Autour de la musique classique

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 Charles Villiers Stanford (1852-1924)

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Tus
Gentil corniste


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MessageSujet: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 9:07

Ce compositeur a été l'un des premiers Anglais, avant Elgar, à s'affirmer dans un paysage musical énimemment romantique. Je vous propose l'exploration de quatre de ses symphonies, sur ces deux disques:



Commençons, mes amis, avec la 3è symphonie "Irlandaise". C'est une oeuvre en quatre mouvements, de structure et de caractère classique, qui dure 43 minutes. La première remarque que je peux faire est que le paradigme esthétique de cette musique est bien, comme le suggérait pertinemment sud, univoquement germanique: on se croirait dans du Mendelssohn brahmsisé, quelque chose comme ça. Le caractère "irlandais" de l'oeuvre n'est réellement notable que dans les mouvements centraux, qui utilisent des mélodies et des thèmes d'allure folklorique. Les deux mouvements extrêmes n'ont par contre pas grand chose à voir avec le pays que le titre de l'oeuvre nous indique.
La musique de Stanford est classique et peu originale, mais à mon avis, intéressante et bienvenue quand même. On ne s'ennuie que rarement, car, certes dans un moule prévisible et contre-révolutionnaire, Stanford nous concocte un mélange très agréable de thèmes et de figures séduisantes. C'est bien sûr "gentil", sans prétentions existentielles, mais dans le genre, sans qu'elles me semblent essentielles, je ne jetterais pas ces oeuvres aux oubliettes. C'est bien fait, bien écrit, habile et plutôt convaincant.
Le premier mouvement est constamment dominé par les cordes. Plusieur sujets y sont développés, d'inspiration mélodique diverse - globalement ce volet me semble le moins réussi de tous: il est assez long et ne parvient pas à créer la tension que les thèmes d'allure solennelle et tragique semblent vouloir établir. Rien d'irlandais ici, je l'ai dit, plutôt une méditation lyrique agréable à écouter, mais qui ne reste pas à l'oreille. Le scherzo me semble déjà beaucoup plus intéressant: il exploite une mélodie folklorique modale qui préfigure les trouvailles de Ralph Vaughan Williams. Il est aussi, par son caractère léger et festif, ses rythmes sautillants, son énergie non dénuée de poésie, bien plus enthousiasmant que le premier mouvement, un peu terne et sévère. Le meilleur moment de la symphonie est évidemment à trouver dans le troisième mouvement, le lent, d'une très grande poésie, à laquelle je succombe bien volontiers. Il débute par un dialogue construit et évocateur entre la harpe et les bois, auxquels les cordes se joignent bientôt, dans une musique d'allure brahsmienne, mais d'une poésie, d'un lyrisme réellement émouvants. Un bref et doux climax a lieu, puis le mouvement redescend peu à peu vers sa paisible conclusion. Bien sûr, c'est "gentil", mais dans le genre, c'est sans prétentions et vraiment agréable. Le finale accuse un certain relâchement de la tension, à cause principalement de la multiplicité des épisodes contrastés et du tempo très retenu, mais sa poésie simple et sincère me séduit. Après une introduction un peu molle et insipide, un motif triomphal alla marcia qui anticipe sur les finales des symphonies d'Elgar arrive aux cuivres; lui succèdent un interlude pastoral poétique et agréable, puis un choral à la trompette très joli. A partir de la septième minute, on assiste à un déluge de bons sentiments, tellement adorable qu'il en devient charmant et qu'il transmet un réel optimisme: thèmes des cuivres, lyrisme dégoulinant des cordes, cadences parfaites, harmonies consonnantes... Evidemment il ne faut pas chercher là de sensations fortes mais pour ce qui est de la séduction pure, j'en redemande.
Une belle oeuvre, pas géniale ni très marquante mais qui me donne envie de poursuivre.
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Mariefran
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 14:13

Je l'ai écoutée, ce n'est ni désagréable ni emballant. Si ça se laisse écouter sans déplaisir, rien n'a retenu mon oreille non plus. De la musique de fond ?
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Booboup
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 14:17

Bon je vais écouter ça je viens parler promis.
Ca doit bien valoir ça non? Mr.Red
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Tus
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 14:19

Oui. Very Happy
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Morloch
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 14:53

A la première écoute de cette Irish Symphony, ça donne l'impression de belle musique bien écrite, mais un peu au kilomètre.

