Autour de la musique classique

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 Playlist (140)

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Cololi
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Cololi

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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyVen 1 Nov 2019 - 19:15

Vaughan Williams : Symphonie n°5 (Handley)
Haydn : Symphonie n°73 "La Chasse" (Harnoncourt)
Bach : Suite pour orchestre n°3 (Pinnock)
Bach : Suite pour orchestre n°4 (Pinnock)

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Laissons les jolies femmes aux hommes sans imagination - Proust (Albertine disparue)
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Анастасия231
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyVen 1 Nov 2019 - 20:26

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Xavier
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 0:09

arnaud bellemontagne a écrit:

Vraiment un grand DVD (je n'ai senti aucune longueur).  thumleft

Le DVD est très bien, mais aucune longueur dans l'œuvre?? affraid
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Xavier
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 0:26

Ropartz: Œdipe à Colone/Karabits

Very Happy Very Happy Smile +

Un peu déçu par les œuvres de ce disque, mais je sens bien que ce sont des musiques qui ne sont pas faites pour être jouées sans la scène. (Pêcheur d'Islande et Œdipe à Colone sont des musiques de scène)
Il y a de beaux moments bien sûr. (surtout le Lamento)
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 0:37

Xavier a écrit:
arnaud bellemontagne a écrit:

Vraiment un grand DVD (je n'ai senti aucune longueur).  thumleft

Le DVD est très bien, mais aucune longueur dans l'œuvre?? affraid

Oui, la dramaturgie était si prenante que je n'ai pas senti de longueur, alors que sur CD je n'ai jamais réussi à finir l'opéra...
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Xavier
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 0:46

Ropartz: Rhapsodie pour violoncelle et orchestre/Demarquette, Karabits

Very Happy Very Happy Very Happy
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Adalbéron
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 2:54

arnaud bellemontagne a écrit:
Berlioz : Les Troyens (DVD Gardiner)
Playlist (140) - Page 6 81ZEnDp34SL._SY445_

J'ai adoré.  sunny

Un spectacle prenant et envoûtant sous-tendu par des prestations vocales et instrumentales de premier ordre.
Vraiment un grand DVD (je n'ai senti aucune longueur).  thumleft

colors colors colors

(Qu’est-ce que je ne donnerai pas pour avoir pu être dans la salle !)
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 3:45

Actéon a écrit:
xoph a écrit:
Chris Maene Straight Strung 2017

Cette mention n'a pas manqué d'attirer mon attention. Je ne connais pas grand chose à la facture des pianos : il s'agit ici d'un piano moderne (et neuf) à cordes parallèles comme l'étaient presque tous les pianos à queue de l'époque romantique jusqu'à l'invention du croisement des cordes des registres medium et grave par Steinway. Barenboim et Eric Le Sage ne tarissent pas d'éloges sur leur sonorité. 170 000 € prix catalogue. Cool

J'en ai entendu un en concert, il y a un an, joué par une pianiste que j'adore (Célia Oneto-Bensaid). J'avais cru que c'était un piano milieu de gamme mal réglé avant de lire, après le concert, qu'il s'agissait d'un prêt exceptionnel de piano de luxe ultime. Embarassed

Apparemment les musiciens aiment beaucoup, ce doit être plaisant à jouer. Moi j'avais trouvé que ça sonnait mal, et que ça limitait l'expression d'une pianiste que j'avais l'habitude d'entendre dans le même répertoire.

Mais ce n'est qu'une expérience totalement ponctuelle, évidemment.
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 3:49

arnaud bellemontagne a écrit:
Berlioz : Les Troyens (DVD Gardiner)
Playlist (140) - Page 6 81ZEnDp34SL._SY445_

J'ai adoré.  sunny

Un spectacle prenant et envoûtant sous-tendu par des prestations vocales et instrumentales de premier ordre.
Vraiment un grand DVD (je n'ai senti aucune longueur).  thumleft

Oh que oui !

(bon, les corporations à l'acte III tout de même, même dans cette version c'est pas évident de tenir)
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 10:06

Benedictus a écrit:
cheers C'est chouette, hein? Si tu as aimé Fragments pour un portrait, essaie de trouver le disque de Pesko avec le Philharmonique de Radio France (ça avait été publié par Radio France, dans leur collection Densité 21.)
Oui, belle découverte. Merci pour tes suggestions
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Stefano P
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 10:49

arnaud bellemontagne a écrit:
Berlioz : Les Troyens (DVD Gardiner)


J'ai adoré.  sunny

Un spectacle prenant et envoûtant sous-tendu par des prestations vocales et instrumentales de premier ordre.
Vraiment un grand DVD (je n'ai senti aucune longueur).  thumleft

C'est vrai que cette version Gardiner est admirable (et pour moi aussi, il n'y a là-dedans aucune longueur). Je viens de revoir le DVD de la version du Met de 1983 et malgré la laideur de la production (pas très bien filmée en plus, et le format 4/3 n'arrange rien !), il y a de fort belles choses : la version jouée est très complète, je crois bien qu'il ne manque rien (les ballets à l'Acte II sont quand même un peu rasoir) ; Levine est très bon, il donne beaucoup de force, de souffle épique et de lyrisme à une musique qui ne demande que cela... La Cassandre de Jessye Norman est fantastique, vraiment une incarnation majeure, avec une diction très soignée. Placido Domingo fait par contre un Enée insuffisant : style très relâché, on dirait parfois qu'il chante Radamès, diction très approximative, visiblement, il n'a pas travaillé en profondeur son rôle, même si évidemment il a droit à un triomphe de la part du public du Met. Le point le plus fort de cette version, ça reste la Didon impériale de Troyanos, peut-être l'interprète la plus complète dans ce rôle : elle a tout, la vaillance, le sens du tragique (tout ce qu'elle fait à l'Acte III est magnifique et bouleversant), la force déclamatoire ; rien que pour elle, ça vaut le coup de réécouter cette version fort inégale par ailleurs. Berlioz est vraiment ici dans le droit fil de la grande tragédie lyrique ; je suis toujours frappé dans les grands récitatifs de Cassandre et Didon de la proximité stylistique avec la Phèdre de Rameau ; on sent vraiment que tout vient de là, et Berlioz retrouve ce sens inouï de la déclamation et de l'expression tragique qui est vraiment la gloire de l'opéra français.

