Autour de la musique classique

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 Wilhelm KIENZL 1857-1941

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Rubato
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptyMer 16 Jan 2008 - 13:45

DON QUIXOTE

Tragicomédie en trois actes de Wilhelm KIENZL
Livret du compositeur.
Composition du 11 juin au 26 septembre 1896.
Création à Berlin le 18 novembre 1898.

« J’étais moi-même un Don Quichotte, un homme rongé par la folie
»
W. Klienz

L’oeuvre fut accueillie avec beaucoup de froideur par la presse berlinoise

Dans ses mémoires, à propos de la première de sa tragicomédie :
« J’aurais dû songer au fait que le public n’aime en général pas être confronté à des situations problématiques ; ce qu’il veut, c’est se laisser emporter par l’action, et il ne peut –ni ne veut- que rire ou que pleurer au cours d’une même pièce »

C’est vrai que dans cet opéra, on passe du Laughing aux Sad
Le rire, pour les deux premiers actes, pendant lesquels Don Quichotte et son fidèle Sancho Panza, sont les victimes d’une immense farce.

Actes I & II
Je ne vais pas tout détailler, mais il se passe beaucoup de choses.
Le sacrement de chevalier, dans cette auberge où le vin coule à flot. La chevauchée sur le cheval de bois, les jeux de chevalerie, sur la place publique, devant le château…
Finalement nos deux hommes sont convaicus d’être des héros.
Sancho se laisse persuader de recevoir des coups de bâtons, à la condition de recevoir la charge de gouverneur de l’île de….Rhinoceropolis.
Don Quichotte enfourche Rossinante pour se rendre à un tournoi à Saragosse.
C’est la fin du 2ème acte.

Deux actes riches en couleurs, on chante (duo, trio, quatuor et chœur, déguisements et voix de fausset) on danse aussi.
Avec cet opéra, Kienzl voulait « se libérer de l’emprise de Wagner » pour s’approcher « davantage du monde expressif de Mozart ».
Les nombreuses scènes de ces deux premiers actes le confirment.

Acte III
Dès le prélude de ce dernier acte, l’ambiance n’est plus la même. La comédie va virer au drame, et on le sent.
Introduction très lente. Nous sommes sur la route de Saragosse. Don Quichotte est très amaigri : il a jeûner dans le désert pour se préparer au tournoi.
Un groupe d’homme se révolte contre le « gouverneur de Rhinoceropolis ». Sancho est roué de coups.
Don Quichotte sera victime d’une dernière farce (mais l’on a plus envie de rire): Carrasco, accompagné de Mercedes, se fait passer pour le Chevalier de la Lune Blanche. Ce dernier bat Don Quichotte dans un ultime combat. Il veut surtout lui faire enfin comprendre qu’il est temps de prendre conscience de la réalité, de ne plus vivre comme dans un rêve. Carrasco remet à Don Quichotte une lettre qu’il devra lire plus tard.
Notre « héros » est effondré, brisé. Sancho porte son maître jusqu’à la maison.
Don Quichotte brûle ses livres de chevalerie et rédige son testament. Puis il lit la lettre que lui a remise Carrasco, lettre qui révèle la vérité sur les évènements passés. Il comprend alors qu’il a été trompé et meurt de désespoir.
Carrasco et Mercedes reconnaissent qu’en voulant le bien, ils ont provoqué la mort de Don Quichotte.
Sancho, qui ne peut croire à la mort de son maître, se précipite sur son corps.
Fin.

Dans ce dernier acte, on sent l’influence de Wagner refaire surface, surtout vers la fin de l’opéra.
Le compositeur fait appel à un orchestre symphonique très fourni :
Bois par trois, quatre cors, cuivres par trois, tuba, percussion, guitare, deux harpes et cordes.
Il exige en plus :8 cors naturel, 8 trompettes, un cor de vache, 4 guitares, 2 flûtes piccolo, des percussions, et des….castagnettes.

Un bel opéra, qui n’a sans doute pas remporté le succès qu’il mérite.
Kienzl « furieux et blessé » par cet insuccès, cessera d’écrire pour la scène pendant treize ans.
Moi j’ai beaucoup aimé.

Kienzl dédia son oeuvre « aux mânes du grand Cervantes »

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Wilhelm KIENZL


Sources: livret cpo
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptyMer 16 Jan 2008 - 13:55

Cette pièce, comme celle de Boismortier, est essentiellement centrée autour de l'épisode chez la Duchesse, où l'on monte quantité d'« aventures » pour laisser libre cours aux fantaisies de DQ. Boismortier y incluait l'aventure de Montesinos (simplement rêvée chez Cervantes).

