Autour de la musique classique

Le but de ce forum est d'être un espace dédié principalement à la musique classique sous toutes ses périodes, mais aussi ouvert à d'autres genres.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Clifford Brown (1930-1956)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
antrav
Papa pingouin
avatar

Nombre de messages : 37304
Date d'inscription : 08/12/2005

MessageSujet: Clifford Brown (1930-1956)   Jeu 3 Déc 2009 - 4:10










Clifford Brown with Strings (1954)

Ça brûle quand on vient d'écouter Miles Davis. Shocked
De très belles ballades avec une tonne de douceur et de tendresse. Ultra lyrique avec un gros vibrato et des lignes mélodiques voluptueuses dessinées avec une puissance incroyable. Un souffle qui semble inépuisable. Les cordes par contre sirupent sans vergogne. C'est un peu trop.






Clifford Brown at the Cotton Club (1956)

Clifford Brown (trumpet);Sonny Rollins (tenor sax); Richie Powell (piano); George Morrow (bass); Max Roach (drums)

Un Hard Bop électrique, épuisant. Prise de son pourrie mais ambiance démente. Un Jordu de 16' opposant le trompettiste à la folie de Max Roach, deux véritable boxeurs sur le ring. Je découvre ce batteur, presque animal.





Clifford Brown and Max Roach: Jordu (1955)

A peine moins de feu mais toujours cette inventivité et ce velouté. Très bel album (compilation réunissant deux autres) Hard Bop et des choses plus cool.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
antrav
Papa pingouin
avatar

Nombre de messages : 37304
Date d'inscription : 08/12/2005

MessageSujet: Re: Clifford Brown (1930-1956)   Jeu 3 Déc 2009 - 4:24



Clifford Brown and Helen Merrill (1954)

La voix très blanche d'Helen Mirrell. Les violons dans le lointain, une guitare endormie, un piano de hall d'hotel... Pour moi ça ne vaut que pour les solos de Brown. silent
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lambert
Mélomane averti
avatar

Nombre de messages : 138
Date d'inscription : 27/08/2009

MessageSujet: Re: Clifford Brown (1930-1956)   Jeu 3 Déc 2009 - 11:08

Il avait la réputation d'être l'un des seuls jazzmen a ne pas avoir une vie de dépravé

edit: Je confond avec Lee Morgan

edit edit
Citation :
Lee Morgan a été tué par son ex femme. La légende veut que, un soir de concert, Lee Morgan, suite à une altercation avec son fournisseur d'héroïne, ait demandé à son ex femme de lui rapporter son pistolet. Lorsqu'elle arriva, elle trouva Lee Morgan en compagnie d'une autre femme. Une altercation s'ensuivit et Lee Morgan fut tué par son ex femme.

Ah non c'était bien Clifford Brown dwarf
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Passage
De passage pour longtemps
avatar

Nombre de messages : 2134
Localisation : Paris
Date d'inscription : 06/07/2007

MessageSujet: Re: Clifford Brown (1930-1956)   Jeu 3 Déc 2009 - 13:35

Il n'a pas eu le temps d'être "dépravé": sa mort a en tous cas profondément abattu Sonny Rollins qui pensait tenir là le trompettiste de son quintette, histoire de tenir la dragée haute à celui de Miles Davis.
Quant à la dépravation des musiciens de jazz elle a ses racines dans les liens historiques de ce style musical avec le milieu des gangsters (lié à celui des bars et cabarets pendant la prohibition). Des études poussées ont montré que des cadors du milieu finançaient abondamment leurs musiciens non seulement parce que ça rapportait ensuite, mais tout simplement par goût. Surprenant mécénat!
Edit: ah merci Lambert pour la référence du bouquin, c'est à ça que je pensais. Wink


Dernière édition par emmanuel le Jeu 3 Déc 2009 - 14:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lambert
Mélomane averti
avatar

Nombre de messages : 138
Date d'inscription : 27/08/2009

MessageSujet: Re: Clifford Brown (1930-1956)   Jeu 3 Déc 2009 - 14:11

Il existe un bouquin sur ce sujet



26 ans ça laisse largement le temps de se dépraver
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
antrav
Papa pingouin
avatar

Nombre de messages : 37304
Date d'inscription : 08/12/2005

MessageSujet: Re: Clifford Brown (1930-1956)   Jeu 3 Déc 2009 - 23:26

C'est Quincy Jones qui racontait que dans les tournées avec Lionel Hampton, dans le bus qui les emmenait, les junkies s'installaient au fond, ensuite les ivrognes, au milieu du bus les fumeurs de beu (dont lui) et enfin à l'avant les propres qui écoutaient les sermons bibliques de Hampton. Quelle équipée ! hehe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Passage
De passage pour longtemps
avatar

Nombre de messages : 2134
Localisation : Paris
Date d'inscription : 06/07/2007

MessageSujet: Re: Clifford Brown (1930-1956)   Jeu 3 Déc 2009 - 23:39

Et James Moody (je crois bien que c'était lui), interdit d'alcool en répétition par je ne sais plus quel chef, se contentait de manger sagement des oranges. Il les avait auparavant remplies de vodka avec une seringue.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
antrav
Papa pingouin
avatar

Nombre de messages : 37304
Date d'inscription : 08/12/2005

MessageSujet: Re: Clifford Brown (1930-1956)   Jeu 3 Déc 2009 - 23:46

Idée sympa pour l'apéro ! thumleft
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lambert
Mélomane averti
avatar

Nombre de messages : 138
Date d'inscription : 27/08/2009

MessageSujet: Re: Clifford Brown (1930-1956)   Dim 3 Jan 2010 - 21:52

Citation :




study

Il est vraiment passionnant ce bouquin:

