Autour de la musique classique

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 Claus-Steffen Mahnkopf (1962-)

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mabuse
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MessageSujet: Claus-Steffen Mahnkopf (1962-)   Claus-Steffen Mahnkopf (1962-) EmptyDim 24 Fév 2019 - 18:11

Claus-Steffen Mahnkopf (1962-) Claus-10

Sa biographie officielle :
Né en 1962 à Mannheim (Allemagne), CLAUS-STEFFEN MAHNKOPF a étudié la composition, la théorie et l'écriture musicale, le piano, la philosophie et la sociologie notamment auprès de Brian Ferneyhough, Klaus Huber et Jürgen Habermas. Diplôme de fin d'études musicales et doctorat de philosophie.
Depuis 1984 prix internationaux et distinctions, parmi lesquelles le Prix Gaudeamus, le Prix de composition de Stuttgart, le Prix de la fondation Ernst von Siemens, Villa Massimo.
En 1999, mariage avec la philosophe des religions Francesca Yardenit Albertini.
(NB : Ça, c'est moi qui le rajoute)
Depuis 2005 professeur de composition à l'école Supérieure de Musique et de Théâtre de Leipzig. Editeur du journal Musik & Asthetik et de la collection New Music and Aesthetics in the 21st Century, auteur de plus de 120 articles et de nombreux livres (par ex. Kritische Theorie der Musik).
Œuvres écrites pour tous les genres, interprétées par des ensembles renommés (par ex. Ensemble Modern), commandes importantes (par ex. Festival de Salzburg), nombreux concerts monographiques dans le monde.
Oeuvres principales : Rhizom, Medusa, Kammerzyklus, Angelus Novus, Hommage à Gyorgy Kurtag, Hommage à Thomas Pynchon, Prospero's Epilogue, humanized void, voiced void.


Informations : www.claussteffenmahnkopf.de

Mahnkopf est une figure importante de la création musicale de notre époque, mais il semble malgré tout ne pas bénéficier d'une grande notoriété, tout du moins en France. Peut-être n'a-t-il pas les bons réseaux ? Il faut dire aussi que son travail est plutôt intimidant au premier abord. D'autant qu'il ne fait pas beaucoup d'effort pour "se vendre" : ses textes théoriques, aussi remarquables soient-ils, sont écrits dans un savant jargon qui peut faire fuir même ceux de bonne volonté (lulu en avait donné un bon exemple ici). Et puis les images qu'on a de lui ne donnent pas une idée très attrayante du bonhomme (il ne se compromettrait pas trop en souriant sur les photos, si ?)

Depuis quelques temps, je découvre son œuvre avec des fortunes diverses mais toujours avec beaucoup d'intérêt, et même de satisfaction. Il m'apparaît nettement la dimension théorique de son travail. Il fonce tête baissée dans ses concepts, se complaisant d'une certaine complexité. Il y a vraiment un côté geek de la musique contemporaine chez Mahnkopf. Et pourtant même si la logique à l’œuvre dans ses compositions peut m'échapper complètement, à l'écoute il en ressort bien un geste artistique parfaitement structuré et cohérent dans son déroulement. Il transparait bien le plaisir ludique qui serait le sien en mettant en œuvre ses compositions. Un plaisir que j'opposerais à celui du grand geste poétique guidé dans l'instant par l'inspiration auquel une certaine tradition romantique nous a habitué. Dans les deux cas, ce n'est bien sûr pas antinomique d'une réelle profondeur de pensé et d'une quête de sens.
Comme lulu l'expliquait ailleurs, ses œuvres depuis les années 2000 le montrent plus ouvert à d'autres champs moins conceptuels et abstraits, plus sensibles dirais-je. Et c'est certainement le mieux pour le découvrir. Il sera toujours temps plus tard d'expérimenter des sensations plus fortes …


Je créé ce fil, mais il y aurait tellement à dire ou à faire … J'essayerai d'y revenir au fur et à mesure de mes découvertes.


Dernière édition par docteur mabuse le Mer 27 Fév 2019 - 17:02, édité 1 fois
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lulu
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MessageSujet: Re: Claus-Steffen Mahnkopf (1962-)   Claus-Steffen Mahnkopf (1962-) EmptyDim 24 Fév 2019 - 18:56

coucou

Si on veut s’intéresser de près à sa musique, je conseille tout de même le très jargonnant et pourtant très limpide Le complexisme et le changement de paradigme dans la musique, qui pourra amuser autant qu’il peut intéresser : http://www.claussteffenmahnkopf.de/pdfs/Mahnkopf-Le-complexisme-et-le-changement-de-paradigme-dans-la-musique.pdf
En gros : blablabla changement de paradigme, complexité, seconde modernité, organisation paramétrique transcendée par un dépassement dialectique blablabla.

