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 Arthur Honegger (1892-1955) Hors orchestre

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jerome
Fugueur intempéré
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MessageSujet: Arthur Honegger (1892-1955) Hors orchestre   Ven 18 Juil 2008 - 12:52

Liens discographie :
http://www.arthur-honegger.com/anglais/discographie.php
http://en.wikipedia.org/wiki/Arthur_Honegger_Discography

catalogue des oeuvres :
http://www.arthur-honegger.com/francais/catalogue_des_oeuvres.php

Je fais une synthèse des conseils discographiques sur les oeuvres hors orchestre éparpillés dans le sujet général Honegger.


Musique de chambre


Coelacanthe : Je recommande ce disque : Musique de chambre, vol. 4 : Les Quatuors à cordes Quatuor Ludwig, Fusako Kondo (mezzo-soprano) . Timpani. Il s'agit des trois quatuor suivi des pâques a New York (Blaise Cendrar), oeuvre magnifique et très originale d'ailleurs!
Je ne m'y connais pas trop en interprétations, mais il n'y a pas des millions de façons de se procurer sa musique de chambre, Timpani avait sortie la complète lors du 100ème anniversaire de la naissance de Honegger. Le truc c'est que tout ne vaut pas le coup dans sa musique de chambre, enfin à mon avis, il faut surtout entendre le disque 4, ce sont ces quatuors à cordes (Arthur Honegger était violoniste et avait des afinités en matière d'écriture pour cordes ) et les paques à New York, un petit bijou très cours pour mezzo-soprano et quatuor à cordes.
JF : C'est vrai que ses quatuors sont superbes! La version Erato String Quartet est très bien.
J'ai écouté le coffret Timpani. Qu'en dire? Quelques mouvements lents assez jolis par-ci par là. Coelacanthe a dit vrai hormis que le CD 3 mérite d'être écouté pour la Sonatine pour clarinette & piano, H.42 . Le Final peut être écouté > ici <
Et le CD 4 bien entendu. Alors à choisir entre le quatuor ERATO ou LUDWIG ya pas photo: LUDWIG!
Bref, c'est sur, je l'acheterai pas! (Comprenne qui peut...Question NDLR)


Jeanne d'Arc au bûcher


Coelacanthe : je recommande le disque de Seiji Ozawa, avec les choeur de radio france et l'orchestre national de france, Marthe Keller (récitante). Deutshe Grammophon. Je ne connais que cette version, mais comme elle m'a satisfait je n'ai pas vraiment chercher à en connaître d'autres!
Fuligo : Première écoute de cette oeuvre.
Je suis assez partagée.
J'ai beaucoup apprécié la musique, mais quel insupportable livret!!

Felyrops : J'aimerais avoir ton avis sur :
- Jeanne au bûcher, orchestre national de Belgique, dir. Louis De Vocht, avec Marthe Dugard, Raymond Gérome, René Piloy, Georges Génicot, Fréderic Anspach etc., enregistré en janvier 1943 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles en présence d'A.H., 2 lp (made in France), pochettes imprimées par Carron à Lyon; celà date donc d'avant l'ajoute, en 1944, du prologue aux 11 scènes. J'ai toujours lu et entendu dire que la version De Vocht était (aussi pour Honegger) l'exécution exemplaire. Son fils m'a affirmé que Louis D.V. avait reçu plusieures partitions autographes d'A.H. (ces manuscrits ont été vendus récemment, je peux m'informer pour savoir en quelles directions ils sont partis). (Perso, mon offre était trop humble).Edition 'La voix de son Maître, FALP 213-214).
- Jeanne au bûcher, Orch.Philh. de Nice, dir J.-M. Cochereau, avec Muriel Chaney, Alain Cuny etc., enregistré 14-17 juin 1976 à la Sainte-Réparatrice de Nice (là le prologue y est, bien-sur) édit. FY 041/042.
La première édition de "Jeanne" de 1943 se trouvait sur 9 disques 78t, la mienne: 2 microsillons longue durée 33 1/3 tours "incassables" (c'est la préhistoire de la 'haute fidélité'. Il y a un long article de R. Lafaurie sur cette nouvelle technique dans "Guide français du disque" 1946-1952.)
Ceci entre parenthèses pour les amateurs-archéologues du disque. Ce même guide mentionne encore "La danse des morts" (1943), Psaume 130 et Poèmes de Verlaine, W. Aguet, Sonate pour violon et violoncelle (1950), Symphonie n° 3, et "Danse de la chèvre" (J.P. Rampal).


