Autour de la musique classique

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 Unsuk Chin (°1961)

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Wolferl
Lapinophobe
Wolferl

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MessageSujet: Unsuk Chin (°1961)   Unsuk Chin (°1961) EmptyMar 26 Jan 2010 - 12:55

Unsuk Chin (°1961) 9b



Sa biographie et la liste de ses oeuvres sur le site de l'Ircam sont très bien faits, j'y renvoie tout de suite, mais je vais essayer d'en faire tout de même un petit point ici.


Unsuk Chin nait à Séoul en 1961, et entreprend assez tôt des études musicales avant de rentrer à l'Université Nationale où elle suit les cours de composition de Sukhi Kang. Décidant de s'installer en Europe à partir de 1985, c'est György Ligeti qui sera sont nouveau professeur pendant trois ans et influencera beaucoup son style.

Si ses premières compositions (éditées) datent de 1984, c'est à partir des années 90 qu'elle verra sa renommée s'accroitre grâce à une collaboration avec Kent Nagano, qui créera et enregistra nombre de ses pièces.

Chin reçut de nombreux prix comme le Grawemeyer Award en 2004 pour son Concerto pour violon ou le Premier Prix du concours Gaudeamus en 1985 pour Spektra.
Durant les saisons 2001-02 elle fut compositrice en résidence pour le DSO Berlin et depuis 2006 pour l'Orchestre Philharmonique de Séoul.

Son style est difficilement descriptible, on ne sent pas particulièrement une influence asiatique (qu'elle aurait d'ailleurs nié), mais les couleurs sont souvent très particulières. Elle utilise souvent l'électronique, parfois de façon assez radicale - plus qu'un Mantovani par exemple - comme dans son oeuvre Xi, mais aussi plus discrètement et subtilement dans d'autres oeuvres.
Unsuk Chin se dit fascinée par la virtuosité, qu'on retrouve par exemple dans son Concerto pour violon, à la réputation assez diabolique, ou dans l'écriture vocale d'Akrostichon-Wortspiel, fondé sur des onomatopées.


Je ne vais pas m'amuser à détailler toute sa discographie, mais certaines de ses oeuvres dont j'ai parlé sont disponibles sur Musicme, le Concerto pour violon est sur Spotify et quelques extraits de son opéra Alice in Wonderland sur le tube.
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poisson
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MessageSujet: Re: Unsuk Chin (°1961)   Unsuk Chin (°1961) EmptySam 30 Jan 2010 - 22:01

Intéressant Alice, difficile (pour moi) de dissocier l'oeuvre de sa mise en scène dans le DVD (hyper créative et ultra convaicante). Alice comme texte qui travaille sur le fonctionnement du langage du lui-même est un objet assez fou et passionnant pour la mise en musique. Finalement les passages purement orchestraux et les passages moins dans l'hystérie me paraissent le mieux rendre ça (quand la question du temps apparaît, quelques mesures de clavecin, non? ; la scène avec le chat, ou avec le bestiole à pattes -- c'est quoi déjà? une chenille? typiquement celles les seules que je trouve très réussies, mais j'ai déjà du mal à définir autrement que négativement ce qui m'y a plu). Parce que le reste -- notamment la reine -- les parties vocales dans l'aigu c'est inconfortable au possible: ce n'est pas un problème de dissonances ou de mélanges de timbres, c'est juste ces longues parties vocales dans l'aigu (les timbres des chanteuses ajoutent peut-être beaucoup à ça?), à fort volume, leur insistance et leur répétition, qui recouvrent l'orchestre (déséquilibre de la prise de son? ou choix dans l'écriture?), c'est épuisant et si c'est l'effet souhaité, ce n'est pas hyper profond -- il faudrait pouvoir écouter sans les voix pour se rendre compte de ce qui se passe vraiment orchestralement. mais visuellement prenant.
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Wolferl
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MessageSujet: Re: Unsuk Chin (°1961)   Unsuk Chin (°1961) EmptyDim 31 Jan 2010 - 21:27

Merci Poisson, content que tu aies déjà réussi à trouver le DVD. Et puis comme ça ça me force un peu à finir ma présentation. hehe

C'est vrai que pour une création, et surtout avec une mise en scène si spéciale, on a du mal à faire la part des défauts et qualité de l'œuvre ou de la version.
Ici, je suis assez d'accord avec toi sur la scène du procès avec la Reine de Cœur, mais je pense que le rôle a presque été composé pour Gwyneth Jones qui l'interprète ici. Alors forcément, en 2007, la voix est horrible, ça ulule à fond, mais je pense que c'est volontaire pour faire ressortir l'absurdité et l'antipathie du personnage. Heureusement ses interventions ne sont pas si longues que ça...
Pour le reste de l'écriture vocale, personnellement je trouve ça magnifique, et surtout extrêmement varié. Il y a des passages qui imitent le style récitatif (avec une intervention du clavecin dont tu parles assez humoristique), parfois des effets vocaux assez surprenants. Mais la plupart du temps c'est une écriture extrêmement exigeante, il faut se rappeler qu'elle est fascinée par la virtuosité.
Du coup, c'est peut être ça qui te semble moins profond. Il ne me semble pourtant pas que ce soit de la virtuosité gratuite, c'est quelque chose qui me laisse assez froid dans le belcanto par exemple, ici c'est plutôt "transcendé", toujours au service de l'expression. Mais en plus c'est beau et relativement impressionnant, que demande le peuple ? Mr. Green

Dans le genre, c'est le contre-ténor Andrew Watts qui m'a le plus ébloui : la voix est magnifique, ça fuse dans tous les sens mais c'est très propre, parfait quoi.
Sally Matthews, j'ai envie de dire "forcément", c'est magnifique en Alice (ce timbre à la fois clair et dense !) et tout aussi irréprochable.
Les reste du casting est excellent, avec entre autres de très beaux Guy de Mey et Christian Rieger.

Mais, puisqu'on était dans la virtuosité, la scène de la chenille au basson en est pourtant un magnifique exemple, mais tu as préféré ça poisson. C'est peut être parce que c'est uniquement instrumental (excellente idée d'ailleurs, ce dialogue sans paroles) ?
Tout le reste de l'opéra utilise d'ailleurs des effets instrumentaux superbes, on reste dans des couleurs toujours très sombres mais plutôt variées. Je dirais que c'est une des caractéristiques du style de Chin qu'on retrouve bien là, des couleurs singulières avec des miroitements sombres mais pas forcément glauque ni déstabilisant.
Chose singulière dans son opéra, c'est par contre l'utilisation d'un tonalité un peu malmenée, comme dans la scène chez le Chapelier fou (une de mes préférées) où elle chantonne une comptine qui finit par virer à la cacophonie absurde, dans le solo de basson de la Chenille aussi et d'autres petit endroits. Ça met une espèce de distance tout à coupe, c'est saisissant et parfois assez drôle.

Je reviendrai plus tard sur la mise en scène qui m'a moyennement convaincu. Mais justement Poisson, tu pourrais nous en dire quelques mots ? Qu'est ce qui t'a plu de ce côté ?
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poisson
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MessageSujet: Re: Unsuk Chin (°1961)   Unsuk Chin (°1961) EmptyDim 31 Jan 2010 - 22:10

Je vais rejeter une oreille pour pouvoir recauser de la musique. Mais comme ça oui les parties purement instrumentales m'ont convaincu. [oui la chenille/basson c'est génial, il y a du jazz]. Pour la partie vocale d'Alice c'est vraiment intéressant et bien chanté, les aigus restent étroits quand même (mais écriture hyper exigeante en effet, trop peut-être). Pour la reine de coeur je vois qu'on peut interpréter ça comme ça, mais je trouve assez faible, il y a d'autres moyens de rendre ça. Oui ce clavecin qui sort de nulle part, ça fait partie de bonnes idées, souvent très locales en fait, pas tellement poursuivies (quoique je réalise en réécoutant que le clavecin reste là, comme une basse qui devient complètement folle elle-même, anticipant leur jeu qui devient fou sur le thème de la variation verbal du sujet/prédicat: "I say what I mean is the same thing as I mean what I say", (et plus tard sur la petite chanson d'Alice) et ces quelques mesures de violons… j'aime beaucoup cette scène de la devinette en fait, ultra drôle, avec ces accords hyper candentiels qui font croire qu'elle va trouver (avec les vents comme un aura autour d'Alice), et ces délires orchestraux qui sortent de nulle part, très bon en fait, totalement barré, jouant à fond sur nos anticipations] sinon l'utilisation des choeurs d'enfants, d'habitude je déteste ça, mais là je reconnais que c'est bien utilisé pour les souris notamment, puis pour la soupe, utilisé dans une touche hyper consonnante et lumineuse qui symbolise quelque comme (et ironise sur) l'esprit lobotomisé (allusion à l'esprit vidé par la publicité? en tout cas tiré par là par cette boîte de converve qui tourne).

