Autour de la musique classique

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 Stockhausen

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Coriolan
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MessageSujet: Re: Stockhausen   Dim 16 Oct 2016 - 17:31

Il y a beaucoup d'oeuvres de la seconde moitié du 20e siècle qui m'échappe aussi ! xD Surtout concernant celles de Boulez et de Stockhausen (et aussi celles de Cage mais j'estime que c'est normal pour le coup Laughing)
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Stockhausen   Sam 22 Oct 2016 - 1:19


Kreuzspiel, Nº1/7 (1951) pour hautbois, clarinette basse, piano et 3 percussionistes.
Kontra-Punkte, Nº1 (1952-53) pour 10 instruments.
Zeitmasze, Nº5 (1955-56) pour 5 vents.
Karlheinz Stockhausen / The London Sinfonietta
Londres, III & VII.1973
Stockhausen Verlag

Presque une découverte: je connais très mal Stockhausen, en fait; et je m’aperçois que la musique du jeune Stockhausen me plaît énormément. Je suis en particulier très sensible au mélange très webernien de rigueur et de délicatesse qu’il y a dans ces œuvres - et quelle belle écriture pour les instruments à vent, qui en exalte toute la matérialité (timbres, souffle, textures)!


Dernière édition par Benedictus le Dim 23 Oct 2016 - 1:48, édité 1 fois
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lulu
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MessageSujet: Re: Stockhausen   Sam 22 Oct 2016 - 10:29

cheers

Dans les œuvres de cette époque, une est à part : Formel. Stockhausen ne l’a intégré dans le catalogue que tardivement (auparavant il l’avait jugé beaucoup trop thématique... en effet ce n’est que thématique), à l’époque de la formule, que comme son titre l’indique cette œuvre préfigure. Le bon gout voudrait sans doute qu’on la trouve malfoutue, mais en fait je trouve ça très touchant (sans être un chef-d’œuvre).
Mais en ce qui me concerne, ma redécouverte récente, ça a été Refrain ! I love you

Pour la décennie suivante, j’ai toujours beaucoup de mal avec Momente. Et puis, en pleine période “expérimentale” (à partir de Plus-Minus) — ce qui ne m’empêche pas de rester très attaché à Prozession en particulier — j’ai redécouvert Mixtur... et c’est grand. Par ailleurs, je suis de plus en plus convaincu par Hymnen... la version avec solistes publiée par Stockhausen Verlag (nº10) en particulier est très belle. C’est vraiment très fort, comme musique (la quatrième région drunken).

Et les années 70, c’est fabuleux à mon avis. De Trans à Michaels Reise (Nr. 35 à 48, 1971 à 1978), il n’y a que des chefs-d’œuvre. C’est ma période préférée je pense.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Stockhausen   Sam 22 Oct 2016 - 14:45

Bon, j’ai encore le 2 de la Sto Verlag à écouter (dont Formel, justement).
Ce matin, j’ai écouté ça (et j’aurais pas dû):

Gesang der Jünglinge, Nº8 (1955-56) pour sons électroniques et concrets
Karlheinz Stockhausen, Elektronisches Studio des WDR Köln
Stockhausen Verlag
Autant j’étais heureux de ma découverte du jeune Sto chambriste et disciple de Webern, autant là, c’est vraiment très, très pénible, avec ces voix aigrelettes et ces dzoïng-dzoïng sinusoïdaux sortis d’un vieux film de science-fiction. Pénible et caricatural: d’une certaine manière, j’ai eu un peu l’impression d’entendre l’idée que se font de la musique contemporaine les gens qui l’aiment pas.


Sinon, j’ai bien noté pour les années 70. Je prévois déjà d’écouter Trans, Ylem, Inori, Sirius et Jahreslauf: des recommandations prioritaires (ou des trucs que tu me conseillerais d’éviter) là-dedans?
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lulu
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MessageSujet: Re: Stockhausen   Sam 22 Oct 2016 - 15:39

il faut écouter Der Jahreslauf et non Jahreslauf !
pour Sirius je conseillerais de commencer par écouter les œuvres qui en sont dérivées, en particulier Libra et Aries.
mais évite Sirius pour le moment de manière générale.
en fait, je crains que tu n’aimes rien de tout ça. Mr.Red
peut-être tu pourrais aimer Trans, Ylem ou Inori, mais j’ai des doutes.