Je verrais bien ça en accompagnement d'un beau western classique.
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Stadler
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 14:58

Moi, je l'aime bien cette symphonie.

Surtout le deuxième mouvement, un peu plus couleur locale.

Le dernier semble un peu longuet.
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Tus
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 15:00

Au début oui mais la fin est vraiment tichou, moi je craque. Embarassed
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Morloch
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 15:44

C'est quand même intenable au bout d'un moment. I don't want that
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Tus
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 15:46

Oui, ça m'étonnait aussi que tu supportes ça, c'est quand même gentil et dégoulinant au possible.
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Morloch
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 15:49

Bah, j'évolue un peu, par exemple je découvre que la musique de Samuel Barber est extraordinaire, alors que j'étais plein d'a-prioris.

Mais alors ce Stanford, c'est monotone et massif, même si ça donne l'impression d'une certaine grâce au début. Assez inécoutable.
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Booboup
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 16:05

Bon moi je fais mouvement par mouvement hein? Je suis une très leeente

Alors pour l'instant du coup je n'ai écouté que le 1er mouvement de cette 3ème symphonie j'en ferais surement un ou deux autres dans la journée viking

Bon comme Spiritus l'a déjà dit rien d'irlandais là dedans, mais je ne pense pas qu'on puisse en faire une critique si l'esprit est présent dans les autres mouvements.
Le début est un peu perturbant, j'y ai trouvé d'emblée un défault de timbre, trop général à mon goût, à la manière classique, comme un retour en arrière après les romantiques.
(oui pour ce qui ne savent pas le timbre c'est mon dada dans la musique)
Le début m'a donc paru un peu fade, mais l'espace sonore s'élargit bien qu'il reste très classique, les cordes restent les principaux instruments des thèmes, ce qui est interessant c'est la mise en valeur des violoncelles, qui s'émancipent régulièrement et se mettent en valeur en opposition aux violons.Mais ses sont les violons qui gardent tout de même le plus souvent les thèmes. Ils en ont un rien que pour eux, mais, il me dérangent, parce qu'après il est encore repris aux violons puis aux bois et l'opposition est gânante je sais pas pourquoi, mais je trouve ça rend mal, un effet mate, un peu masse qui casse l'effet de lyrisme.
Un peu plus loin un grande montée en dramatisme, creshendo, mode mineur, des rythmes plus rapides qui donnent un effet d'accélération, de précipitation, comme une fuite (très bien menée d'ailleurs j'aime beaucoup ce passage), qui nous amènerait vers l'apogée du morceau, mais celle-ci est décevante (ça arrive a 4mn40 dans l'enregistrement de Spiritus en tout cas si vous voulez voir précisemment), un bon coup de cuivres qui donnent envie et puis tout ça nous amène avec une p'tite transition pour faire bien jusqu'à un thème en majeur, totalement inattendu, et qui me fait réellement grincer des dents:
ennuyeux, c'est le terme, une sonorité générale, puis arrive des cuivres traités à "la croisière s'amuse" (avec des accents ouverts qui font fanfare vous voyez?) et des violons au lyrisme dégoulinant...
Après ya encore d'autres thèmes avec pas mal de violoncelles, il a une façon de traiter le violoncelle qui me fait vraiment regretter le violon, par dessus toujours des petites touches sonores de la petite harmonie, ce qui rappelle le début et son "allure classique". Justement quand les violons reprennent du thème, ça fait plaisir, un thème qui s'alterne entre violons et bois, ce qui rend un très beau discours, sur un thème tout aussi plaisant, un passage de l'oeuvre mgnifique où intervient une nouvelle montée dramatique, avec des cuivres percussifs, qui nous mène à un thème très joli où l'on trouve un magnifiiique contrepoint conjoint (dis d'abord au violoncelles puis au flûtes puis aux clariboles), qui donnent un aspect discurcif interessant.
Puis intervient encore une nouvelle idée etc etc...
jusqu'à qu'une coupure arrive nettement ou le hautbois prends un thème de fin qui ser repris par la clarinette, j'ai trouvé celà un peu incongru, on ne s'attends pas du tout à cette arrivée d ethème l'enchaînement est abrupte, même si j'aime cette fin qui me semble bizarrement rattachée au reste du morceau. Cette fin sonne peut être un peu happy end avec sa cadence parfait à l'ambitus large, à l'envolée des violons etc etc, mais je la trouve belle quand même Mr. Green

