Autour de la musique classique

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 Ferruccio BUSONI (1866-1924)

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lulu
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyVen 19 Avr 2013 - 0:20

D’abord : sortir de contexte des phrases comme ça pose toujours problème. Confused

Ensuite : j’ai en effet davantage écrit ceci pour la première citation. Smile

Finalement : le côté italianisant, je n’en sais rien (mais je n’allais pas couper la citation Mr. Green). Mais pour la clarté (ou l’influence de Mozart en général), oui, je suis tout à fait d’accord. Par ailleurs, la comparaison avec Bach est peut-être facile, mais elle me parait tout de même pertinente. Surprised
(Et je ne pense pas que ce soit une formule publicitaire, car c’est perdu au milieu d’un livret quadrilingue assez important, dans une partie concernée au jeu de Busoni. Une formule d’admiration aveugle, ça, peut-être.)
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Glocktahr
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyMar 14 Mai 2013 - 10:27

DavidLeMarrec a écrit:

Chez Busoni, l'excellent voisine de toute façon avec le superflu...
Je ne connais pas du tout, ya un volontaire pour citer les chefs d'oeuvres ici ?


edit :
DavidLeMarrec a écrit:



On a parlé de Doktor Faust (qui n'est pas inspiré de Goethe), mais côté opéra, il existe l'autre versant, commedia dell'arte : Arlecchino et Turandot (tous deux en allemand), d'une légèreté grinçante qui évoque Prokofiev.

.
Je vais commencer par là...
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Glocktahr
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyMar 14 Mai 2013 - 10:48

Après 15 minutes de Doktor Faustus : Je n'aime pas, encore du sous-wagner.
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Xavier
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Xavier

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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyMar 14 Mai 2013 - 12:37

Glocktahr a écrit:
Après 15 minutes de Doktor Faustus : Je n'aime pas, encore du sous-wagner.

C'est pas toi qui disais que parfois tu rentrais dans une oeuvre par la fin ou le milieu?
Alors il faut peut-être éviter le jugement définitif au bout de 15 minutes...
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Glocktahr
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyMar 14 Mai 2013 - 19:08

Xavier a écrit:
Glocktahr a écrit:
Après 15 minutes de Doktor Faustus : Je n'aime pas, encore du sous-wagner.

C'est pas toi qui disais que parfois tu rentrais dans une oeuvre par la fin ou le milieu?
Alors il faut peut-être éviter le jugement définitif au bout de 15 minutes...
Non justement je disais l'inverse : Le début est ce qu'il y a de plus important pour moi (trop, j'en suis conscient). Bon après c'est vrai que ce que j'ai dit était encore une fois "hâtif et péremptoire", je retenterai mais je vais y aller à reculons, j'aime bien que ça fasse bing dans le cerveau et là je me suis juste dit "oh non, encore un truc comme ça"...
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lulu
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyMar 14 Mai 2013 - 19:15

La première fois que j’ai écouté le début de Doktor Faust — j’ai vite arrêté, non pas parce que cela ne me plaisait pas, mais parce que je me suis dis que si je décidais de m’attaquer à l’opéra, il fallait peut-être que je commence par autre chose —, j’ai aussi pensé à Wagner. Pourtant, Busoni était un virulent opposant à Wagner et à sa musique (et notamment à cette idée de musique totale et moderne, si je me souviens bien). Neutral
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LeKap
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyJeu 12 Sep 2013 - 16:55

Je viens d'acheter le concerto pour piano avec Ohlsson , von Dohnanyi et Cleveland
Quelles unes des têtes bien pensantes de ce forum connaissent-ils cette version ?

Merci
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyJeu 12 Sep 2013 - 17:43

Lucien a écrit:
La première fois que j’ai écouté le début de Doktor Faust — j’ai vite arrêté, non pas parce que cela ne me plaisait pas, mais parce que je me suis dis que si je décidais de m’attaquer à l’opéra, il fallait peut-être que je commence par autre chose —, j’ai aussi pensé à Wagner. Pourtant, Busoni était un virulent opposant à Wagner et à sa musique (et notamment à cette idée de musique totale et moderne, si je me souviens bien).  Neutral
Je me trompe ou il y a un personnage qui s'appelle Wagner dans le Doktor Faust?


Dernière édition par arnaud bellemontagne le Jeu 17 Oct 2013 - 13:46, édité 1 fois
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starluc
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyJeu 12 Sep 2013 - 18:25

LeKap a écrit:
Je viens d'acheter le concerto pour piano avec Ohlsson , von Dohnanyi et Cleveland
Quelles unes des têtes bien pensantes de ce forum connaissent-ils cette version ?