Les coups de bâton pour délivrer Dulcinée, la fausse île de Barataria, la fausse attaque de l'île appartiennent à cet épisode qui occupe une grande partie de la Seconde Partie.

Ce que j'aimerais voir en opéra, de Cervantes, c'est la nouvelle du Curieux Malavisé, une sorte de Così fan tutte très noir. Le seul épisode qui finisse mal dans le Quichotte, d'ailleurs.


Sinon, l'oeuvre la plus connue de Kienzl (et d'un très beau postromantisme) est Der Evangelimann, qui a été jouée en France dans sa traduction Le Prêcheur de Saint-Othmar.
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptyMer 16 Jan 2008 - 17:15

DavidLeMarrec a écrit:

Sinon, l'oeuvre la plus connue de Kienzl (et d'un très beau postromantisme) est Der Evangelimann, qui a été jouée en France dans sa traduction Le Prêcheur de Saint-Othmar.
Oui, j'y pense aussi. Smile
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MessageSujet: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptyJeu 1 Mai 2008 - 18:37

Wilhelm KIENZL 1857-1941

Sa vie :

Wilhem Kienzl est un compositeur Autrichien né le 17 janvier 1857, dans la petite ville de Waizenkirchen.
Sa famille déménagea, en 1860 pour la ville de Graz. Il régnait, dans la famille, une ambiance très musicale. Son père, qui occupait la charge de Bourgmestre de Graz entre 1873 et 1885, jouait de la flûte et de la guitare en amateur.On y chantait aussi des lieder romantiques et des airs de "Tanhäuser", accompagnés au piano. Naquit ainsi pour le jeune Kienzl, une grande admiration pour Robert Schumann, Adolf Jensen, et surtout Robert Wagner, ce que l'on retrouvera plus tard dans son oeuvre.
Des visites régulières au théatre de Graz éveillent l'intéret de Kienzl pour les opéras romantiques: Don Giovanni, le Freischütz, et Lohengrin, comptent parmi ses premières impressions lyriques.
Il étudia le violon, le piano, puis la composition à partir de 1872.
Silmutanément, il étudie la philosophie, la physique, l'histoire de la littérature et de la musique.
Il continua par la suite (1877) ses études à l’Université de Pragues, puis à Weimar où Liszt lui prodigua quelques leçons. Il achève ses études à l’Université de Vienne, et signe des critiques d'opéras et de concerts pour le journal Grazer Tagespost.

-Kienzl parachevera sa formation musicale par des études complémentaires en composition et théorie de la musique auprès de Wilhelm Mayer qui avait aussi formé les compositeurs Busoni, Heuberger et Reznicek.

-1876 fut le début des "années d'apprentissage et de voyage".cette même année, il assista à Bayreuth à la création du Ring qui lui fit une forte et durable impression.
C’était un esprit indépendant, et il s’arrachera rapidement à l’étreinte wagnérienne. Il conservera cependant, et pour toujours, un grand amour pour sa musique.

-En 1879, il parcourut l’Europe, en tant que pianiste et chef d’orchestre.
En 1883, il devient Directeur du Deutsche Oper à Amsterdam, puis revient à Graz en 1886.
Il dirigea à Hambourg en 1889, puis à Munich.
En 1917, il s’en alla pour Vienne, où sa première femme, la soprano wagnérienne Lili Hoke décéda deux ans plus tard.
Il épousa en 1921, Henny Bauer, qui fût la librettiste de ses trois plus récents opéras.
En 1920, il composa une mélodie sur un poème de Karl Renner, Deutschösterreich, du herrliches Land, qui devint l’hymne non officiel de la 1ère République Autrichienne jusqu’en 1929.

Conscient des changements apportés par la musique « moderne », il cessa, après 1926, de composer des œuvres importantes, puis abandonna totalement la composition en 1936, à cause de problèmes de santé.
Devenu aveugle d’un œil, il s’éteignit le 19 (ou le 3 ?) octobre 1951, à Vienne, des suites d’une brève maladie.

