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 Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713)

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713)   Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713) EmptyJeu 1 Avr 2021 - 21:58

Parfois graphié Matheis.

Premier représentant célèbre des violonistes anglais. Probablement venu de Naples, il fait évoluer le style insulaire, plus gallo-teinté, vers une certaine italianité. (Pour ma part, je trouve cependant qu'il reste beaucoup d'aspect français et d'autres tout à fait singuliers… Moins prévisible que les contemporains italiens, où il existe cependant de très belles choses – du côté de Naples et de la Sicile on avait Falconieri, Montalbano, Trabaci, Leoni, Mayone…)

Je crois qu'il n'a essentiellement écrit que des œuvres pour violon (accompagné en général).

(Si Xoph veut faire une présentation, je recopierai volontiers les messages dans le nouveau fil qu'il ouvrira. C'est juste que je n'ai pas d'endroit où poursuivre la conversation…)

--
Présentation de Xoph :

C'est très bien comme ça, on peut cela dit rajouter deux ou trois choses, à mettre le plus souvent au conditionnel :

• La biographie :
Il arriverait à Londres vers 1674 (ou 1670), après une naissance à Naples (espagnole à l'époque), des études à Rome et un séjour en Allemagne (il s'y serait rendu à pied). L'on mentionne un voyage en France en 1678. D'un caractère arrogant “d’une indomptable fierté, plein d’exigences exorbitantes”, il serait mort (en Angleterre) dans la misère et la débauche.

• L'activité :
Il aurait enseigné le chant et aurait été un virtuose de la guitare à cinq cordes (chœurs), ce qui est vraisemblable étant donné que son traité "The False Consonances of Musick" est consacré à la pratique du continuo pour la guitare notamment.
Il est un virtuose et compositeur reconnu pour le violon. Là, les sources sont sans ambiguïtés, et qui plus est intéressantes (sur le style). On peut en trouver certaines dans l'excellente notice de Jonathan Keates pour le disque "Il genio inglese" dont celle-ci attribuée à John Evelyn :
“J’ai entendu ce prodigieux violoniste, Signor Nicholao [sic] (avec d’autres musiciens remarquables), qu’assurément aucun mortel n’a jamais surpassé sur cet instrument : ses coups d’archet étaient si doux, il faisait parler son violon comme une voix humaine et, quand il le voulait, comme un ensemble de plusieurs instruments. Il faisait des choses miraculeuses sur une seule note […]. Rien ne pouvait rivaliser avec le violon entre les mains de Nicholao : il semblait être spiritato [possédé] et jouait des choses si ravissantes sur un ground [basse obstinée] qu’elles plongeaient tout le monde dans l’étonnement.”

• Les œuvres
Il publie à partir de 1676 quatre volumes d’Ayres pour le violon
Il publie en 1680 false consonanse della musica, puis en anglais en 1682
Pas grand-chose d’autre semble-t-il : A collection of New Songs (Londres, 1698), de la musique pour le théâtre

• Quelques liens, outre Wikipédia
- Biographie
https://www.musicologie.org/Biographies/m/matteis_nicolas.html
- A propos de Matteis, Hélène Schmitt et Amandine Beyer
http://passee-des-arts.over-blog.com/article-33701115.html
- A propos de Matteis et d’Amandine Beyer
http://musebaroque.fr/matteis-melancholy-incogniti-zzt/ ou
https://www.resmusica.com/2009/08/20/linintelligible-musique-de-la-melancolie/
- Interview (passionnante et très bonne source sur Matteis) d’Amandine Beyer, au sujet de Matteis, par Jean-Christophe Pucek
http://passee-des-arts.over-blog.com/article-35309707.html
- Les excellentes notices (pour celles que je connais) des disques Il genio inglese, de l’édition originale de The False Consonances of Melancholy (qui n’est reprise que partiellement dans la réédition)
et certainement beaucoup d’autres choses…


Dernière édition par DavidLeMarrec le Dim 4 Avr 2021 - 18:43, édité 1 fois
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713)   Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713) EmptyJeu 1 Avr 2021 - 22:41

Benedictus a écrit:


• Matteis
Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713) Mattei10
Hélène Schmitt (violon Camilli, Mantoue ca. 1702), Gaetano Nasillo (violoncelle Ungarini, Fabriano ca. 1750), Eric Bellocq (guitare baroque; théorbe), Jörg-Andreas Bötticher (clavecin d’apr. Grimaldi, Palerme; orgue positif)
Paris, IV.2008
Alpha


Très chouette aussi: on est encore dans une esthétique italienne-XVIIᵉ, c’est-à-dire que la recherche de virtuosité produit un langage sophistiqué, parfois bizarre et un peu âpre… Et j’imagine que le jeu d’Hélène Schmitt permet de pousser assez loin dans ce sens-là. (Question à xoph: Amandine Beyer doit être plus «classicisante», là-dedans, non?)