Le Roi David


Coelacanthe : J'évoque une première version en parlant de celle de 1921, la version originale, pour choeur, récitant, solistes (je ne me rappel pas de la distribution exacte non lpus ) et... 17 instruments, (pricnipalement des vents aisni qu'une contrebasse, un harmonium, un piano et des percussions, choeurs et soliste) . Une formation complétement débile et inutilisable imposée puisqu'il s'agit d'une commande de René Morax déstiné à être joué par des amateurs qu'il a painé a réunir! Donc il a du convertir des pianiste en percussioniste notament... Cette version est interessante rien que pour écouté come il a réussi a rendre un ensemble incohérent audible! Sous les conseils de Stravinsky qui lui a simplement dit "faites comme si vous l'aviez voulu!". L'instrumentation est plus que bizzare, mais Honegger à du en tenir compte car cela faisait parti des contraintes obligées, donc ça fait un peu parti de l'oeuvre, enfin pour moi... Je te conseillerais plus la version originale (pour 17 instruments), la version pour orchestre est plus propre, mais elle perd tout son charme. Les conditions "spéciales" de l'écriture de l'oeuvre fond partie de celle-ci. Mais il est possible que tu trouve souvent ça longué....
Naxos, Choeur regional d'ile de france Orchestre de la cité, Michel Piquemal : pas mal mais il doit y avoir mieux! Je me suis contenté de cette version éditée chez naxos qui me plait bien, malgré que je n'aime pas des masses les solistes qui en font trop pour une oeuvre qui au départ était composée pour un publique populaire.
Felyrops : j'aimerais avoir un avis sur : Le Roi David, avec Christiane Eda-Pierre, soprano, Jeannine Colard, alto, Eric Tappi, ténor, etc., dir. Ch. Dutoit, en version originale (Erato).
Coelacanthe : Pour le roi David par Dutoit, moi je te conseil de fuir cette version, mais encores une fois c'est un avis personnel subjectif. C'est enregistré dans une église (notre dame du liban à Paris) et la reverb est épouventable, tout est complétement bouffé!! C'est le genre de trucs qui me gène vraiment. Dommage, Dutoit fais du bon boulot souvent avec Honegger. Vu que c'et un peu cher, je ne te le conseil pas sans connaître.
Mais je ne connais rien d'autre que c'est deux là pour l'original, David doit connaître plus de choses...
La seconde c'est la version oratorio (la première étant du théâtre donc) réécris pour un orchestre symphonique, des choeurs, des solistes et un récitant (si je ne dit pas de bêtise) en 1924.
Jean claude Casadesus et l'orchestre de lille : satisfesant. EMI
Pour choisir une des deux versions, c'est selon tes affinités, mais je te conseil plus la première finalement, puisque tu t'attache au côté authentique d'Honegger, je trouve que la version oratorio a beaucoups moins de charme.

DavidLeMarrec : La version Ansermet est tout à fait correcte. Beau ténor notamment. Mais pas de quoi se rouler par terre - c'est sans doute aussi lié à la partition... L'Aiglon, lui, n'existe pas en disque.
Zorn : Il y a un Roi David qui vient de sortir par Michel Corboz (avec la Danse des Morts). Mais je ne connais aucune de ces deux oeuvres, mais Corboz ça se tente, non ?



