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 Testimony -- Memory of Dimitri Chostakovitch

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Eiffel
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MessageSujet: Testimony -- Memory of Dimitri Chostakovitch   Lun 12 Juin 2006 - 12:17

J'ai commencé à le lire... Pas joyeux mais intéressant.
En revanche, je ne sais pas si c'est toujours édité...
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Testimony -- Memory of Dimitri Chostakovitch   Lun 12 Juin 2006 - 12:36

C'est un témoignage unique, avec une distanciation admirable et un sens de l'humour qui n'étonne pas chez lui.
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Rubato
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MessageSujet: Re: Testimony -- Memory of Dimitri Chostakovitch   Mar 13 Fév 2007 - 14:55

J'aimerais trouver un bon bouquin, du genre bio,analyses de l'oeuvre..., sur Chostakovitch. J'ai lu quelques articles à droite et à gauche mais j'aimerais approfondir afin de mieux comprendre son oeuvre.
Si quelqu'un pouvait me conseiller, ça serait sympa Smile

Je n'ai pas trouvé de rubrique sur la littérature musicale :
alors j'ai posté ici Question
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MessageSujet: Re: Testimony -- Memory of Dimitri Chostakovitch   Mar 13 Fév 2007 - 15:30

pas compliqué il n'y a que deux références:

Témoignage-Les mémoires de DS, propos recueillis par Salomon Volkov, chez Albin Michel à l'époque (je l'avais trouvé à cinq francs chez un soldeur).
Bien que les propos soient sujets à caution, il n'y a rien de mieux pour comprendre la période stalinienne, un livre à pleurer et à mourir de rire par endroits, absolument essentiel

La monographie de Krzysztof Meyer chez Fayard, factuel et d'un ennui à mourir, mais informatif encore que mal fait. pas mal de sites web le remplaceront aisément.

Le meilleur avocat de Shosta est encore sa musique, tu achètes les symphonies par kondrashin, les quatuors par Fitzwilliam et tu sais à peu près tout ce qu'il y a à savoir
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Rubato
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MessageSujet: Re: Testimony -- Memory of Dimitri Chostakovitch   Mar 13 Fév 2007 - 16:51

Merci pour ces infos sur les bouquins. Apparemment, celui de Salomon Volkov s'impose.

Quant à sa musique, j'ai déja ses quatuors, l'opéra Lady Macbeth de Mtsensk des concertos ,sonates et trios..
Pour les symphonies je vais bientôt me décider Wink

P.S.
Je viens de tomber sur ce commentaire de LEO dans un autre topic et du coup j'ai comme un doute quant au choix du livre scratch

LEO a dit:
De Solomon Volkov, j'ai lu assidûment les mémoires de Dimitri Chostakovitch ( propos recueillis par Solomon Volkov ). Cet ouvrage est contesté depuis sa parution: qu'est-ce qui est de Chosta, qu'est ce qui est de Volkov
Volkov: à prendre avec réserves
Il y a une excellente bio de Chosta chez Fayard par Krzysztof Meyer
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Alpha
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MessageSujet: Re: Testimony -- Memory of Dimitri Chostakovitch   Jeu 4 Oct 2007 - 14:50

Rubato a écrit:
Merci pour ces infos sur les bouquins. Apparemment, celui de Salomon Volkov s'impose.

Ces mémoires sont est contestées depuis leur parution: qu'est-ce qui est de Chosta, qu'est ce qui est de Volkov.
Volkov: à prendre avec réserves.
Il y a une excellente bio de Chosta chez Fayard par Krzysztof Meyer

C'est exact. Il faut se méfier, car la fiabilité de l'oeuvre reste à prouver.
Le compositeur et le journaliste ne se sont vus que deux fois, par des séances de pas plus deux heures et demie, et Volkov a été chercher à droite et à gauche pour réaliser son livre, dont il s'est servi pour entamer une carrière littéraire.
Il faut le lire avec des biographies historiques, fiables, et prendre connaissance d'un article écrit par sa femme en 2000, que voici:

Citation :
On me demande souvent de confirmer la véracité du livre de Solomon Volkov qui prétend rapporter des confidences faites par Chostakovitch en personne. Voici ce que je sais à ce sujet.

Volkov était un collaborateur de la revue "La Musique Soviétique" dont Dmitri Chostakovitch était membre du comité de rédaction. À la demande de son élève et confrère B. Tichtchenko, Dmitri Dmitrievitch accepta d'accorder à Solomon Volkov, qu'il connaissait peu, quelques entretiens en vue d'un article dans la revue. Ils se rencontrèrent à trois reprises, jamais plus de deux heures où deux heures et demie : des conversations plus longues fatiguaient Dmitri Dmitrievitch et il perdait tout intérêt pour son interlocuteur. Deux de ces conversations se déroulèrent en présence de Tichtchenko. Elles ne furent pas enregistrées sur bande. À la seconde rencontre, Volkov (dont l'épouse, photographe professionnel, le photographiait régulièrement avec ceux qui pouvaient lui être utiles) apporta un appareil photo et nous demanda, à Tichtchenko et à moi-même, de nous prendre tous ensemble en photo, comme souvenir. Lors de la troisième entrevue, il apporta une photo déjà développée et demanda à Dmitri Dmitrievitch de la lui dédier. Dmitri Dmitrievitch écrivit un texte de circonstance : ´ Pour ce cher Solomon Moïsseïevitch Volkov, en souvenir de notre rencontre. D. Chostakovitch. 16.11.74 ª. Puis, comme s'il sentait un mauvais tour, il a rajouté (et Volkov s'en souvient lui-même) : ´ En souvenir de nos conversations sur Glazounov, Zochtchenko, Meyerhold. D. Ch. ª

Il s'agit là de la liste des thèmes qu'il aborda avec Volkov. Cela signifie que leurs conversations ne portèrent que sur la vie musicale et littéraire de Leningrad avant la Seconde Guerre mondiale, et rien d'autre. Un peu plus tard, Volkov apporta à Dmitri Dmitrievitch le déchiffrement dactylographié de ses notes et lui demanda de signer au bas de chaque page. Dmitri Dmitrievitch, qui supposait qu'il vérifierait les épreuves, ne lut pas le texte. Je me souviens d'être entrée dans le bureau de Dmitri Dmitrievitch au moment où il signait ces pages, debout et sans même y jeter un regard. Volkov reprit les feuillets et s'en alla. Je demandai alors à mon mari pourquoi il avait paraphé ces pages : c'était une procédure inhabituelle. Il me répondit que, selon Volkov, en vertu de nouvelles règles en vigueur, la rédaction de La Musique soviétique n'accepterait pas la publication sans sa signature. Il semble clair que, à ce moment-là, Volkov avait déjà déposé sa demande d'émigration et avait l'intention d'utiliser ce texte en guise de première pierre pour bâtir sa carrière à l'étranger.

Dmitri Dmitrievitch mourut peu après et les plans de Volkov prirent de l'ampleur. Beaucoup de gens connaissaient l'existence de ces notes : Volkov se vantait ouvertement de son coup journalistique. Mais cela menaçait de compliquer son départ et il prit peur. Il parvint à obtenir une entrevue avec Enrico Berlinguer, secrétaire du PC italien, en visite à Moscou. Il lui montra la photo dédicacée en se plaignant d'être retenu en URSS pour des motifs politiques alors qu'il était un ami de Chostakovitch. Le journal communiste L'Unità publia un article sur Volkov illustré par cette photo. Le stratagème réussit. Quelques jours plus tard, je rencontrai Volkov à un concert et lui demandai de passer chez moi pour me laisser une copie du texte non autorisé (puisqu'il n'avait pas été lu par Dmitri Dmitrievitch). Il m'a répondu que le document avait déjà été envoyé à l'étranger et serait publié, avec des rajouts, si on ne l'autorisait pas à partir. Il reçut rapidement son visa et je ne l'ai plus jamais revu.

Les rajouts ne se firent pas attendre. Pour trouver un éditeur, il demanda de l'aide à des musiciens connus : il ajoutait à ses lettres la photo avec Chostakovitch. Il disposait de clichés où on le voyait en compagnie de certains d'entre eux qui lui avaient même accordé une dédicace, et il les joignait aussi à ses lettres pour se rappeler à leur bon souvenir.

Par la suite, j'ai lu sur la couverture du livret accompagnant l'enregistrement de l'opéra Lady Macbeth de Mtsensk, dirigé par Mstislav Rostropovitch, édité à l'étranger, que Volkov était un assistant de Chostakovitch. Plus tard, dans l’avant-propos de son livre, Volkov écrivit que Dmitri Dmitrievitch l'appelait lorsqu'il restait seul à la maison et qu'ils se voyaient ainsi. C'est de la fantaisie pure : dans les dernières années de sa vie, Dmitri Dmitrievitch était gravement malade et nous ne le laissions jamais seul. De plus, nous passions le plus clair de notre temps dans notre datcha, à l'extérieur de Moscou. Et pour quelle raison les deux hommes se seraient-ils vus en cachette ? D’ailleurs, on chercherait en vain le nom de Volkov dans la correspondance de Chostakovitch de cette époque, par exemple, dans ses lettres adressées à I. D. Glikman.

Volkov trouva un éditeur aux États-Unis. Des bonnes pages du livre furent publiées par un magazine allemand et atteignirent la Russie où, à l'époque, l'État détenait le monopole du travail intellectuel. La société des auteurs (la VAAP) exigea une expertise de la signature de Chostakovitch sur le manuscrit. Les experts américains confirmèrent l'authenticité du paraphe. Chaque chapitre du livre était précédé d'un autographe de Dmitri Dmitrievitch : ´ Lu. Chostakovitch ª. Je suis bien placée pour savoir que Chostakovitch indiquait ainsi qu'il avait pris connaissance de différents articles d'auteurs divers que lui faisait parvenir le comité de rédaction de La Musique soviétique, dont il était membre et où travaillait Volkov. Malheureusement, les experts américains qui ne connaissaient pas le russe ne pouvaient pas déterminer si le contenu des pages paraphées par Chostakovitch correspondait bien à celui du livre. Je crois que mes soupçons sont d'autant plus fondés que la remarque ´ lu ª sonne bizarre en russe de la part d'un auteur examinant la conformité de ses propres mots.