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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 11:56

Une des nombreuses recommandations de Mélo que j'écoute régulièrement :
De Visée Suite de danses en La mineur  ,  Pascal Monteilhet , Théorbe   I love you
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 12:24

DavidLeMarrec a écrit:


(bon, les corporations à l'acte III tout de même, même dans cette version c'est pas évident de tenir)

Certes, ça n'est pas le moment le plus fulgurant de la partition (notamment par rapport aux fabuleux actes I et II, mais j'ai trouvé cette injection de pittoresque assez plaisante.

@Stefano : Tu fais allusion à Rameau, effectivement c'est fascinant comme cette musique semble osciller entre modernité (l'inventivité de certains alliages sonores) et classicisme, voir archaïsme. Smile
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 13:36

Stefano P a écrit:
(les ballets à l'Acte II sont quand même un peu rasoir)

Acte III, non ? (parce qu'au II, je ne vois pas de ballet spontanément, et ça bouge beaucoup de toute façon, même en musique pure ; je ne te vois pas bouder ça)


Citation :
Troyanos, peut-être l'interprète la plus complète dans ce rôle : elle a tout, la vaillance, le sens du tragique (tout ce qu'elle fait à l'Acte III est magnifique et bouleversant), la force déclamatoire

Le verbe est à la hauteur ? Ce serait vraiment la première fois, hors sa Judith, qu'elle manifesterait ce type de talent.

Je n'ai vu que des extraits de cette version, il y a fort longtemps, et je n'avais pas trop aimé : vigueur orchestrale, oui, mais avec un son gras et peu de couleurs, chant tout en force et en volapük de toute part… plus proche du Berlioz-monumental de Davis I que de celui qu'on a ravivé depuis.

Justement, la déclamation m'y avait parue assez grandiloquente et figée, plutôt comme l'idée qu'on pouvais se faire à l'époque d'une tragédie lyrique que ce qu'on en sait et fait à présent… (Effectivement, plus proche de la Phèdre de Rameau, qui est d'un genre particulier, et plutôt dans l'interprétation de Gardiner qui était assez étale et très loin du tempo d'origine…)
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 13:36

greg skywalker a écrit:
Une des nombreuses recommandations de Mélo que j'écoute régulièrement :
De Visée Suite de danses en La mineur  ,  Pascal Monteilhet , Théorbe   I love you

Oh oui, cette Suite est quasiment le sommet de tout le répertoire pour théorbe !

Pour poursuivre, n'hésite pas à aller voir du côté de Mouton, Vieux-Gaultier, Dufaut…
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 14:13

greg skywalker a écrit:
Mozart Quatuor pour piano et cordes K478
Mahler Quatuor pour piano et cordes (1876)
Schumann Quatuor pour piano et cordes op.47  
Berlin Piano Quartet
Découverte du Quatuor pour piano de Mahler , pas mal .

Superbe disque, et excellente formation, sans doute ma préférée en piano quartet constitué. Tu peux écouter l'autre volume Brahms/Fauré/Schnittke, tout aussi réussi. Wink

Ici :

Korngold : Quatuor à cordes n°2 - Doric string quartet

Superbe. Les Doric, dotés d'une très belle sonorité d'ensemble, ont un parti pris très expressif qui met en avant ce côté viennois un peu décadent, notamment par l'usage de portamenti bien dosés, sans tomber dans l'excès. J'entends aussi un peu le côté hollywoodien (cet opus précède de peu l'exil de Korngold) dans le 1er mouvement qui fait penser ici parfois à un dessin animé. hehe Cela n'empêche pas le raffinement avec lequel ils restituent le mouvement lent. En tout cas je n'avais pas autant accroché à cette musique précédemment.

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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 14:17

DavidLeMarrec a écrit:
Stefano P a écrit:
(les ballets à l'Acte II sont quand même un peu rasoir)

Acte III, non ?  (parce qu'au II, je ne vois pas de ballet spontanément, et ça bouge beaucoup de toute façon, même en musique pure ; je ne te vois pas bouder ça)


J'ai repris le découpage du DVD où ils considèrent La Prise de Troie comme le premier acte et Les Troyens à Carthage comme les actes II et III ; dans le découpage classique en cinq actes, les ballets dont je parle (Pas des Almées, Danse des Esclaves, Pas d'Esclaves nubiennes) sont à l'Acte IV.
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 15:00

Ah oui, c'est vrai que c'est une édition différente. (En trois actes, ou c'est juste Kokkos / le DVD ?)


Iskender a écrit:
Superbe disque, et excellente formation, sans doute ma préférée en piano quartet  constitué. Tu peux écouter l'autre volume Brahms/Fauré/Schnittke, tout aussi réussi. Wink

Les Michelangelo (pour le son) et les Ames (pour le répertoire) sont assez considérable aussi. bounce


Citation :
Korngold : Quatuor à cordes n°2 - Doric string quartet

Et ce n'est pas trop flou ? Souvent, dans le quatuor, c'est un peu frustrant chez Chandos, et notamment les autres captations des Doric. Rien de rédhibitoire, mais comme on a le choix…
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 15:28

Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Variations op.66 sur un thème de Mozart
Variations WoO 45 sur un thème de Haendel
Sonates piano/violoncelle Op. 5 n°1 et 2


Alexander Melnikov, piano
Jean-Guihen Queyras, violoncelle

Very Happy
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 15:46

Donizetti, La Favorite (Viotti, München Rundfunkorchester, Kasarova, Vargas, Michaels-Moore, Colombara – RCA, 1999)  Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Pas loin d'être ce que j'ai écouté de mieux dans le corpus donizettien, même si c'est assez inégal (il y a des moments très exaltants, et puis des passages moins inspirés...). Le dernier acte est particulièrement beau, l'atmosphère en est saisissante. L'intrigue est elle-même assez singulière (ce duo d'amour où l'une fait encore semblant d'aimer l'autre, avec sincérité, c'est intéressant). J'aurais sûrement plus de mal en italien, car je trouve que le français ajoute un peu d'étrangeté et de rudesse à certains moments qui pourraient sembler assez anodins par ailleurs.
Très belle interprétation au demeurant, même si on peut imaginer plus dramatique et emporté, j'imagine. J'aime beaucoup Kasarova et le rôle lui va très bien ; mais la diction, bon... Vargas est sublime. Je ne connaissais pas Anthony Michaels-Moore et j'ai vraiment été très séduit. On dirait Thomas Hampson et Simon Keenlyside réunis en une seule voix, c'est étrange. La voix est un brin engorgée, mais je trouve ça mordant, éloquent, captivant.
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 17:30

Playlist (140) - Page 6 Baguet11
Les Maestros du week end...






