Autour de la musique classique

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 Grand Théâtre Genève 2011-2012

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aurele
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aurele

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MessageSujet: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyMar 19 Avr 2011 - 13:58

bAlexb a écrit:
Ce qui se dessine pour la prochaine saison du GTG :

Giordano, Andrea Chénier (mes John Dew, prod. du Deutsche Oper Berlin)
Mozart, L'enlèvement au sérail (mes Mira Bartov, dir Jonathan Darlington)
Offenbach, La Grande-Duchesse de Gérolstein (mes Laurent Pelly)
Giorgio Batistelli, Richard III (mes Robert Carsen)
Bohuslav Martinu, Juliette ou la clé des songes (mes Richard Jones)
Strauss, Le Chevalier à la rose (???)
Ambroise Thomas, Mignon (avec Sophie Koch, Diana Damrau et Nicolas Courjal)
Verdi,
Macbeth (mes Cristof Loy, dir : Ingo Metzmacher, avec Davide Damiani,
Jennifer Larmore, Christian van Horn, Andrea Caré, Natalia Gavrilan)

http://2011-2012.augrandtheatre.ch/bienvenue

Il n'y a pas La Grande-Duchesse de Gérolstein. Ce sera Le Comte Ory dans une mise en scène de Giancarlo Del Monaco. Pour le moment, on a pas de nom pour le rôle de La Comtesse Adèle de Formoutiers. Diana Damrau fait une prise de rôle à Genève pour la 3e année consécutive. Cette année, c'est Philine dans Mignon. Il y a effectivement Der Rosenkavalier au programme.

@ Alex : Je sais que tu iras voir Macbeth. Quels sont les autres opéras qui te tentent?
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyMar 19 Avr 2011 - 14:03

aurele a écrit:
bAlexb a écrit:
Ce qui se dessine pour la prochaine saison du GTG :

Giordano, Andrea Chénier (mes John Dew, prod. du Deutsche Oper Berlin)
Mozart, L'enlèvement au sérail (mes Mira Bartov, dir Jonathan Darlington)
Offenbach, La Grande-Duchesse de Gérolstein (mes Laurent Pelly)
Giorgio Batistelli, Richard III (mes Robert Carsen)
Bohuslav Martinu, Juliette ou la clé des songes (mes Richard Jones)
Strauss, Le Chevalier à la rose (???)
Ambroise Thomas, Mignon (avec Sophie Koch, Diana Damrau et Nicolas Courjal)
Verdi,
Macbeth (mes Cristof Loy, dir : Ingo Metzmacher, avec Davide Damiani,
Jennifer Larmore, Christian van Horn, Andrea Caré, Natalia Gavrilan)

http://2011-2012.augrandtheatre.ch/bienvenue

Il n'y a pas La Grande-Duchesse de Gérolstein. Ce sera Le Comte Ory dans une mise en scène de Giancarlo Del Monaco. Pour le moment, on a pas de nom pour le rôle de La Comtesse Adèle de Formoutiers. Diana Damrau fait une prise de rôle à Genève pour la 3e année consécutive. Cette année, c'est Philine dans Mignon. Il y a effectivement Der Rosenkavalier au programme.

@ Alex : Je sais que tu iras voir Macbeth. Quels sont les autres opéras qui te tentent?

Mais Damrau, qui habite à Genève, avait annoncé une prise rôle par an ; ce qui est plutôt sympathique.

Dans l'absolu, à peu près tout m'intéresse (avec une priorité sur Mozart, Verdi et Thomas) ; dans le relatif, j'attends la distribution du Chevalier et de Chénier pour me prononcer Wink .
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aurele
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyMar 19 Avr 2011 - 14:04

bAlexb a écrit:
Dans l'absolu, à peu près tout m'intéresse (avec une priorité sur Mozart, Verdi et Thomas) ; dans le relatif, j'attends la distribution du Chevalier et de Chénier pour me prononcer Wink .

Les distributions sont disponibles sur le site.

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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyMar 19 Avr 2011 - 14:10

aurele a écrit:
bAlexb a écrit:
Dans l'absolu, à peu près tout m'intéresse (avec une priorité sur Mozart, Verdi et Thomas) ; dans le relatif, j'attends la distribution du Chevalier et de Chénier pour me prononcer Wink .

Les distributions sont disponibles sur le site.


J'y suis, j'y suis ; Isokoski, cela fait rêver (et me rappelle un magnifique Chevalier parisien, en 2002, avec Ciofi), plus que Coote en tout cas et que la mise-en-scène de Schenk, dans une moindre mesure. Le Comte paraît sympathique (malgré le point d'interrogation essentiel autour d'Adèle). Je persiste pour ce qui est de Mozart ; et je plussoie à la Lady de Larmore (en dépit d'un entourage qui ne m'attire pas spécialement). Quant à Mignon, cela risque (mais des risques comme celui-ci, je veux bien en prendre souvent !) d'être une production mémorable !

En revanche, tout cela me semble manquer singulièrement de récitals, par rapport à ces dernières saisons. J'attends de recevoir mon programme à la maison ; mais en l'état, cela sent l'abonnement, cette année encore !
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T-A-M de Glédel
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyMar 19 Avr 2011 - 18:15

bAlexb a écrit:
Quant à Mignon, cela risque (mais des risques comme celui-ci, je veux bien en prendre souvent !) d'être une production mémorable !

Ouais.
Sait-on quelle version sera-ce, celle avec récitatifs ou dialogues parlés ? Si c'est la première, prévoir son oreiller pour la sieste.

Et que vaut le ténor Andrej Dunaev ?
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyMar 19 Avr 2011 - 19:28

T-A-M de Glédel a écrit:
bAlexb a écrit:
Quant à Mignon, cela risque (mais des risques comme celui-ci, je veux bien en prendre souvent !) d'être une production mémorable !

Ouais.
Sait-on quelle version sera-ce, celle avec récitatifs ou dialogues parlés ? Si c'est la première, prévoir son oreiller pour la sieste.

Et que vaut le ténor Andrej Dunaev ?

Quant à la version retenue, pas d'info, bien sûr ; naïvement, lisant "opéra-comique", je pense dialogues. Mais, dans l'absolu, Koch, Damrau, Courjal et Chaslin, ça me paraît plus que prometteur.

