Autour de la musique classique

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 Louis Vierne (1870-1937)

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Golisande
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MessageSujet: Re: Louis Vierne (1870-1937)   Louis Vierne (1870-1937) - Page 3 EmptyJeu 14 Nov 2019 - 0:57

Benedictus a écrit:
Louis Vierne (1870-1937) - Page 3 Vierne10
Quintette pour piano et cordes, op. 42
François Kerdoncuff (piano), Quatuor Phillips: Jean-Marc Phillips, Jérôme Marchand (violons), Odile Carracilly (alto), Henri Demarquette (violoncelle)
1993
Timpani


Première écoute - c’est totalement bouleversant. C’est une musique de la dévastation intérieure (un «ex-voto», dira Vierne, à la mémoire de son fils mort en 1917), une œuvre d’une radicale intranquilité, où les polarités du langage semble toujours sur le point de s’abolir.

L’harmonie module sans cesse avec une densité inquiète, parfois presque étouffante comme chez certains décadents, et aborde à plusieurs reprises les rives d’une atonalité lunaire; l’écriture rythmique est elle aussi instable, passant d’ostinati furieux à des moments de quasi suspension, tout comme la dynamique passe de tutti rugissants à des murmures proches du silence; la dimension même de jeu inhérente à la musique de chambre paraît ici congédiée: il n’y a quasiment ni réponse concertante ni circulation entre les pupitres - plutôt des unissons homophoniques, tantôt éplorés tantôt vigoureux, et des moments où les voix sont à nu (impression peut-être accentuée par la prise de son, avec dans les tutti, un piano qui semble à l’écart, derrière les cordes.) Et de constants basculements expressifs, déchirants parfois.

Ainsi de ce moment absolument saisissant, qui m’a littéralement mené au bord des larmes - lorsque, au terme du Larghetto sostenuto, une phrase mélodique presque obsédante semble parvenue, après mille sinuosités inquiètes, à une sorte d’apaisement tendre, de chaleur, sont frappés les coups sans tonalité du début du Maestoso.

Une œuvre qui me parle vraiment de façon très intime, que ce soit par son écriture âpre, à la fois convulsive et austère, ou ses climats sombres, tantôt ardents tantôt déprimés - au point d’ailleurs que je ne suis pas absolument certain que l’émotion qu’elle suscite en moi puisse être réellement ou du moins pleinement communiquée.

Voilà une description qui ne pouvait que me mener tôt ou tard à l'écoute de ce Quintette... Et je ne suis pas déçu : c'est absolument magnifique.

Le pessimisme du propos et la radicalité du langage ne me semblent toutefois pas aussi patents que dans ta description : j'entends surtout une (très belle) musique assez nettement affiliée au franckisme, quoique s'aventurant bien au-delà – aux frontières de l'atonalité en effet (le début, une bonne partie du Larghetto, un long passage lunaire assez fascinant dans la seconde moitié du final) –, et d'une richesse / diversité d'écriture dépassant de très loin Franck et Chausson (a fortiori Fauré, qui a des atouts différents à faire valoir).

Il me semble d'ailleurs que Vierne convoque (volontairement ou non) J. Brahms tout autant que ses compatriotes suscités, au moins dans le final – et, à la réécoute, partout : les fréquentes ruptures de ton et variations d'écriture, la verticalité dominante, la "robustesse" et la sévérité assez nordique du ton...

Cette musique ne me touche sans doute pas aussi intimement que Benedictus; en revanche, j'y trouve une sensibilité et une richesse de langage assez rares, et une sorte de synthèse originale des esthétiques françaises et germaniques de l'époque (d'ailleurs remarquablement indemne de toute indéodation wagnérienne..).
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Louis Vierne (1870-1937)   Louis Vierne (1870-1937) - Page 3 EmptyJeu 14 Nov 2019 - 1:27

cheers
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Louis Vierne (1870-1937)   Louis Vierne (1870-1937) - Page 3 EmptyLun 16 Déc 2019 - 22:26

Louis Vierne (1870-1937) - Page 3 Vierne17
24 Pièces de fantaisie: Suite I, op. 51 (1926)
Ben van Oosten (orgue Cavaillé-Coll de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen)
Rouen, VI.1998
MDG


Vraiment surprenant!