Au programme :     J. Haydn – R. Schumann – J. Brahms – G. Mahler – B. Bartók – A. Schönberg




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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 17:41

DavidLeMarrec a écrit:
Ah oui, c'est vrai que c'est une édition différente. (En trois actes, ou c'est juste Kokkos / le DVD ?)

Non, je parle du DVD du Met (il n'y a d'ailleurs que le découpage qui change, la durée est identique, ils n'ont rein coupé, même pas les deux gardes après la chanson d'Hylas) ; pour la version Chatelet, ce sont les cinq actes habituels.
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 17:43

1) Joseph Haydn (1732-1809) :

Symphonie n°83, en sol mineur

= Yehudi Menuhin, Menuhin Festival Orchestra

(Emi, novembre 1971)

Playlist (140) - Page 6 Haydn_24
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 17:46

DavidLeMarrec a écrit:
Citation :
Korngold : Quatuor à cordes n°2 - Doric string quartet

Et ce n'est pas trop flou ?  Souvent, dans le quatuor, c'est un peu frustrant chez Chandos, et notamment les autres captations des Doric. Rien de rédhibitoire, mais comme on a le choix…

Non je ne trouve pas cela flou ou pâteux. Oui c'est vrai qu'il y a du choix. Cette version a été encensée sur ClassicsToday U.K. (ce qui n'a rien de définitif comme argument et compte moins que nos avis personnels, nous sommes bien d'accord. Smile )
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 18:12

Schmidt, Symphonie No.4. Jarvi
Mahler, Symphonie No.7. Sinopoli
Mahler, Symphonie No.5. Sinopoli

Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 18:45

2) Robert Schumann (1810-1856) :

Symphonie n°2 en ut majeur, (Op. 61)

= Daniel Barenboim, Orchestre symphonique de Chicago

(DG, mars 1977)

Playlist (140) - Page 6 Schuma18
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 21:52

Roussel : Bacchus et Ariane (Deneve)

De bons moments, mais globalement ça me séduit beaucoup moins que le festin de l'araignée. bounce
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 21:58

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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 22:55

arnaud bellemontagne a écrit:
Roussel : Bacchus et Ariane (Deneve)
De bons moments, mais globalement ça me séduit beaucoup moins que le festin de l'araignée. bounce
Denève n'est pas un premier choix non plus, là-dedans. Essaie Martinon ou Prêtre.

Анастасия231 a écrit:
Playlist (140) - Page 6 R-120710
Playlist (140) - Page 6 173236763 Playlist (140) - Page 6 173236763 Playlist (140) - Page 6 173236763 Playlist (140) - Page 6 173236763 Playlist (140) - Page 6 173236763
Ça fonctionne comment, en fait? C'est une sorte de poème symphonique avec des voix et où par moments il y a un récitant qui dit des poèmes - ou alors c'est un dispositif beaucoup plus zarbi?
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Анастасия231
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 23:02

Benedictus a écrit:
Анастасия231 a écrit:
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Ça fonctionne comment, en fait? C'est une sorte de poème symphonique avec des voix et où par moments il y a un récitant qui dit des poèmes - ou alors c'est un dispositif beaucoup plus zarbi?

Le plus simple serait de l'écouter. Smile
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Ben.
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 23:31

Beethoven - Sonates no. 22 et 24
Rachmaninov - Sonate no. 2
Pogorelich

Le disque a forcément divisé la critique. Moi, j’adhère complètement, mais je suis irrationnel quand il s’agit de ce pianiste.

Dans la foulée, j’ai réécouté son enregistrement magistral de l’op.111, et si dans mon panthéon personnel Richter reste inégalable, on est très très haut.
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptySam 2 Nov 2019 - 23:44

Benedictus a écrit:
arnaud bellemontagne a écrit:
Roussel : Bacchus et Ariane (Deneve)
De bons moments, mais globalement ça me séduit beaucoup moins que le festin de l'araignée. bounce
Denève n'est pas un premier choix non plus, là-dedans. Essaie Martinon ou Prêtre.


J'ai la version Martinon par devers moi, je vais essayer. salut
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Xavier
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 0:00

Hahn: Chansons grises/Le Roux

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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 1:25

3) Johannes Brahms (1833-1897) :

Symphonie n°2 en ré majeur, Op. 73

= Lorin Maazel, Orchestre de Cleveland

(Decca, octobre 1976)

Smile Un orchestre de rêve, splendidement capté par les micros de Colin Moorfoot, un chef qui compte parmi les baguettes les plus expertes à soutirer intelligibilité et virtuosité.
Et pourtant ça ne fonctionne pas toujours, notamment dans l'Allegro non troppo qui réclame qu'on accepte sa placidité musardeuse,
et qui se trouve ici cousu d'intentions. Jusqu'au maniérisme. L'Adagio se trouve de même scruté, soupesé, au détriment de la spontanéité des affects.
L'Allegretto s'en tire mieux, interprété avec une sobre élégance. Et le Finale profite bien sûr des ardeurs du maestro, et de la force de frappe de la phalange de l'Ohio.
Malgré la transparence de la matière, l'opulence des tissus, et la lucidité d'une telle lecture, on sort toutefois de cette interprétation avec l'idée que Maazel
se trouve à l'étroit dans le paradigme de cet opus.


Playlist (140) - Page 6 Brahms33
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Xavier
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 1:28

Ropartz: Dans l'ombre de la montagne/McCallum

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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 10:34

Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Sonates piano/violon op.30 ( n° 6 à 8 )

Isabelle van Keulen, violon
Hannes Minnaar, piano

sunny pour la septième,
allez, je me la réécoute par Staier/Sepec
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 12:01

4) Gustav Mahler (1860-1911) :

Symphonie n°7 en mi mineur

[-Finale-]

= Georg Solti, Orchestre symphonique de Chicago

(Decca, mai 1971)

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Roderick
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 14:49

Sergei Rachmaninov - Sonate pour violoncelle et piano op.19 - Anna Fedorova, Benedic Kloeckner
Igor Stravinsky - Dumbarton Oaks Concerto - Sinfonietta de Montréal, Charles Dutoit
Arnold Schoenberg - Pierrot lunaire - Jan DeGaetani / The Contemporary Chamber Ensemble, Arthur Weisberg
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 14:50

Benedictus a écrit:
arnaud bellemontagne a écrit:
Roussel : Bacchus et Ariane (Deneve)
De bons moments, mais globalement ça me séduit beaucoup moins que le festin de l'araignée. bounce
Denève n'est pas un premier choix non plus, là-dedans. Essaie Martinon ou Prêtre.