Au sujet d'Andrej Dunaev : http://www.imgartists.com/?page=artist&id=1061 (états de service sympathiques). Et pour l'entendre : /watch?v=pIf9L3mgqZ8).

Par contre, si la mise-en-scène de Benoît est au niveau de celle du Freischütz qu'il vient de monter à Saint-Etienne Mad ...
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyMar 19 Avr 2011 - 20:03

Et il avait chanté un magnifique Lenski à Garnier en 2008 : /watch?v=lIhkt8qolhU
Superbe voix, beaucoup de nuances... Après à voir ce que ça donnera dans un rôle français, mais du point de vue technique, ça me semble largement compatible...

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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyMar 22 Nov 2011 - 14:26

Un compte-rendu de l'Enlèvement genevois :

http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=3165&cntnt01origid=57&cntnt01lang=fr_FR&cntnt01returnid=54

En-dehors du fait que j'ai appris le terme "acratopège" je ne peux qu'adhérer pour dire que je suis sorti déçu du spectacle. Parce que la baguette m'a paru incroyablement dénervée (une autre manière de dire "acratopège" ?), sans la finesse de coloration qu'on attend d'une partition griffée/griffue (la petite harmonie, notamment) ; et, surtout, placide, pour ne pas dire velléitaire. Parce que, également, le plateau (vocal) a peiné, à mes yeux, à trouver sa juste place dans un environnement conçu en dépit de lui (Behle charnu avec des accents rappelant Beuron/Dermota, Ernst pas si loin d'Unger ou Gedda, Claycomb en place, technicienne, à défaut d'être d'une vraie et franche séduction, Gilmore faisant mieux que bien son job compte tenu de son arrivée très tardive dans la production, en remplacement, pour un seul soir, de T. Gheorghiu).

Finalement, ce que je reproche à la production, alors que l'idée de base avec sa resucée distanciée/humoristique de James Bond était plutôt pas mal trouvée en matière d'aggiornamento soft (!), c'est que j'ai l'impression que Bartow a plus servi ses vues (ses envies, cf. plateau superbe luxuriant, riche de matières contrastées, d'éclairages parfaitement tenus, etc.) que cherché à servir la musique. J'en veux pour preuve, au-delà, d'un mouvement incessant, le primat du bruit, de la diversion (feux d'artifices qui gâchent systématiquement la turquerie des choeurs, sifflets, etc.).

Et, contrairement à Jacques Schmitt (http://www.resmusica.com/2011/11/21/a-geneve-james-bond-s%e2%80%99invite-chez-mozart/), j'ai tendance à penser que si Bartow tire l'oeuvre vers sa composante divertissante, c'est qu'elle est fondamentalement passée à côté de sa poésie (justement "Ach ich liebte" n'est pas la déblatération d'une rousse avinée, même par excès de chagrin) ; qu'elle n'a pas vu ses abîmes comme ses ruptures de ton. Dans son univers finalement plastiquement très froid parcouru d'un humour parfois grossier (les buissons en forme de seins et de pubis) s'évaporent et le charme mozartien (les sous-entendus, les non-dits, tout ce qu'un personnage comme Osmin peut avoir de facticement ogresque, etc.) et la bigarrure que le librettiste et le compositeur ont distillé avec science au sein d'une oeuvre par ailleurs populaire.

J'ajoute que l'ambiance lors de la première a été simplement glaciale (j'ai rarement entendu des applaudissements si simplement polis dans une salle quasi-complète, y compris après des numéros comme "Martern alller Artern") et que la metteuse-en-scène a été huée aux saluts. Ce dont je ne tire aucune conclusion (chacun peut/doit avoir son opinion), si ce n'est que le succès public ne m'a pas paru être acquis.

D'autres que moi ont vu la production ?


Dernière édition par bAlexb le Jeu 9 Fév 2012 - 16:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyMer 8 Fév 2012 - 8:37

2011-2012 et... à venir. Quelques éclaircissements au sujet du Ring genevois pour 2013, ici : http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/adbf3b7c-51ce-11e1-834d-09d1cc713841/Wagner_d%C3%A9ferlera_sur_Gen%C3%A8ve_en_2013.

C'est Metzmacher qui dirigera et Dieter Dorn qui mettra en scène (nouvelle production).

Côté distribution : "L’Or du Rhin ouvre La Tétralogie en mars 2013, suivi de La Walkyrie en novembre 2013 (juste après Le Vaisseau fantôme de Blanchard au BFM). Siegfried et Le Crépuscule des Dieux clôtureront la saga en 2014, avec deux cycles complets en mai. La grande mezzo Petra Lang chantera Brünnhilde. Le baryton allemand Thomas Johannes Mayer sera Wotan et Tomas Tomasson, Der Wanderer. Le ténor britannique John Daszak fera sa prise de rôle en Siegfried. Une Tétralogie ultra-condensée pour enfants est aussi annoncée."


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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyMer 8 Fév 2012 - 9:06

Je n'avais rien posté sur Le Comte Ory du mois de décembre ; notamment parce que je suis ressorti en me disant que, décidément, ce que j'avais vu de la nouvelle saison n'était pas à la hauteur des prétentions d'une salle qui se classe parmi les premières d'Europe, a priori. A posteriori...

Petite revue de presse, pour commencer :

http://archives.tdg.ch/comte-ory-empetre-humour-pesant-2011-12-19
http://www.concertonet.com/scripts/review.php?ID_review=8049
http://classiqueinfo.com/Le-Comte-Ory-au-Grand-Theatre-de.html
http://www.lefigaro.fr/culture/2011/12/28/03004-20111228ARTFIG00449-le-comte-ory-dans-de-gros-sabots.php

Triste spectacle de Noël (quand on a vu la Lustige Witwe de la saison passée !).
Mise en scène sans intérêt de Del Monaco. Dispositif scénique a priori intéressant (façon imagier) ; mais désespérément bruyant (quand le livre s'ouvre pendant cinq interminables minutes durant l'ouverture). Tout un fatras de "trucs", d'une espèce de second degré qui ne cache pas le vide de l'inspiration (ce type insupportable qui meuble et, finalement, déconcentre l'attention). Surtout, une direction d'acteurs inexistantes qui laisse chacun livré à lui-même ; pire, qui met les chanteurs en difficulté ("Que les destins prospères" totalement raté par Ory perché en dés-équilibre dans son arbre).

