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 Dimitri Mitropoulos (1896-1960)

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Benedictus
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MessageSujet: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyJeu 15 Juin 2017 - 19:33

andika a écrit:
Sinon, en aparté, j'espère que vous aurez reconnu mon avatar qui représente Dimitri Mitropoulos et sinon, je pense que ce choix a quand même un rapport avec Mahler Mr. Green  J'espère avoir attisé votre curiosité Very Happy

Tiens, oui: si tu te sens d'en parler, je crée un fil discographique (il n'en existait pas, apparemment).

Personnellement, je suis assez fan: beaucoup d'interprétations passionnantes, souvent d'un expressionnisme exacerbé, en particulier à l'opéra (au premier chef son Elektra florentine et son Don Giovanni salzbourgeois) et un répertoire où l'on trouve pas mal de choses assez rares, ou en tout cas qui l'étaient de son temps (Vanessa de Barber, Livre des Sept Sceaux de Schmidt, Mahler donc, les Viennois).

Le problème, c'est la qualité souvent assez discutable de pas mal d'orchestres et des prises de son: parfois ça ne fait vraiment rien, tellement c'est intense (le Mai Musical dans Elektra est totalement à la ramasse), parfois c'est seulement approximatif et moche (pas mal de ses live d'opéra italien au Met).

Dans Mahler, ça peut même être franchement rédhibitoire (la plupart de ses live new-yorkais - souvent très coupés, en plus), mais dans de bonnes conditions (sa 6ᵉ de 1959 avec la WDR ou sa 8ᵉ salzbourgeoise), ses lectures font partie de mes versions préférées.
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyVen 16 Juin 2017 - 10:27

Découvert pour Don Giovanni... et puis l'Elektra de Vienne... dantesque et dans une très bonne qualité de son! (et puis les trois dames sont immenses!!!)

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andika
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyLun 19 Juin 2017 - 15:09

Je ne l'ai jamais écouté mais je vais m'y mettre. Je le connais juste car j'ai lu qu'il était mort pendant des répétions de la 3ème symphonie de Mahler. Quelle plus belle façon de mourir ?!
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Montfort
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptySam 24 Juin 2017 - 13:18

C'est en effet un chef majeur, assez peu connu.

J'ai quelques enregistrements de lui :

La VI de Mahler captée en avril 1955 à Carnegie Hall avec le New York Philharmonic et qui figure dans le coffret "The Mahler broadcasts"

Un coffret de 10 CD, paru à l'origine sous l'appellation "Mitropoulos, maestro spiritoso" : il comporte des oeuvres très diverses, dont certaines raretés comme le 3ème concerto pour piano de Krenek, la seconde symphonie de Borodine, la "Suite alsacienne" de Massenet - des solistes prestigieux comme Rubinstein ou Heifetz, mais certains concertos comme le III de Prokofiev ou le Krenek sont dirigés du piano par le chef - la plupart des enregistrements sont faits avec le Minneapolis.
Ce sont des enregistrements effectués dans les années 40 / 50, et leur qualité sonore est variable.

Ce coffret est toujours disponible sur Amazon :

https://www.amazon.fr/Dimitri-Mitropoulos-conducts-Beethoven-Rachmaninow/dp/B000VX1RFI/ref=sr_1_1?s=music&ie=UTF8&qid=1498302174&sr=1-1&keywords=mitropoulos

 Montfort
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptySam 24 Juin 2017 - 14:01

Montfort a écrit:
La VI de Mahler captée en avril 1955 à Carnegie Hall avec le New York Philharmonic et qui figure dans le coffret "The Mahler broadcasts"
Si tu as aimé cette version, procure-toi sa version avec l'orchestre de la WDR (plusieurs rééditions, y compris dans le volume Mitropoulos de la collection «Great Conductors of the 20th Century»): les choix interprétatifs sont les mêmes (très expressionniste, vive, cinglante, avec des contrastes très marqués et une matière orchestrale plutôt dense) mais l'orchestre est beaucoup mieux en place*. Dans ce même coffret des Mahler Broadcast on trouve aussi les deux premiers mouvements de la 10ᵉ de Mahler par les mêmes.