tu n’as pas écouté Adieu ?
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AlexCorzoma
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MessageSujet: Re: Stockhausen   Ven 18 Aoû 2017 - 15:14

Gesang der Jünglinge est très touchant, quand on considère l'enfance du monsieur.
Mais j'aime surtout Tierkreis. Après, je vois qu'il a parfois été très loin dans l'expérimentation. Comme faire jouer dans un hélicoptère. Heureusement qu'il ne demande pas aux musiciens de jouer en parachute, mais ça aurait été marrant. Laughing
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lulu
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MessageSujet: Re: Stockhausen   Ven 18 Aoû 2017 - 16:02

connais-tu In Freundschaft ou Inori ? Smile
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AlexCorzoma
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MessageSujet: Re: Stockhausen   Ven 18 Aoû 2017 - 16:07

lucien a écrit:
connais-tu In Freundschaft ou Inori ? Smile
Je suis loin d'être connaisseur. Juste curieux, et agréablement surpris par certaines choses. Inori et In Freundschaft, ça vaut le coup ?
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Stockhausen   Jeu 5 Juil 2018 - 1:42

Entre hier et aujourd’hui:


SAMSTAG aus LICHT
Matthias Hölle (LUZIFER: basse), Majella Stockhausen (Traumspielerin LUZIFERs: piano), Kathinka Pasveer (Schwarze Katze KATHINKA: flûte, piccolo), Kolberg Percussion Ensemble (Die sechs sterblichen Sinne), The University of Michigan Symphony Band / H. Robert Reynolds (Riesiges Menschengesicht), Markus Stockhausen (MICHAEL: trompette piccolo), Händel Collegium Köln / Dieter Gutknecht (3x13 Mönsche), Günther Hempel (orgue électrique), Michael Struck (Ein Teufelbläser: trombone), Karlheinz Stockhausen (régie-son.)
Milan, V.1984; Cologne, XI.1981 & VI.1984; Baden-Baden, IX & X.1983
DG


Première écoute de l’œuvre en version «opéra» et... contre toute attente, j’ai beaucoup aimé! Plus que ça, même: la seconde moitié de l’œuvre m’a littéralement scotché. Vraiment une grande claque. Surprised

Je dirais tout d’abord qu’il importe de ne pas se laisser enfermer dans des réactions un peu radicales au propos dramatique de l’œuvre: ni la prendre trop au sérieux (et se triturer les méninges au sujet d’une profondeur ou de logiques ésotériques supposées), ni en ricaner a priori (car, oui, on y trouve tout un fatras mystique proto-New Age et certains gimmicks du théâtre d’avant-garde des années 70) - mais pas non plus décider qu’on ne va se concentrer «que sur la musique», parce qu’il y a aussi un impact lié au contexte théâtral de l’œuvre: sa matérialité instrumentale et vocale très prégnante, son caractère incantatoire ou chorégraphique assez prenant.

Il convient aussi de se défaire de l’idée d’un Stockhausen «complexe» ou «intellectuel», car cette musique frappe surtout par son caractère parfois étonnamment consonnant, ses tendances itératives et jazzistiques (pas si éloigné de certains minimalistes américains comme Young ou Riley, ou de certaines performances du free jazz) et son immédiateté presque naïve - je n’ai jamais ressenti aussi clairement le lien, apparemment paradoxal mais justement souligné par lulu, de Stockhausen avec la Neue Einfachheit (je vois d’importantes convergences avec, par exemple, Tutuguri de Rihm.)

Pour un descriptif rapide...

La première scène s’ouvre sur une fanfare aux harmonies modales distordues et répétitive, LUZIFERs GRUSS, très prenante et continue par un LUZIFERs TRAUM qui n’est autre que le Klavierstück XIII - une pièce pour piano de 3/4 d’heure qui m’a paru essentiellement mélodique, et vraiment belle, entrecoupée d’échanges mi-parlés mi-chantés entre la basse (Lucifer) et la pianiste (incarnant une musicienne onirique) - mais il faudrait que je réécoute encore (j’ai toujours l’impression de rester un peu à la surface des Klavierstücke.)

