Autour de la musique classique

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 Dag Wirén

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Iskender
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MessageSujet: Dag Wirén   Dag Wirén EmptyDim 24 Avr 2022 - 14:35

Dag Wirén 0761203967728 Dag Wirén 0761203956326

J'avais bissé l'autre jour l'écoute de la 3ème symphonie de Dag Wirén dans la version Rumon Gamba. Je la réécoute par Dausgaard à la tête du symphonique de Norrköping, qui est supérieure (de même que le travail de cpo par rapport à Chandos) et me fait vraiment adorer cette symphonie dont le 1er mouvement me fait penser à Madetoja et le final au meilleur Nielsen. Du coup j'ai écouté les autres. Je trouve les 2è et 4è un peu en-deçà, un peu plus inégales, par moments simplement sympathiques, mais nous réservant à d'autres d'excellents moments pour laisser au final une impression globale positive.
Wirén a dans ce corpus le mérite de se renouveler, quitte à perdre un peu de sa fraîcheur et de son identité et à même se perdre un peu dans une 5ème où il semble vouloir lorgner vers Chostakovitch.

J'ai par ailleurs jeté une oreille sur les quatuors (3 & 4 pour le moment). Beaucoup aimé le 3ème. Un petit coup d mou dans le 2è mouvement, mais le reste est très réussi. Smile
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MessageSujet: Re: Dag Wirén   Dag Wirén EmptyLun 25 Avr 2022 - 0:32

Quelle formidable expérience ! Je commence donc à écouter ce qu'a écrit ce brave homme...
La symphonie No. 2 est globalement guillerette et passe-partout, du Grieg modernisé dans son versant moins inspiré pour l'effet, du Sibelius pour le langage. Cela s'écoute bien mais il en reste peu. La No. 5 est dépouillée, aux textures étiques, au sourire mort. Sinistre de la mauvaise manière à mon sens (Pattersson après un régime).
Par contre, la symphonie No. 3 est un petit chef d'œuvre. Intense, nombreux ponts dramatiques, langage entre Sibelius et Nielsen, on ne s'ennuie pas un instant ! La No. 4 est une coche en-dessous, plus marquée par Nielsen (les vents, les percussions), plus pessimiste. Par ses couleurs, je l'ai peut-être même légèrement préférée. Embarassed

Parmi ses autres pièces orchestrales, la Sérénade multi-enregistrée, absolument charmante, courte, qui alterne moments pulsés (la marche finale !!!)  ou impalpables (Andante). Chose étonnante au vu de la formation, aucun moment tire-larmes, tout est placé sous le signe du sourire.
Plus ambitieuse, la Music for String Orchestra, Op. 40 est par contre ambigue, balayée par des bourrasques (Commodo du II), ou couverte d'une traitreuse brume (Tempo moderato du III), les harmonies sont instables, la séduction sonore moins immédiate, les effets produits assez étonnants (le IV, on a parfois l'impression d'entendre des vents, l'expression est grotesque et vaguement menaçante).
Sinfonietta et Divertimento sont primesautiers et tout à fait consonnants, je n'y ai rien perçu au-delà des plaisantes tournures. Plus à mon goût, la musique de scène, dont Wirén se fit une spécialité. Oscarbalen, suite de ballet, est par conséquent décousu, mais chaque pièce est pleine de caractères, trouvailles rythmiques qui se retiennent facilement (l'ouverture et Personager sont un vrai régal, le second démarrant notamment comme du Holst avant de virer à du Stravinsky nordique).
Enfin, les deux ouvertures de concert partagent une bonhomie et un élan assez irrésistibles.

Je vais sans conteste réécouter tout cela, mais aussi tenter les concertos et la musique de chambre.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Dag Wirén   Dag Wirén EmptyLun 25 Avr 2022 - 0:47

Iskender a écrit:
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J'avais bissé l'autre jour l'écoute de la 3ème symphonie de Dag Wirén dans la version Rumon Gamba. Je la réécoute par Dausgaard à la tête du symphonique de Norrköping, qui est supérieure (de même que le travail de cpo par rapport à Chandos) et me fait vraiment adorer cette symphonie dont le 1er mouvement me fait penser à Madetoja et le final au meilleur Nielsen. Du coup j'ai écouté les autres. Je trouve les 2è et 4è un peu en-deçà, un peu plus inégales, par moments simplement sympathiques, mais nous réservant à d'autres d'excellents moments pour laisser au final une impression globale positive.
Wirén a dans ce corpus le mérite de se renouveler, quitte à perdre un peu de sa fraîcheur et de son identité et à même se perdre un peu dans une 5ème où il semble vouloir lorgner vers Chostakovitch.