* C'est d'ailleurs un des étonnements de ce coffret: qu'est-ce que le Philharmonique de New York pouvait être approximatif, jusqu'au début des années 80: la 5ᵉ de Tennstedt, la 7ᵉ de Kubelik, par ailleurs fabuleuses d'urgence, sont émaillées de décalages et de pains... Peut-être parce que ces chefs invités auraient eu besoin de plus de répétitions?
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Bruno Luong
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptySam 24 Juin 2017 - 14:12

Benedictus a écrit:
Dans ce même coffret des Mahler Broadcast on trouve aussi les deux premiers mouvements de la 10ᵉ de Mahler par les mêmes.

Movement I (Adagio) et III (Purgatorio), les deux que Mahler a orchestré.
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Montfort
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptySam 24 Juin 2017 - 16:52

Benedictus a écrit:
Montfort a écrit:
La VI de Mahler captée en avril 1955 à Carnegie Hall avec le New York Philharmonic et qui figure dans le coffret "The Mahler broadcasts"
Si tu as aimé cette version, procure-toi sa version avec l'orchestre de la WDR (plusieurs rééditions, y compris dans le volume Mitropoulos de la collection «Great Conductors of the 20th Century»): les choix interprétatifs sont les mêmes (très expressionniste, vive, cinglante, avec des contrastes très marqués et une matière orchestrale plutôt dense) mais l'orchestre est beaucoup mieux en place*. Dans ce même coffret des Mahler Broadcast on trouve aussi les deux premiers mouvements de la 10ᵉ de Mahler par les mêmes.

* C'est d'ailleurs un des étonnements de ce coffret: qu'est-ce que le Philharmonique de New York pouvait être approximatif, jusqu'au début des années 80: la 5ᵉ de Tennstedt, la 7ᵉ de Kubelik, par ailleurs fabuleuses d'urgence, sont émaillées de décalages et de pains... Peut-être parce que ces chefs invités auraient eu besoin de plus de répétitions?

Oui, ce coffret Mahler est inégal, ce qui est un peu surprenant, car les symphonies de Mahler font partie de l'ADN de l'orchestre : elles sont jouées depuis le passage du compositeur à New York, et l'orchestre, si ma mémoire est bonne, a du enregistrer deux intégrales avec Bernstein.
Si la II par Mehta est plutot balourde, la III par Boulez est fulgurante !

Montfort
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptySam 21 Mar 2020 - 0:59

Réécouté deux fois aujourd’hui:

Dimitri Mitropoulos (1896-1960) Mendel15
MENDELSSOHN: Symphonie n°3 en la mineur, op. 56 «Écossaise»
SCHOENBERG: Variations pour orchestre, op. 31
DEBUSSY: La Mer

Dimitri Mitropoulos / Berliner Philharmoniker
En public, Salzbourg, VIII.1960
Orfeo «Festspieldokumente»


Un des derniers live de Mitropoulos, mort moins de trois mois plus tard, et sans doute son plus formidable enregistrement de concert symphonique, donné le 21 août 1960 dans le tout nouveau Großes Festspielhaus. (Ce programme nous semble d’ailleurs aujourd’hui tout à fait «classique», mais programmer à Salzbourg une soirée Mendelssohn / Schoenberg / Debussy - comme aussi bien la 8ᵉ de Mahler qu’il donnerait une semaine plus tard au Manège des Rochers - relevait à l’époque quasiment de l’excentricité.)

J’ai déjà dit que les concerts de Mitropoulos possédaient un caractère intense, électrique et de fortes idiosyncrasies interprétatives, dont la rançon était une mise en place souvent problématiques et des sonorités orchestrales pleines de scories. Or, ici, on a la chance d’avoir les qualités sans les défauts: l’habituelle prise de risque de Mitropoulos, mais ici suivie par les (somptueux) pupitres berlinois avec un engagement et une discipline incroyables, alors même que ce fut l’unique concert du chef avec l’orchestre; bizarrement, les live avec Vienne, que Mitropoulos dirigea pourtant beaucoup plus souvent, sont beaucoup plus approximatifs.

Tout d’abord, on tient là ce qui est à mon sens la plus exaltante version historique d’une symphonie de Mendelssohn. On pourrait dire que Mitropoulos se situe ici aux antipodes des principales tendances interprétatives de son temps dans Mendelssohn: ni classicisme virtuose et un peu guindé, ni romantisation à gros traits.