Pour résumer, je trouve que ce morceau est plein d'idées interessnates, des thèmes à la romantiques, assez longs et langoureux, mais qui se rattachent les uns aux autres toujours de la même façon, de manière répétitive, par une montée en puissance souvent en répétant la fin du thème, et poaf la nouvelle idée arrive comme un cheveu sur la soupe je trouve la plupart du temps, pas que l'oeuvre manque réellement d'unité mais plutôt de construction je dirais.
En tout cas, malgrè les critiques que je peux faire, je ne toruve pas que cette musique fasse musique de fond, mais je ne l'écouterais pas en boucle... un peu trop massif à mon goût.
J'ai quand même hâte d'écouter la suite, seulement là je vais travailler un peu...
Promis je vous écrits pas un roman pour la suite, enfin peut être pas.
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Tus
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 16:07

Une tartine sur un seul mouvement Shocked mais tu es pire que moi! hehe

Merci beaucoup thumright sunny cheers
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joachim
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 16:22

J'avais déjà entendu cette symphonie il y a longtemps, au cours d'un concert à la radio, et il m'en restait un excellent souvenir.
Je viens de la réécouter, et dans l'ensemble je suis un peu déçu par rapport à mon souvenir. Il est vrai aussi que j'ai entendu tant de belles choses depuis !
Je partage globalement les mêmes sentiments que Spiritus : le premier mouvement semble un peu long, on ne voit pas bien où le compositeur veut en venir. Les mouvements 2 et 3 me semblent aussi les meilleurs, en particulier le 2 et son style bon enfant. Le 4ème est un peu pompeux, c'est vrai, mais c'est une bonne conclusion.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 17:14

Eh bien, quitte à me couvrir de ridicule, je trouve ça charmant, moi.

Ce n'est pas si loin de la Première Symphonie de Hamerik, même si celle-ci est bien plus condensée et plus classique de ton. Plus enthousiasmante aussi, mais l'interprétation n'y est peut-être pas étrangère.

Je pense qu'un peu plus d'engagement ferait ressortir des qualités réelles de cette composition.

J'aime beaucoup cette esthétique anachronique, ce Schumann mozartien (brahmsien dans le mouvement lent).

Personnellement, ça me séduit beaucoup. J'ai même retrouvé par bribes des tournures de Borgstrøm... Vraiment le type d'oeuvre que j'écoute plus que volontiers.


Je suis persuadé qu'interprété avec un peu plus d'engagement et moins de propreté un peu attentive, vous aimeriez beaucoup plus, parce que c'est vraiment une partition délicieuse.

bounce
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Booboup
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 17:51

personnellement c'est pas que je n'aime pas, c'est juste que c'est pas plus emballant que ça, très interessant à étudier, le mélange romantique classique à mon avis, mais bon à écouter, mais c'est très certainement parce que dans le classique j'aime surtout les oeuvres pour solistes et les opéras, j'avoue que le symphonique à cette époque m'emballe pas plus que ça (en général hein?), et comme ça m'y fait penser, je suis pas des plus enthousiastes, mais d'un côté j'aime bien quand même enfin voilà quoiii! Mr.Red
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Tus
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 18:22

C'est très clair pété de rire

David aime Stanford Shocked on aura tout vu!
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Mariefran
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 19:29

Spiritus a écrit:
C'est très clair pété de rire

David aime Stanford Shocked on aura tout vu!

Mais non, c'est logique ! David n'aime que :
1. ce qui est inconnu
2. ce qui est introuvable
3. ce que tout le monde néglige

Pour ce que tout le monde aime, cela doit être dans une version entendue par lui seul dans une obscure salle de concert bordelaise… ou, mieux, une radio peruvienne ou islandaise Mr.Red

C'est pour ça que c'est notre alien
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 19:36

mariefran a écrit:
David n'aime que :
Malheureusement, j'aime aussi les trucs goûtés par la plèbe, et malgré mes précautions, ça s'ébruite. Neutral

Citation :
ou, mieux, une radio peruvienne ou islandaise
Oui, ça c'est assez mon genre. Laughing


Que j'aime Stanford n'a rien d'étonnant : si je n'aime pas beaucoup les dégoulinants qui emploient de gros moyens pour faire du racolage, en revanche, j'ai toujours aimé les vrais naïfs comme Stenhammar. C'est à rapprocher de ma forte inclination pour l'opéra comique, sans doute aussi.