xoph a écrit:
La "Reine de la cafétéria" (à Bâle) ; qui s'est ennuyée à mourir au CNSM de Paris (et à l'école) ; qui aurait pu choisir la flûte à bec comme son instrument n'est pas tout à fait classicisante. Mais il est probable que tu n'entends pas ce terme en regard de l'image un peu "hors sol" que peut avoir parfois Amandine Beyer ; mais plutôt comme un pont vers la sonate baroque en trio ou quatuor que l'on pourra trouver un peu plus tard (chez Haendel par exemple, aussi anglais et italien que Matteis, et qu'Amandine Beyer aura magnifiquement enregistré quelques années auparavant).
Pas facile de comparer les deux disques, tous deux très beaux. Paradoxalement c'est  Hélène Schmitt qui semble peut-être plus classique. Dans la construction du disque qui respecte la structure en "suite" de ces Ayres, alors qu'ils sont plus chahutés chez Beyer qui intitule son disque "False Consonances of Melancholy", y agrège des arias tirées du traité de Matteis "The False Consonances of Musick" et agence librement les Ayres eux-mêmes, il me semble. Elle y fait preuve d'une fantaisie formidable, dont le goût improvisé sert les bizarreries de cette musique.
Ce qu'elle en dit : "Il y a tout pour faire de belles suites […] mais parallèlement l'aléatoire est toujours présent pour émerveiller, confondre, déstabiliser. Bien sûr, le ton est violonistique, mais plus d'une fois les harmonies surprennent, la ligne mélodique semble subitement prise de dépression ou de folie, et les rythmes sages deviennent obsédants jusqu'à l'étourdissement." cqfd

Deux très grands disques pour un compositeur qui n'a pas de fil sur ce forum, et c'est un scandale qu'on se le dise !

PS:
 

Benedictus a écrit:
xoph a écrit:
La "Reine de la cafétéria" (à Bâle) ; qui s'est ennuyée à mourir au CNSM de Paris (et à l'école) ; qui aurait pu choisir la flûte à bec comme instrument n'est pas tout à fait classicisante. Mais il est probable que tu n'entends pas ce terme en regard de l'image un peu "hors sol" que peut avoir parfois Amandine Beyer ; mais plutôt comme un pont vers la sonate baroque en trio ou quatuor que l'on pourra trouver un peu plus tard (chez Haendel par exemple, aussi anglais et italien que Matteis, et qu'Amandine Beyer aura magnifiquement enregistré quelques années auparavant).
scratch Euh... non, rien de tout ça, je me référais plus bêtement au souvenir que j'avais des versions respectives des Sonates et Partitas de Bach par les deux violonistes (très ornementée, pleine d'inégalités et presque babillarde chez Hélène Schmitt; galbée, allante, très articulée mais avec une forme de retenue chez Amandine Beyer.)

xoph a écrit:
Deux très grands disques pour un compositeur qui n'a pas de fil sur ce forum, et c'est un scandale qu'on se le dise !
J'ai vu qu'il existait aussi chez Harmonia Mundi une monographie récente (Il genio inglese) par un ensemble dont j'ignore tout (Ground Floor) - en plus des nombreuses pièces figurant dans l'excellent Mad Lover de Dunford et Langlois de Swarte.

(Tu me sembles présenter toutes les qualités requises pour remédier à ce scandale.)

xoph a écrit:
Benedictus a écrit:

J'ai vu qu'il existait aussi chez Harmonia Mundi une monographie récente (Il genio inglese) par un ensemble dont j'ignore tout (Ground Floor) - en plus des nombreuses pièces figurant dans l'excellent Mad Lover de Dunford et Langlois de Swarte.

J'en ai un peu parlé ici (en Playlist) : Ground Floor avec Alice Julien-Laferrière (et Pierre Gallon) que l'on retrouve dans le duo Coloquintes* et dans le disque de William Dongois Schmelzer que j'écoutais l'autre jour.
Très beau disque !

* https://duo-coloquintes.fr/le-duo
PS 1 : https://classik.forumactif.com/t9445p400-playlist-146#1187822

PS 2 :
Benedictus a écrit:
[...] galbée, allante, très articulée mais avec une forme de retenue chez Amandine Beyer.)
Je ne connais pas bien Amandine Beyer dans les Sonates et Partitas, par contre ce goût classique de la ligne et du galbe me fait fortement penser à l'interprétation récente de Leila Schayegh, à propos de laquelle j'aimerais bien avoir ton avis à l'occasion.
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MessageSujet: Re: Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713)   Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713) EmptyJeu 1 Avr 2021 - 22:45

Je devine que Benedictus visait plutôt la manière et le phrasé de Beyer que son caractère personnel ou la filiation peut-être plus tardive des réalisations de son disque Matteis. Very Happy

Et, de fait, je trouve son disque plus rond, plus lisse, plus avenant, moins typé que ce que fait l'équipe de Schmitt, qui exalte davantage la liberté harmonique que les équilibres de construction.