Je retrouve bien l’harmonie du Vierne que je connais et que j’aime (celui des œuvres tardives de piano et de musique de chambre), pleine de modulations étranges et de bifurcations imprévues - et même peut-être encore plus hérissée de dissonances encore dans ces pièces d’orgue. Mais ce qui est vraiment curieux (surtout pour du Vierne d’après 1916), c’est le caractère lumineux de ces pièces - aussi éloigné que possible des climats désespérés du Quintette ou de Solitude: les pièces les plus dissonantes ont un caractère paradoxalement ludique (Prélude, Intermezzo) tandis que le Requiem æternam, où l’on se serait attendu à quelque chose de très sombre ou de très tourmenté, revêt au contraire un caractère certes méditatif et grave, mais très apaisé; quant à la Marche nuptiale, elle déploie une pompe à la Widor (quoique dans un langage beaucoup plus instable.)

J’ai bien aimé - mais disons que cette première suite déjouait un peu mes attentes. J’imagine que pour du Vierne sombre et tourmenté à l’orgue, je devrais peut-être davantage me tourner vers les Symphonies?

Par ailleurs, comme je l’ai déjà souvent constaté, je trouve tout de même que l’acoustique réverbérée et les timbres très homogènes des Cavaillé-Coll rend l’écoute auditivement un peu fastidieuse sur la durée. (Mais je suppose qu’il doit être techniquement à peu près impossible de jouer du Vierne sur le genre d’orgues qui a ma préférence?)
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Louis Vierne (1870-1937)   Louis Vierne (1870-1937) - Page 3 EmptyMar 17 Déc 2019 - 12:49

Benedictus a écrit:
J’ai bien aimé - mais disons que cette première suite déjouait un peu mes attentes. J’imagine que pour du Vierne sombre et tourmenté à l’orgue, je devrais peut-être davantage me tourner vers les Symphonies?

Exactement. Là tu as des accords beaucoup plus chargés. Ces Pièces de Fantaisie sont clairement conçues pour le plaisir du pittoresque, parfaites pour saupoudrer en récital (le Carillon de Westminster est un bis de choix pour les organistes !)


Citation :
Par ailleurs, comme je l’ai déjà souvent constaté, je trouve tout de même que l’acoustique réverbérée et les timbres très homogènes des Cavaillé-Coll rend l’écoute auditivement un peu fastidieuse sur la durée. (Mais je suppose qu’il doit être techniquement à peu près impossible de jouer du Vierne sur le genre d’orgues qui a ma préférence?)

Oh non, techniquement, à part sur les orgues baroques à un clavier avec pédalier à la française, on peut jouer à peu près de tout partout si le clavier est assez long, si on a deux-trois claviers et une pédale d'expression. Le reste est affaire d'esthétique (sur des orgues baroques, il y aurait des trous dans le spectre, et évidemment des problèmes de tempérament pour les accords un peu exotiques !).

Mais sur n'importe quel orgue romantique ou XXe on peut jouer ça, après c'est affaire d'esthétique. Il n'y a pas un choix extraordinaire pour Vierne, mais il existe des versions plus sobres et sèches que le Cavaillé de Rouen. (Ensuite, honnêtement, c'est une musique dont la surcharge sinistre, je parle des symphonies, fonctionne vraiment bien sur ces gros instruments pâteux où je déteste à peu près tous les autres répertoires. Smile )
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MessageSujet: Re: Louis Vierne (1870-1937)   Louis Vierne (1870-1937) - Page 3 EmptySam 28 Déc 2019 - 21:42

Cololi a écrit:
Quelqu'un a t-il écouté ce disque là :

Louis Vierne (1870-1937) - Page 3 51l2d273oul._ss280

Et bien j'ai écouté à mon tour.

Ce cycle de mélodie est vraiment magnifique. On se demande bien pourquoi ce n'est pas plus connu.
Il comble un manque important dans la mélodie française. A conseiller chaudement aux amateurs de mélodies françaises.
Et d'ailleurs quid des autres mélodies de Vierne ?

