par là, comme je crois le comprendre, les choix de tempo, de phrasés et d'accentuation, la gestion des dynamiques...), que je vois mal la pertinence qu'il aurait pu y avoir à distinguer l'une de l'autre - d'ailleurs, je n'ai pas souvenir d'avoir lu ce genre de considération à l'époque. (Au contraire, c'était souvent la cohérence de toutes les composantes de la démarche qui était louée.)

Après vérification, quelques précisions sur la chronologie de l'enregistrement et de la commercialisation de l'intégrale Mahler d'Inbal: l'intégrale des symphonies achevées proprement dites (1 à 9 et Adagio de la 10) a été bouclée en deux ans, en 1985-86 (un temps record!) mais leur parution a été plus graduelle, s'étalant de 1985 à 1989; Das Lied von der Erde a été capté en 1988 et est paru la même année - ce qui lui a valu d'être intégré au gros coffret de l'intégrale qui a dû paraître en 1989. Comme apostille, Inbal a enregistré en 1992 la version achevée (Deryck Cooke I, je crois) de la 10, publiée la même année.
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Mer 9 Jan 2019 - 8:26

Oui ! c'est assez difficile à formuler ; disons que cette qualité d'outsider m'a toujours semblé venir du fait que le travail d'Inbal a été apprécié moins comme des interprétations proprement dites que comme une succession de produits (dans lesquels la prise de son jouait, à l'époque un rôle non négligeable qui est, depuis, passé largement au second plan ; au profit du choix des textes dans Bruckner, de l'agogique, etc.).
Vraiment ! je ne sais pas comment dire et j'espère que je me fais à peu près comprendre ( scratch  ; à défaut de l'emoji-qui-rame).
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Mer 9 Jan 2019 - 11:46

On n'a pas encore cité ici ses Bartok, mais son Château de Barbe-Bleue avait beaucoup fait parler sur le forum, et son disque Musique pour cordes/Concerto pour orchestre est remarquable également. (quelles belles prises de son Denon aussi il faut dire)
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Mer 9 Jan 2019 - 14:23

bAlexb a écrit:
Oui ! c'est assez difficile à formuler ; disons que cette qualité d'outsider m'a toujours semblé venir du fait que le travail d'Inbal a été apprécié moins comme des interprétations proprement dites que comme une succession de produits (dans lesquels la prise de son jouait, à l'époque un rôle non négligeable qui est, depuis, passé largement au second plan ; au profit du choix des textes dans Bruckner, de l'agogique, etc.).
Vraiment ! je ne sais pas comment dire et j'espère que je me fais à peu près comprendre ( scratch  ; à défaut de l'emoji-qui-rame).
Mais ce que j'ai un peu de mal à comprendre, c'est ce statut d'outsider que tu sembles attacher à Inbal (déjà, à la différence de Kaplan ou de Sinopoli, il n'a toujours été que musicien.) Quelqu'un qui est resté plus de 15 ans à la tête de l'Orchestre de la Radio de Francfort, je le vois au contraire comme un insider, quelqu'un qui a su se faire sa place dans les circuits institutionnels.

Il est vrai qu'Inbal n'a, au moins au disque, que peu dirigé les grandes phalanges internationales (un peu Amsterdam et les orchestres londoniens en début de carrière - mais à ma connaissance pas Vienne, Berlin, Dresde, Leipzig, ni le Big Five américain), et rien enregistré pour des majors après les Philips de son début de carrière. Mais d'un autre côté, c'est quelqu'un qui, me semble-t-il, a toujours préféré creuser de manière très méthodique et rigoureuse ses répertoires avec des orchestre moins prestigieux mais probablement plus disponibles pour un vrai travail de fond - et avec tout ce que ça suppose aussi de modestie «artisanale» dans la gestion de sa carrière. Donc vraiment le contraire d'un trublion ou d'un électron libre (si c'est bien ce que tu entends par outsider.)

(Ce qui est d'ailleurs assez amusant c'est de constater qu'avec ce profil-là, Inbal a été le protégé de Bernstein et l'élève de Celibidache!)

Xavier a écrit:
On n'a pas encore cité ici ses Bartok, mais son Château de Barbe-Bleue avait beaucoup fait parler sur le forum, et son disque Musique pour cordes/Concerto pour orchestre est remarquable également. (quelles belles prises de son Denon aussi il faut dire)
Je ne connais pas le disque orchestral, mais oui, j'aime énormément son Château de Barbe-Bleue - outre la qualité du tissu orchestral, j'aime beaucoup ce qu'y fait Struckmann.
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Mer 9 Jan 2019 - 14:42

Benedictus a écrit:
Mais ce que j'ai un peu de mal à comprendre, c'est ce statut d'outsider que tu sembles attacher à Inbal

Dieu me garde de lui attacher quelque qualificatif que ce soit Wink . Non ! il me semblait (et justement, je me trompe peut-être et c'est bien pourquoi je posais la question) qu'il était apparu comme un chef-à-produit (des Bruckner Urtext, des Mahler qui s'illustraient d'abord/aussi par une qualité/quantité sonore) que comme une baguette entendue comme telle. Ce qui s'est rééquilibré depuis ; et notamment dans ses Mahler qui, vieillissement oblige au regard du seul facteur technique, ont été réintégré dans le continuum interprétatif au disque.
(Décidément, je ne suis pas certain d'arriver à m'en sortir !)
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Mer 9 Jan 2019 - 14:46

Je suis en train d'écouter ses lieder orchestraux de Mahler avec Doris Soffel et le Wiener Symphoniker, chez Denon, et c'est très très bien, dans la lignée de ses symphonies.
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Mer 9 Jan 2019 - 15:15

Je ne connaissais pas... et ça fait super envie! (Déjà les solos de contralto de Doris Soffel dans la 2 et la 3 étaient drunken )
Et je viens de découvrir aussi l'existence d'un disque Wunderhorn / Gesellen avec Iris Vermillion, Weikl et Hynninen! Il faut vraiment que je me procure tout ça.
(Les Wiener Symphoniker ne sonnent pas trop moche?)
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Mer 9 Jan 2019 - 15:17

Non, ils cinglent bien, mais pas moches du tout. Et Soffel… colors
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Mer 9 Jan 2019 - 15:17

Benedictus a écrit:

(Les Wiener Symphoniker ne sonnent pas trop moche?)

Non, je ne trouve pas.
Le disque n'est pas très connu, il date de 1992, on le trouve d'occas pas cher.
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MessageSujet: Re: Eliahu Inbal   Mer 9 Jan 2019 - 15:25

bAlexb a écrit:
Non ! il me semblait (et justement, je me trompe peut-être et c'est bien pourquoi je posais la question) qu'il était apparu comme un chef-à-produit (des Bruckner Urtext, des Mahler qui s'illustraient d'abord/aussi par une qualité/quantité sonore) que comme une baguette entendue comme telle
Je ne sais pas, je n'ai jamais eu cette impression-là. Et il ne me semble pas avoir lu quoi que ce soit allant dans ce sens à l'époque. Mais, à lire comme ça, «chef-à-produit [...] des Mahler qui s'illustraient d'abord/aussi par une qualité/quantité sonore», ça ressemble plutôt à des arguments à charge apparus plus tard, au moment de la palinodie critique que nous évoquions ci-dessus.
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