Si l’incipit du I possède une sorte de poésie nocturne et nébuleuse, on sent très vite, à la façon dont se structure l’Andante con moto, qu’on aura à faire là à une lecture animée, presque haletante, mais subtile: les tempi sont vifs mais contrastés, avec un art consommé de l’agogique et de l’articulation, des gradations de dynamiques et des tuilages instrumentaux qui creuse la progression discursive du mouvement, l’opposition et la circulation des thèmes: ça avance de façon toujours tendue, presque implacable mais sans grandiloquence ni débordements, les contrechants des vents ont énormément de relief (avec des couleurs qui rappellent les meilleurs moments de Furtwängler avec cet orchestre) et si les cordes sont denses, elle conservent une qualité de focalisation et de rebond assez inattendue, et une façon de faire saillir le grain des différents modes de jeu qui surprend pour l’époque. Ces qualités se retrouvent dans le II, très vif, ici dépourvu de cette espèce de sautillement léger (façon Scherzo du Songe d’une nuit d’été), comme de toute brutalité frontale (qu’on aurait davantage pu craindre de Mitropoulos): c’est essentiellement un mouvement de danse, avec un orchestre musclé mais parfaitement galbé, d’une virtuosité sans faille mais frémissant. Le III avance lui aussi de manière plutôt vive pour un Adagio, mais si l’on est loin de l’élégie contemplative, le mouvement conserve une grande poésie: poésie d’un chant intense mais d’une grande souplesse, sans cesse relancé par la circulation presque chambriste du thème lyrique entre les pupitres. On retrouve dans le IV les mêmes qualités discursives que dans le I, avec une manière irrésistible mais très maîtrisée dans le détail de construire les gradations du discours, jusqu’à une péroraison assez exaltante. Bref, un enregistrement propre à battre en brèche pas mal d’idées reçues tant sur un Mitropoulos ardent mais peu soigné que sur un Mendelssohn élégant mais un peu fade.

Avec Schoenberg et Debussy, on est davantage au cœur du répertoire du chef - non seulement Mitropoulos était un pionnier de la musique du XXᵉ siècle, mais prédisposé à ces répertoires-là par sa formation musicale (la musique française du premier XXᵉ et l’École de Vienne furent d’ailleurs, semble-t-il, ses deux influences majeures en tant que compositeur.)

Les Variations de Schoenberg sont tout bonnement incroyables: je n’en ai jamais entendu de version aussi intensément accentuée et contrastée, paraissant à la fois propulsée par une poussée implacable et traversée de contre-courants foisonnants, tantôt insidieux, tantôt paniques; loin du formalisme détaché qu’on lui entend souvent, l’œuvre prend ici un relief et une directionnalité presque narratifs ou scéniques, et une sorte de climat fiévreux. Et là aussi, la qualité des pupitres berlinois partcipent totalement à cette lecture: leur variété de timbres redouble les contrastes de phrasés et d’intensités par des couleurs et des textures très hétérogènes, tandis que leur cohésion rythmique et leur maîtrise des dynamiques renforce le caractère implacable de la progression.

Pour La Mer, c’est assurément une version très typée, et assez atypique. En matière de construction du discours et du son, ça fait étrangement penser à la manière de Furtwängler: des débuts de section un peu flottants; un rubato très creusé qui fait alterner des passages «propulsés» à l’accélération et au crescendo irrésistibles et des moments au contraire quasi suspendus qui semblent creuser une attente (les dernières notes tenues du I!), avec un phrasé qui se modèle là-dessus par des effets d’ellipses ou d’étirement; un son qui  semble fonctionner par une sorte de dichotomie entre des sonorités d’ensemble globales plutôt nébuleuses, sombres et mates et des détails «zoomés» (très surprenants pour l’époque, et surtout dans ce type de captation radio monophonique) qui viennent tantôt accentuer l’impression d’une mise en mouvement organique (les traits de l’harmonie!), tantôt créer ou souligner d’étonnants jeux de syncopes (les cordes pincées, le glockenspiel, la grosse caisse.) Au total, ça donne un effet de distorsion cinétique un peu halluciné, qui renouvelle beaucoup plus l’écoute que les autres versions historiques, et qui parvient ménager des moments tout à fait exaltants (cette progression houleuse - vraiment un Dialogue du vent et de la mer! - urgente et presque angoissée du III jusqu’au climax final!)