Merci
Je connaissais la version de john Ogdon, il me semble, éditée dans les années 70 par EMI. J'ai acheté ce concerto, l'ai écouté une ou deux fois et remisé une bonne fois pour toutes dans ma discothèque : oeuvre longuette et filandreuse...
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Rubato
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyJeu 12 Sep 2013 - 18:49

arnaud bellemontagne a écrit:
Lucien a écrit:
La première fois que j’ai écouté le début de Doktor Faust — j’ai vite arrêté, non pas parce que cela ne me plaisait pas, mais parce que je me suis dis que si je décidais de m’attaquer à l’opéra, il fallait peut-être que je commence par autre chose —, j’ai aussi pensé à Wagner. Pourtant, Busoni était un virulent opposant à Wagner et à sa musique (et notamment à cette idée de musique totale et moderne, si je me souviens bien).  Neutral
Je me trompe ou il y a un personnage qui s'appelle Wagner sans le Doktor Faust?
Absolument, il y a bien un Wagner dans Doktor Faust! Wink 
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LeKap
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyJeu 12 Sep 2013 - 19:32

starluc a écrit:
LeKap a écrit:
Je viens d'acheter le concerto pour piano avec Ohlsson , von Dohnanyi et Cleveland
Quelles unes des têtes bien pensantes de ce forum connaissent-ils cette version ?

Merci
Je connaissais la version de john Ogdon, il me semble, éditée dans les années 70 par EMI. J'ai acheté ce concerto, l'ai écouté une ou deux fois et remisé une bonne fois pour toutes dans ma discothèque : oeuvre longuette et filandreuse...
Cà promet

merci
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyJeu 12 Sep 2013 - 19:37

Ohlsson est l'un des rares pianistes à avoir les terrifiants moyens nécessaires pour jouer l’œuvre (et sans être prosaïque), et la clarté habituelle de Dohnányi et Cleveland sont ici hautement appréciables. L’œuvre est difficile à digérer à la première écoute, mais elle est excellente.


Dernière édition par alexandre. le Jeu 12 Sep 2013 - 19:41, édité 1 fois
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LeKap
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyJeu 12 Sep 2013 - 19:41

alexandre. a écrit:
LeKap a écrit:
starluc a écrit:
LeKap a écrit:
Je viens d'acheter le concerto pour piano avec Ohlsson , von Dohnanyi et Cleveland
Quelles unes des têtes bien pensantes de ce forum connaissent-ils cette version ?

Merci
Je connaissais la version de john Ogdon, il me semble, éditée dans les années 70 par EMI. J'ai acheté ce concerto, l'ai écouté une ou deux fois et remisé une bonne fois pour toutes dans ma discothèque : oeuvre longuette et filandreuse...
Cà promet

merci
Ohlsson est l'un des rares pianistes à avoir les terrifiants moyens nécessaires pour jouer l’œuvre (et sans être prosaïque), et la clarté habituelle de Dohnányi et Cleveland sont ici hautement appréciables. L’œuvre est difficile à gérer à la première écoute, mais elle est excellente.
Merci Alexandre , me voilà déjà plus confiant
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adriaticoboy
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyJeu 12 Sep 2013 - 19:48

Je suis assez fan de ce concerto et j'en connais presque tous les enregistrements officiels. Ainsi je te confirme que tu as fait un excellent choix car s'il y a bien une version à placer au sommet de la discographie, c'est clairement Ohlsson/Dohnanyi chez Telarc. Tout est sompteux et parfaitement réalisé dans cet enregistrement, et la prise de son est à la hauteur de cette partition impossible. Les versions Ogdon/Ravenaugh (EMI), Banfield/Herbig (CPO), Donohoe/Elder (EMI) ou Hamelin/Elder (Hyperion) sont superbes également et presque aussi convaincantes, mais je les situe malgré tout un léger cran en-dessous.
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LeKap
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyJeu 12 Sep 2013 - 19:53

Ah !!! adriaticoboy

merci

me voilà de plus en plus rassuré et confiant sur mon avenir musical:D 

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adriaticoboy
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyVen 13 Sep 2013 - 0:32

A l'occasion essaye aussi son Concerto pour violon. C'est peu joué et presque personne n'en parle et pourtant, dans un genre différent (c'est une oeuvre épurée et assez courte), je trouve ce concerto pour violon sublime et aussi passionnant que le Concerto pour piano. Very Happy
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lulu
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyDim 24 Nov 2013 - 9:20

Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 Busoni


Busoni ou le toujours-déjà-là en musique : un premier post-modernisme ?

Comme on le sait, Busoni a présenté, dans son Esquisse d’une nouvelle esthétique musicale (1907), toute une série d’innovations qui caractériseront (notamment) le vingtième siècle : il propose entre autres l’utilisation de modes nouveaux, essaie (sans beaucoup de succès) de construire un système tonal en tiers de ton (ce que fera Wyschnegradsky, d’abord en quarts de ton, avec l’ultrachromatisme), il évoque la musique électroacoustique (cf. Varèse), etc. ; sa théorie porte aussi sur l’opéra (avec notamment la nécessité de l’utilisation des rôles parlés).

Pourtant, si l’on écoute ses œuvres, on peut être déçu (il va sans dire que ce n’est pas mon cas). En fait, jamais Busoni ne cherche jamais à innover pour innover ; s’il utilise quelquefois par exemple un soupçon de dodécaphonisme, c’est toujours dans le cadre d’un besoin particulier. L’innovation n’est pas là chez lui pour remplacer la tradition, mais pour se cumuler avec elle, ajoutant ainsi une nouvelle possibilité dans le catalogue des moyens d’expression. La musique est pour lui un ensemble de possibilités, et son traité ne vise qu’à élargir le champ des possibles, comme autant de moyens. Il défend ainsi la liberté totale de l’art. Contrairement à Schoenberg, Busoni n’avait aucune conscience historique. La musique n’avait pas plus d’histoire, pour lui, que la physique : « De même que l’électricité existait à l’origine, même avant que nous ne la découvrions, et que tout ce qui reste à découvrir existait dès l’origine et existe donc déjà maintenant, de même l’atmosphère cosmique est remplie de toutes les formes, idées et combinaisons des musiques passées et futures. » Cette conviction que la nouveauté ne s’oppose pas à la tradition, mais la complète, est à la base de l’esthétique musicale et du pluralisme de styles qui caractérisent l’œuvre de Busoni à partir de son prétendu « opus premier ». (Moi, cela me fait terriblement penser aux réflexions de Bergson, exactement à la même époque.)