Son oeuvre :
Operas :

Urvasi (1886)
Heilmar der Narr (Heilmar the Fool) (1892)
Der Evangelimann (1895)
Don Quixote (1898)
Der Kuhreigen (1911)
In knecht Ruprechts Werkstatt (In Knecht Ruprecht's Workshop) - a "Christmas fairy tale" op. 75 (1907)
Das Testament (The Testament) op. 90 (1916)
Hassan der Schwärmer (Hassan the Visionary) op. 100 (1921; UA 1925)
Sanctissimum "Melodramatic allegory" op. 102 (1922: UA 1925)
Hans Kipfel "Song game" op. 110 (1926)

Melodrames :


Die Brautfahrt (The Bridal Voyage) op. 9
2 Melodramas op. 97
Die Jungfrau und die Nonne (The Virgin and the Nun) op. 98
Eine Marienballade von François Villon (A Maria-Ballad by François Villon) op.119

-Oeuvres orchestrales :


Abendstimmungen (Evening Moods) for string orchestra and harp (originally for piano four hands) op. 53
Symphonic Variations on the Straßburg-Song from the opera Der Kuhreigen op. 109a
(Piano Version: op. 109b)

-De nombreuses oeuvres pour Choeur.
-Des œuvres pour piano.
-De nombreux lieder

-Musique de chambre :

3 Fantasy-Pieces for Violin and Piano op. 7
Piano Trio in F minor op. 13
String Quartet No. 1 in B minor op. 22
String Quartet No. 2 in C minor op. 99
String Quartet No. 3 in E flat major op. 113
Waldstimmungen (Wood Moods) for four horns, op. 108
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptyVen 2 Mai 2008 - 17:54

En écoutant "Der Evangelimann", j'ai encore trouvé le thème du "Nachtwächter" (veilleur de nuit) dont j'avais mis l'extrait (provenant du Doktor Faust de Busoni) dans le quizz. David m'avait fait justement remarquer qu'on le trouvait déjà dans "Les Maîtres Chanteurs".
Ça en fait trois maintenant! Very Happy
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptyDim 4 Mai 2008 - 13:58

Der Evangelimann

Wilhelm KIENZL  1857-1941 61QNJBNM24L._SL500_AA240_

Pièce musicale en 2 actes
Livret du compositeur, inspiré par la lecture de « feuilles d’un commissaire de police » de Leopold Florian Meissner (1892)
Création : Berlin, Königliches Openhaus, 4 mai 1895
Durée: 2h30

Rôles principaux:
Mathias Freudhofer (l’évangélisateur) : ténor
Martha : soprano
Johanness Freudhofer: baryton
Friedrich Engel (le prévôt): basse
Magdelena: mezzo
Choeurs

Argument
Acte I: en 1820 dans la cour du cloître bénédictin de St. Othmar en Basse Autriche.

Après un bref prélude orchestral, on entend, derrière le rideau, les fidèles qui chantent en latin dans l’église.
Après un nouvel intermède musical, levée du rideau. Le chant des fidèles se poursuit.
C’est la fin de l’après-midi. Martha, nièce du prévôt, s’entretient avec Mathias, le greffier.
Les deux jeunes gens s’aiment, et pensent au mariage, mais l’oncle de Martha s’y oppose.
La foule quitte l’église. Johannes, qui a remarqué le tête à tête des deux jeunes gens, est furieux de jalousie. Il en parle au prévôt, qui a planifié pour Martha un riche mariage. Le prévôt interdit à Mathias de revoir sa nièce, puis, le met à la porte.
Johanness, qui par la suite s’est sèchement fait éconduire par Martha, jure de se venger.
Les paysans sont réunis pour la fête au monastère. Ambiance joyeuse : c’est la scène du jeu de quille, bien arrosée drink .Mathias en profite pour organiser une rencontre avec Martha, par l’intermédiaire de Magdelena.
Johanness, qui avait tout entendu, va épier les amants, caché derrière un buisson. (On entend ici l’appel du veilleur de nuit). Ayant tout entendu de leur conversation, et fou de rage, il met le feu à la grange.
Mathias qui accoure pour éteindre l’incendie, est pris pour l’incendiaire. Engel est persuadé qu’il a ainsi voulu se venger d’avoir été renvoyé.
Il est reconnu coupable.