S’il ne fallait écouter qu’un disque pour se rendre compte de la profonde singularité de Mitropoulos comme chef symphonique, cette capacité de prise de risque qui rend ses témoignages électrisants - mais pour une fois suivi par un orchestre superlatif - , ce serait à coup sûr celui-là.
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyLun 23 Mar 2020 - 19:10

Superbe recension Benedictus !

Non seulement tu as ravivé des impressions proches des miennes, en beaucoup plus fouillé et attentif à des détails que je n'aurais su percevoir, mais tu m'as également donné une folle envie de réécouter ce cd et ... tout ce que j'ai de Mitropoulos, assurément un de mes chefs "historiques" favoris. Et comme tu as raison pour cette version assez ultime en son genre des Variations, aux couleurs viscéralement souterraines !

kiss
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyLun 23 Mar 2020 - 19:45

cheers

Justement, je planifie quelques écoutes et réécoutes: d'abord les concerts salzbourgeois avec des poèmes symphoniques de Strauss (Alpensinfonie et Zarathustra) dont il donne une lecture très singulière (et pour moi absolument convaincante), sa 8ᵉ de Mahler à Salzbourg et sa 6ᵉ à Cologne, un double CD Music & Arts de concerts new-yorkais et viennois Schoenberg / Scriabine / Schmidt (je viens juste de le recevoir.)
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyLun 23 Mar 2020 - 20:09

Ah ! Quel est le programme du cd Music and Arts s"il te plait ?

La 6 de Mahler est une de mes versions favorites (quelle déferlante !).
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyLun 23 Mar 2020 - 20:29

Ça fait furieusement envie en effet (du Mitro propre !), j'ai cherché et pas trouvé chez mes fournisseurs dématérialisés.
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyLun 23 Mar 2020 - 20:46

A ce propos, David, tu as des interprétations de Mitropoulos favorites ?
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyLun 23 Mar 2020 - 20:49

Oh, il y a peu de choses qui soient peu dignes d'intérêt chez lui. Le sommet, pour moi, ce sont ses Elektra (Vienne 57 avec Borkh et Della Casa, ou Florence 50 avec Konetzni et Mödl, où personne ne fait les notes, mais incroyablement habité).

En général, tout ce qu'il a fait en opéra ; en symphonique, la tenue des orchestre est quelquefois plus frustrante, la compensation avec la tension dramatique et la justification « psychologique » des fausses notes étant moindres.
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyLun 23 Mar 2020 - 20:51

@Benedictus : Ton éloge de ces variations pour orchestre titillent ma curiosité.
Je vais voir ça. bounce
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyLun 23 Mar 2020 - 21:03

warren 60 a écrit:
Ah ! Quel est le programme du cd Music and Arts s"il te plait ?
C’est ce double CD:
Dimitri Mitropoulos (1896-1960) Schoen14
On a, d’une part, Verklärte Nacht et la 2ᵉ de Schmidt avec le Philharmonique de Vienne qui proviennent d’un concert dans la Grande Salle du Musikverein le 28 septembre 1958.
D’autre part deux extraits de concerts de 1953 au Carnegie Hall, avec le NYPSO: Pelleas und Melisande (29 octobre) et Prométhée ou le Poème du feu (9 avril.)
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyMar 24 Mar 2020 - 0:04

DavidLeMarrec a écrit:
Ça fait furieusement envie en effet (du Mitro propre !), j'ai cherché et pas trouvé chez mes fournisseurs dématérialisés.
DavidLeMarrec a écrit:
Oh, il y a peu de choses qui soient peu dignes d'intérêt chez lui. Le sommet, pour moi, ce sont ses Elektra (Vienne 57 avec Borkh et Della Casa, ou Florence 50 avec Konetzni et Mödl, où personne ne fait les notes, mais incroyablement habité).

