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 Bach au piano

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MessageSujet: Bach au piano   Jeu 26 Mai 2011 - 10:46

J'avais jusqu'à présent l'habitude d'écouter les oeuvres de Bach pour clavier interprétées sur un clavecin. Je connaissais et appréciais Gould aussi, Richter, mais bon, pour moi Bach ça sonnait mieux au clavecin. Je viens d'écouter le dernier Cd de Tristano, ça m'a donné envie d'écouter Bach au piano.
Quels sont pour vous les plus grands interprètes de Bach au piano ?
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alceste
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Jeu 26 Mai 2011 - 15:01

J'aime beaucoup Perahia dans les variations Goldberg et les concertos pour clavier, d'une belle fluidité. De plus les enregistrements sont techniquements très bons donc le piano sonne bien.
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Mandryka
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Jeu 26 Mai 2011 - 20:13

Busoni -- CBT
Rachmaninov -- Partita 4; BWV 1006 transcription
Cortot -- BWV 1053; Brandenburgs
Schnabel -- BWV 1061 (avec son fils); BWV 971
Lipatti -- Partita 1; Concert
Rosita Renard -- Partita 1
Horowitz -- transcriptions
Feinberg -- transcriptions, CBT
Michelangeli -- BWV 971
Richter -- concert BWV 1052 avec Talich et CBT et sonates, BWV 992 (1948 enregistrement); Duetti du Clavier-Uebung 3
Horszowski -- Suites, Partitas, Concerts
Yudina -- CBT, BWV 1052, Fantasie Chromatique
Sokolov -- CBT et partitas et Variations Goldberg
Tureck -- variations Goldberg et les Partitas dans les disques "Great Pianists of the Twentieth Century", pas les autres enregistrements.
Ranki -- Transcriptions de Kurtag
Guilels -- Suite Francaise; BWV 1061 (avec Zac), surtout le Bach/Siloti
Fiorentino -- Partita 4; BWV 1006 transcription
Kapell -- Partita 4
Hewett -- BWV 832; le disque de transcriptions, le "bootleg" de son CBT à Londres il y a deux ans.
Walter Riemer -- AdlF
Koroliov -- AdlF, CBT, Inventions, le disque de transcriptions
Pogorelich -- Suites Anglaises
Argerich -- Suites Anglaises
Perahia -- Suites Anglaises
Rübsam-- Partitas; Suites
Edwin Fischer -- Concerts; Fantasie Chromatique
Arrau -- Variations Goldberg
Tatiana Nikolayeva -- CBT (1973 enregistrenent)
Pletnev -- Partita 6
Demidenko -- transcriptions de Busoni
Schiff -- Partita 6 (ECM)
Weissenberg -- partitas, variations goldberg, et surtout le disque de transcriptions
Pletnev, Kissin, Argerich, Levine -- BWV 1065 (et pourquoi pas? Very Happy )

Aussi Marcelle Meyer et Yvonne Lefébure == il faut que je les réécoute pour identifier les réussites.


Dans Bach Richter est mon pianiste préféré.




Dernière édition par Mandryka le Dim 29 Mai 2011 - 18:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Ven 27 Mai 2011 - 11:53

Et bien ! Merci beaucoup, c'est du fourni et du détaillé !
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Dim 29 Mai 2011 - 17:34

Koroliov pour tous ses albums, il me semble au-dessus pour à peu près tout.

Alors que j'avais adoré les Bach de Perahia (surtout ses partitas), j'en suis pas mal revenu, la continuité me semble tenir par la pédale, et du coup ça noie la polyphonie un peut trop souvent.
Les Richter me plaisent tous globalement, j'aime beaucoup le Decca avec les suites anglaises n°3, n°4 & n°6, son Ouverture Française chez Live Classics. La densité harmonique est énorme (les Bach sont souvent tardifs dans la discographie de Richter), du coup tout tient de façon très monolithique mais sans rupture, avec une densité de discours qui suit derrière. L'ouverture de son Ouverture française est magistrale sur ce point, c'est massif mais extrêmement tendu et extrêmement dense. Longueur de note assez exceptionnelle aussi.
Tout Yudina, particulièrement la Fantaisie Chromatique et la transcription Liszt du prélude et fugue BWV 543 (les extraits du CBT sont aussi très bons).
En transcriptions, les Bach / Busoni de Rösel sont très recommandables, le BWV 532 (Bach / Busoni) par Guilels aussi.
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Oudread
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Dim 29 Mai 2011 - 18:41