Il ne faut donc pas s’étonner s’il a réécrit tout Bach, il ne faut donc pas crier au scandale quand il renvoie à Schoenberg une version remaniée de ses Préludes. Chaque fois il ne cherche qu’à exploiter (modestement) certaines potentialités dissimulées des œuvres, à faire vivre celles-ci au-delà de leur forme première. Bach, Mozart, Beethoven, ne sont pas pour lui les aboutissements inébranlables de la musique occidentale, mais bien au contraire les premiers jalons importants, et quelque part les premiers acquis, d’une musique qui n’en est encore qu’à ses débuts. Les références à Liszt, à Mozart et surtout à Bach sont ainsi constantes dans la musique de Busoni. C’est de cette façon qu’il fonde une Junge Klassizität, une sorte de néoclassicisme qui intègre passé, présent et futur dans une vision non historisée de l’art.


Busoni : quelle postérité ?

À mon avis, la postérité de Busoni n’est pas aussi nulle qu’on peut l’entendre dire. D’abord, c’était un professeur de piano très réputé, chez qui sont passés une foule de « célébrités ». Il défendait par exemple une posture immobile et un usage savant des pédales.

Mais au-delà de ça, de nombreux compositeurs se sont revendiqués de Busoni. Parmi eux, il y a d’abord ceux qui ont lu et appliqué son œuvre théorique : les futuristes en Russie (par exemple le proto-dodécaphonisme de Roslavets, l’ultrachromatisme de Wyschnegradsky) ; Varèse (Il fut le premier, au début de ce siècle, à concevoir une nouvelle technique de l'art. Il a prévu tout ce qui devait arriver.) et Ornstein (qui ramène Busoni de Russie) aux États-Unis. Il fonde ainsi toute une partie de la musique russe et américaine.

Il faut (faudrait) ensuite parler d’une tradition — qui a plus de succès sur le tube que chez les disquaires et les membres de ce forum, certes —, de compositeurs qui ont composé dans la lignée de Busoni (mais aussi de Reger, de Liszt et d’Alkan), privilégiant une virtuosité (le plus souvent pianistique) contrapuntique, une espèce de grisaille revendiquée et le recours à la citation. Il s’agit par exemple de Sorabji et de Stevenson.


Busoni, l’œuvre pour piano seul

Il y aurait à mon avis beaucoup de choses à dire (j’y reviendrai peut-être), mais je me contente de citer deux œuvres que j’adore plus que tout : la Fantasia contrappuntistica, une réécriture complète et originale de la dernière fugue de L’Art de la fugue, qui existe en quatre versions (Jerome en parle à la page précédente) ; la Fantasia nach Bach, plus apaisée, qui se base sur plusieurs œuvres du Maitre. Moi j’adore Ogdon là-dedans, mais je ne peux pas ne pas citer Petri (élève et collaborateur de Busoni).


coucou


Dernière édition par Lucien le Dim 15 Déc 2013 - 18:24, édité 2 fois
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gluckhand
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyDim 24 Nov 2013 - 11:33

Il n'y a pas d'oeuvres tellement novatrices chez Busoni,par rapport à son catalogue,  il détestait pas mal de choses apparemment dans l'opéra .Son concerto pour piano ,pour ce que je connais me semble plus novateur pour la forme que par le fonds, Quelques pièces pour piano importantes et son opéra inachevé Doctor Faust me semblent être ce qu'il a apporté de plus neuf et d'original , sinon ses petits opéras restent dans la forme classique , sa musique de chambre et pour petit orchestre n'est pas non plus ce qu'on peut appeler géniale de ce que j'ai entendu, ses transcriptions en tant que virtuose  et arrangeur restent très importantes, j'aime beaucoup son concerto pour violon et ses sonatines , mais peut être que je dis des conneries? Peux tu me citer des oeuvres qui sortent vraiment de l'ordinaire chez Busoni au point de vue créatif et novateur ?
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyLun 23 Déc 2013 - 18:50

Spoiler:
 
merci beaucoup pour vos réponses ! Very Happy 

mais j’avoue que j’aimerais comprendre un peu plus dans les détails (du point de vue harmonique)... Mr. Green 

autre exemple :

Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 1387820842

je ressens la même chose à la deuxième ligne, dans la montée à la main droite. Surprised
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyLun 23 Déc 2013 - 19:06

Dans ce cas, c'est clair, tu parles des gammes chromatiques ascendantes. Un procédé rudimentaire déjà très utilisé par les romantiques (mais plutôt en descente, il est vrai), et qui précisément ne se préoccupe pas de l'harmonie, puisqu'elles passent par toutes les notes possibles (même celles hors de la gamme).
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyLun 23 Déc 2013 - 19:32

...mais c’est quand même bizarre, je n’entends « ça » que chez Busoni... Confused
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Xavier
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyLun 23 Déc 2013 - 20:53

[/quote]Même du point de vue de l'orthographe, je trouve ça mal écrit, comme si c'était fait pour être le plus difficile possible à déchiffrer. (la main gauche au 2è système: mi bécarre, solb, la bb, fa... c'est d'une logique...)