Roussel : Bacchus et Ariane (Martinon)

Effectivement.

C'est acéré et en même temps transparent et poétique, d'ailleurs ça me rappelle un peu sa première symphonie de Dutilleux.

Une version superbe, merci Benedictus! Wink

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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 15:01

Brahms - Œuvres pour piano de l’op. 117 à 119
Radu Lupu

Le Brahms tardif me bouleverse et est celui qui me plaît le plus.
Ces 3 opus sont des sommets pianistiques selon moi, on y entend la maîtrise totale de l’instrument et de l’écriture, et autant une richesse harmonique qu’un épure dans la mélodie, qui renvoient immédiatement à l’intériorité.
Lupu propose une interprétation magnifique de ces pages. Si ce n’est un sommet dans la discographie, c’est à connaître absolument si l’on aime ces œuvres.
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 17:58

Ropartz: Une prélude dominical et 6 pièces à danser/McCallum

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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 18:11

Koechlin: Nocturne chromatique/Richards

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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 18:20

Schumann : Quintette avec piano, Quatuor Emerson + Pressler

Bartok : Quatuors 3 et 5, Keller Quartet
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 18:21

Koechlin: Berceuse phoque/Lemieux, Gabel

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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 18:29

Playlist (140) - Page 6 Mzolom10
Catégorie orchestrale -rang 053°/250




Playlist (140) - Page 6 Neuman11
Václav Neumann (1920-1995)


5) Gustav Mahler (1860-1911) :

Symphonie n°7 en mi mineur

= Václav Neumann, Orchestre du Gewandhaus de Leipzig


(Eterna, mai 1968)

Smile Avec la et la , la n°7 fait partie des trois symphonies laissées de côté lors de mon initiation à l'univers mahlérien quand j'étais collégien. Je l'avais découverte au lycée par un CD emprunté en médiathèque (la seconde version d'Haitink), qui ne m'avait pas emballé. En revanche, quelques années plus tard, le présent enregistrement me convainquit, et elle est devenue une de mes préférées, comme l'atteste son rang dans les Mélomaniac d'Or.
Pour un tempérament romantique comme le mien, cet univers voué à la nuit recèle tout pour me séduire : d'abord une pérégrination sous les étoiles (avec ses peurs, ses fascinations, ses accès d'héroïsme), suivie d'une Nachtmusik qui en prolonge l'expédition, puis un Scherzo fantasmagorique, et une Sérénade qui rappelle que le crépuscule est aussi l'antichambre des amoureux.
Je me suis toutefois souvent sévèrement exprimé à l'encontre du détonnant Finale, non que je le mésestime en soi, mais après les quatre premières parties, la grand-foire conclusive semble le mariaqe de la carpe et du lapin. J'aurais préféré une course à l'abime comme celle de la 6°. En pratique, je l'écoute souvent à part, comme un tableau indépendant.
Pour avoir exploré une large part de la discographie (pas tout je l'avoue), mes versions préférées sont Abbado à Chicago (pour l'opulence, un des meilleurs maillons de son intégrale DG), le charismatique Bernstein (DG, approfondissant sa première gravure chez CBS, plus instinctive), Solti (Decca) à la fois analytique (on entend tout, partition en main c'est confondant, malgré des pupitres parfois scrutés à la loupe) et démonstratif, au prix de tempi parfois trop précipités (le Finale). Un peu le même travers pour Kondrachine à Leningrad (Melodiya), musclé et survitaminé, quoique cette approche demeure exaltante. L'intelligence de Sinopoli (DG) lui a permis une éclairante auscultation du texte.
Mais je garde une prédilection pour Neumann, qui eut ensuite l'occasion de confier une intégrale à Prague pour Supraphon. Le maestro tchèque atteint ici à une densité, une nécessité expressive vraiment admirables, notamment pour le premier mouvement qui prend valeur d'étalon. Le velours des cordes saxonnes, la noble patine des cuivres, des souffleurs volontiers acescents quand il faut (sans exagérer les aigreurs) : la pâte du Gewandhaus offre ici un précieux atout. Comparée à la plupart des alternatives, la Nachtmusik surprend ici par son tempo alerte, privilégiant la mobilité sur le contraste narratif. Moins escarpé que Solti, Neumann inculque au Scherzo une tension progressivement oppressante. Seule la Sérénade pourra sembler un peu fade, trop distillée. Mais Neumann surplombe tous les accidents du Rondo, qu'il aborde avec neutralité et bienveillance, sans se hâter, n'évacuant pas les affects. L'élasticité du geste autorise la souplesse du rebond, témoignant d'une malléabilité capable de puissance sans dureté. Presque improbablement (à l'aune d'un Finale aussi kaléidoscopique), un secret fil conducteur sauvegarde le pouvoir de l'émotion.
Au terme de cette interprétation, certes pas la plus racoleuse, l'on doit convenir que le maestro a su, par son sens des proportions, sa connivence du texte (il est un des rares à le servir sans s'en servir) et surtout son humilité, s'arroger un caractère d'évidence qui peut servir de modèle. Face à des baguettes plus vivisectrices (comme Boulez ou Gielen), l'éthique de Neumann s'avère plus globaliste, garante d'une forme où chaque élément du discours trouve sa place, sa juste caractérisation, légitimée par la vision d'ensemble, ce qui confère à la fois lisibilité et fluidité, unies au sein d'une suprême cohésion.
Pour une œuvre aussi vaste et parfois enchevêtrée (où Mahler a livré certaines de ses pages les plus audacieuses, les plus touffues), voici un parcours d'écoute qui pourra aider à vous frayer un chemin :