J'ai par ailleurs jeté une oreille sur les quatuors (3 & 4 pour le moment). Beaucoup aimé le 3ème. Un petit coup d mou dans le 2è mouvement, mais le reste est très réussi. Smile

Les Quatuors sont absolument géniaux, je trouve. C'est un peu comme un Stenhammar plus tardif, la combinaison de ce qui se fait de mieux dans un style à un moment donné.

La Troisième de Wirén est remarquable, je suis d'accord (mais la Deuxième tout autant, pour moi !), je te rejoins tout à fait sur le final (qui m'a fait songer très fort à Sibelius).
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MessageSujet: Re: Dag Wirén   Dag Wirén EmptyLun 25 Avr 2022 - 10:38

Réécoute de la symphonie No. 2 ce matin, elle est vraiment charmante et incroyablement sibélienne (le II, l'introduction du III), dans un versant optimiste. L'album Dausgaard avec les 2 et 3 est hautement recommandé.
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MessageSujet: Re: Dag Wirén   Dag Wirén EmptyLun 25 Avr 2022 - 12:23

Réécoute de la 2 également. Vous avez raison, superbe complément à la 3 en fin de compte, et en effet plus Sibérienne là où comme je le disais j'entends plus Madetoja et Nielsen dans la 3. J'achète Very Happy
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MessageSujet: Re: Dag Wirén   Dag Wirén EmptyLun 25 Avr 2022 - 15:03

Merci à toi en tout cas, ça faisait longtemps que je ne les avais pas écoutées, et je ne me souvenais pas que c'était aussi bon !
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MessageSujet: Re: Dag Wirén   Dag Wirén EmptySam 7 Mai 2022 - 23:52

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Dag WIRÉN : Quatuor à cordes Nos. 2 - 5 (Wirén Quartet)

Quel corpus de haute tenue ! Et quelle variété ! Le No. 2 est intensément lyrique, avec un premier mouvement au thème mémorable et aux variations ravageuses (celle qui démarre à 3:33 ! I love you Et la suivante, sorte de panique d'un mauvais rêve). Un thème populaire légèrement cabossé suit, avant une conclusion très cinétique elle-aussi innervée de thèmes traditionnels (on dirait du hardanger). Un bijou !
Le No. 3 est marqué par le mouvement, avec un I très motorique et un III plutôt gai, toujours en agitation même si elle est parfois sourde, aux textures légères mais jamais (com)pressées. De même avec l'Allegro conclusif aux affects plus ambigus, qui ne souffle jamais sans tomber dans les travers d'une course perpétuelle. Les tentations du I sont transfigurées dans un finale radieux et de toute beauté.
Le No. 4 possède lui aussi ces figures de soubassement en perpétuel mouvement, le langage se fait plus retors et difficile à suivre, les textures tombent en lambeaux, le ton est volontiers au désespoir, du moins à l'abattement ; j'ai pensé à plusieurs reprises à Shostakovich. Le II est inquiet, paralysé, alors que le III, dans des couleurs similaires, est une angoisse agitée. Le IV revient à une forme d'effondrement exsangue, qui frappe l'imagination. L'ouverture du V est une plongée dans l'horreur expressionniste, un réveil abominable qui ne dure pas, même si le malaise persiste durablement.
Le No. 5 n'est pas dénué de charmes, toujours marqué par des précipitations, mais il manque de personnalité ? L'on retrouve les figures et avancées du 4 au service d'un discours plus plat. Le plus réussi serait peut-être le III, sorte de thème populaire désarticulé, comme la conflagration du 1-III et du 4-IV sans l'introduction de cauchemar.
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MessageSujet: Re: Dag Wirén   Dag Wirén EmptyDim 8 Mai 2022 - 13:05

Oh oui, quel corpus ! I love you J'ai adoré (sans surprise) les 2 & 3, mais tout beaucoup aimé… ça évolue moins vite d'esthétique en esthétique que les quatuors de Bacewicz, Still ou Kirchner, mais ça couvre déjà un joli spectre, et avec un degré de finition remarquable. (En ce sens ça m'a évoqué les quatuors de Stenhammar, mais dans les esthétiques de la période suivante.)
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MessageSujet: Re: Dag Wirén   Dag Wirén EmptyDim 8 Mai 2022 - 13:06