Quant aux rajouts, Volkov lui-même m'avait confié qu'il avait beaucoup parlé de Chostakovitch avec différentes personnes, notamment L. N. Lebedinski, un mémorialiste peu scrupuleux avec qui Chostakovitch avait rompu tout contact. Volkov fut également reçu, à sa demande, par un ami de Chostakovitch, le réalisateur Arnstam qui m'en a parlé avec regret. Le récit de la conversation téléphonique entre Dmitri Dmitrievitch et Staline vient de lui. Solomon Volkov a pris dans l'interprétation de ces histoires des libertés qu'il attribue à Chostakovitch.

Le livre a été traduit dans de nombreuses langues et publié dans plusieurs pays, sauf la Russie. Volkov prétendait d'abord que les éditeurs américains s'opposaient à une édition russe. Ensuite qu'on ne lui proposait pas de droits d'auteur suffisants. Puis, que les éditeurs russes qui le contactaient n'étaient que des commerçants malhonnêtes. et, pour finir, qu'il avait vendu son manuscrit à une archive privée et qu'il n'était plus accessible. De ce fait, le livre publié en russe sera traduit à partir de la traduction américaine de l'original, ce qui l'exonère de toute responsabilité et lui ouvre de nouvelles perspectives.

Quant à la seconde histoire, on reproche à Dmitri Dmitrievitch d'avoir signé la lettre de l'intelligentsia soviétique contre l'académicien Andreï Sakharov publiée dans la Pravda. Certes, le nom de Chostakovitch figure bien parmi les signataires, mais il ne l'a pas signée. Ce jour-là, en réponse à des coups de fil insistants de la Pravda, je répondais que Dmitri Dmitrievitch n'était pas à la maison, puis qu'il était parti à la datcha. Lorsqu'on nous a dit qu'on envoyait une voiture à la datcha, nous sommes simplement sortis jusque tard le soir, lorsque les rotatives étaient déjà lancées. Malgré tout, le nom de Chostakovitch figurait parmi les signataires. J'ai récemment demandé à voir l'original de cette lettre, mais la Pravda a refusé ma requête, tout en reconnaissant que ´ de telles pratiques étaient monnaie courante à l'époque ª. Je le sais très bien. Il s'est produit la même chose avec la lettre en défense de M. Theodorakis : Dmitri Dmitrievitch était à l'hôpital à ce moment-là. Et il était parfaitement inutile de contester la signature une fois que le mal était fait.

Irina Chostakovitch

Moscou, juin 2000
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MessageSujet: Re: Testimony -- Memory of Dimitri Chostakovitch   Jeu 4 Oct 2007 - 15:37

Il faut aussi se méfier des propos de la veuve, qui s'est contredite et a elle-même pas mal profité des invitations à l'étranger destinées à démentir à coup de conférences bien rémunérées toute véracité au livre. Elle ne reconnait pas elle-même certains passages d'articles écrits par Chostakovich. Sa motivation ultime semble être qu'elle n'a rien pu toucher sur la publication du livre.
Maxime (le fils) a changé d'avis plusieurs fois et même s'il continue à soutenir que le livre n'est pas de son père, il admet qu'il donne une vision juste des opinions politiques de son père. Ashkenazy pense aussi qu'il pourrait s'agir d'un document proche de la réalité.
Il existe des arguments susceptibles de mettre en doute les propos d'Irina, et il n'est pas exclu qu'elle ait pu être écartée de réunions tenues secrètes entre son mari et Volkov.
La biographie de Ian McDonald a relancé le débat (celle de Krysztof Meyer en français est très ennuyeuse et n'hésite pas néanmoins à citer abondamment Volkov tout en le tenant pour un truqueur).

Peut-être ne faut-il pas tout croire, mais ce livre a le mérite de donner une vision intéressante de ce que pouvait être la vie en union soviétique sous Staline, comme de fournir de précieux renseignements sur Glazounov.
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Alpha
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MessageSujet: Re: Testimony -- Memory of Dimitri Chostakovitch   Jeu 4 Oct 2007 - 15:41

sud273 a écrit:
Sa motivation ultime semble être qu'elle n'a rien pu toucher sur la publication du livre. il n'est pas exclu qu'elle ait pu être écartée de réunions tenues secrètes entre son mari et Volkov.
C'est exact. J'ai moi même lu - partiellement - ce livre, des plus intéressants.
Simplement, il ne faut pas abonder absolument dans son sens sans réfléchir.
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