Autour de la musique classique

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 Festival d'Aix 2016

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Polyeucte
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MessageSujet: Festival d'Aix 2016   Festival d'Aix 2016 EmptyJeu 21 Juil 2016 - 11:00

Un petit sujet sur les retours du Festival... ayant vu deux concerts, je mettrais ici les compte-rendus (à voir si on fusionne avec le sujet sur Cosi de Monfort...)

Donc ont été vus :
- Oedipus Rex/Symphonie de Psaume
- Zoroastre

Les deux sont écoutables/regardables :
Stravinsky : http://culturebox.francetvinfo.fr/musique/opera/choregies-d-orange/oedipus-rex-symphonie-de-psaumes-a-aix-en-provence-242967
Rameau : http://www.francemusique.fr/emission/le-concert-du-soir/2016-ete/festival-radio-france-montpellier-occitanie-2016-zoroastre-de-rameau-en-direct-de-l-opera

Une immense claque pour Stravinsky (tant mise en scène que musique), et une très belle soirée pour Rameau.
A suivre...
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Festival d'Aix 2016   Festival d'Aix 2016 EmptyJeu 21 Juil 2016 - 17:50

Œdipus Rex/Symphonie de Psaumes : 17/07/2016

Festival d’Aix en Provence
Grand Théâtre de Provence, Aix en Provence

Direction musicale : Esa-Pekka Salonen
Mise en scène et scénographie : Peter Sellars
Sculptures : Elias Sime
Costumes : Dunya Ramicova / Helene Siebrits
Lumière : James F. Ingalls
Assistant musical : Natalie Murray
Pianiste répétiteur : Nino Pavlenichvili
Assistant à la mise en scène : Vincent Huguet*
Assistante aux décors : Véronique Chazal
Assistante aux costumes : Clémence Pernoud*

Œdipe Roi : Joseph Kaiser
Jocaste : Violeta Urmana
Créon / Tirésias / le Messager : Sir Willard White
Le Berger : Joshua Stewart*
Antigone (récitante) : Pauline Cheviller
Ismène (danseuse) : Laurel Jenkins

Chœurs : Orphei Drängar, Gustaf Sjökvist Chamber Choir, Sofia Vokalensemble
Chef de Chœur : Folke Alin
Orchestre : Philharmonia Orchestra

Festival d'Aix 2016 Aedipusrex_symphoniedepsaumes14juillet2016.hd_.06

Difficile de passer à côté d’Œdipus Rex, même si l’adaptation réalisée par Sellars et Salonen me posaient problème sur le principe. En effet, cette ouvrage repose non seulement bien sûr sur la musique de Stravinsky, mais aussi les textes marquants de Cocteau qui s’intercalent et animent les monuments musicaux. Alors cette idée d’intégrer des textes issus de l’Antigone de Sophocle, pourquoi pas, mais est-ce qu’on aura la même force expressive que l’œuvre originale ? Et qu’en est-il de cette Symphonie de Psaumes qui doit présenter l’errance et la mort d’Œdipe ? Et puis je dois bien avouer que la vue de certaines photographies n’étaient pas pour me rassurer… Et finalement, c’est un moment assez magique qui restera longtemps gravé dans ma mémoire je pense tant le tout fonctionne admirablement bien !

Festival d'Aix 2016 Aedipusrex_symphoniedepsaumes14juillet2016.hd_.04_72

Déjà sur la mise en scène, on est sur des décors uniformément blanc, avec uniquement des trônes d’inspiration africaine pour chaque personnage. Ces derniers sont aussi souvent associés à des masques portés comme des étendards à leur arrivée. Rien de bien passionnant me direz-vous… sauf qu’il faut ajouter à cela la direction d’acteur des solistes mais aussi et surtout des chœurs ! L’arrivée de ces derniers avant le début de la musique laisse dubitatif : des hommes entrent en jean et pieds nus, avec des hauts globalement bleus mais très peu uniformes… puis la masse des hommes se densifie pour finalement nous proposer un ensemble hétérogène de bleu mais magnifique visuellement. D’autant plus que le chœur va tout au long du spectacle se faire remarquer par ses mouvements synchronisés, signant souvent le texte chanté. Cette grande masse mouvante qui se fend pour laisser passer un personnage ou entour le malheureux Œdipe lors du final est un élément magique et totalement génial de la mise en scène. Au milieu de cette foule se détachent donc les personnages que ce soit les chanteurs, l’actrice ou la danseuse. L’ensemble se trouve mêlé et se répond avec une fluidité magique et immense. Et l’épilogue imaginé voit revenir danseuse, récitante et Œdipe alors que le chœur se trouve renforcé par les pupitres féminins et va encore nous proposer une chorégraphie fortement expressive et marquante par un ensemble et une violence souvent difficile à soutenir suivi par une douceur et une finesse rare. Peter Sellars marque ici fortement les esprits et si sa vision s’éloigne un peu de la tradition, le résultat est puissamment intelligent et diablement impressionnant !