Autres oeuvres vocales


Coelacanthe : Symphonie n°3 + Cris du monde. Prague Radio Orchestra, cond. Mario Klemens. Interprétation relativement mauvaise! De plus le livret est chanté en tchèque, il y a le texte originale en français dans le livret fourni. Mais c'est si on trouve pas la version de Tzipine. J'aime bien conseiller les Cris du Monde à tout le monde (oh oh)! Oratorio profane très interessant, surtout la dernière scène! Très peu de gens connaissent mais je pense que c'est une de ses meilleures oeuvres! J'en ai parlé à Vartan, il a essayé la version de Georges Tzipine, ancienne mais d'après les extraits (je ne l'ai pas entendu entièrement), meilleure que la seconde, par l'orchestre philharmonique de Prague et Mario Klemens (enregistrement lors d'un concert,très bordelique, prise de son pourrie, texte traduit en Tchèque...).

Xavier : Antigone est passé à la radio tout à l'heure.
Je n'ai entendu que la fin, et j'ai trouvé ça très chouette, sans pouvoir deviner ce que ça pouvait être. (pourtant j'avais lu ton blog David mais je ne m'en souvenais plus)
Finalement cet enregistrement dirigé par Maurice le Roux a été édité au CD ou pas?
DavidLeMarrec : je ne crois pas que ce soit publié en CD (ou alors épuisé depuis des millénaires). Peut-être un vinyl ?


Dernière édition par jerome le Ven 18 Juil 2008 - 13:07, édité 1 fois
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Kia
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MessageSujet: Re: Arthur Honegger (1892-1955) Hors orchestre   Ven 18 Juil 2008 - 13:05

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Octavian
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MessageSujet: Re: Arthur Honegger (1892-1955) Hors orchestre   Sam 16 Aoû 2008 - 0:09

Je viens de regarder et d'écouter ça:



Version scénique de l'oratorio - que je connaissais au disque par la version Ozawa précédemment évoquée -, réalisée à Montpellier en 2006. Sylvie Testud est Jeanne d'Arc, Eric Ruf, Frère Dominique. Dans les rôles chantés on trouve: Mélanie Boisvert, Isabelle Cals, Marie-Nicole Lemieux, Erich Huchet et Nicolas Testé. Alain Altinogu dirige. Et Jean-Paul Scarpitta met, donc, en scène.

Après le prologue sur des images de la France de la Seconde Guerre Mondiale, Scarpita privilégie une approche dépouillée de la scénographie: plateau nu, plongé dans les ténèbres au début et à la fin (comme une représentation de l'épisode de "nuit obscure", de doute, que Claudel fait vivre à sa sainte?), seuls les personnages se détachant, et inversement écrasé de lumière dans la section centrale. Dans la séquence du procès puis du "jeu de cartes", les costumes jouent à fond la carte des figures animalisées et allégoriques, donnant l'impression assez saisissante d'une sorte de mystère médiéval sous perfusion expressionniste. Ne reculant pas non plus devant le mysticisme (là encore le livret y invite, dans l'intention générale sinon dans le détail), Scarpitta fait mourir Jeanne, non sur un bûcher, mais sur une croix, dans un mouvement d'identification du martyre à la Passion du Christ.

Si l'on met de côté la prestation purement "théâtrale" de Sylvie Testud - une réussite, dans le registre, conciliant hiératisme et affect - sur laquelle l'attention est tout de même centrée, l'aspect musical de l'œuvre est bien globalement servi. Côté rôles chantés, il y a du bon voire du fort bon mais aussi à certains moments quelques évidentes faiblesses dans les rôles secondaires. Faiblesses assez vite oubliées, si l'on se laisse emporter par la force générale de la musique de Honegger, interprétée de façon très expressive par l'orchestre et les chœurs.

Pour ce qui est du support technique enfin, on regrettera juste que les sous-titres français ne concernent que les parties chantées en latin, alors que les parties chantées en français ne sont pas toujours très aisément compréhensibles... En bonus, un documentaire, approximativement aussi long que l'œuvre elle-même, de la série "Découvrir un opéra" consacré à celle-ci et à cette mise en scène.