Le quintette est une grande réussite. Très inspiré … il est pour moi du niveau de celui de son maître … Franck. Là encore il me semble un pierre importante de la musique de chambre française … et on ne peut pas dire que ce soit connu.

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MessageSujet: Re: Louis Vierne (1870-1937)   Louis Vierne (1870-1937) - Page 3 EmptyDim 29 Déc 2019 - 0:20

cheers Ce Quintette est vraiment immense! Et je trouve qu’il a finalement très peu à voir avec celui de Franck - comme avec le Quintette de Koechlin, on est sensiblement dans le monde d’après (je veux dire d’après la Grande Guerre), et pas seulement pour l’inscription contextuelle de ces deux œuvres mais aussi et surtout du fait de leur langage.

De mon côté, pendant ce temps-là:

Louis Vierne (1870-1937) - Page 3 Vierne17
Symphonies nº1 en ré mineur, op. 14¹, nº2 en mi mineur, op. 20² et nº3 en fa dièse mineur, op. 28³
Ben van Oosten (orgues Cavaillé-Coll de l’église Saint-François-de-Sales de Lyon¹, de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen² et de la basilique Saint-Sernin de Toulouse³)
Lyon, Rouen, Toulouse, 1985
MDG


Au niveau de l’écriture, de la forme et des climats, c’est en effet globalement beaucoup plus proche de mes attentes que les Pièces de fantaisie. Cependant, les différences d’une symphonie à l’autre et d’un instrument à l’autre sont assez importantes.

J’ai déjà nettement moins aimé la 1ᵉ Symphonie. La coupe formelle paraît un peu éparpillée par rapport aux deux suivantes: si les deux premiers mouvements (Prélude et Fugue) sont assez saisissants, avec leurs progressions harmoniques très denses et tourmentées, j’ai trouvé qu’une fois passées certaines ruptures de la Pastorale, les trois derniers mouvements avaient quelque chose d’un peu univoque et légèrement redondant dans leur côté «montée vers la lumière» (le Final fait penser à un Widor plein de frottements et de bifurcations bizarres.) Par ailleurs, l’orgue lyonnais sonne comme noyé dans une acoustique vraiment très opaque, et trop peu différencié dans ses dynamiques, ce qui accroît une impression d’homogénéité brumeuse qui rend l’écoute assez fastidieuse.

Le discours de la 2ᵉ m’a paru beaucoup plus concentré et persuasif, avec sa structure en arche - deux amples mouvements vifs harmoniquement très tendus et contrastés (dessinant d’inquiétants courants contraires dans l’Allegro initial, strcuturés par une grande poussée unificatrice dans le Final), encadrant deux mouvements lents très différenciés (un Choral hiératique à la progression très retenue, un Cantabile déployant des lignes mouvantes), encadrant eux-mêmes un Scherzo plus bref (et qui m’a paru céder un peu trop à la virtuosité lumineuse quoique harmoniquement retorse des Pièces de fantasie.) L’œuvre m’aurait sans doute plu encore davantage, n’eût été la sonorité de Saint-Ouen de Rouen - si l’instrument a ici plus de consistance que celui de Lyon, l’acoustique très réverbérée, les timbres très uniformément ronds et les textures très homogènes sitôt qu’on passe dans les dynamiques forte donnent une sonorité d’ensemble un peu «grasse» là où j’aimerais davantage d’âpreté.

C’est de fait la 3ᵉ que j’ai préférée, et d’assez loin. Déjà, du point de vue de la sonorité, il se confirme que Saint-Sernin est probablement mon Cavaillé-Coll préféré (je l’avais déjà pressenti dans le disque Vierne / Widor de Bouvard chez Tempéraments): l’acoustique y est sensiblement plus sèche, les timbres et les textures beaucoup en sont plus différenciés, l’étagement de plans et les contrastes de dynamiques beaucoup plus nettement marqués - ce qui aboutit à une construction sonore qui met en valeur la richesse et la complexité de l’écriture. Et, de fait, dans ces conditions, l’œuvre elle-même m’a beaucoup plu: l’architecture en arche est remarquablement équilibrée - dans l’Allegro initial et le Final, les harmonies houleuses, le ressac des dynamiques et rythmes y sont d’une densité fermement tenue, sans épanchements, presque abrupte; les deux mouvements lents (Cantilène et Adagio) déploient sur les jeux de fond des lignes d’une grande beauté, aux progressions évasives; enfin, l’Intermezzo qu’ils encadrent possède une sorte de mobilité inquiète où la virtuosité semble cette fois entièrement subordonnée au climat.