Pour autant, le disque de Beyer varie aussi les instrumentations, et les deux ne donnent pas du tout l'impression d'écouter la même chose, je les recommandes. (Bien sûr, le plaisir absolu demeure Langlois de Swarte avec Th. Dunford, qui exaltent ce qu'il y a à mon sens de plus précieux chez Matteis, cette sorte de liberté mélodique qui subvertit la marche harmonique la plus évidente.)
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MessageSujet: Re: Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713)   Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713) EmptyVen 2 Avr 2021 - 1:29

DavidLeMarrec a écrit:
il fait évoluer le style insulaire, plus gallo-teinté, vers une certaine italianité. (Pour ma part, je trouve cependant qu'il reste beaucoup d'aspect français et d'autres tout à fait singuliers… Moins prévisible que les contemporains italiens, où il existe cependant de très belles choses […])
Oui, c'est ce qui m'a frappé: bien sûr, il y a de l'italianité, mais aussi quelque chose d'un peu français et de vraies singularités. C'est d'ailleurs un peu la même chose que je voulais dire dans le griffonnage que tu citais par «esthétique italienne-XVIIᵉ»: un langage et même une esthétique assez «premier baroque» qui se rapprochent moins de ses compatriotes contemporains (eux aussi violonistes) que des Italiens des générations d'avant, les Frescobaldi, Merula, Legrenzi ou Kapsberger - et de leurs accointances françaises dans le «milieu Blancrocher» (et ses contacts hollandais ou allemands.)

(D'ailleurs - c'est l'autoportrait d'Artemisia Gentileschi en couverture du disque Alpha qui m'y fait penser - je ressens comme une sorte de parallèle avec ce qui se passe à l'époque en peinture, avec la diffusion du caravagisme.)

DavidLeMarrec a écrit:
Je devine que Benedictus visait plutôt la manière et le phrasé de Beyer que son caractère personnel ou la filiation peut-être plus tardive des réalisations de son disque Matteis. Very Happy
Voilà, c'est exactement ça.

DavidLeMarrec a écrit:
Et, de fait, je trouve son disque plus rond, plus lisse, plus avenant, moins typé que ce que fait l'équipe de Schmitt, qui exalte davantage la liberté harmonique que les équilibres de construction.
Je dois recevoir demain le disque d'Amandine Beyer: je vous dirai ça.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713)   Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713) EmptyDim 4 Avr 2021 - 20:31

Xoph a écrit:
• La biographie :
Il arriverait à Londres vers 1674 (ou 1670), après une naissance à Naples (espagnole à l'époque), des études à Rome et un séjour en Allemagne (il s'y serait rendu à pied). L'on mentionne un voyage en France en 1678. D'un caractère arrogant “d’une indomptable fierté, plein d’exigences exorbitantes”, il serait mort (en Angleterre) dans la misère et la débauche.

À te lire, Matteis semble un proche cousin de Danielis. hehe


Citation :
John Evelyn :
“J’ai entendu ce prodigieux violoniste, Signor Nicholao [sic] (avec d’autres musiciens remarquables), qu’assurément aucun mortel n’a jamais surpassé sur cet instrument : ses coups d’archet étaient si doux, il faisait parler son violon comme une voix humaine et, quand il le voulait, comme un ensemble de plusieurs instruments. Il faisait des choses miraculeuses sur une seule note […]. Rien ne pouvait rivaliser avec le violon entre les mains de Nicholao : il semblait être spiritato [possédé] et jouait des choses si ravissantes sur un ground [basse obstinée] qu’elles plongeaient tout le monde dans l’étonnement.”

Impressionnant comme cette description, pour une fois, rend assez bien compte, en passant par la description de son jeu de violoniste, de ce qu'on entend dans ses compositions…
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MessageSujet: Re: Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713)   Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713) EmptyLun 5 Avr 2021 - 1:21

DavidLeMarrec a écrit:
Xoph a écrit:
• La biographie :
Il arriverait à Londres vers 1674 (ou 1670), après une naissance à Naples (espagnole à l'époque), des études à Rome et un séjour en Allemagne (il s'y serait rendu à pied). L'on mentionne un voyage en France en 1678. D'un caractère arrogant “d’une indomptable fierté, plein d’exigences exorbitantes”, il serait mort (en Angleterre) dans la misère et la débauche.

