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 Nicolas Obouhow (1892–1954)

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Xavier
lulu
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MessageSujet: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyJeu 15 Aoû 2013 - 16:54

remarque orthographique : on trouve énormément de graphies différentes ; à mon avis, seules les graphies Nicolas Obouhow/Obouhov (employées par le compositeur et les éditeurs en France) et Nikolaï Oboukhov (translittération française) ont du sens dans un texte français. Nikolay/Nikolai Obukhov est la translittération anglaise.


(les citations proviennent d’un fil « Wyschnegradsky et Obouhow », ainsi que du fil « Œuvres sous-estimées ».)



Gaial
(12 décembre 2006)
L'oeuvre de Nicolas Obouhov (1892-1954) est à mon avis trop sous-estimé (oublié en fait...).

Il fut dans la continuité de Scriabine, et faisait parti de ces compositeurs mystiques. Il pense dès 1914 à l'utilisation d'agrégats de 12 sons dans sa musique (une exécution publique en 1915). Il est un des pionnier du dodécaphonisme, ou tout du moins un des premiers à le faire consciemment.

Il a émigré à Paris en 1918 et y étudia l'orchestration avec Ravel qui fit beaucoup pour l'aider, fasciné par "la force pathétique" de sa musique, mais en vain.

Il a écris une centaine de pièces pour piano, et créa également trois instruments, la croix sonore (une sorte de taramine, à peu près a la même époque d'ailleurs), le Crystal et l'Ether. Il est surtout ""connu"" pour une oeuvre, le Livre de Vie, calquée sur l'idée du mystère de Scriabine. On y trouve des préfigurations de Messiaen frappante. Il a également écris une oeuvre, appelé le troisième testament (il ne faisait pas dans la demi-mesure...).

Bref, son oeuvre pour piano est apparemment en passe d'être édité, ainsi qu'un cd joué par Jay Gottlieb en 2007.

Ici un petit lien d'extraits (pistes 24 à 30) de quelques pièces pour piano, pas les plus interessantes à mon avis, mais c'est toujours ça, vu qu'il n'y a rien d'autres pour l'instant.

Gaial
(4 mars 2010)
Un disque est sorti (il y a moment mais je l'ai découvert il y a peu) contenant des œuvres de Nicolas Obouhow (Obukhov chez eux), Wyschnegradsky, et Protopopov (la seconde sonate encore, moins inspirée que par Shleiermacher à mon avis).

On [y] trouve une dizaines de pièces de Nicolas Obouhow (voir ici https://classik.forumactif.com/general-f1/les-oeuvres-sous-estimees-ou-peu-jouees-t416-80.htm) dont un fragment de 8 minutes réduit au piano de son "troisième testament".

Alors pour mon impression, on retrouve l'élan scriabinien, ses fusées colorées et ce côté mystique allumé, mais disons de manière presque  entropique et entrecoupées de pauses fréquentes. Des accords cloches dans l'aigu, rappelant furieusement Messiaen par moment (1916 pour les premiers morceaux par contre..), à tel point qu'on se pose des questions de paternité de style par moment.

L'harmonie à 12 sons est bien présente par moment, mais de façon radicalement différente du père Schoenberg, avec de bons gros accords "extatiques". On comprends qu'à l'époque certains aient tirés la tronche.

Voilà, pour ceux que ça intéresse, un recueil de piano et deux pièces pour orchestres sont sorties chez Lemoine, contenant même quelques copies de manuscrits pour le premier.

