Autour de la musique classique

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 Joseph HOLBROOKE (1878-1958)

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Mariefran
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MessageSujet: Joseph HOLBROOKE (1878-1958)   Joseph HOLBROOKE (1878-1958) EmptySam 6 Oct 2012 - 11:22

Joseph HOLBROOKE (1878-1958) 12444395

Ce compositeur anglais, né au XIXème siècle, n'est pas passé par la classe de composition de Stanford comme tant d'autres, mais par celle de Frederick Corder, à l'instar de Bax ou encore Bantock. Il fut d'ailleurs très lié avec ce dernier. Il se lia également d'amitié avec Cyril Scott et Eugene Goossens.
On redécouvre aujourd'hui sa musique. En effet, il eut du succès avant la Grande Guerre, mais tomba brusquement et injustement dans les oubliettes après 1920... Sa musique post-romantique teintée d'impressionnisme était passée de mode. Durant sa vie il eut la chance de rencontrer un mécène généreux, Lord Howard de Walden, qui finança ses grands opéras, lui assura à la fois sa promotion et un train de vie confortable. Howard de Walden est également l'auteur du livret d'une grande trilogie opératique "The Cauldron of Annwn" (Le Chaudron d'Annwn) basé sur le cycle du Mabinogion (anciennes légendes galloises) et mis en musique par son protégé.

L'oeuvre de Holbrooke est prolifique et il aborda tous les genres : piano, musique de chambre, mélodies, 8 symphonies et 1 sinfonietta, 8 opéras dont 2 opérettes, une dizaine de poèmes orchestraux (la plupart basé sur des récits de A.E. Poe, auteur qu'il vénérait), 8 concertos...

On redécouvre peu à peu son oeuvre :

Musique pour orchestre

Joseph HOLBROOKE (1878-1958) 51Tz1onQQPL

Sans doute la meilleure interprétation de quelques uns de ses poèmes orchestraux. Howard Griffiths doit sortir un nouveau disque chez CPO (avec notamment la 3ème symphonie), mais, s'étant cassé le bras au ski, et dans l'impossibilité de diriger, le projet a pris du retard...
Au programme de ce disque : "Amontallido", "The Viking", "Ulalume" et "Three Blind Mice".


Joseph HOLBROOKE (1878-1958) 51envVjTgTL

Sur ce disque on peut trouver un arrangement symphonique de ses opéras "The Children of Don" et "Dylan" (tous deux font parti de la trilogie du Chaudron d'Annwynn) ainsi que le poème "The Birds of Rhiannon".
A noter que ce poème a également été enregistré par Vernon Handley sur ce très bon disque Lyrita -à acheter de toute façon pour la première symphonie de Cyril Rootham :

Joseph HOLBROOKE (1878-1958) 51uP94GugaL


Joseph HOLBROOKE (1878-1958) 51Fcn3EP2eL

Ce disque est bien meilleur que l'autre disque Marco Polo (dirigé par Andrew Penny) et plusieurs poèmes orchestraux sont ici au menu : "Byron" (pour choeur et orchestre), "Ulalume" (également enregistrée par Griffiths sur le disque CPO), "The Raven" (ce poème de 1900 est celui avec lequel Holbrooke a rencontré le succès), "The Bells", "Bronwen Overture". Seul hic, ce disque est épuisé et difficile de se le procurer à un prix correct, mais en guettant bien sur Amazon, tout est possible.


Joseph HOLBROOKE (1878-1958) 51Eq8ysDLCL

Sur ce disque Dutton on peut écouter la symphonie composée pour le concours Schubert de 1925. Le premier mouvement est un pastiche de Schubert sans intérêt. Le second mouvement est un superbe mouvement lent au climat impressionniste. L'intérêt retombe avec le dernier mouvement, triomphal, bien plus conventionnel et traînant un peu en longueur. D'autres poèmes orchestraux sont au menu de ce disque "The Pit and the Pendulum"et "Pandora", ainsi qu'un concerto pour violoncelle. Très bonne interprétation de George Vass.


Joseph HOLBROOKE (1878-1958) 51dQjrRrsWL

Concerto pour piano et poème pour piano et orchestre. Pas encore écouté.



Joseph HOLBROOKE (1878-1958) 61qM%2BMlyDqL

Sur ce disque un ballet et un concerto pour saxophone soprano. C'est le versant plus léger de Holbrooke.
Pas encore écouté.