En plus, j'aime beaucoup les compositeurs victoriens. bounce
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Booboup
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 20:38

j'ai écouté le second mouvement, et c'est une tartine aussi ou c'est rien en fait, je suis obligée, soit je dit deux mots et demi d'une oeuvre soit jsuis obligé de regarder bien dedans, je sais pas faire entre les deux Rolling Eyes

Donc,un début enthousiasmant qui m'a de suite charmée, des pizz' très légers qui s'allient à la délicatesse des vents, en plus du modal qui impreigne cette entrée d'une allure folklorique folle que j'adore.
Et voilà le thème que l'on attendait, aux cordes et sur les mêmes (c'est invariable même? silent ) rythmes que les bois juste avant, un thème alangui mais joyeux, le thème est repris par d'autres instruments par de magnifiques alliage de timbres, là je suis amoureuse lorsque la harpe pimente le hautbois mêlé au trombone c'est le plus beau moment du morceau selon moi , intervient ensuite une montée qui dramatise le discours musical (dramatiser dans le sens d'avancer), mais contrairement au premier mouvement pas de rupture surprenante pour une nouvelle idée comme dans le premier mouvement, un bel enchaînement qui appelle un sorte de développement, de renouvellement du thème, on s'écarte doucement du thème, presque sans s'enr endre compte et les cuivres imposent une nouvelle idée, le thème y est beaucoup plus romantique, j'aime moins, il est bien moins populaire et rompt un peu avec le style du début, il me fait plus penser au premier mouvement, et à la fin de ce deuxième.On y trouve tout de même de beaux alliage lorsque la petite harmonie prend le thème et un accompagnement de cordes plaisant, par ses "sautillements".
Après un transition un peu longue... on reprends l'introduction, une quarte au dessus, on pourrait y voir par l'aigu un montée vers plus de joie mais en vérité il l'utilise ici comme quelque chose d'émouvant, un thème mélancolique, avec un alliage beau à pleurer clarinette cuivre (je suis incapable de déteminer si c'est du trombone ou pas mais je crois non? Les sourdines ça me perturbe!) avec un rythme de marche funèbre au percussion, ce qui donne un aspect sinistre je trouve, ensuite le thème se poursuit flûte/violoncelles, et là c'est le drame...
Mais je crois que c'est un problème d'enregistrements parec que j'ai toujorus un problème avec les violoncelles, et c'est terriblement mal équilibré là, par contre je reporche à Stanford d'avoir mis la flûte dans l'aigu, les timbres auraient bien mieux fusionnés, on se retourve là avec un espace sonore très grand qui casse le climat chaud délicieusement installé par la clarinette et le "cuivre indeterminé" hehe
A partir de là le morceau m'a beaucoup moins interessé, jusque là j'étais vraiment enchantée, mais le nouveau thème pourtant bien enchaîné qui me fait vraiment pensé à un hymne national... déplaisant de plus... les trompettes haut et fort sur des violons dégoulinant et une harpe qui ponctue comme dans un conte de fée puker
Le thème qui suit celà rattrape un peu, par un bel enchaînement puisque des prémisces de celui-ci apparaissent alors que les trompettes continuent leur "hymne", il est plus dramatique, plus populaire peut être aussi, il me conquiert vraiment lorsque tous deviennent ff dans un magnifique tutti, je suis convaincue par ce thème mais il est mal entouré je trouve... on retourne en effet au calme avec des cordes puis des bois qui se veulent séduisant mais qui tourne encore dégoulinant, c'est plus du coulis de framboise que de la crème anglaise pour le coup Spiritus...
Puis on monte en tension, sur une pédale de dominante et enfin c'est le retour de "l'hymne" (puique j'ai décidé de l'appeler ainsi), mais cette fois, j'ai apprécié, les sonorités des cuivres (pas que les trompettes quoi...) sont bien mises en valeur, bon les violons gâchent un peu avec la harpe (ne parlons même pas des trilles de flûtes...), mais bon on peut pas tout avoir, j'aurais toruvé ce thème bien plus beau sans accompagnement...par contre la reprise en tutti rends bien, et bien qu'encore une fois ça fasse un peu happy end, cette fin est belle,elle est à la limite de virer dans le trop imposant pour être majestueux mais j'aime.