Le DVD vaut donc essentiellement pour l'approche intéressante de l'œuvre que permet cette mise en scène, expérience recommandable dans une perspective d'approfondissement mais peut-être plus encore pour permettre une première approche; pour la prestation de Sylvie Testud; et pour la force expressive de l'interprétation musicale de façon générale. Les faiblesses dans les interprétations vocales sont d'autant plus regrettables.
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Rubato
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MessageSujet: Re: Arthur Honegger (1892-1955) Hors orchestre   Dim 7 Avr 2013 - 20:03

Rubato a écrit:
Rubato a écrit:
Petite question:
Est-ce que sa musique de chambre "vaut le coup" ?
..Non, pas d'avis? Personne ne connaît? Neutral
Si, moi maintenant! Smile

J'ai fait l'acquisition du coffret

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'oeuvre pour musique de chambre de Honegger ne respire pas beaucoup la joie!!
D'ailleurs le compositeur dit ceci:
"...je ne cultive pas l'admiration de la foire ou du music-hall, mais au contraire celle de la musique de chambre et de la musique symphonique dans ce qu'elle a de plus grave et de plus austère"
Tout est dit, et c'est d'autant plus vrai pour sa musique de chambre. Je mets de côté les 3 quatuors, très réussis (CD4), dont je parlerai plus tard.

Les CD1 & 2 sont essentiellement consacrés aux sonates, piano/violon, piano/violoncelle, violon/violoncelle, piano/contrebasse, violon seul....et on ressent déjà ici une certaine austérité, plus ou moins contrebalancée par les mouvements vifs des oeuvres.
De belles pièces, parfois originales (sonatine pour violon et violoncelle), et aussi une sonate pour violon solo, qui pourrait être un petit clin d'oeil à J.S. Bach.

Le CD3, est lui consacré à des oeuvres plutôt brèves avec instruments à vent, flûte, hautbois, clarinette, trompette, trombone, en duo, trio, ou quatuor avec d'autres instruments. C'est le CD le plus sombre du coffret d'où se dégage une certaine tristesse; les tempos sont lents; le titre de l'une des oeuvres est d'ailleurs "Hommage du trombone exprimant la tristesse de l'auteur absent". Il s'achève sur trois chansons, "Chanson de Ronsard" et "Trois chansons de la petite sirène", pour soprano.
Il y a aussi une petite pièce pour quatuor à cordes d'à peine 3 mn, intitulée "J'avais un fidèle amant", très mélancolique elle aussi!

Une écoute à éviter un jour de déprime!?...c'est du moins ce que j'ai ressenti. Surprised

Des oeuvres à réécouter bien sûr!

Alors, pour répondre à la question initiale, oui ça "vaut le coup"!
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Rubato
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MessageSujet: Re: Arthur Honegger (1892-1955) Hors orchestre   Sam 22 Juin 2013 - 9:43

"Quel dommage qu'il n'en ait composés que trois (plus Pâques à New York)!" C'est ce que je me disais en réécoutant ses quatuors.
Ils font partie pour moi des grands quatuors français.
Ma page préférée étant le mouvement lent du 2ème quatuor (ses quatuors sont en 3 mouvements), magnifique. Construit en arche, en trois parties, et empreint d'une grande mélancolie, avec cette tension qui monte dans la 2ème partie, plus violente, en Rém, pour atteindre son paroxysme quelques mesures avant le début de la 3ème partie où l'on retrouve la tonalité de la 1ère section (Sol#m) et un retour à un certain apaisement, et à nouveau avec cette mélancolie d'une grande noirceur.
Ce mouvement me fait penser à certains mouvements lents, les plus sombres, de Chostakovitch.
Une grande réussite! Smile
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Arthur Honegger (1892-1955) Hors orchestre   Lun 23 Déc 2013 - 17:23

Je réécoute présentement cette version des Cris du Monde, premier enregistrement de l'oeuvre, capté dans le cadre d'une anthologie que Tzipine consacra à la musique française pour Columbia.  
Je ne connais pas d'autre version mais comme le suggérait Jérome celle-ci est parfaite : on sent que cette interprétation souffle une amertume voire une cruauté qui reflète bien les sombres aspirations d'Honegger quand il composa cet oratorio en 1931, dans un contexte de marasme et de désillusion planétaire. Celle d'un vieux monde en transition, en proie à l'industrialisation aliénante, au trouble économique, et en pleine crise morale.