Le LANGSAM - ALLEGRO se réfère à une forme-sonate élaborée.
En INTRODUCTION, une pulsation anapestique, qui semble précéder le début de l'œuvre, émane aux bois & cordes dans un registre grave, et frissonne sur un trémolo qu'amplifie la grosse caisse. En surgit une plainte emphatique (nommons-la « I1 ») au tenorhorn (0'09-), suivie par le chœur craintif des flûte & hautbois & clarinette (0'18), variée par la trompette (0'30-), avivée par les violons (0'51-), et dont l'incipit sonne à nouveau (1'16-). Voilà planté le décor d'une inquiétante fantasmagorie nocturne, comme un voyageur s'enfonce dans une lugubre forêt peuplée de feulements et d'ombres surnaturelles.
Dans la même tonalité de si mineur apparaît un deuxième sujet (I2), un peu moins lent (« etwas weniger langsam »), aux flûtes & hautbois (1'21-) puis aux violons (1'33-). Attentif au monde qui l'entoure, on dirait que le promeneur décide du chemin à prendre. Son errance s'oriente. Cette détermination bascule soudain dans une brève chevauchée (1'43) aux accents tragiques (mi bémol mineur), comme un héros investi d'une mission fatidique. Observons cet exorde qui saillit aux trombones (I3) car il préfigure le thème principal de la partie suivante.
Pour l'instant, cet épisode se résout dans un silence qui ramène l'Adagio liminaire (2'01-). Le tenorhorn reprend [I1] un peu modifié, moins innocent, prolongé par la trompette (2'16), tandis que la scansion enfle crescendo : elle se transfère aux cors (2'28-) qui accompagnent héroïquement le retour de [I3] aux violons, puis aux violoncelles & contrebasses. L'angoisse s'accroît quand les trompettes (2'42) annoncent...

...le premier volet (2'54) de l'EXPOSITION. Le rythme se fluidifie, s'enjoue : on passe de 4/4 à 2/2.
Sur un galop du triangle & violons s'élance en mi mineur le thème principal fièrement proclamé par les cors : nommons-le « A1 » -rappelons qu'il provient de [I3].
Un hoquet des violons (3'25) interrompt cette course par des circonvolutions syncopées (nommons-les « A2 »), comme un ivrogne qui menace de trébucher : cet épisode burlesque nous rappelle que dans la musique de Mahler, le trivial n'est jamais loin des plus hautes aspirations.
[A1] revient aux cors (3'47) doublés ff par les violoncelles. Une succincte transition effilochée par les violons (« A3 ») amène directement le second sujet (4'11-, nommons-le « B ») de cette partie : introduit par un pizzicato des basses, une ardente déclamation aux cordes, en ut majeur (en l'occurrence sixte sus-dominante de la tonique !) S'ensuit un retour triomphal de [A1] (5'22) aux cuivres (ré majeur !), ponctué par cymbales et glockenspiel.
L'EXPOSITION entame son second volet (5'44-) : des fragments de [A1] en mi mineur circulent aux cors, trompettes, violons, attisés par le triangle. Plus grotesque que jamais, [A2] revient en ré majeur aux violons (6'12), chahuté par le tambourin. Une accalmie où s'affalent les contrebasses (6'37) ressuscite furtivement l'incipit de [I1] au trombone solo. Dans un climat étrange, cordes en sourdines et bois (6'46) esquissent des bribes de B avant que la trompette ne ramène [A1] (7'24-) excitant quelques turbulences aux frontières de l'atonalité.

Dans la tonalité de mi bémol, le DÉVELOPPEMENT (7'41-) des motifs de [A1] et [A2] s'affichent en lutte puis s'apaisent. Une suspension sur un si bémol aigu des violons en double octave (8'40) installe une extase visionnaire et tendre que Constantin Floros suppose importée du Lied "Urlicht" de la Symphonie n°2. Un subit Allegro (mais dans la douce nuance piano) vient invoquer quelques souvenirs de [A1] où domine le violon solo (9'24-). Un nouveau havre extatique (10'08) résonne de lointaines sonneries de trompettes, d'appels des bois. Le temps s'est arrêté : une béatitude confortée par un glissando de harpe (11'14), nous élevant en des contrées célestes (si majeur) qui constituent le berceau mystique de ce premier mouvement. Deux clash de cymbales (12'10, mf mais « mit Feuer » ; 12'36, ff) y couronnent chaque fois un ardent crescendo patiemment ourdi par les violons. Le voyageur s'est abandonné à la contemplation du ciel étoilé, et va maintenant reprendre péniblement sa route dans la...

...RÉCAPITULATION (12'43-) : deux contrebasses marmonnent l'incipit de [I1] (12'50) qui va être glosé par le trombone solo. Le tenorhorn gémit [A1] (13'07) aguenillé en douloureuse complainte qu'érodent de spasmodiques trémolos d'archets. Tenorhorn et trombone ploient sous le faix d'un dialogue harassé de Weltschmertz (13'19), bientôt taraudé par les violons (13'51). Un hymne de cors & trombones (14'06) tente d'oindre ces plaies mais les violons reviennent les lanciner (14'20) avec le concours des trompettes en sourdines qui culminent sur un strident sol dièse (14'40). Un crescendo passionné (les trois trompettes doivent jouer pavillon en l'air) réintroduit le trépidant Allegro [A1] (14'56) qui s'active successivement à divers registres de l'orchestre. Une soudaine césure silencieuse précède une apothéose « Grandioso » (15'21). Les thèmes secondaires s'intègrent aussi à cette récapitulation : bringuebalées par les timbales, les cocasseries de [A2] défilent pompeusement, sur les clashes de cymbales (16'02). [A1] reparait furtivement (16'28) et s'essouffle vers le bref motif [A3] (16'41) qui se fond dans l'ardente supplication [thème B] désormais en sol majeur, moitie par d'ondoyants bariolages altos & violoncelles et des glissandi de harpe. Tout l'orchestre s'enfièvre vers une vertigineuse exaltation de [A1] dans sa tonique réaffirmée (mi mineur) : une délirante cavalcade à 3/2 (18'22) qu'enfourchent trompettes & trombones, graduellement freinée. Car cet assaut débraye maintenant sur la scansion anapestique du tout début, pesamment martelée par la percussion, les cordes graves, le tuba (19'12). [A1] retentit en canon aux cors, violons puis trombones, trompettes. Cette poussive péroraison appelle la CODA qui s'élabore en trois phases : sursaut du galopant Allegro en mi mineur (19'48), décélération (20'06), emport conclusif dans la tonique majorisée (20'12).