En général, tout ce qu'il a fait en opéra ; en symphonique, la tenue des orchestre est quelquefois plus frustrante, la compensation avec la tension dramatique et la justification « psychologique » des fausses notes étant moindres.
En opéra, oui - outre ses deux Elektra live, ses deux Vanessa de Barber (studio et live salzbourgeois, avec la même distribution), son Wozzeck de studio, son fameux Don Giovanni salzbourgeois, et quelques Verdi très habités - notamment deux Forza del Destino, avec de superbes distributions: Florence en 1953 avec Tebaldi, Del Monaco, Protti, Barbieri et Siepi, et à Vienne en 1960 (quelques semaines avant sa mort) avec Stella, Di Stefano, Bastianini et Simionato. Et, un peu en marge parce que c'est un oratorio, Das Buch mit sieben Siegeln de Schmidt à Salzbourg en 1959!

En symphonique, effectivement, je suis globalement d'accord, tout en précisant que:

1. ses rares témoignages «propres» (ce live salzbourgeois avec Berlin, donc, mais aussi cette fameuse 6ᵉ de Mahler avec la Radio de Cologne ou son Concerto pour violon de Schoenberg avec Krasner et la Radio Bavaroise) sont vraiment prodigieux (et comme je l'ai dit, pour ce concert avec Berlin, la façon même de construire la sonorité orchestrale est singulière pour l'époque);

2. dans certaines œuvres, même si la mise en place et la justesse sont approximatives, la conception interprétative (et pas seulement la tension) est assez singulière pour apporter vraiment quelque chose (mais je tâcherai d'en dire un mot ces jours-ci): par exemple, Mahler 8 - et plus encore Alpensinfonie et Zarathustra, expressionnistes et tendus, expurgés de tout pittoresque clinquant, et à ce titre assez uniques (ce sont les seules versions où l'on en vient à prendre au sérieux la référence nietzschéenne);

3. c'est aussi quelqu'un qui a eu le mérite d'avoir un répertoire symphonique aussi vaste que peu conventionnel: entre autre, du fait de sa formation, beaucoup de Français (donner à Carnegie Hall les symphonies de Chausson et de Bizet, les poèmes symphoniques de Saint-Saëns, La Péri de Dukas ou la Procession nocturne de Rabaud!) et d'École de Vienne (enregistrer l'Élégie symphonique à la mémoire de Webern, de Krenek!), ainsi que du Busoni et du Mahler (à une époque où Mahler était rare...) Mais aussi beaucoup de choses qui, sachant que Mitropoulos est mort en 1960, étaient vraiment de la musique contemporaine (Chostakovitch, Prokofiev, Vaughan Williams, Barber, Menotti, Poulenc, Milhaud, Malipiero, Casella, Kirchner...) S'il y a bien un chef de cette époque qui ne se contentait pas de tourner avec Beethoven-Brahms-Tchaikovsky...

Il a même enregistré, à Minneapolis en 1940, le Menuet du Temple de la Paix de LULLY (ici.)


Dernière édition par Benedictus le Mar 24 Mar 2020 - 0:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyMar 24 Mar 2020 - 0:24

arnaud bellemontagne a écrit:
@Benedictus : Ton éloge de ces variations pour orchestre titillent ma curiosité.
Je vais voir ça. bounce
Ah oui, ces Variations sont vraiment uniques. Mais en fait, tous les Schoenberg de Mitropoulos sont à connaître - son Erwartung avec Dorothy Dow, son Concerto pour violon avec Louis Krasner... (avec les réserves d'usage pour des live des années 50.)

Mitropoulos avait vraiment été immergé dans le bain expressionniste berlinois au temps de ses études auprès de Busoni en 1921-24 (pour payer ses études, il était l'assistant de Kleiber au Staatsoper et son coloc Skalkottas était l'élève de Schoenberg.)
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darkmagus
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyMar 24 Mar 2020 - 0:47

Benedictus a écrit:
c'est aussi quelqu'un qui a eu le mérite d'avoir un répertoire symphonique aussi vaste que peu conventionnel

Il a aussi dirigé la symphonie pour orchestre et percussion de Gunther Schuller, on trouve ça dans ce disque:

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warren 60
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyMar 24 Mar 2020 - 2:30

Je viens d'écouter le Poème de l'extase du coffret que tu cites, Benedictus, et c'est vraiment impressionnant. Noir, halluciné comme je m"y attendais, mais aussi furieusement éperdu par endroits (vers 10'-10'30), avec un orchestre à la fois chauffé et très tenu (pour autant que le son de 1953 puisse permettre d'en juger... mais c'est très correct), une progression par lames de fond successives et des climax parfaitement amenés... sans trop de dérapages en plus !

