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 Mozart : les symphonies

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Mozart : les symphonies   Sam 1 Sep 2018 - 14:57

Mélomaniac a écrit:
Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) :

Symphonie n°41 en ut majeur, K. 551

= Nikolaus Harnoncourt, Concentus Musicus de Vienne

(Sony, octobre 2013)

Smile J'expliquais récemment mes réticences (non rédhibitoires, mais déroutées) face aux deux premiers volets de l'ultime triade mozartienne vue par le dernier Harnoncourt.
Un style où les vecteurs esthétiques du maestro autrichien apparaissent radicalisés.
Là dans la Jupiter, par essence théâtre en musique, cette approche intensément dramatique convient fort bien.
Le dogme s'incarne dans une lecture qui paraît spontanée, dans la mesure où l'art cache l'artefact.
Le tempérament éruptif de l'interprétation épouse naturellement les foudres du premier mouvement.
La mobilité incessante, la finesse de textures assurent à l'Andante une intime exploration in vivo.
Le rebond qui s'empare du Menuet exalte un soubresaut qui à mon sens reste un acquis majeur (que je n'apprécie pas systématiquement !) de la tendance HIP.
Qu'on n'attende pas dans le Molto allegro les divins équilibres de l'école classique, tel Krips à Amsterdam (Philips),
mais un déferlement ivre de gesticulation, qui jaillit avec évidence tant ce Final appelle en-soi la démesure.
Bref, une fois accoutumé aux options interprétatives, on rend les armes face à cette éloquence si intelligente dans sa conception et virtuose dans sa réalisation
 



J'aime beaucoup la façon, assez objective en fin de compte, dont tu présentes la choses – qui plus est du point de vue de la réticence, en explicitant ce qu'on peut y trouver et ce qu'on n'y trouve pas.

Pas forcément « ma » version (pour les mêmes raisons : je ne suis pas contre un peu de chair et d'équilibre, surtout dans la 41), j'ai plutôt tendance à revenir aux modernes informés (Mackerras à Prague ou Édimbourg) ou aux baroqueux modérés (Gardiner, Hogwood, Koopman dans celles qu'il a faites), voire à certaines lectures tradi·e·s mais mobiles (Menuhin). Pour autant, Harnoncourt a ici une force de persuasion hors du commun, vraiment dans la lignée des feux d'artifice offerts avec son CMW lorsque, dans les dernières années, il l'a emmené vers le répertoire classique. I love you Je trouve ça plus congruent avec Haydn (structure) et Beethoven (ardeur) qu'avec Mozart, mais ce reste une lecture assez incontournable, au moins à découvrir.
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fomalhaut
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MessageSujet: Re: Mozart : les symphonies   Sam 1 Sep 2018 - 15:35

Eusèbe a écrit:
Benedictus a écrit:
tradi pour tradi, Szell me semble incomparablement plus intéressant en termes de structuration et d'expressivité.

mains Szell a une nervosité et une netteté que j'aime beaucoup. Et Cleveland a toujours de superbes timbres. Je suis un peu moins convaincu, d'ailleurs, quand il dirige le Columbia orchestra dans les concertos avec Casadesus (ça reste une belle version, mais tout de même un peu lisse).
Sinon, j'aime aussi Bernstein dans ce répertoire (avec Vienne)

Encore un post qui m'a échappé.

Sous la direction de George Szell, le "Cleveland Orchestra" et le "Columbia Symphony" Orchestra qui ont accompagné Robert Casadesus dans quelques uns des concertos de Mozart étaient le même orchestre, le Cleveland Orchestra.
Dans les années cinquante, George Szell et le Cleveland Orchestra étaient sous contrat avec EPIC, filiale de Columbia US. Lorsque, pour une raison ou pour une autre (dans ce cas, le contrat de Robert Casadesus avec Columbia US), Columbia US décidait d'enregistrer un orchestre qui n'était pas sous contrat, l'appellation "Columbia Symphony Orchestra" lui était attribué.
A propos de ce "Columbia Symphony Orchestra", un exemple plus criant, s'il en est, ce sont les enregistrements de Bruno Walter avec ce fameux "Columbia Symphony Orchestra" : A New-York, ce fut un orchestre composés de membres du New York Philharmonic et de membres du NBC Symphony Orchestra et, à Los Angeles, ce furent les membres du Los Angeles Philharmonic qui composaient l'orchestre.

fomalhaut
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Mozart : les symphonies   Mer 5 Sep 2018 - 21:31

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) :

Symphonie n°40 en sol mineur, K. 550

= Thomas Beecham, Royal Philharmonic Orchestra

(Columbia, avril 1954)

Smile Ne redoutez pas la date d'enregistrement, la Columbia réalisait d'excellentes prises de son en ce milieu des années 1950,
plus claires et consistantes que ce qu'Emi offrit en stéréo au maestro à barbichette.
En l'occurrence, une impressionnante interprétation mozartienne, que je conseillerais pour prendre la mesure de son talent
autant que pour prendre contact avec l'art perdu de la direction d'orchestre, aussi singulier fût celui de Beecham.
Qu'on a parfois raillé comme un dilettante, un amuseur amusé de la profession.
Seulement, son génie parle pour lui.
Ici, on n'a guère envie de disséquer le style en éléments de langage, d'analyser en termes de tempo ou de phrasés
tant le Baronet impose une lecture vivante, -l'esprit en acte, en alerte, vif comme l'éclair mais assez madré pour que n'en paraisse rien.
Évidemment pas grand-chose à attendre du Menuet, talon d'Achille des pratiques de l'époque qui n'y voyaient là qu'occasion de battre la mesure.
En revanche, quelle spontanéité, quelle faculté d'animation dans l'Andante, qui se déploie avec une éloquence si naturelle, si expressive.
C'est encore dans le Molto Allegro et le Finale que le maestro anglais reste inimitable, faisant bouillir le chaudron d'humeurs,
sans nuire pourtant à la netteté des lignes, en les asservissant à une logique imparable (mais sans calcul !), suivie en toute virtuosité par le Royal Philharmonic.
On est loin ici des équilibres apolliniens d'un Krips à Amsterdam (Philips), de la sèche orthogonalité d'un Böhm à Berlin (DG).
Plutôt proche du geste acariâtre de Bruno Walter, mais sans se départir d'une élégance malicieuse (voire revêche)
qui fut celle d'une des baguettes les plus spirituelles du siècle passé.



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fomalhaut
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MessageSujet: Re: Mozart : les symphonies   Mer 5 Sep 2018 - 22:01

Heureux de lire, enfin, une appréciation positive d'un des enregistrements de Sir Thomas Beecham dans ce fil !
J'avais évoqué les enregistrements des symphonies de Mozart dirigées par Beecham dans un post de ce fil il y a déjà quelques temps...
Ces vieilles gloires sont toujours d'actualité !

fomalhaut
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