Belle direction d'Arrivabeni qui renouvelle la réussite de sa Donna genevoise. Des timbres bien différenciées, un vrai soucis et de la dynamique, et des couleurs de l'orchestre. Enfin une conduite mesurée qui sait nimber d'une belle poésie le II, notamment ("Dans ce séjour" et le beau trio de la chambre).

Côté chanteurs, le couple des Comte/Comtesse obère sérieusement l'entreprise. Antonis Koroneos évoque parfois Sénéchal mais sans le français juteux, la conduite en général et la vis comica en particulier. Il est souvent mis en difficulté par la partition ; bref, peu de bonheurs (un beau trio du II, quand même). Le problème est tout autre chez Silvia Vazquez. C'est une toute jeune chanteuse au timbre dont la verdeur confine à l'acidité (les suraigus interpolés dans "Vous que l'on dit...", fièrement assénés, sont pénibles, agressifs). Généralement le registre haut est assez instable sur les notes tenues (émotion, peut-être) en dépit d'une ligne de chant solide. Il n'empêche qu'elle a été propulsée, ici, dans un rôle trop exigeant pour elle, à ce moment-ci de sa carrière ; de la belle ouvrage, un chant sensible qui méritera d'être réentendu d'ici quelques d'années, je pense.

Le Gouverneur d'Andrea Concetti fait très sérieusement le job ; dommage qu'il soit très usé (voix sèche malgré de belles sonorités dans le grave). C'est finalement le "couple" ancilliaire qui fonctionne le mieux. Bacelli est un Isolier fier, délié, crédible et bien chantant (un aigu un peu précautionneux, d'abord) ; Lapointe est un Rimbaud tout en hormones, à la projection de stentor (sa scène du II est même la seule qui emporte réellement la salle).

En sortant du spectacle j'avais titré, intérieurement : Comte débiteur ! Et, finalement, mon impression n'a pas changé. Sessions de rattrapage plus tard dans la saison, j'espère, avec Le Chevalier (Isokoski/Koot/Avemo), Mignon (Koch/Damrau/Courjal) et Macbeth (Larmore).
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyMer 8 Fév 2012 - 22:54

bAlexb a écrit:
2011-2012 et... à venir. Quelques éclaircissements au sujet du Ring genevois pour 2013, ici : http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/adbf3b7c-51ce-11e1-834d-09d1cc713841/Wagner_d%C3%A9ferlera_sur_Gen%C3%A8ve_en_2013.

C'est Metzmacher qui dirigera et Dieter Dorn qui mettra en scène (nouvelle production).

Côté distribution : "L’Or du Rhin ouvre La Tétralogie en mars 2013, suivi de La Walkyrie en novembre 2013 (juste après Le Vaisseau fantôme de Blanchard au BFM). Siegfried et Le Crépuscule des Dieux clôtureront la saga en 2014, avec deux cycles complets en mai. La grande mezzo Petra Lang chantera Brünnhilde. Le baryton allemand Thomas Johannes Mayer sera Wotan et Tomas Tomasson, Der Wanderer. Le ténor britannique John Daszak fera sa prise de rôle en Siegfried. Une Tétralogie ultra-condensée pour enfants est aussi annoncée."


Ok Ok ça se précise donc! Merci du lien vers l'article du Temps...

Ouf on a échappé à Charbonneau... mais que valent ces chanteurs-euse (où a-t-on déjà vu Petra Lang?)? Quid du chef et du metteur en scène (que je ne connais pas non plus)?

Si quelqu'un-e a des lumières... c'est bienvenu !
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyMer 8 Fév 2012 - 23:09

Swarm a écrit:
Ok Ok ça se précise donc! Merci du lien vers l'article du Temps...

Ouf on a échappé à Charbonneau... mais que valent ces chanteurs-euse (où a-t-on déjà vu Petra Lang?)? Quid du chef et du metteur en scène (que je ne connais pas non plus)?

Si quelqu'un-e a des lumières... c'est bienvenu !

Lang ? Dans Ortrud à... Genève, par exemple (dir. Segertsram il y a quatre ou cinq saisons, je dirais).
Metzmacher, ça peut être très intéressant. Je le connais plutôt dans un répertoire plus récent (Messiaen, Hentze, Hartmann ; il a enregistré, avec Skovhus/Denike/Merritt un des rares Wozzeck a pouvoir durablement s'imposer dans le concert discographique) mais la qualité de l'orchestre (travail en profondeur sur les timbres avec une acuité clinique) est une constante.
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyJeu 9 Fév 2012 - 0:50

bAlexb a écrit:
Lang ? Dans Ortrud à... Genève, par exemple (dir. Segertsram il y a quatre ou cinq saisons, je dirais).

Tu sais que je me rappelais même pas avoir vu ce Lohengrin en 2008!!?

Alors que j'ai un souvenir super précis du Tristan et du Tannhaüser de Py (pourtant plus anciens), que je ressens encore les frissons du 3è acte des Meistersinger d'il y a plusieurs saisons, mais alors ce Lohengrin... je l'avais totalement oublié. En même temps c'est peut-être l'opéra de Wagner que j'aime le moins... ceci expliquant peut-être cela.
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyJeu 9 Fév 2012 - 0:57

avec François Sagat traversant la scène? pété de rire
On comprendrait que tu t'en souviennes.
Ah la mise en scène réserve des surprises (bonnes? à voir)
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyVen 13 Avr 2012 - 8:37

Je suis allé hier voir la dernière du Rosenkavalier de Richard Bouquet au Grand Théâtre de Genève

Direction musicale Niksa Bareza
Mise en scène Otto Schenk
Décors et costumes Jürgen Rose
Choeur Ching-Lien Wu

La Maréchale Soile Isokoski
Le Baron Ochs Alfred Reiter
Octavian Alice Coote
Monsieur de Faninal Lionel Lhote
Sophie Kerstin Avemo

D'abord la mise en scène mythique et les décors superbes (qu'on peut voir dans les deux DVD Kleiber) sont à tomber par terre, en particulier le 2e acte, qui a recueilli des applaudissements nourris à l'ouverture l'ouverture du rideau. Franchement, c'est über-kitsch et grandiose donc absolument parfait. On peut passer toute l'oeuvre à regarder les détails sans se lasser une minute…

