Autour de la musique classique

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 Playlist (142)

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Roupoil
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 14:21

Shcherbachov : Nonette (écouté sur Youtube, interprètes non précisés)

Quelle drôle de concept que ce nonette pour harpe, flûte, piano quatuor à cordes, soprano (!) et mime (!!). Evidemment, à l'écoute de la simple musique, on ne peut que se demander ce qu'apportait le mime à la partition... La soprano a des interventions assez parcimonieuses mais qui s'intègrent très bien dans le discours, la harpe et la flûte jouent par moments les premiers rôles et s'effacent à d'autres pour laisser place à un plus classique quintette piano/cordes. Dans l'ensemble, c'est de la musique intriguante mais surtout vraiment séduisante, jamais de surplace, le langage est très accessible (je ne trouve par aileurs pas que ça sonne très russe, pour le coup) mais très maitrisé, une belle découverte.
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Alifie
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 14:55

Roupoil a écrit:
Shcherbachov : Nonette (écouté sur Youtube, interprètes non précisés)

Quelle drôle de concept que ce nonette pour harpe, flûte, piano quatuor à cordes, soprano (!) et mime (!!). Evidemment, à l'écoute de la simple musique, on ne peut que se demander ce qu'apportait le mime à la partition...

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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 15:04

3) Modeste Moussorgsky (1839-1881) :

Une Nuit sur le Mont Chauve

= Georges Prêtre, Royal Philharmonic Orchestra

(HMV, novembre 1961)

Playlist (142) - Page 13 Borodi11
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Emeryck
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 15:50

Ahmed Essyad : Tamda pour flûte en ut        1990 / Artaud
Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Ahmed Essyad : Les eaux meurent en dormant pour piano et flûte en ut        1992 / Strosser, Artaud
Very Happy Very Happy Very Happy
Ahmed Essyad : La mémoire de l'eau pour piano        1982 / Strosser
Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Ahmed Essyad : La source captive pour flûte basse        1982 / Artaud
Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Ahmed Essyad : Le temps rebelle pour flûte basse et piano        1980 / Artaud, Strosser
Very Happy Very Happy Very Happy +
Ahmed Essyad : Asslman pour flûte basse        1992 / Artaud
Very Happy Very Happy Very Happy


Dernière édition par Emeryck le Sam 21 Mar 2020 - 18:03, édité 6 fois
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Oriane
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 15:59

Marianna Martines : Sonate pour clavier n°3
Nicoleta Paraschivescu (clavecin).

I love you
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darkmagus
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 17:45

Playlist (142) - Page 13 91fGtL6oR3L._SS500_

CHERUBINI
Requiem
***
Christoph Spering


Playlist (142) - Page 13 Requiem

MOZART
Requiem (jusqu’au Sanctus)
*****
Nikolaus Harnoncourt
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Xavier
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 17:56

Sibelius: Tapiola/P.Järvi Berlin (vidéo), puis Slobodeniuk Berlin (vidéo), puis Lintu

Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
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mickt
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 18:24

Xavier a écrit:
Sibelius: Tapiola/P.Järvi Berlin (vidéo), puis Slobodeniuk Berlin (vidéo), puis Lintu

Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

Et tu nous conseilles lequel ? Surprised
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Xavier
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 18:31

Les deux vidéos ne sont pas géniales, un peu molles à mon goût. (Järvi un peu meilleur mais un souci avec les harmoniques de contrebasses qui jouent une octave plus bas que ce qu'on entend d'habitude dans un passage central)
Lintu est très bien par contre. (disque avec En Saga et des mélodies par Otter)
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darkmagus
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 19:08

Playlist (142) - Page 13 R-3112548-1316360444.jpeg

SCHOENBERG
Un survivant de Varsovie
***°
Claudio Abbado – Gottfried Hornik


WEBERN
Passacaglia op. 1
**
Six pièces pour orchestre op. 6
*****
Cinq pièces pour orchestre op. 10
****°
Variations pour orchestre op. 30
***°
Claudio Abbado
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mickt
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 19:32

Xavier a écrit:
Les deux vidéos ne sont pas géniales, un peu molles à mon goût. (Järvi un peu meilleur mais un souci avec les harmoniques de contrebasses qui jouent une octave plus bas que ce qu'on entend d'habitude dans un passage central)
Lintu est très bien par contre. (disque avec En Saga et des mélodies par Otter)

Merci !
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 21:27

4) Alexandre Scriabine (1872-1915) :

Le Poème de l’Extase, Op. 54

= Vladimir Ashkenazy , Orchestre symphonique de Berlin

(Decca, juin 1990)

Playlist (142) - Page 13 Scriab10
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lulu
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 22:06

Manfred Trojahn : Streichquartett Nr. 2 mit Klarinette und Mezzosopran Drei Gedichte von Georg Trakl (1979/80)
Tanja Ariane Baumgartner
Thorsten Johanns
Minguet Quartett
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 22:37

Merci Alifie pour la référence de l'enregistrement du Nonette de Shchterbatchov. Du même compositeur, je n'ai pas déniché grand chose d'autre sur le web, on trouve une Cinquième Symphonie (St. Petersburg State Academic Symphony/Alexander Titov) qui se laisse bien écouter, mais les quatre symphonies précédentes semblent introuvables.

Toujours dans les sphères russes, et méritant un coup d'oreille, la Troisième Symphonie de Karaiev (parfois écrit Garaiev), oeuvre courte (à peine plus de 20 minutes pour quatre mouvements) qui nous laisse entendre un motorisme assez sympathique dans son premier mouvement. Dommage que le deuxième mouvement soit aussi proche mélodiquement du premier, et que le reste de la symphonie soit moins emballant.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 23:09

lulu a écrit:
Manfred Trojahn : Streichquartett Nr. 2 mit Klarinette und Mezzosopran Drei Gedichte von Georg Trakl (1979/80)
Tanja Ariane Baumgartner
Thorsten Johanns
Minguet Quartett
Très Neue Einfachheit, j'imagine? Bien?
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lulu
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 23:28

oui, ça correspond à ce qu’on peut attendre de ce dispositif d’un compositeur allemand à cette date. hehe
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 23:51

Playlist (142) - Page 13 51n9dbThRaL._SX355_

SCHUBERT
Symphonie inachevée
****°
Un premier mouvement sauvage et grandiose, presque terrifiant
Yevgeny Mravinsky



Playlist (142) - Page 13 51yOY%2B69MCL._SY355_

STRAVINSKY
Petrouchka
****°
Yevgeny Mravinsky
Version torrentielle et hallucinée

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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptySam 21 Mar 2020 - 23:52

lulu a écrit:
oui, ça correspond à ce qu’on peut attendre de ce dispositif d’un compositeur allemand à cette date. hehe
Mais c'est bien fait, pas trop exclusivement néo? D'après toi, ce serait susceptible de ma plaire?
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 0:26

Non non c’est pas néo, mais tout à fait expressionniste, en fait c’est plutôt proche de Rihm.
Y a des passages plus gentils, mais là encore c’est comparable aux pages consonnantes qu’on trouve çà et là chez Rihm dans les années 70, il n’y rien de rédibitoire, au pire on reste au niveau d’un Notturno de Schoek un peu distendu (pas certaine que cette comparaison soit la plus indiquée mais bon).


