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 Richard Strauss – Friedenstag

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Friedenstag :
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Un très grand Strauss.
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Un bon Strauss.
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Un Strauss médiocre.
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Pardon, les potins sur Alagna, c'est pas ici ?
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DavidLeMarrec
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DavidLeMarrec


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MessageSujet: Richard Strauss – Friedenstag   Richard Strauss – Friedenstag EmptyMer 19 Mar 2014 - 15:52

La plupart des autres opéras de Strauss ayant leur sujet, il faudrait peut-être faire de même pour les restants.

À la faveur d'une réécoute de Friedenstag, j'en touche un mot.


Jour de Paix

Le sujet est emprunté à Calderón, et Gregor écrit le livret sur le synopsis préparé par Zweig ; la disposition est simple : un seul acte, qui évolue depuis les sombres atmosphères de l'attente sur le rempart au cours d'un siège mortifère, jusqu'à l'annonce délirante de la paix et la fraternisation jubilatoire qui s'ensuit. Entre les deux, un grand air de dix minutes pour l'épouse du Commandant de la place, puis leur duo. Pour plus de détails, j'avais proposé une introduction que je ne vais pas recopier intégralement ici.

C'est à mon goût l'un des plus beaux opéras de Strauss ; un peu moins neuf et fulgurant, évidemment, que Salome ou Elektra, mais pas loin d'être du même niveau. Dans la partie consacrée à la guerre, la variété des couleurs harmoniques est impressionnante, explorant toutes les couleurs de la résignation, de l'abattement à l'espoir mélancolique. Pour la paix, c'est tout simplement un gigantesque final, une sorte de Neuvième de Beethoven ou de Deuxième de Mahler, dont la jubilation enfle pendant vingt minutes. Vraiment irrésistible, le public adorerait ça en plus.

Pour plus d'infos sur la genèse littéraire et politique, la structure générale, la discographie, j'avais rédigé une introduction un peu plus longue : http://operacritiques.free.fr/css/index.php?2013/04/21/2238.


Statut politique

L'œuvre a sans doute souffert d'avoir été, pendant la guerre, la vitrine du régime nazi, qui l'utilisait comme une préguration de la « paix romaine » qu'il proposait à l'Europe. Le texte dit évidemment des choses très différentes, exaltant l'amitié inconditionnelle entre les humains – même si la démocratie y est présentée sous un jour mitigé, une sorte de gouvernement sincère mais naïf, mené par les peurs.

Sur cette question, là aussi, j'avais proposé quelques pistes d'interprétation (plus subjectives) : http://operacritiques.online.fr/css/index.php?2009/05/04/1224 .


Discographie

Peu de choix : cinq intégrales commerciales, dont deux épuisées (peut-être trois, je ne suis pas sûr que Sawallisch se trouve aisément désormais, hors gros coffrets récents).

- 1939 – Krauss – La création, avec Ursuleac et Hotter. (Koch)
Désormais difficile à trouver, ce qui est quand même inexpliquable, l'interprétation étant libre de droits : avec les droits de la partition, on peut rééditer sans frais cette version, qui est celle de la création (pour quels Strauss a-t-on ce luxe ?), et dans quel équipage : Ursuleac, Hotter, Alsen et Dermota !  Ce serait du Wagner, cinq éditeurs auraient déjà republié ça...

- 1960 – Keilberth – Avec Hillebrecht et Metternich. (Archipel)
Pas très propre ni très inspiré, son décevant aussi. Le principal atout est Metternich, d'une aisance extraordinaire comme d'habitude... mais cet opéra ne mettant pas en valeur les chanteurs (beaucoup de répliques courtes s'enchaînent), et les lignes mélodiques vocales n'étant pas particulièrement marquantes, c'est un luxe inutile si l'orchestre et l'avancée générale ne sont pas à la hauteur.

- 1988 – Sawallisch – Avec Haas et Weikl (EMI)
Le mauvais côté de Sawallisch, celui de son Capriccio : totalement figé. Ça ne fonctionne pas du tout.

- 1989 – Bass – Avec Marc et Roloff. (Koch)
Concert à Carnegie Hall, beaucoup d'engagement et de relief, dans toutes les parties : la version à la laquelle je reviens le plus volontiers.
Pas évident à

- 1999 – Sinopoli – Avec Voigt et Dohmen. (DG)
La paix est exceptionnelle, mais la guerre manque un peu de relief. Bass n'étant plus guère distribué (je vois que ça se trouve sur Deezer, néanmoins...), ça reste un très bon choix pour découvrir l'œuvre dans de très bonnes conditions sonores.


Parmi les bandes radio qui se trouvent couramment, Soltész en 95 avec Dresde, DeVol et Ketelsen... exactement à front renversé de Sinopoli : personne ne fait mieux le détail de la guerre, mais la paix est assez brouillonne et même un peu bruyante.
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Richard Strauss – Friedenstag   Richard Strauss – Friedenstag EmptyMer 19 Mar 2014 - 16:48

Merci pour cette présentation.
Pas encore écouté mais c'est prévu dans la semaine (Sinopoli).  Smile 
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bAlexb
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bAlexb


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MessageSujet: Re: Richard Strauss – Friedenstag   Richard Strauss – Friedenstag EmptyMer 19 Mar 2014 - 17:20

DavidLeMarrec a écrit:


- 1939 – Krauss – La création, avec Ursuleac et Hotter. (Koch)
Désormais difficile à trouver, ce qui est quand même inexpliquable, l'interprétation étant libre de droits : avec les droits de la partition, on peut rééditer sans frais cette version, qui est celle de la création (pour quels Strauss a-t-on ce luxe ?), et dans quel équipage : Ursuleac, Hotter, Alsen et Dermota !  Ce serait du Wagner, cinq éditeurs auraient déjà republié ça...

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http://www.amazon.fr/Friedenstag-R-Strauss/dp/B000001SV2/ref=sr_1_5?s=music&ie=UTF8&qid=1395245129&sr=1-5&keywords=vienna+koch+strauss
C'est par l'esprit plus que par la lettre en tant que telle (le son est confus, c'est évident) que cet enregistrement est indispensable ; esprit d'une équipe (les noms cités, dont Dermota n'est guère qu'une petite partie comme dans la Flûte de Toscanini ou dans les Maîtres du même ou de Böhm 44) qui dit brillamment que chaque voix (plateau et orchestre, pour ce qu'on en perçoit) est indispensable à l'équilibre d'une oeuvre qui est une mosaïque bruissante où chacun est le mot/membre de phrase qui forme le discours. De fait, des versions que je connais de l'oeuvre (en fait, il n'y a que Bass que je n'ai pas entendue, parmi celles que tu cites) c'est la seule dans laquelle le sens du livret (je veux dire, l'attention portée au livret, quel qu'il soit, qui est une clé pour comprendre Strauss, et indépendamment du lyrisme de la partition, fût elle incandescente, cf. ce qu'on a, chez Koch toujours, du compositeur dirigeant Salome  drunken ) me paraît être aussi consubstantiel à l'interprétation ; comme une nécessité (et pas comme un mal nécessaire tant on a pu lire que Gregor était un médiocre librettiste).
Le reste de l'album (Kern en Zerbinetta attrapée au vol et aussitôt échappée, Ursuleac dans son beau lamé vocal en Arabella et pas empâtée comme avec Krauss en 42, etc.) est superbe ; même morcelé comme on sait que le sont les enregistrements publiés par Koch dans sa série viennoise (mais quelle entreprise en soit et quelle genèse romanesque, au-delà du vertige dont on est pris quand on peut saisir la Salome, la Santuzza, la Brünnhilde de Jeritza, la Madeleine de Lehmann, et Jerger, etc.).
EDIT : sauf erreur de ma part, c'est très largement l'équipe de la création mais ce n'est pas la création (Munich, il me semble).
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