Sur la mise en scène, il y a pas mal de choses. La thématique des marionnettes [les deux Alices, sa désarticulation chorégraphiée, les fils qui pendent, les personnages sans os], la distance en général entre le support visuel qui représente les personnages et les chanteurs [dissociation entre deux personnes un acteur/un chanteur, personnages en papiers -- la grenouille --, masque d'Alice], le côté graphique des personnages en général, leur aspect papier mâché, me plaît beaucoup. L'occupation verticale de l'espace, même si ce n'est pas nouveau en soi, est particulièrement bien exploité ici (Alice chutant -- à la suite du lapin, Alice grandissant, rapetissant etc...); l'utilisation de la lumière et de la couleur (de la lumière) et des projections (le texte qui sous-titre la chenille-basson): l'ambiance verte opiumesque de la chenille, le rouge sanguinaire de la reine, le multi-colore des petits personnages du monde d'où vient Alice (comme une chambre d'enfant).
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Wolferl
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MessageSujet: Re: Unsuk Chin (°1961)   Unsuk Chin (°1961) EmptyLun 1 Fév 2010 - 23:22

Très intéressant tout ce que tu dis là ! Very Happy

Sur la mise en scène, oui l'esthétique me plait aussi beaucoup, toutes ces marionnettes qui finissent par devenir très expressives, parfois effrayantes (le chapelier, le bébé/cochon, les deux hommes au début avec un pénis à la place du nez). Des éclairages en effets magnifiques, des plein d'effets très astucieux.
Pour l'utilisation de l'espace, c'est vrai à certains moments, mais ça semble aussi très statique : le personnage d'Alice ne change quasiment pas de place pendant deux heures ! La caméra compense ça mais du coup en fait trop, on a vite le tournis avec tous ces plans, beaux, bien cadrés, mais qui se superposent, bougent et changent sans cesse.
C'est justement la nette séparation entre les chanteurs et leurs personnages sur scène qui m'a déplu. L'idée est intéressante et colle bien au sujet, mais pour moi ça empêche un peu la mayonnaise de prendre. Heureusement, ça n'altère en rien leur investissement, mais de les voir planqués comme ça en bas ça me fait revenir instantanément sur la terre ferme, ça empêche le rêve de prendre forme je trouve.
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Swarm
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MessageSujet: Re: Unsuk Chin (°1961)   Unsuk Chin (°1961) EmptyLun 1 Fév 2010 - 23:52

Alice in Wonderland est au programme du Grand Théâtre à Genève ce printemps... c'est dans mon abonnement. J'irai écouter quelques extraits sur toituyau.
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poisson
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MessageSujet: Re: Unsuk Chin (°1961)   Unsuk Chin (°1961) EmptyMar 2 Fév 2010 - 0:02

@Wolferl a écrit:

C'est justement la nette séparation entre les chanteurs et leurs personnages sur scène qui m'a déplu. L'idée est intéressante et colle bien au sujet, mais pour moi ça empêche un peu la mayonnaise de prendre. Heureusement, ça n'altère en rien leur investissement, mais de les voir planqués comme ça en bas ça me fait revenir instantanément sur la terre ferme, ça empêche le rêve de prendre forme je trouve.

Oui c'est clairement un travail de distanciation (comme beaucoup des procédés utilisés, je pense, la "mécanisation/marionnetisation" d'Alice etc). Personnellement ça ne me gêne pas, puisque ça colle à merveille à l'oeuvre qui en un sens travaille déjà sur cette notion de représentation: représentation dans le langage / arbitraire du rapport signifiant/signifié etc. Indépendamment ce sont des procédés que je suis ravi de voire à l'oeuvre dans le cadre opératique, parce qu'ils poussent un peu aux frontières du genre.
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Ophanin
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MessageSujet: Re: Unsuk Chin (°1961)   Unsuk Chin (°1961) EmptyMar 2 Fév 2010 - 17:32

Dis donc, qu'est-ce que c'est beau et puissant cette musique !

Les extraits d'Alice sur Youtube laissent entrevoir une sacrément belle oeuvre. (watch?v=NxEIunRqvK8)
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https://www.dailymotion.com/video/x2l4jo_lucky-channel-01_fun
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MessageSujet: Re: Unsuk Chin (°1961)   Unsuk Chin (°1961) EmptyMar 16 Avr 2013 - 9:47

Je découvre son concerto pour violoncelle, dans ce que je suppose être sa première version, celle de 2009, car il semble qu'elle l'ait révisé et/ou étoffé en 2011 et qu'elle continue de le faire.