Il faut dire aussi que la partie musicale et théâtrale était assez superbe aussi !
Déjà, je craignais la fragilité de l’actrice Pauline Cheviller. Après des personnalités comme Cocteau, Depardieu ou Fanny Ardant, comment réussirait-elle à s’imposer ? Et bien en fait elle ne le fait pas. Mais le fait de confier la parole à Antigone lui permet de donner dans le texte une tendresse et une angoisse que le récitant ne peut évoquer. Ici on est vraiment dans le témoignage d’une enfant qui a vu tout ce drame se passer et Pauline Cheviller vit avec beaucoup d’émotion un texte qui frappe par sa simplicité et son actualité (d’autant plus en ce 17 juillet). Elle offre une prestation pleine de douceur mais aussi de drame à l’image de la description de la mort de Jocaste par exemple. Du coup l’ouvrage est légèrement transformé et gagne en émotion sans perdre vraiment de sa force. Et la prestation de Pauline Cheviller n’y est pas pour rien.

Festival d'Aix 2016 Aedipusrex_symphoniedepsaumes14juillet2016.hd_.01_72

Les chœurs ensuite ne sont pas à oublier tant leur travail scénique et vocal est sidérant de précision et d’impact. Les trois chœurs rassemblés proposent déjà une précision vocale associée à un volume torrentiel assez sidérant : comment ne pas être plaqué à son siège durant le premier chœur qui éclate et sonne imposant… mais à côté de cela, les parties plus calmes sont d’une finesse magique, les différents pupitres se croisent avec finesse et intelligence, toujours identifiables sans que jamais le mélange ne nuise à la compréhension. Et ce travail chorégraphique !! Que ce soit les signes ou les alignements (l’ensemble du chœur allongé durant la Symphonie, puis qui se redresse pupitre par pupitre comme sorti de terre !), l’ensemble est formidable et magnifique.

Les solistes ne sont pas en reste même si Joseph Kaiser a commencé de manière un peu étrange. En effet, le ténor semblait peu à l’aise avec la ligne de chant (il faut dire qu’elle est particulièrement heurtée et difficile à suivre !) lors de ses premières interventions avec une voix affligée d’un vibrato assez désagréable et d’aigus difficiles. Mais rapidement le chant prend de l’assurance et nous trouvons un Œdipe plus jeune et fin qu’à l’habitude. Le chant est toujours intelligible et bien mené… et le personnage scénique parfaitement dosé entre l’assurance et le doute… avec une participation chorégraphique lors de la Symphonie parfaitement exécutée. Joshua Stewart est un berger de bonne facture, mais trop souvent écrasé par la stature et le charisme de Sir Willard White. à l’âge de 69 ans, le chanteur continue à impressionner par sa stature tant vocale que scénique. Avec le triple rôle de Créon/Tirésias/Le Messager, il s’impose comme la soliste le plus marquant de la soirée. La voix a conservé cette autorité qui a fait de lui un grand et scéniquement on reste stupéfait par sa présence. Ses appels lors de la mort de Jocaste resteront longtemps dans les mémoires ! Enfin Violetta Urmana se montre parfaite dans le rôle de Jocaste, dosant de belle manière la violence de son entrée avec l’ironie qui suit ou le doute qui s’installe progressivement. La voix est parfaitement à l’aise dans cette tessiture et l’écriture virevoltante ne semble pas lui poser de soucis.