Pour tout dire, musicalement c'est pas absolument grandiose. Le chef, bien que dans l'ensemble assez bon (surtout dans les moments intimistes), a de sérieux flottements (l'ouverture pas très en place), et l'orchestre, bien que correct, ne flamboie pas autant qu'on pourrait l'attendre…

La distribution laisse aussi à désirer : un Baron Ochs (Alfred Reiter) qui manque nettement de puissance (on l'entend à peine parfois) et de mordant (il est trop propre sur lui, on aurait préféré un type vraiment grassouillet), une Maréchale (Soile Isokoski) qui peine parfois aussi à s'imposer malgré une voix sublime, une Sophie (Kerstin Avemo) un peu trop diaphane bien qu'ayant parfaitement le physique du rôle, reste que malgré quelques phrasés qui manquent de fluidité la voix est superbe (mais là aussi ça peine parfois à traverser l'orchestre) et elle campe très bien son personnage avec une fraîcheur très juvénile. Par contre, l'Octavian (Alice Coote), malgré une présence scénique qui manque un peu de finesse, est vocalement absolument superbe, là pour le coup, il y a de la puissance mais aussi de la finesse et une justesse d'interprétation qui mérite le respect.

Malgré ces défauts, c'est une des plus belles soirées d'opéra que j'aie eu l'occasion de voir, et pour la première fois de ma vie (!), j'ai versé une larme à un concert, lors de la présentation de la rose qui, malgré l'interprétation imparfaite d'hier soir (encore que le côté juvénile y était très crédible) réussissait à déborder d'émotion.
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyVen 13 Avr 2012 - 9:11

Swarm a écrit:
Je suis allé hier voir la dernière du Rosenkavalier de Richard Bouquet au Grand Théâtre de Genève

Direction musicale Niksa Bareza
Mise en scène Otto Schenk
Décors et costumes Jürgen Rose
Choeur Ching-Lien Wu

La Maréchale Soile Isokoski
Le Baron Ochs Alfred Reiter
Octavian Alice Coote
Monsieur de Faninal Lionel Lhote
Sophie Kerstin Avemo

D'abord la mise en scène mythique et les décors superbes (qu'on peut voir dans les deux DVD Kleiber) sont à tomber par terre, en particulier le 2e acte, qui a recueilli des applaudissements nourris à l'ouverture l'ouverture du rideau. Franchement, c'est über-kitsch et grandiose donc absolument parfait. On peut passer toute l'oeuvre à regarder les détails sans se lasser une minute…

Pour tout dire, musicalement c'est pas absolument grandiose. Le chef, bien que dans l'ensemble assez bon (surtout dans les moments intimistes), a de sérieux flottements (l'ouverture pas très en place), et l'orchestre, bien que correct, ne flamboie pas autant qu'on pourrait l'attendre…

La distribution laisse aussi à désirer : un Baron Ochs (Alfred Reiter) qui manque nettement de puissance (on l'entend à peine parfois) et de mordant (il est trop propre sur lui, on aurait préféré un type vraiment grassouillet), une Maréchale (Soile Isokoski) qui peine parfois aussi à s'imposer malgré une voix sublime, une Sophie (Kerstin Avemo) un peu trop diaphane bien qu'ayant parfaitement le physique du rôle, reste que malgré quelques phrasés qui manquent de fluidité la voix est superbe (mais là aussi ça peine parfois à traverser l'orchestre) et elle campe très bien son personnage avec une fraîcheur très juvénile. Par contre, l'Octavian (Alice Coote), malgré une présence scénique qui manque un peu de finesse, est vocalement absolument superbe, là pour le coup, il y a de la puissance mais aussi de la finesse et une justesse d'interprétation qui mérite le respect.

Malgré ces défauts, c'est une des plus belles soirées d'opéra que j'aie eu l'occasion de voir, et pour la première fois de ma vie (!), j'ai versé une larme à un concert, lors de la présentation de la rose qui, malgré l'interprétation imparfaite d'hier soir (encore que le côté juvénile y était très crédible) réussissait à déborder d'émotion.

J'allais poster quelques commentaires, moi aussi !
A mon tour de m'extasier devant la reprise (et le soin qui luia été apporté, notamment par le metteur-en-scène lui-même, présent pour l'occasion) de la mythique production de Schenk. Tout un théâtre de gestes, d'échanges de regards, un échiquier de corps en mouvements, etc. Tout un luxe, aussi, qui rend bien compte de l'esprit d'un livret riche, lui-même, d'une atmosphère bien particulière ! Bref, une belle réussite ; surtout, un vrai travail "archéologique" qui n'est pas, simplement, un fatras d'objets, de tissus, etc. comme on peut le voir chez d'autres qui invoquent une tradition dont ils n'ont pas le début de l'ombre d'une idée !
Bareza (remplaçant Kout) ne m'a pas passionné, faisant sonner l'orchestre sans grâce ; fort volume (cela été remarqué par tous les critiques) mais pas de vélocité, peu de brillant ; timbres différenciés et jamais appariés, etc. C'est, pourtant, enlevé plutôt prestement (en tout cas dans la moyenne), sauf le I, mais tout a un air languide, un peu amolli, sans rebond, sans aspérité (et l'orchestre de la Suisse Romande ma paraît avoir connu de meilleurs jours) !
Côté plateau, je n'ai trouvé aucun intérêt au Ochs de Reiter : voix blanche, effectivement ni angulaire, ni bien sonnante, pauvre en graves, sans goût ni odeur. Le personnage vit, évidemment ; mais si on l'entendait, ce serait mieux ! Magnifique, en revanche (et quitte à avoir un Ochs baryton, quel échange !), Lionel Lhote a offert un Faninal survitaminé, d'une vocalité brillante (une espèce de slancio, une manière incroyable de jeter la phrase). Chez Avemo, silhouette d'une si jolie sensibilité, j'ai moins tant été gêné par la projection (très respectable, après tout) que par une espèce de disparité de registres très sensible dès lors que le legato est sollicité : ce qui est d'autant plus dommage que la voix est rien moins que légère, avec un medium nourri ce qui installe une Sophie déterminée. Coote : Oktavian assez irréprochable (tenue un peu gauche ; très touchante) bien timbrée, très lyrique. J'ai lu pas mal d'avis différents concernant Isokoski : pour ma part, j'ai été absolument transporté par son personnage. La voix charrie des fantômes attachants (des couleurs qui évoquent Schwarzkopf 55-60), le texte est à la fois extrêmement précis et parfaitement senti. Mieux, le personnage est l'un des rares, ici, qui existe réellement, physiquement ; qui suscite une profonde empathie (on regarde Oktavian/Sophie, on voudrait entendre Ochs, mais on "vit" la Maréchale). Le III ne prend même toute sa dimension qu'à son arrivée ; et le "Trio" est à pleurer pour sa première phrase, seule, à la fois vocale, charnelle et aérienne ! Impossible, par ailleurs, de détailler tous les sortilèges du I, toute cette gamme d'affects, cette échelle dynamique complaisante juste autant qu'il faut (je n'ai pas, ressenti, de gêne par rapport au son, lui-même ; y compris dans son rapport à l'orchestre dont la voix semble un instrument supplémentaire) !
Belle soirée, malgré ces (petites) réserves !
PS : j'oubliais la très belle Annina de Lamprecht ! Qu'elle me le pardonne...
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 16 Avr 2012 - 12:32

