Autour de la musique classique

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 Ernest Chausson - Œuvres symphoniques

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Utnapištim
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antrav
Papa pingouin
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MessageSujet: Ernest Chausson - Œuvres symphoniques   Ernest Chausson - Œuvres symphoniques EmptyMar 27 Avr 2010 - 23:36

Viviane
op. 5, Poème symphonique d'après la légende de la Table ronde (Juillet à septembre 1882, partition révisée en 1887)
Création le 31 mars 1883 par Colonne

Chausson assiste à la création de Parsifal "qui a eu lieu aujourd'hui à 4 heures" écrit-il à Madame de Rayssac, sa pieuse confidente [qu'on ne se méprenne pas] dès son retour dans son logement de Bayreuth ce vendredi 28 juillet 1882.

Viviane, un projet tout récent dont le premier thème est esquissé au cours de ce mois de juillet mais dont un autre est un emprunt majeur à un certain relevé qu'il fit en 1879 à Marseille, celui du chant d'une marchande des quatre saisons. Cet air deviendra le thème des chevaliers du Roi Arthur.
Il s'agit de sa première œuvre purement symphonique. Le choix de ce thème médiéval résulte sans doute des lectures faites du cycle arthurien à la bibliothèque du Luxembourg en 1875.

Pièce courte d'une douzaine de minutes, le plan en est très simple, l'argument plus encore. Chausson note sur la partition:

- Viviane et Merlin dans la forêt de Brocéliande
- Scène d'amour
- Les envoyés du Roi Arthur parcourent la forêt à la recherche de l'Enchanteur. Il veut fuir et les rejoindre.
- Viviane endort Merlin et l'entoure d'aubépines en fleurs.

La brièveté de ce synopsis laisse beaucoup de liberté à l'auditeur. Cette musique est si évocatrice et si riche qu'il eut été dommage de la cloisonner étroitement dans les bornes d'un scénario que l'époque friande de romanesque aurait autorisé. On voit dans les esquisses et les brouillons de Chausson qu'il divise ces parties de façon encore plus symbolique: "Forêt enchanteresse", "Phrase de Viviane", "Phrase de Merlin (plus passionné)", "Marche d'Arthus"...

Je sens un Merlin-Chausson bien plus indécis que le texte ne le suggère, il se laisse bien facilement convaincre par les délices qui lui offre la fée.
L'impression générale laissée par cette œuvre est bien celle de la félicité amoureuse, pas celle du triomphe de la duplicité des femmes et de leur pouvoir érotique.
A noter, et c'est sans doute d'importance chez un Chausson dont les élans du cœur et les tourments intérieurs qui le rongent imprègnent toujours sa musique dont c'est le principal matériau sans pour autant le déborder et n'en faire qu'un étalage pathétique ou impudique, à noter disais-je, que cette partition est dédicacée à "Mademoiselle Jeanne Escudier" qui deviendra bientôt sa femme. Viviane ne peut être un monstre ni une séductrice. On sent dans cette partition l'aboutissement d'une longue lutte interne contre un pessimisme et des inhibitions dont il triomphe et qui le tire hors de cette douleur dépressive et d'un abattement qui lui faisaient croire qu'il n'avait pas droit au bonheur comme en témoigne depuis très longtemps déjà sa correspondance.

C'est une œuvre lyrique, éminemment passionnée mais sans le sentimentalisme mièvre fin de siècle, d'une grande fluidité malgré ses wagnérismes atténués par une clarté, une grâce qui sent déjà l'impressionnisme et les développements futurs qu'en fera Debussy, et toujours ces, lignes mélodiques souples, dynamique malgré leur simplicité apparente. Il y a de l'invention ici et de la nouveauté. Bref, j'adore. Mr.Red


La Partition:

http://imslp.org/wiki/Viviane,_Op.5_%28Chausson,_Ernest%29


Guide d'écoute:

Viviane en ligne par Armin Jordan


1-Prélude [0'00 à 0'40]

Le temps semble suspendu dès qu'on approche des frondaisons de cette forêt immémoriale. Du mystère d'abord, en quantité, proche de la Mer à venir ou de quelque œuvre russe orchestrée par Ravel. Une longue montée de cordes avec sourdine sur une pédale de fa dans le sous-bois. Ça chromatise à chaque pas sur le sentier hésitant, ça ondoie dans une atmosphère tour à tour claire ou obscure le long d'un lent crescendo moussu avant de déboucher dans la clairière par une solide et ensoleillé accord parfait de fa M. C'est déjà magnifique, nous sommes chez les maîtres de l'espace et du Temps.