Dernière édition par lulu le Dim 22 Mar 2020 - 0:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 0:26

5) Piotr I. Tchaikovsky (1840-1893) :

Sérénade pour cordes en ut majeur, Op. 48

= Semyon Bychkov, Orchestre philharmonique de Berlin

(Philips, octobre 1991)

Smile Un disque 100% crincrin, où les cordes denses de Berlin offrent robustesse, cohésion et malléabilité, où Bychov anime ses archets
avec beaucoup de précision (on se rappelle sa méticuleuse lecture de la Symphonie n°5 de Chostakovitch avec le même orchestre).
Mais il manque ce soupçon de séduction et de charisme qui caractérise les meilleures interprétations,
étant dit que parmi mes versions de chevet je n'ai jamais trouvé mieux qu'Ormandy à Philadelphie (CBS).


Playlist (142) - Page 13 Tchaik11
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 1:24

lulu a écrit:
pas néo, mais tout à fait expressionniste (...) plutôt proche de Rihm (...) au niveau d’un Notturno de Schoek un peu distendu
Vendu! Very Happy
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Xavier
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 4:36

Pärt: Wallfahrtslied, Como cierva sedienta/Kaljuste

Very Happy Very Happy Very Happy Smile
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 11:42

Hier, encore une réécoute de mes quatuors postromantico-décadents préférés:

• Schmidt: Quatuors à cordes en la majeur (1925) et en sol majeur (1929):
 
Franz Schubert Quartett, Wien
Wyastone Leys, IV.1995
Nimbus


• Schoeck: Quatuor à cordes en ré majeur, op. 23 et en ut majeur, op. 37:
 
Quatuor Minguet
Kassel-Harleshausen, X.1995
MDG

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charles.ogier
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 12:07

Xavier a écrit:
Les deux vidéos ne sont pas géniales, un peu molles à mon goût. (Järvi un peu meilleur mais un souci avec les harmoniques de contrebasses qui jouent une octave plus bas que ce qu'on entend d'habitude dans un passage central)
Lintu est très bien par contre. (disque avec En Saga et des mélodies par Otter)

les harmoniques de contrebasses qui jouent une octave plus bas
ce qui attiré mon attention.
Et pour satisfaire ma curiosité
study   study

https://www.nelsonmalleus.com/harmoniques-contrebasse
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 12:25

Berlioz, Symphonie fantastique. Ozawa
Ravel, Pavane pour une infante défunte. Ozawa
Tchaikovsky, Suite de la Belle-au-bois-dormant. Ozwa

Très beau CD !
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lulu
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 12:39

Manfred Trojahn :
3. Streichquartett (1983)
Fragmente für Antigone, six pièces pour quatuor à cordes (1988)
Lettera amorosa : 6. « Chant d’insomnie III » pour quatuor à cordes (2007)
4. Streichquartett (2009)
Henschel Quartett
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 14:00

Eduardo Bértola : Trópicos pour flûte, violon et clarinette        1975 / Ensemble SurPlus
Very Happy Very Happy Smile +
Eduardo Bértola : Penetraciones pour bande magnétique        1972 / -
Very Happy Very Happy Smile +
Eduardo Bértola : Translaciones pour flûte et bande magnétique        1976 / Rodrigues
Very Happy Very Happy Smile 
Eduardo Bértola : Dynamus pour bande magnétique        1970 / -
Very Happy Very Happy Smile
Eduardo Bértola : Las doradas manzanas del sol pour piano        1966 / Gandini
Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Eduardo Bértola : Penetraciones II pour bande magnétique        1971 / -
Very Happy Very Happy Smile
Eduardo Bértola : La visión de los vencidos pour quatre flûtes        1978 / Nucleo Musica Nueva de Montevideo
Very Happy Very Happy Very Happy
Eduardo Bértola : Duo dos temperamentos e das cores pour violon et alto        1984 / Ensemble SurPlus
Very Happy Very Happy Smile +
Eduardo Bértola : Tramos pour bande magnétique        1975 / -
Very Happy Very Happy


Dernière édition par Emeryck le Dim 22 Mar 2020 - 15:37, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 14:31

Wagner, Waltraud Meier sings Wagner, Lorin Maazel, Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 15:55

Luciano Berio : Momenti (1960)
Luciano Berio : Omaggio a Joyce (1959)
Bruno Maderna : Continuo (1958)
Iannis Xenakis : Orient-Occident (1960)
Mauricio Kagel : Transición I (1958–60)
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 16:01

lulu a écrit:
Luciano Berio : Momenti (1960)
Luciano Berio : Omaggio a Joyce (1959)
Bruno Maderna : Continuo (1958)
Iannis Xenakis : Orient-Occident (1960)
Mauricio Kagel : Transición I (1958–60)
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 16:11

un problème ? hehe
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 16:16

lulu a écrit:
un problème ? hehe
Oui, ce n'est que de la musique électronique ; et en plus, Xenakis et Kagel, on ne peut pas dire que ça soit très envoûtant...
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Emeryck
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 16:19

Liza Lim : Extinction events and dawn chorus pour douze instruments        2018 / Schafleitner, Klangforum Wien (Rundel)
Very Happy Very Happy Very Happy Smile +
Liza Lim : Axis mundi pour basson        2013 / Dowling
Very Happy Very Happy Very Happy +
Liza Lim : Songs found in dreams pour neuf instruments        2005 / Klangforum Wien (Asbury)
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy


Dernière édition par Emeryck le Dim 22 Mar 2020 - 17:28, édité 4 fois
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 16:33

Bach : Le Clavier bien tempéré Livre II (Gould)

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Anaxagore
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 16:54

Playlist (142) - Page 13 9k=

Dufourt: Lucifer d'après Pollock (Orchestre Philharmonique du Luxembourg, Pierre-André Valade).

