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 Chostakovitch - Symphonie n°10

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vincent.1976
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MessageSujet: Chostakovitch - Symphonie n°10   Mar 14 Juin 2011 - 18:58

L'écoute comparée en aveugle de cette symphonie étant prévue en septembre, j'ai préparé la discographie "complète" de cette symphonie, que je vous livre ici.

Cette symphonie est particulièrement bien fournie en enregistrements puisque j'en ai trouvé 66.

Discographie de la Dixième Symphonie :

Années 50 :

- Leningrad Philharmonic Orchestra - Mravinsky - 1954 – Saga
- New York Philharmonic Orchestra - Dimitri Mitropoulos - 1954 – CBS
- Rai Orchestra - Artur rodzinski – 1955 – Stradivarius
- Orchestre Philharmonique Tcheque - Karel Ancerl - 1955 – DG
- Philharmonia Orchestra - Efrem Kurtz – 1955 - Testament
- Leningrad Philharmonic Orchestra - Mravinsky - 03/06/1955 – Praga
- Leipzig Gewandhaus Orchestra - Franz Konwitschny – 1959 – Berlin Classics

Années 60 :

- Orchestre Symphonique d’URSS – Evgeny Svetlanov – 1966 – EMI
- Berliner Philharmoniker – Herbert von Karajan - 1966 - DG
- Philadelphia Orchestra – Eugène Ormandy – 1968 – Sony
- Berliner Philharmoniker - Herbert von Karajan - 1969 - Melodiya

Années 70 :

- Berliner Sinfonie-Orchester - David Oistrakh – 1972 – Harmonia Mundi
- Moscow Philharmonic Orchestra – Kirill Kondrashin - 1973 – Melodiya
- Leningrad Philharmonic Orchestra – Yuri Temirkanov – 1973 – Russian Disc
- London Philharmonic Orchestra - Andrew Davis - 1974 – EMI
- Bournemouth Symphony Orchestra – Paavo Berglund – 1975 – EMI
- Leningrad Philharmonic Orchestra - Mravinsky - 03/03/1976 – Erato
- Leningrad Philharmonic Orchestra - Mravinsky - 31/03/1976 – Melodiya
- National Philharmonic Orchestra – Loris Tjeknavorian – 1977 – RCA
- Berlin Symphony Orchestra – Kurt Sanderling – 1977 - Berlin Classics
- London Philharmonic Orchestra – Bernard Haitink – 1977 – Decca
- Orchestre National de France – Kurt Sanderling – 5/11/1978 – INA

Années 80 :

- Berliner Philharmoniker - Herbert von Karajan - 1981 – DG
- London Symphony Orchestra - André Previn – 1982 – EMI
- USSR Ministry of Culture Symphony Orchestra – Gennady Rozhdestvensky – 10/04/1982 –Brillant
- Philharmonia Orchestra - Sir Simon Rattle – 1985 - EMI
- Royal Concertgebow Orchestra – Bernard Haitink – 1985 – NM Classics
- London Philharmonic Orchestra – Bernard Haitink – 28/08/1986 – LPO
- USSR Ministry of Culture Symphony Orchestra – Gennady Rozhdestvensky - 1986 – Melodiya
- Ostankino Large Symphony Orchestra – Vladimir Fedosseyev – 1987 - Moscow studio archives
- Saint Louis Symphony Orchestra – Léonard Slatkin – 1987 – RCA
- Scottish National Orchestra - Neeme Jarvi – 1988 – Chandos
- London Philharmonic Orchestra – Andrew Litton – 1988 - Virgin
- BRT Philharmonic Orchestra (Bruxelles) -Alexander Rahbari - 1989 - Naxos
- Atlanta Symphony Orchestra - Yoel Levi – 1989 – Telarc
- Orchestre Symphonique de la Radio Tchecoslovaque de Bratislava – Slovak – 1989 – Naxos
- London Symphony Orchestra - Mstislav Rostropovich – 1989 - Teldec

Années 90 :

- Royal Concertgebow Orchestra – Claus Peter Flor – 1990 – RCA
- Chicago Symphony Orchestra – Sir Georg Solti – 1990 – Decca
- Orchestre Symphonique de Vienne – Eliahu Inbal – 1990 – Denon
- The Cleveland Orchestra - Christoph von Dohnanyi – 1990 - Decca
- Royal Philharmonic Orchestra - Vladimir Ashkenazy – 1990 - Decca
- London Symphony Orchestra - Maxim Shostakovich – 1990 – Alto / Collins
- Helsinki Philharmonic Orchestra - James de Preist - 1990 - Delos
- Hallé Orchestra - Stanislaw Skrowaczewski – 1990 – IMP Classics
- Philadelphia Orchestra - Mariss Jansons – 1994 - EMI
- Vienna Radio Symphony Orchestra - Milan Horvat – 1994 - Point Classics
- Royal Philharmonic Orchestra - Frank Shipway – 1995 - Intersound
- Russian State Symphonic Orchestra - Valery Polyansky – 1995 - Chandos
- WDR Sinfonieorchester - Rudolf Barshai - 1996 – Brillant
- BBC National Orchestra of Walles - Mark Wigglesworth – 1997 – Bis
- Rudfunk Sinfoniorchester Saarebrücken – Michael Stern –1998 - Perc Pro
- Tchaikovsky Symphony Orchestra of Moscow Radio – Vladimir Fedosseyev – 1998 – Relief

Années 2000 :

- Dallas Symphony Orchestra - Andrew Litton – 2000 - Delos
- Orchestra Sinfonica Di Milano Giuseppe Verdi - Oleg Caetani – 2002 – Arts Music
- Orchestre Beethoven de Bonn – Roman Kofman – 2003 - MDG
- Cologne Gurzenich Orchestra - Dimitri Kitaenko – 2003 - Capriccio
- American Symphony Orchestra - Leon Botstein – 22/08/2004
- Saarbrucken Radio Symphony - Gunther Herbig – 2005 - Berlin Classics
- WDR sinfonieorchester koln – Semyon Bychkov – 2005 - Avie
- Prague Symphony Orchestra – Maxim Shostakovich – 2006 – Supraphon
- The Australian youth Orchestra – Alexander Anissimov – 2006 – Melba
- Cincinnati Symphony Orchestra – Paavo Järvi – 2008 – Telarc
- Royal Liverpool Philharmonic Orchestra – Vasily Petrenko – 2009 - Naxos
- Orchestre du Théatre Mariinsky – Gergiev – 2009 - Mariinsky
- Orchestre du Festival de Verbier – Yuri Temirkanov – 2009 - Ideale Audience DVD


Pour préparer l'écoute comparée, j'ai acheté de nombreuses versions, mais je ne vous en dirais rien pour l'instant, je réserve mes avis pour après l'écoute comparée Very Happy
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vincent.1976
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Mar 14 Juin 2011 - 19:19

TragicSymph a écrit:


En petit HS, elle est bien cette 10° par Petrenko ? Ca me tentait aussi de l'acheter un de ces jours !

Nounou a écrit:
Pour répondre à tout le monde : c'est SUPERBE !
Une leçon de direction. Ce jeune chef a tout compris à cette musique.
Il n'en fait jamais un péplum, ni asceptise les moments theatraux.
C'est tendu, noir. Belle prise de son, et à ce prix là, achetez tous les disques !
Petite reserve : l'orchestre n'est ni Amsterdam ni Londres, mais il s'en sort très bien Smile
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vincent.1976
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Mar 14 Juin 2011 - 20:01

Voici ce que j'ai trouvé sur la dixième dans le topic global sur les symphonies de Chostakovitch.

Xavier a écrit:
Il faut également mentionner la superbe 10è de Karel Ancerl.

Jaky a écrit:
et aussi la 10 ème par neeme järvi surtout pour le final…

kolaps a écrit:
Le seul disque des symphonies de Chostakovitch que je retiendrais c'est la dixième dirigée de main de maître par Kurt Sanderling et l'orchestre symphonique de Berlin chez Berlin Classics.

encolpio a écrit:
Je n'aime pas trop Haitink que je trouve aussi bien lisse
: seule exception sa 10e live du 8/12/1985 avec le Concertgebouw: un monument dramatique bien sup à sa version londonienne!
La 10e est certainement celle qui fut la mieux servie au disque!

Pauken a écrit:
Haitink (...) la 10e est très réussie bien qu'un peu moins à mon goût car un peu trop romantique et sans le concertgebouw.

Bertrand67 a écrit:
On en parle pas ici, mais il parait que la 10è de Karajan avec Berlin des années 1980 est excellente est très dramatique, est-ce vrai ?

adriaticoboy a écrit:
En ce qui concerne les (...) 10 (...) de Mravinsky en live chez Erato (fin 70s-début 80s), c'est toujours aussi puissant et tragique que ses enregistrements Melodiya antérieurs, mais avec cette fois-ci d'assez belles prises de son, très naturelles. Par contre, je te préviens: ça tousse toujours autant! Voire plus!

Bertrand67 a écrit:
En tout cas j'insiste pour Rojdestvenski, j'ai réentendus sa 10 cet aprem, un modele du genre ! I love you

monomélomaniaque a écrit:
Et Jansons! (...) L'unité de ses interprétations avec pourtant des orchestres différents est époustouflante. J'aime sa façon d'expliquer cette musique si autobiographique et calquée sur le contexte terrifiant de la Russie soviétique que Jansons a connue. Ajoutez à cela des orchestres tous magnifique: le Philadelphia dans la 10ème, une merveille!

Bertrand67 a écrit:
Ancerl à aussi fait de très bonnes choses je penses à ses (...) 10èmes d'ailleurs.

sofro a écrit:

(Karajan) sa 10ème symphonie de Chostakovitch, exceptionnelle, enregistrée par le Philharmonique de Berlin en 1981, avec une prise de son superlative. Les sonorités sont inhabituelles, moins lisses que d'habitude, les vents insolents avec du relief, les contrebasses particulièrement redoutables, le ton juste pour ce répertoire, avec ce qu'il faut de sarcastique et de gigantisme, et en prime la profondeur brûlante et la sublimation propres au style du chef... Un des plus grands disques de Karajan.

En aveugle, on ne se douterait pas que c'est Karajan qui dirige !...

Papageno a écrit:
je confirme , c'est une tres bonne interprétation Smile

sofro a écrit:



J'ai trouvé ce disque d'occasion: Ancerl 1956 avec l'orchestre Philharmonique tchèque en pleine gloire, dans des conditions d'enregistrement exceptionnelles pour l'époque.
Il y a de quoi être saisi par cette version: quand on écoute cela, on se dit que cet orchestre était peut-être le plus beau du monde à l'époque, et le chef, un des plus grands. Les vents sont d'une qualité exceptionnelle (la prise de son les avantage), avec un mordant, un relief inimitable, une précision, et des sonorités particulières, les solos instrumentaux sont tous d'une qualité... (une flûte!). De toute évidence, les musiciens de cet orchestre étaient tous de grands artistes, comme en témoignent leurs prestations individuelles!... Devant la qualité des bois, on reste sans voix...
Ancerl dirige assez vite, d'une main de fer: le scherzo pris à grande vitesse, est une course à l'abîme, asphyxiante, dramatique.


(impressionnant...)


Beaucoup moins lourd, moins massif, moins sombre et moins douloureux que Mravinsky, sans ses rictus, Ancerl dirige d'une manière plus mahlérienne, style plus narratif, imagé, coloré, avec de l'action et du pittoresque mêlé au drame, où les vents ont une place de choix.

Une dixième symphonie indispensable et un modèle d'interprétation de la part du chef et de l'orchestre.

Xavier a écrit:
Elle est très bien cette 10è d'Ancerl. Smile

Tus a écrit:

Karajan dans Chosta je me méfiais un peu mais c'est dévastateur! La prise de son est réussie, cette fois, assez détaillée, et d'ailleurs Karajan lui-même dirige avec velouté mais pas d'opacité excessive.
Il a de Chostakovitch et de cette oeuvre plutôt noire et véhémente une conception évidemment empreinte d'hédonisme, mettant en valeur les timbres et les mélodies (le cor de III!), mais qui ne refuse pas une certaine violence. Le sens du rythme et de la menace que possède Karajan donne un II terrifiant, qui emporte tout sur son passage...
Dans le premier mouvement, le chef adopte un tempo plutôt modéré et met en exergue l'implacable avancée de la musique, dans une atmosphère sinistre et inquiétant. IV est un peu moins bon, car il ne grimace pas comme chez Jansons, mais si on reste dans le domaine de la musique pure il n'y a rien à regretter pour cette interprétation typée mais fort réussie.

sud273 a écrit:
La 10, on peut difficilement trouver mieux que Karajan
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sylvain
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Jeu 16 Juin 2011 - 21:06

Karajan, Haitink et Kiatenko sont prioritaires.
Kondrachine et Sanderling sont passionnants.
Mravinsky et Ancerl sont aussi à connaître.

Voila pour la 10ème
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Xavier
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Dim 20 Mai 2012 - 0:01

J'ai écouté la version Inbal, qui opte pour des tempi tellement retenus qu'il semble presque déconstruire cette musique, c'est parfois un peu neutre mais somptueux, en revanche ça permet d'entendre plein de choses qu'on n'entend pas habituellement.
C'est assez atypique, ce qui est le plus réussi est peut-être le 2è mouvement, juste un chouilla plus lent que d'habitude, mais cela donne une marche implacable au lieu de course terrifiante habituelle.
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Horatio
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Jeu 31 Mai 2012 - 18:43

Parmi les trois versions de Karajan de cette symphonie, laquelle me conseilleriez-vous ? D'après ce que j'ai pu lire, la seconde mouture chez DG serait meilleure, mais qu'en est-il du live à Moscou ?

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Mariefran
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Jeu 31 Mai 2012 - 18:54

Le live de Moscou !
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Jeu 31 Mai 2012 - 19:04

Bof je le trouve pas fou moi ce live. Après les deux live DG ont leur intérêt aussi. En fait je ne choisirais pas vraiment Karajan en premier lieu...
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Mariefran
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Jeu 31 Mai 2012 - 19:11

Mravinsky, bien sûr, mais si il veut du Karajan…
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Horatio
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Jeu 31 Mai 2012 - 19:15

Mariefran a écrit:
Mravinsky, bien sûr, mais si il veut du Karajan…

Mravinsky c'est déjà prévu bedo . Avec Kondrashine, ça fait un joli couple russse. Donc, pour Karajan, plutôt le live ? Je note study .
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Hippolyte
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Jeu 31 Mai 2012 - 19:31

Le remake de Karajan en 1981 est sublime, je ne m'en lasse pas, préférable dans mon souvenir au premier studio de 1966 dont j'avais trouvé l'expression un peu forcée mais qui reste très beau. Le modelé sonore, le creusement, sont incroyables, la dernière manière du chef fait ici merveille (on est évidemment très loin de Mravinski ou de Kondrachine). En revanche, je ne connais pas le fameux live de 1969.

J'ajoute que les commentaires de Sofro et de Tus reproduits un peu plus haut au sujet de cet enregistrement sont très justes.
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marc.d
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Ven 12 Avr 2013 - 15:56



Avez vous déjà entendu parler de cette version ?

Ce jeune chef fait, il parait ,des prodiges dans ce répertoire.
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Sam 13 Avr 2013 - 19:12

Oui Marc, c'est un des sommets de l'intégrale en cours de Petrenko, et une des toutes meilleurs versions de cette oeuvre. Ce CD a été très bien accueilli par la presse (Diapason d'or).
Très bonne prise de son, ce qui n'est pas toujours le cas chez ce label.

Dans l'ensemble, le cycle qu'enregistre le chef russe s'avère très recommandable (un coup de coeur personnel pour son interprétation de la Symphonie n°3). Sa lecture de la Symphonie n°7 va bientôt paraître.

Voilà sous spoiler un commentaire d'écoute plus détaillé :

Spoiler:
 
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karajan
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Dim 14 Avr 2013 - 16:12

Je trouve qu'on en fait beaucoup (trop) autour de ces disques du jeune Petrenko, la référence incontestable est je pense Karajan, il y a 2 enregistrements officiels et un live entre lesquels choisir. Même si le meilleur c'est comme souvent avec Karajan le dernier!

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Dim 14 Avr 2013 - 22:45

karajan a écrit:
la référence incontestable est je pense Karajan,
Les références incontestables n'existent pas (Dieu merci), et Karajan dans Chostakovitch, même si son mérite y est largement reconnu, je ne suis pas sûr qu'on puisse parler d'évidence non plus...

Citation :
Même si le meilleur c'est comme souvent avec Karajan le dernier!
Là aussi, tu risques de te retrouver un peu seul. hehe
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Dim 14 Avr 2013 - 23:19

Karajan reste incontestablement une référence pour cet opus qu'il enregistra deux fois pour DG.

Son interprétation de 1966 me semble plus habitée, plus germanique. Celle de 1981 plus superficielle, souvent mieux décortiquée (la prise de son s'avérant en outre plus nette) malgré des tempi moins alertes. Hormis pour l'ébouriffant Finale où l'orchestre se grise d'une décapante virtuosité, à peu d'égale (très proche du 176 à la noire qu'indique la partition).

Ceci dit, cet opus a été plutôt bien servi par le disque, et je me garderai bien d'affirmer l'absolue suprématie du maestro autrichien, face à des Mravinski, Kondrachine ou même Haitink, étonnant dans son live avec le LPO. Sans compter le jeune Petrenko...
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karajan
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Lun 15 Avr 2013 - 0:21

Tout à fait d'accord, Mélomaniac, surtout pour Haitink. Mravinsky et Kondrashin sont à connaître bien que parfois caricaturaux et avec des orchestres assez inférieurs.
Ce détail, ce côté extrêmement décortiqué, analytique, et pour autant avec beaucoup de puissance et de fougue, est ce qui est si convaincant dans la version 1981

David, vous êtes en minorité Wink
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Xavier
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Lun 15 Avr 2013 - 2:03

karajan a écrit:
David, vous êtes en minorité Wink

Je pense que tu devrais te garder de ce genre de réflexions car tu joues un peu au seul contre tous dans tous les sujets où tu interviens...
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hugo75
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Lun 15 Juil 2013 - 15:01

La discographie de la 10ème symphonie s'est enrichie aux cours des trois dernières années de trois versions majeures : Gergiev, Petrenko et Jansons-Amsterdam.

Petrenko livre une vision déchainée, avec des tempi exacerbés (les passages lents sont souvent plus lents que d'habitude et les moments plus rapides prennent le TGV avec, fort heureusement, une grande stabilité de tempo à l'intérieur de chaque épisode), des attaques très tranchantes, et un engagement dramatique qui fait froid dans le dos. Jamais on n'avait entendu un Chostakovitch aussi slave depuis Kondrashine. Bref, c'est la terreur stalinienne dénoncée dans toute sa férocité.

Jansons, c'est tout l'inverse : il joue la carte d'un Chota universel qu'il sort de son contexte historique en n'hésitant pas à l'occidentaliser. Il est vrai qu'il dispose d'un orchestre aux couleurs magnifiques dont il va jouer au maximum : on entend donc une magnifique symphonie de timbres avec des tempi plus lents et des angles plus arrondis que chez Petrenko mais aussi un orchestre supérieur et des couleurs saturées assez irrésistibles (les bois, notamment, sont traités comme des super solistes). Et finalement, ce qu'on perd en effroi, on le gagne en mystère et en pur hédonisme sonore.

Gergiev, enfin, navigue entre deux eaux : il pousse encore plus loin que Jansons le dialogue chambriste tout en étant plus tranchant et sombre dans les passages virtuoses mais sans le côté hyper cinglant de Petrenko. Néanmoins, par son tranchant rythmique comme par les couleurs sombres de l'orchestre du Mariinsky, l'ensemble sonne assez slave. Mais comme Jansons, il a tendance à décontextualiser la 10ème de Chosta.

A l'heure du bilan, je conseille vraiment Kondrashine ou Petrenko aux amateurs d'émotions fortes. Mais Jansons et Gergiev, par la beauté de chaque pupitre (surtout Amsterdam avec des violoncelles et des bois à tomber), racontent une histoire moins terrible certes mais pleine de mystère et assez fascinante. En voici les pochettes :







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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Lun 15 Juil 2013 - 18:54

J'aime bien Karajan là-dedans.
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CTI
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Lun 15 Juil 2013 - 22:26

1 mois que je cherche quelque chose de nouveau à écouter.
Finalement j'ai opté pour Chostakovitch dont je connaissais uniquement la cinquième (Haitink, Previn).

J'ai acheté cette semaine la 6 ème et la 12 par Petrenko + une 3 version de la 5 par Stanislaw Skrowaczewski (Halle Orchestra).
Mais c'était juste des compléments (des bonnes affaires à moins de 2 euros) pour amortir les frais de poste.

J'ai jeté mon dévolu sur la 10 ème. Le choix était vaste mais j'ai opté pour un chef exotique que j'ai eu l'occasion d’apprécier à la tête de l'orchestre Philharmonique de Monte-Carlo.




PS: le facteur est pas encore passé.
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Xavier
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Lun 15 Juil 2013 - 22:34

Sa version de la 11è symphonie est excellente en tout cas. (je ne connais pas cette version de la 10è)
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Lun 15 Juil 2013 - 22:41

Xavier a écrit:

Sa version de la 11è symphonie est excellente en tout cas. (je ne connais pas cette version de la 10è)
 
Il a même enregistré deux fois la 11° chez Delos : avec le Helsinki Philharmonic et l'Oregon Symphony.
 
Je n'ai jamais entendu ce chef dans Chosta.
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Xavier
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Lun 15 Juil 2013 - 22:43

C'est la version Helsinki que j'ai: un de mes tout premiers disques Chosta. (il y a plus de 15 ans)
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aurele
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Lun 15 Juil 2013 - 22:44

arnaud bellemontagne a écrit:
J'aime bien Karajan là-dedans.

J'ai découvert cette symphonie dans son enregistrement de 1981 et j'ai beaucoup apprécié la clarté de la direction, l'hédonisme qui se dégage de cette version, la conduite générale des mouvements.
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CTI
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Mar 16 Juil 2013 - 19:20

Mélomaniac a écrit:
Xavier a écrit:

Sa version de la 11è symphonie est excellente en tout cas. (je ne connais pas cette version de la 10è)
 
Il a même enregistré deux fois la 11° chez Delos : avec le Helsinki Philharmonic et l'Oregon Symphony.
 
Je n'ai jamais entendu ce chef dans Chosta.


J'ai toujours un peu peur avec ce répertoire de tomber sur une interprétation trop violente.
C'est une des raisons qui fait que j'écoute jamais Prokofiev.
En concert ça peut être sublime mais sur disque ça peut très facilement agresser les oreilles.
Je préfère commencer par une version "soft" (dans le bon sens du terme) et James De Priest me semble le chef idéal.
C'est une intuition, pas une affirmation, n'étant pas musicien
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Pierre75013
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Sam 1 Fév 2014 - 23:22

J'ai récemment réécouté cette sublime version de Mravinski avec son orchestre (Enregistrement du 03/03/1976).
Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça ne traine pas !!!!
Bon, c'est très "CHOC", très violent, très compris. J'adore ça, c'est très différent des autres ; on dirait qu'il se moque de la beauté du son.
En revanche, en ce soir de mars, le public semblait tellement enrhumé....
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Dim 2 Fév 2014 - 19:41

essayer Karajan, le live de Moscou avec le BP, en présence du compositeur qui pleurait dans la loge...
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Pierre75013
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Dim 2 Fév 2014 - 19:46

Oui, je ne la connais pas
Je ne connais que les 2 versions studio de Karajan.
Une nette préférence pour la première, je vais essayer de me procurer ce live
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aurele
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Mer 23 Avr 2014 - 10:36

J'ai écouté la version de Vasily Petrenko et je l'ai trouvée magistrale, rendant parfaitement la tonalité de cette symphonie. Je ne sais que dire de plus.
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Mar 16 Sep 2014 - 17:21

Repêché dans le sujet Playlist :

arnaud bellemontagne a écrit:
bAlexb a écrit:
arnaud bellemontagne a écrit:
Chostakovitch:Symphonie n°10 (Karajan)

Un monument de musique.


Ah ! Ça...
Chostakovitch, je suis absolument hypnotisé par le 1er mouvement de la 11e par Barshaï. Quelle version la plus "recommandable" ou indispensable (quelle qu'en soi[en]t la/les raison[s]) pour cette symphonie ?
(EDIT : c'est quand même pitié que Karajan n'ait pas laissé plus d'enregistrements d'oeuvres de Chosta Sad . Pourquoi cette cristallisation autour de la 10e ?)

Pour la 11 Haitink est très bien, très leché, tres plastique. C'est un régal.
Dans une optique plus brute, noire et tourmentée Kondrachine est tout aussi indispensable.

Quant à Karajan c'est un mystère...je pensais qu' il allait nous faire un Chosta émollient et mollasson à l'instar de sa version du Sacre du Printemps.Et ben pas du tout!!!
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Mer 15 Juil 2015 - 1:38

Smile A paraître chez DG : Andris Nelsons avec l'orchestre de Boston (le dernier enregistrement de l'oeuvre sous étiquette jaune remontait à Karajan en 1981...)

http://www.amazon.fr/Chostakovitch-Under-StalinS-Shadow-Symphony/dp/B00XWVIZW4

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Xavier
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Mer 15 Juil 2015 - 1:50

On va entendre ça début septembre à la Philharmonie. Smile
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Mer 15 Juil 2015 - 2:02

Smile Il me semble aussi que c'est le premier enregistrement de l'oeuvre par l'Orchestre de Boston, qui restait le seul des big five à ne l'avoir jamais gravée.






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bAlexb
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Ven 4 Mar 2016 - 10:30

Dans la Playlist :

arnaud bellemontagne a écrit:
Chostakovitch:Symphonie n°10 (Karajan)

Le scherzo déménage toujours autant: un vrai vortex!  vador

La version de 67, celle de 82 ou le concert moscovite ?



(EDIT : la spirale orchestrale paraît implacable comme un "tour d'écrou" qu'on serait réduit à observer, si ce n'est à subir ; à la fois "nécessaire", évident comme si ça ne pouvait pas être autrement, et d'une perfection formelle compressive, si j'ose dire ! Quant à dire si c'est plus du Chostakovitch "orthodoxe", sans mauvais jeu de mots, ou du Karajan ; si ces mondes, aussi, se rencontrent réellement ou évoluent dans des dimensions séparées, j'avoue que je suis assez en peine de le dire. J'admire, en fait ; à la fois l'oeuvre et son application sonore, ici .)
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Ven 4 Mar 2016 - 15:17

bAlexb a écrit:
Dans la Playlist :

arnaud bellemontagne a écrit:
Chostakovitch:Symphonie n°10 (Karajan)

Le scherzo déménage toujours autant: un vrai vortex!  vador

La version de 67, celle de 82 ou le concert moscovite ?


67 et c'est magnifique.
Je n'imaginais pas le soyeux Karajan exceller dans ce répertoire tellurique, viscéral et grimaçant...
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Ven 4 Mar 2016 - 15:56

arnaud bellemontagne a écrit:
bAlexb a écrit:
Dans la Playlist :

arnaud bellemontagne a écrit:
Chostakovitch:Symphonie n°10 (Karajan)

Le scherzo déménage toujours autant: un vrai vortex!  vador

La version de 67, celle de 82 ou le concert moscovite ?


67 et c'est magnifique.
Je n'imaginais pas le soyeux Karajan exceller dans ce répertoire tellurique, viscéral et grimaçant...

Les prises de son des années 60, dans le legs DGG, ne sont pas nécessairement lisses (je ne sais plus où on en a parlé, mais il y a un vrai distinguo à faire, à mon avis , entre les enregistrements DGG et les captations beaucoup plus roboratives réalisées pour EMI, la comparaison étant d'autant plus facile que des oeuvres identiques ont été gravées pour les deux ) ; au contraire, elles peuvent être d'une remarquable crudité (voulue ?), d'une certaine agressivité même, en (sur)exposant les bois et les cuivres notamment (cuivres très vibrés, par ailleurs). A cette époque-là, sans parler d'un orchestre sonnant encore comme sous la baguette de Furtwängler ou du jeune Celibidache, l'identité-Karajan-telle-qu'on-la-décrit (assez abusivement, d'ailleurs, à mon avis) n'a pas nivelé l'empreinte propre aux Philharmoniker avec des pupitres que je trouve, la plupart du temps, fortement individualisés (ou présentant des individualités fortes, tout dépend dans quel sens on attrape le raisonnement).
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Mar 5 Avr 2016 - 13:29

vincent.1976 a écrit:
bAlexb a écrit:
Une quatrième version de la 10ème par Karajan ? Je ne la connaissais pas celle là ! Et c'est comment ? Par rapport aux 3 autres ?

Les minutages restent sensiblement les mêmes (minute de moins qu'à Moscou) ; l'orchestre peut paraître compact, en réalité il fait bloc, énergique, tendu, avec une densité colorée proche de la saturation. D'une certaine manière, c'est plus riche qu'à Berlin ; je le classe à égalité avec Berlin II avec un engagement qui me paraît encore supérieur au direct moscovite.
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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Mer 15 Nov 2017 - 23:11

Ravélavélo, in playlist, a écrit:

Anaxagore a écrit:

Ravélavélo a écrit:

La version 1981 me semble la meilleure, plus incisive, plus aboutie.


Je préfère aussi la version 1981, beaucoup mieux enregistrée. Et Karajan, pour une fois, n'y cultive pas le beau son ...
C'est émacié, acéré, incisif (sans excès, ça reste Berlin quand même).



Oui, je pense comme toi et c'est probablement pour cette raison que Karajan a réenregistré cette symphonie.


hehe Décidément, à bien relire ce topic où je rapatrie votre échange, on parle souvent de Karajan pour cette oeuvre...

Pour relancer le débat, voici un petit commentaire que j'avais naguère rédigé pour la version 1966 :

Le 29 mai 1969, Herbert von Karajan et son Berliner Philharmoniker remportaient un triomphe en jouant la Dixième Symphonie de Chostakovitch lors d'une visite à Moscou. Cet extraordinaire concert fut sauvegardé, Melodiya l'a republié.
Même si le maestro autrichien connaissait et appréciait d'autres oeuvres du compositeur russe (on raconte qu'il souhaitait enregistrer les cinquième et huitième Symphonies mais qu'un célèbre label refusa...), il portait un intérêt particulier à cette Dixième qu'il confia à deux reprises aux micros de DG.
La première mouture, celle que nous entendons ici, fut réalisée en novembre 1966. Sombre, post-wagnérienne -germaniste en tout cas.

A l'écoute, on reconnaît que l'orchestre allemand parvient souvent à traduire l'idiome des ambiances traversées, notamment grâce à des contrebasses hyperdenses qui tantôt creusent des chenaux erratiques, ou assurent la scansion nécessaire.
La couleur des bois est adroitement travaillée, brossant les ambiances irréelles du Moderato, hantées par les fantômes de l'indicible (flûte à 6'20 par exemple).
Une acoustique ample et réverbérée insinue des perspectives riches d'allusion.

Mais le cinglant Allegro ici joué de façon particulièrement violente ne surenchérit-il pas sur la caricature qui y déchaîne le sarcasme ?
Malgré une approche qui architecture solidement le gabarit post-beethovénien, les climax des deux mouvements extrêmes apparaissent plus montrés que ressentis, mis en scène sans qu'on en perçoive toujours la nécessité. Le développement organique me semble mieux organisé sous la baguette de Kurt Sanderling (1977).

Cette version reste toutefois un jalon méritoire dans l'histoire de la discographie chostakovienne. A l'époque, elle a pu attirer l'attention du public international grâce au prestige de l'étiquette jaune qui comptait déjà à son catalogue une précédente captation avec Karel Ancerl et la Ceská Filharmonie (1956).
Sans céder à la fascination béate pour le parti pris d'authenticité, les témoignages de Evgueni Mravinski (live à Leningrad, 1976) et Kiril Kondrachine sondèrent selon moi plus sensiblement les faux-semblants et les vrais vertiges de cette musique où, derrière le classicisme formel, l'on doit savoir lire la satire entre les lignes.
Moins atmosphérique, le remake DDD de 1981 bénéficiera d'une prise de son beaucoup plus nette, et jouera la carte d'une ébouriffante virtuosité dans le Finale.



rambo Et voilà quelques éléments d'analyse pour la version 1981 :

La Symphonie n°10 entra au répertoire de Karajan en novembre 1959 et reste la seule des quinze qu'il enregistra -et à deux reprises pour Deutsche Grammophon : 28-30 novembre 1966, et la présente version captée le 20-27 février 1981.
Les prises de son expliquent quelques audibles différences de physionomie : broussailleuse, diffuse, robustement articulée sur les graves (un concerto pour contrebasse, aurait ironisé Sergiu Celibidache...), la première mouture permettait de laisser résonner dans l'acoustique des espaces de non-dit, des épaisseurs chargées de sens, des lourdeurs puisées au sombre romantisme germanique.
Le remake numérique bénéficie d'une perspective exceptionnellement nette. Malgré une pointe de réverbération, certes moindre, les pupitres sont mieux focalisés, ne flottent pas dans l'espace. Leur jeu s'avère en outre beaucoup plus précis, individuellement et collectivement. La puissance se montre mieux canalisée.

