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 Les symphonies d'A Magnard

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Benedictus
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Benedictus

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MessageSujet: Re: Les symphonies d'A Magnard   Les symphonies d'A Magnard - Page 2 EmptyVen 25 Oct 2019 - 22:46

Ah, oui, tiens, j'avais beaucoup aimé ce disque, en effet, je m'étais même promis d'en parler (ici), mais... Embarassed
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Mefistofele
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MessageSujet: Re: Les symphonies d'A Magnard   Les symphonies d'A Magnard - Page 2 EmptySam 25 Jan 2020 - 0:23

Tiré de Playlist
Mefistofele a écrit:

Symphonies Nos. 1 & 2 / Alberic Magnard (Fabrice Bollon)
Spectre dégagé et quelle vivacité par rapport aux autres versions ! Pratiquement une minute coupée par rapport à Sanderling dans tous les mouvements de la deuxième symphonie ! Cette cure d'amaigrissement et cette vélocité nouvellement acquise me plaisent beaucoup et rendent ces symphonies plus digestes,* qui m'avaient toujours moins enthousiasmées que la quatrième.
*Sans faire de miracles pour la première qui est quand même bien longue et un peu lourde pour ce qu'elle a à dire, sauf un Presto bizarrement séduisant, parce que bref et "léger" comparé à ce qui précède ?
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Les symphonies d'A Magnard   Les symphonies d'A Magnard - Page 2 EmptySam 25 Jan 2020 - 9:38

(Oui, Benedictus, c'est sorti hier.)

Pareil que Mefisto, pas la même révélation que les 3 & 4, étrangement (alors que la 2 m'avait ravi chez Th. Sanderling). Moins de couleurs, quelque chose d'un peu plus égal malgré la transparence. Je me demande pourquoi, je vais réécouter (juste fait une fois).
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Les symphonies d'A Magnard   Les symphonies d'A Magnard - Page 2 EmptySam 1 Fév 2020 - 1:48

Les symphonies d'A Magnard - Page 2 01_mag10
Symphonies nº1 en ut mineur, op. 4 (1890)¹ et nº2 en mi majeur, op. 6 (1893, rév. 1896)²
Fabrice Bollon / Philharmonisches Orchester Freiburg
Fribourg, X.2018¹; Baden-Baden, I.2019²
Naxos


Clairement ma version préférée des deux œuvres. Ici, tout de même, quel élan, en plus de l’aération du spectre orchestral!

En revanche, j’entends bien les réserves de Mefistofele et de David, et je suis assez d’accord pour admettre que ce nouveau disque est légèrement moins enthousiasmant que celui des 3ᵉ et 4ᵉ Symphonies - mais je crois que les raisons en sont assez différentes pour chaque symphonie.

Dans la 1ᵉ, je pense comme Mefistofele que c’est sans doute l’œuvre elle-même qui est en cause: le développement très germanique-formel du I et du IV, le caractère étale du II (presque caricaturalement «Verwandlungsmusik de Parsifal»), une orchestration quand même très dominée par les cuivres et les cordes - tout ça me semble freiner un enthousiasme constant sur toute la longueur de l’œuvre. Pourtant, Bollon y fait vraiment ce qu’on peut faire de mieux: les tempi toujours allant, la constance de l’élan et de la progression, le grain de l’orchestre (le moindre trait de la petite harmonie a un relief et une couleur formidables, les percussions ont beaucoup de grain et même dans les cordes, il y a des choses assez formidables - il y a dans le I des moments où les cordes claquent vraiment, et j’ai adoré le son très droit des traits de contrebasse à la fin du mouvement!) - et dans le Presto (vraiment dans un esprit de scherzo français, dans une sorte de lignée Berlioz-Dukas), tout ça est vraiment très opérant et semble encore irriguer certains épisodes du IV.

Dans la 2ᵉ, que j’aime de toute façon beaucoup (mais je l’aimais déjà adolescent quand il n’existait que Plasson...), je partage en partie le constat de David. En partie seulement, car en comparant à Sanderling / Malmö, j’ai trouvé que cette version s’imposait tout de même très nettement par sa vivacité et sa tension (Sanderling y adopte vraiment des tempos d’une lenteur anesthésiante); mais j’admets qu’en effet, il n’y avait pas de saut qualitatif en termes d’aération du spectre: certes, comme dans la 1ᵉ, on entend nettement touts les contrechants des bois, le grain des percussions, les différentes voix des cordes, mais on a aussi un certain effet «tapis de cordes» - ça n’obstrue pas le spectre, ça ne noie pas les textures, mais ça voile toujours un peu l’image sonore. Du coup, on passe à côté du grain très folklorisant et français qui rendait les 3ᵉ et 4ᵉ de Bollon si électrisantes: ça reste très, très bon, on tient là la lecture la plus vivante, la plus lisible et la plus colorée de cette symphonie - mais ça ne renouvelle pas aussi fondamentalement l’image de Magnard que le précédent disque (pour le dire grossièrement: ici, ça anime et ça éclaire comme jamais une symphonie qui reste cependant dans une esthétique franckiste-germanisante, là où la 3 et la 4 donnait à entendre quelque chose d’assez inédit, comme un équivalent symphonique de la musique de chambre de d’Indy ou de Le Flem.) Je vois deux explications: peut-être l’œuvre elle-même (certes, les formules mélodiques et rythmiques, très prégnantes, pointent déjà vers les saveurs et la danse de la 3ᵉ, mais il n’est pas exclu que cette dernière soit aussi intrinsèquement plus épurée que la précédente, ne serait-ce que dans son orchestration), peut-être aussi la captation elle-même (si la 1 a été captée dans la même salle du Konzerthaus de Fribourg que les 3 et 4, la 2 l’a été dans les studios de la SWR de Baden-Baden: peut-être le chef et l’orchestre n’ont-ils pas pu, ou pas eu assez de temps pour retrouver leurs équilibres habituels dans une nouvelle acoustique.)

Mais bon, en discutant tout cela, j’ai quand même l’impression de pinailler excessivement au sujet  d’un disque qui m’a énormément plu - et que je recommande à quiconque veut entendre ces symphonies avec de la vie, du relief et des couleurs.
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Famineur
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MessageSujet: parution "Orchestral Works" de Magnard par Bollon   Les symphonies d'A Magnard - Page 2 EmptySam 25 Avr 2020 - 0:53

À l’occasion de la parution d’un enregistrement des « orchestral works » de Magnard par Bollon (chez Naxos), j’ai entrepris une écoute comparée de ce chef-dœuvre qu’est pour moi « L’Hymne à la Justice » entre Bollon et Plasson.
Verdict : bien que desservi par une prise de son qui brouille un peu le son, Plasson a nettement plus de souffle et tient bien mieux la ligne que Bollon. Par ailleurs certains bois me paraissent insuffisamment articulés chez Bollon (sont-ils bousculés par le tempo plus allant ?).
Du coup j’ai refait une écoute comparée de cet autre chef-d’œuvre qu’est la troisième symphonie, entre Bollon et Ansermet (Decca). Là-encore les bois sont insuffisamment articulés chez Bollon, le plus flagrant étant dans le deuxième mvt à 2mn13 (à comparer chez Ansermet à 2mn20). Là-encore, Bollon manque de souffle là où Ansermet demeure majestueux et ferme dans la tenue. Dans le finale, là où Ansermet distille le mystère, Bollon fait des gammes.
J’ai lu des critiques élogieuses des enregistrements Magnard de Bollon (Hoffelé, Simon Corley,…) mais ne m’y retrouve pas.
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MessageSujet: Re: Les symphonies d'A Magnard   Les symphonies d'A Magnard - Page 2 EmptySam 25 Avr 2020 - 1:52

Ah, pour moi, dans la Troisième, Bollon est une révélation fulgurante – où Plasson est terriblement opaque et germanisant. Ansermet est remarquable aussi, oui, mais accentue au contraire l'aspect folklorique, au détriment de l'impression d'ambition de la structure générale. Bollon réussit vraiment la quadrature du cercle, et la prise de son permet en outre une belle aération / lisibilité.

Pour L'Hymne à la justice aussi, je trouve ça très réussi, même s'il existait, là, déjà de très bonnes versions.
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MessageSujet: La 4ème    Les symphonies d'A Magnard - Page 2 EmptySam 25 Avr 2020 - 22:42

Comme pour la troisième symphonie, je me suis fait une écoute comparée de cet autre chef-d’œuvre qu’est la quatrième, encore entre Bollon et Plasson .

La quatrième, qui me paraît aussi sublime que la troisième, me séduit en particulier par la délicatesse de son orchestration.

Bien que desservi par la prise de son (« voile EMI »), Plasson me semble nettement plus lisible : les timbales résonnent bien alors qu’elles sont presque étouffées chez Bollon, les lignes sont clairement audibles et faciles à suivre chez Plasson alors que ça me paraît souvent fragmenté chez Bollon (ce qui ruine en particulier l’atmosphère miraculeuse du troisième mouvement).