Acte II
Premier tableau.
Long prélude musical.
Trente ans plus tard, dans la cour d’une maison à Vienne.
Magdelena soigne Johaness, malade et torturé par le remord. Il ne cesse d’appeler le nom de son frère..
Dans la cour, des enfants jouent au soldat. Ils chantent et dansent. Un évangélisateur apparaît. C’est Mathias, très vieilli. Il chante l’air « Bienheureux les persécutés au nom de la justice » (le passage le plus populaire de l’opéra). Il fait chanter les enfants. Dans l’évangélisateur, Magdelena reconnaît Mathias.
Dans un long monologue, ce dernier raconte les terribles évènements qu’il a vécus après l’incendie. Ses vingt ans de cachot, sa libération, sa vie de mendiant, son retour au pays, espérant retrouver Martha, mais cette dernière, désespérée, s’était jetée dans les eaux du Danube.
Chassé de partout, il se fait prédicateur.
Magdelena, après lui avoir servi à manger, lui demande de venir soulager un mourant, sans toutefois lui révéler son identité.

Deuxième tableau. Le lendemain.
Court prélude orchestral.
Long monologue de Johanness, dans lequel il exprime toute sa détresse, tous ses remords.
Mathias vient à son chevet. Les deux frères ne se sont pas encore reconnus.
Johanness veut se confesser. Il raconte l’histoire de l’incendie. Mathias, qui comprend qu’il a en face de lui son frère, révèle son identité. Johanness implore son pardon. Mathias, finissant par maîtriser sa colère, pardonne à son frère, qui expire.
Rideau.

Kienzl commença la rédaction du livret en 1893. l’opéra dont la composition fût relativement rapide, sera achevé en 1894.
Il remporta un grand succès lors de sa création, sous la direction de Karl Muck. Il sera repris sur de nombreuses scènes allemandes. Kienzl attribuait principalement ce succès au caractère éthique du livret, dont l’intrique n’était « ni catholique, ni protestante, mais éthique ».
Mais le succès de cet oeuvre repose surtout sur la richesse de la musique.
"Der Evangelimann est le premier opéra dans lequel le compositeur s’éloigne de l’influence de Wagner" ; Je dirais plutôt essaie de s’éloigner. Car personnellement, j’ai trouvé que presque tout l’opéra baigne dans un esprit wagnérien, exceptée cette scène du jeu de quille, épisode humoristique de l’opéra, qui contraste avec le reste de l’oeuvre et qui ferait plus référence à la tradition de l’opéra populaire allemand.
C’est le traitement du chant, que j’ai trouvé wagnérien, moins au niveau orchestral, où il m’a semblé que la palette sonore était différente.
Tous les personnages sont bien caractérisés.
Il y a de nombreux très beaux moments : la dernière rencontre entre Martha et Mathias, qui s’achève sur un beau duo; le début de l’acte II, avec l’arrivée de l’évangélisateur et sa rencontre avec les enfants. Le long monologue de Mathias, et celui de Johannes, deux longs récits où flotte l’ombre de Wagner.
Il lui fût reproché un excès de sentimentalisme (l’air de Magdelena au début de l’acte II).
Quoiqu’il en soit, ces diverses influences, opéra romantique, drame musicale de l’opéra vériste et de l’opéra populaire, et bien sûr l’influence de Wagner, auront abouti à la réalisation d’un bien bel opéra.

A découvrir sans plus attendre.
Very Happy
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptyDim 4 Mai 2008 - 15:02

Oui, on est vraiment à une croisée de chemins stylistiques ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptyMar 2 Fév 2010 - 16:41

J'extrais Kienzl des abysses du forum

J'ai réécouté "Der Evangelimann": un vrai plaisir.
De nombreux beaux moments dans cet opéra.
.....et j'aime beaucoup Siegfried Jerusalem Smile
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptyMar 2 Fév 2010 - 19:16

Magnifique opéra. Ses lieder chez CPO valent aussi le détour. Wink
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptyMar 2 Fév 2010 - 19:20

DavidLeMarrec a écrit:
Magnifique opéra. Ses lieder chez CPO valent aussi le détour. Wink
J'ai hésité longtemps. Je vais peut-être m'y intéresser de nouveau. Wink
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptyMar 2 Fév 2010 - 19:28

Rubato a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Magnifique opéra. Ses lieder chez CPO valent aussi le détour. Wink
J'ai hésité longtemps. Je vais peut-être m'y intéresser de nouveau. Wink
En plus c'est bien chanté. Very Happy
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptyMar 12 Oct 2010 - 16:28

Nouvelle écoute de son chouette "Don Quixotte"

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptyVen 15 Avr 2016 - 10:18

Il est un peu délaissé le pauvre Kienzl !  Sad

Nouvelle écoute de ses Lieder (vol 1)

Wilhelm KIENZL  1857-1941 51vwyk11

Un beau recueil de Lieder, qui couvre la première moitié de sa carrière.
On y trouve des textes de Goethe, Lenau, Eichendorff, Heine... et aussi des textes d'origine folklorique.