Festival d'Aix 2016 Aedipusrex_symphoniedepsaumes14juillet2016.hd_.27_72

Enfin, il ne faut pas oublier l’orchestre et le chef qui font un travail immense. Tout au long de la soirée, les deux se donnent sans compter pour faire sonner cette partition, pour en extraire une finesse qui est souvent masquée par l’aspect monumental de la pièce. Beaucoup de force et de violence, mais aussi un travail effectué pour accompagner certains monologues d’Antigone par un accord constant par exemple. Et une immense précision dans la gestion des différentes masses vocales et orchestrales. Esa-Pekka Salonen connait bien son Stravinsky et ce qu’il propose ce soir a vraiment été magistral de maîtrise et de puissance évocatrice. Le Philharmonia Orchestra se montre aussi assez superlatif d’un point de vue technique et nuances, que ce soit en grand effectif pour la première partie, ou effectif plus réduit en deuxième.

Le seul reproche que l’on pourrait faire à cette soirée ? L’entracte qui donne du coup une deuxième partie bien courte et qui semble vraiment ajoutée malgré l’habile texte d’Antigone qui fait le lien entre Sophocle et les Psaumes.
Mais sinon, cette soirée restera longtemps dans les mémoires.
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MessageSujet: Re: Festival d'Aix 2016   Festival d'Aix 2016 EmptyVen 22 Juil 2016 - 14:25

Zoroastre : 18/07/2016


Festival d’Aix en Provence
Grand Théâtre de Provence, Aix en Provence


Direction musicale : Raphaël Pichon

Zoroastre : Reinoud Van Mechelen
Abramane : Nicolas Courjal
Erinice : Emmanuelle de Negri
Amélite : Katherine Watson
La vengeance, Oromasès : Christian Immler
Céphie : Léa Desandre
Zopire : Virgile Ancely
Narbanor : Etienne Bazola

Ensemble Pygmalion


Il y a trois ans déjà, Marc Minkowski donnait en version de concert Les Boréades de Rameau avec un succès grandiose… cette année, la jeune garde baroque vient se confronter à une partition peut-être aussi difficile : Zoroastre. Déjà très bien servie par le disque sous la direction de William Christie, l’avant dernière tragédie lyrique de Rameau demande en effet un orchestre particulièrement dynamique et coloré, sachant donner toute sa démesure aux tableaux divers que ce soit la noirceur infernale ou les limpidités du monde des génies. Et puis l’autre grand risque de la soirée était ce choix pour le méchant Abramane… un des rares grands rôles de tragédie lyrique confiés à une vraie basse (tout comme Roland bien sûr!), qui voyait ici les premiers pas de Nicolas Courjal dans ce répertoire… et enfin la surprise de trouver dans le rôle de la méchante Erinice celle qui a brillé tout au long de sa carrière dans les rôles positifs de la tragédie lyrique : Emmanuelle de Negri. En bref, beaucoup de défis à relever!

Dès l’ouverture, on est déjà fixé sur la qualité de l’orchestre. L’Ensemble Pygmalion est actuellement l’un des ensembles les plus fascinants par les capacités techniques et d’interprétation. Il semble illimité en couleurs et aucun trait virtuose ne semble lui faire peur. Ainsi cette première pièce d’introduction le montre vif et précis, mené de main de maître par Raphaël Pichon. Moins impressionnant que les Musiciens du Louvre, l’ensemble semble par contre plus raffiné et nuancé, donnant une partition qui certes peut éclater dans les ténèbres, mais aussi proposer des moments de grâce infinie par une finesse digne des Arts Florissants. Cette finesse pourrait certes être un peu dommageable dans certains passages où l’on souhaiterait un peu plus d’urgence et de tension, mais l’ensemble de la prestation de l’orchestre est à saluer tant le résultat est magnifique, aussi beau que ses autres incursions dans le répertoire ramiste alors que la partition a une toute autre ampleur par rapport à Castor par exemple! Raphaël Pichon a choisi la version de 1756, avec quelques emprunts de celle de 1749… Il explique que la deuxième version est largement meilleure, mais que le contexte de la version de concert lui a fait faire des choix non seulement dans quelques coupures de danses, mais aussi pour préférer certains passages dans la version originale tout en conservant une cohérence de l’ensemble (malgré les grosses différences entre les deux versions de l’œuvre!). Il est dommage de ne pas avoir les détails d’ailleurs des coupures et emprunts à la version de 1749. Mais le chef réussit un très beau travail tant sur l’orchestre que sur le chant… et le chant est aussi superbement représenté par le chœur de l’Ensemble Pygmalion qui comme toujours se montre remarquable! Les textures, la diction, les variations dynamiques… tout semble tellement simple lorsque l’on entend ces chanteurs! D’ailleurs, deux membres du chœur ont l’occasion de chanter des petits rôles de belle manière, en particulier pour Virgile Ancely.