Dernière édition par WoO le Jeu 25 Oct 2012 - 10:30, édité 2 fois
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kegue
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MessageSujet: Re: Joseph HOLBROOKE (1878-1958)   Joseph HOLBROOKE (1878-1958) EmptySam 6 Oct 2012 - 12:54

Je suis en train d'écouter Ulalume. On retrouve effectivement ces ambiances impressionistes debussienne (éxploitées aussi chez Bax). Le langage et l'orchestre me parlent tout de suite (c'est encore la carte bleue qui va faire la tronche). Cependant, là où j'ai eu un peu plus de mal avec Bax, j'ai trouvé ici une forme plus accessible dés la première écoute . Merci beaucoup pour la découverte (et en plus, il a écrit 8 symphonies drunken )
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WoO
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MessageSujet: Re: Joseph HOLBROOKE (1878-1958)   Joseph HOLBROOKE (1878-1958) EmptySam 6 Oct 2012 - 13:20

Ulalume est un poème symphonique ou poème orchestral (Holbrooke employait l'expression "orchestral poem") basé sur un poème de Poe.
On peut lire le texte ici dans sa version originale : http://www.online-literature.com/poe/579/
Ulalume a été traduit par Mallarmé :

Les cieux, ils étaient de cendre et graves ; les feuilles, elles étaient crispées et mornes — les feuilles, elles étaient périssables et mornes. C’était nuit en le solitaire Octobre de ma plus immémoriale année. C’était fort près de l’obscur lac d’Auber, dans la brumeuse moyenne région de Weir, — c’était là, près de l’humide marais d’Auber, dans le bois hanté par les goules de Weir.

Ici, une fois, à travers une allée titanique de cyprès, j’errais avec mon âme ; — une allée de cyprès avec Psyché, mon âme. C’était aux jours où mon cœur était volcanique comme les rivières scoriaques qui roulent — comme les laves qui roulent instablement leurs sulfureux courants en bas de l’Yanek, dans les climats extrêmes du pôle, — qui gémissent tandis qu’elles roulent en bas du mont Yanek dans les régions du pôle boréal.

Notre entretien avait été sérieux et grave ; mais, nos pensées, elles étaient paralysées et mornes, nos souvenirs étaient traîtres et mornes — car nous ne savions pas que le mois était Octobre et nous ne remarquions pas la nuit de l’année (Ah ! nuit de toutes les nuits de l’année !) ; nous n’observions pas l’obscur lac d’Auber, — bien qu’une fois nous ayons voyagé par là, — nous ne nous rappelions pas l’humide marais d’Auber, ni le pays de bois hanté par les goules de Weir.




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Hidraot
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MessageSujet: Re: Joseph HOLBROOKE (1878-1958)   Joseph HOLBROOKE (1878-1958) EmptySam 6 Oct 2012 - 13:30

Ulalume
J'ai écouté plusieurs fois cette oeuvre afin de m'en imprégner davantage. Il y a un petit quelque-chose, qui m'a interpellée mais je ne saurais dire quoi.
Le début est très plaisant, ça fait presque pastorale baroque puis la clarinette est bien mise en valeur siffle . Ce qui est intéressant également c'est comment on passe de cette pastorale toute gaie toute mimi à quelque chose de beaucoup plus sinistre. C'est une musique très descriptive à partir de laquelle on peut inventer une histoire fantastique (oui j'ai gardé mon âme d'enfant Mr. Green )
J'aime davantage le côté lyrique que le côté pétaradant des cuivres mais il y a juste quantité de chaque chose.
En bref, c'est vraiment de la musique qui me parle et que je pourrais être amenée à réécouter. Merci WoO pour la découverte.
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Mariefran
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MessageSujet: Re: Joseph HOLBROOKE (1878-1958)   Joseph HOLBROOKE (1878-1958) EmptySam 6 Oct 2012 - 13:41

J'ai écouté aussi. Je n'ai pas accroché du tout. Ecoutant peu de symphonique, je suis très difficile, je ne suis donc pas du tout un critère… Il y a un petit climat, c'est vrai, mais rien d'original, rien qui attire mon oreille à la première écoute mais rien aussi qui me donne envie de réécouter… Désolée Joseph HOLBROOKE (1878-1958) 2661413304
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Ben.
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MessageSujet: Re: Joseph HOLBROOKE (1878-1958)   Joseph HOLBROOKE (1878-1958) EmptySam 6 Oct 2012 - 13:57

J'ai pour ma part beaucoup aimé, et je pense intégrer ce compositeur dans ma revue un peu systématique de toute la musique anglaise de la première moitié du 20è.

Je vais réécouter l'oeuvre quelques fois (dans, apparemment, sa meilleure version discographique) avant d'émettre un avis plus approfondi et détaillé.
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MessageSujet: Re: Joseph HOLBROOKE (1878-1958)   Joseph HOLBROOKE (1878-1958) EmptySam 6 Oct 2012 - 14:33

Mariefran a écrit:
J'ai écouté aussi. Je n'ai pas accroché du tout. Ecoutant peu de symphonique, je suis très difficile, je ne suis donc pas du tout un critère… Il y a un petit climat, c'est vrai, mais rien d'original, rien qui attire mon oreille à la première écoute mais rien aussi qui me donne envie de réécouter… Désolée Joseph HOLBROOKE (1878-1958) 2661413304

Faut pas être désolée. Ce qu'on peut parfois reprocher à Holbrooke, tout comme à Bantock d'ailleurs, c'est d'avoir une personnalité, qui bien que singulière, soit moins marquée (ou directement reconnaissable) que ses contemporains. Bax par exemple, même s'il est parfois proche de Holbrooke dans ses inspirations celtiques a pour moi une "patte" bien plus reconnaissable, des harmonies ou des tournures mélodiques (quand l'inspiration est là) plus typées, en un mot, plus de caractère. Après avoir écouté plusieurs de ses oeuvres on le reconnaît immédiatement : "ça, c'est typiquement du Bax !".
D'ailleurs c'est amusant - ou révélateur ? - mais ses contemporains lui ont toujours donné des surnoms en le comparant à d'autres : le "Wagner cockney" (idem pour Boughton je crois), mais aussi "Moussorgsky anglais", "Richard Strauss anglais" ou encore "Berlioz anglais". Toutes ces comparaisons sont flatteuses, mais bon, on aurait aimé que le nom d'Holbrooke se suffise à lui-même...

Holbrooke appartient comme d'autres compositeurs anglais à ce que l'on a appelé la "Celtic Twilight" : néo-romantisme qui va puiser son inspiration dans la nature, le folklore et le paganisme. La civilisation industrielle, la modernité ou encore la religion établie sont totalement ignorées. Wagner avait ouvert une porte en explorant le mythe "national" germanique. Les autres compositeurs de ce mouvement : Bax, Ireland, Boughton, Bantock se sont engouffrés dans la brèche en cherchant parfois leur inspiration dans les vieux mythes celtiques. Michel Fleury - qui adore les harmonies riches et la musique postromantique - évoque à de nombreuses reprises le nom d'Holbrooke dans son ouvrage sur la musique impressionniste et consacre d'ailleurs un chapitre entier à ce courant. Lecture chaudement recommandée.

La musique orchestrale de Holbrooke est composée pour de très grands orchestres, les effectifs et le travail que ça nécessite sont également devenus un obstacle à la diffusion de sa musique et en particulier de ses opéras.

Hidraot a écrit:
Le début est très plaisant, ça fait presque pastorale baroque puis la clarinette est bien mise en valeur siffle
pété de rire Ton oreille est déformée ! kiss

Hidraot a écrit:
C'est une musique très descriptive à partir de laquelle on peut inventer une histoire fantastique (oui j'ai gardé mon âme d'enfant Mr. Green
Mais c'est ça qui est bon Very Happy
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kegue
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MessageSujet: Re: Joseph HOLBROOKE (1878-1958)   Joseph HOLBROOKE (1878-1958) EmptySam 6 Oct 2012 - 15:39

C'est vrai que l'on peut rapprocher cette oeuvre à celles de Bax. Je trouve néanmoins le langage de ce dernier un peu plus ardu (mais peut être plus dans ses symphonies). Autant, il m'a fallu un peu de temps avec Bax (mais j'ai bien fait d'insister), autant avec Ulalume, j'ai adhéré tout de suite.

Tu connais ses symphonies, ça donne quoi ?
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WoO
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MessageSujet: Re: Joseph HOLBROOKE (1878-1958)   Joseph HOLBROOKE (1878-1958) EmptySam 6 Oct 2012 - 16:13

"Ses" ce serait mentir Mr. Green
Je connais "la", du moins la seule qui ait été enregistrée carton rouge

Et je ne pense pas que ce soit la mieux. J'en ai dit deux mots un peu plus haut (album dirigé par Vass chez Dutton). Le deuxième mouvement, impressionniste et personnel, mérite l'écoute.
La 1ère symphonie est un hommage à Edgar Allan Poe (quasiment tous ses poèmes symphoniques sont inspirés par l'oeuvre de Poe), la deuxième "Apollo and the Seaman" nécessite un très grand orchestre avec choeurs et joueurs de sarrusophones, la troisième devrait bientôt sortir en disque. J'aimerais bien entendre ce que ça donne. Je ne lis pas la musique mais apparemment des partitions sont en ligne.