La seconde scène, KATHINKAs GESANG (ou LUZIFERs REQUIEM), la partie que j’ai le moins aimé, est un échange entre une flûtiste (incarnant la «chatte noire Kathinka») et un groupe de percussionnistes (incarnant les six péchés mortels); on est plutôt là comme dans la version théâtralisée d’une «musique concrète instrumentale»: beaucoup de jeu sur les textures sonores, le souffle, les effets bruitistes... Il y a des choses très belles mais ça m’a paru assez étalé au regard de la minceur de la matière musicale.

En revanche, la troisième scène, LUZIFERs TANZ est terriblement prenante: accompagnant (mais dépassant largement) un récitatif de la basse, c’est une sorte de grand poème chorégraphique incantatoire, pour le coup souvent très jazzy (tendance free, malgré une superbe cadence de trompette piccolo mélodique et modale), avec un ensemble de cuivres et de percussions (représentant un visage humain géant qui s’agite peu à peu) et des interventions de la flûte et du piccolo (toujours la chatte noire) et de la trompette (le personnage récurrent du cycle, Michael): pour peu que l’on entre dans sa temporalité, elle aussi très «dilatée» (mais ici le matériau musical est d’une richesse et d’une variété remarquable - du point de vue des rythmes, de l’écriture mélodique, des textures...), c’est tout simplement magnifique!

À recommander aux fans de Sun Ra période new-yorkaise ou de l’Art Ensemble of Chicago de Fanfare for the Warriors... Wink

(En revanche, la version alternative de la conclusion, qui met en scène une «grève de l’orchestre», est franchement dispensable, dans le genre caricature de théâtre expérimental.)

La quatrième scène, LUZIFERs ABSCHIED, consiste en fait en un long chœur (représentant 3 x 13 moines), accompagné à l’orgue électrique, aux trombones et aux percussions et avec des effets acoustiques, qui décrit la victoire des vertus cardinales sur les péchés mortels¹... sur un texte de François d’Assise (là aussi: perspicacité de lulu quant à la catholicité fervente de Stockhausen!) On y retrouve le travail sur les effets phonatoires de Stimmung, mais avec des effets de halo choral qui se rapprocheraient parfois du Ligeti à la fois angoissé et planant de Lux æterna et des éclats solistes tirant eux davantage vers celui des Nouvelles Aventures - avec des moments de Sprechgesang distordu et des effets d’homophonie et des chromatismes surprenants. Et puis une monté graduelle de la tension qui en exalte encore le caractère incantatoire. (Là aussi, autre intuition paradoxale mais totalement justifiée de lulu: pas impossible qu’il y ait là une volonté de se confronter à... Orff.) Et puis cette fin, étonnamment sereine, qui met en scène une sortie d’église parmi les volées de cloches et les pépiements d’oiseaux...

Franchement, malgré quelques scories «d’époque», les troisième et quatrième scène sont terriblement prenantes et suffiraient à elles seules à justifier une écoute.

Décidément, Sto, ça peut être immense...


¹ À ne pas confondre avec les vertus théologales et les péchés capitaux.
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lulu
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MessageSujet: Re: Stockhausen   Jeu 5 Juil 2018 - 9:43

Ça me fait plaisir de lire ça. Very Happy
Je suppose que tu vas aussi (ou que tu as déjà) écouter Donnerstag, qui le précède — personnellement je trouve que c’est après que ça commence à devenir délicat à écouter, tandis que ces deux-là sont grands.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Stockhausen   Jeu 5 Juil 2018 - 10:08

Oui, en effet, Donnerstag est prévu. Very Happy
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Stockhausen   Sam 7 Juil 2018 - 14:59

Benedictus a écrit:
Première écoute de l’œuvre en version «opéra» et... contre toute attente, j’ai beaucoup aimé! Plus que ça, même: la seconde moitié de l’œuvre m’a littéralement scotché. Vraiment une grande claque. Surprised

что ? Surprised

Des volets de Licht sont donnés à Favart et à la Philharmonie cette saison, tu pourras te régaler ! Very Happy

Oui, il y a des trucs bien ; pas vraiment comme opéra, mais comme réceptable de pièces de musique de chambre assez accessibles, qu'elles soient avec voix ou non… Il y a le livret dans le coffret ? Je n'ai jamais pu le lire…
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