Citation :
je ressens la même chose à la deuxième ligne, dans la montée à la main droite.

Montée chromatique de secondes majeures, tu as exactement la même chose dans Scarbo de Ravel.
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyLun 23 Déc 2013 - 21:10

Xavier a écrit:
Montée chromatique de secondes majeures, tu as exactement la même chose dans Scarbo de Ravel.
sans doute, mais je n’entends pas cette « particularité » dans Scarbo... enfin il y a quand même quelque chose... mais c’est « fade » comparé à ce que j’entends chez Busoni... Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 2661413304 

Xavier a écrit:
Même du point de vue de l'orthographe, je trouve ça mal écrit, comme si c'était fait pour être le plus difficile possible à déchiffrer. (la main gauche au 2è système: mi bécarre, solb, la bb, fa... c'est d'une logique...)
...l’écriture de la Sonatina seconda est probablement un peu fantaisiste... mais je ne veux pas croire qu’un compositeur comme Busoni (aussi traditionaliste) s’amuse à écrire les altérations de façon aléatoire... cela a sans doute un sens / une fonction, non ? Surprised 
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyLun 30 Déc 2013 - 23:45

André a écrit:
Quelqu'un a entendu ce coffret Busoni sur Hyperion ? Est-ce de la bonne musique ?

... avant de « répondre », quelques informations générales.

Je crois qu’on peut établir quatre périodes dans l’œuvre pour piano seul de Busoni (cela peut peut-être s’appliquer au reste, mais je connais mal) :
— avant 1883. Chez Busoni les œuvres de jeunesse sont très nombreuses : deux tiers du catalogue date de cette période (rappelons que Busoni est né en 1866...). Les œuvres pour piano seul sont assez simples, avec déjà des accents néoclassiques ou néobaroques, souvent dans le registre du pittoresque.
— 1883–1906. Busoni est très influencé par Brahms, qu’il prolonge, en quelque sorte. Également un peu de Liszt et de Reger.
— 1907–1920. Le grand style de Busoni. Contrapuntique, chromatique, etc.
— 1921–1924. Le néoclassicisme triomphe. Busoni renonce à la virtuosité et à la complexité de son langage.

... à partir de là, deux commentaires sur ce coffret que je n’ai pas écouté.

sur les œuvres
La mention « œuvres tardives » correspond à l’après 1907, date de composition des Élégies, qui ouvrent le coffret, œuvre avec laquelle Busoni atteint enfin à son avis son style personnel. Je n’ai qu’une chose à dire à propos de la sélection des œuvres : il manque l’essentiel — la Fantasia contrappuntistica, que Hyperion avait déjà dans son catalogue (jouée par Hamish Milne). Il y a dans ce coffret des choses que je ne connais pas, notamment des Variations canoniques basées sur l’Offrande musicale, que j’aimerais beaucoup entendre !
Alors, est-ce que c’est de la grande musique, je n’en sais rien ! Pour moi la Fantasia contrappuntistica (qui n’est pas reprise, donc), la Fantasia nach Bach, mais aussi la Sonatina seconda, la Toccata, les Élégies (pas forcément les sept), voire les Variations sur un prélude de Chopin et l’Indianisches Tagebuch sont des chefs-d’œuvre, mais chacun sa sensibilité !

sur l’interprétation
Hamelin... c’est l’éternel débat...
Le seul enregistrement que je connais de ce coffret, c’est celui de la Fantasia nach Bach, qui est plus ancien. Je ne dirais pas que c’est particulièrement mauvais, mais... Tout est un peu brumeux, l’indépendance des voix n’est pas excellente, il n’y a pratiquement aucun contraste de timbre ou de couleur... et Hamelin a toujours cette manie de jouer moins fort, de presque faire disparaitre certains groupes notes, de façon (apparemment ?) irrégulière, alors que ce sont parfois ces notes qui paraissaient les plus importantes...
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyMar 31 Déc 2013 - 2:39

Merci pour cette généreuse réponse Lucien ! Un disque Chandos avec Geoffrey Tozer regroupe plusieurs des titres que tu mentionnes.Je devrais peut-être commencer par là ?

Je précise que je ne suis pas un fan de Hamelin, même après l'avoir vu jouer plusieurs fois, dont le concerto de Busoni.
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyMar 31 Déc 2013 - 8:43

André a écrit:
Un disque Chandos avec Geoffrey Tozer regroupe plusieurs des titres que tu mentionnes. Je devrais peut-être commencer par là ?
... aucune idée. Mr. Green 

La sélection des œuvres est très bien (sauf qu’il manque toujours la Fantasia contrappuntistica Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 2661413304) ; pour le reste je ne peux pas t’aider... Laughing (Embarassed)

***

Pour moi, le cd indispensable, ce sont les enregistrements de la Fantasia contrappuntistica, de la Fantasia nach Bach et de la Toccata par John Ogdon (tous les trois de 1985), publiés chez Continuum/Altarus ; cela a été réédité en 2006, normalement cela devrait être trouvable... Je trouve que le jeu d’Ogdon est idéal pour Busoni... Mais il faut bien se rendre compte que ces trois œuvres ne sont qu’une « facette » du compositeur...