Deux recensions du Chevalier genevois (rien sur Forumopera, je crois) :

http://www.concertonet.com/scripts/review.php?ID_review=8339
http://www.resmusica.com/2012/04/02/a-geneve-pas-de-marechale-pas-de-sophie-pour-octavian/
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 14 Mai 2012 - 9:37

Reprise de la production de l'Opéra-Comique du Mignon d'Ambroise Thomas.

Jauge très imparfaitement remplie, pour commencer ; reclassement proposé par l'administration du GTG (de l'amphithéâtre au parterre, ce n'est pas si fréquent). 6 représentations, pourtant, ce n'est pas tellement énorme, au regard de l'oeuvre (encore bien aimée par tout une frange du public) et de la distribution réunie (prometteuse).

Je dis : distribution prometteuse ; elle fait mieux que tenir ses promesses. Tout a été dit sur la production elle-même ; j'ai aimé la bigarrure, la tendresse un peu désuète, cette espèce de charme sépia et le jeu, volontaire, autour du caractère factice de l'exercice (l'incendie, évidemment).

Chaslin dirige amoureusement une partition joliment orchestrée, exalte le tissu d'un orchestre de la Suisse Romande très détaillé, juteux là où on a pu l'entendre, récemment, décalé/bruyant (Rosenkavalier). Les atmosphères sont bien campées, les voix très soutenues, et la partition point trop longue (ce n'est pas forcément une évidence, cf. Almeida au disque).

Frédéric plus théâtral que réellement musical de Carine Séchaye (mais un seul air, après tout... Von Stade, chez Almeida a définitivement miné le terrain, pour moi, avec cette espèce de bel canto léger, l'air de rien, sans y toucher) ; Jarno puissant et mobile de Frédéric Gonçalves. Beau succès pour le Laërte papillonnant d'Emilio Pons (bientôt Malcolm au GTG) ; très mérité pour un ténor bien projeté, habitant le plateau et détaillant son rôle d'une voix à la fois sombre et brillante. Le brillant, c'est ce qui distingue la Philine aérienne de Diana Damrau qui tortille son monde et sa voix d'un sourire ; aisance crâne, vie parfaitement naturelle (dialogues impayables, qui plus est !), une réussite incontestable (le rôle existe avec épaisseur ce qui est loin d'être, a priori, une évidence). Mention spéciale pour le Lothario de Nicolas Courjal, peut-être "la" voix de basse française du moment, chocolat chaud et épicé d'une ampleur rare, projection puissante mais aptitude à tous les dégradés (cf. son Gouverneur du Comte Ory, à Marseille, cette saison) ; à utiliser d'urgence dans tous les titres de la salle Le Peletier (un Bertram en... puissance, c'est le cas de le dire) ! Le Wilhelm Meister de Paolo Fanale a bien des airs vocaux d'Alain Vanzo, à l'écoute seule ; timbre haut placé, lustre sans pareil. Quelques sons ouverts, une petite mollesse d'émission (mais tout lui paraît si aisé, a contrario) aus ervice, toujours d'une présence évidente, d'une incarnation immédiate (cette espèce de qualité physique qui vampe l'attention et ce sourire bon garçon). Et Mignon, pour finir ? Sophie Koch a le demi-caractère empreinté du personnage ; sa grâce fragile, cette espèce de féminité rentrée qui ne demande qu'à s'épanouir (le travestissement dans le boudoir de Philine). Elle a, pour elle, le charme d'une voix bien projetée, d'une ligne parfaite, ni raide ni amolie. Bien sûr, "Connais-tu le pays", "Adieu Mignon", la Styrienne, etc. lui réussissent brillamment ; les grands élans dramatique (la scène de désespoir au II, avant l'incendie ; le III en général) s'imposent, jusque dans la demi-teinte, etc. Moi, je regrette, épisodiquement, quelques sons dans les joues qui retirent à la frêle jeune fille un rien de sa grâce (ça paraît chanté et c'est un peu dommage) ; il n'empêche que le personnage reste le plus crédible de ces dernières années, scène et disque confondus (je ne vois guère que Von Stade, en live).

Pour moi, cette saison, la première représentation parfaitement convaincainte, qui "chante" vraiment jusque dans ses moindres parties ! Diffusion sur RSR-Espace 2 le samedi 23 juin 2012 à 20h.
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 14 Mai 2012 - 13:36

Compte-rendu plaisant à lire avec des images intéressantes pour décrire les voix et charmantes. J'aime beaucoup la caractérisation du timbre de Nicolas Courjal. Je ne connais que la version Almeida. J'essaierai d'écouter la retransmission dans la mesure du possible.
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 14 Mai 2012 - 13:51

aurele a écrit:
J'essaierai d'écouter la retransmission dans la mesure du possible.

Il faut, oui ; autant que possible.
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 14 Mai 2012 - 20:42

Swarm a écrit:
Par contre, l'Octavian (Alice Coote), malgré une présence scénique qui manque un peu de finesse, est vocalement absolument superbe, là pour le coup, il y a de la puissance mais aussi de la finesse et une justesse d'interprétation qui mérite le respect.

+1


Salut BAlex. Isokoski chante tres bien quand son microphone n'est pas en panne, ou quand on arrete notre respiration pour pouvoir entendre sa messa di voce. Very Happy

Ca passe peut-etre a Geneve, mais a pas a Vienne, Munich ou Londres (ne parlons meme pas de Paris)...