Iskender a écrit:
Cololi a écrit:
Wirén : Symphonie n°2 (Dausgaard)
Wirén : Symphonie n°3 (Dausgaard)
Wirén : Ouverture de concert n°1 (Dausgaard)
Wirén : Ouverture de concert n°2 (Dausgaard)

Belle découverte.

cheers mains En achetant récemment le cd pour les symphonies (pour 8€ sur Clic musique, qu'on se le dise), j'ai été agréablement surpris par les deux ouvertures de concert que je n'avais pas écoutées en ligne - surtout la 1ère - en comparaison avec certaines de ses œuvres symphoniques secondaires guère passionnantes (Divertimento, Sinfonietta)

Ici, petite plongée dans la musique sacrée, en pratiquant l'art du grand écart stylistique et temporel :

Gubaidulina : Alleluja - Danish national choir & RSO, Dmitri Kitayenko
Dufay : Messe L'homme armé - Köln Pro Musica ensemble, Johannes Hömberg
Rachmaninov : Vêpres - St Petersburg choir, Nikolaï Korniev
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MessageSujet: Re: Dag Wirén   Dag Wirén EmptyDim 8 Mai 2022 - 13:53

DavidLeMarrec a écrit:
Oh oui, quel corpus ! I love you J'ai adoré (sans surprise) les 2 & 3, mais tout beaucoup aimé… ça évolue moins vite d'esthétique en esthétique que les quatuors de Bacewicz, Still ou Kirchner, mais ça couvre déjà un joli spectre, et avec un degré de finition remarquable. (En ce sens ça m'a évoqué les quatuors de Stenhammar, mais dans les esthétiques de la période suivante.)

Oui, les 2 et 3 sont des bijoux de positivité, j'en raffole. Le 4 m'a absolument cueilli et je le situe encore au-dessus, mais on a clairement changé de paradigme et d'humeur.

D'ailleurs, j'ai découvert qu'il existait deux autres quatuors (0 et 1), reniés par le compositeur, et de ce fait exclus de ce disque ou de la version des Lysell chez Daphné (la notice Naxos évoque le 1 et deux autres quatuors de jeunesse disparus, Rob Barnett confirme un total de six quatuors seulement).

De même, les symphonies ont connu une genèse intéressante. La No. 1 a été elle aussi reniée, et la Sinfonietta constituait l'ébauche d'une symphonie No. 2, avant de devenir une pièce différente à part entière. Le corpus de Wirén est restreint (une quarantaine d'opus), et en plus taillé par le compositeur lui-même ! affraid
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MessageSujet: Re: Dag Wirén   Dag Wirén EmptyDim 8 Mai 2022 - 14:09

Je m'étais justement posé la question du multi-enregistrement (enfin, multi… deux fois hehe ) des œuvres mais à chaque fois sans les n°1 (ça aurait pu brûler dans l'incendie d'une bibliothèque ou lors d'un bombardement, comme l'Œdipe de Varèse affraid ).

Bon, respecter les veux des compositeurs, ça me paraît un choix assez étrange – Webern croyait qu'il composait mieux après qu'avant et Stravinski était persuadé qu'il écrivait de la bonne musique après ses trois ballets, par exemple. Mr. Green
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MessageSujet: Re: Dag Wirén   Dag Wirén EmptyLun 9 Mai 2022 - 19:27

DavidLeMarrec a écrit:
Bon, respecter les veux des compositeurs, ça me paraît un choix assez étrange – Webern croyait qu'il composait mieux après qu'avant et Stravinski était persuadé qu'il écrivait de la bonne musique après ses trois ballets, par exemple. Mr. Green

J'ignorais ces croustillants détails ! Pour Stravinsky, j'avouerai que sa musique de ballet, même post-Sacre, n'est pas mauvaise. Jeu de Cartes et Apollon Musagète, sans se hisser au rang d'œuvres impérissables, constituent des partitions au parfum très français (voire Poulencien) dont je ne saurais me passer.

Mais revenons à Wirén, dont j'ai fini le tour des compositions orchestrales. On ne va pas se leurrer, le meilleur a déjà été cité, même s'il reste des choses éminemment sympathiques.