Certains textes ont déjà été mis en musique par d'autres compositeurs, notamment Schubert avec "Der Leiermann" qui clôturait son "Winterreise".

Le livret contient la traduction française. thumright

Ce volume 1 date de 2008, et toujours pas de volume 2 en vue ! Crying or Very sad
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptyJeu 14 Juin 2018 - 15:15

Cela faisait longtemps...
Nouvelle écoute de "Der Evangelimann" .

Et c'est toujours un plaisir ! Smile
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptyVen 13 Mar 2020 - 19:09

Quelqu'un a écouté ses quatuors? (Il y a un volume chez CPO.)
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptyVen 20 Mar 2020 - 18:50

En Playlist, DavidLeMarrec a écrit:
Recommandation du forum :

Kienzl Quatuors 1,2,3 Thomas Christian Ensemble (CPO 2003)

Si on aime le postromantisme sobre et généreux, ces quatuors se posent – un peu dans le goût de ceux de Schoeck et d'Albert.

Grand compositeur d'opéras et de mélodies, ça s'entend dans la veine mélodique très prégnante.
Merci! (Et vu la description, ça devrait me plaire.)
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptyVen 20 Mar 2020 - 19:33

Moins demi-teinte que Schoeck, plus proche de d'Albert et Stenhammar, après une seconde écoute.

Cela ça, c'est l'esprit de ce romantisme franc mais enrichi.
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptySam 28 Mar 2020 - 2:02

Wilhelm KIENZL  1857-1941 Kienzl10
Quatuors à cordes nº1 en si bémol mineur, op. 22, nº2 en ut mineur, op. 99 et nº3 en mi bémol majeur, op. 113
Thomas Christian Ensemble: Thomas Christian, Melina Mandozzi (violons), Ferdinand Erblich (alto), Michael Hell (violoncelle)
Rosso, VI.2001
CPO


En effet, c’est vraiment épatant! Comme le disait David, c’est un «l’esprit [d’un] romantisme franc mais enrichi.»

En effet, si le langage harmonique est élargi, on n’a pas pour autant l’impression d’être réellement dans une esthétique réellement postromantique (et encore moins décadente): les modulations ne semblent pas chercher à inquiéter le discours mais plutôt à conférer davantage de complexité, d’ampleur et d’intensité à une expression qui s’en tient aux affects fondamentaux du romantisme (élans énergiques et fervents, conflits houleux ou tragiques, exultation folklorisante, nostalgie lyrique - ça ne sonne jamais déprimé, sarcastique ou instable); de même, l’intensité du geste ne subvertit jamais un cadre formel fermement posé mais - et c’est d’ailleurs une des grandes forces de cette musique - ce cadre ne semble jamais brider l’impétuosité et la chaleur de l’inspiration.

On pense en fait beaucoup à Brahms (voire au meilleur Reger chambriste) - mais moins le Brahms un peu abstrait des quatuors à cordes que celui des quatuors avec piano, des quintettes ou des sextuors. Avec cependant, comme le notait encore David une veine mélodique incroyablement prégnante - ces quatuors foisonnent de thèmes très beaux, très directs et très marquants, aussi bien dans le registre du grand lyrisme expansif et chaleureux que de la «frappe» beethovenienne ou de l’élan dansant: une qualité mélodique qui (chose surprenante pour des quatuors à cordes, surtout aussi denses) m’a irrésistiblement poussé à fredonner ces thèmes lors de leurs reprises.

Interprétation très réussie de l’Ensemble Thomas Christian (déjà écoutés dernièrement chez Weigl - après Kienzl et Weigl, j’imagine qu’ils doivent aussi jouer du Zeisl?): constamment énergique et tendue, d’une sonorité ample et chaleureuse.

Vraiment une découverte enthousiasmante (et je suis persuadé que des quatuors d’une prégance aussi immédiate prégnants devraient pouvoir conquérir un large public.)
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MessageSujet: Re: Wilhelm KIENZL 1857-1941   Wilhelm KIENZL  1857-1941 EmptySam 28 Mar 2020 - 16:06

Il y a longtemps que j'ai été tenté par les quatuors à cordes de Kienzl, et je n'ai jamais franchi le pas...je ne sais pas pourquoi.
Mais après le commentaire de Benedictus, ça me redonne envie. Surtout que c'est un compositeur qui me plaît beaucoup. Smile
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