En gros, le début annonce un mouvement superbe et j'ai été déçue par quelques endroits qui dégouline et qui en font un peu trop, mais si on coupe thumright les alliages m'ont convaincue totalement.
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Tus
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 20:43

Tu n'aimes pas les contes de fées?

Merci de ces descriptions. sunny
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 20:47

Une thèse se prépare. Surprised
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Booboup
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 20:54

Spiritus a écrit:
Tu n'aimes pas les contes de fées?

J'adore au contraire, mais les allures seuleemnt de contes de fée...
Et la musique de contes de fées aussi... c'est aps toujours tip top comme chez Ravel dans Ma mère l'Oye, il semble bien je sais plus du tout ya un moment ya un grand glissendo de harpe montant puis descendant et on a envie de dire "il vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants". Je sais pas si tu vois, mais ce moment me fait rire quand même...


Quitte à faire un thèse David, j'aimerais autant éviter Stanford cat
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 20:59

quel ennui! je comprends mieux votre engouement pour Debussy et les choses invertébrées aux contours mous. La musique des amibes...
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Tus
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 21:00

Booboup a écrit:

J'adore au contraire, mais les allures seuleemnt de contes de fée...
Et la musique de contes de fées aussi... c'est aps toujours tip top comme chez Ravel dans Ma mère l'Oye, il semble bien je sais plus du tout ya un moment ya un grand glissendo de harpe montant puis descendant et on a envie de dire "il vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants". Je sais pas si tu vois, mais ce moment me fait rire quand même...

Mais moi j'adoooore la musique de conte de fées, ou de la croisière qui se fend la poire, si tu préfères. pig

Citation :
Quitte à faire un thèse David, j'aimerais autant éviter Stanford cat

Pourquoi? Au moins, avec lui, tu es sûr d'explorer des contrées inconnues pété de rire
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 21:00

sud273 a écrit:
quel ennui! je comprends mieux votre engouement pour Debussy et les choses invertébrées aux contours mous. La musique des amibes...

N'est pas conformiste qui veut, moussaillon!
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 21:15

A choisir, ce type de plaisir est plus proche de Boïeldieu (ou de Lully, à la rigueur) que de Debussy...
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Jaky
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 21:26

Spiritus a écrit:
Ce compositeur a été l'un des premiers Anglais...
Mais il était irlandais, du moins de naissance! fesse
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Tus
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 21:27

Je suis contre l'indépendance ! bedo

Viva United Kingdom.
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Jaky
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Lun 30 Juin 2008 - 21:33

De plus pour le final de la troisième, dont tu dis qu'elle n'a rien d'irlandais, prends pour thème un chant patriotique irlandais! fesse
Je n'ai pas encore écouté la version Naxos, mais il faut essayer Handley avec l'orchestre de l'Ulster!
Je signale en passant, mais je l'ai déjà dit que ses cantates comme "songs of the fleet" etc… sont bien supérieures (et j'adore celui ou Lord Nelsson poursuit les français en Martinique! hehe )



A écouter aussi la cinquième qui évoque, voir plagie presque la première de Brahms…
Mais il reste toujours un peu "guindé" dans ses symphonies, par contre la berçeuse des marins pleurant leur maman… Sad
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Mar 1 Juil 2008 - 8:56

Spiritus a écouté pour vous... la 4è symphonie.

Nous avons là une oeuvre agréable, pas fondamentalement différente dans ses modes d'écriture de la Troisième, à mon avis quand même légèrement plus faible, mais honorable et intéressante. Stanford me semble ici plus varié dans la palette d'émotions mise en jeu, puisque contrairement à l'Irish Symphony qui était foncièrement heureuse (sauf peut-être le premier mouvement plus sérieux), il introduit des éléments pathétiques, voire tragiques (quel grand mot), sombrement méditatifs en tous cas, en particulier dans le troisième mouvement.
Le premier volet de l'oeuvre est un Allegro de 12 minutes, dans le plus pur style brahmso-victorien, qui exploite un superbe thème énoncé d'abord aux cordes, mélodie entraînante et joyeuse qui m'a vraiment réjoui. La noblesse, l'élégance, la retenue de Stanford, l'orchestration chargée aussi, préfigurent Elgar; sans concessions, le mouvement progresse sans ennuyer vers sa joyeuse conclusion, et nous quitte de bon train et de bonne humeur. Plaisant. Le deuxième mouvement, un Intermezzo de tempo retenu, est déjà presque un mouvement lent par la ferveur de ses coloris (dominés par les bois, nouvelle anticipation elgarienne), son lyrisme réfléchi et introspectif, sans aucune théâtralité. Je dois dire qu'au bout de la sixième minute, faute de renouvellement de la thématique, ça devient un peu rasoir, mais c'est méchant. Etonnant comme cette musique est attachante: ça a beau être imparfait, j'ai du mal à la critiquer sans le regretter aussitôt. Le troisième volet est un Andante d'une intensité dramatique surprenante, loin des clichés agréables mais gentils de l'Irish Symphony. Très riche et variée, la thématique introduit de très nombreux chorals de cordes et de cuivres, en contrepoint à des motifs plus dégoulinants, comme le second sujet à la flûte et à la harpe, parfaitement anglais. Après trois minutes de méditation très sombre, ponctuée par les tonalités mineures et les phrases sinistres déclamées dans le grave, un premier choral apparaît, suivi par le second sujet; de multiples climax, de plus en plus optimistes et consonnants (jusqu'à celui, triomphal, de la onzième minute), s'intercalent dans les développements thématiques et donnent une allure majestueuse et profonde à ce mouvement intéressant, sans doute le plus varié et le plus prenant de ceux que j'ai entendu de Stanford. Le finale, en revanche, déçoit par son manque d'attrait. Il exploite un thème festif, peut-être folklorique, de façon assez ennuyeuse à mon sens, et malgré la mobilité de la musique, on n'est pas du tout pris dans le flux joyeux mais insipide que Stanford met en place.
Malgré ce dernier point, l'oeuvre reste quand même à mon avis très belle et bienvenue, avec un premier mouvement authentiquement joyeux et un troisième plus intense que je ne l'aurais pensé.
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Mar 1 Juil 2008 - 16:25

Le concerto pour clarinette est une oeuvre à mon avis inégale, moins intéressante que les symphonies, malgré de beaux moments. Le premier mouvement, notamment, me semble très creux, sans beaucoup d'intérêt - c'est bien écrit et la partie soliste tient la route, mais sans attrait. Le finale est plus animé, plus parlant mais pas passionnant non plus. En revanche, le deuxième mouvement est une merveille, dans le plus pur style elgarien, sentimental, mais épuré, calme, serein. Superbe sunny
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Stadler
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Mar 1 Juil 2008 - 16:56

Il est vrai que le premier mouvement du Concerto pour clarinette est un peu "pompier" hehe

Pour le deuxième mouvement, je te rejoins (même si je te laisse la comparaison avec le style elgarien que je ne connais pas suffisamment pour juger).

Le troisième mouvement me semble quand même plus gradiloquent que le premier. Perso, je l'aime beaucoup.

Retenons donc le deuxième mouvement Wink
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Mer 2 Juil 2008 - 8:24

Boob', tu n'as pas fini tes compte-rendus, il te reste deux mouvements carton rouge hehe
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Mer 2 Juil 2008 - 8:40

Spiritus a écouté pour vous... la 6è symphonie.