Pour le reste, je me contente du coffret Madge (trois fois deux cd), qui lui est réellement introuvable (à prix décent). C’est du piano un peu dur, mais globalement je trouve que son jeu est très bien pour ce répertoire (c’est du sous-Ogdon, en quelque sorte).

Et j’écoute parfois un peu de Petri. On y entend l’ombre Busoni ; le legato est incroyable, les résonances grandioses... mais globalement je ne suis jamais entièrement convaincu (et c’est trop rapide à mon gout).

...voilà. Je ne connais pas du tout Tozer ou Pöntinen ; très peu Hamelin ou Grante.
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyVen 3 Jan 2014 - 19:30


Smile Ce triple-album d'oeuvres tardives pour piano, jouées par Marc-André Hamelin, vient d'obtenir un Diapason d'or dans le magazine de janvier...


http://www.amazon.fr/Oeuvres-tardives-piano-Ferruccio-Busoni/dp/B00FBE94Q6

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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyLun 6 Jan 2014 - 20:18

Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 512bB8RrJ0L


Le chef d'orchestre Dimitri Mitropoulos et Busoni se rencontrèrent en 1920, par l'intermédiaire d'Egon Petri.

Mitropoulos devint un avocat du compositeur, comme atteste un programme radiophonique entièrement consacré à Busoni, capté le 28 décembre 1941 au Carnegie Hall, avec l'Orchestre philharmonique de New York.

Ce concert a été édité par Music & Arts dans ce coffret : http://www.amazon.fr/Art-Dimitri-Mitropoulos-Vol/dp/B001BTWEY4

On y trouve notamment la Fantaisie indienne (soliste : Petri), deux extraits de Doktos Faustus, et le Concerto pour violon (soliste : Joseph Szigeti).



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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyLun 6 Jan 2014 - 20:24

Mélomaniac a écrit:

Smile Ce triple-album d'oeuvres tardives pour piano, jouées par Marc-André Hamelin, vient d'obtenir un Diapason d'or dans le magazine de janvier...


http://www.amazon.fr/Oeuvres-tardives-piano-Ferruccio-Busoni/dp/B00FBE94Q6

Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 910jUh2i76L._SL1488_


Tiens d'ailleurs : http://www.francemusique.fr/classique/busoni-par-marc-andre-hamelin-coup-de-coeur-de-la-semaine-pour-emilie-munera-15891
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyDim 26 Jan 2014 - 18:36

Sur le site de René Gagnaux des interprétations d'Eduard Steurmann datant de 1960.
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyJeu 6 Mar 2014 - 11:43

Spoiler:
 

hommepiano a écrit:
bonjour peut-on parler ici des autres oeuvres de busoni car il n'y a pas de sujet général pour ce compositeur,
et les index, c’est pour qui ? Wink
https://classik.forumactif.com/t6927-

hommepiano a écrit:
je ne comprends pas ces compositeurs d'abord busoni voulait être un avant-gardiste un précurseur
mais non, pas du tout !

et si c’est composé en 1887, c’est une œuvre de jeunesse, de toute façon. Surprised
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyJeu 6 Mar 2014 - 13:15

bonjour si cette ouverture lustspiel date de 1887 c'est décalé par rapport à la période non ? ce que j'ai entendu du Lustspiel aurait bien pu être composé 100 ans avant par beethoven, cette ouverture c'est du romantisme pur non ? pas tardif en tout cas..
je me réfère toujours à ce que je lis :" dans l'article wikipedia consacré à busoni il est spécifié que busoni pourrait être "l'inventeur" du neo-classique..alors ce lust spiel n'est ce pas du neo-classique ou neo-romantisme ? merci !
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyJeu 6 Mar 2014 - 13:28

hommepiano a écrit:
bonjour si cette ouverture lustspiel date de 1887 c'est décalé par rapport à la période non ? ce que j'ai entendu du Lustspiel aurait bien pu être composé 100 ans avant par beethoven, cette ouverture c'est du romantisme pur non ? pas tardif en tout cas..
C’est sans doute du romantisme (je ne connais pas cette œuvre). Ce que je dis, c’est que c’est une œuvre de jeunesse. Ce qui signifie que le style de Busoni est encore loin de s’être affirmé. Busoni est un compositeur très prolifique dans sa « jeunesse » (environ jusque 1890, en fait, voire après). Pendant cette période, il fait beaucoup de romantisme, en effet, et aussi un peu de néo-classique ou de néo-baroque ...et c’est rarement très intéressant, honnêtement, même s’il y a quelques œuvres qui ressortent.

hommepiano a écrit:
je me réfère toujours à ce que je lis :" dans l'article wikipedia consacré à busoni il est spécifié que busoni pourrait être "l'inventeur" du neo-classique..alors ce lust spiel n'est ce pas du neo-classique ou neo-romantisme ? merci !
« Inventeur », c’est sans doute un peu excessif. Et le véritable style néoclassique de Busoni arrive bien plus tard, à partir de 1915 environ et surtout après 1920 ; ce qui ne signifie pas qu’il arrête tout à fait de composer dans un style non néoclassique, Faust en est le meilleur exemple. Surprised
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptySam 22 Mar 2014 - 1:17

les œuvres pour piano de la maturité (1907–1924)

Elegien (1907)
[à faire]

Nuit de Noël (1908)
Pièce mineure, mais Messiaen est déjà un peu ici, j’ai l’impression.