À te lire, Matteis semble un proche cousin de Danielis. hehe

Que je ne connais pas bien, voire pas du tout Embarassed . Autant la misère et la débauche tiennent sans doute de la fantasmagorie ; l'indomptable fierté et les exigences exorbitantes sont par contre relatées par Roger North "avocat dont les mémoires forment un précieux témoignage sur la vigueur de la vie musicale dans l’Angleterre de la Restauration" (dans la plaquette de Il genio inglese)

DavidLeMarrec a écrit:

Citation :
John Evelyn :
“J’ai entendu ce prodigieux violoniste, Signor Nicholao [sic] (avec d’autres musiciens remarquables), qu’assurément aucun mortel n’a jamais surpassé sur cet instrument : ses coups d’archet étaient si doux, il faisait parler son violon comme une voix humaine et, quand il le voulait, comme un ensemble de plusieurs instruments. Il faisait des choses miraculeuses sur une seule note […]. Rien ne pouvait rivaliser avec le violon entre les mains de Nicholao : il semblait être spiritato [possédé] et jouait des choses si ravissantes sur un ground [basse obstinée] qu’elles plongeaient tout le monde dans l’étonnement.”

Impressionnant comme cette description, pour une fois, rend assez bien compte, en passant par la description de son jeu de violoniste, de ce qu'on entend dans ses compositions…

Tout à fait.
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MessageSujet: Re: Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713)   Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713) EmptyLun 5 Avr 2021 - 12:16

(comparaison-digression sur Daniel Danielis)

xoph a écrit:
Que je ne connais pas bien, voire pas du tout Embarassed .

Compositeur wallon de la même époque, qui a exercé notamment dans le Nord de l'Allemagne (Güstrow), multipliant les coups d'éclat : il sort son épée lors de querelles avec ses collègues maîtres de chapelle, passe son temps à boire, fait du chantage au Prince en le menaçant de partir et, lorsqu'il a reçu sa prime de départ, revient, enfin refuse (lors de son départ définitif) de laisser ses notes à son successeur (Pfleger).

Bref, un autre musicien qui semble particulière doué (faisant l'admiration de tous autour de lui), débauché et tyrannique.

Il existe un superbe disque de motets chez Alpha (par Desenclos), dont la notice doit contenir d'autres éléments – là c'est juste ce que j'ai pu glaner dans le registre des employés de Güstrow. Si jamais ça t'intéresse, la bibliothèque du Mecklembourg-Pomméranie l'a mis en ligne : http://mvdok.lbmv.de/mjbrenderer?id=mvdok_document_00003512 .
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MessageSujet: Re: Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713)   Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713) EmptyLun 5 Avr 2021 - 12:35

coucou Merci pour ces pistes, et pour le lien vers le registre des employés de Güstrow, qui devrait m'occuper pour quelques années ! J'avais repéré le disque Desenclos - Ensemble Pierre Robert que je mets à mon programme.
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MessageSujet: Re: Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713)   Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713) EmptyLun 5 Avr 2021 - 13:38

Si tu n'as pas la patience de le faire, l'essentiel figure en résumé dans la notice du dernier disque Pfleger (qui a alterné avec Danielis à Güstrow) d'Aparté. C'est à cette occasion que j'avais lu le registre. Pfleger est moins un mauvais sujet, mais il a aussi ses exigences, et face à son Prince de surcroît !

(Si tu n'as pas l'intention d'écouter le disque ou l'écoutes en flux sans notice, je peux aussi simplement t'envoyer les notes que j'ai prises à la lecture du registre.)
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MessageSujet: Re: Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713)   Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713) EmptyLun 5 Avr 2021 - 13:41

Je vais ouvrir un fil plus adapté, ça n'a que peu de rapport musical avec Matteis. C'était juste un jeu de mots sur les consonances de leurs noms et un parallèle de leurs caractères, mais sinon ils partagent seulement d'avoir écrit au XVIIe siècle avec une pointe d'audace…
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MessageSujet: Re: Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713)   Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713) EmptyLun 5 Avr 2021 - 14:33

Puisqu'on bavarde en attendant l'arrivée de Benedictus, et de ses impressions sur "The False Consonances of Melancholy". Pfleger chez Aparté, il m'a bien semblé voir en "playlist" tout l’intérêt que l'on pouvait porter à ce disque et à sa notice particulièrement, dont l'auteur ne m'avait pas l'air de t'être inconnu… Encore une découverte que que je me promets.
Si au cours de ces écoutes j'avais besoin de quelques unes de tes lumières, je ne manquerai pas de te mettre un MP.
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MessageSujet: Re: Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713)   Nicola MATTEIS (vers 1670 – après 1713) EmptyLun 5 Avr 2021 - 15:22

Je te réponds plutôt sur l'autre fil pour ne pas trop surcharger celui-ci Smile : https://classik.forumactif.com/t9481-danielis-pfleger-les-cours-lutheriennes-nord-allemandes#1190933 .
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