Pour le reste, suis d'accord Wink
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 14 Mai 2012 - 21:26

fliegender a écrit:
Ca passe peut-etre a Geneve, mais a pas a Vienne,

Bah, je n'ai jamais constaté de différence notable entre l'acoustique de Vienne et celle de Genève. Peut-être plus sèche en Autriche ; mais plutôt bien faite pour la voix. Genève, évidemment, c'est incomparable ; la salle est d'un beau confort d'écoute (et de chant, pour le coup). J'ai entendu Isokoski souvent, à Paris (Fiordiligi, Marschallin ; ailleurs aussi, comme à Genève en Elsa) ; je n'ai jamais trouvé qu'elle chantait petitement (au contraire, timbre moelleux porté par un joli souffle). Si problème il y a eu, lors de ce Rosenkavalier, c'est généralement dans le rapport entre une fosse assez bruyante (quand on a entendu les moires amoureusement tissées, ce dimanche, par Chaslin pour Mignon drunken ) et un plateau ou bien fin diseur (Isokoski, Coote), ou bien très appliqué (Reiter).
Tu es un peu sévère, non tutut ?
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyMar 15 Mai 2012 - 13:16

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/1d498c16-9ad8-11e1-a326-1ab38fb9af24/Mignon_sur_une_note_ti%C3%A8de_et_surann%C3%A9e

"Certains protagonistes se détachent, comme Diana Damrau en Philine qui fait son numéro de coquette, mutine, irritante comme il se doit. On sent qu’elle se ménage un peu, mais elle se lâche au deuxième acte et éblouit dans son grand air «Je suis Titania». Sophie Koch (Mignon) cherche d’abord un peu sa tessiture pour se stabiliser par la suite. Le timbre est beau, rond et envoûtant dans l’aigu, chaud dans le médium malgré des instabilités (l’air «Connais-tu le pays»). Elle dresse le portrait d’une enfant timorée, habillée en garçon, qui peu à peu découvre sa féminité. Hormis quelques scories (notes parfois tendues au sommet des phrases), elle se montre sobre et investie. Le ténor italien Paolo Fanale (Wilhelm Meister) a pour lui une élégante ligne de chant; son timbre clair, juvénile, sied au rôle, mais son émission très particulière, nasale, en fait une voix petite; sitôt qu’il chante avec les autres, ses défauts s’accentuent. Et puis il y a Nicolas Courjal en Lothario, grande silhouette ténébreuse à la voix cendrée et profonde, aux délicates nuances, malgré un timbre guttural. Les dialogues parlés se font comprendre en dépit de l’accent de certains chanteurs."

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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyMar 22 Mai 2012 - 8:43

Une critique de Mignon, ici : http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=3756&cntnt01origid=57&cntnt01lang=fr_FR&cntnt01returnid=54.
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyVen 15 Juin 2012 - 12:05

Critique de Macbeth : http://www.altamusica.com/concerts/document.php?action=MoreDocument&DocRef=4933&DossierRef=4513

Cela suscite ma curiosité pour la Lady Macbeth de Larmore. Ce serait bien s'il y avait une retransmission radio.
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyVen 15 Juin 2012 - 12:12

aurele a écrit:
Critique de Macbeth : http://www.altamusica.com/concerts/document.php?action=MoreDocument&DocRef=4933&DossierRef=4513

Cela suscite ma curiosité pour la Lady Macbeth de Larmore. Ce serait bien s'il y avait une retransmission radio.

A vérifier pour la retransmission ; les spectacles du GTG le sont, généralement sur RSR Espace 2.
Pour le reste... depuis le temps que je dis qu'il ne faut pas trop vite enterrer la prise de rôle de Larmore Wink !
J'y vais le 24, de mon côté bounce ...
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 18 Juin 2012 - 23:47

Pourquoi enterrer. C'est une des rares artistes parmi les chanteurs aujourd'hui. Ca va etre sublime comme tout ce qu'elle fait.
Tu nous feras un CR j'espere ?! Wink


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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyMar 19 Juin 2012 - 8:44

fliegender a écrit:
Pourquoi enterrer. C'est une des rares artistes parmi les chanteurs aujourd'hui. Ca va etre sublime comme tout ce qu'elle fait.
Tu nous feras un CR j'espere ?! Wink



Yep ; et, dès demain soir, c'est récital de Waltraud Meier (Schubert, Schumann & Mahler) bounce !
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 25 Juin 2012 - 8:42

Waltraud Meier, mercredi 20/06 au GTG : http://www.geneveopera.com/production_21.
Tous les ingrédients d'une recette réussie. Un pianiste complice (et quelles couleurs dasn Frauenliebe, quels éclairages, quelle virtuosité dans Mahler) : Jospeh Breinl (il accompagne, au disque, le dernier récital Schumann de Marlis Petersen).
Meier : port de reine, un peu altier, un peu bravache, dans une longue robe fuchsia. Un instrument à la palette dynamique sans limites (apparentes au moins) ; lui répond un piano largement ouvert.
Des Schubert très dramatisés ("Die junge Nonne") ; quelques incertitudes furtives dans la longue ligne par ailleurs parfaitement assumée de "Du bist die Ruh", posée comme une succession habile de points de suspension.
Peut-être beaucoup de distance chez Schumann. Trop ? Un vrai mouvement, cependant ("Er, der herrlichest...") et, encore, tous les sortilèges d'une émission infinie ("SüBer Freund") ; peut-être, pourtant, comme pour se protéger de la femme derrière la chanteuse (mise en place irréprochable) une distance excessive mise à "Nun hast du...".
Mais des Mahler fulgurants ; une acidité, un humour où la voix trouve à se déployer de manière magistrale (même ce bas medium très légèrement en fond de gorge, comme un rétrécissement). Un art du dire parmi les meilleurs qu'on entende aujourd'hui ("Wo die schönen Trompeten blasen"), un instrument royal, chauffé à blanc ("Um Mitternacht"), une émotion enfin, palpable, prégnante, un doloriste brûlant jeté à la face du public ("Ich bin der Welt").
Et, toujours, un sentiment de générosité ; quelque chose de téméraire dans un bouquet de bis royaux, sans économie : "Als Luise" de Mozart, "Vom ewieger Liebe" de Brahms, "Erkönig" de Schubert (balade éperdue, épique et prise à bras le corps avec des balancements hypnotisant de l'aigu) et "Schmerzen" de Wagner.
Superbe soirée.
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 25 Juin 2012 - 9:38

Macbeth, hier au GTG.

Comme souvent/toujours, la mise en scène de Loy ne manque pas d'intelligence ; ici, elle est, même, visuellement très séduisante (retrouvant, pour partie, le luxe des matériaux de sa Veuve joyeuse d'il y a deux ans). Macbeth est placé, ici, dans une perspective hollywoodienne des années 30 ; tous les codes y sont (les costumes, le grand escalier), avec des éclairages sublimes, notamment, qui sculptent corps et visages comme rarement. Tous les codes et d'autres aussi ; notamment dans le ballet qui, à l'instar de celui de la Donna del Lago du même Loy, surabonde en clins-d'oeil (danseuses en tutu). Humour en plus (le "musée" des apparitions, au III) ; toujours dans une optique de subversion, ce qu'est Macbeth après tout (subversion de l'ordre établi, des valeurs, etc. à travers une vision profondément sexuée, ici). Point trop de démonstration dans le public (sauf le monsieur derrière moi, au rang 55 de l'amphithéâtre qui a cru que dévider tout haut des remarques lénifiantes relevait de l'entrée en résistance ; c'est devenu tellement habituel, dans ce cadre, que c'en est parfaitement risible sauf pour la nuisance sonore, bien réelle elle). Il faut dire que, généralement, l'imagier est superbe, à la fois glauque, mate, dans un camaïeu de gris que ne rehaussent que quelques rares (et, du coup, parlantes) taches/touches de couleur, etc.

Dans la fosse, Metzmacher rappelle Swallisch et Sinopoli. Pas d'italianità immédiate mais un sens du drame d'une justesse étouffante, jouant des textures de l'orchestre, d'une rythmique acérée qui surexpose la virtuosité d'une phallange qui lui répond à la seconde.

Malcolm pas très sonore de Pons ; Macduff (trop) sonore d'Andrea Carè, très applaudi malgré un air passé tout en force (et pourtant, belle texture qui rappellerait, fugacement, Bergonzi si elle n'était pas si sombrée). Superbe Banco de Christian van Horn, au legato frémissant, qui impose une stature vocale et scénique marquante, malgré la brièveté de ses apparitions.

Couple royal frôlant l'idéal, pour moi. Davide Damiana souffrant remplacé par Franco Vassalo. Superbe instrument (un léger graillon qui se balade, parfois ; peut-être un peu induré en début de soirée) au volume comme réglé au potentiomètre. La ligne est enivrante, notamment dans l'air du IV, phrasé comme un violoncelle, l'archet à la corde. Pas d'histrionisme ; au contraire, quelque chose de presque austère dans cette mise en oeuvre (c'est le cas de le dire) d'une régularité puissante. Jennifer Larmore faisait une prise de rôle invalidée par beaucoup dès l'annonce de la saison ! C'était sans compter sur l'artiste, fauve. Début à froid légèrement bas mais, dès l'air, quelque chose de grand/grandiose, un sens de la phrase (aller d'un point A à un point B) et de la couleur, inné. Sans doute le rôle coûte-t-il à la chanteuse ; c'est visible dans la tension permanente des mains, déjetées, tordues dans l'effort et le défi (mais comme le corps, son port restent altiers, par ailleurs). Mais l'agileté est là, que seule permet la compréhension parfaite de la technique belcantiste ; le brindisi, notamment, comme une éruption dessinée à la pointe sèche, ou la reprise de la cabalette du I, très intelligemment ornementée. A 54 ans, Larmore s'offre le tour de force d'une voix réétalonnée vers le haut, dans laquelle fulgurent toutes "ses" voix passées (quelques sons dans les joues dans le bas medium), comme fondues dans un creuset sulfureux ; une voix dont aucune aspérité n'est gommée, aucune rupture de registre (mais c'est bien ce que demandait Verdi, après tout). Il en ressort un timbre tranchant, acéré, dont la lumière crue est redoublée par la présence féline, éblouissante au plein sens du terme, idéale du personnage, d'une mobilité, d'une corporalité incandescente. Quelques baisses de régime (économie ?) dans les ensembles ; mais tous les moments clés réussis, jusqu'au luxe insensé d'un contre-ré chanté couché, dans la scène du somnambulisme, vrai fil de voce parfaitement soutenu ! Un immense bravo, ce n'est encore pas assez...

Superbe fin de saison dont il aurait, aussi, fallu capter l'image et pas le son seul (pas sûr, par ailleurs, que Vassalo ait les honneurs de la diffusion par RSR Espace 2).
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 25 Juin 2012 - 9:41

Merci beaucoup pour ces deux comptes-rendus. Tu as passé deux très belles soirées visiblement. Smile
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 25 Juin 2012 - 10:13

aurele a écrit:
Merci beaucoup pour ces deux comptes-rendus. Tu as passé deux très belles soirées visiblement. Smile

Oui, ça m'a (enfin) plutôt dédommagé d'une saison sans éclat particulier, jusq'à maintenant (Rosenkavalier excepté ; au moins pour le couple Isokoski/Coote).
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 25 Juin 2012 - 11:09

Bon, ben j'ai qu'une envie, réussir à écouter la retransmission maintenant! hehe
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 25 Juin 2012 - 11:16

Polyeucte a écrit:
Bon, ben j'ai qu'une envie, réussir à écouter la retransmission maintenant! hehe

mains
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 25 Juin 2012 - 11:20

Et tu sais quel jour ça doit être diffusé? Very Happy
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 25 Juin 2012 - 11:35

Polyeucte a écrit:
Et tu sais quel jour ça doit être diffusé? Very Happy

Samedi prochain, 30/06 à 20 h.
Le récital de Waltraud Meier a aussi été capté ; mais je n'ai pas d'infos sur la date.
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 25 Juin 2012 - 11:38

Sad Je serais pas chez moi pour l'écouter sur Internet Sad

Merci quand même Grand Théâtre Genève 2011-2012 2661413304
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 25 Juin 2012 - 11:44

Polyeucte a écrit:
Sad Je serais pas chez moi pour l'écouter sur Internet Sad

Merci quand même Grand Théâtre Genève 2011-2012 2661413304

Oh, ça risque de vite se retrouver, ne t'inquiète pas !
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyDim 1 Juil 2012 - 23:39

bAlexb a écrit:
Macbeth, hier au GTG.