Dufourt: Voyage par-delà les fleuves et les monts (Orchestre Philharmonique du Luxembourg, Pierre-André Valade).

J'ai bien aimé ces deux oeuvres très colorées, la première plutôt fauviste, la seconde plus impressionniste (si l'on me permet l'analogie picturale) Smile .
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lulu
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 16:54

Toshiro Mayuzumi : Mandara pour sons électroniques et voix (1969)
Maki Ishii : Kyoō pour multi-piano, orchestre et sons électroniques (1968)
Minao Shibata : Improvisation pour sons électroniques (1968)
Makoto Moroi : Shōsanke pour sons électroniques et instruments traditionnels japonais (1968)
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Anaxagore
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 17:00

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Dufourt: Burning Bright (Les percussions de Strasbourg).

Étonnant et impressionnant ! On croirait entendre de la musique électronique alors qu'il ne s'agit que de percussions Smile .
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Anaxagore
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 17:07

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Brahms: Sérénades n° 1 op. 11 et n° 2 op. 16 (Gewandhausorchester Leipzig, Chailly).

Franchement enthousiasmant, comme tous les Brahms de Chailly.
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Xavier
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 17:14

Saariaho: Asteroid 4179, Laterna magica/Rouvali (vidéo)

Very Happy Very Happy Very Happy
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Emeryck
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 17:59

Klaus K. Hübler : Hommage à Alban Berg pour quatuor à cordes        1977 / Arditti String Quartet
Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Klaus K. Hübler : Konzertparaphrase pour trio à cordes        1980-81 / Arditti Sring Quartet
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy +
Klaus K. Hübler : Dialektische phantaisie pour quatuor à cordes        1982-84 / Arditti String Quartet
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy +
Klaus K. Hübler : Mvsica mensvrabilis pour deux violons et alto        1975-76 / Arditti String Quartet
Very Happy Very Happy Very Happy


Dernière édition par Emeryck le Dim 22 Mar 2020 - 20:39, édité 6 fois
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Emeryck
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 17:59

Anaxagore a écrit:
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Dufourt: Lucifer d'après Pollock (Orchestre Philharmonique du Luxembourg, Pierre-André Valade).

Dufourt: Voyage par-delà les fleuves et les monts (Orchestre Philharmonique du Luxembourg, Pierre-André Valade).

J'ai bien aimé ces deux oeuvres très colorées, la première plutôt fauviste, la seconde plus impressionniste (si l'on me permet l'analogie picturale) Smile .
cheers
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Oriane
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 18:18

Grazyna Bacewicz : Concerto pour violon n°7.
Joanna Kurkowicz, Polish Radio SO.


Sofia Gubaidulina
: Stimmen...Verstummen, Symphonie en douze mouvements (1986).
Gennady Rozhdestvensky, OP royal de Stockholm.
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xoph
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 18:33

Jean-Marie Leclair (1697-1764)
Concerti per violino* N° Op. 10 n° 3 et 1, Op. 10 n° 1 et 3

Leila Schayegh, violon
La Cetra Barockorchester Basel

*eh oui, il n'y a pas que Vivaldi dans la vie ! J'imagine que le titre italien doit correspondre au frontispice des éditions originales. Glossa étant basé en Espagne. Pas plus d'informations à ce sujet. La critique de Diapason, par Loïc Chahine saluant ce disque (second volume de concertos par Leila Schayegh et La Cetra Barockorchester Basel) d'un Diapason d'or met par contre en avant les affinités de cette interprétation avec une ambiance préclassique, faisant de Leclair le compatriote de Rameau, plus que l'épigone de Vivaldi ou Tartini.
Le violon de Leila Schayeg, en quête de couleurs plus que de démonstration virtuose; une pâte orchestrale à la fois précise et avec du grain, donnent en tout cas à cette musique toute sa qualité.
Je trouve les mouvements lents particulièrement beaux.

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Vivaldi ou pas, on peut toujours mourir assassiné pour d'obscurs motifs (pour la petite histoire, la rivalité entre artistes est souvent invoquée)

Leclair est ses rivaux
Louis-Gabriel Guillemain, Jean-Baptiste Cardonne, Jean-Pierre Guignon, Jacques Duphly & Jean-Marie Leclair

Leila Schayegh, violon
Jörg Halibek, clavecin

Belle mise en perspective de l'œuvre de Leclair

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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 19:04

Bach : Messe en si mineur (Gardiner)
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Cololi
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 19:40

Walton : Symphonie n°1 (Ashkenazy)

Martinů : Symphonie n°1 (Bělohlávek)

Verdi : Aïda (Solti / Price / Vickers / Gorr)

Prokofiev : Le pas d'acier (Jurowski)
Prokofiev : L'enfant prodigue (Jurowski)
Prokofiev : Symphonie n°5 (Karajan)

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Laissons les jolies femmes aux hommes sans imagination - Proust (Albertine disparue)
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 20:28

Playlist (142) - Page 13 Mzolom10
Catégorie orchestrale -rang 068°/250



Playlist (142) - Page 13 Lanchb10
John Lanchbery (1923-2003)


6) Piotr I. Tchaikovsky (1840-1893) :

La Belle au Bois dormant, ballet Op. 66

= John Lanchbery, Philharmonia Orchestra

(Emi, mars-juillet 1981)