Pourtant, je me répète, c’est toujours le sentiment (peut-être personnel) d’évidence et de nécessité interne qui me marque chez lui, avant toute considération théorique. Et comme ça a été dit sa musique gagne dans les années 2000 une sorte de figuralisme (ayant fréquemment quelque lien avec la judéité).

La discographie est essentiellement consituée d’un disque Edition Zeitgenössische Musik (Wergo) et de sept volumes d’une Mahnkopf Edition chez Neos. Il y a également un autre disque monographique mais bonne chance pour le trouver.
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MessageSujet: Re: Claus-Steffen Mahnkopf (1962-)   Claus-Steffen Mahnkopf (1962-) EmptyDim 24 Fév 2019 - 19:37

Sur le portrait Wergo :

Claus-Steffen Mahnkopf (1962-) 40102211

Pegasos (1991) pour clavecin
Kammerkonzert (1995/96) pour piano et ensemble de chambre
„il faut continuer“ (1989/90) pour ensemble de chambre
Trema I, II, III (1994) pour percussion
5 kleine Lakunaritäten (1994/95) pour piano
Medusa (1990–92) pour hautbois et ensemble de chambre
memor sum (1989) pour alto

Juste un mot sur les œuvres les plus importantes (au moins en ampleur), c’est-à-dire les trois pièces pour ensemble de chambre. Kammerkonzert, comme peut le suggérer le titre, est la plus formaliste (un formalisme bouillonnant, certes) et abrupte d’aspect, un bel exemple de cette veine chez Mahnkopf à mon avis. À l’inverse „il faut continuer“ (Requiem pour Samuel Beckett) a quelque chose de (relativement) plus descriptif et plus subtil. En fait c’est une pièce que j’aime beaucoup. Enfin, Medusa, une « poly-œuvre » (le Pegasos du début du disque est une de ses consituants).

Sans doute pas le disque le plus accessible de Mahnkopf, mais il comprend de très belles choses malgré cela, en particulier de mon point de vue ce „il faut continuer“.

/watch?v=1G4Pga1ZXuI
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Claus-Steffen Mahnkopf (1962-)   Claus-Steffen Mahnkopf (1962-) EmptyMar 6 Avr 2021 - 16:06

La semaine dernière, en Playlist:
lulu a écrit:
Claus Steffen-Mahnkopf : Le rêve d’ange nouveau (1999)
Sophie-Mayuko Vetter, piano

Claus Steffen-Mahnkopf : La vision d’ange nouveau (1997–98)
Claus Steffen-Mahnkopf : The Courier’s Tragedy (2001)
Frank Cox, violoncelle
Benedictus a écrit:
Tiens, justement, tu me recommanderais le cycle Angelus Novus pour une nouvelle approche de Mahnkopf? (Pour rappel, j'avais beaucoup aimé Hommage à Kurtág, mais le cycle void m'avait franchement largué.)
lulu a écrit:
Benedictus a écrit:
Tiens, justement, tu me recommanderais le cycle Angelus Novus pour une nouvelle approche de Mahnkopf?
oui.

Donc:

Cycle Angelus Novus:
Claus-Steffen Mahnkopf (1962-) Mahnko11
Angela Nova (1999-2000) pour soprano et ensemble¹
Zweite Kammersymphonie (1997-98) pour orchestre de chambre²
Solitude-Sérénade (1997) pour hautbois piccolo et ensemble³
Monika Meier-Schmid (soprano)¹, Ernest Rombout (hautbois piccolo)³, James Avery / Ensemble SurPlus
La terreur d’ange nouveau (1997-99) pour flûte⁴
Carin Levine (flûte)
La vision d’ange nouveau (1997-98) pour violoncelle⁵
Franklin Cox (violoncelle)
Le rêve d’ange nouveau (1999) pour piano⁶
Sophie-Mayuko Vetter (piano)
Stuttgart¹ ², Fribourg³ IV.2000. Bludenz, XI.2001⁴ ⁶. Baltimore, I.2007⁵
Neos «Mahnkopf Edition 3»


J’ai eu très, très peur en commençant par Angela Nova: la partie de soprano tout à fait le genre d’apergho-kageleries phonatoires auxquelles je suis allergique - je me suis même demandé si le «oui» de lulu n’était pas en fait un poisson d’avril (sa réponse est en date du 31 mars.) (Du coup, je n’ai même pas essayé la version d’Angela Nova pour soprano solo qui clôt le double CD - mais peut-être ai-je eu tort?)

Mais je me suis rendu compte que non, tant j’ai apprécié les œuvres instrumentales qui suivent (à confirmer par des réécoutes, bien sûr: c’est une musique tellement complexe - et sur d’assez longues durées - qu’il est évident qu’on est loin d’avoir tout saisi dès une première écoute.) Déjà les deux œuvres pour ensemble: même si j’ai toujours un peu de mal avec certains effets cinétiques / bruitistes apparemment propres à Mahnkopf, j’ai très spontanément adhéré à ses jeux de reconfiguration permanente des timbres et des textures - sur d’incessantes bifurcations rythmiques dans la Kammersymphonie, dans une espèce suspension fascinante dans la Sérénade.

J’ai aussi aimé les autre pièces instrumentales solistes. D’une certaine manière, si elles ne sont pas moins personnelles (on y retrouve ce discours complexe sur d’assez longues durées, les effets cinétiques), on s’y retrouve davantage en terrain connu - du moins si l’on déjà un peu familier de Ferneyhough ou Lachenmann: on voit mieux comment ça semble s’organiser, dans une sorte de polarité entre d’un part une tendance mélodique et une tendance «musique concrète instrumentale» à la fois bruitiste, gestuelle, «matériste.» Ça fonctionne de matière différenciée en fonction des instruments.
La polarité est maximale dans La terreur d’ange nouveau où la flûte zigzague entre de vraies phrases monodiques quasi tonales, d’une part, et le jeu sur les effets de souffles aux textures différenciées et sur le cliquetis des clés, et cela produit un effet d’une grande poésie. Les deux pôles sont plus moins marqués dans La vision d’ange nouveau pour violoncelle, dans la mesure où tout se joue essentiellement sur les contrastes entre effets d’attaque, de rythme et de dynamique (peut-être l’œuvre la moins frappante des trois: on est en fait assez habitué à ce genre d’œuvres pour violoncelle solo entre crissement et raclements dans la musique contemporaine - et je suis un peu déçu: je pensais que Mahnkopf jouerait davantage sur les modes de jeu pour tirer des effets de texture: sul ponticello, pizzicati, col legno…) Enfin, dans Le rêve d’ange nouveau, l’instrument-piano semble en quelque sorte intégrer - je dirais presque coaguler - l’élément «mélodie» et l’élément «geste-texture» pour construire un discours dont le caractère évident-dans-sa-complexité m’a beaucoup fait penser à Lemma-Icon-Epigram de Ferneyhough (est-ce que les autres œuvres du disque d’œuvres pour piano chez Neos est de la même veine?)

Donc, un bilan vraiment très positif de ce que j’ai entendu de ce cycle - avec peut-être une préférence pour Solitude-Sérénade et La terreur d’ange nouveau (j’ai l’impression que Mahnkopf possède une vraie «patte» dans l’écriture pour bois - d’ailleurs, j’ai vu qu’il existait dans cette collection Neos un disque de musique pour flûte et un autre de musique pour hautbois) mais la Zweite Kammersymphonie et Le rêve d’ange nouveau sont vraiment de très, très belles pièces.
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MessageSujet: Re: Claus-Steffen Mahnkopf (1962-)   Claus-Steffen Mahnkopf (1962-) EmptyMar 6 Avr 2021 - 16:22