2- Viviane et Merlin dans la forêt de Brocéliande [0'40 à 2'10]

Une once de tumulte, un coeur qui bat la timbale et le cor qui déploie un bel élan, la courbe simple d'un beau thème...

Ernest Chausson - Œuvres symphoniques Img_3612

...repris et développé dans des tons plus inquiétant [0'54] quand le vent passe dans les bois, puis dans les cordes des contrebasses [0'58] toujours plus sombre. Ces cordes qui remontent vers la lumières en une belle succession d'une sixte mineure puis d'une quinte diminuée [1'01 à 1'08], le tout prenant une allure wagnérienne. Les bois enchaînent sur le balancement apaisant du thème [1'10 à 1'40], la lumière est plus forte, comme un espoir, quand l'orchestre, flûte et violon reprennent cette phrase, l'élèvent jusqu'aux cimes des chênes [1'42]. Les violons sortent alors des buissons, déroulent le thème dans une atmosphère radieuse de tendresse partagée qui s'épanouit au grand jour. Tout l'art de Chausson est de nous proposer la lenteur et la tension confondues dans ces vibrantes cordes. Le temps de reprendre son souffle [2'01] après la première étreinte la...



3- ...scène d'amour... [2'10 à 4'23]

...peut débuter [2'10] par le thème de l'Amour aux cordes graves.

Ernest Chausson - Œuvres symphoniques Img_3511

Devenant de plus en plus sensuel et charnel au fur et à mesure que l'orchestre recrute ses pupitres pour abriter le couple. Le lyrisme reste cependant contenu et pudique, ce qui est très beau, par le pianissimo du deuxième triolet [2'37]. Le triolet est très souvent, chez Chausson, fortement marqué d'un épanchement affectif, souvent lié à une note longue le précédant, manière de limiter tout débordement excessif.
Le violon solo vient encore dessiner ce moment plus tendre [3'00 à 3'20] amorti par un orchestre qui se fait presque debussyste avec ses bois aux sonorités liquidiennes [3'20 à 4'00]. Puis c'est l'apaisement, le calme revenu dans la clairière.

4- Les envoyés du Roi Athur parcourent la forêt à la recherche de l'enchanteur. Il veut fuir et les rejoindre. [4'23 à 8'40]

Au loin, on entend la trompette des chevaliers de la Table ronde qui viennent rappeler Merlin à la cour du Roi[4'23]

Ernest Chausson - Œuvres symphoniques Img_3610

Les cordes ne dessinent plus de courbes, elles sont figées, dans l'attente, elles trillent, anxieuses. Une dernière fois, presque à regret le thème de l'amour vient s'échouer aux pieds des amants. [5'00 à 5'26]
La trompette, plus proche mais toujours aussi froide, soutenue par des tremolos de contrebasse vient sonner la fin de cette scène au Venusberg. C'est le déchainement épique qui rappelle la Symphonie op. 20. Les deux thèmes s'entrecroisent et se combattent, le thème de l'amour subissant une sorte de morcellement, traité par petites celules. C'est la mer d'Armorique qui engloutit la forêt, l'Amour semble triompher momentanément [6'52] mais Merlin est de plus en plus déchiré, il oppose à la trompette de brusques accords de cordes [7'28 à 7'41], des fusées désespérées dans l'extrême aigu [7'46 à 8'00] enfin de véritables lames à l'acmé de la tempête (très romantique ici) qui emportent le souvenir des chevalier [8'10 à 8'30] La clairière se vide des derniers coups de timbales des envoyés d'Arthur.



5-Viviane endort Merlin et l'entoure d'aubépines en fleurs [8'40 à 11'53]

Attente suspendue aux cordes aiguës, rappel de la trompette et formules chromatiques des bois font penser que l'affrontement laissera dans le coeur de Merlin quelque blessure secrète. Mais la beauté rayonnante de Viviane, l'enchantement du lieu où l'on aime [8'19] suffit à plonger dans la félicité. Se déploie l'image du bonheur sous la formes de longues lignes mélodiques typiquement chaussoniennes qui s'entrecroisent aux violons et aux bois dans la plénitude du sentiment amoureux qui s'élargit progressivement avec des cordes sensuelles [9'43], presque un mouvement de valse. Le cœur martèle la poitrine de Merlin [10'30], le courant mélodique gémit piqué par un épine d'aubépine sur un ré bémol là ou le ré radieux était attendu [10'44], juste retardé pour nous laisser dans la merveille de la dernière minute toute de tendresse et de bonheur assouvi, la paix est enfin revenue, le faune de Debussy pointe le bout de son nez et sourit au couple enlacé et endormi.