La première NACHTMUSIK renvoie à une toile de Rembrandt, illustrant une ronde milicienne à la tombée du jour (1642) : notables et lansquenets en patrouille aux portes de la ville. La musique s'ouvre toutefois aux bruits de la nature, étrangers à cette peinture d'une officialité assez urbaine. La structure s'avère symétrique, répondant à une Sérénade à deux Trios séparés d'intermèdes, ce qu'on peut schématiser ainsi : (I)-(A)-(B)-(I/A)-(C)-(I/A)-(B)-(A)-(I)
Deux cors se répondent dans le lointain, créant un effet de perspective que Berlioz avait déjà utilisé dans la Scène aux champs. La clarinette (0'32) déclenche l'inquiet commentaire des volucres, comme dérangés dans leur demi-sommeil. Le basson (0'56), le tuba (1'06) citent la mélodie liminaire, suscitant un affolement qui ébroue les plumages.
Les cors (1'23) installent la section principale, dérivée de l'introduction, mais cette fois plus assurée dans sa démarche. Les violons dégingandés (1'43) sont suivis des altos (1'59), violoncelles (2'02), contrebasses (2'07) qui avancent à pas feutrés. Les cordes font progresser l'escorte, dans une humeur grandiloquente et débonnaire, qui renvoie à l'insolite équipage du peintre flamand : des personnages solennels, mais aussi des mercenaires interlopes.
Le premier Trio (3'27), en la bémol majeur, prend essor par les violoncelles, dans un passage volubile qui redevient processionnel (3'58), cédant à l'enthousiasme collectif d'une joyeuse compagnie. Le cor revient sonner come prima (4'58), annonçant le premier interlude où tintent des cloches d'alpage, et qui progressivement reprend la marche principale (6'01) aguichée par pizzicati et trilles. En fa mineur, le Trio n°2 (6'50) instille une poignante nostalgie exhalée par les hautbois (7'00), entrecoupée par la réapparition du climat introductif dans une veine fébrile (7'40). Ce second Trio se poursuit langoureusement en ut mineur par les violoncelles (8'07) notés molto espressivo, laissant affleurer quelques roucoulades importées de l'introduction (après 8'41), avant de se dissoudre dans un nouvel intermède (9'00). Dans une ambiance diaphane, la flûte gazouille. Des appels de trompette (9'17), timidement répondus par le hautbois, la clarinette, la flûte, réinstaurent la marche (9'29) fièrement emmenée par les violons, dans ce qui apparaît un acmé, qui déambule au gré de sa fantaisie.
Le rappel de la section B (11'00) s'élance aux violons, puis se discipline dans le cortège que poétisent glockenspiel et cloches de troupeau (11'39).
L'appel du cor (12'13) remobilise la section principale A, soumise à des variations dissonantes (le sforzando des violons à 12'41) qui aigrissent l'atmosphère, non exempte de cynisme bourru (cor anglais et bassons à 12'55). Bouclant cette architecture en palindrome, le cor recycle l'introduction (13'08) et se lance dans un contrepoint serré avec flûte et clarinette que Mahler souhaite « comme des chants d'oiseaux ». Un guillochis des violons en pizzicato (13'56) s'étiole vers un glas conclusif rendu au silence de la nuit (14'15).


Le SCHATTENHAFT constitue un Scherzo, à la fois débonnaire et terrifiant, peuplé de créatures bizarres et d'esprits frappeurs, en même temps qu'il parodie la tradition de la valse viennoise, comme dilatée par un délire hallucinatoire. Il répond à une structure à la fois symétrique et cumulative. La section principale se scinde en deux parties dont la seconde est reconduite après un rappel de l'introduction. Un trio tripartite sert de pivot au retour de la Section Principale un peu modifiée. Tout ce matériel thématique s'interpénètre dans une quatrième section qui les brasse comme dans un chaudron de sorcier, avant une Coda qui se résorbe dans l'insaisissable ambiance initiale.

Sur un rythme 3/4, une sourde pulsation de timbale et de pizzicati engrène un rythme boiteux, aux accents incongrus (le décalage temps faibles/temps forts engendre d'emblée une impression de malaise) où clignotent d'étranges lueurs. Le premier épisode (0'17) établit la tonalité de ré mineur. Les violons soufflent un vent frondeur qui frôle des ombres furtives et maléfiques. Ce monde est celui des spectres, qui s'esquivent dans un rictus. Un bal d'ectoplasmes. Les indications dynamiques privilégient d'abruptes variations de registre et d'intensité, par exemple le vertigineux glissando des clarinettes qui en un instant ravale toute la tessiture en decrescendo. La complainte des flûtes et hautbois (0'45) sentimentalise ce cimetière sans le rendre moins inquiétant, -on croirait entendre le cri de détresse des âmes damnées. Les violons précisent ce que laissait pressentir le mètre ternaire : une valse (1'03) se dessine, mais crispée, hideuse, ce que soulignent les crissements. L'Introduction reparaît (1'22) sur une trame plus complexe, mais tout aussi grouillante. Deux mugissements du tuba (1'29) sont acquiescés par une une crapoteuse contrebasse soliste. L'orchestre bourdonne d'élytres surnaturelles. Une alarme de trompette (1'50) apeure le hautbois et suscite une nouvelle plainte à la flûte (2'02). Retour de la valse (2'11) toujours aussi grimaçante et corsetée. Un rire moqueur du hautbois (2'50) s'atrophie à la clarinette basse puis au contrebasson, avant une rôdeuse conclusion (2'43).
Le Trio central (ainsi dénommé par la partition) débute dans une ambiance (3'17) totalement étrangère au cauchemar qui précède : un radieux ré majeur où hautbois puis violon chantent insouciamment. Mais l'alto (3'57) vient ternir cette éclaircie et réactive la valse (4'07) toujours aussi boursouflée. Triangle et cymbales (4'33) amènent la dernière séquence où violoncelles et cors (4'41) épanchent la mélodie initiale du Trio.
Les insidieuses rafales des cordes (4'50) relancent le boitillement initial, que les hautbois lancinent (5'15, cette fois en mi bémol mineur), avant de prendre un nouvel essor par un violent coup de timbale (5'33). Le premier épisode zigzague à l'alto (5'57), le tuba vagit (6'14). Comme dans la première séquence d'exposition, une sonnerie des trompettes précède la plainte, cette fois aux violons (6'34) festonnée par l'ondoiement des flûte et clarinette. Un coup de mailloche (6'53) réveille la valse où se greffe la complainte. Le rire bilieux du hautbois se dégonfle et achoppe sur un pizzicato arraché aux violoncelles et basses (7'34) qui reconduit les froides bourrasques de l'introduction.
La section suivante opère une synthèse entre Section principale et Trio. D'abord la valse se mêle à la mélodie de la troisième partie, caricaturée sur les trombones (7'52). Les violons s'élancent passionnément (8'10), les bois aigus préservent la causticité, le second épisode du Trio apparait au cor anglais (8'23), le troisième aux violoncelles (8'43) mais comme perclus de fatigue. Des bribes fantomatiques s'esquissent à divers pupitres qui semblent lassés de la danse, ce que confirme la Coda où les énergies s'épuisent avant un ultime sursaut (9'27).