Benedictus a écrit:
J’ai aussi aimé les autre pièces instrumentales solistes. D’une certaine manière, si elles ne sont pas moins personnelles (on y retrouve ce discours complexe sur d’assez longues durées, les effets cinétiques), on s’y retrouve davantage en terrain connu - du moins si l’on déjà un peu familier de Ferneyhough ou Lachenmann: on voit mieux comment ça semble s’organiser, dans une sorte de polarité entre d’un part une tendance mélodique et une tendance «musique concrète instrumentale» à la fois bruitiste, gestuelle, «matériste.» Ça fonctionne de matière différenciée en fonction des instruments.
La polarité est maximale dans La terreur d’ange nouveau où la flûte zigzague entre de vraies phrases monodiques quasi tonales, d’une part, et le jeu sur les effets de souffles aux textures différenciées et sur le cliquetis des clés, et cela produit un effet d’une grande poésie. Les deux pôles sont plus moins marqués dans La vision d’ange nouveau pour violoncelle, dans la mesure où tout se joue essentiellement sur les contrastes entre effets d’attaque, de rythme et de dynamique (peut-être l’œuvre la moins frappante des trois: on est en fait assez habitué à ce genre d’œuvres pour violoncelle solo entre crissement et raclements dans la musique contemporaine - et je suis un peu déçu: je pensais que Mahnkopf jouerait davantage sur les modes de jeu pour tirer des effets de texture: sul ponticello, pizzicati, col legno…) Enfin, dans Le rêve d’ange nouveau, l’instrument-piano semble en quelque sorte intégrer - je dirais presque coaguler - l’élément «mélodie» et l’élément «geste-texture» pour construire un discours dont le caractère évident-dans-sa-complexité m’a beaucoup fait penser à Lemma-Icon-Epigram de Ferneyhough (est-ce que les autres œuvres du disque d’œuvres pour piano chez Neos est de la même veine?)

J’adore la pièce pour violoncelle, moi : je dis pas que c’est inédit ou que ça va très loin, mais je trouve ça très beau...
Mais si tu veux du plus aventureux au violoncelle, il y a The Courier’s Tragedy : j’ai jamais vu du violoncelle solo écrit sur autant de portées. Laughing (est-ce que pour autant ça vaut Time and Motion Study II, je crois pas...)
Oui, tout le piano de Mahnkopf est dans la veine de L-I-E. Mr. Green

Benedictus a écrit:
Donc, un bilan vraiment très positif de ce que j’ai entendu de ce cycle - avec peut-être une préférence pour Solitude-Sérénade et La terreur d’ange nouveau (j’ai l’impression que Mahnkopf possède une vraie «patte» dans l’écriture pour bois - d’ailleurs, j’ai vu qu’il existait dans cette collection Neos un disque de musique pour flûte et un autre de musique pour hautbois) mais la Zweite Kammersymphonie et Le rêve d’ange nouveau sont vraiment de très, très belles pièces.

C’est un spécialiste du hautbois...

Je ne sais plus si tu as écouté le disque Wergo ?
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Claus-Steffen Mahnkopf (1962-)   Claus-Steffen Mahnkopf (1962-) EmptyMar 6 Avr 2021 - 16:34

lulu a écrit:
J’adore la pièce pour violoncelle, moi : je dis pas que c’est inédit ou que ça va très loin, mais je trouve ça très beau...
Ah, mais j'aime bien: simplement, j'ai été un peu déçu par rapport aux deux autres pièces solistes.

lulu a écrit:
Oui, tout le piano de Mahnkopf est dans la veine de L-I-E. Mr. Green
Very Happy

Benedictus a écrit:
Je ne sais plus si tu as écouté le disque Wergo ?
Non: je viens juste de le commander! (Et sous le coude, j'ai déjà Hommage à Daniel Libeskind à écouter.)
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lulu
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MessageSujet: Re: Claus-Steffen Mahnkopf (1962-)   Claus-Steffen Mahnkopf (1962-) EmptyMar 6 Avr 2021 - 16:35

Sinon oui c’est curieux les œuvres pour soprano, amusant de voir qu’à force de paramétriser à l’extrême on peut arriver à un truc qui ressemble à ça.
Et c’est pas nouveau, il suffit de penser à Time and Motion Study III (pour chœur).

Mais c’est pas si étonnant en fait : y a toujours une branche de la complexité qui organise des « actions » plutôt que des échelles purement musicale (musique absolue blablabla). Chez Ferneyhough et Mahnkopf, c’est surtout le cas dans les œuvres solistes, et c’est en particulier exacerbé dans l’écriture vocale. Du coup, forcément, alors que le point de départ est pas là, ça finit à ressembler à de la performance ou à du théâtre musical. hehe
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MessageSujet: Re: Claus-Steffen Mahnkopf (1962-)   Claus-Steffen Mahnkopf (1962-) EmptyMar 6 Avr 2021 - 16:39

Benedictus a écrit:
(Et sous le coude, j'ai déjà Hommage à Daniel Libeskind à écouter.)