Allez dire que je suis une brute après ça.


Dernière édition par natrav le Mer 28 Avr 2010 - 8:25, édité 1 fois
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jerome
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MessageSujet: Re: Ernest Chausson - Œuvres symphoniques   Ernest Chausson - Œuvres symphoniques EmptyMer 28 Avr 2010 - 0:15

Je viens de réécouter la pièce en suivant ton récit, ça fonctionne bien Smile
Je n'avais pas un souvenir bien net de cette arche au centre tourmenté, et n'avais retenu aucun thème tant ils sont enveloppés dans la rondeur de l'orchestration.
Je parlais il y a quelques temps "d'impressions forestières" et d'une histoire d'amour un peu gnagnan, ben je suis fier de moi ça correspond tout à fait. Mr.Red
Franchement cette pièce ne m'emporte pas bien loin, même si les paysages et les intentions dramatiques sont plus tangibles avec ton guide. Et même en étant Ernestophile, ça reste un peu trop douçâtre pour moi. Neutral
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antrav
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MessageSujet: Re: Ernest Chausson - Œuvres symphoniques   Ernest Chausson - Œuvres symphoniques EmptyMer 28 Avr 2010 - 0:28

C'est très gentil en effet Laughing j'ai du mal dans la partie médiane, ça devient un peu trop descriptif et sucré, je me prête moins au jeu. Le Prélude est assez fantastique je trouve comme la toute fin, les prémices debussystes sont assez intéressants.
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MessageSujet: Re: Ernest Chausson - Œuvres symphoniques   Ernest Chausson - Œuvres symphoniques EmptyDim 23 Mai 2010 - 11:13

Très intéressante description de ce poème symphonique, natrav. J'en ignorais tous ces détails.

Rappelons que les oeuvres symphoniques de Chausson se limitent à quatre :

Viviane, opus 5
Symphonie en si bémol mineur opus 20
Poème pour violon et orchestre opus 25
Soir de Fête, opus 32

(l'opus 10 : Solitude dans les bois, a malheureusement été détruit par le compositeur)

Les quatre totalisant environ 75 minutes, je me demande pourquoi on n'édite pas un CD d'intégrale !
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MessageSujet: Re: Ernest Chausson - Œuvres symphoniques   Ernest Chausson - Œuvres symphoniques EmptyDim 23 Mai 2010 - 12:17

J'ai bien tout écouté en suivant le travail de natrav, et tout et tout.
Et j'aime bien. En fait, ça fait partie des choses que j'aime bien. Et c'est très intéressant de pouvoir écouter comme ça. Very Happy
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Utnapištim
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MessageSujet: Re: Ernest Chausson - Œuvres symphoniques   Ernest Chausson - Œuvres symphoniques EmptyDim 23 Mai 2010 - 12:20

Et le poème de l'amour et de la mer ? On ne peut pas l'inclure dans les oeuvres symphoniques ? D'ailleurs il est parfois couplé avec la (superbe) symphonie.
Zut j'aurais du la mettre dans mon BT. scratch
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Percy Bysshe
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MessageSujet: Re: Ernest Chausson - Œuvres symphoniques   Ernest Chausson - Œuvres symphoniques EmptyDim 23 Mai 2010 - 13:15

Bravo pour ta présentation natrav, très agréable car on peut suivre sans problème la musique en même temps.
Pour ma part j'aime beaucoup; c'est un formidable exemple du potentiel narratif de la musique pure! Very Happy
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joachim
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MessageSujet: Re: Ernest Chausson - Œuvres symphoniques   Ernest Chausson - Œuvres symphoniques EmptyLun 24 Mai 2010 - 12:36

Utnapishtim a écrit:
Et le poème de l'amour et de la mer ? On ne peut pas l'inclure dans les oeuvres symphoniques ? D'ailleurs il est parfois couplé avec la (superbe) symphonie.
Zut j'aurais du la mettre dans mon BT. scratch

Si, bien sûr, mais personnellement je le laisserai parmi les mélodies. Sinon, on pourrait aussi inclure dans les oeuvres symphoniques l'Hymne védique ou la mélodie (avec piano et orchestre) La Caravane...
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Zeno
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MessageSujet: Re: Ernest Chausson - Œuvres symphoniques   Ernest Chausson - Œuvres symphoniques EmptyLun 24 Mai 2010 - 22:22

C'est toujours le même problème : les symphonies vocales de Mahler, ce sont quand même des symphonies. Même la 8ème.
Le compositeur a choisi un titre et c'est cela qui fait autorité il me semble. Le poème, dans ce cas, doit donc être rangé ainsi que le propose Joachim.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Ernest Chausson - Œuvres symphoniques   Ernest Chausson - Œuvres symphoniques EmptyLun 24 Mai 2010 - 22:57

On voit surtout quelle est la composante essentielle. Même dans la Huitième, l'unité se fait par l'orchestre, pas par le sujet.