A propos des rapports entre les musiciens noirs et la pègre sicilienne à la Nouvelle-Orléans dans les années 1880-1890

Citation :
Les gangsters et les joueurs donnaient de bons pourboires, et ils n’insultaient jamais les musiciens de couleur, comme le faisait les clients. En fait ils étaient tellement hostiles au harcèlement raciste anti-noir comme au paternalisme condescendant de certains Blancs que ceux-ci se retrouvaient dehors plus tôt qu’ils ne l’avaient prévu. Encore n’était-il pas rare qu’en arrivant à leur automobile, ils s’aperçoivent que leurs quatre pneus avaient été crevés à coups de couteau[…]

On attendait aussi des orchestres et des musiciens qu’ils développent leur compétence et leur créativité. Les patrons savaient que les clients aimaient entendre des sons nouveaux et du matériel original. En insistant là-dessus, ils passaient au crible les musiciens, éliminant ceux qui étaient trop vieux ou trop intransigeants, qui se contentaient d’une technique rudimentaire ou pas assez spectaculaire. Ainsi se dessinèrent à la longue des critères qui élevèrent le niveau des prestations. Les chefs de gang tenaient pour acquis qu’on ne pouvait pas compter sur un homme qui se contente de son seul talent inné, et se montre incapable de s’adapter[…]

Il faut rappeler ici que la plupart des gangsters étaient des étrangers qui ne connaissaient pour ainsi dire pas la culture des noirs du sud et qui n’appréciaient ceux-ci que dans la mesure ou ils s’adaptaient à leur manière d’être. Ils s’estimaient donc satisfaits si les musiciens copiaient leurs attitudes. Ainsi au fur et à mesure que les exigences des patrons de boîte se firent plus précises, les niveaux les plus primitifs d’art et de comportement, déplacés dans l’atmosphère d’un night club, se virent éliminés[...]

Dénués de ces préjugés raciaux qui affectaient alors la plupart des sudistes et qui brouillaient les relations d’affaires interraciales, les racketeers se montrèrent désireux d’employer les Noirs et même de les fréquenter et de s’en faire des amis, sans aucune arrière pensée. Les deux parties puisèrent une force nouvelle dans cette affiliation dictée par des préjugés et les nécessités urgentes de l’époque.

study
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
antrav
Papa pingouin
avatar

Nombre de messages : 37304
Date d'inscription : 08/12/2005

MessageSujet: Re: Clifford Brown (1930-1956)   Dim 3 Jan 2010 - 23:45

Merci pour ces précisions Lambert.
On peut se demander ensuite jusqu'où cette tolérance fut profitable à ces musiciens qui semblèrent si appétents aux drogues dures. Mais il s'agit peut-être d'exagérations. Cette pègre ne fournissait peut-être pas les doses ?

On peut faire le même parallèle en Grèce et en Asie mineure pendant les années 1890-1930 où les bars à musique (et à hashisch) où l'on joue et chante le rebetiko et le smirneiko voient cette association, une pègre qui fréquente ces lieux de "débauche" et qui attend des musiciens et chanteurs de l'invention, de la poésie, de la passion, qualités vite méprisées par la bourgeoisie athénienne et stambouliote. Bien sûr, pas de caractère racial ici.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lambert
Mélomane averti
avatar

Nombre de messages : 138
Date d'inscription : 27/08/2009

MessageSujet: Re: Clifford Brown (1930-1956)   Lun 4 Jan 2010 - 21:42

Il semblerait que jusqu’aux années 1940, la plupart des jazzmen ne consommaient que des drogues douces ou de l’alcool. Les gangsters ont déjà été boutés poussés hors de scène par des réformateurs d'inspiration raciste.

C'est le courant be-bop qui voit l’apogée des drogues dures, il correspondait à une rupture des jazzmen avec le monde de la musique entendu comme celui du spectacle. Révolte contre la société, courant underground, les premiers punks quoi pig
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
arnaud bellemontagne
Gourou-leader
avatar

Nombre de messages : 16049
Date d'inscription : 22/01/2010

MessageSujet: Re: Clifford Brown (1930-1956)   Sam 23 Jan 2010 - 23:31

Clifford Brown est un trompettiste magnifique à la technique trés sûre et au sens mélodique sans faille.

Il fait montre de toutes ces qualités dans le Live at Birdland volume 1et 2 des premiers Jazz Messengers de 1954 (avec Art Blakey, Lou Donaldson, Curly Russell et Horace Silver)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
jpwol
Mélomane averti
avatar

Nombre de messages : 353
Age : 27
Localisation : Troyes/Paris
Date d'inscription : 14/02/2009

MessageSujet: Re: Clifford Brown (1930-1956)   Sam 30 Jan 2010 - 21:06

J'admire surtout Clifford Brown pour ses phrasés, sublimes. La technique est très sure c'est vrai, mais ce n'était pas le seul! En revanche ses phrasés n'appartiennent qu'à lui, il avait un don mélodique hors du commun, un jeu lyrique, très vibrant. Son disque avec Max Roach "Clifford Brown & Max Roach at Basin Street" est génial!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Clifford Brown (1930-1956)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Clifford Brown (1930-1956)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Clifford Brown (1930-1956)
» Clifford Brown
» Clifford Brown & Max Roach, Mercury 7084
» [Jazz] Playlist
» Gino Bordin : Virtuose de la guitare Hawaïenne – PARIS 1930

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Autour de la musique classique :: Autres musiques :: Autres styles-
Sauter vers: