Autour de la musique classique

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 Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015

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Montfort
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MessageSujet: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Mer 2 Déc 2015 - 9:31

L'avant - première aura lieu le 5 décembre.
J'y vais le 11 ; j'attends ça avec  curiosité  : Faust sur Mars !!??

J'ai croisé hier à une soirée une responsable de l'AROP : Kaufmann est en pleine forme, il devrait assurer toutes les représentations prévues.

 Montfort
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Montfort
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Ven 4 Déc 2015 - 7:53

La générale a eu lieu et un commentaire circonstancié a été posté sur un autre forum.

 En résumé, très beau sur le plan vocal et orchestral, très critiquable sur le plan de la m e s : un spectacle à écouter les yeux fermés ??

 Montfort
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Montfort
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Mer 9 Déc 2015 - 8:48

La première a eu lieu hier - confirmation de ce que la m e s a entraîné un violent rejet du public.

Je ferai un C R après avoir vu le spectacle le 11.

 Montfort
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Stolzing
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Mer 9 Déc 2015 - 22:26

En deux mots, une bonne soirée musicalement, mais qui ne tient pas vraiment ses promesses. Les trois principaux protagonistes sont bons, Kaufmann même très bien dans "nature immense", mais ne m'ont pas non plus emballé. C'était vraiment bien, mais pas de grand frisson non plus. Direction honnête de Jordan, polie et jolie mais un peu plan-plan, comme souvent. La mayonnaise finira peut-être par prendre.

Mise en scène se situant dans mon palmarès des pires bouses scéniques jamais vues, à peu près au niveau de Boccanegra de Simons, mais pour des raisons différentes. Un concept à la noix est plaqué sur l'oeuvre (le Faust des temps modernes est un scientifique qui cherche à aller sur Mars), et, du début jusqu'à la fin, ce qu'on voit est sans rapport avec ce que l'on entend. Huées féroces, d'une violence que je n'avais plus entendue depuis la délicieuse Ariane et Barbe-Bleue en RDA de Viebrock.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Mer 9 Déc 2015 - 23:44

J'y étais aussi (pardon, c'est un peu formel, j'ai reproduit ce que j'ai écrit pour chez moi). Effectivement, c'était la grande foire dans la salle. Sur scène et dans la fosse un peu aussi, d'ailleurs. Mr. Green

--

Commis l'erreur (en réalité, pas trop de le choix pour diverses raisons) de réserver pour la première de la Damnation de Faust mise en scène par Hermanis.

Jamais entendu des huées pareilles, même en retransmission – les manifestations lors de la création de Déserts paraissent le fait de fractions nombreuses, mais localisables, du public. Aux baissers de rideau, des clameurs immenses (des dizaines de gens, au bas mot) couvrent largement les applaudissements. (Je mettrai un extrait pour vous le prouver quand j'aurai un instant.) Les insultes fusent à travers les balcons entre les spectateurs qui veulent les faire taire et les autres qui leur répondent, diversement subtiles.

Pendant le solo de cor anglais (magnifique en plus, des articulations très « vocales », préfigurant le texte, alors que je trouve d'ordinaire les vents de l'Opéra un peu pâles), les déjà fameuses projection de bisous d'escargots suscitent des huées (et des rires nerveux encore plus nombreux) sur le solo. Oui, je répète, sur le solo de « D'amour l'ardente flamme ». On se demande un peu pourquoi les gens se déplacent, s'ils tiennent à gâcher les moments de bravoure qui ont sans doute motivé leur venue… Parce qu'autant je doute que beaucoup partagent ma vénération pour le récitatif a cappella « À la voûte azurée », autant ce solo de cor anglais, on pourrait l'utiliser pour vendre de la lessive, il a tout pour fédérer le néophyte impressionnable comme l'esthète blasé.

De toute façon, vu le nombre et la projection des « hou », voyelle délicate (elle n'était pas déformée par une couverture excessive, c'étaient de vrais « hou » légèrement mixés, hommes essentiellement), je me figure que beaucoup choisissent la première à dessein pour bénéficier de leur petit frisson de corrida – discipline pour laquelle j'ai plus de respect au demeurant, vu son inscription dans des codes (profondément discutables, mais destinés à exalter et non à flétrir).

C'est vraiment la seule raison de choisir une soirée de première, de toute façon, parce que comme d'habitude l'orchestre est mou, les accompagnements de récitatifs largement décalés, et le détail est étonnamment peu propre pour un orchestre de cette trempe (et qui a joué combien de fois cette partition !). Dans les dernières, c'est le contraire en général : ardent, coloré, et d'une précision instrumentale fulgurante. Certes, on ne peut pas se pavaner en en ayant dit du mal avant tout le monde, néanmoins ça me semble un plaisir (réel mais) secondaire par rapport à la qualité de la musique entendue.

Le pays est à feu et à sang, l'armée est au loin sur des territoires qu'elle ne pourra quitter pendant des décennies, le chômage renverse la courbe des records, les libertés sont tour à tour suspendues par les élus de la Nation, on remet les clefs du territoire aux héritiers toujours racistes de la collaboration, on se prépare au pire casting présidentiel de tous les temps (depuis le choix entre Pétain et Pétain), on perd la jeunesse dans les trafics de rue et les théories du complot du Net, on ne se lève plus dans le métro pour les aînés, l'hiver arrive, on vend des cannelés en plastique dans les supermarchés, ma boulangère n'a plus de jésuites… et il y a des gens dont le loisir est de s'indigner pour une mise en scène ratée. Les ressources de l'oisiveté (et du mauvais caractère humain, ou du moins français) n'ont semble-t-il pas de limites. Bande de no life.
Alvis Hermanis a plus d'élégance et ne salue que très brièvement ; sans pavoiser, laissant les musiciens récolter les bravos.
Je peux en un sens m'expliquer ces huées, cela dit : le propos fait certes écho à l'œuvre (ainsi les follets séducteurs), mais de façon très lâche… on peut très bien trouver que ça n'a rien à voir – et, de fait, la superposition est assez arbitraire (et nécessite tout un résumé vidéo avant la première note de musique !). C'est le seul cas où je peux concevoir la justification de huées (goujaterie insigne) : si, vraiment, il existe une volonté délibérée de flétrir l'œuvre, de ne pas faire le travail (pour le Roi Roger de Warlikowski, la question pouvait sérieusement se poser)… et ici, même si ce n'est pas mon avis, une partie du public a pu le sentir ainsi. « Quel rapport ? » criaient certains. Je crains néanmoins que ce soient plutôt la laideur, le propos en décalage avec la littéralité et la semi-nudité qui aient motivé cette explosion de haine – quelle étrange fantaisie que de payer une place au spectacle, après une journée de labeur, pour s'offrir de telles émotions…

Cela dit, on n'égalera pas de sitôt le record de l'écœurement de cet épisode désormais fameux où le président d'une association contre la pauvreté des enfants, à l'origine du concert, se fait huer parce que son discours est jugé trop long. Ma tendresse (vaguement condescendante, je l'admets) pour les confréries glottophiles a grandement décru ce jour-là.

--

Sur le contenu lui-même ?

Pas de quoi casser trois pattes à un mouton malformé. Tout part d'un présupposé simple : Hawking retrouve son agilité à grâce au projet de colonisation martienne, nouveau Faust. Les chœurs sont des laborantins qui font des expériences sur des humains en cage, le tout assorti de textes formulant un prêchi-prêcha simpliste sur la nécessité d'envisager Mars comme solution à nos problèmes terrestres.

Pourquoi pas. Outre le fait que la progression de l'histoire visuelle reste toujours parallèle (et donc distante, peu touchante) à l'intrigue racontée par le livret, cela pose quand même au moins deux problèmes :

¶ l'agitation parasite l'attention sur la musique. Elle n'est pas du tout calibrée sur l'intensité musicale, si bien que le regard est inutilement sollicité à des moments où l'ouïe devrait primer, sur des climax ou des détails importants. On est obligé de ne plus regarder la scène pour suivre correctement l'intrigue et la musique ;

¶ la direction d'acteurs est fort pauvre ; les tableaux sont tous illustrés avec des danseurs, des dispositifs divers (pas trop mal faits et plutôt variés), mais les personnages restent à l'avant-scène quasiment immobiles, à commencer par le prestigieux danseur dépêché pour… tenir le rôle de Hawking dans son fauteuil (certes, il se lève vaguement à la fin). On devrait, décidément, interdire aux metteurs en scène d'utiliser des décors tant qu'ils n'ont pas fait leurs preuves sur plateau nu. Je ne plaisante pas.

Au demeurant, ce n'est pas très dérangeant. Inutilement distrayant, mais pas très nuisible, vraiment.

--

Côté musique, le résultat est convaincant, en admettant le principe d'une distribution très internationale – il ne faut pas en attendre des émissions claires et des dégradés mixés, évidemment. Le français est bon, même si le lieu de son articulation n'est pas du tout typique de l'équilibre français (normalement assez antérieur), en particulier Terfel dont l'émission est toujours aussi grimaçante (nasalité de méchant, mais il fait pareil en allemand, c'est même légèrement pénible dans le lied).

Kaufmann, pas forcément le plus adapté au rôle mais constamment nuancé, donne surtout sa mesure dans « Nature immense », où son autorité naturelle fait merveille (et les aigus sont spectaculaires). Le contraste est piquant avec Terfel, qui sonne plus clair (alors qu'il chante couramment Wotan, quand même), doté de véritables graves mais avec un son qui a peu d'assise basse (un vrai baryton, en somme). Mais considérant les années passées à chanter Wagner, les aigus sont toujours là et la voix reste flexible – là encore, pas autant que j'aurais voulu, néanmoins pour passer la rampe de Bastille, chanter Wagner et faire aussi bonne impression dans un rôle aussi souple (même si je trouve ses récitatifs un peu amples et « chantés »), on peut lui garantir notre respect.

Koch opaque bien sûr, mais très frémissante (« D'amour l'ardente flamme » vraiment habité, ce qui n'est pas si facile).

La seule véritable réserve, c'est le chœur, vraiment atroce ce soir : basses baveuses (le début du dernier chœur, un unisson pourtant, était décalé et les timbres s'écrasaient dans une pâte grumeleuse et visqueuse), ténors braillards (pourquoi pas dans le pandæmonium, mais l'aigu final, c'était comme toujours trop fort, déséquilibré), et surtout les femmes – on aurait dit une chorale paroissiale en période de grippe (la justesse en plus, certes). Ça hulule, ça flageole, et bien sûr personne ne semble parler français, les nasales sont affreusement faites.

Le niveau individuel n'est pas en cause ; l'Opéra de Paris a le prestige suffisant pour embaucher les meilleurs. Il serait temps, peut-être, de s'interroger sur la logique de recrutement (voix solistes très sonores saturées en harmoniques) et sur la nature du travail (Verdi essentiellement, si j'ai bien suivi). Un peu de voix mixte, de souplesse (et, c'est dur à dire, des voix de femme moins lourdes ou plus jeunes), avec de l'entraînement de type oratorio. Manière de pouvoir faire des nuances. Ils semblaient un peu s'améliorer, mais ce soir, c'était vraiment hideux – pas catastrophique au sens technique (même si très en-dessous des standards d'une maison de ce niveau), mais vraiment difficile à écouter.

En somme, une belle soirée, mais qui devrait être beaucoup plus intéressante en fin de série, avec un orchestre bien chauffé.
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JiCé
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Jeu 10 Déc 2015 - 8:58

J'y étais mardi également. Et j'ai aussi trouvé la bronca du public excessive. Le propos de la mise en scène est certes assené sans nuance mais ne mérite pas tant de bruit.
Le principal défaut de cette mise en scène à mon sens est que les projections vidéos sont si grandes et si lumineuses qu'elles sollicitent l'attention au point d'eclipser partiellement la musique. Ce qui m'a conduit à fermer ou détourner les yeux une bonne partie du spectacle...
C'est curieux: je ne partage pas les réserves faites ci-dessus sur le choeur, qui m'a semblé plutôt bon, au contraire.
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JiCé
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Jeu 10 Déc 2015 - 9:03

Sans rapport avec le sujet: comment puis-je apparaître dans le forum sous une autre qualificatif que l'épouvantable "Mélomane du dimanche"? Razz Je n'ai sûrement pas l'érudition encyclopédique de certains membres du forum, mais "mélomane du dimanche", aïe pale !!
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luisa miller
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Jeu 10 Déc 2015 - 10:33

J'ai toujours pensé que la bronca, apparemment elle était bien carabinée, dont vous témoignez tous après cette première était l'apanage du public milanais. Dois je en conclure que les parisiens sont longs à se fâcher ?
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Jeu 10 Déc 2015 - 11:09

JiCé a écrit:
Sans rapport avec le sujet: comment puis-je apparaître dans le forum sous une autre qualificatif que l'épouvantable "Mélomane du dimanche"? Razz  Je n'ai sûrement pas l'érudition encyclopédique de certains membres du forum, mais "mélomane du dimanche", aïe  pale  !!

En postant... Sous les 100 messages, tu restes avec ce descriptif.
Après ce n'est pas péjoratif...
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Montfort
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Jeu 10 Déc 2015 - 12:29

J'ai des difficultés à suivre le - très long - développement de David sur les hueurs de la Bastille, qui devraient la fermer à cause du chômage, des djihadistes, du F N et j'en passe - je ne suis pas partisan de huer les artistes à la fin d'un spectacle, mais les spectateurs ont le droit d'exprimer leurs sentiments comme ils l'entendent...

Autrement, c'est vrai, souvent c'est une erreur de voir un spectacle lors de la première : les choses sont beaucoup mieux en place à la fin des séries.

 Montfort
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Xavier
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Jeu 10 Déc 2015 - 16:23

Montfort a écrit:
je ne suis pas partisan de huer les artistes à la fin d'un spectacle, mais les spectateurs ont le droit d'exprimer leurs sentiments comme ils l'entendent...

C'est écrit dans la Constitution?

Si la baguette de ton boulanger est ratée, tu penses que tu as le droit de le huer également?
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Stolzing
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Jeu 10 Déc 2015 - 17:16

Quel rapport ? Les artistes viennent sur scène pour que le public exprime son sentiment sur ce qu'il vient de voir et d'entendre. Les huées sont donc parfaitement légitimes, spécialement dans le cas du metteur en scène. Un instrumentiste ou un chanteur peut avoir une faiblesse et exiger la perfection est idiot. Mais une mise en scène est un travail de longue haleine, il ne peut donc pas y avoir de raté de l'instant comme avec un musicien. Et je peux aller voir mon boulanger pour lui dire que sa baguette est mauvaise : la seule façon de faire savoir à Hermanis que sa mes est nulle, c'est de huer. Ce n'est pas très distingué, mais ça soulage.
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Xavier
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Jeu 10 Déc 2015 - 17:23

Stolzing a écrit:
Quel rapport ? Les artistes viennent sur scène pour que le public exprime son sentiment sur ce qu'il vient de voir et d'entendre.

Tu crois que c'est le but d'un artiste?
Se faire applaudir ou huer?

Citation :
Et je peux aller voir mon boulanger pour lui dire que sa baguette est mauvaise : la seule façon de faire savoir à Hermanis que sa mes est nulle, c'est de huer.

C'est vraiment le but de la démarche? L'informer?

Stolzing a écrit:
Ce n'est pas très distingué, mais ça soulage.

Ah voilà, on en arrive à la vraie raison: ça soulage... Rolling Eyes
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luisa miller
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Jeu 10 Déc 2015 - 18:17

Quel intérêt d'imiter la claque et le bandeau milanais? Ne vaudrait il pas mieux se lever et partir en silence?
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Montfort
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Jeu 10 Déc 2015 - 19:39

Xavier a écrit:
Montfort a écrit:
je ne suis pas partisan de huer les artistes à la fin d'un spectacle, mais les spectateurs ont le droit d'exprimer leurs sentiments comme ils l'entendent...

C'est écrit dans la Constitution?

Si la baguette de ton boulanger est ratée, tu penses que tu as le droit de le huer également?

Même si ce type de comportement est déplaisant, il relève de la liberté d'expression - mais comme tu m'as bien lu, tu as du voir que je le réprouve...
On commence à rentrer dans le H S...

 Pour en revenir à l'essentiel :

http://www.forumopera.com/la-damnation-de-faust-berlioz-paris-paris-bastille-y-a-t-il-un-pilote-dans-la-navette

http://www.altamusica.com/concerts/document.php?action=MoreDocument&DocRef=5823&DossierRef=5330

http://blogsv2.qobuz.com/andre-tubeuf/2015/12/09/la-damnation-de-faust-de-berlioz-a-lopera-bastille/

http://www.telerama.fr/sortir/faust-doublement-damne-a-l-opera-bastille,135468.php?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook

 

 Montfort


Dernière édition par Montfort le Ven 11 Déc 2015 - 8:37, édité 1 fois
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Xavier
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Jeu 10 Déc 2015 - 23:32

Eh bien je ne suis pas d'accord, on ne peut pas huer ou hurler sous couvert de liberté d'expression, c'est au mieux une agression verbale envers un artiste qui vient saluer.

Je suis sûr que la plupart des gens qui ne sont pas satisfaits de leur pain ne vont pas dire face à leur boulanger qu'ils trouvent leur pain mauvais: ils ne disent rien, ou changent simplement de boulangerie.
Mais dans un théâtre, on est en groupe et on profite lâchement de l'effet de groupe possible pour huer ensemble, je trouve cela tout à fait méprisable.
On ne hue pas par bonté d'âme pour informer les artistes de ce qu'on pense de leur prestation... on profite simplement de l'effet de meute pour se livrer à un comportement animal, c'est tout.
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malko
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Ven 11 Déc 2015 - 8:42

Xavier a écrit:

on profite simplement de l'effet de meute pour se livrer à un comportement animal, c'est tout.

On pourrait en dire autant de la plupart des applaudissements...
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luisa miller
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Ven 11 Déc 2015 - 10:53

malko a écrit:
Xavier a écrit:

on profite simplement de l'effet de meute pour se livrer à un comportement animal, c'est tout.

On pourrait en dire autant de la plupart des applaudissements...

Je suis assez d'accord avec Xavier sur les huées. Je ne verrai pas la production, car La damnation m'intéresse moins que Faust, mais les huées ont généralement le don de me mettre en rogne. Mais les artistes réagissent mieux à une salve d'applaudissements qu'à une bronca carabinée.
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Montfort
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Sam 12 Déc 2015 - 8:16

Représentation du 11 décembre

  Marguerite : Sophie Koch
  Faust : Jonas Kaufmann
  Méphisto : Bryn Terfel
  Brander : Edwin Crossley Mercer
  La voix céleste : Sophie Claisse
  Stephen Hawking : Dominique Mercy

   Mise en scène : Alvis Hermanis
   Vidéo : Katrina Neiburga
   Chorégraphie : Alla Sigalova
 
    Choeurs de l'ONP - Maîtrise des Hauts de Seine
    Chef des choeurs : Jose Luis Basso

    Philippe Jordan

    Quelle purge !!
    Tentons d'expliquer ce bazar : Hermanis tient Hawking pour le Faust du XXIème siècle : pourquoi pas ? Et en ouverture du spectacle, on a un développement à base de projections prédisant que l'humanité devra trouver son salut en colonisant d'autres planètes, et notamment Mars - Peut etre, et après ?
Et après, plus rien : l'oeuvre débute, et se déroule sans que jamais le metteur en scène ne réussisse à y intégrer sérieusement son intention initiale.
Cette idée, matérialisée par un S H dans son fauteuil roulant devient un élément décoratif qui est constamment présent sur scène, sans lui conférer la moindre signification - il y a ici et là quelques éléments rappelant le propos, comme ce véhicule d'exploration martien, mais ça reste toujours un élément juxtaposé qui ne correspond à aucune nécessité dramaturgique.
Et les choses sont considérablement aggravées par la médiocrité des éléments scéniques ajoutées par le metteur en scène : les vidéos sont plastiquement banales, et d'un symbolisme frôlant parfois la stupidité : les fourmis pendant la marche hongroise, les rats de laboratoire pendant la chanson du rat...
La scène est la plupart du temps encombré de vitrines dans lesquelles des danseurs se contorsionnent : là encore c'est platement imitatif, et la plupart du temps moche.  Enfin Hermanis semble incapable de proposer une direction d'acteur, ceux - ci consacrent l'essentiel de leurs mouvements à slalomer entre les vitrines, et les choeurs sont toujours uniformément en rang d'oignon !!
Il parait qu'Hermanis est considéré comme un grand de la mise en scène : à voir ce spectacle, on peut en douter !!

Est - ce qu'en fermant les yeux le spectateur aurait pu passer une bonne soirée ? Et bien pas tout à fait.

La seule à mériter des éloges sans réserve est Sophie Koch : ses deux airs auront été de purs moments de bonheur, le second délivré des gastéropodes en rut...
Je suis moins enthousiaste sur J K : certes sont chant est élégant et raffiné, mais le timbre est voilé, et les aigus parfois difficiles
Quand à Bryn Terfel, on se demande si sa carrière ne devrait pas prendre fin prochainement.
Choeurs souvent confus et approximatifs.
Et mis à part le cor anglais d'Amour ardente flamme, grosse déception pour l'orchestre et le chef : c'est lourd, ça ne décolle jamais.

Une dernière chose : le programme de l'ONP ignore totalement les danseurs - s'agit -il de membres du corps de ballet de l'ONP, d'une autre troupe, d'intermittents ?? En tout cas ils ne sont pas responsable de la nullité de ce qu'on leur fait danser.

Donc pour moi un échec sur presque toute la ligne.
Le public a assez peu manifesté : quelques huées à la fin de la première partie, et applaudissements pour les chanteurs à la fin.

Cela m'intéresserait d'échanger sur d'autres productions de cette oeuvre : je l'ai finalement vue assez peu :
La mise en scène de Béjart à Garnier vue à la fin des années 60 : la seule dont, malgré l'éloignement du temps je garde un fort souvenir
Une V C au TCE au début des années 1970 dont je ne garde aucun souvenir
La production de Lepage vue à Bastille en juin 2004 - pas très admiratif de la m e s - mais rétrospectivement par rapport à Hermanis !!! - vocalement pas géniale : Larmore petit format, Grove, aucun souvenir, et le grand Samuel Ramey déjà sur le déclin, le tout sous la baguette bien terne de Mark Elder.
Une V C à Pleyel en septembre 2007 : c'était le Boston Symphony Orchestra dirigé par Levine, avec une distribution vocale problématique : Naef, totalement dépassée, Giordani sans nuance, et Van Dam très diminué.
Lissner avait monté une production avec Kokkos au Chatelet : quelqu'un l'a-t-il vue ?


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Xavier
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Dim 13 Déc 2015 - 1:05

J'ai un bon souvenir de Levine à Pleyel: j'avais trouvé Giordani excellent, pas grand chose d'autre à en dire, je découvrais plus ou moins l'oeuvre.
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Montfort
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Dim 13 Déc 2015 - 9:42

Une autre critique :

  http://www.huffingtonpost.fr/olivier-bellamy/faust-deux-fois-damne-a-l_b_8756564.html?utm_hp_ref=fr-culture

  AMHA pas très sérieuse - j'ai eu l'occasion de rencontrer Olivier Bellamy lors d'une soirée en juillet dernier : ce type est une nullité prétentieuse !

  Montfort
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Fiordiligi
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Mer 16 Déc 2015 - 15:18

Demie-déception pour la Damnation hier soir.
Bizarrement, le spectacle a commencé à 20h30, alors qu'il commence à 19h30 pour les autres représentations.

Kaufmann bien, mais pas exceptionnel à part pendant l'air Nature Immense (très très bien chanté). Pendant toute la première partie, il reste les bras ballants comme un ado au musée.
Koch un peu ululante au début (le roi de Thulé ne m'a pas plu, trop de vibrato, la voix pas assez contrôlée). Cela c'est nettement arrangé par la suite, l'air D'amour l'ardente flamme a été très bien chanté.
Déçue par Terfel. Une réelle présence scénique, magnétique. Beaucoup de texte, très intelligible. Mais du chant... pas assez pour moi. C'est un peu aboyé, plus parlé que chanté.
Je n'ai pas été choquée par les choeurs, que j'ai trouvés bien, malgré quelques décalages (notamment dans le choeur des bergers, au tout début). En revanche, la dernière scène était déséquilibrée, le choeur d'adultes couvrant nettement le choeur d'enfants, ce qui est fort dommage.
Direction très précise, très beaux sons. Je lis que ce n'était pas assez dynamique, ça ne m'a pas frappée sur le coup.

La mise en scène est sans logique, sans beauté, inepte.
Le spectacle, pendant la chanson du rat, d'une vingtaine de danseurs presque nus enfermés dans une cage en verre tels des rats de laboratoires paniqués, est particulièrement horrible. Au moins ça ne laisse pas indifférent mais à quoi ça sert ?
Une déception : les ébats d'escargots ont été remplacés par le spectacle plus pudique de baleines se prélassant dans l'océan. Moi qui espérais apprendre les détails de la sexualité hermaphrodite de ces aimables gastéropodes, j'en suis pour mes frais. Smile J'aimerais connaître les discussions animées ayant conduit à cette décision, cela a dû être désopilant.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Mer 16 Déc 2015 - 17:29

Fiordiligi a écrit:
Bizarrement, le spectacle a commencé à 20h30, alors qu'il commence à 19h30 pour les autres représentations.

Ça permet d'éliminer les bouseux franciliens pour ménager un petit entre-soi Paris-petite-couronne. (bon, sérieusement, c'est vrai que 19h30, quand on travaille un peu loin, c'est parfois serré !)

Effectivement, moi aussi j'ai trouvé Kaufmann un brin sur la réserve (sans doute parce que, paradoxalement, il n'est pas si à l'aise dans les graves que dans les aigus), du moins dans les deux premières parties ; après l'entracte, c'était superbe (en particulier « Nature immense », en effet). Et malgré toutes mes préventions esthétiques, Koch m'a totalement convaincu.

Je suppose que l'élimination des escargots (dommage, l'un des rares moments où il y avait un réel dialogue entre le plateau et la musique, même si on peut en discuter la poésie) est liée aux fous-rires pénibles qui ont recouvert le solo de cor anglais lors des deux premières représentations – ou alors ça a vexé Hermanis, qui ambitionnait d'être polémique et profond. Mr. Green
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Cololi
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Mer 16 Déc 2015 - 17:32

Engorger n'a jamais aidé à descendre hehe

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Mer 16 Déc 2015 - 18:08

Ça y est, depuis que Monsieur a un sol 1, il ne se sent plus de joie. tutut
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Cololi
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Mer 16 Déc 2015 - 21:15

DavidLeMarrec a écrit:
Ça y est, depuis que Monsieur a un sol 1, il ne se sent plus de joie. tutut  

Justement ... si un tenorino piètre amateur ...

Et ce sont les basses à qui on devrait surtout mettre des coups de pieds au derrière ... car ça ma conforté dans l'idée que leur technique beaucoup plus frustre ... les empêche de descendre (sauf les très bons techniquement ... ça existe quand même).

Mais Kaufmann ... non désolé c'est pas possible de cautionner ça Neutral

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Mer 16 Déc 2015 - 21:30

Cololi a écrit:
Justement ... si un tenorino piètre amateur ...

Tout le monde ne naît pas tenorino assoluto, Monsieur !


Citation :
Et ce sont les basses à qui on devrait surtout mettre des coups de pieds au derrière ... car ça ma conforté dans l'idée que leur technique beaucoup plus frustre ... les empêche de descendre (sauf les très bons techniquement ... ça existe quand même).

Tout à fait d'accord : à rigueur d'émission égale, quasiment aucune grande basse n'aurait pu tenir en ténor ! C'est rageant, parce qu'on entend surtout de beaux matériaux (donc sous-exploités) dans les tessitures les plus basses.
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Montfort
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Jeu 17 Déc 2015 - 8:17

Je vous suggère d'aller regarder ce qui se dit sur ce spectacle, ou plus exactement sa mise en scène sur ODB Opéra : c'est vraiment distrayant.

Trois catégories :
Les hostiles, la majorité
Une petite minorité y est favorable
Et d'autres qui ne l'ont pas vue, mais qui la commente néanmoins....
Au minimum 500 messages, dont de très nombreux se prennent la tete pour tenter de donner un sens à ce foutoir - exemple : projection : la fécondation d'une ovule - sur scène, les danseurs  tournent autour des danseuses enfermées dans des armoires en plexiglas - donc les danseurs miment les projections - génial, non ???
Cette mise en scène est nulle, mais elle fait parler...
Je continue à m'interroger sur les objectifs de Lissner avec ce spectacle : a - t - il recherché sciemment un scandale ??
En tout cas dans l'interview qu'il a donné à propos de cette production, il dit avoir trouvé l'approche  d'Hermanis intéressante.

 Montfort
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Fiordiligi
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Jeu 17 Déc 2015 - 14:45

Montfort a écrit:
Je continue à m'interroger sur les objectifs de Lissner avec ce spectacle : a - t - il recherché sciemment un scandale ??
En tout cas dans l'interview qu'il a donné à propos de cette production, il dit avoir trouvé l'approche  d'Hermanis intéressante.
 Montfort
Bonjour,
Sais-tu où on peut trouver cette interview ?
Ca m'intéresse.
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Jeu 17 Déc 2015 - 16:26

Voilà :

 http://www.opera-online.com/fr/articles/la-damnation-de-faust-genese-dune-production-avec-stephane-lissner

Lissner souligne que les ballets jouent un role important dans cette production, on a envie de dire hélas, tant ils sont médiocres.
Dans les années 60 Béjart avait donné une version chorégraphiée - que j'avais vue - une belle réussite.
Un bref extrait :

 http://fresques.ina.fr/en-scenes/fiche-media/Scenes01080/la-damnation-de-faust-de-berlioz-mise-en-scene-par-maurice-bejart.html




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Walther
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Lun 28 Déc 2015 - 13:13

Fiordiligi a écrit:


La mise en scène est sans logique, sans beauté, inepte.
Le spectacle, pendant la chanson du rat, d'une vingtaine de danseurs presque nus enfermés dans une cage en verre tels des rats de laboratoires paniqués, est particulièrement horrible. Au moins ça ne laisse pas indifférent mais à quoi ça sert ?
Une déception : les ébats d'escargots ont été remplacés par le spectacle plus pudique de baleines se prélassant dans l'océan. Moi qui espérais apprendre les détails de la sexualité hermaphrodite de ces aimables gastéropodes, j'en suis pour mes frais. Smile J'aimerais connaître les discussions animées ayant conduit à cette décision, cela a dû être désopilant.

Peut-être que les critiques ont amené le metteur en scène à mettre de l'eau dans son vin ? Voici ce qu'écrit Benoît Fauchet dans Diapason : "Il faut ne pas aimer, ne pas respecter la musique pour illustrer la romance de Marguerite et son déchirant cor anglais d'un accouplement d'invertébrés à la flamme si faiblement ardente — la salle pouffe, évidemment". D'ailleurs, le rapport entre ce qui se passe sur scène et les projections sur l'écran, du début à la fin de cette Damnation, est souvent aléatoire.

J'ai assisté à la représentation d'hier après-midi (avec Bryan Hymel, qui remplace Jonas Kaufmann dans le rôle de Faust pour les représentations du 23 au 29 décembre). Je ne sais pas s'ils ont fini par s'échauffer la voix depuis les premières représentations, mais Terfel (Teufel ? en tout cas c'est un Méphisto bien débonnaire) et Sophie Koch ont été copieusement applaudis à la fin. Par contre Hymel est bien étriqué, et on ne peut pas dire que la diction du chœur soit super au point, surtout pour un ouvrage en français.

Quelques huées couvertes par les applaudissements à la fin de la première partie du spectacle. Mais depuis le temps qu'on parle de cette mise en scène, ceux qui ne l'avaient pas encore vue savaient à quoi s'en tenir, non ?

L'idée du rapprochement avec l'installation d'une colonie sur Mars pouvait tenir, mais Alvis Hermanis ne m'a pas convaincu ou alors par éclipses, les références au projet scientifique partent dans tous les sens ! Et ces "chorégraphies" de danseurs qui se tortillent dans leurs cages comme des rats qui essaient de sortir de leur vivarium ! Pendant la Marche hongroise et sa queue leuleu de danseurs épileptiques, j'étais frustré : je rêvais de voir quelqu'un monter sur scène et les faire avancer à coups de pieds au cul au rythme de la musique. Etr je ne vois pas pourquoi, pendant le Ballet des sylphes de 2 minutes, on a brusquement droit à des danseuses en tutu.
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Montfort
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Mer 30 Déc 2015 - 9:23

Nouvelle critique de Forum Opera, avec Bryan Hymel :

http://www.forumopera.com/la-damnation-de-faust-paris-paris-bastille-hymel-contre-attaque

 Ils essaient de trouver des vertus à la m e s : AMHA mission impossible....

Le point de vue de J K sur la m e s :

https://www.youtube.com/watch?v=S9QWFblmBCo

Et enfin les explications d'Hermanis sur sa "vision" de l'oeuvre :

https://www.youtube.com/watch?v=IMaVAC_hRkg

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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Mer 30 Déc 2015 - 13:13

Pour donner une mention positive à quelqu'un dont les critiques n'ont pas assez parlé, il faut quand même admettre que Dominique Mercy simule drôlement bien la paralysie (ça ne manque pas d'ironie pour un danseur), et qu'à la fin on dirait vraiment qu'il est en rééducation et qu'il connaît quelques loupés avant de pouvoir tenir plus ou moins sur ses pieds !

Autrement, la direction de Philippe Jordan a été critiquée pour son manque de poigne, certes il ne dirige pas la Marche hongroise comme Stanislas Lefort, mais j'ai été convaincu par son approche tout en nuances, avec ses jeux de timbres entre les différents pupitres. Résultat : la Marche hongroise apparaît mieux intégrée à la première partie, plutôt que d'apparaître comme un machin tonitruant venu de nulle part au milieu de passages plus subtils.
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Mer 3 Fév 2016 - 14:37

Pour le voir, le revoir, voire... se contenter de l'écouter :

http://culturebox.francetvinfo.fr/festivals/operas-de-france/la-damnation-de-faust-d-hector-berlioz-opera-bastille-231447
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   Sam 7 Mai 2016 - 13:22

Longtemps après la bataille, mes impressions notées sur le vif:
Pas la peine de revenir sur la mise en scène d’Hermanis – sauf pour dire que j’ai moins été agacé par la médiocrité du « concept » de la transposition et sa problématique de TPE (« dans quelle mesure Stephen Hawking est-il le Faust du XXIe siècle ? »), que par la manque de travail en termes de scénographie (chanteurs qui font les cent pas, les bras ballants à l’avant-scène et semblent chercher une contenance, choristes qui vont et viennent au petit bonheur…)
Alors que je n’attendais pas grand-chose des chanteurs (Terfel, Hymel, Koch, c’est vraiment le genre de grosses voix opaques dont je ne raffole pas), j’ai été agréablement surpris – par les belles lignes vocales de Koch, par les progrès de Terfel dans l’articulation du français et dans la caractérisation, et même par Hymel, vraiment trop sombre pour moi, mais qui n’a cessé de gagner en autorité vocale au cours du spectacle. Bel orchestre, dans un style plus ductile et coloré qu’explosif ; mais ces chœurs qui saturent…
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MessageSujet: Re: Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015   

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Damnation de Faust - Jordan - Hermanis- Bastille - XII 2015
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