Je suis globalement très positif: il y a de magnifiques textures, des trouvailles, du mystère, c'est lisible, varié et intéressant de bout en bout. Seul léger reproche, j'ai l'impression qu'elle a bien potassé son Dutilleux et son Ligeti parce que ça évolue vraiment dans les mêmes climats. Mais bon, vu que j'aime les deux et que ce n'est pas tous les jours qu'on tombe sur une pièce contemporaine immédiatement séduisante, je ne vais pas faire la fine bouche.
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Glocktahr
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MessageSujet: Re: Unsuk Chin (°1961)   Unsuk Chin (°1961) EmptyMar 16 Avr 2013 - 11:17

@Cello a écrit:
Je découvre son concerto pour violoncelle, dans ce que je suppose être sa première version, celle de 2009, car il semble qu'elle l'ait révisé et/ou étoffé en 2011 et qu'elle continue de le faire.

Je suis globalement très positif: il y a de magnifiques textures, des trouvailles, du mystère, c'est lisible, varié et intéressant de bout en bout. Seul léger reproche, j'ai l'impression qu'elle a bien potassé son Dutilleux et son Ligeti parce que ça évolue vraiment dans les mêmes climats. Mais bon, vu que j'aime les deux et que ce n'est pas tous les jours qu'on tombe sur une pièce contemporaine immédiatement séduisante, je ne vais pas faire la fine bouche.
Je viens de tenter celui pour violon. Au début j'ai été séduit, très agréable, joyeux, chatoyant, mais au bout de quelques minutes ça m'a lassé.
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MessageSujet: Re: Unsuk Chin (°1961)   Unsuk Chin (°1961) EmptyMer 17 Avr 2013 - 12:58

Ah? Moi pas du tout. A vrai dire, je trouve même le concerto pour violon encore plus réussi que celui pour violoncelle.

Le premier mouvement s'ouvre sur un lit d'harmoniques liquides qui se mue par un enchainement presque imperceptible mais logique en une grande déclamation tempétueuse. Le suivant, bien que très beau, m'a paru dans un premier temps un peu trop similaire au Miroirs de Tout un Monde Lointain… (une longue plainte dans l'aigu sur un fond de gouttelettes iridescentes). Heureusement, il prend assez vite une autre direction, tout à fait convaincante. Le troisième mouvement, pointilliste et butant constamment sur des pizzicatos nerveux, est moins remarquable. Cela dit, je ne me suis pas ennuyé et les deux premiers mouvements, chatoyants, expressifs et chantants, font nettement pencher la balance du côté positif.
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MessageSujet: Re: Unsuk Chin (°1961)   Unsuk Chin (°1961) EmptyMer 17 Avr 2013 - 16:56

@Cello a écrit:
un enchainement presque imperceptible mais logique
C'est peut-être trop imperceptible et logique pour moi, pas de surprises, au final j'ai eu l'impression qu'il ne se passait rien, mais peut-être ne suis-je pas assez habitué au contemporain.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Unsuk Chin (°1961)   Unsuk Chin (°1961) EmptySam 30 Mai 2015 - 12:30

Je me suis mis, avec beaucoup de retard, à la musique de Chin (en débutant par Rocana). Lucien avait vu juste : ces nuages un peu indéfinissables (mais pas très neufs), c'est bien joli, mais ça peine à m'intéresser vraiment. J'espérais quelque chose d'un peu plus mixte entre atonalité de timbres et modes (façon Chen ou Fedele, en un peu plus rugueux).

Je poursuivrai les essais si vous avez des conseils ciblés…
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MessageSujet: Re: Unsuk Chin (°1961)   Unsuk Chin (°1961) EmptyDim 31 Mai 2015 - 18:34

Aujourd'hui, en Playlist, Benedictus a écrit:
Unsuk Chin: Xi
David Robertson / Ensemble Intercontemporain; Unsuk Chin, Thomas Seelig et Bernd Schönhaar (traitement électronique)
DG, 1999-2004
Assez remarquable. Je crois n’avoir jamais entendu d’œuvre allant aussi loin dans l’intégration instrumental/informatique (même s’il s’agit d’un travail a posteriori sur une bande): il y a là vraiment un travail extrordinairement fouillé sur les textures sonores (avec un programme de «synthèse granulaire» spécialement conçu à cet effet) et la spatialisation de la bande. Le résultat est franchement saisissant: on se sent par moment comme projeté au cœur même d’une matière en métamorphose - et l’écriture microtonale d’Unsuk Chin reste assez soucieuse de couleur et d’euphonie pour que ça n’ait rien de rebutant. On pense parfois à du Murail en plus continu, en plus fluide; mais, comme parfois avec Murail, on n’échappe non plus à une certaine impression de gratuité.
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