Il existe apparemment pour les 2ᵉ et 3ᵉ un disque de Latry à Notre-Dame: quelqu’un l’a-t-il écouté? pourrait-il me permettre d’adhérer plus pleinement à la 2ᵉ?
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MessageSujet: Re: Louis Vierne (1870-1937)   Louis Vierne (1870-1937) - Page 3 EmptyDim 29 Déc 2019 - 21:35

Benedictus a écrit:

Par ailleurs, l’orgue lyonnais sonne comme noyé dans une acoustique vraiment très opaque, et trop peu différencié dans ses dynamiques,
ce qui accroît une impression d’homogénéité brumeuse



Smile Tu l'as déjà entendu sur place ? Car c'est effectivement l'impression (compacité des timbres, opacité du ton, fondu des couleurs) qui se dégage à l'écoute in situ,
peut-être tant par le caractère de l'instrument que par sa localisation, engoncée à rez de sol.
En tout cas, toi qui aime le dégradé consortant des orgues baroques nord-allemands et les acoustiques mates, ça te déplait tant que ça ?
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Louis Vierne (1870-1937)   Louis Vierne (1870-1937) - Page 3 EmptyMar 31 Déc 2019 - 1:36

Non, je ne l'ai jamais entendu sur place. (Mais cette correspondance permet de vérifier une fois de plus le réalisme des captations d'orgue chez MDG.)

Disons qu'en effet, ça me plaît davantage que le son «gras» de Saint-Ouen de Rouen; mais par rapport aux orgues baroques nord-allemands, et même par rapport au Cavaillé-Coll de Saint-Sernin, ça manque quand même singulièrement de focalisation et surtout d'étagement ainsi que de différenciation des timbres et des textures pour pouvoir pleinement me satisfaire.
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mabuse
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MessageSujet: Re: Louis Vierne (1870-1937)   Louis Vierne (1870-1937) - Page 3 EmptySam 1 Fév 2020 - 2:38

mabuse a écrit:
Louis Vierne (1870-1937) - Page 3 71lMJVsr69L._SL1000_
collection "Les Musiciens et la Grande Guerre" vol.18 : Ombres et Lumières
Hortus (2016)

Rudi Stephan (1887-1915) : Musik für sieben Saiteninstrumente (1911) pour quatuor à cordes, contrebasse, harpe et piano
Louis Vierne (1870-1937) : Quintette pour piano et cordes opus 42 (1918)
Lucien Durosoir (1878-1955) : Poème pour violon, alto et piano (1920)

Ensemble Calliopée : Karine Lethiec, alto et direction artistique / Maud Lovett, violon / Christophe Giovaninetti, violon / Florent Audibert, violoncelle / Laurène Durantel, contrebasse / Frédéric Lagarde, piano / Sandrine Chatron, harpe

Benedictus a écrit:
Alors, le Quintette de Vierne?

Une œuvre remarquable, à tous les sens du terme. J'ai bien sûr été frappé par son lyrisme exacerbé.
study « J'édifie, en ex-voto [à la mémoire de mon cher fils Jacques, mort pour la France à dix-sept ans], un Quintette de vastes proportions dans lequel circulera largement le souffle de ma tendresse et la tragique destinée de mon enfant. Je mènerai cette œuvre à bout avec une énergie aussi farouche et furieuse que ma douleur est terrible et je ferai quelque chose de puissant, de grandiose et de fort, qui remuera au fond du cœur des pères les fibres les plus profondes de l'amour d'un fils mort… Moi, le dernier de mon nom, je l'enterrerai dans un rugissement de tonnerre et non dans un bêlement plaintif de mouton résigné et béat. »
Louis Vierne, le 10 février 1918.

Il faut noter que la page Wikipédia consacrée à l'oeuvre est très réussie :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Quintette_pour_piano_et_cordes_(Vierne)
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