Smile Comme beaucoup, j'avais découvert La Belle au Bois dormant par des extraits, en l'occurrence un vinyle d'Eugene Ormandy (CBS). Et comme certains, je me suis épris des ballets tchaikovskiens au point d'en collectionner les versions, complètes ou partielles. Sauf peut-être le Casse-Noisette, aucun des trois n'est exempt de longueurs, faiblesses, ou banalités. À tel point que pour les Mélomaniac d'Or, j'ai hésité à vous proposer une intégrale ou une anthologie auquel cas le disque de Pierre Monteux à Londres (RCA) se recommanderait en priorité pour son chic et son panache. Mais voilà, comment se dispenser des splendides pages qui passent inévitablement à la trappe quand on se contente d'une compilation ?!
Au début des années 1950, à l'apparition du Long Playing, une poignée de chefs s'attelèrent à ce ballet, en intégralité (ou quasi, vu qu'en l'absence de coupure, la partition dépasserait trois heures) : le percutant Antal Dorati à Minneapolis (Mercury, avril 1955, exhaustif, sur quatre microsillons !), le sagace Ernest Ansermet (avril 1959). Anatole Fistoulari à Paris (Decca, juin 1952) et Robert Irving et son Royal Opera House (HMV, juin 1955) se limitèrent à une mouture un peu abrégée, conformément aux pratiques de Covent Garden. Et aussi pour tenir sur quatre faces 33 tours. Tout comme Georges Weldon et le Philharmonia (HMV, avril-mai 1956), en outre le premier à bénéficier d'une captation stéréophonique. D'autres enregistrements suivirent : Ievgueni Svetlanov (Melodiya), André Previn (Emi), le somptueux remake d'Antal Dorati avec le Concertgebouworkest (Philips), Richard Bonynge (Decca), Valery Gergiev (Philips), Mark Ermler (Sony)... À vrai dire, une seule version m'a déçu : Pletnev chez DG, bien trop mollasson et médiocrement inspiré. Parmi les intégrales, restait l'embarras du choix. Le musicologue Greg Keane distingue deux manières d'aborder une œuvre aussi riche et dont la partition peut se suffire (bien qu'elle soit rarement jouée en concert) : théâtrale (je rangerais ici les baguettes habituées de la fosse tels Dorati I, Fistoulari, Ansermet, ou les slaves tels Svetlanov, Gergiev ou Ermler) versus symphonique (Weldon, Previn, Dorati II, Pletnev...)
Celle que j'ai retenue se rattache résolument à la première école : Lanchbery est un spécialiste expérimenté, lui-même auteur et arrangeur de ballet, qui avait commencé sa carrière dès 1948 à la tête des plus prestigieuses salles du Royaume-Uni (Metropolitan, Sadler's Wells, Covent Garden), d'Australie et des États-Unis (ABT de New York). Il fut le premier maestro non-russe à recevoir la médaille du Bolchoï, et Rudolf Noureev le considérait pour son art comme le meilleur chef de l'après-guerre. Il grava notamment les trois chefs-d'œuvre tchaikovskiens avec le Philharmonia. Il excelle ici dans la personnification des leitmotive, l'intensification des climats, privilégiant parfois la fougue sur la précision, mais son instinct trouve toujours les clés qui font vivre la musique et ce qu'elle suggère ou accompagne. Même en conditions studio, Lanchbery pousse dans ses retranchements la virtuosité de l'orchestre anglais, qui délivre ainsi tout le lustre, l'éclat, la saveur de cette partition.
C'est le Théâtre Impérial de Saint-Pétersbourg qui en 1888 commandita Tchaikovsky, lequel se plongea dans le mythe approprié par Charles Perrault et les Frères Grimm. Le chorégraphe Marius Petipa formula les contraintes, canalisant l'imagination musicale sans l'assécher. L'intrigue repose sur un Prologue et trois Actes, les deux premiers déployant l'essentiel du ressort narratif, -le dernier procurant les divertissements et pièces de caractère inhérents au genre.