 
Les Cris du Monde, oratorio
 
= Berthe Monmart, soprano ; Jeannine Collard, contralto ; Michel Roux, baryton
 
Choeur de la Radiodiffusion française, dir. René Alix

 
Georges Tzipine, Orchestre national de la Radiodiffusion française
 
(Columbia, 1957)
 
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Walther
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MessageSujet: Re: Arthur Honegger (1892-1955) Hors orchestre   Ven 3 Avr 2015 - 13:21

Mélomaniac a écrit:
Je réécoute présentement cette version des Cris du Monde, premier enregistrement de l'oeuvre, capté dans le cadre d'une anthologie que Tzipine consacra à la musique française pour Columbia.  
Je ne connais pas d'autre version mais comme le suggérait Jérome celle-ci est parfaite : on sent que cette interprétation souffle une amertume voire une cruauté qui reflète bien les sombres aspirations d'Honegger quand il composa cet oratorio en 1931, dans un contexte de marasme et de désillusion planétaire. Celle d'un vieux monde en transition, en proie à l'industrialisation aliénante, au trouble économique, et en pleine crise morale.

 
Les Cris du Monde, oratorio
 
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Choeur de la Radiodiffusion française, dir. René Alix

 
Georges Tzipine, Orchestre national de la Radiodiffusion française
 
(Columbia, 1957)
 

Cette version a été discrètement rééditée en CD par EMI dans l'album "Les Rarissimes de Arthur Honegger", qui regroupe en 2 CD les enregistrements de ce compositeur par Tzipine :
http://www.amazon.fr/Rarissimes-Arthur-Honegger-Georges-Tzipine/dp/B0006PV4YU/ref=sr_1_2?s=music&ie=UTF8&qid=1428059858&sr=1-2&keywords=rarissimes+honegger
(Nicolas de Flue, vous en aviez déjà entendu parler ?) Dommage que l'édition soit minimaliste, sans aucun livret. silent
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Richard
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MessageSujet: Re: Arthur Honegger (1892-1955) Hors orchestre   Mer 3 Juin 2015 - 23:25

Bonjour,

Suis surpris qu'Honneger et ses oratorios dont "Jeanne d'Arc au bûcher" n'ait pas plus de succès ici...comme ailleurs.

Le fait que la Philharmonie l'ait programmé cette année m'a donné envie de m'y replonger, après un aperçu très lointain dans le temps qui m'avait fait écouter la version d'Ozawa/Marther Keller dont je n'ai guère de souvenir.

J'ai écouté sur montube quelques extraits de la version qui vient de sortir avec la star Marion Cotillard. Pas vraiment convaincu (et j'aurais adoré l'être en fait pour les beaux yeux de Marion, d'autant plus que venant des Pays de Loire, j'ai une affection particulière pour Marc Soustrot).

Du coup, j'ai écouté quelques extraits de la version Baudo avec Nelly Borgeaud que je trouve pour le coup vraiment magnifique, beaucoup plus juste que Cotillard. Quelqu'un connait cette version ? Est ce que le choeur est intelligible notamment ?

Il n'existe pas tant que ça de versions disponibles, et certaines sont assez chères finalement (je pense à Ozawa/Keller qui n'a jamais été réédité).