Ce double cd me semble tout à fait indispensable à ma survie au grand air, forcément un peu confiné ces temps-ci...
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyMar 24 Mar 2020 - 2:32

Rectificatif : Poème du feu (erreur de frappe  Embarassed)
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Bruno Luong
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyMar 24 Mar 2020 - 15:29

Benedictus a écrit:
[ la 2ᵉ de Schmidt avec le Philharmonique de Vienne qui proviennent d’un concert dans la Grande Salle du Musikverein le 28 septembre 1958.

La bonne date est le 28/aout/1958 d'après la discographie de DM en ma possession.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyMar 24 Mar 2020 - 16:57

Merci pour la précision: le disque Music & Arts indique septembre.
Spoiler:
 
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warren 60
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyMar 24 Mar 2020 - 17:21

La cinquième de Prokofiev avec Vienne (août 1954, Orfeo) est vraiment sensationnelle... jamais entendu auparavant dans l'oeuvre cette impression d'étau resserrant les rouages de l'orchestre tout en en les faisant rougeoyer ainsi, même chez Mravinski... c'en devient proche de Chostakovitch, par moments !
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fomalhaut
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyMer 25 Mar 2020 - 19:19

Benedictus a écrit:
Réécouté deux fois aujourd’hui:

Dimitri Mitropoulos (1896-1960) Mendel15
MENDELSSOHN: Symphonie n°3 en la mineur, op. 56 «Écossaise»
SCHOENBERG: Variations pour orchestre, op. 31
DEBUSSY: La Mer

Dimitri Mitropoulos / Berliner Philharmoniker
En public, Salzbourg, VIII.1960
Orfeo «Festspieldokumente»



S’il ne fallait écouter qu’un disque pour se rendre compte de la profonde singularité de Mitropoulos comme chef symphonique, cette capacité de prise de risque qui rend ses témoignages électrisants - mais pour une fois suivi par un orchestre superlatif - , ce serait à coup sûr celui-là.

Souvenir !
Le vieux discophage que je suis se souvient très bien avoir écouté "live" ce concert en août 1960, retransmis par la RTF (France III), sur le vénérable et excellent poste à lampes de son grand-père ! L'Ecossaise et La Mer m'ont "tapé dans l'oreille", quant à Schoenberg...Bof (J'en suis d'ailleurs resté la). Après l'écoute de ce concert, Dimitri Mitropoulos est devenu un de mes chefs bien-aimés.

Dimitri Mitroupoulos a donné le même programme à Cologne, le 24 octobre 1960, une dizaine de jours avant sa mort. Ce dernier concert a été diffusé par France Musique en 1983, me semble-t-il. Il fut ultérieurement publié sur CD par le défunt label Arkadia ( CDGI753.1).

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Bruno Luong
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyJeu 26 Mar 2020 - 17:44

Suite à vos discussions, je passe mon temps à écouter Mitropoulos ce dernier temps et il me fascinne vraiment.

Un copain à moi, un grand spécialiste de Mitropoulos m'a raconté une anecdote que Mitropoulos pour respecter sa doctrine de ne jamais utiliser la partition pendant les répétitions a appris en une nuit la partition complète de Wozzeck !
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyJeu 26 Mar 2020 - 22:51

Bruno Luong a écrit:
Suite à vos discussions, je passe mon temps à écouter Mitropoulos ce dernier temps et il me fascinne vraiment.

Un copain à moi, un grand spécialiste de Mitropoulos m'a raconté une anecdote que Mitropoulos pour respecter sa doctrine de ne jamais utiliser la partition pendant les répétitions a appris en une nuit la partition complète de Wozzeck !

On rapporte souvent qu'il avait une mémoire extraordinaire (Il me semble avoir lu "mémoire photographique"). Il semble avoir aimé les partitions "compliquées".
Pour ma part, je ne m'ennuie jamais quand j'écoute Dimitri Mitropoulos dans le domaine symphonique quand bien même il arrive que je ne partage pas ses options interprétatives.
Par contre, je connais moins le chef d'opéra. Il a malheureusement dirigé pas mal d'opéras que je n'apprécie pas.