La SERENADE pourrait porter en exergue ce vers du Nachtlied de Nietzsche : « mon âme aussi est la chanson de quelqu'un qui aime ».
Une anacrouse transie du violon solo mobilise une sorte de promenade à 2/4 (0'08) dont le cor annonce le refrain (0'15), décliné par le hautbois, par violons et altos (0'54), repris au cor (1'15) avant un nouveau commentaire des violons (1'52) en crescendo, qui achoppe sur les cordes graves (2'24). La dernière occurrence du refrain échoit au hautbois (2'32) bariolé par le violon solo avant de subir quelques gracieuses variations.
Le Développement (3'16) interpose d'abord un sombre tuilage émané des contrebasses, des altos, des violons, au grave du registre, qui s'émancipe avec le hautbois et la mandoline (3'44). Le seconde section (4'04), en la bémol, est confiée au cor et à la mandoline, puis aux violons qui haussent la tension vers un nouveau seuil d'achoppement (4'46) chargé de menace, avant une dernière section en sol bémol (5'13) qui ne résorbe pas tous les conflits latents. Puisque c'est le rôle du Trio (5'52) qui s'échappe du violoncelle par une radieuse mélodie en si bémol, ornée par le cor, avant d'être creusée par un dolent épisode en mi bémol mineur au grave des violons (6'41), taraudé par le soliste (6'49). Dans un confiant fa majeur (7'14), la dernière section nourrit une chaude polyphonie aux cordes.
La Récapitulation (8'19) s'élance aux violons, ramène le refrain du cor (8'30) en dialogue avec le violon. On réentend le délicat commentaire des violons (9'07), la reprise du cor (9'31). La section d'achoppement de l'Exposition devient ici une phase d'immobilisme à la guitare (10'05), comme si la Sérénade s'enrayait, mais ourdit un fiévreux crescendo amplement nourri par les cordes. Le refrain reparait une dernière fois dans cette réexposition, au hautbois (10'43) prolongé par clarinette et violon solo. Les altos initient la Coda (11'25), parsemée de trilles, de bribes du refrain. Un impalpable staccatissimo des violons (12'00) s'affecte d'une ineffable tendresse, puis le tableau se volatilise par évanescence jusqu'au morendo conclusif (12'50).
Arnold Schönberg admirait la transparence chambriste de cet Andante amoroso, notamment des instruments à cordes pincées (harpe, mandoline, guitare), à laquelle il rendra hommage dans sa propre Sérénade op. 24.