Le son en général et celui des cordes en particulier me paraissent aussi plus fins et ciselés chez Plasson.
Je remarque enfin que la dynamique sonore (écart fortissimo – pianissimo) est plus importante chez Plasson, ce qui accroît sans doute la lisibilité.
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Mefistofele
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MessageSujet: Re: Les symphonies d'A Magnard   Les symphonies d'A Magnard - Page 2 EmptyLun 27 Avr 2020 - 23:27

J'ai donc écouté ce nouveau disque Bollon, et suis ma foi plutôt très content de ce que j'écoute. Comme pour les précédentes parutions, le spectre est aéré, les tempi choisis sont vifs, il y a beaucoup d'allant et de rebond.

S'agissant de couper les cheveux en quatre et de ne pas distribuer que des compliments...
Dans L'Hymne à la Justice qui me plaît tant, cette approche allège trop le discours, j'aimerais plus de drame, de gravitas, de mélancolie (la cantilène à la clarinette ?). Pour le coup, Plasson (malgré une prise de son discutable) ou surtout Stringer ont ma nette préférence, ils sont du moins plus en phase avec mes attentes dans cette pièce. L'introduction est ici cravachée à un train désarçornant, et les appels de cuivres manquent de majesté.

Dans la Suite dans le style ancien, la différence interprétative avec Stringer n'est pas évidente, trouvant peut-être que ce dernier bénéficie d'un soupçon de vivacité supplémentaire, notamment dans la Gigue finale.

Bref, un bon disque mais pas ma première recommandation.

Aussi, intrigué par les commentaires de Famineur (qui m'a inspiré une journée Magnard : les poèmes symphoniques et la musique de chambre, plus... ce qui suit !), j'ai voulu jouer au jeu des comparatifs pour la symphonie No. 4, ma préférée du lot. Le son EMI est vraiment un handicap, mais il est vrai que la concurrence offre plus d'atmosphères (par exemple dans le I, similaire au drame qui se joue dans l'hymne évoqué plus haut), là où Bollon fait ressortir plus de détails et donne à voir plutôt la progression ? La fin du III est lumineuse et fourmille d'une vie qui s'anime (le soleil se lève, j'entends du d'Indy), là où Plasson souligne plutôt la majesté de cette lumière qui s'étend. Pour cette ultime symphonie, je ne me passerais donc pas de témoignages plus anciens, mais reste fort reconnaissant à Bollon pour faire jaillir toutes ces couleurs inouïes jusqu'a présent.

Je ne suis pas allé jouer au même jeu sur la troisième symphonie, qui me plaît moins, mais m'avait laisse un souvenir enthousiaste dans cette nouvelle mouture (le dégraissage lui avait fait du bien).
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MessageSujet: les symphonies de Magnard   Les symphonies d'A Magnard - Page 2 EmptyMar 28 Avr 2020 - 5:33

Dans son article consacré en 2014 à la troisième symphonie de Magnard (http://ledeblocnot.blogspot.com/2014/07/alberic-magnard-symphonie-n-3-ernest.html), Claude Ton écrit :  « Il est regrettable que les ingénieurs du son aient trahi Michel Plasson à Toulouse pour son intégrale Magnard inégalée (EMI - 5/6). Une chaîne audiophile rectifie le tir, mais bon... »
Ce qui m’a interpellé, c’est la remarque relative à la chaîne audiophile, car – heureux possesseur d’un tel objet – j’ai en effet constaté que les Magnard de Plasson sonnaient enfin correctement, alors que je les trouvais inécoutables sur mon ancienne chaîne « FNAC ».
Les ingénieurs mis en cause par Claude Ton devraient me rembourser le coût de mon changement de chaîne Wink
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MessageSujet: Hymne à la Justice   Les symphonies d'A Magnard - Page 2 EmptyVen 1 Mai 2020 - 22:26

Signalé par Mephistofele comme préférable à celui de Bollon, et même à celui de Plasson, l’Hymne à la Justice de Stringer a du coup suscité ma curiosité et fait l’objet de mon écoute.

Je trouve que contrairement à Bollon, Stringer et Plasson laissent « respirer » la musique. En revanche, Stringer manque de tension et de couleurs orchestrales par rapport à Plasson et Bollon.

Je ressens en particulier chez Stringer une importante « chute de tension » à partir de 4mn45s, là où les deux autres chefs ne lâchent pas le manche.

Plus généralement je trouve que les traits de cordes manquent singulièrement de tranchant chez Stringer.

En revanche j’ai noté qu’au début du passage où les cordes tressent du « Parsifal » [à partir de 6mn30s chez Stringer et 6mn00s chez Plasson] l’intervention des cuivres ressortait mieux chez Stringer – mais ce n’est là qu’un beau détail.

Plasson reste donc mon préféré, pour autant que le système d’écoute « rectifie le tir » quant à la prise de son EMI.
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