ah, j’ai un souvenir incroyable de ça...
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MessageSujet: Re: Claus-Steffen Mahnkopf (1962-)   Claus-Steffen Mahnkopf (1962-) EmptyMar 6 Avr 2021 - 16:46

lulu a écrit:
Sinon oui c’est curieux les œuvres pour soprano, amusant de voir qu’à force de paramétriser à l’extrême on peut arriver à un truc qui ressemble à ça. [...] ça finit à ressembler à de la performance ou à du théâtre musical. hehe
En effet: je ne m'attendais absolument pas à tomber sur quelque chose comme ça.

lulu a écrit:
Benedictus a écrit:
(Et sous le coude, j'ai déjà Hommage à Daniel Libeskind à écouter.)
ah, j’ai un souvenir incroyable de ça...
Oui, en voyant les effectifs et les dates, je me suis qu'au moins sur le papier, ça devait être très bien.
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MessageSujet: Re: Claus-Steffen Mahnkopf (1962-)   Claus-Steffen Mahnkopf (1962-) EmptyMer 7 Avr 2021 - 0:55

Benedictus a écrit:
lulu a écrit:
Benedictus a écrit:
(Et sous le coude, j'ai déjà Hommage à Daniel Libeskind à écouter.)
ah, j’ai un souvenir incroyable de ça...
Oui, en voyant les effectifs et les dates, je me suis qu'au moins sur le papier, ça devait être très bien.

On peut par contre avoir quelques doutes quand on connait l'œuvre de cet architecte (mais c'est un avis personnel et un peu HS, et qui ne saurait réduire cette musique, que je ne connais pas, à ce seul aspect ). Vous en savez plus sur ce qui fonde cet hommage ?
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MessageSujet: Re: Claus-Steffen Mahnkopf (1962-)   Claus-Steffen Mahnkopf (1962-) EmptyMer 7 Avr 2021 - 9:42

xoph a écrit:
On peut par contre avoir quelques doutes quand on connait l'œuvre de cet architecte (mais c'est un avis personnel et un peu HS, et qui ne saurait réduire cette musique, que je ne connais pas, à ce seul aspect ).
scratch

xoph a écrit:
Vous en savez plus sur ce qui fonde cet hommage ?
Ici (la traduction française est en bas de la page.)
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MessageSujet: Re: Claus-Steffen Mahnkopf (1962-)   Claus-Steffen Mahnkopf (1962-) EmptyMer 7 Avr 2021 - 10:03

Benedictus a écrit:
xoph a écrit:
On peut par contre avoir quelques doutes quand on connait l'œuvre de cet architecte (mais c'est un avis personnel et un peu HS, et qui ne saurait réduire cette musique, que je ne connais pas, à ce seul aspect ).
scratch
Disons que les lacérations, fractures, et déconstructions du Musée juif de Berlin se sont transformées en systématique autoréférentielle et porteuse de la "marque" Libeskind. D'après moi, pas le plus intéressant des architectes qui ont gravité autour de la Cooper Union dans les années 80. Bref, pas fan du tout de Daniel Libeskind. Mais c'est un peu HS

Déconstruction ou construction mercantile ?:
 

Benedictus a écrit:

xoph a écrit:
Vous en savez plus sur ce qui fonde cet hommage ?
Ici (la traduction française est en bas de la page.)
Merci pour ce lien.
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MessageSujet: Re: Claus-Steffen Mahnkopf (1962-)   Claus-Steffen Mahnkopf (1962-) EmptyMer 7 Avr 2021 - 10:35

xoph a écrit:
Disons que les lacérations, fractures, et déconstructions du Musée juif de Berlin se sont transformées en systématique autoréférentielle et porteuse de la "marque" Libeskind. D'après moi, pas le plus intéressant des architectes qui ont gravité autour de la Cooper Union dans les années 80. Bref, pas fan du tout de Daniel Libeskind.
Merci, c'est tout de suite plus clair!  Smile

xoph a écrit:
Mais c'est un peu HS
Ben, non, pas vraiment, c'est un éclairage contextuel intéressant.
(Si HS il y a, c'est juste dans la mesure où, dans sa note de présentation, Mahnkopf ne semble se référer qu'à sa propre visite du Musée juif de Berlin en 2000 - donc à une expérience personnelle antérieure à la systématisation commerciale que tu dis.)
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