Son sous-titre est "In honour of the life-work of George Friederich Watts", qui était un artiste britannique renommé, mort l'année précédant la composition (1905).
C'est une oeuvre assez semblable de style et de caractère aux deux autres: elle allie classicisme, sentiments, noblesse et équilibre, dans un alliage aussi réussi que peu original. Mes remarques quant à mon appréciation de l'oeuvre rejoignent donc assez celles de la 4è symphonie, avec quelques nuances. Le premier mouvement, très animé, est un Allegro con brio furtif et puissant, qui se déroule à toute vitesse, et qui n'est pas sans ressembler un peu au premier mouvement de la Rhénane de Schumann. La thématique de base est excellente, très mobile, et le développement, plus sombre, est intéressant. Stanford introduit un violon solo avant la rééxposition, qui confère à la musique un caractère un peu plus novateur. Le deuxième mouvement est un Andante de 14 minutes à l'atmosphère élégiaque: comme tous les mouvements lents de Stanford, il est beau et réussi. Ici, l'intimisme prime sur le spectacle qu'on pouvait déceler dans la 4è symphonie: la musique est introduite par un joli solo de cor anglais, dont le thème, poétique, est repris par les cordes. On retrouve les inévitables - mais toujours bienvenus - dialogues des bois et de la harpe, ainsi qu'un petit climax, qui n'a pas la théâtralité de la 4è; c'est une certaine modération, une sérénité méditative un peu élégiaque et triste qui prime, comme dans le Larghetto de la 2è d'Elgar. Superbe. Le scherzo est très bref, et heureusement, parce qu'il n'est pas très intéressant; le finale exploite quant à lui un thème de marche militaire délicieusement pompier qu'il développe patiemment en contrepoints et avec une orchestration variée. Curieusement, le finale ne se termine pas en fanfare: une minute avant la fin, cuivres et percussions disparaissent, et laissent la place à une atmosphère émouvante, marquée par les bois et la harpe, qui clôt le mouvement de façon très touchante pour moi, toute en douceur et en lyrisme, comme le finale de la 3è de Brahms.
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Jeu 3 Juil 2008 - 9:13

Spiritus a écouté pour vous... la 7è symphonie.

J'avoue que c'est une oeuvre réellement décevante, la seule de la série à ne présenter qu'un attrait vraiment très limité et à susciter l'ennui. Stanford exploite ses techniques habituelles: classicisme, sobriété, pureté de la ligne, mélodies simples - sauf qu'ici, la sauce ne prend pas et on s'ennuie dans cette contrée fade, sans beaucoup de saveur. Le premier mouvement, au thème très mendelssohnien, est vraiment insipide; le second, "In tempo di menuetto", utilise une mélodie bien dégoulinante aux cordes, mais s'enferre dans une fadeur soporifique - Stanford avait mieux réussi, dans le même genre, l'Intermezzo de sa 4è symphonie. Le troisième mouvement, forcément très joli, éveille un peu l'attention mais ses variations ne dépassent jamais la gentillesse ennuyeuse. Et le finale, si le thème de marche est très beau, ne rattrape pas le reste.
Dommage.

Quand même, en mettant cet échec en paranthèses, Stanford me semble un compositeur appréciable, qui, à défaut d'être aussi intéressant que ceux de la génération suivante, mérite d'être entendu un peu plus que ça. Poésie, sincérité, simplicité bonhomme sont au rendez-vous dans sa musique, que j'ai bien l'intention d'exploiter un peu plus.
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Booboup
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Jeu 3 Juil 2008 - 13:44

Spiritus a écrit:
Boob', tu n'as pas fini tes compte-rendus, il te reste deux mouvements carton rouge hehe

Je sais mais j'ai pas la musique là, je suis toujours pas rentrée chez moi en fait j'étais enfermée dehors parce que mes clés marchaient pas
Mais dès que je retrouve mon doux domicile je le fais ralala ce que t'es exigeant, moi aussi j'ai envie d'écouter a suite et puis j'ai du Debussy à écouté ainsi qu'une 50aibe de CDs tongue
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Jeu 3 Juil 2008 - 13:45

Booboup a écrit:

Mais dès que je retrouve mon doux domicile je le fais ralala ce que t'es exigeant, moi aussi j'ai envie d'écouter a suite et puis j'ai du Debussy à écouté ainsi qu'une 50aibe de CDs tongue

Moi j'en compte 80 Cool
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Jeu 3 Juil 2008 - 14:51

Jaky, vieux frère, tu avais mille fois raison: géniales, les oeuvres vocales/chorales de Stanford! Very Happy

J'écoute là the Songs of the Fleet, c'est super, un grand morceau de bravoure orchestrale et chorale, plein de punch, d'allant, de couleurs, de vitalité! Vraiment, ça met la patate, et effectivement on se prend à chantonner les très belles mélodies. Embarassed
Par rapport aux symphonie, ces chants lyriques et passionnés, d'une passion brûlante, sont plus originaux, plus personnels, mais toujours empreints de cette naïveté vantée par David: une musique très enthousiasmante, immédiatement communicative, qui transmet à l'auditeur son ardeur et son triomphalisme délicieux (le dernier mouvement!). J'adore I love you
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Jeu 3 Juil 2008 - 20:12

J'ai également écouté aujourd'hui ces Songs of the Fleet opus 117. Moi qui d'habitude suis plutôt indifférent aux lieder (sauf Mahler) et mélodies, j'ai adoré ces "mélodies de la flotte marine", composées pour baryton, choeur et orchestre, peut-être justement parce qu'elles se rapprochent de Mahler, je trouve.