Comme souvent/toujours, la mise en scène de Loy ne manque pas d'intelligence ; ici, elle est, même, visuellement très séduisante (retrouvant, pour partie, le luxe des matériaux de sa Veuve joyeuse d'il y a deux ans). Macbeth est placé, ici, dans une perspective hollywoodienne des années 30 ; tous les codes y sont (les costumes, le grand escalier), avec des éclairages sublimes, notamment, qui sculptent corps et visages comme rarement. Tous les codes et d'autres aussi ; notamment dans le ballet qui, à l'instar de celui de la Donna del Lago du même Loy, surabonde en clins-d'oeil (danseuses en tutu). Humour en plus (le "musée" des apparitions, au III) ; toujours dans une optique de subversion, ce qu'est Macbeth après tout (subversion de l'ordre établi, des valeurs, etc. à travers une vision profondément sexuée, ici). Point trop de démonstration dans le public (sauf le monsieur derrière moi, au rang 55 de l'amphithéâtre qui a cru que dévider tout haut des remarques lénifiantes relevait de l'entrée en résistance ; c'est devenu tellement habituel, dans ce cadre, que c'en est parfaitement risible sauf pour la nuisance sonore, bien réelle elle). Il faut dire que, généralement, l'imagier est superbe, à la fois glauque, mate, dans un camaïeu de gris que ne rehaussent que quelques rares (et, du coup, parlantes) taches/touches de couleur, etc.

Dans la fosse, Metzmacher rappelle Swallisch et Sinopoli. Pas d'italianità immédiate mais un sens du drame d'une justesse étouffante, jouant des textures de l'orchestre, d'une rythmique acérée qui surexpose la virtuosité d'une phallange qui lui répond à la seconde.

Malcolm pas très sonore de Pons ; Macduff (trop) sonore d'Andrea Carè, très applaudi malgré un air passé tout en force (et pourtant, belle texture qui rappellerait, fugacement, Bergonzi si elle n'était pas si sombrée). Superbe Banco de Christian van Horn, au legato frémissant, qui impose une stature vocale et scénique marquante, malgré la brièveté de ses apparitions.

Couple royal frôlant l'idéal, pour moi. Davide Damiana souffrant remplacé par Franco Vassalo. Superbe instrument (un léger graillon qui se balade, parfois ; peut-être un peu induré en début de soirée) au volume comme réglé au potentiomètre. La ligne est enivrante, notamment dans l'air du IV, phrasé comme un violoncelle, l'archet à la corde. Pas d'histrionisme ; au contraire, quelque chose de presque austère dans cette mise en oeuvre (c'est le cas de le dire) d'une régularité puissante. Jennifer Larmore faisait une prise de rôle invalidée par beaucoup dès l'annonce de la saison ! C'était sans compter sur l'artiste, fauve. Début à froid légèrement bas mais, dès l'air, quelque chose de grand/grandiose, un sens de la phrase (aller d'un point A à un point B) et de la couleur, inné. Sans doute le rôle coûte-t-il à la chanteuse ; c'est visible dans la tension permanente des mains, déjetées, tordues dans l'effort et le défi (mais comme le corps, son port restent altiers, par ailleurs). Mais l'agileté est là, que seule permet la compréhension parfaite de la technique belcantiste ; le brindisi, notamment, comme une éruption dessinée à la pointe sèche, ou la reprise de la cabalette du I, très intelligemment ornementée. A 54 ans, Larmore s'offre le tour de force d'une voix réétalonnée vers le haut, dans laquelle fulgurent toutes "ses" voix passées (quelques sons dans les joues dans le bas medium), comme fondues dans un creuset sulfureux ; une voix dont aucune aspérité n'est gommée, aucune rupture de registre (mais c'est bien ce que demandait Verdi, après tout). Il en ressort un timbre tranchant, acéré, dont la lumière crue est redoublée par la présence féline, éblouissante au plein sens du terme, idéale du personnage, d'une mobilité, d'une corporalité incandescente. Quelques baisses de régime (économie ?) dans les ensembles ; mais tous les moments clés réussis, jusqu'au luxe insensé d'un contre-ré chanté couché, dans la scène du somnambulisme, vrai fil de voce parfaitement soutenu ! Un immense bravo, ce n'est encore pas assez...

Superbe fin de saison dont il aurait, aussi, fallu capter l'image et pas le son seul (pas sûr, par ailleurs, que Vassalo ait les honneurs de la diffusion par RSR Espace 2).


WOW quel "treat" avec Franco Vassalo en plus !

Un grand merci pour cet excellent CR !

C'etait un des trois spectacles que je regrette de ne pas avoir pu aller voir sur place.
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 9 Juil 2012 - 11:23

Autre critique de Macbeth : http://www.asopera.fr/critique-macbeth-r234.htm. Beaucoup de débats, donc, autour de cette production ; on retiendra le travail de Loy, le profil vocal, aussi, de la principale protagoniste. Personne, apparemment, n'était à la représentation à laquelle j'ai assisté, où Vassalo remplaçait Damiani qui n'a, de toute évidence, pas séduit l'auditoire.
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 9 Juil 2012 - 11:27

Argh... Sad Les images sont assez glaçantes... si c'était pareil du point de vue musique ça devait être assez génial...
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Grand Théâtre Genève 2011-2012   Grand Théâtre Genève 2011-2012 EmptyLun 9 Juil 2012 - 11:39

Polyeucte a écrit:
Argh... Sad Les images sont assez glaçantes... si c'était pareil du point de vue musique ça devait être assez génial...

Oui, quelque chose de très intelligent qui était donné à voir ; et une musique froide, sévère, des éclairages glauques, des nuances infinies sur toute la palette dynamique, etc.
Sans doute le spectacle de la saison à Genève et, pour ce que j'ai vu en 2011-2012, le plus complet parce que sachant, aussi, assumer/intégrer ses défauts, ses failles, ses fêlures intrinsèques (il coudoie le Comte Ory marseillais dont j'ai parlé quelque part ; le Roméo de Marseille étant un cas limite, fort bien chanté notamment par Ciofi/Ilincai mais plombé par une production cylcothymique, alors que la Carmen lyonnaise d'une puissance visionnaire était abîmée par un plateau trop imparfait à mon goût).
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