sud273
(4 mars 2010)
Pour Wychnegradsky, la question de la "paternité" [entre Obouhow et Messiaen] ne faisait aucun doute. Lettre du 26 octobre 1954 (BNF département de la musique):
Citation :
J'ai été avec Mme Gabriel Dumaine (visite où elle a dit qu'elle avait été cidérée (sic) après avoir lu les morceaux de Messiaen publiés en 1944 de lire ceux de M. Obouhow édités en 1918... Pauvre cher Nicolas, j'ai compris les raisons de son calvaire et du mien et c'est vous le premier avec Mme Dumaine qui avait (sic) fait la lumière! Comme dit Ravel 1914 est une date dans l'histoire de la musique car N. Obouhow a ouvert un chemin nouveau et cette date vous devez la rétablir comme étant due à N. Obouhow et non à des plagiaires qui ont voulu le réduire au silence. Un jour que nous entendions ensemble de la musique de Messiaen (réunion chez une dame où il y avait pas mal de monde) j'ai voulu me révolter et Nicolas m'a dit: il faut plutôt le plaindre car si on [ne] suit pas son propre chemin on devient infailliblement stérile. (cité par Yannick Simon in Composer sous Vichy)
Gaial
(5 mars 2010)
Je ne connaissais pas cette lettre! Mais ça ne m'étonne pas vraiment. J'ai cru entendre que Messiaen niait plus ou moins le lien avec la musique d'Obouhow. Je sais en revanche que Wyschnegradsky a correspondu avec Messiaen, ce dernier montrant un vif interêt pour sa musique. J'ai d'ailleurs lu la premiere fois son nom dans son livre "Technique de mon language musical", et lu quelques lettres entre les deux compositeurs.
alexandre.
(10 aout 2011)
Oui, d'ailleurs ça serait intéressant de savoir dans quelle mesure Messiaen a pu être influencé par Obouhov. Lorsque Obouhov est arrivé en France, Messiaen a été un des premiers à le défendre auprès des cercles musicaux parisiens. C'est aussi Messiaen qui a poussé les éditeurs parisiens à éditer les oeuvres d'Obouhov, ce qui explique pourquoi une partie est aujourd'hui trouvable chez Lemoine.

Obouhov a également écrit des traités d'harmonie pour Durand (dont un en collaboration avec Wyschnegradsky), je ne sais pas ce qu'ils valent.

Xavier
(10 aout 2011)
Nicolas Obouhow (1892–1954) 51-chvTj70L._SL500_AA300_

Musique très étonnante, surtout pour 1915. (année de la mort de Scriabine, et date de la majorité de ces pièces, mais ici, Obouhow, tout jeune compositeur de 23 ans, va encore plus loin!)

C'est très ardu, très complexe, souvent très beau aussi. On sent la filiation avec Scriabine (quelques titres: Etrangeté, Mystère, Caresses envenimées, Délire, Inspiration sublime... quelques indications sur la partition écrites en français: "l'apparition du spectre", "l'affranchissement de l'âme", "avec morbidesse aigüe et mystérieuse", "avec détresse déchirante", "avec un éclat céleste"...), mais avec des harmonies beaucoup plus atonales, et une impression d'esquisse permanente.
Cependant il y a certains repères, certaines répétitions... mais ça reste pas évident de s'accrocher, c'est beau, mais on se perd facilement. (et la partition donne mal à la tête  Mr.Red )
Certaines pièces écrites entre le ppp et le ppppp qui font penser à Morton Feldman aussi. (Le Glas d'au-delà, première pièce du cylcle Révélation)
Il y a aussi des agrégats faisant penser à Messiaen, d'autres à la polytonalité de Koechlin.
Bon enfin, dans l'ensemble, c'est génial.  Smile

Beaucoup de pièces ont l'air assez injouables, aussi bien à cause de la vitesse de certains passages avec des accords hyper altérés, qu'à cause de plein d'écarts de 10è notamment.
La partition de toutes les pièces du disque (plus deux qui n'ont pas été enregistrées, dont une pour piano double... je ne sais pas ce que c'est), publiée chez Lemoine, peut s'acheter sur Amazon pour 30 euros. Pour certaines pièces on a le fac-similé, relativement lisible.
En tout cas, chapeau monsieur Gottlieb!  Smile

On attend maintenant ses oeuvres orchestrales, qui ont été apparemment ressucitées dernièrement, mais dont on aimerait bien avoir des enregistrements!

Alors que Scriabine, pour son Mystère, imaginait danses, parfums et attouchements entre les spectateurs, Obouhow, lui, rêvait d'une autre sorte d'interactivité visiblement...

"Nicolas Obouhow avait imaginé que ses oeuvres puissent résonner dans un temple dynamique en forme de sphère,
une grande croix divisant en quatre le parterre concave, l’audience étant sur les marches, scène circulaire surélevée,
le drame se déroulant tout autour des spectateurs, l’orchestre, invisible, placé dans la coupole, tandis que des
jeux de scène et de lumières colorées accompagnent la musique. Lorsque tous les fidèles, noyés dans le sang, se
déchiquètent et se dévorent entre eux, la Révélation paraît dans toute sa splendeur : vision de fin de monde, de la
Parousie, telle que l’imagine Jean à Patmos."
(extrait du livret du CD, par Jean-Michel Bardez)

Laughing

Xavier
(16 octobre 2011)
Pour revenir à Obouhow, j'ai découvert ses 4 chants sur des poèmes de Balmont, enregistrés par Barbara Hannigan et Robert De Leeuw dans ce disque:

Nicolas Obouhow (1892–1954) 001d789e_medium

Dans les 2 premiers chants, d'une grande beauté, on pense beaucoup aux Poèmes de Mallarmé de Ravel, voire à des mélodies que Scriabine aurait pu écrire... (quand on pense qu'il en existe de Roslavets!)
L'instrumentation de Schönberger fait d'ailleurs penser aux pièces contemporaines de Ravel, Stravinsky et Delage utilisant le même type d'effectif de chambre avec piano, même si ici l'effectif est tout de même plus grand. (nous sommes ici en 1913)
Mais les deux suivants, datant de 1918, vont nettement plus loin, nous amenant parfois jusqu'à Messiaen, voire Varèse, parfois d'un grand modernisme, mais toujours avec des touches de finesse délectables.
Une superbe découverte! (je m'empresse de les réécouter!)


Dernière édition par lucien le Dim 11 Mai 2014 - 13:42, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyDim 18 Aoû 2013 - 21:08

Surtout, il faut écouter le 3è et dernier Testament! Very Happy 

/watch?v=DOTRsrk5rH8
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyDim 1 Sep 2013 - 22:30

Les yeux qui fascinent, le 10 février 2012, a écrit:
Tiens, tu en penses quoi d'un rapprochement entre la musique de Nikolai Obukhov et le suprématisme -- par rapport au côté mystique* et "futuriste" de la musique du premier ?

*la grosse différence entre le futurisme russe (puis avec le constructivisme) et le suprématisme, c'est quand même ce côté mystique et la transcendant du second (qui ne doit pas se retrouver chez Vertov, par exemple), non ?
jerome a écrit:
Je ne connais pas bien les concepts en jeu derrière la peinture suprématiste, mais au niveau des sensations, pour faire un parallèle musical j'irais automatiquement chercher quelque chose d'un peu plus minimaliste. Obouhov est luxuriant malgré la brièveté de ses pièces. Ses harmonies hyper-profondes n'ont à mes oreilles rien de monochrome, et puis je ne le sens pas très porté sur l'approfondissement obsessionnel du Motif, ça fourmille trop ! (ça sonne plus Kandinsky, non ?). Son inspiration trop clairement psychologique est également un obstacle.
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyDim 1 Sep 2013 - 23:17

alexandre, le 26 janvier 2011, a écrit:
Obouhov, 7 préludes (prières) : ici on est dans le mysticisme total, tournures très proches de l'écriture scriabinienne. Un cycle tourmenté, avec un travail sur les résonances et le timbre très intéressants.
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyMar 29 Oct 2013 - 17:13

Mariefran a écrit:
Obouhow, Le Livre de vie / Le Troisième et dernier testament / 4 chants sur des poèmes de Balmont.
J'ai beaucoup beaucoup aimé les deux derniers, pas du tout le Livre de vie, ça gueule trop pour moi… Merci, Xavier, pour cette découverte Very Happy
Oui, le Livre de vie c'est le truc le plus bizarre du lot, j'aime beaucoup mais de là à dire que c'est vraiment abouti... et je suis d'accord, le reste est génial. Very Happy
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyMar 29 Oct 2013 - 17:27

Je suis en train de réécouter : la modernité du Testament est époustouflante ! Une musique très troublante, je trouve. C'est vraiment très beau. Very Happy 
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyMar 29 Oct 2013 - 17:54

Xavier a écrit:
mais de là à dire que c'est vraiment abouti...
Il faut cependant garder à l’esprit qu’il s’agit très probablement d’un extrait — peut-être la préface, dont j’ai trouvé quelques références dans le catalogue de la BNF, et qui a été jouée à Paris par Koussevitzky en 1926 !

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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyMar 29 Oct 2013 - 18:03

Bel article Nicolas Obouhow (1892–1954) 3641590030 
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyMar 29 Oct 2013 - 18:05

Merci pour l'article!

Bien sûr ça n'est pas une oeuvre achevée... mais disons que ça part quand même dans tous les sens! Une profusion sonore déroutante.
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyMar 29 Oct 2013 - 19:55

Mais vous l'avez trouvé où, ce livre de la vie ?!
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyMar 29 Oct 2013 - 19:59

en enfer. Like a Star @ heaven 
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyMar 29 Oct 2013 - 21:53

Seule la préface du livre de vie a été orchestrée mais le livre de vie à proprement dit est "terminé" (bien qu'il y aurait une partie perdue, mais le cas du livre de vie est compliquée car il existe plusieurs sommaires de l'oeuvre contradictoires...) et dort à la BNF dans 4 volumes de 800 pages au total dans une version pour plusieurs pianos et voix.

La partition de la préface de livre de vie et du 3ème testament sont éditées chez Lemoine mais uniquement en location.

Enfin de nombreuses pièces du musicien dorment dans les cartons, comme un paquet de pièces de musique de chambre, le "Roi des étoiles" pour choeur et piano, le "Miracle s'impose", la "toute puissance" pour grand orchestre, orgue, choeur mixte et trois pianos, "L'hymne mondial" pour voix de femme, Croix sonore, choeur, orgue, etc...

Son oeuvre reste à créer quoi...


Dernière édition par Gaial le Mer 30 Oct 2013 - 8:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyMar 29 Oct 2013 - 22:00

Gaial a écrit:
Seule la préface du livre de vie a été orchestrée mais le livre de vie à proprement dit est "terminé" (bien qu'il y aurait une partie perdue, mais le cas du livre du vie est compliquée car il existe plusieurs plusieurs sommaires de l'oeuvre contradictoires...) et dors à la BNF dans 4 volumes de 800 pages au total dans une version pour plusieurs pianos et voix.
merci beaucoup pour ces informations. Surprised 

Gaial a écrit:
Enfin de nombreuses pièces du musicien dorment dans les cartons, comme un paquet de pièces de musique de chambre, le "Roi des étoiles" pour choeur et piano, le "Miracle s'impose", la "toute puissance" pour grand orchestre, orgue, choeur mixte et trois pianos, "L'hymne mondial" pour voix de femme, Croix sonore, choeur, orgue, etc...
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyMer 30 Oct 2013 - 8:38

On trouve plein d'infos dans ce bouquin:

Nicolas Obouhow (1892–1954) Vv394

C'est vraiment une reconstruction au travers de tas de lettres, comme la correspondance avec Ravel, des articles de journaux etc...

Il y a tout un chapitre sur le livre de vie avec quelques manuscrits notamment.
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyLun 11 Nov 2013 - 14:00

Shocked Shocked Shocked le livre de la vie, vers 22 min 47, on dirait du Xenakis !!

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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyLun 3 Mar 2014 - 18:23

Deux superbes orchestrations d'un ami de pièces pour piano d'Obouhow, tirées du cycle "Revelation" composé entre 1915 et 1917.



Dernière édition par Gaial le Mar 4 Mar 2014 - 9:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyLun 3 Mar 2014 - 21:32

C'est vraiment très bon!

Mais les pièces d'Obouhow ne sont absolument pas libres de droits, donc il faut retirer ces liens.  Wink 
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyJeu 6 Mar 2014 - 10:27

Après l'orchestration d'Obouhow est loin d'être aussi foisonnante et riche de relief. Plutôt très brute voir pâteuse. Mais à mon avis ce serait vraiment intéressant d'orchestrer plus de sa musique, voir les partitions incomplètes. Il y a énormément de choses qui dorment dans les cartons  Crying or Very sad 

J'ai écouté une version "d'Extase" pour orchestre à un concert une fois, c'était très réussie.
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyMer 15 Oct 2014 - 9:51

Fait assez rare pour être souligné, concert-lecture demain sur Obouhow, soit jeudi 16 octobre à 19h, au conservatoire de Paris. L'entrée est libre, et ça se passe dans la salle d'orgue.
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyMer 15 Oct 2014 - 9:56

Gaial a écrit:
Fait assez rare pour être souligné, concert-lecture demain sur Obouhow, soit jeudi 16 octobre à 19h, au conservatoire de Paris. L'entrée est libre, et ça se passe dans la salle d'orgue.

Oh, super, j'espère que je pourrai arriver à temps !

Merci beaucoup. Very Happy
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MessageSujet: Re: Nicolas Obouhow (1892–1954)   Nicolas Obouhow (1892–1954) EmptyMer 15 Oct 2014 - 10:08

je vois dans la présentation « harmonie absolue », qui consiste principalement en la construction avec la pédale d’accords à 12 sons (parfois moins) sans répétition, comme une sorte de dodécaphonisme vertical (selon les mots de Wyschnegradsky). voyez par exemple la pièce Vérité : /watch?v=4XhjlRWFJ-o&t=9m30s

j’en profite donc pour signaler l’existence d’une thèse sur Obouhow qui traite notamment de ce sujet (l’harmonie absolue n’est en fait qu’un élément parmi d’autres, c’est-à-dire qu’elle peut être superposée dans des strates différentes avec d’autres harmonies), thèse disponible en ligne : http://www.theses.fr/2012PA083531
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