Mais j'ai moins aimé les Songs of the Sea opus 94 "mélodies de la mer", que je trouve plus ternes.

Une troisième oeuvre chorale marine, de jeunesse celle là, The Revenge : A ballad of the Fleet opus 24 (la Vengeance, une ballade de la Flotte), composée pour choeur mixte et orchestre qui est, il me semble, sous l'influence de Brahms, vaut l'écoute.
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Jaky
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Jeu 3 Juil 2008 - 21:46

Spiritus a écrit:
Jaky, vieux frère, tu avais mille fois raison: géniales, les oeuvres vocales/chorales de Stanford! Very Happy

carton rouge
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Ven 4 Juil 2008 - 9:04

J'étais sûr que tu n'allais retenir que ça hehe
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Booboup
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Ven 4 Juil 2008 - 18:48

Ah zut j'ai oublier que j'avais orchestre ce soir, du coup j'écoute pas les deux derniers mouvement Spiritus, mes plates excuses, ça te vaudra peut être un vote de moins pour Poulenc Mr. Green
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Ven 4 Juil 2008 - 18:52

C'est dommage, le troisième était le plus joli. Neutral
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Sam 5 Juil 2008 - 3:05

Je viens d'entendre la version LLoyd-Jones de la troisième symphonie et je comprend Spiritus lorsqu'il dit pour le premier mouvement :
Citation :
Le premier mouvement est constamment dominé par les cordes. Plusieursujets y sont développés, d'inspiration mélodique diverse - globalement ce volet me semble le moins réussi de tous: il est assez long et ne parvient pas à créer la tension que les thèmes d'allure solennelle et tragique semblent vouloir établir.
Le chef prend un tempo bien trop lent, de plus l'orchestre semble terne (prise de son?) et jouer sans conviction, il m'a paru d'ailleurs moins bon que d'habitude. La comparaison avec la version Handley est frappante : plus lumineuse et nerveuse, les sections mieux articulées, on sent un enthousiasme et l'envie de donner le meilleur de ce que cette musique peut donner ainsi ce mouvement ne parait plus long du tout!
Ma conclusion : LLoyd-Jones, poussif et Handley lumineux! batman
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Sam 5 Juil 2008 - 10:03

Citation :
Ma conclusion : LLoyd-Jones, poussif et Handley lumineux! batman
Et ce n'est pas vrai que pour Stanford...
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Sam 5 Juil 2008 - 10:20

Handley est le meilleur chef anglais: sa première symphonie de Walton est inégalée, son intégrale Bax est cent fois supérieure à celle de Thompson, dans Bantock il n'y a personne d'autre.
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Sam 5 Juil 2008 - 10:44

Lloyd-Jones est quand même pas mal non plus. Handley est très grand, il est vrai, et il n'enregistre que du bon répertoire.
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Sam 5 Juil 2008 - 10:51

Spiritus a écrit:
Lloyd-Jones est quand même pas mal non plus.
Pas terrible tout de même. Ses Bax... Confused

Citation :
Handley est très grand, il est vrai, et il n'enregistre que du bon répertoire.
Tiens, je pensais qu'il avait enregistré du Holst ?
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Sam 5 Juil 2008 - 11:05

DavidLeMarrec a écrit:

Pas terrible tout de même. Ses Bax... Confused

Les poèmes symphoniques m'ont convaincu, pour ma part.
Son problème, à Lloyd-Jones, c'est qu'il ne transcende pas les orchestres ternes. Il ne sait pas créer une sonorité attrayante.

Citation :

Tiens, je pensais qu'il avait enregistré du Holst ?

Mais justement hehe
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Charles Villiers Stanford (1852-1924)   Sam 5 Juil 2008 - 12:29

Spiritus a écrit:
Son problème, à Lloyd-Jones, c'est qu'il ne transcende pas les orchestres ternes. Il ne sait pas créer une sonorité attrayante.
Et qu'il est un peu mollasson par nature, de surcroît.
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