L'exégèse du FINALE a fait couler beaucoup d'encre. Même certains avocats de la cause comme Deryck Cooke l'ont qualifié de Kapellmeistermusik. Theodor Adorno fustigeait une telle positivité, la contrainte de l'humeur joyeuse enfermée dans une sphère diatonique et artificielle (« il n'y a qu'au théâtre que le ciel peut être aussi bleu »). Au-delà de ce conventionnalisme forcé, d'autres comme Peter Ruzicka ont décelé un inventaire (naïf ou parodique ?) d'une époque qui s'achève, « un environnement musical sur le point de s'écrouler ». Une sorte de pompeuse pyrotechnie, une cérémonie controuvée, qui tirent la révérence d'un siècle ? La structure en collage s'alimente de malicieuses citations d'opéra, rappelant la culture musicale du compositeur qui fut aussi un grand chef de fosse.
Ce tourbillon sans véritable développement accuse une nature délibérément séquentielle, un traitement désultoire où la concaténation relève du libre-arbitre, exploite les idées pour le plaisir de la formule, et semble une fin en soi, une autocélébration hédoniste qu'on a pu qualifier de panégyrique. Ce qui n'ôte rien à la virtuosité d'un tel exercice d'écriture, où les idées (malgré la redondance) sont toujours en instance de métamorphose, et s'affichent dans un cadre polyphonique touffu, voire parfois asphyxiant.
La plus séduisante thèse (soulevée par Constantin Floros rappelant la connivence mahlérienne envers le Zarathoustra de Nietzsche), sinon la plus pertinente, évoque une parabole de l'éternel retour, qui transparait ici dans la structure en rondo, ressassant le refrain (intégralement ou par fragment) à huit reprises, jusqu'à l'intoxication, en alternance avec deux sujets secondaires.
Le Refrain repose sur six épisodes liés.
D'abord un branle-bas de mailloches, bientôt rejoint par les cors et les cordes, qui laisse exploser une joyeuse fanfare (0'12) où la trompette culmine jusqu'au contre-ut. Le troisième (0'30) parodie les Meistersinger de Wagner (sur un tempo plus rapide que l'original), le quatrième saccade une marche (0'47) entre cors et timbales, prolongée par un abrasif galop des violons. Le cinquième (1'18) fait retentir trompettes et cors, le sixième (1'32) s'empresse vers un silence qui conclut ce vertigineux exposé !
Un accord des hautbois et clarinette aura servi de pont vers la première section secondaire (1'52), en la bémol majeur, qui fait allusion à la valse de La Veuve Joyeuse de Franz Lehar. L'occurrence de la ritournelle (2'51) exploite surtout sa section 3 (celle des Maîtres-Chanteurs) et dérive vers un autre emprunt (3'10) exfiltré des turqueries de Die Entführung aus dem Serail de Mozart, formant une imperceptible transition vers le second thème secondaire (3'32), grazioso en ut majeur dévolu aux flûtes.
La ritournelle résonne (4'06), sa section 2 et un travail sur les suivantes, s'affaissant vers une claudication de timbales (4'57) : une reprise de la valse de Lehar, mais cette fois en la mineur. Marcato, le cor anglais (5'04) s'accompagne d'un effet de percussion : la tête de grosse caisse frappée par un Rute (faisceau de fines tiges autour d'une baguette), dont un des premiers usages attestés dans le répertoire remonte à... L'Enlèvement au Sérail (!) L'humeur hésite entre le gracieux (bois et triangle à 5'23) et le désir, on sent poindre une agitation velléitaire qui après un pesante excavation des cordes expulse le matériau wagnérien (5'59). Une Luftpause (6'18) ramène le bringuebalant épisode entendu à 3'10 (en mesure ternaire), suivi du premier sujet secondaire, aux bois (6'42), et du second sous la guise d'un exquis menuet tréfilé par le violon solo, cette fois en la majeur (6'57) puis en ré bémol (7'46). Entretemps, une semonce des archets à l'unisson et un martèlement des timbales (7'41) aura annoncé une véhémente assertion (7'58) qui s'exclame à l'ensemble des archets, sur le rebond de la grosse caisse puis qui, par le biais d'une étourdissante dégringolade, expulse la ritournelle (8'36) dont les sections se télescopent dans un empilement vertical !, laissant tendrement affleurer les thèmes secondaires. Mais des segments de la ritournelle resurgissent en force (9'15), déployant une virevoltante élaboration sur le matériel de La Veuve Joyeuse (9'52), en sol bémol majeur.
Sixième apparition des éléments du refrain (11'45), en si bémol majeur, solennisée par les cloches, et les cors pavillons en l'air. Le pesant unisson vient s'esclaffer (12'02), et s'active jusqu'à une cursive sonnerie de la section 2 de la ritournelle (12'40). Un ritenuto convie l'élégant second sujet secondaire aux violons (12'56), en ut majeur, tandis que l'incipit du refrain principal s'infiltre à la trompette (13'04, 13'27). Cette accalmie a discipliné le motif d'unisson qui apparait placidement (13'46), laisse échapper le septième rappel de la ritournelle (14'11), en ré majeur. Les cors se remémorent un extrait martial du premier mouvement (14'24), qu'on réentendra aux trombones en si bémol mineur (15'16), et aux trompettes (15'32) transfiguré en ré bémol majeur. Entretemps, le procédé de l'unisson vient lourdement regimber (15'04), dans une exaltation de kermesse. Les cordes réinvitent le second sujet secondaire (15'52) pour un dernier bal suranné et néanmoins pris d'excitation. Une déflagration (16'34) canalise l'ultime récidive de la ritournelle, sous une forme quasi intacte. La Coda (17'21) vibre d'une ardeur festive, où carillonne la grandiloquente batterie de cloches. Après un passage hiératique, les violons (18'24) précipitent l'orchestre dans une escalade conclue par un accord fortissimo (18'35).


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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 18:59

Анастасия231 a écrit:
Benedictus a écrit:
Анастасия231 a écrit:
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Ça fonctionne comment, en fait? C'est une sorte de poème symphonique avec des voix et où par moments il y a un récitant qui dit des poèmes - ou alors c'est un dispositif beaucoup plus zarbi?

Le plus simple serait de l'écouter. Smile

Et pour les gens incultes qui ne lisent pas le cyrillique? ce serait sympa de mettre au moins le compositeur et l'ouvrage lisible pour tous... Rolling Eyes

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Horatio
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 19:10

@ Mélo : cheers kiss
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 19:20

Horatio a écrit:

@ Mélo : cheers kiss


Oui bon j'avoue que j'ai un peu bûché sur ce Mélomaniac d'or... hehe
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 19:29

Polyeucte a écrit:
Et pour les gens incultes qui ne lisent pas le cyrillique? ce serait sympa de mettre au moins le compositeur et l'ouvrage lisible pour tous... Rolling Eyes
Donc, c'est Poétoria de Rodion Chtchédrine sur des poèmes d'Andreï Voznesenski.
(Chez les mélomanes, ne pas savoir déchiffrer le cyrillique est moins une preuve d'inculture que de scrupuleux respect de la loi...)

Horatio a écrit:
@ Mélo : cheers kiss
D'autant plus cheers que ça a fait revenir Horatio, qui n'avait plus posté depuis une paye!
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MessageSujet: Re: Playlist (140)   Playlist (140) - Page 6 EmptyDim 3 Nov 2019 - 21:32

Hier et aujourd'hui :
Röntgen, trios 9 & 10 Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Langgaard, Symphonies 2 & 6, Vienne, Oramo Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Beethoven, Concertos pour piano, Cristofori, Schoenderwoerd Very Happy Very Happy Very Happy Smile (quelle version I love you )

Et des nouveautés :

Hahn, mélodies, Christoyannis, Cohen. Very Happy Very Happy Very Happy Smile Enfin l'intégrale ! Mais peu de choses saisissantes (hors « À nos morts ignorés ») parmi les moins célèbres. Ce sont les tubes qui sont les plus marquants, en première écoute : L'Heure exquise, D'une prison, À Chloris, Trois jours de vendange, Le cimetière de campagne…

Weigl, Symphonies 4 & 6, Rhénanie-Palatinat, Bruns Very Happy Very Happy Very Happy Très sympa. Pas beaucoup de relief, mais joliment écrit, surtout la 4. (La 6 a aussi un programme mystique grandiloquent qu'il vaut mieux ne pas lire, alors qu'à côté la Pastorale de Beethoven c'est Lady Macbeth de Mtsensk. hehe )

Grädener, Concertos pour violon 1 & 2. Very Happy Very Happy Very Happy Très réussi pour des concertos pour violon, vraiment du caractère, de belles mélodies, de jolis détails d'orchestration (ce cor qui ouvre le 1…). Ça reste un concerto pour violon, mais de haute qualité.

Volbach : Königskinder & Symphonie en si mineur Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Du postromantisme expansif doté d'une superbe veine mélodique et de très beaux élans. En cours d'écoute, pour l'instant j'adore. (Merci CPO.)
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