Hormis le Finale, la durée de chaque mouvement s'allonge pour la version de 1981 qui se caractérise par un ton hautain, péremptoire, voire orgueilleux. Cela ne messied pas à cette oeuvre contemporaine du dégel stalinien, où la fierté du compositeur s'affirme triomphalement par les répétitions de son moto DSCH à plusieurs moments cruciaux.
Certes l'allure ne traîne pas. On compte la noire à 98 pour l'introduction (-4'54 ; 96 selon la partition jusque la mesure 201). Le maestro se plaît aussitôt à souligner l'accélération (noire à 132 au lieu de 120 jusque 8'47) et les contrastes de timbre. Ainsi la clarinette laiteuse (5'10-6'08) précède un solo de flûte qui travaille des teintes nasales, aulodiques.
Karajan organise un cheminement impitoyable, marqué au fer rouge : la déflagration à 10'53, comme un cri d'horreur. Le climax s'arme d'une intense clarté, sans once de commisération, ne verse aucune larme sur les victimes collatérales. Une telle radicalité s'avère ambivalente selon qu'on perçoit dans cet éprouvant Moderato les ravages perpétrés par un régime totalitaire, ou leur dénonciation.

Comparé à la lecture de 1966, le deuxième mouvement perd ici en prestesse ce qu'il gagne en cohésion et en force lapidaire (noire à 172 tout de même). Une implacable machinerie, en acier trempé. Les rêches attaques de crin, la stridence des vents attestent que le Berliner Philharmoniker cerne l'acerbe vindicte de ce corrosif Allegro, voire l'exprime par des saillies exceptionnellement violentes (2'25, 204).
La densité des basses, trombones et tubas herculéens (2'31, 213) maintient un inexpugnable carcan.
Avec sa phalange d'élite, Karajan obtient toutes les ambiances qu'il souhaite. Ainsi dans l'Allegretto, le burlesque manège (7'25, 295) s'anime d'abord avec une insouciance débonnaire, amusée par des trompettes (trop ?) saillantes mais souples. Le maestro précipite un accelerando magistralement dosé vers un Piu mosso agressif (8'35). Puis nous fait basculer dans un enfer dantesque à 9'20 (tutti des cuivres à l'extrême grave de leur registre). On aura noté au passage les textures abrasives que réussissent les quatre cornistes à 8'58- (387).

Comme en 1966, la baguette délaye l'Andante initial du Finale, qui paraît certes moins oraculaire mais encore trop erratique (croche à 91 au lieu de 126 jusque 5'39).
« Dans la section Allegro, l'indication métronomique incroyablement rapide de Chostakovitch est maintenant prise au pied de la lettre » écrit Richard Osborne dans le livret du CD. Je me permets de contester cette affirmation.
Certes Karajan l'aborde plus diligemment qu'en 1966 (la noire s'y négociait à 148) mais reste encore un peu en-deçà de ce qu'exige la partition (noire à 163 au lieu de 176). Toutefois, cette décapante lecture se situe parmi les plus rapides de la discographie et se grise d'une virtuosité que peu d'orchestres pourraient atteindre. Une discipline phénoménale, un aplomb qui balaie tout, et en prime une insolente palette de couleurs. Ecoutez le parfait unisson des cors en liesse (11'31-11'45) ! Leur souffle à haute pression, leur rugissement métallique !
Derrière ces prouesses à tomber à la renverse, oserait-on douter de l'authenticité de l'inspiration, comme le magazine Monde de la Musique en 1982 : « le tempo est foudroyant comme il se doit. Tout vient à sa place quand il le faut. Et pourtant, on a l'impression de glisser sur les réalités du discours ».

Je vous laisse vous interroger sur l'éventuelle part de narcissisme ou de superficialité que trahit cette interprétation.
Toujours est-il qu'en termes de maîtrise agogique et de finition instrumentale, la performance du chef autrichien laisse la plupart des concurrents au vestiaire.



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MessageSujet: Re: Chostakovitch - Symphonie n°10   Ven 9 Nov 2018 - 1:20

Mélomaniac, in playlist, a écrit:


Catégorie orchestrale -rang 151°/250




Vasily Petrenko (1976-)



Dimitri Chostakovitch (1906-1975) :

Symphonie n°10 en mi mineur, Op. 93

= Vasily Petrenko, Orchestre philharmonique de Liverpool

(Naxos, septembre 2009)

Smile Bien qu'elle passe pour la plus accomplie formellement et qu'elle serve souvent de point d'entrée au massif chostakovien, je découvris cette 10°
quand j'étais étudiant bien après les quatorze autres, que j'avais commencé à fréquenter dès les collège.
Du moins, avant de l'acquérir en CD (par Sanderling chez Eterna), je l'avais déjà entendue à la radio, dans l'interprétation particulièrement hédoniste et
phonogénique de Dohnanyi à Cleveland (Decca), qui plaît beaucoup à David.
En tout cas, plus de vingt ans après, cette symphonie ne figure toujours pas parmi mes préférées des quinze, peut-être à cause du long Moderato fort adroitement construit
mais je lui préfère les angoisses de celui de la 8°. Et l'Allegretto me semble le plus faible "scherzo" qu'écrivit le compositeur,
privé de cette ambivalence, ce sens du mystère qui s'instille dans celui de la 4°, ou la nostalgie douce-amère de celui de la 15°.