Dernière édition par WoO le Sam 6 Oct 2012 - 16:38, édité 1 fois
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Hidraot
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MessageSujet: Re: Joseph HOLBROOKE (1878-1958)   Joseph HOLBROOKE (1878-1958) EmptySam 6 Oct 2012 - 16:18

WoO a écrit:


Hidraot a écrit:
Le début est très plaisant, ça fait presque pastorale baroque puis la clarinette est bien mise en valeur siffle
pété de rire Ton oreille est déformée ! kiss

Meuh non ! Laughing

Citation :
Hidraot a écrit:
C'est une musique très descriptive à partir de laquelle on peut inventer une histoire fantastique (oui j'ai gardé mon âme d'enfant Mr. Green
Mais c'est ça qui est bon Very Happy
[/quote]

Oui, tout à fait. Je pense que c'est pour ça que j'apprécie. J'écoute très peu de musique symphonique et c'est vrai que quand on me propose des oeuvres comme les poèmes symphoniques qui ont une trame et une histoire j'arrive beaucoup mieux à comprendre et à aimer.
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MessageSujet: Re: Joseph HOLBROOKE (1878-1958)   Joseph HOLBROOKE (1878-1958) EmptyDim 7 Oct 2012 - 18:05

Une très belle découverte aussi... Rien que le début donne des frissons... Rares sont les fois où je ne fais qu'écouter la musique (généralement, je fais plusieurs choses, comme toute vraie femme est capable de faire Mr. Green ) et là, je suis restée de bout en bout à écouter cette oeuvre... Une très belle atmosphère... Je la réécouterai sous peu...

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Horatio
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MessageSujet: Re: Joseph HOLBROOKE (1878-1958)   Joseph HOLBROOKE (1878-1958) EmptyDim 7 Oct 2012 - 18:42

WoO a écrit:
Holbrooke appartient comme d'autres compositeurs anglais à ce que l'on a appelé la "Celtic Twilight" : néo-romantisme qui va puiser son inspiration dans la nature, le folklore et le paganisme. La civilisation industrielle, la modernité ou encore la religion établie sont totalement ignorées.

C'est exactement ce que je ressent à l'écoute de cet Ulaluma, du moins durant la première moitié de l'œuvre. Musique très descriptive, aux ambiances fantastiques - certains passages me font penser à de la musique de film. L'orchestration me plaît beaucoup ; malgré des cuivres un peu pétaradants, le traitement des cordes est étonnamment post-romantique (la partie finale notamment) - mais c'est surtout l'utilisation des bois qui me séduit, très individualisés et dont Holbrooke se sert remarquablement pour créer ses atmosphères. Ce poème symphonique est ainsi très coloré - et, surtout, Holbrooke réussit à varier son écriture, à ne pas se répéter.
Cependant - et c'est assez symptomatique d'une certaine musique anglaise avec laquelle j'ai beaucoup de peine -, je bute toujours sur certaines transitions qui n'amènent rien d'autre que de la grisaille orchestrale - généralement après un thème marquant, là où j'attendrais un développement. Cela dit, les trois dernières minutes sont peut-être les plus fades, ces grandes déclarations aux cordes et aux cuivres n'ayant rien d'original ni de particulièrement marquant. Ah, et il y a l'accord final interminable bedo .

Merci pour la découverte WoO ! - pendant presque 8 minutes, j'ai cru que j'accrocherai enfin sans réserve à de la musique anglaise hehe .
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Golisande
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MessageSujet: Re: Joseph HOLBROOKE (1878-1958)   Joseph HOLBROOKE (1878-1958) EmptyJeu 20 Mar 2014 - 14:08

kegue a écrit:
C'est vrai que l'on peut rapprocher cette oeuvre à celles de Bax. Je trouve néanmoins le langage de ce dernier un peu plus ardu (mais peut être plus dans ses symphonies). Autant, il m'a fallu un peu de temps avec Bax (mais j'ai bien fait d'insister), autant avec Ulalume, j'ai adhéré tout de suite.

 Confused 

En lisant par hasard une allusion à ce compositeur anglais encore plus méconnu que les autres, j'ai eu envie d'écouter (la combinaison Bax + E.A.Poe ne pouvant que me rendre tout foufou).
Eh bien, je viens d'écouter Ulalume, ça n'a franchement pas grand-chose (je me retiens) à voir avec Bax — si ce n'est le tout début dont les sonorités rappellent un peu (de loin) In the Faery Hills, mais toute analogie s'arrête là... La suite me ferait plutôt penser aux tout premiers poèmes symphoniques de Bridge (Mid of the night, à la rigueur Isabella), mais en moins bien foutu et sans aucun passage ni aucune tournure pour retenir l'attention : c'est parfaitement postromantique et passe-partout — pas impressionniste pour un sou, Wagner l'est bien plus à ce compte-là —, et en outre assez bordélique (disons que ça saute beaucoup du coq à l'âne et que la cohérence du matériau n'est pas flagrante). Je ne suis même pas sûr d'avoir envie de dire que ça s'écoute sans déplaisir, car pour moi c'est plutôt une perte de temps — si ce n'est que je sais maintenant à quoi m'en tenir...

Bref : je n'ai rien écouté d'autre (et n'en ai pas tellement envie, vous l'aurez compris), mais à l'écoute de cette œuvre je ne me demande pas pourquoi ce compositeur a (relativement) disparu des radars...
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