Berceuse (1909)
Il s’agit de la septième élégie, ajoutée en 1909 au cycle de 1907. Ici encore on entend un peu de Messiaen, de façon plus claire que dans la Nuit de Noël. Cette Berceuse est une première version de la Berceuse élégiaque pour orchestre (1909 également).

Fantasia nach Johann Sebastian Bach (1909)
Œuvre composée à la mémoire de son père à partir de plusieurs thèmes issus de Bach. Le langage, chromatique mais (largement ?) tonal, n’est pas d’une originalité renversante, mais tout de même assez singulier. Point de vue du rythme, c’est assez « plein », fait d’un flot quasi constant (s’interrompant sur certaines sections) d’arpèges étranges, d’octaves et d’accords souvent parfaits (ou dérivés de). Forme assez « improvisatoire », comme d’habitude. Climats assez sombres mais apaisés, bien que l’œuvre comprenne quelques moments d’agitation. Esthétiquement, c’est sans doute l’œuvre la plus proche de la célèbre Chaconne. Une de mes œuvres préférées de Busoni.

An die Jugend (1909)
Ce cycle d’une vingtaine de minutes est constitué de quatre pièces composées en 1909. Il suit en fait plus ou moins les mêmes principes que l’énorme Klavierübung, auquel Busoni se consacre à partir de 1917 (certains morceaux y seront d’ailleurs repris). Outre le caractère pédagogique (avec des termes tels que « étude », « exercice »), les points communs se situent dans le style néoclassique et dans les emprunts à d’autres compositeurs, ici Bach dans la deuxième pièce et Mozart dans la troisième ; la deuxième, par exemple, reprend le cinquième prélude et la cinquième fugue du Clavier bien tempéré (arrangés à la façon de ses éditions de Bach) et y ajoute une « fuga figurata », une pièce personnelle qui combine les deux. Cela n’empêche pas Busoni de mettre en place des harmonies très originales, propres à son style (notamment dans l’épilogue de la quatrième pièce, très aventureux !). Selon moi le titre fait donc référence à la dimension pédagogique, mais aussi à la junge Klassizität que Busoni a cherché à développer.

Fantasia contrappuntistica (1910/10/12/21)
cf. plus bas.

Sonatina [nº1] (1910)
Je ne sais pas quoi dire, sur celle-là... mais elle a quelque chose d’assez syncrétique, je trouve : il y a des passages mélancoliques assez classiques, et d’autres moments où les harmonies fusent à la façon de la Sonatina seconda.

Sonatina seconda (1912)
La Sonatina seconda (1912) se distingue assez nettement des cinq autres sonatines (composées à des dates différentes), plus pittoresques ou néoclassiques, en tout cas pour les quatre dernières (la première est déjà plus proche). Cette œuvre est une des meilleures illustrations de cette fameuse phrase extraite de son Esquisse d’une nouvelle esthétique musicale (1907) : « l’art musical est né libre, et la liberté est sa vocation ». Ici tout est libre : liberté de la forme, caractéristique du style improvisando du Busoni de la maturité (issu au départ de sa propre pratique pianistique) ; l’écriture se dispense de la barre de mesure ; l’harmonie est atonale, faite de quartes et de neuvièmes, et l’œuvre est dominée par l’intervalle de seconde (sous toutes ses formes) qui par jeu de mot lui donne son titre.

Indianische Tagebuch (1915)
[à faire]

Sonatina [nº3] “ad usum infantis” (1915)
[à faire]

Sonatina [nº4] “in diem nativitatis Christi MCMXVII” (1917)
[à faire]

Notturni. Prologo (1918)
Cette minuscule pièce de 1918 devait servir, je suppose, d’introduction à un ensemble de nocturnes. C’est sympathique, mais...

Sonatina [nº5] brevis (1918)
[à faire]

Kammer-Fantasie über Carmen [Sonatina nº6] (1920)
[à faire]

Toccata (1920)
Dernière grande œuvre pour piano seul de Busoni (1920), qui se consacre essentiellement ensuite à son Doktor Faust et au gigantesque Klavierübung. Dernière en tout cas dans le grand style de Busoni, virtuose et improvisatoire, chromatique et contrapuntique. Elle est constituée d’un brillant et glaçant prélude, d’une sombre fantaisie et enfin d’une impétueuse chaconne. Il n’y en fait que le début et la fin qui correspondent au style « toccata ». C’est une de mes œuvres préférées de Busoni.

Drei Albumblätter (1921)
Trois pièces composées en 1917 pour la première et en 1921 pour les deux autres. C’est gentil et finalement assez fade, même s’il y a (par moments) des harmonies typiques, de façon assez légère. Bof.