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Dag WIRÉN : Triptyk, Op. 33 (Jan-Olav Wedin, dir.) ; concerto pour violon (Sergiu Comissiona, dir. ; Nils-Erik Sparf, violon)

Je n'évoque pas les pièces de musique de chambre du disque, je me contente de signaler deux pièces orchestrales. Le très mystérieux et inquiétant Triptyque, qui fait la part belle aux vents (aigus) sur un inquiétant tapis de cordes (on pense parfois à la conclusion de la Fantaisie de Weinberg). Un mouvement plus agité, une sorte de panique parfois drôlatique avec touche de grotesque (basson) dans le II, un III alangui, nocturne, puis de nouveau claudiquant (et harmoniquement instable). Une dizaine de minutes aux changements marqués, qui évoque sinon le ballet, du moins de la musique de scène. Un bonbon.

Le concerto pour violon, s'il démarre sous d'encourageants auspices dramatiques, est d'une inspiration un peu courte, et la prise de son n'est pas flatteuse (les doublures de harpe ne sonnent pas très bien). L'idiome est très accessible et plutôt dans la lignée combative de la symphonie No. 4, mais sans les références nordiques habituelles (Sibelius ou Nielsen). Alors qu'il y avait des atmosphères séduisantes à exploiter (les éruptions du I, fatigue qui ouvre le II, pas vraiment l'ambiance de foire du III), une notable faiblesse serait la répétition à l'identique des figures à l'orchestre ou au violon avant la reprise par l'autre partenaire. Pas vilain, mais un coup d'archet dans le vent.

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Dag WIRÉN : Sinfonietta, concerto pour violoncelle, symphonie No. 3, suite romantique (Stefan Solyom, dir. ; Mats Lidström, violoncelle)

La Sinfonietta ne se révèle toujours pas dans cette lecture, mais j'en trouve le rendu plus convaincant que par Gamba. Plus de mordant dans le I, un brin plus de langueur dans le II, même si la prise de son est moins flatteuse. La symphonie No. 3, dont j'ai déjà dit tout le bien, est moins bien captée et perd beaucoup en urgence chez Soylom. Dausgaard reste définitvement la version de choix (ces cuivres menaçants dans le III !).
La suite romantique tirée du Marchand de Venise est là encore une totale réussite, musique de scène oblige. Beaucoup de variété
(superbe ouverture façon conte triste, Gyckeldans entraînante, Portias slottsorkester nostalgique qui évoque des adieux lacrymaux à la Britannique). Mais voilà, la version Karpe est bien meilleure : captée de façon plus directe, et surtout beaucoup, beaucoup plus énergique !
Enfin, le clou du disque : le concerto pour violoncelle. Je comprends mieux les recommandations de David. Le concerto est étrangement bref et brusque : il passe du coq à l'âne, notamment dans le II où une progression dramatique est stoppée nette, et le violoncelle joue à nu all'attacca (impression de "guitare" dans les partitas). C'est aussi celui qui met le plus en avant le soliste, tout en éloignant l'idée d'en faire des stars. Beaucoup d'orchestre, quelque chose de nordique mais moins épigonal que les symphonies (le I est vraiment de toute beauté, ce beau thème lyrique avec les pépiements des vents, la houle qui s'accumule en évoquant de très loin Sibelius).

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Dag WIRÉN : Divertimento, Sérénade, Concerto pour piano, concerto pour violoncelle (Petri Sakari, dir. ; Mats Widlund, piano ; Mats Rondin, violoncelle)

Divertimento toujours pas mémorable mais plus angoissant, on dirait presque une pièce différente de celle interprétée par Gamba ! ; concerto pour piano qui souffre des mêmes symptômes que celui pour violon (faible place et enjeux limités du soliste, atmosphère dramatiques mais au développement insatisfaisant) ; Sérénade absolument délicieuse (cette marche finale, quel coup de génie !), et une version du concerto pour violoncelle plus lente et sombre. Je pense qu'elle est moins réussie que celle de Solyom, ne serait-ce que par la prise de son, mais paré de telles couleurs, je ne dis pas non (et aurais tendance même à préférer).

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Dag WIRÉN : Suite romantique, concertino pour flûte, Plats pa scenen (Stefan Karpe, dir. ; Jan Bengtson, flûte)

LE disque à ne pas manquer. Meilleure version de la superbe suite romantique, et en sus une autre musique de scène (Tous en scène ?) entre drôlerie et urgence. Le premier tableau est savoureux. La deuxième piste est rien moins que Jaws façon mers du Nord ! Et l'entrée des artistes, avec son roulement de tambour, évoque du Rimsky (Tsar Saltan).
Aussi, le concertino pour flûte, à la durée parfaite (une douzaine de minutes), exploitant les atmosphères sibéliennes et un certain malaise qui innerve la Symphonie No. 4. Un peu de grostesque aussi.
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