Dans le Poème, c'est de la mélodie avec orchestre.

La question devient plus compliquée pour le Chant de la Terre, qui est formellement un cycle de lieder mais qui a été pensé comme une symphonie...
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MessageSujet: Re: Ernest Chausson - Œuvres symphoniques   Ernest Chausson - Œuvres symphoniques EmptyMer 2 Juin 2010 - 17:20

Je viens de réécouter le poème, et cette fois avec la description de Natrav. J'avais beaucoup aimé lorsque je l'avais découvert, et ça supportait mieux le côté un peu rond et sucré propre à la direction de Jordan que la Symphonie.

Plusieurs remarques :
- comme pour Wozzeck, la réalisation de Natrav est idéale, parce qu'elle est suffisamment dense pour suivre la musique, sans non plus déborder d'informations, on a le temps de tout goûter ; temporalité parfaite ;
- en suivant aussi la partition du coin de l'oeil, on s'aperçoit de tout ce que le produit fini doit à la poésie propre du rédacteur, toutes ces belles métaphores filées... Je trouve ça très beau et touchant à lire, vraiment ;
- l'oeuvre est admirablement onirique, et son petit sujet lui donne encore un peu plus de relief ;
- je partage l'émerveillement de Natrav pour certaines harmonies étonnantes;
- je suis une fois encore frappé par le nombre de réminiscences wagnériennes (on a parfois un bout de Parsifal qui se résout en Tristan... on trouve beaucoup de restes de motifs dans cette musique : le Graal, la mort d'amour, le Prélude du III de Tristan...).


Donc : gloire à Natrav, et félicitations à Chausson !
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MessageSujet: Re: Ernest Chausson - Œuvres symphoniques   Ernest Chausson - Œuvres symphoniques EmptyJeu 3 Juin 2010 - 1:58

Merci à tous. Embarassed

Oui, je sais, Chausson ne serait rien sans moi.
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Zeno
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MessageSujet: Re: Ernest Chausson - Œuvres symphoniques   Ernest Chausson - Œuvres symphoniques EmptyJeu 3 Juin 2010 - 11:44

Merci Natrav, tu as fait du beau boulot. coucou
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MessageSujet: Re: Ernest Chausson - Œuvres symphoniques   Ernest Chausson - Œuvres symphoniques EmptyDim 16 Fév 2014 - 21:29

En réécoutant la Symphonie, je me rends compte pour la première fois d'un vague sentiment que je touchais du doigt depuis toujours... peut-être est-ce le parallèle avec le début de la Symphonie de Rott qui m'a guidé. Cette symphonie ressemble furieusement à du Franck, certes, mais plus qu'à Wagner, l'équilibre de bien des moments m'évoque... Bruckner.

Le début très homophonique, avec son orchestre qui sonne en registres, et même l'harmonie, je n'avais jamais osé ce rapprochement impie.

Cela dit, il y a une majorité de moments où ça ne ressemble pas du tout... mais suffisamment de convergences pour être signalées.

Lapidez-moi.
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MessageSujet: Re: Ernest Chausson - Œuvres symphoniques   Ernest Chausson - Œuvres symphoniques EmptyDim 31 Aoû 2014 - 3:36

DavidLeMarrec a écrit:
En réécoutant la Symphonie, je me rends compte pour la première fois d'un vague sentiment que je touchais du doigt depuis toujours... peut-être est-ce le parallèle avec le début de la Symphonie de Rott qui m'a guidé. Cette symphonie ressemble furieusement à du Franck, certes, mais plus qu'à Wagner, l'équilibre de bien des moments m'évoque... Bruckner.

Le début très homophonique, avec son orchestre qui sonne en registres, et même l'harmonie, je n'avais jamais osé ce rapprochement impie.

Cela dit, il y a une majorité de moments où ça ne ressemble pas du tout... mais suffisamment de convergences pour être signalées.

Lapidez-moi.

Ca me semble presque évident maintenant que j'y pense... et ça explique peut-être en partie pourquoi, finalement, je n'adhère pas à 100% à cette (malgré tout) très belle symphonie.

Là je réécoute Viviane, déjà une très belle oeuvre.
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