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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyJeu 26 Mar 2020 - 22:54

Il faut impérativement écouter la version de don giovanni de mozart qui a été enregistré en live avec césar siepi et les Wiener philharmoniker.... Une version magistrale
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyJeu 26 Mar 2020 - 23:18

Oui! il en est d'ailleurs abondamment question dans les fils dédiés à la discographie de DG. (Et, plus encore que Siepi qu'on trouve partout à cette époque-là: la beauté des timbres de Lisa della Casa et d'Elisabeth Grümmer, la géniale bouffonnerie de Corena, la Zerline de Rita Streich...)
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Bruno Luong
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyVen 27 Mar 2020 - 10:49

Photo de sa buste que j'ai prise en 2007

Dimitri Mitropoulos (1896-1960) P1000810
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyVen 27 Mar 2020 - 14:29

Il existe (ou il a existé) une discographie très complète et même exhaustive de Dimitri Mitropoulos, rédigée S.A. Arfanis et publiée par Potamos Publisher, Athènes, en anglais.
La premiere édition (1990) était déjà très bien faite mais la seconde (2000) est un chef d'oeuvre et un régal pour l'amateur (mini-photos de nombreux LP et CD).

Je précise le contenu :

introduction (page 10)
From Aubert to Zimmermann (page 33)...460 références
Mitropoulos speaks (page 159)...10 références
Mitropoulos on film (page 191)...4 références
Appendix (page 163)
A/Fake recordings (page 165)
B/The Composer Mitropoulos (page 166)...78 références
C/Chronology of recordings (page 187)...de 1940 (Symphonie de Franck) à 1960 (3eme Symphonie de Mahler)
D/Bibliograhy (page 198)
E/Name index (page 201 à 206)

Dimitri Mitropoulos (1896-1960) Mitro_10
Dimitri Mitropoulos (1896-1960) Mitro_11

On me fera remarquer que 2000, c'est déjà loin. Bien sur, mais s'il y a eu quelques rééditions, il n'y a pas eu, à ma connaissance, découverte d'enregistrements "oubliés".

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PS
Coup d'oeil sur la toile, les deux éditions sont trouvables d'occasion :

https://www.amazon.fr/complete-discography-Dimitri-Mitropoulos/dp/9607110005

https://www.amazon.fr/Complete-Discography-Dimitri-Mitropoulos/dp/9607563506/ref=dp_ob_title_bk

https://www.abebooks.fr/edition-originale-signee/complete-discography-Dimitri-Mitropoulos-Stathis-Arfanis/22848413143/bd

https://www.abebooks.fr/9789607563507/Complete-Discography-Dimitri-Mitropoulos-Stathis-9607563506/plp

La première est consultable à Paris :

https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/ark:/73873/pf0000324084
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyVen 27 Mar 2020 - 15:34

Benedictus a écrit:
Merci pour la précision: le disque Music & Arts indique septembre.
Spoiler:
 

Le disque a raison, en tout cas il est en accord avec le site de l'orchestre. Au demeurant, un 28 août, les WP sont encore à Salzbourg et ne donnent aucun concert à Vienne.

https://www.wienerphilharmoniker.at/konzerte/konzertdetail/event-id/1438/from-search/True
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyVen 27 Mar 2020 - 16:27

Merci, j'ai pris la date 20/Aout/1058 dans la 2e édition de la discographie de DM que fomalhaut a posté, a priori faux donc.

Je vois aussi que la semaine suivante DM étaient en tour avec les VPO à Athène.
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyMar 31 Mar 2020 - 0:31

Benedictus a écrit:
Dimitri Mitropoulos (1896-1960) Mendel15
MENDELSSOHN: Symphonie n°3 en la mineur, op. 56 «Écossaise»
SCHOENBERG: Variations pour orchestre, op. 31
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Écouté cela, donc (pas les Variations, je les aime pas). Je ne suis pas aussi enthousiaste : c'est vif, bien fait, mais cela sent son âge – dans Debussy, on a une qualité tout autre de timbres et de finition ailleurs ; dans Mendelssohn surtout, c'est vif et avance bien, mais je n'y trouve pas de plus-value particulière.