Entendue l'année dernière dans le Jardin des Voix des Arts Florissants, Léa Desandre semble promise à de bien belle choses dans ce répertoire tant ses quelques apparitions sont naturelles et stylées.

Christian Immler joue les équilibristes puisqu’il tient deux rôles ici : le gentil dieu Oromasès… mais aussi la Vengeance! Dans sa première apparition en sage conseillé, la voix est parfaitement tenue et adaptée : le charisme et le style font que l’on est immédiatement charmé et impressionné par ce dieu. Le chanteur a une diction et une déclamation assez impressionnante et s’en sert pour imposer son personnage. La Vengeance par contre du coup se montre un peu trop noble et manque d’angle même si le chanteur fait tout pour en donner : la voix reste superbe et percutante sans que ne soient trouvées des couleurs permettant de bien mettre en valeur le rôle. Peut-être aurait-il mieux valu trouver un chanteur au timbre plus sec et étrange pour vraiment différencier ces deux divinités.

Katherine Watson doit chanter le rôle le moins intéressant de l’ouvrage… dramatiquement, Amélite reste très peu définie et se contente souvent de se plaindre ou de chanter son bonheur de façon assez convenue. La voix et le style de la soprano ne sont pas en cause car là encore diction et style sont parfaits. Mais il manque un peu d’emportement ou de frémissement pour véritablement faire vivre ce personnage qui plonge sinon très vite dans la mièvrerie au final. La chanteuse ne fait pas contre qu’une bouchée de la tessiture et des quelques décorations qui sont exécutées avec goût. Manquerait donc juste une plus grande implication dramatique pour vraiment sortir ce rôle de l’ombre des autres.

Il faut dire aussi que face à elle se trouve un trio de chanteurs assez impressionnants dans leurs domaines! Le haute-contre Reinoud Van Mechelen est un habitué du répertoire lui aussi et de Rameau en particulier. Si dans LULLY il manque un peu de mot et la voix manque d’appuis pour vraiment sonner (le texte est dit mais du coup un peu au détriment du chant je trouve), il est ici parfait d’un bout à l’autre avec ce timbre fumé et magnifique, plein de noblesse d’un bout à l’autre. La diction est aussi impressionnante de fluidité et de netteté alors que le style est d’une probité exemplaire. Son passage et son travail régulier aux Arts Florissants semblent avoir fait de lui l’un des grands haute-contre de cette période et l’entendre dans ce genre de rôle élégiaque est un vrai ravissement!

Le petit nouveau dans le monde baroque était Nicolas Courjal. On connait ses qualités de diction et de coloriste dans le répertoire français romantique, mais on pouvait se demander comment une aussi grande et sonore voix allait pouvoir s’adapter aux contraintes de la musique baroque. Sûrement très bien dirigé et conseillé par ses collègues et le chef, la basse française se montre très bien intégrée dans l’ensemble même si on sent un petit manque d’aisance dans la déclamation. Etrangement c’est en effet le texte qui semble un peu se dérober en début de soirée alors que la voix manque d’assurance. Mais rapidement, le chanteur prend ses marques et compose un Abramane fantastique où chaque ligne est dite avec gourmandise et nuances… de la manigance jusqu’à la passion, il déploie toutes les possibilités de sa grande voix, variant vers l’aigu ou le grave, enflant une note de manière sidérante ou restant dans une retenue bienvenue… Un peu plus de travail de fréquentation de ce répertoire devrait gommer les légères imperfections que l’on peut encore entendre à de rares endroits, mais l’essai est superbement transformé, donnant à ce grand méchant l’étoffe des plus grands personnages de la tragédie lyrique! A trembler!

Enfin, celle qui avait triomphé dans la douce Sangaride (Atys) ou Télaïre (Castor et Pollux) se lançait elle aussi dans une première : interpréter une vraie méchante avec du coup un chant plus dur que les douces courbes tragiques des héroïnes positives. Comme Emmanuelle de Negri l’explique, elle a dû adapter légèrement sa façon de chanter et le résultat est magnifique! Les débuts sont un peu étonnants avec cet aigu percutant mais un peu vibré… puis on s’habitue très bien et on retrouve non seulement la douceur dont elle est coutumière, mais aussi cette véhémence dévastatrice. Le texte est bien sûr parfaitement dit et vécu d’un bout à l’autre en grande habituée du baroque français… mais elle ne reste jamais sur sa réserve sachant parfaitement doser les émotions et sa voix pour parvenir à une expressivité parfaite et jamais surchargée. Cette Erénice ne perd jamais de sa beauté et de sa noblesse, mais sait toujours se faire respecter ou jouer les perfides. A ce titre, il est assez intéressant de la voix jouer sur scène son personnage même derrière son pupitre, entrainant ses camarades dans une version de concert assez vivante! Une immense prestation qui dévoile une nouvelle facette de celle qui était déjà la valeur sûre actuelle dans ce répertoire! On attend avec impatience ses nouvelles interprétations que ce soit pour des méchantes ou non d’ailleurs!

La soirée aurait pu paraître un peu fade après les fracas d’Œdipus Rex la veille, mais une fois rentré dans la musique de Rameau, on est emporté par une avalanche de couleurs et de musique où le texte est superbement porté par des chanteurs caractérisant parfaitement leurs personnages. On assiste ainsi à une véritable tragédie en musique… même si manque bien sûr le faste des décors et des ballets. Mais la partie musicale en tout cas est admirable!
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MessageSujet: Re: Festival d'Aix 2016   Festival d'Aix 2016 EmptyVen 22 Juil 2016 - 14:29

Tu prends tes habitudes à Aix Mr. Green

Bon tu n'as pas vu le principal ? Pelléas ... et Dialogues ? Sad

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MessageSujet: Re: Festival d'Aix 2016   Festival d'Aix 2016 EmptyVen 22 Juil 2016 - 14:43

Cololi a écrit:
Tu prends tes habitudes à Aix Mr. Green

Bon tu n'as pas vu le principal ? Pelléas ... et Dialogues ? Sad

Oui, mon côté bourgeois Festival d'Aix 2016 2749678541 ... quoi que, je n'ai pas vraiment vu les spectacles les plus recherchés! Very Happy (jamais allé à l'Archevêché pour le moment Sad)
Sinon pas de Pelléas non... tu rigoles non?? Mr.Red
Pour "Dialogues", tu veux parler de quoi?

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MessageSujet: Re: Festival d'Aix 2016   Festival d'Aix 2016 EmptyVen 22 Juil 2016 - 14:47

Sinon, je vous engage sérieusement à regarder Oedipus Rex et écouter Zoroastre.
Même si l'on peut espérer que le premier soit commercialisé comme le précédent diptyque Stravinsky par Salonnen/Sellars... alors que par contre, rien n'est prévu actuellement pour un enregistrement officiel du Rameau Confused
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MessageSujet: Re: Festival d'Aix 2016   Festival d'Aix 2016 EmptyVen 22 Juil 2016 - 14:56

Polyeucte a écrit:

Oui, mon côté bourgeois  Festival d'Aix 2016 2749678541

Archivé !

Citation :
... quoi que, je n'ai pas vraiment vu les spectacles les plus recherchés! Very Happy

A la lumière de la première assertion ... Twisted Evil

Citation :
(jamais allé à l'Archevêché pour le moment Sad)

Moi si ... plusieurs fois Festival d'Aix 2016 2749678541

Citation :
Sinon pas de Pelléas non... tu rigoles non?? Mr.Red

Ai je une tête à rigoler !?? vador

Citation :

Pour "Dialogues", tu veux parler de quoi?

Laisse tomber ... je mélange tout Mad (je pensais aux Dialogues des Carmélites ... mais c'est au TCE hehe )

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