Variations sur un prélude de Chopin, seconde version (1922)
Sans doute chez Busoni l’œuvre brahmsienne la plus tardive (1922), ce qui est facilement compréhensible puisqu’il s’agit d’un remaniement d’une œuvre antérieure (1884). Ce n’est pas ce que je préfère, mais j’aime quand même beaucoup.

Perpetuum mobile (1922)
Cette pièce de 1922 ne dure que quelques minutes... et est vraiment bizarre. Elle est traversée par un flot ininterrompu de doubles croches. Honnêtement, je ne sais pas quoi en dire. Et je ne suis pas sûr d’aimer beaucoup ça.

Prélude et étude en arpèges (1923)
Encore une œuvre étrange ; celle-ci date de 1923. C’est fort intéressant, mais... bizarre... Mais ici j’aime beaucoup.

Fünf kurze Stücke zur Pflege des polyphonen Spiels (1923)
Dernière grande composition pour piano de Busoni (1923), il s’agit en fait du neuvième livre du Klavierübung dans sa deuxième édition. Il s’agit d’une sorte d’aboutissement du versant néoclassique de Busoni, dans un style toujours personnel cependant. Personnellement je ne trouve pas ça indispensable.


Dernière édition par lucien le Jeu 10 Avr 2014 - 13:16, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptySam 22 Mar 2014 - 1:21

Fantasia contrappuntistica

présentation

Busoni reprend à Je-ne-sais-plus-qui l’idée de base de la Fantasia contrappuntistica. Pour terminer la dernière fugue de l’Art de la fugue (contrapunctus XIV ou XIX selon les numérotations), il ne se contente pas de compléter les dernières phrases — comme l’ont fait Walcha et bien d’autres, jusqu’à ce qu’un effet de mode tende à donner à cet inachèvement une dimension quasi-eschatologique. Busoni veut ici reconstituer une œuvre nouvelle, cohérente, qui reprendrait les trois fugues en y ajoutant une quatrième (tel que l’aurait prévu Bach). Mais attention, il ne s’agit pas d’une vulgaire paraphrase qui se contenterait de faire du nouveau avec des déchets anciens, dans un joyeux pot-pourri. Il s’agit véritablement d’une réécriture, et la démarche n’est en cela pas si éloignée de ce que Busoni a fait avec la Chaconne, les chorals, etc. L’ensemble se voit greffer une longue introduction, basée sur le choral Allein Gott in der Höh’ sei Ehr’.

Voici la structure de l’œuvre :
PARS PRIMA   I. Preludio corale
II. Fuga
III. Fuga II (a due soggetti)
IV. Fuga III (a tre soggetti)
PARS ALTERA   V. Intermezzo
VI. Variazione 1
VII. Variazione 2
VIII. Variazione 3
PARS TERTIA   IX. Cadenza
X. Fuga IV (a quattro soggetti)
XI. Corale
XII. Stretta
 
Je ne sais plus où j’ai lu la comparaison avec une cathédrale — peut-être dans le livret du cd Altarus (Ogdon)... Busoni ne restaure pas une ruine, en archéologue ; il construit une cathédrale, une cathédrale à la mesure de son adoration pour Bach. Sa construction a traversé le temps, chaque génération y ajouté sa pierre et son style ; l’ensemble pourtant est grandiose, à la fois complexe et cohérent.

Mais on peut aller plus loin. Vous-savez-où sur ce forum, vous-savez-qui qualifie le premier sujet (celui de la première fugue) du Contrapunctus XIV d’« église romane ». Si l’on considère un instant (par métonymie ?) que c’est toute la première fugue qui constitue cette église romane, la métaphore prend un sens éclairant. On a construit sur cette église romane une cathédrale ; le chœur roman a subi quelques chromatismes et autres raffinements, mais il est toujours là, toujours visible. On a construit cette cathédrale au fil des siècles, du chœur vers le porche, et les styles se sont succédés, du roman le plus archaïque au gothique le plus flamboyant où s’intriquent des motifs bigarrés et d’où s’élèvent des harmonies poudroyantes©Arnaud :p. On y a a ajouté pourquoi pas une façade baroque (le prélude) et une grandiose tour centrale (la quatrième fugue), surmontée d’une flèche (la strette finale). Malgré cette hétérogénéité, le bâtiment présente une unité remarquable, et sa grandeur est tout entière vouée à la gloire de Dieu : Bach.


différentes versions

[à faire]
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyLun 24 Déc 2018 - 1:23

bonsoir j'écoute l'opus 39 de busoni l'interminable concerto pour piano joué par hamelin, ce concerto composé en 1904 , aurait très bien pu être composé un siècle plus tôt.....qu'est ce qui leur prend à perpétuer à refaire du beethoven en 1904, alors qu'on va aborder la période moderne ?
et je ne comprends jamais ces compositeurs archi conventionnels à leur début et qui après veulent tout chambouler ?
le Schoenberg des guerrelieder n'est pas celui du pierrot lunaire, pourquoi un compositeur s'inspire-t-il des compositeurs antérieurs pour ses premières oeuvres et après vole de ses propres ailes ? les premières symphonies de beethoven c'est du mozart etc
quand on n'est pas beethoven, on ne fait pas du beethoven à ses débuts mais on fait SA musique.....un compositeur ne devrait pas s'inspirer sur les autres là avant lui c'est quoi cette manie universelle ? merci pour vos eclaircissements
bonsoir
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyLun 24 Déc 2018 - 1:51

Interminable, certes, mais on est clairement dans un langage bien plus tardif que Beethoven, et ça n'aurait pas pu être composé beaucoup avant 1904 (et à coup sûr pas avant 1880): je viens de réessayer le début, et dès l'introduction, ça module dans tous les sens.