.
Au demeurant, Chostakovitch compte parmi mes fétiches, et j'ai pu balayer l'essentiel de la discographie, ne serait-ce que dans les grandes intégrales du catalogue.
Pour ce Mélomaniac d'Or, j'aurais pu élire Ancerl (DG), Sanderling (Eterna), Jansons (RCO live en 2009, préférable à la gravure de Philadelphie chez Emi),
Kondrachine (Melodiya), Karajan I et II (DG, le premier abyssal, le second d'une discipline immaculée).
Aussi le témoignage du créateur, Mravinsky (03 mars 1976, live chez Erato, préférable à la gravure Melodiya réalisée quelques jours après).
Ou encore le magistral live de Bernard Haitink avec le London Philharmonic (1986), préférable à sa lecture de studio qui inaugura son cycle chez Decca.
Mais j'ai finalement choisi de distinguer le coup de maître de Petrenko, tiré de son intégrale chez Naxos, un ensemble de très haut niveau,
acclamé par la critique de presse et les mélomanes (seule sa 11° me laisse sur ma faim).
Non seulement un coup de cœur pour cette version, mais elle concurrence (voire surpasse) véritablement les meilleures références précitées, dont les interprètes historiques.

.
« Tous les précédents volumes de la série (symphonies 5, 8, 9 et 11) étaient remarquables, cette 10° est exceptionnelle.
Elle s'impose (...) parmi les trois ou quatre sommets de la discographie » s'enthousiasmait Patrick Szersnowicz à l'appui du Diapason d'or
qui récompensa ce CD dans le magazine de janvier 2011.
« Puissante, élancée, austère » : ainsi qualifiait-il cette prestation.
En effet, cet enregistrement se hisse à un flagrant degré de virtuosité, et manifeste une rare compréhension des rouages de cette œuvre
contemporaine de la fin de l'ère stalinienne -à tel point que les exégètes ont voulu y lire maints signes d'émancipation libératrice, derrière la pureté du gabarit classique.

.
Resserrer le Moderato initial en quelque vingt-deux minutes permet de respecter les tempos souhaités par Chostakovitch,
qui certes hésita dans les indications métronomiques (je ferai ci-dessous mention de celles de la partition éditée par Manashir Iakubov).
Noire à 97 pour l'introduction (-5'04), qui enclenche une infaillible progression vers le climax central. La densité polyphonique n'erre jamais et se fédère vers des buts clairs.
Certains maestros (Kurt Sanderling, Mstislav Rostropovitch...) assouplissent le flux pour immiscer des non-dits, des zones d'insinuation.
Petrenko ne laisse rien flotter et concentre ses troupes vers l'objectif. Il construit une architecture lucide qui oriente la moindre phrase de ce premier mouvement.
L'attention portée aux effets de texture évite tout germanisme mégalithique.
Par exemple : les trilles (flûtes, clarinettes, hautbois) et trémolo (violons, altos) à la mesure 385 (11'04) révèlent un admirable travail sur la texture instrumentale.
Entre 11'40-12'00 (mesure 407-), les croches rêchement arrachées aux altos et violoncelles : un orchestre de Moscou ou Leningrad ne ferait pas mieux !

.
Pour le vindicatif Allegro, Petrenko conjoint une battue inexorablement nette et un débit fluide -presque couvrant, sans outrer la brutalité des saillies.
A la cravache toutefois : noire à 179 ! Certains chefs lacèrent une caricature du « Grand Guide des peuples ». Ici ce portrait semble suinter le dégoût.
Cette même propension satirique ne tarde pas à s'immiscer dans le troisième mouvement quand Petrenko souligne d'emblée le détail grotesque
(clarinette et piccolo à la mesure 43, 1'04). Les élégiaques envolées du cor sont sapées par des pizzicati qui maintiennent un climat séditieux.
La mélopée du cor anglais se voit raillée par les interventions moqueuses du hautboïste.
Comme chez Mahler, la naïveté chostakovienne est une entreprise de signification, et çà Petrenko nous le fait sentir quand le manège s'anime trivialement
entre 7'54-8'27 (mesure 295-)
Puis les archets britanniques réussissent aussitôt à attaquer sèchement la corde (mesure 323) pour nous rappeler la substance corrosive de ce pseudo Scherzo.
La section Piu mosso (9'05-10'11) n'apparaît pas exactement véloce (blanche pointée à 74 au lieu de 80) mais s'active avec une irrépressible pugnacité.
Les ultimes traits de piccolo viendront enfin susurrer quelques bribes frondeuses.
Bref voici une intelligente évocation de cet insolite mouvement, que le compositeur disait avoir entendu en rêve avant de l'écrire (lettre à Elmira Nazirova).

.
Le climat étrange, attentiste qui introduit le quatrième mouvement est subtilement restitué. Observez par exemple cette façon de surligner
le double pizzicato (si & sol#) à 2'29. Quand jaillit le pétulant Allegro, le chef russe parvient à inculquer des accents et couleurs typiquement slaves à ses pupitres.
Projection, fougue, élan, gestion de la scénographie dramatique : attentive aux moindres inflexions de baguette,
la Philharmonie de Liverpool impeccablement disciplinée débusque la verve néo-tchaikovskienne de ce jubilatoire Finale.

.
En outre, les ingénieurs du son (Phil Rowlands et Deborah Spanton) se sont surpassés, pour nous offrir une captation parfaitement définie, ample et épanouie,
qui servent le relief et le contraste de cette interprétation survoltée, quoique d'un exemplaire élucidation structurelle.
Je me permets d'emprunter ma conclusion à notre camarade Hugo75 :
« Petrenko livre une vision déchainée, avec des tempi exacerbés (les passages lents sont souvent plus lents que d'habitude et les moments plus rapides prennent le TGV,
avec, fort heureusement, une grande stabilité de tempo à l'intérieur de chaque épisode), des attaques très tranchantes,
et un engagement dramatique qui fait froid dans le dos. Jamais on n'avait entendu un Chostakovitch aussi slave depuis Kondrachine.
Bref, c'est la terreur stalinienne dénoncée dans toute sa férocité. »



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