En revanche, ses 3 & 5 avec New York sont assez folles de saveur, d'accents, d'événements rythmiques – la façon dont chaque pivot de chaque phrase est appuyé (on doit pouvoir trouver ça exagérément didactique, mais réalisé avec ce panache… je marche totalement !). La verdeur des bois devrait en outre te ravir.

(Très bonne restauration Naxos, meilleure que les autres sources que j'ai essayées.)
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyMar 31 Mar 2020 - 0:44

Je suis assez d'accord avec ce qui vient d être dit... Ça reste néanmoins un excellent disque même si je préfère la mer par claudio Abbado et l orchestre du festival de Lucerne et la 3ème symphonie de mendelssohn par les wiener philharmoniker sous la baguette de von dohnanyi
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyMar 31 Mar 2020 - 0:55

DavidLeMarrec a écrit:
Écouté cela, donc (pas les Variations, je les aime pas). Je ne suis pas aussi enthousiaste : c'est vif, bien fait, mais cela sent son âge – dans Debussy, on a une qualité tout autre de timbres et de finition ailleurs ; dans Mendelssohn surtout, c'est vif et avance bien, mais je n'y trouve pas de plus-value particulière.
Outre que c'est dommage de se passer de cette version hallucinée des Variations de Schoenberg (que j'aime probablement plus que toi, mais dont je ne suis pas non plus dans l'absolu un fanatique), il y a probablement aussi le fait que je n'ai pas le même rapport que toi aux vieilles cires. Disons que je peux m'enthousiasmer pour des choses qui ont une singularité en termes de textures, d'équilibres, de phrasés... quand bien même cela ne correspondrait pas à nos standards actuels. (Une qualité tout autre de timbres et de finition ailleurs à la même époque, je n'en vois pas d'ailleurs pas trop - Cantelli ou Beinum en studio, oui, mais je trouve qu'ici Mitropoulos donne à entendre quelque chose de suffisamment différent et habité pour que ça me passionne.)

DavidLeMarrec a écrit:
En revanche, ses 3 & 5 avec New York sont assez folles de saveur, d'accents, d'événements rythmiques – la façon dont chaque pivot de chaque phrase est appuyé (on doit pouvoir trouver ça exagérément didactique, mais réalisé avec ce panache… je marche totalement !). La verdeur des bois devrait en outre te ravir.

(Très bonne restauration Naxos, meilleure que les autres sources que j'ai essayées.)
C'est noté, merci!
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MessageSujet: Re: Dimitri Mitropoulos (1896-1960)   Dimitri Mitropoulos (1896-1960) EmptyMar 31 Mar 2020 - 1:09

[quote="Benedictus"]Outre que c'est dommage de se passer de cette version hallucinée des Variations de Schoenberg (que j'aime probablement plus que toi, mais dont je ne suis pas non plus dans l'absolu un fanatique),

C'est vraiment une œuvre que je trouve moche, alors en ces temps pas très propres aux perspectives lumineuses, je vais privilégier les œuvres que je ne connais pas (ou celles qui ont un effet positif sur moi). Mais j'ai bien noté qu'il fallait essayer, il y a des années que je n'ai pas retenté ces Variations.


Citation :
il y a probablement aussi le fait que je n'ai pas le même rapport que toi aux vieilles cires. Disons que je peux m'enthousiasmer pour des choses qui ont une singularité en termes de textures, d'équilibres, de phrasés... quand bien même cela ne correspondrait pas à nos standards actuels.

Mais moi aussi. Simplement ici j'entends surtout une lecture vive et bien faite, rien de particulièrement singulier – il y a des enregistrements de Mengelberg, Beinum ou… Mitropoulos qui sont extraordinairement personnels et me fascinent quelle que soit la différence de niveau avec les réalisations ultérieures. (C'est plus compliqué pour la musique de chambre, où je peinerais à citer beaucoup de disques qui m'enthousiasment vraiment parmi les vieilles gravures.)

Tu trouveras peut-être d'ailleurs New York trop didactique, trop articulé, trop souligné, mais pour le coup c'est assez original (et les Variations luthériennes constituent un tourbillon qui n'a que peu d'exemple).
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