Je ne m'explique pas le peu de succès de cet oratorio en fait. La faute au livret de Claudel ?
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Xavier
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MessageSujet: Re: Arthur Honegger (1892-1955) Hors orchestre   Jeu 4 Juin 2015 - 1:46

Richard a écrit:

Du coup, j'ai écouté quelques extraits de la version Baudo avec Nelly Borgeaud que je trouve pour le coup vraiment magnifique, beaucoup plus juste que Cotillard. Quelqu'un connait cette version ? Est ce que le choeur est intelligible notamment ?

Je me souviens surtout de l'orchestre très mordant et de la prise de son au diapason.

Richard a écrit:
Je ne m'explique pas le peu de succès de cet oratorio en fait. La faute au livret de Claudel ?

Pourquoi, tu trouves vraiment la musique inoubliable?
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Richard
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MessageSujet: Re: Arthur Honegger (1892-1955) Hors orchestre   Jeu 4 Juin 2015 - 17:43

Xavier a écrit:

Je me souviens surtout de l'orchestre très mordant et de la prise de son au diapason.

J'ai mis un moment à comprendre ce que tu voulais dire par "prise de son au diapason"... Tu veux dire que la prise de son est excellente, c'est bien ça ? hehe

Xavier a écrit:

Pourquoi, tu trouves vraiment la musique inoubliable?

Faudrait que je réecoute entièrement l'oratorio, mais dans ce que j'ai écouté sur youtube, franchement, je trouve que c'est assez remuant oui...Bon, j'avoue (en dehors de toutes considérations politiques, je préfère le préciser) que je m'interroge pas mal sur le destin hors du commun de cette jeune femme qu'on a décidé de brûler vive à 19 ans. Je sais bien qu'on parle de moeurs et de pratiques datant d'il y a 550 ans...

Disons que je ne vois pas en quoi ce serait musicalement et artistiquement moins inspiré que le Saint François d'Assise de Messiaen par exemple.

J'ai une petite question technique d'ailleurs : comment le texte déclamé par la comédienne qui incarne Jeanne d'Arc s'inscrit dans la structure musicale, le tempo, le rythme ? Est ce que c'est libre ou collé à la partition ? En d'autres termes, comment la prosodie de la voix parlée s'insère dans la partition ? Comment le chef gère cette déclamation ?
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Xavier
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MessageSujet: Re: Arthur Honegger (1892-1955) Hors orchestre   Jeu 4 Juin 2015 - 23:39

Richard a écrit:
Xavier a écrit:

Je me souviens surtout de l'orchestre très mordant et de la prise de son au diapason.

J'ai mis un moment à comprendre ce que tu voulais dire par "prise de son au diapason"... Tu veux dire que la prise de son est excellente, c'est bien ça ? hehe

Oui, elle est claire, précise et tranchante, comme l'orchestre.

Citation :
Disons que je ne vois pas en quoi ce serait musicalement et artistiquement moins inspiré que le Saint François d'Assise de Messiaen par exemple.

Eh bien pour ma part je trouve l'opéra de Messiaen bien plus inspiré (après, dire en quoi, ça prendrait évidemment plus de 2 lignes), et qui plus est je trouve que ça n'a vraiment rien à voir. (ni le sujet, ni la musique, pas de récitant chez Messiaen...)

Richard a écrit:
J'ai une petite question technique d'ailleurs : comment le texte déclamé par la comédienne qui incarne Jeanne d'Arc s'inscrit dans la structure musicale, le tempo, le rythme ? Est ce que c'est libre ou collé à la partition ? En d'autres termes, comment la prosodie de la voix parlée s'insère dans la partition ? Comment le chef gère cette déclamation ?

Je n'ai pas vu la partition, mais en général dans ce genre d'oeuvres le texte est écrit sur la partition aux endroits où il doit être dit, ensuite c'est librement interprété par le comédien.
Ca dépend des oeuvres aussi, dans le Llanto d'Ohana par exemple c'est plus précis, il y a même par moments des rythmes précis à faire.
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Richard
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MessageSujet: Re: Arthur Honegger (1892-1955) Hors orchestre   Ven 5 Juin 2015 - 11:01

Xavier a écrit:

Eh bien pour ma part je trouve l'opéra de Messiaen bien plus inspiré (après, dire en quoi, ça prendrait évidemment plus de 2 lignes), et qui plus est je trouve que ça n'a vraiment rien à voir. (ni le sujet, ni la musique, pas de récitant chez Messiaen...)

Bon, il faudrait que je réecoute Jeanne d'Arc au bûcher dans un premier temps avant d'en discuter plus en avant, mais je serais curieux de savoir pourquoi tu penses que l'opéra de Messiane est bien plus inspiré.
De là à dire que ça n'a rien à voir, je ne suis pas trop d'accord : les sujets restent des sujets religieux avec un personnage central très fort, et l'opéra de Messian est à mon sens plus près de l'oratorio que de l'opéra. Après, oui, on peut discuter de la durée qui n'a rien à voir, de la forme qui est quelque peu différente, même si le chant/récitatif/déclamation demandée par Messian est ce qui se rapproche le plus de la voix parlée.
En revanche, je te retourne la question : tu n'as pas l'air de trouver l'oratorio d'Honneger très digne d'intérêt, pourquoi ?
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Xavier
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MessageSujet: Re: Arthur Honegger (1892-1955) Hors orchestre   Ven 5 Juin 2015 - 12:48

Je trouve que c'est inégal, et pas transcendant, c'est tout; je ne trouve pas la musique particulièrement forte, marquante.
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MessageSujet: Re: Arthur Honegger (1892-1955) Hors orchestre   Dim 11 Déc 2016 - 3:00

Smile Par rapport à la version Ozawa, l'orchestre est moins présent, moins précis, les choeurs un peu flous (et la prosodie peu idiomatique), mais la direction de Baudo enflamme le drame (la scène de vindicte, par exemple).
Et surtout l'approche apparaît plus vivante grâce à des rôles très investis (le truculent René Brun, Tony Jacquot et un vrai accent picard ; la Vierge, Catherine et Marguerite compréhensibles malgré le registre de leur intervention, là où la voix de Pollet planait dans les limbes). Et les deux personnages principaux, attendrissants sans besoin d'en rajouter (ce qui n'est pas le cas de Keller et Wilson chez DG, un peu surjoués à mon goût).
Bref, certainement ici la version la plus prenante et authentique qu'on saurait souhaiter.


Mélomaniac, in playlist, a écrit:


Nelly Borgeaud - Michel Favory - François Loup - Tony Jacquot - Anne-Marie Rodde - Zdeněk Jankovský


Arthur Honegger (1892-1955) :

Jeanne au Bûcher, oratorio dramatique

Nelly Borgeaud : Jeanne d'Arc
Michel Favory : Frère Dominique
René Brun : Regnault de Chartres, Jean de Luxembourg, un Paysan, Prêtre, l'Âne
François Loup : Guillaume de Flavy, l'Appariteur, un Héraut
Annie Gaillard : Mère aux tonneaux
Tony Jacquot : Heurtebise, Duc de Bedford, Héraut, un Paysan
Christiane Château : la Vierge
Anne-Marie Rodde : Marguerite
Huguette Brachet : Catherine
Pedro Proenza : le Clerc, un Héraut
Zdeněk Jankovský : Porcus

Chœur d'enfants Kühn, dir. Jiří Chvála
Chœurs de la Philharmonie tchèque, dir. Josef Veselka


Serge Baudo, Orchestre philharmonique tchèque

(Supraphon, octobre 1974)

Une de mes oeuvres cultes, même si je ne crois l'avoir réécoutée depuis mon arrivée sur le Forum.
De toute façon je la connais par coeur  I love you
Après le flash back qui sert de procédé narratif pendant les deux premiers tiers de cet oratorio, la scène du bûcher est toujours près de m'arracher des larmes ("c'est moi qui vais faire le joli cierge ?"...)



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MessageSujet: Re: Arthur Honegger (1892-1955) Hors orchestre   

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