Pour "Le Clavier" et les Goldberg: Zhu Xiao-Mei. Cette femme a une subtilité de toucher et un bonheur de phrasé qui...qui (m')émeut. D'aucuns diront qu'elle romantise quelque peu. Je ne crois pas; J'aime ce Bach là: humble et quasi évident. Maintenant, ça ne m'empêche pas d'apprécier (et de bien longue date) les Richter, Perahia, Pogorelich et autres Lipatti (la fameuse 1ère Partita !)
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Mandryka
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Lun 30 Mai 2011 - 9:09

Il y a aussi  la  transcription des Variations Goldberg de Busoni. J’ai le disque  joué par Claudius Tanski.
 
Busoni a cherché à adapter la  musique au  piano. Par exemple, souvent il  double les octaves, et  il enlève la majorité d'ornements. Le résultat est agréable et fun.
                       
De toute façon la transcription est une sorte de point de repère.

Également agréable --  le disque de Bach/Rummel de Plowright (Plowright a fait un nouveau disque de transcriptions britanniques que je n’ai pas encore entendu.)
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Cello
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Lun 30 Mai 2011 - 10:04

alexandre. a écrit:
Les Richter me plaisent tous globalement, j'aime beaucoup le Decca avec les suites anglaises n°3, n°4 & n°6, son Ouverture Française chez Live Classics. La densité harmonique est énorme (les Bach sont souvent tardifs dans la discographie de Richter), du coup tout tient de façon très monolithique mais sans rupture, avec une densité de discours qui suit derrière. L'ouverture de son Ouverture française est magistrale sur ce point, c'est massif mais extrêmement tendu et extrêmement dense. Longueur de note assez exceptionnelle aussi.

Je l'aime aussi beaucoup dans Das wohltemperierte Klavier.
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Lun 30 Mai 2011 - 11:42

Cello a écrit:
alexandre. a écrit:
Les Richter me plaisent tous globalement, j'aime beaucoup le Decca avec les suites anglaises n°3, n°4 & n°6, son Ouverture Française chez Live Classics. La densité harmonique est énorme (les Bach sont souvent tardifs dans la discographie de Richter), du coup tout tient de façon très monolithique mais sans rupture, avec une densité de discours qui suit derrière. L'ouverture de son Ouverture française est magistrale sur ce point, c'est massif mais extrêmement tendu et extrêmement dense. Longueur de note assez exceptionnelle aussi.

Je l'aime aussi beaucoup dans Das wohltemperierte Klavier.
Son WTK est mon préféré au piano derrière Koroliov. Zhu Xiao-Mei j'avais aimé à sa sortie, mais je l'ai peu écoutée depuis, revenant inlassablement aux deux précédemment cités.
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Théo B
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Mar 31 Mai 2011 - 11:22

Dans l'ouverture à la française, j'aime encore plus Koroliov que Richter, comme dans le Clavier.

C'est vrai que ses suites anglaises sont fabuleuses, en revanche, peut-être même intouchables... Dans la 3e, il y a encore beaucoup plus fort que la version Decca/Philips, la version Ermitage/Aura que l'on trouve régulièrement dans les bacs d'occasion, à la Chaumière, à Arioso sur le trottoir... Un concert à Jouques en 1991 je crois, avec l'ut mineur de Haydn et des Images de Debussy.
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cherchemusique
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Ven 3 Juin 2011 - 16:54

Le piano à la place du claveçin, c'est déjà bien, mais alors en plus le violoncelle à la place de la viole c'est encore mieux thumright



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Horatio
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Dim 31 Juil 2011 - 14:08

J`ai les concertos pour piano avec Perahia (et l`Academie St Martin), et c`est tres bien thumright ( hehe ) - si ce n`est la prise de son parfois un peu abupte, par tres egale (le debut du 5e concerto par exemple, les basses ecrasent un peu tout).
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pacifique
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Dim 14 Avr 2013 - 23:48

J'ai commencé par aimer vraiment Bach au clavecin, avec le solo du 5ème brandebourgeois... j’était dans ma grosse période métal et je suis dessus par hasard sur youtube, ça a été un choc que quelque chose d'aussi flamboyant et entrainant, bien plus que tout ce que j'ai put entendre de la part d'un "guitar hero" ait put être écrit il y a des siècle par un mec en perruque. Ça a été une grande remise en question, et pas seulement musical.

Mais au fur et a mesure de mes écoute et de mes découverte, le côté hyper épicé, brillant... ça m'as lassé. Bien sûr dans les grand recueilles de Suites (surtout les suites françaises, truffé de silence, de cassure rythmique qui rompt la monotonie dynamique) ou les Goldberg, censé être motorique, ça produit un grand effet... mais alors en soliste dans les mouvement lent des concertos, c'est inaudible, alors que dans les sonates avec violon ou viole c'est l'inverse, ça écrase tout.... enfin ce n'est que mon avis. Peut être aussi que les prise de son ne sont pas encore assez perfectionné pour rendre le charme délicat de cette instrument Dans le cas des sonates da chieza, de chambre, on est quand même censé être un public réduit dans l'intimité des instrumentistes, l'idéal pour reproduire cette effet de polychoralité serai de les répartir sur les enceinte à droite et à gauche, ce qui donnerai une meilleur lisibilité instrumentale.

Ce qui me fait venir avec le sujet, je fuit le clavecin dans un certain nombre de partition ou il est traditionnellement utilisé, qui sans cela me fatiguerai nerveusement : j'ai les sonates avec viole au luth claveçin (Weber et Robert Hill, que je trouve aussi dansant mais plus naturel que Koopman et Savall), celle pour violon accompagné par un orgue (Alice Pierot si sensible et délicate au violon, aucun homme ne peut jouer aussi divinement... mais c'est une femme!), le clavier bien tempéré joué à l'orgue par Louis Thiry (choix de registration délicieusement profane, on se croirait dans les française Suites pour Orchestres avec flûte douce, hautbois dansant, trompette pompeuse... j'adore! Et cette esprit français est parfaitement en adéquation avec la "petite forme" adopté tout au long de ces cahiers).... quand à l'Art de la fugue par Isoir, what else ?

Le reste se partage entre le piano et le claveçin... mais je fais surtout attention à l'interprétation. Par exemple, le piano si il est joué alla baroque ne me dérange pas trop (j'ai Rubsam, un digne élève de Wacha découvert ici même, dans les inventions, un délice de cantabile). Mais comme je les dit, dans les pièces dansante, c'est no way : il me faut du clavecin, et du swing (Ross, introuvable dans les Partitas, je vénère déjà ses Goldberg ou il n'est parait t'il pas à son meilleur..).

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Lun 15 Avr 2013 - 21:19

pacifique a écrit:
Alice Pierot si sensible et délicate au violon, aucun homme ne peut jouer aussi divinement... mais c'est une femme!
Patrick Cohën-Akenine fait (encore) mieux à mon avis, dans ce même style (mais c'est un homme). Pas sûr du tout qu'il ait enregistré ça, mais si tu as l'occasion d'essayer, tu verras que ça vaut le voyage. Very Happy
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hommepiano
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Sam 7 Fév 2015 - 0:50

bonsoir j'écoute plusieurs versions de la partita numero 1.

et pouvez vous m'expliquer pourquoi la duree d'interprétation varie tellement d'une version à l'autre,
car la partition est la même pour tous je suppose et un quart de ton c'est un quart de ton,
il n'y a donc aucune raison pour qu'un artiste joue plus vite ou moins vite qu'un autre.

voici écouté et vu sur youtube la durée d'interpretation de cette partita numero 1

lang lang en 14:42
Maria João Pires en 17:25
arrau en 21:36

pour moi la duree et cadence ideale cest glenn gould, notamment dans le 2eme mouvement ALLEMANDE où lang lang selon moi est bien trop rapide.

euh j'y comprends plus rien là ...pourquoi cette différence de durée.
on pourrait meme en parler sur un fil s'il n'existe pas
pourquoi la durée d'une oeuvre n'est jamais la même, car une note a toujours la même durée et les partitions originales sont les mêmes !
autre exemple : c'est comme une symphonie de bruckner, la même est jouée 50 minutes par un orchestre et 60mn par un autre ????????????
POURQUOI ?????
merci pour vos réponses !!!!
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Xavier
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Sam 7 Fév 2015 - 1:00

hommepiano a écrit:

pourquoi la durée d'une oeuvre n'est jamais la même, car une note a toujours la même durée et les partitions originales sont les mêmes !
autre exemple : c'est comme une symphonie de bruckner, la même est jouée 50 minutes par un orchestre et 60mn par un autre ????????????
POURQUOI ?????

Les compositeurs ne mettent pas toujours d'indications métronomiques, mais souvent des indications plus vagues, comme Allegro ou Adagio. (je ne parle même pas des musiques anciennes où parfois rien n'est écrit à ce sujet, et notamment Bach)
Adagio, c'est lent, mais lent comment?
Il y a donc une marge assez importante pour l'interprète, qui sent l'oeuvre à sa façon, et pas de la même façon qu'un autre interprète.
Et même en cas d'indications métronomiques, les interprètes ne les suivent pas forcément à la lettre, sans parler des accelerando ou rallentando, qui ne peuvent pas être joués deux fois de façon rigoureusement identiques, même avec le même interprète...
Il y a des oeuvres qui se prêtent plus que d'autres aux variations de durée.
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hommepiano
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Sam 7 Fév 2015 - 10:51

merci xavier, ça explique maintenant pourquoi une oeuvre n'a jamais la même durée quand elle est interpretée par des artistes différents.
sinon peut-on quand même qualifier parfois un jeu de trop rapide ou trop lent ?
pour revenir à cette partita, j'ai écouté un mouvement ALLEMANDE vraiment très rapide de sorte que des fois on n'entendait pas toutes les notes...
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Pipus
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Sam 7 Fév 2015 - 10:55

hommepiano a écrit:
sinon peut-on quand même qualifier parfois un jeu de trop rapide ou trop lent ?

C'est assez subjectif et tant que ça reste dans certaines limites, les avis pourront diverger d'une personne à l'autre. Cela dépend aussi de la façon dont l'oeuvre est interprétée, si la tension est conservée dont une version lente, si l'instrumentiste ou l'orchestre parviennent à suivre dans une version rapide, etc.

Certains chefs d'orchestre sont réputés pour proposer des interprétations souvent lentes, d'autres à l'inverse plus rapides.

Sûr que si l'on joue un presto en andante, tout le monde s'accordera à dire que c'est trop lent. Entre les durées de Lang et de Arrau que tu as précisées, il y a effectivement une sacré différence, mais je pense qu'il est plus facile de forcer les tempi dans des oeuvres pour instrument seul que pour des oeuvres symphoniques, il me semble que cela s'y prête plus (tiens c'est une question d'ailleurs, qu'en pensez-vous ?). Par exemple le même Glenn Gould a produit deux versions très différentes des variations Goldberg (année 55 rapide, année 81 plus lente).

Par exemple je ne trouve la Toccata 565 de JS Bach jamais aussi belle que lorsqu'elle est jouée lentement. Il faut écouter Chorzempa ! Les autres interprétations trop rapides noient les notes de l'orgue entre elles et génèrent, à mon sens, une perte dans l'harmonie.
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Xavier
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Sam 7 Fév 2015 - 12:46

hommepiano a écrit:

sinon peut-on quand même qualifier parfois un jeu de trop rapide ou trop lent ?

Quand Debussy met une indication métronomique dans la Mer, et que Celibidache la divise par deux, il me semble que oui...
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hommepiano
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Sam 7 Fév 2015 - 12:47

Pipus a écrit:
Par exemple le même Glenn Gould a produit deux versions très différentes des variations Goldberg (année 55 rapide, année 81 plus lente).
ah je ne le savais pas pipus, je suis un melomane averti et non chevronné, mon savoir est encore limité meme si je progresse dans la musiqe classique
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Pipus
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Sam 7 Fév 2015 - 19:44

Moi aussi hommepiano, pour une fois que je peux sortir ma faible science j'en profite Mr. Green
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Democrite
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Mar 7 Avr 2015 - 22:14

Existe-t-il des disques de Bach au pianoforte, tels que les Goldberg, les Partitas, etc ? En admettant que cela ait à la fois un intérêt historique et surtout musical (ce dont je ne doute pas trop en écoutant des disques de pianforte).
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Mar 20 Sep 2016 - 22:41

xoph, in playlist, a écrit:

Mélomaniac a écrit:

Johann Sebastian Bach (1685-1750) :

Concerto italien en fa majeur, BWV 971
Ich ruf zu dir, Herr Jesu Christ, BWV 639
Prélude en la mineur, BWV 922
Fantaisie chromatique et Fugue en ré mineur, BWV 903
Fantaisie et Fugue en la mineur, BWV 904
Nun komm der Heiden Heiland, BWV 659

= Alfred Brendel, piano

(Philips, mai 1976)

 zen


Une telle bizarrerie n'allait pas se perdre aux oubliettes

• Fantaisie chromatique et Fugue[/i] en ré mineur, BWV 903 (cette monstruosité détestée par Gould qui n'en enregistra que la fugue, mais quand on a du génie on peut bien ne rien comprendre à rien, sauf ce que l'on poursuit)
• Fantaisie et Fugue en la mineur, BWV 904 Very Happy

Pour "Ich ruf zu dir, Herr Jesu Christ" et "Nun komm der Heiden Heiland" au piano: j'ai ma version fétiche insurpassable: Edna Stern

Un superbe disque en tout cas par le plus Beethovenien des Bachiens* (ce qui explique sans doute la si belle Fantaisie chromatique, dont je serais bien curieux de savoir ce qu'en pensait LVB)

* Encore qu'il faudrait peut-être retourner voir du côté d'Edwin Fischer, dans l'immédiat je vais réécouter (un jour ou l'autre) Katsaris pour le concerto italien et une version plus obscure Jean-Louis Steuerman (pas écoutée depuis des lustres mais trouvée quand je cherchais presque en vain des versions piano de la Fantaisie chromatique, (et de BWV 904))



Ravélavélo a écrit:

Information très intéressante à propos de Gould qui, en temps normal, est plutôt bienveillant à l'égard de Bach.


xoph a écrit:

Oui mais moins bienveillant à l'égard de ce qui fait éclater une forme de retenue


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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Jeu 22 Sep 2016 - 0:31

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Johann Sebastian Bach (1685-1750) :

Suite anglaise n°2 en la mineur, BWV 807
Suite anglaise n°4 en fa majeur, BWV 809

= Murray Perahia, piano

(Sony, juillet 1998)

Un disque dans le top 10 des fantasmes pianophiles de David :
« Lecture à la fois méditative et sensible aux inégalités et à la danse, une gravure légendaire à juste titre » © DLM inc. janvier 2013

Cette parution blockbuster de chez mainstream avait été couverte de lauriers par la presse, ça a dû beaucoup le rassurer.





DavidLeMarrec, de mauvaise foi comme toujours, a écrit:

Mais il y a eu Kakémonos de Mariotte (et Koroliov, quitte à parler Bach !) dans l'intervalle, donc bye-bye ton disque mainstream ! coucou

Et puis j'aime beaucoup, mais soyons honnête : je n'écoute jamais ça.  


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bAlexb
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Jeu 22 Sep 2016 - 10:33

Si je dégaine Grimaud (intéressante, l'idée d'un piano percussif, pianiste en fait et rhétorique à sa manière comme pourrait l'être le clavecin, toutes choses égales par ailleurs ; et en même temps la volonté de tirer le compositeur vers l'instrument, de le creuser aussi à travers les "pas chassés" imposés par des visions singulières comme celles de Busoni), je Arrow ?



(En concert "authentique", je ne l'ai entendue que dans le 1er concerto, avec le Kammerorchester Basel et, surtout, un piano beaucoup moins réverbéré qu'en studio, m'a-t-il semblé.)
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Jeu 8 Mar 2018 - 23:04

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Johann Sebastian Bach (1685-1750) :

Toccata et Fugue en ré mineur, BWV 565
Toccata, Adagio et Fugue en ut majeur, BWV 564
Prélude et Fugue en mi bémol majeur, BWV 552
Prélude et Fugue en ré majeur, BWV 532

= Egon Petri, piano

(Westminster, juin 1956)

Smile Rappelons que ce pianiste d'origine néerlandaise (mais ayant principalement vécu en Allemagne, Suisse et Pologne)
fut l'élève de Busoni (auteur des transcriptions que nous entendons ici) avec qui il travailla sur l'édition des oeuvres pour clavier de Bach.
Il avait 75 ans et venait d'obtenir sa naturalisation américaine lorsqu'il réalisa ces sessions new-yorkaises.
Un phrasé parfois chaotique, mais incroyablement vivant, coloré et charismatique,
qui nous ménages quelques éclaboussures lisztiennes au détour des polyphonies qu’on savait plus sages dans leur native parure organistique.
On sent surtout un interprète qui connaît ces pièces sous toutes les facettes,
qui a su les apprivoiser, se les approprier pour en chevir au travers une exécution aussi fraiche et libre.



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Cello
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Ven 9 Mar 2018 - 9:15

Anonymous a écrit:
Cello a écrit:
alexandre. a écrit:
Les Richter me plaisent tous globalement, j'aime beaucoup le Decca avec les suites anglaises n°3, n°4 & n°6, son Ouverture Française chez Live Classics. La densité harmonique est énorme (les Bach sont souvent tardifs dans la discographie de Richter), du coup tout tient de façon très monolithique mais sans rupture, avec une densité de discours qui suit derrière. L'ouverture de son Ouverture française est magistrale sur ce point, c'est massif mais extrêmement tendu et extrêmement dense. Longueur de note assez exceptionnelle aussi.

Je l'aime aussi beaucoup dans Das wohltemperierte Klavier.

Son WTK est mon préféré au piano derrière Koroliov. Zhu Xiao-Mei j'avais aimé à sa sortie, mais je l'ai peu écoutée depuis, revenant inlassablement aux deux précédemment cités.

Théo B a écrit:
Dans l'ouverture à la française, j'aime encore plus Koroliov que Richter, comme dans le Clavier.

C'est vrai que ses suites anglaises sont fabuleuses, en revanche, peut-être même intouchables... Dans la 3e, il y a encore beaucoup plus fort que la version Decca/Philips, la version Ermitage/Aura que l'on trouve régulièrement dans les bacs d'occasion, à la Chaumière, à Arioso sur le trottoir... Un concert à Jouques en 1991 je crois, avec l'ut mineur de Haydn et des Images de Debussy.

J'ai découvert les suites anglaises n°3, 4 & 6 et les suites françaises n°2, 4 & 6 par Richter (Decca) tout récemment et, comme son Wohltemperierte Klavier, c'est absolument idéal pour moi, typiquement le genre de version qui me fait trouver les querelles entre baroqueux et pianistes sans objet et puériles. Il y a une hauteur de vue, un côté "hors du temps", marmoréen et pourtant vivant qui sont simplement justes à mon sens. Une conviction ancrée et impassible mais éminemment sensible.

Mandryka a écrit:


Dans Bach Richter est mon pianiste préféré.


Pareil, quoi qu'en relisant ce fil, je me dis Koroliov pourrait me tenter. Rösel dans les transcriptions de Busoni aussi.
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Mandryka
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Ven 9 Mar 2018 - 18:24

les disques de Richter que j'emmène à l'île déserte sont





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Over The Rainbow
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Lun 19 Mar 2018 - 13:26

En ce qui me concerne et me limitant aux oeuvres pour Harpsichord/piano

Voici mes must have





et mon petit préféré, rectitude de l'interprétation mais dégageant pour moi une poésie intense



Voilà voilà
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xoph
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Sam 2 Juin 2018 - 0:40

J'aime beaucoup le travail d'Edna Stern
La réécoute de ses partitas (1, 2 et 6) m’a donné envie de revenir vers ce disque: Nun Komm’ Der Heiden Heiland (Préludes, fugues & chorals)
Edna Stern y propose une lecture du Clavier Bien Tempéré avec un angle d’attaque affirmé: lier le Bach des chorals (les chorals pour orgue, leur présence dans les cantates ou passions) et celui de ces recueils. Les chorals de Bach/Busoni ou Brahms y introduisent des groupes de préludes et fugues.
C’est à partir de ce questionnement qu’elle fait des choix délibérés: profondeur d’une sonorité qui n’en appelle pas à une justesse historique mais à l’orgue, la voix, et l’orchestre (la référence aux chorals), association par tonalités, déploiement de nuances et couleurs (en regard de lectures plus abstraites, ou pédagogiques).
Cette démarche, en continuité avec sa première approche (au disque) de Bach via les transcriptions pour piano de la Chaconne (partita en ré mineur, violon) se poursuivra lors de son interprétation des partitas pour piano.
Angle d’attaque affirmé, choix délibérés, et pourtant rien d’un exercice de style ou d’un disque à thèse. On y plonge et se laisse envoûter. Si j’avais à chercher des références, ce serait du côté de Fischer (qu’elle cite) ou Richter (celui du deuxième livre du clavier bien tempéré).

Disque salué d’un Diapason d’or à sa sortie

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Waldemar31
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MessageSujet: Re: Bach au piano   Sam 2 Juin 2018 - 16:39

Au piano, je ne me lasse pas des Partitas par Perahia qui ont, en plus de la beauté de l'évidence, l'avantage d'être très bien enregistrées. J'ai aussi un faible pour les Variations Goldberg par Barenboïm en live (et celles de Gould, inutile de préciser)


J'ai aussi le 1er livre du clavier bien tempéré par Horszowski, et quelques œuvres dans des récitals divers (Lipatti, Richter)


Mais j'ai peu de piano de Bach. Mon nirvana perso reste le Clavier bien tempéré par Kenneth Gilbert, chez Archiv
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MessageSujet: Re: Bach au piano   

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Bach au piano
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