L'introduction commence par une irruption parmi les plus impressionnantes de tout le répertoire : attaque fortissimo martelée par la grosse caisse, menaçantes sonneries de cuivres, rafales échevelées des violons : tous ces procédés clament déjà la puissance du maléfice. Contraste avec l'Andantino (0'43) : sur un soyeux tamis des violons, clarinette et flûte exhalent maintenant une ambiance bienveillante, dans un radieux mi majeur, prolongée par les cordes (1'30), les cuivres (1'52). Le climax transige vers une marche guillerette (2'23) sifflotée par bassons et clarinettes. Le Prologue démarre insouciamment par la poursuite de cette Marche, en la majeur aux violons. Les petites mains du château s'affairent aux préparatifs du baptême de la Princesse Aurore. À la reprise, dames et seigneurs font leur entrée (0'27). Catalabutte, le maître de cérémonie, prend solennellement la parole (0'57) aux trombones et cordes graves, ensuite la marche reprend aux violons, calmement (1'27) puis vigoureusement (1'47). Catalabutte intervient encore, d'une voix adoucie (2'27). Diversion aux bois et cordes (2'59) qui se propage aux cors (3'16) dans une fanfare crescendo qui salue l'arrivée du Roi et de la Reine. La marche reprend (3'36) dans une veine grandiose décrivant le faste de la Cour qui s'installe, jusqu'à l'accord conclusif (4'39).
L'ondoyante Scène dansante voit entrer les fées. D'abord celle des Lilas (1'13). Gracieux intermède allegro moderato (2'00) aux violons et altos : damoiseaux et damoiselles accourent avec les cadeaux puis (tandis que le rythme devient ternaire) se mettent à valser délicatement (2'12), au gré d'une volute ascendante des violons. Un palier un peu guindé (2'59) précède la reprise de la valse (3'32) auréolée par la harpe et les contrechants d'altos, jusqu'à un pizzicato conclusif (4'23). Pour le Pas de Six, les fées présentent leurs offrandes. À l'unisson des cordes et bois s'empèse une complainte surannée, soulignée par la harpe et conclue par un puissant accord (0'33) et une sonnerie de cuivres. L'Adagio démarre andante en si bémol, chanté par la clarinette (0'05), le hautbois (0'42), les bois. Après un ravalement de clarinette, les violons (1'15) lancinent un émouvant crescendo d'où se dégage le hautbois (2'11). La clarinette reprend la mélodie initiale (2'27), endossée par violons (2'52) et trombones sur fond de triolets qui élèvent la tension vers un fortissimo ponctué par roulement de timbales (3'26). Un ostentatoire glissando de harpe à découvert (3'32) va propulser un allegro molto (3'40) à toute vitesse : aux violons, puis clarinette et piccolo, avec l'appoint du tambour de basque. Suit une série de Variations chacune consacrée aux six fées et à leur présent. La première, Candide, apporte la beauté, au gré d'un allegro moderato : lâche scansion des cordes graves, vagues d'arpèges de clarinettes supportent la callipédie au hautbois (0'08) puis au basson (0'41) sur volutes flûtées. Désinence au hautbois (0'57), ensuite (1'05) aux flûtes et cor anglais. La seconde, Fleur de Farine, apporte le courage, et se veut fluide et élancée : un galop de cordes à 6/8 diligente un staccato des hautbois et clarinettes, puis de l'ensemble des bois. La troisième, Miettes qui tombent, apporte la gracilité dans sa besace, et se présente en trois sections : l'effritement est d'abord judicieusement traduit par des pizzicati de violon d'où s'élèvent de suaves violoncelles (0'16). Les pincements passent aux altos et violoncelles (0'30) ponctués par clarinettes et bassons, et reprennent enfin aux violons (0'45) surlignés par des trilles exhalés à l'aigu, tandis que la cantilène des violoncelles (1'01) rappelle la première section. La quatrième, Canari qui chante, fait don du talent musical (un gage de vertu féminine en ces lointaines époques), -une des pages les plus enchanteresses de la partition. Nimbée par le glockenspiel s'ébroue une volière de triolets au piccolo, puis aux deux flûtes, qui peut évoquer la « Musique des automates » de Coppélia de Delibes, que révérait Tchaikovsky. La cinquième, Violente, a l'espièglerie dans l'escarcelle. Encore un galop, qui enchaine un lacis de triades alternées aux violons et clarinettes, relancées (0'42) par le tambour de basque. La sixième, la plus influente, la Fée des Lilas, arrive enfin prodiguer ses dons, au gré d'une magnanime valse en ut majeur, suivie par une Coda : un chorus ascendant aux bois (0'05), mais dont le cours se voit balayé par d'orageux triolets des violons (0'30), comme une trouble prémonition, avant une bruyante conclusion qui pourchasse ces présages.
Pivot dramatique de l'Introduction, le Finale s'initie andantino. La Fée des Lilas, personnifiée par la clarinette, s'approche tendrement du berceau. Mais un roulement de timbales et une lointaine rumeur des trombones (0'22) témoignent d'un tumulte dans le vestibule, qui s'amplifie saccadé et véhément. La méchante Carabosse apparaît (1'12) sous des traits grinçants et patibulaires, qui grimacent aux bois (géniale instrumentation !), pour demander pourquoi elle n'a pas été conviée au baptême. Navrés de cette offense, le Roi et la Reine lui adressent une supplique (1'36) qu'on entend aux cordes, entrecoupées par les dénégations aux bois. C'est Catalabutte qui a oublié de l'inviter ! Tout quinaud, il se précipite aux pieds de Carabosse pour excuser sa contumélie (1'51) mais elle ricane (2'12) et lui défrise la perruque pour le ridiculiser. Elle pense à se venger par une imprécation (2'41), mais les bonnes fées implorent le pardon (2'53), par une chaleureuse intercession aux cordes. La sorcière se gausse de cette plaidoirie (3'20) et son hilarité malsaine gagne ses acolytes. Raclements de contrebasses, irrision de cymbale, bois persifleurs : là encore on admire l'orchestration ! Doubles-croches aux flûtes et piccolo (3'34) annoncent l'odieuse prédiction de Carabosse qui sermonne aux violoncelles et contrebasses (3'45) : la Princesse grandira comme une belle et saine jeune fille, mais à l'âge de seize ans elle se piquera avec un fuseau et en mourra !!!  Des cris horrifiés s'élèvent en trémolo des flûtes et clarinettes (3'50, 3'57) qui ensuite prorogent la malédiction tandis que le trille est transféré aux contrebasses (4'04, 4'11) par une astucieuse interversion de l'instrumentation. Les violons fusent en doubles-croches et proclament que la Princesse s'endormira dans un silence éternel... Tandis que la Cour s'abat dans la consternation, Carabosse jubile d'un rire sardonique (4'31) puis ses valets s'élancent dans une sordide chorégraphie (5'06) avec les rats. Silence. La Fée des Lilas sort de sa cachette (5'35) et l'on perçoit son thème au hautbois (5'38), sur les frémissements de cordes et les glissades de harpe. Elle annonce que sa magie n'est pas assez puissante pour conjurer la charaude, mais elle peut l'adoucir : la Princesse ne mourra pas, mais sera plongée dans un sommeil séculaire d'où elle sera tirée par le baiser d'un prince charmant. Furieuse de cette apparition qui contrarie ses desseins funestes, Carabosse remonte dans sa brouette (6'41), par un crescendo en fanfare qui signe son dépit. Le thème de la fée des Lilas se déploie aux cordes (7'18) et resplendit en canon aux cors (7'42) : les fées se groupent autour du berceau, toute la Cour est rassurée, tandis qu'enfle un crescendo conclu par une résolution en tutti (8'17).