Dans mon souvenir, c'est plutôt un pot-pourri de Brahms et de Liszt wagnérisés, avec des morceaux de simili-Strauss et de crypto-Debussy dedans, qui par moments se retrouve quelque part entre Reger et Rachmaninov, avant de balancer un chœur final dans le style du Requiem de Verdi.
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyLun 24 Déc 2018 - 1:57

Benedictus a écrit:
Interminable, certes, mais on est clairement dans un langage bien plus tardif que Beethoven, et ça n'aurait jamais pu être composé avant 1904: je viens de réessayer le début, et dès l'introduction, ça module dans tous les sens.

Dans mon souvenir, c'est plutôt un pot-pourri de Brahms et de Liszt wagnérisés, avec des morceaux de simili-Strauss et de crypto-Debussy dedans, qui par moments se retrouve quelque part entre Reger et Rachmaninov, avant de balancer un chœur final dans le style du Requiem de Verdi.
je l'ai terminé, va falloir que je le reécoute, le choeur final me plait moins que les choeurs du psaume 47 de florent schmitt.
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyLun 24 Déc 2018 - 2:07

hommepiano a écrit:

et je ne comprends jamais ces compositeurs archi conventionnels à leur début et qui après veulent tout chambouler ?
le Schoenberg des guerrelieder n'est pas celui du pierrot lunaire, pourquoi un compositeur s'inspire-t-il des compositeurs antérieurs pour ses premières oeuvres et après vole de ses propres ailes ? les premières symphonies de beethoven c'est du mozart etc
quand on n'est pas beethoven, on ne fait pas du beethoven à ses débuts mais on fait SA musique.....un compositeur ne devrait pas s'inspirer sur les autres là avant lui c'est quoi cette manie universelle ? merci pour vos eclaircissements
bonsoir

Mais je crois que c'est pareil dans tous les arts: on imite, puis on crée à partir d'influences…
Personne n'a jamais fait autrement, et personne n'a créé à partir de rien, personne n'a été génial comme ça du jour au lendemain par l'inspiration du Saint-Esprit.
J'aurais presque envie de dire, d'une façon un peu extrême: personne n'a jamais rien inventé.
Tout ce qui semble nouveau est en fait la transformation plus ou moins personnelle de quelque chose qui a déjà été fait avant.
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyLun 24 Déc 2018 - 10:50

hommepiano a écrit:

quand on n'est pas beethoven, on ne fait pas du beethoven à ses débuts mais on fait SA musique.....un compositeur ne devrait pas s'inspirer sur les autres là avant lui c'est quoi cette manie universelle ? merci pour vos éclaircissements

Sans doute parce que les compositeurs sont libre de faire ce qu'ils veulent sans avoir a se plier a des décrets arbitraires édictés par des auditeurs difficile (et donc pourquoi pas refaire du Beethoven si ça lui chante).
Plus sérieusement Xavier a raison personne ne crée a partir de rien, et il est assez normal qu'un compositeur débutant affiche l'influence de ses maitres avant de s'en détacher, et c'est très bien les gurrelieder (même le concerto de Busoni j'en ai un bon souvenir, même si c'est effectivement long et pas aussi abouti que le Schoenberg), tout ce qui devrait comptait c'est la beauté de la musique et non sa nouveauté ou son conservatisme.
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MessageSujet: Re: Ferruccio BUSONI (1866-1924)   Ferruccio BUSONI (1866-1924) - Page 2 EmptyDim 2 Fév 2020 - 10:29

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FERRUCCIO BUSONI: ELEGIES & AN DIE JUGEND. CARLO GRANTE, PIANO


Très beau disque et très belle interprètation de Carlo Grante,pianiste italien né en 1960 et qui a déjà ,pas mal enregistré.
Je me suis longtemps demandé ou était le génie de Busoni, à force d'écouter des morceaux de piano de lui, puis un jour, j'ai compris que tout ce que j'avais écouté, préparait toujours quelque chose d'autre,même si il y avait des pépites,et c'est le cas ici avec ces superbes Elégies qui explorent de nouvelles voies ,lui-même Busoni se proclamait auteur,d'un manifeste de la musique future .Je ne sais si l'on y parvient ici,comme il l'entendait , mais c'est superbement beau et envoûtant.Les Elégies datent de 1908 et An die Jugend,ces 4 pièces datent d'un an après.Hans Heinz Stuckenschmidt,en parlant des Elégies dit qu'"ils portent la marque, face à Janus, du passé et du futur". C'est vrai qu'à leur écoute,ce mélange d'ancien et de moderne est sensible à l'oreille,on passe allègrement de Liszt à Busoni et c'est fabuleux, d'ailleurs ce disque est un vrai régal, dans tous les sens du terme.
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