L'Acte I évoque la réalisation du sortilège.
Jour de liesse. Toute l'intendance s'active aux préparatifs du seizième anniversaire de la Princesse. Allegro vivo en mi majeur. Fanfare, guillochis des violons, les bois piaillent une pimpante ritournelle (0'12), reprise à 0'34 (sur scène on voit des villageois travailler à la confection de guirlandes), puis avec les trompettes (0'57). Les triolets des violons (1'09) expriment les commérages tandis que les fileuses se mettent à danser. La fanfare introductive reparaît (1'57), Catalabutte vient superviser le protocole, il aperçoit les paysannes avec des aiguilles à tricoter qui suscitent sa méfiance (2'21) et ordonne de les mettre en prison (2'45) par des diatribes de violons qui évoluent en climax (3'04). Mais le Roi apparait sur la terrasse du château (3'16) et sur fond de pizzicati interroge Catalabutte (3'30) dont les réponses bourdonnent confusément en doubles-croches des violons (3'50) pour remémorer la sinistre prophétie, qui emplit le Roi de colère : cuivres et percussions vitupèrent, profèrent de furieux anathèmes contre les imprudentes (4'26). Les princes intercèdent (5'19) par la déprécation des violoncelles, -le Monarque apitoyé se laisse fléchir (6'06), ce que confirme le basson débonnaire, tandis qu'aux flûtes et hautbois résonne comme un écho des cachinations de Carabosse. En tout cas, les paysannes sont graciées.
La Princesse arrive, au gré d'un des moments qui garantit la célébrité du ballet : une Valse en si bémol. Introduction par des levées de violons, des acclamations (0'16), puis advient le motif principal dont le balancement est assuré par bassons et clarinettes (0'37). Une voluptueuse mélodie chante aux archets (0'41) ; péripétie (1'12), elle revient (1'48) sur la corde de sol, surlignée par la circonflexion des flûtes et clarinettes. Intermède nimbé par le glockenspiel (2'23). Retour de la mélodie principale (2'55), encore enjolivée de figurations (4'01) puis couronnée d'une longue péroraison (4'24). Quatre jeunes prétendants se présentent au Roi pour courtiser sa fille. Andante, hautbois et bassons roucoulent comme des pigeons, les cors s'engorgent de désir. Sujet de leur convoitise, Aurore apparaît (0'48), pleine de malice, regimbe sveltement (1'03), fièrement (1'19, on passe à 6/8 en la majeur).
Voilà un Adagio en mi bémol, l'autre notoire moment du ballet, un des triomphes lyriques de toute la musique occidentale, du moins dans le genre sirupeux. Hachurage des cors renforcé par hautbois et bassons, solo de harpe (0'13). Avec majesté, sur un généreux 12/8, clarinettes et cor anglais enclenchent un mécanisme ascendant de quatre notes (0'56), violons et altos épanchent une dolente mélodie (1'02), dont la reprise (1'37) s'entrecoupe d'un anxieux contrechant de violoncelles (1'59) auquel les bois (2'11) puis des trilles langoureux (2'21) font écho. Suivent un canon aux cordes (2'40) qui se resserre stringendo, puis un goulet opiniâtre (3'03). Une ascension en trémolo expulse la mélodie principale (3'26), en grande pompe, suivie d'un retour du contrechant de violoncelles, majorisé et résilient (3'45). D'ânonnants bassons (4'03) réinvitent l'épisode trillé, au cor anglais, parsemé de fusées aux flûtes. L'interlude s'exalte progressivement (4'28) et ramène la berquinade, encore plus emphatique (4'47), soulignée par un roulement de tambour (5'22), étirée jusqu'à la dernière goutte de suavité (6'34). Au rayon loukoum-qui-colle-aux-doigts, aucun compositeur n'a jamais fait mieux.
Dans la même tonalité, voici la Danse des demoiselles d'honneur et des pages, plus ordinaire, si ce n'est qu'elle montre le génie de Tchaikovsky à ressasser durant deux minutes un anodin motif d'une poignée de secondes (0'07-0'14) : il se transfère aux bois (0'22) ; après une variation des cuivres (0'37) il se répète aux flûtes et clarinettes (0'52) sur treillis de trompettes et cornets, il revient aux cordes (0'58). Voltige aux flûtes et clarinettes (1'07) ; le motif s'accélère (1'28) pour les gambettes des pages, s'étoffe des cuivres (1'41)... En sol majeur, la Variation d'Aurore valorise le violon solo et la harpe. Le section centrale (1'35) alterne staccato de bois et rafales de violons, avant un duo (2'11) entre soliste et flûte, censément bissé par les barres de reprises, mais le présent enregistrement enchaîne (2'49) sur la conclusion allegro vivace.
La Coda va nous emmener vers le nœud dramatique de ce premier Acte. Indolemment, sur de floches filandres des altos, les violons soupirent une insignifiante rengaine, prolongée par les seconds violons (0'17), les cors et cornets (0'31). Les pizzicati s'activent (0'42) puis les cuivres avec le tambour de basque (0'57) et les cymbales. La sinueuse mélodie reprend (1'14) au tempo primo mais accélère à nouveau (1'40) sur un crépitement du tambour de basque correspondant à l'instant où Aurore aperçoit une vieille dame grimée. Crescendo, un accord des trompettes en triolets (1'52) et un trille insistant des violons signalisent un danger. On passe en mi bémol et à une battue ternaire pour la reprise de la mélodie initiale, aux bois (1'58), quand Aurore saisit innocemment la quenouille que lui tend la vieille, et le Finale débute alors qu'elle se pique. D'omineuses fanfares alternent avec un fatidique motif arqué aux archets, qui ensuite se dévide allegro vivo (0'44) dans une exaltation croissante qui traduit le vertige de la Princesse vacillante, jusqu'à un roulement de timbales (1'11) et une sentence des cors et trombones. En la bémol, à l'aigu des violoncelles, la foule crie sa douleur (1'19) en constatant que la macabre prophétie s'est réalisée. À leur tour les deux parents se désespèrent (1'49) et leur accablement reflue au grave des contrebasses. L'horreur atteint son comble quand la vieille se dépouille de son manteau, révélant qu'elle n'est autre que Carabosse (2'14) ! Elle ricane sauvagement alors que tout l'orchestre fulmine, que les princes dégainent et l'assaillent, avant qu'elle ne disparaisse (2'38) sur un fracas de grosse caisse, tandis que la Cour s'enfuit épouvantée. À la faveur d'un Andantino en mi majeur (3'06), la Fée des Lilas survient au cor anglais, apaise les craintes : Aurore n'est pas morte, mais juste évanouie. Son thème se prolonge aux violons (4'02) tandis qu'on dépose la Princesse sur un brancard et qu'on l'emporte. Climax (4'24), fantastique clash de cymbale (4'43) puis du tam-tam : la Fée brandit sa baguette et plonge tout le royaume dans un charme d'endormissement. Le thème de la fée se déploie aux bois (5'14) sur un treillis des violons en sextolets qui va ingénieusement s'entrelacer à l'ensemble des cordes : le château s'entoure d'un maquis de ronces impénétrables. Le thème de la fée décline au cornet en sourdine (6'15), se décante à la clarinette (6'39), à la flûte sur un impalpable trémolo des archets pianissimo. Quatre ultimes et ténus accords de harpes referment cet Acte sur le palais figé dans son sommeil promis centenaire.

L'Acte II nous transporte donc un siècle plus tard, aux alentours de la forêt enchantée. En guise d'entracte se déploie une fanfare de cors, instruments cynégétiques par excellence : voilà une partie de chasse, qui se réplique aux cuivres, en alternance avec un air franc et décidé aux violons illustrant la vaillance de l'équipage, qui fait halte (1'16) à la guise d'un passage plus tranquille saccadé aux cordes. Paraît le Prince Désiré (1'34) dont le thème aux cors dérive de la fanfare initiale et se propage plein d'autorité et de candeur à l'orchestre. Son précepteur Galifron propose un jeu de colin-maillard (2'10), avant une trottinante répartie. Pour la scène n°11, la troupe accepte l'amusement et s'élance ainsi dans ce colin-maillard virevoltant et esbaudi d'une joyeuse fantaisie. Par le Moderato suivant, la curialité des cordes exprime comment Galifron souhaite organiser des danses pour les nobles dames. Prétexte pour Tchaikovsky de convoquer quelques pastiches aristocratiques. Les Duchesses exécutent un menuet en sol majeur, répété sur les doubles-croches de contrebasses (0'17) et solennisé par cors et trompettes (0'36). Les Baronnes préfèrent une gavotte, aux bois, non exempte de piment (piccolo à 0'17). Une impulsion trochaïque sur rythme ternaire émoustille l'allegro des Comtesses . Pour les Marquises, les prestes rubans d'exquises clarinettes à l'octave batifolent sur une guipure de pizzicati. Ces dames empressées (poco piu vivo) proposent maintenant une Farandole, qui prendra l'allure d'une orgueilleuse mazurka, scandée par les basses. Une section centrale (0'41) précède un presto (0'56) récapitulatif.
Au numéro 14, les fanfares font écho à l'ouverture de l'Acte puis s'éteignent ; le Prince lassé s'éloigne et reste seul. Un changement de tonalité (ré bémol) traduit le changement de décor pour l'Andantino : sur des reflets de harpe (1'03) s'exonde une embarcation de nacre qui transporte la Fée des Lilas dont le thème aux flûte et cor anglais (1'09) illustre son dialogue avec Désiré, poursuivi aux violons (1'53) jusqu'à un climax (2'32) où les violoncelles s'émeuvent (2'37). La fée montre une image d'Aurore endormie (3'25) qui soudain se lève et trépigne (4'05) par un vivace en mi majeur conclu par deux éclairs de harpe (4'50). Le Pas d'Action se dévoue au couple naissant, au gré d'un attendrissant solo de violoncelle, que divers pupitres nimbent par de bruissantes envolées des cœurs. L'idylle devient plus pathétique (2'22). L'ensemble des violoncelles reprend la mélodie initiale (3'10) majestueusement rejointe par altos et violons (3'30). Les bois s'affolent (4'12) puis s'élancent dans une valse (4'21) relayée par les violons, paraphée par deux ultimes pincements résolutoires (5'27). En si bémol, la Variation d'Aurore rappelle le morne début de la Coda de l'Acte I. Un hautbois dépeint une Princesse toute de fragilité, voire comateuse. Le convulsif accompagnement s'anime en doubles-croches (0'51) tandis que la mélodie reprend aux bois (1'07). La Coda du Pas d'Action est un fougueux presto où les clarinettes, le staccato des violons bégayent éperdument, et qui s'effiloche (1'11) par une diaphane texture d'inspiration mendelssohnienne : à la fin le spectre d'Aurore disparaît. Fort logiquement, dans la Scène suivante, par un agitato en mi bémol, le Prince prie la Fée de lui faire rencontrer Aurore en chair et en os, ce qu'elle accepte en le guidant à travers la forêt d'épines : grâce à quelque magie qui surmonte les obstacles, ce Panorama est traversé comme dans un songe, tramé par le treillage des bois en doubles-croches qui mobilise une lente et aérienne mélopée des violons. Au terme du parcours, des vapeurs envahissent le paysage.
Le bref n°18 avec le violon solo ne figure pas dans cet enregistrement. L'entracte andante misterioso nous révèle Aurore allongée dans une chambre du château. Sur un vaporeux trémolo d'archets, les bois font entendre le thème de l'endormissement par lequel la Fée avait plongé toute la Cour dans les bras de Morphée, à la fin du Prologue. Horreur !, dans cette alcôve les violons instillent le motif de Carabosse (0'30), qu'on imagine tapie dans un coin obscur. Une trompette bouchée cite le bienveillant motif de la Fée des Lilas (1'02) mais la mégère guette (1'42). Nouvelle citation du motif de la Fée (2'11), puis le hautbois soliloque (2'28) tandis que les cordes se décantent en volutes, traduisant les instances de métamorphose en train de couver. Les bois enclenchent un délitement d'arpèges (3'44), les nuages se dissipent (3'56). Nouvelle occurrence du thème de l'endormissement (4'23) qui s'amenuise. Soudain, Désiré et la Fée des Lilas entrent (5'17), les violons s'agitent vivace (5'30), le Prince s'élance vers le lit (5'43), les pupitres halètent par un frénétique crescendo (6'04). Désiré embrasse le front d'Aurore (6'37) : sur un glas de tam-tam le charme est rompu. La scène finale s'agite fébrilement dans un grandiloquent tutti, reprend ses esprits (0'36), puis redémarre en trombe dans une liesse exaltée.

Voué aux festivités du mariage, l'Acte III s'ouvre par une Marche en ré majeur, plutôt rapide (noire à 116), toute en guirlandes et fusées de doubles-croches. Le Roi et les fiancés entrent (0'55), salués par les courtisans. Cet Acte ne comporte guère d'autre action qu'un savoureux étalage de numéros d'apparat où vont défiler des personnages importés d'autres contes, et voici qu'on nous les présente en cortège dans la Polonaise en sol majeur, avec énergique trio médian (1'48). Amorcé par une banale introduction en si bémol, le premier Divertissement introduit quatre nouvelles fées, chacune patronnant métaux précieux et pierreries. La Fée Or valse en mi bémol, son thème est repris par les cors (0'36). La Fée argent sautille en la bémol par la voix des flûtes et piccolo, -les halos du glockenspiel concourent à cette mignonne argyropée. Place aux gemmes. La Fée Saphir se saccade de pizzicati en tuilage aux deux violons, dans un mètre irrégulier (à 5/4, un bacchée renversé) propulsé par cors, bassons et piano. Épinglée par le triangle, la Fée Diamant n'est pas montée en cabochon : elle miroite de toutes ses facettes, étincelle de tous ses feux -on notera la reprise à l'aigu du piccolo (0'29). Coda en mi majeur. Voici Le Chat botté, un des numéros les plus notoires, génialement caractérisé : miaulements de hautbois et basson, griffures d'archets en sforzando (et dans cet enregistrement, Bonynge obtient un effet extraordinairement lacérant !), minauderies de cor anglais... Qui douterait encore que Tchaikovsky fut un pape de l'orchestration ?
Un délicieux Adagio s'échancre à la flûte, rejointe par la clarinette (0'26) -reprise savamment ornementée (1'30) : il initie un Pas de Quatre qui transfuge deux couples. D'abord Cendrillon et le Prince Fortuné, au gré d'une valse. Puis L'Oiseau bleu et la Princesse Florine, qui comme attendu gazouille, aux deux flûtes. Conclusion par une badineuse Coda en fa. Un nouveau couple s'invite au numéro 26 : Chaperon rouge et le Loup, dont l'impatience tressaute aux bois (quelques grognements, 0'34- attestent que l'affamé n'a pas perdu ses instincts carnassiers) et s'active en stringendo (0'53). Revoilà Cendrillon qui, dans un allegro agitato, n'a pas mis les deux pieds dans la même pantoufle de vair. Le mouvement se transmue en valse (1'01) qui enfin embraye vivace (2'08).
Le pittoresque Pas berrichon est hélas absent de cet enregistrement, mais on regrettera moins l'éviction de la sempiternelle Sarabande qui suit le Pas de Deux des tourtereaux. Il débute par une Entrée principalement dévolue aux violons, guère inspirée il faut l'avouer. En revanche, l'Adagio n'est que ravissement : pizzicati, hautbois enjôleur (son incantation dérive de la rédemptrice Fée Lilas, plus que jamais symbole du renouveau dans le schéma initiatique du conte), violons caressants (1'44), girandoles de passions (2'20), avant une glorieuse reprise de la mélodie introductive, aux violons (3'05), aux trompettes (3'35), qui reflue aux bois (4'14). Une des pages les plus bouleversantes, les plus submergeantes du ballet, et de toute l'Histoire du ballet. Après ce duo, on espère les solos, que voilà. Celui de Désiré, viril, un galop épousseté par la caisse claire, qui vire aux acrobaties prestissimo (0'40). Celui d'Aurore, dont l'élégance se rehausse d'un violon (0'55) au glissando scintillant en harmoniques. Entêtante rengaine pour finir par une Coda éclaboussée.
En quelque six minutes, la Mazurka finale reste une des plus riches du répertoire, et justifie sa prolixité par sa place culminante dans ce ballet. Elle s'offre le luxe de deux trios : d'abord des borborygmes (1'23) qui hoquètent aux bois, montrant peut-être que l'assistance a fait bonne chère. Le second trio encoquète les violons (2'37) au gré d'une sinueuse valse. On est plus que rassasié par la reprise (toujours cette manie tchaikovskienne un brin agaçante de surexploiter ses machineries, si superbes soient-elles) : envolées (4'29), péroraison (4'39), presto sur les chapeaux de roue (4'51)... N'en jetez plus...
Maintenant que nous sommes sur les rotules : contraste avec la surrection de l'Apothéose, aussi triomphale que poignante quoique succincte. Deux minutes littéralement sublimes. Trompettes en héraut, glissandi du piano, la réfulgence laisse bouchée bée ! C'est Versailles autant que Byzance. Tchaikovsky trahit ses sympathies monarchistes et sa culture francophile en empruntant la chanson Vive Henri IV vive le Roi galant : en chorus aux bois (0'16), en clameur du tutti (1'02). Avalanche de pathos. La gorge se noue. On peut s'émerveiller ou en pleurer, en tout cas peut-on résister à la chair de poule ? Si cette apothéose ne vous met pas les larmes aux yeux, essayez les grands remèdes (Fistoulari et les gouailleurs pupitres parisiens chez Decca). Et si vous ne succombez toujours pas, c'est que la faculté de s'émouvoir vous a déserté, ou pire, que vous avez perdu votre âme d'enfant.
Ils vécurent heureux et eurent beaucoup de nobliaux, mais guère d'aussi beaux que ce ballet.


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Benedictus
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 21:53

Ce matin, deux grands disques du Huelgas Ensemble:

• La Dissection d’un Homme armé. Six Messes d’après une chanson bourguignonne:
 
Paul Van Nevel / Huelgas Ensemble
Louvain, X.1989
Sony «Vivarte»


• La Quinta essentia. Lassus: Missa «Tous les regretz» / Ashewell: Missa «Ave Maria» / Palestrina: Missa Ut re me fa sol la:
 
Paul Van Nevel / Huelgas Ensemble
Lisbonne, XI.2005
Harmonia Mundi



Et cet après-midi, retour sur trois enregistrements majeurs de musique française parus l’année dernière:

• Roussel: Le Festin de l’Araignée, op. 17:
 
Pascal Rophé / Orchestre National des Pays de la Loire
Nantes, VII.2018
BIS


• Magnard: Symphonie nº4 en ut dièse mineur, op. 21:
 
Fabrice Bollon / Philharmonisches Orchester Freiburg
Freiburg, III.2017
Naxos


• Chausson: Symphonie en si bémol majeur, op. 20:
 
Alexandre Bloch / Orchestre National de Lille
Lille, IX.2018
Alpha
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 21:57

Toshi Ichiyanagi : Music for Living Process pour flute, shakuhachi, harpe, percussion et deux danceurs (1973)
Maki Ishii : Cho-Etsu pour shakuhachi, conques, harpe, percussion et sons électroniques (1973)
Tokk Ensemble (Maki Ishii)
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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 23:40

Anaxagore a écrit:
Dufourt: Lucifer d'après Pollock (Orchestre Philharmonique du Luxembourg, Pierre-André Valade).
Dufourt: Voyage par-delà les fleuves et les monts (Orchestre Philharmonique du Luxembourg, Pierre-André Valade).
J'ai bien aimé ces deux oeuvres très colorées, la première plutôt fauviste, la seconde plus impressionniste (si l'on me permet l'analogie picturale) Smile .
Anaxagore a écrit:
Dufourt: Burning Bright (Les percussions de Strasbourg).
Étonnant et impressionnant ! On croirait entendre de la musique électronique alors qu'il ne s'agit que de percussions Smile .
Anaxagore a écrit:
Brahms: Sérénades n° 1 op. 11 et n° 2 op. 16 (Gewandhausorchester Leipzig, Chailly).
Franchement enthousiasmant, comme tous les Brahms de Chailly.
cheers Que des trucs chouettes!

lulu a écrit:
Manfred Trojahn :
3. Streichquartett (1983)
Fragmente für Antigone, six pièces pour quatuor à cordes (1988)
Lettera amorosa : 6. « Chant d’insomnie III » pour quatuor à cordes (2007)
4. Streichquartett (2009)
Henschel Quartett
J'ai écouté des bouts de 2ᵉ, et ça m'a effectivement beaucoup plu. Ceux-là sont du même style?
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arnaud bellemontagne
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arnaud bellemontagne

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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 EmptyDim 22 Mar 2020 - 23:46

Berg : Der Wein (Von Otter/Abbado)

Cette musique capiteuse monte à la tête. drunken

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MessageSujet: Re: Playlist (142)   Playlist (142) - Page 13 Empty

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